- il y a 8 heures
Que retenir de l'assemblée générale de l'ONU au soir du 23 septembre ? Depuis le 22 septembre 2026, les chefs d'État défilent à la tribune des Nations unies pour défendre leur vision des relations internationales. Fake news de Trump, "honte" de Macron sur Gaza, les adieux de Guterres… décryptage avec Vadim Kamenka et Théo Bourrieau.
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NewsTranscription
00:01Les fake news de Trump, la honte de Macron sur Gaza, les adieux de Gutiérrez, que retenir de l'Assemblée
00:07Générale de l'ONU ?
00:08Depuis le 22 septembre, les chefs d'État défilent à la tribune des Nations Unies pour défendre leur vision des
00:13relations internationales.
00:14On va revenir avec toi Vadim sur les grands moments à retenir des premiers discours qui ont été prononcés.
00:21T'as suivi toute la journée, hier, les différentes prises de parole.
00:24On ne va évidemment pas revenir sur chacune d'entre elles, il y en a eu beaucoup, ça a duré
00:28plusieurs dizaines d'heures.
00:30On va quand même commencer par notre cher président Emmanuel Macron, qui a délivré un plaidoyer assez passionné sur la
00:39situation, sur le génocide en Palestine.
00:43Alors évidemment, il ne prononce pas le mot génocide, mais quand même, on voit qu'il y a un petit
00:46changement de ton.
00:47On regarde ça, puis on en discute après.
00:50Souveraineté pour les Palestiniens, dont les droits les plus élémentaires sont encore aujourd'hui bafoués.
00:57Il y a un an, ici même, nous étions une douzaine d'États à reconnaître.
01:03La Palestine, j'entends le cynisme de certains, reconnaissance de papier, regardez la réalité.
01:10Mais quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ?
01:16Certains sont flats d'une paix prétendue.
01:21Mais cette paix n'a pas rouvert une seule seconde les voies humanitaires.
01:24Devons-nous contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous ?
01:30Jamais !
01:35Regardez ce qui se passe en Cisjordanie, où chaque jour des violations sont faites au nom de quoi ?
01:45Le Hamas n'a jamais sévi en Cisjordanie.
01:48C'est construire chaque jour l'impossibilité d'un projet qui est le respect des droits légitimes du peuple palestinien
01:56à exister.
01:57Mais c'est en même temps les conditions mêmes de la sécurité d'aujourd'hui et de demain pour Israël
02:04et son peuple.
02:05Sécurité à laquelle nous sommes attachés, existence à laquelle nous sommes attachés.
02:10Mais tous ceux qui prétendent que la sécurité d'Israël passe par la violation de la souveraineté de tous ses
02:15voisins,
02:16font une erreur funeste, affaiblissent la sécurité d'Israël pour aujourd'hui et pour demain.
02:22Et la menace !
02:25Voilà un discours, alors évidemment c'est une toute petite partie de ce discours,
02:30à part le fait qu'il tape un petit peu trop sur son micro et sur son pupitre.
02:34Qu'est-ce qu'on peut retenir de cette prise de parole ?
02:36Quand il dit « Regardez ce qu'il se passe en Cisjordanie »,
02:40c'est un petit peu fou d'entendre ça maintenant,
02:42alors que par exemple à l'Humanité, mais chez beaucoup d'autres,
02:45et médias et partis politiques,
02:47beaucoup dénoncent la situation en Palestine depuis le 7 octobre, évidemment,
02:50mais depuis bien plus longtemps. Comment expliquer ce revirement ?
02:53Ça y est, il se réveille ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
02:55Non, je pense qu'il est dans son rôle de président.
02:59En plus, c'est son dernier discours à l'ONU,
03:01puisqu'il y aura un nouveau président qui sera élu en mai prochain.
03:07Voilà, ça fait maintenant 10 ans qu'il a écumé les réunions internationales.
03:13Et là, c'est son dernier grand discours à l'Assemblée Générale de l'ONU,
03:16donc je pense qu'il voulait marquer le coup.
03:17Il a parlé, en effet, de la situation en Palestine,
03:20mais de manière plus générale.
03:21En gros, il appelle à ne pas céder,
03:24ne pas céder devant la force, le recours à la force,
03:26le crime de guerre, etc.
03:27Il dit qu'il faut se tenir droit aux côtés des Nations Unies,
03:29il redoute le retour de la loi de la jungle.
03:31Effectivement, c'est...
03:32Donc c'est un discours vraiment global,
03:34mais en effet, la question qu'on peut poser,
03:36et notamment sur la Palestine,
03:37puisqu'à un moment donné, il dit qu'il ne faut pas céder dans le double standard.
03:40Donc c'est-à-dire, en gros, il faut sanctionner les puissances
03:44qui ne respectent pas le droit international.
03:46Or, la France et l'Europe n'ont rien fait depuis trois ans,
03:49depuis le 7 octobre.
03:50Ils ont dénoncé, et heureusement, à juste titre,
03:53les crimes commis par le Hamas.
03:55Mais derrière, surtout, ce qui s'est poursuivi à Gaza,
03:59le crime de génocide,
04:00et là, le nettoyage technique en cours en Cisjordanie,
04:02les attaques de colons,
04:03rien n'a été fait.
04:05Surtout, aucune sanction n'a été prise
04:07de la part de l'Union européenne.
04:08Or, ils ont les moyens, on l'a répété à plusieurs reprises,
04:10que ce soit sur les droits commerciaux,
04:13les échanges commerciaux avec Israël.
04:15Il y a tout un volet qui concerne justement
04:16le respect des droits de l'homme et des droits humains.
04:20Il y avait des possibilités de sanctionner Israël.
04:22Ça n'a pas été fait, à la différence de la Russie,
04:25qui, dès qu'elle a envahi l'Ukraine,
04:28des sanctions ont été mises à l'encontre des dirigeants
04:31et d'un certain nombre d'entreprises russes.
04:33Ce qui est une bonne chose si on veut faire respecter
04:34le droit international.
04:35Mais aujourd'hui, hélas, un certain nombre d'États
04:37nous le reprochent.
04:38C'est que rien n'a été fait sur d'autres conflits,
04:41notamment vis-à-vis des Palestiniens.
04:44Et puis, il y a aussi un autre truc à rappeler.
04:46C'est que, quelques heures après qu'Emmanuel Macron
04:48ait prononcé ce discours,
04:49l'avion de Benjamin Netanyahou
04:51survolait le territoire français,
04:52de Benjamin Netanyahou,
04:54sous le coup d'un mandat d'arrêt international,
04:56qui peut survoler tranquillement le territoire,
04:58d'un président qui, en même temps, dit
05:00« Oui, ça y est, ça suffit, les bêtises,
05:01on s'est rendu compte ».
05:02Donc, on voit bien que là,
05:03le discours que vient de prononcer Emmanuel Macron,
05:04c'est effectivement, comme tu le dis,
05:06peut-être une manière de laisser une trace
05:08d'un grand pacifiste pour ce dernier discours,
05:10mais dans les faits, il n'y a toujours rien.
05:12C'est ça.
05:13Et en plus, surtout, un an après,
05:15son précédent discours,
05:16qui était attendu sur la reconnaissance
05:18de l'État de Palestine,
05:19il en parle au début du passage,
05:22sur, en effet, après une dizaine d'États
05:23qui avaient accompagné le geste français.
05:27Mais derrière ce discours et cette reconnaissance,
05:30pareil, il n'y a rien eu de concret,
05:32de prise de sanctions,
05:34d'accompagnement de cette reconnaissance.
05:36Au contraire, ils ont eu extrêmement peur,
05:39finalement, des conséquences de cette déclaration
05:44vis-à-vis des autorités israéennes.
05:45Donc, on voit qu'ils ont plutôt rétropodalé
05:47qu'accompagné, finalement, cette reconnaissance.
05:50Donc, c'est plus là où, encore une fois,
05:52les principes, on est tous d'accord
05:54avec ce qu'il a pu dire hier à l'ONU.
05:56Et heureusement, sur le respect aussi
05:58de la charte des Nations Unies,
05:59il est revenu à plusieurs reprises dessus,
06:01sur aussi les nécessaires changements
06:04ou modifications aussi de l'ONU.
06:06Mais rien, finalement, concrètement,
06:09le président français n'a rien fait
06:10pour contrer, justement,
06:13cet affaiblissement de l'ONU
06:14et surtout, les crimes dont sont victimes
06:16les Palestiniens.
06:18À noter, là, en tourne de cette vidéo,
06:19on est mercredi.
06:22Ce discours a été prononcé hier soir,
06:24assez tard, vers 20h30, 21h.
06:29Depuis, l'entourage de Benjamin Netanyahou
06:31a réagi.
06:32Il a dénoncé l'absurdité grotesque
06:34des propos d'Emmanuel Macron,
06:35qui est une absurdité sidérante.
06:38À noter aussi que Benjamin Netanyahou,
06:40lui-même, va intervenir à la tribune
06:42de l'ONU demain, jeudi.
06:45Donc, évidemment, une affaire à suivre.
06:48Peut-être un autre élément important
06:50à noter sur le discours d'Emmanuel Macron
06:51à l'ONU,
06:53c'est sur l'Ukraine,
06:55la guerre en Ukraine, la Russie.
06:56Alors, on ne va pas regarder le passage,
06:57mais j'ai noté les citations.
07:00« Nous soutenons l'initiative
07:01d'un double moratoire,
07:02un moratoire sur l'énergie
07:03et les infrastructures civiles
07:04de part et d'autre,
07:06un moratoire sur la mer noire
07:07qui permettra de libérer les céréales
07:08et d'apporter une réponse
07:09à la question de sécurité alimentaire
07:11ô combien cruciale
07:12pour tant de pays émergents
07:13et en développement. »
07:14Qu'est-ce que c'est que cette histoire
07:15de moratoire ?
07:16Qu'est-ce que Emmanuel Macron défend
07:18en disant ça ?
07:19En fait, ça fait plusieurs semaines maintenant.
07:23En gros, depuis le mois de mai ou juin,
07:26depuis le lancement de l'opération
07:2740 jours par Vladimir Zelensky
07:29qui voulait en fait frapper,
07:32bombarder en profondeur
07:32le territoire russe
07:33pour pousser Moscou
07:35à négocier une paix,
07:38en tout cas au moins décesser le feu
07:39et voir la fin de la guerre.
07:41C'était la stratégie.
07:43Donc voilà, il y a des raffineries,
07:44des infrastructures civiles
07:45qui ont été visées.
07:47Mais la réponse russe
07:48a été d'une violence absolue.
07:49C'est-à-dire que du coup,
07:50ils ont décidé de bombarder
07:51à leur tour
07:52un certain nombre de ports ukrainiens,
07:55notamment Dessa
07:56et tout le chenal
07:58qui mène au Danube
07:58justement pour transporter les céréales.
08:00Ils ont visé aussi
08:01un tas de sites énergétiques,
08:03des chemins de fer.
08:04Et on a vu là encore dernièrement
08:05qu'il y a un des drones
08:07qui s'est abattu
08:07à la frontière polonaise
08:09sur une voie de chemin de fer.
08:11Donc on voit que les Russes
08:13ont décidé au contraire
08:14de jouer l'escalade.
08:16Et là, forcément,
08:18ça impacte directement
08:20le commerce céréalier
08:22puisque l'Ukraine et la Russie
08:24sont parmi les deux principaux
08:26producteurs de céréales
08:27au niveau mondial.
08:28Et rien ne peut être acheminé.
08:30Si on l'avait déjà vécu
08:31en 2022, puis 2023
08:34sur l'exportation des céréales,
08:35finalement, il y a eu un morateur
08:36justement à cette époque-là
08:37qui avait été permis,
08:38c'est-à-dire d'arrêter
08:40les armes au moins
08:41au niveau de la mer Noire
08:42et permettre ce transport.
08:43Ça avait été signé
08:44sous l'égide de l'ONU
08:46et de la Turquie
08:47avec la Russie et l'Ukraine
08:48puisque la Turquie
08:49est aussi un pays riverain
08:51de la mer Noire.
08:52Et Erdogan, justement,
08:53hier, dans son discours aussi,
08:54a appelé un tel moratoire
08:56parce qu'en fait,
08:56les navires turcs
08:57sont aussi visés
08:58par les bombardements.
08:59Donc il met les deux belligérants
09:01en fait dans le même sac
09:02et donc réclament maintenant
09:03à ce que ce moratoire
09:05se fasse rapidement.
09:07Pour la petite histoire,
09:09on sait qu'il y a eu
09:10des négociations
09:11entre Trump
09:12et Zelensky
09:13hier
09:15dans les...
09:15Donc mardi, je rappelle,
09:16on s'est dit mercredi,
09:17donc mercredi,
09:18l'inde de septembre.
09:18Et pareil,
09:20il y a eu une rencontre
09:21aussi entre Macron
09:22et Zelensky.
09:23Donc on voit que là-dessus,
09:24des choses bougent
09:25sur comment en fait
09:28promouvoir
09:28un cessez-le-feu
09:29vis-à-vis des sites
09:31énergétiques aussi
09:31puisque ça fait partie
09:32de la stratégie russe
09:34et donc des transports
09:36des céréales.
09:37La seule interrogation,
09:39puisqu'il y aura aussi
09:40une rencontre par contre
09:40aujourd'hui
09:41entre donc
09:42le ministre
09:43des Affaires étrangères
09:43russe,
09:44Sergeï Lavrov
09:45et son homologue
09:47américain,
09:47Marco Rubio,
09:49pour l'instant,
09:50des échos qu'on a,
09:52c'est que la partie russe
09:53ne serait pas forcément
09:54favorable à un tel moratoire
09:55puisque dans leur stratégie,
09:57en gros,
09:57c'est de tout faire
09:59pour que l'Ukraine,
10:00en gros,
10:01soit au plus mal
10:02durant le prochain hiver
10:05et du coup,
10:06s'ils acceptent
10:07un moratoire,
10:08ça veut dire que
10:08ça mettrait
10:09à mal
10:10entre guillemets
10:10leur stratégie.
10:12Donc,
10:12c'est pour ça
10:12qu'on a,
10:13voilà,
10:14il y a des doutes
10:15sur est-ce que
10:15Moscou serait prêt
10:16finalement à accepter
10:17un tel moratoire.
10:18C'est-à-dire que
10:19s'ils le font,
10:21ça va être en échange
10:21soit d'allègements
10:22de sanctions,
10:23mais en tout cas,
10:23il y aura forcément
10:24des compre-parties importantes
10:25pour pousser Moscou
10:26à l'accepter.
10:27Donc,
10:27on aura ça peut-être
10:28plus lors de cet entretien
10:30entre les deux secrétaires
10:31d'État
10:32et le ministère
10:32des Affaires étrangères
10:33russe,
10:33ou peut-être
10:34lors du discours
10:35de Zelensky
10:36qui va,
10:36pareil,
10:36s'exprimer
10:38cet après-midi
10:39heure française,
10:41en direct
10:42depuis New York.
10:43Et les Russes,
10:44eux,
10:44s'expriment plus tard
10:45dans la semaine,
10:46a priori,
10:47c'est Sergei Lavrov
10:47de tête,
10:48puisque ce ne sera pas
10:49Vladimir Poutine.
10:49Donc,
10:51la question
10:51de ce double moratoire
10:52proposé par Emmanuel Macron,
10:54c'est une proposition
10:55qu'on va avoir
10:55dans les heures,
10:56dans les jours à venir,
10:57si ça se concrétise
10:58ou pas.
10:59On voulait aussi
11:00vous retenir
11:02quelques éléments
11:02du discours
11:03de Donald Trump,
11:04qui est évidemment
11:05un élément central
11:06quand on parle
11:07de relations internationales.
11:09Alors,
11:09il y a beaucoup de choses
11:10à évoquer,
11:10il a fallu qu'on fasse
11:11un peu de tri.
11:12On va commencer par
11:13le Groenland.
11:38Deux bases militaires,
11:39deux grandes bases militaires
11:41au Groenland.
11:42Il faut aussi rappeler
11:43que cette annonce
11:45vient en fait
11:46après la signature
11:47d'un accord
11:47entre le Danemark
11:48et le Groenland.
11:49Est-ce que tu peux nous
11:50expliquer un peu
11:51ce qui ressort
11:52de cette annonce
11:53et de cet accord ?
11:55Oui,
11:55il y a Antoine Portolaise
11:56qui a fait un papier
11:58là-dessus,
12:00qui signale en fait
12:01que c'est assez factice
12:04finalement
12:04ces grandes annonces
12:05de Donald Trump
12:06puisqu'en fait
12:06les bases militaires
12:07étaient déjà présentes
12:09pour partie.
12:11C'est dans la suite
12:12en fait
12:13toute la crise
12:14qui a eu lieu
12:14entre le Groenland
12:16et les Etats-Unis
12:16n'a pression
12:17que de Donald Trump
12:17sur ce territoire
12:19et finalement
12:21surtout
12:21c'est une manière
12:22de remettre
12:23l'OTAN
12:24et ce qui avait été
12:24accepté
12:25au centre du jeu
12:27et surtout
12:28qu'il y a un accord
12:28de sécurité
12:29qui date de 1951
12:30qui permet finalement
12:31aux Etats-Unis
12:32de décider
12:33de développer
12:34ou pas
12:35un certain nombre
12:35de bases
12:37notamment pour défendre
12:38sa sécurité
12:40celle de l'OTAN
12:40puisque c'est aujourd'hui
12:42devenu
12:43de plus en plus
12:43une zone stratégique
12:45puisqu'on sait
12:45qu'avec l'accélération
12:47de la fonte des glaces
12:48et des problèmes
12:51environnementaux
12:51c'est devenu
12:52de plus en plus
12:53une voie navigable
12:53notamment pour
12:54les Russes
12:55mais aussi un certain nombre
12:56de ses alliés
12:58c'est-à-dire
12:58la Chine
12:59l'Inde
12:59voire la Corée du Sud
13:01maintenant qu'emprunte
13:01cette voie en fait
13:02qui permet d'aller
13:03du Pacifique
13:04à l'océan Atlantique
13:06donc forcément
13:08les Américains
13:09sont intéressés
13:10pour un peu
13:10contrôler tout ça
13:11et avoir un droit
13:12au moins de regard
13:13sur tout ce qui se passe
13:14dans cette zone-là
13:16comme l'Europe
13:17a défini
13:18que les Russes
13:20et les Chinois
13:20faisaient partie
13:21des principales menaces
13:22du continent
13:24forcément
13:24avec l'OTAN
13:26je pense que
13:27ce type d'accord
13:27et puis d'avoir
13:28de nouvelles bases
13:29sont assez bien vus
13:30de la part des Européens
13:31d'où
13:32mon avis
13:33l'accord
13:33qui a été signé
13:34entre le Danemark
13:35le Groenland
13:36et donc les Etats-Unis
13:37sur cet accord
13:39mais
13:41finalement
13:41comme le souligne Antoine
13:42dans son papier
13:43c'était de fait
13:45déjà accordé
13:47et il n'y a rien
13:48finalement de nouveau
13:49c'est juste que
13:49comme fait Trump
13:50il annonce en grande pompe
13:51des choses
13:52qui avaient déjà été
13:53réalisées
13:53c'est aussi une manière
13:53de marquer le coup
13:54et de dire
13:55regardez
13:55on a toujours un oeil
13:57sur le Groenland
13:58et faites attention
14:00un autre sujet
14:02qui a évidemment
14:03été avouqué
14:03par Donald Trump
14:04c'est l'Iran
14:06alors
14:06il a à la fois
14:07menacé d'anéantir
14:09l'Iran
14:09si besoin
14:10mais il a aussi dit
14:11je crois que nous passerons
14:13un accord juste
14:13après les élections
14:14alors il parle des élections
14:15des mi-termes
14:16donc les élections législatives
14:18prévues en novembre
14:19aux Etats-Unis
14:22qu'est-ce que ça indique
14:23ce
14:24on va vous anéantir
14:26mais vous inquiétez pas
14:27on va quand même
14:27trouver un accord
14:28sur quelle fidélité
14:29c'est toujours un peu difficile
14:29de savoir avec Donald Trump
14:30son discours déjà
14:32d'hier
14:33était assez
14:35encore une fois
14:37assez incompréhensible
14:38parfois
14:39puisqu'il annonce
14:40des choses
14:40qui sont complètement fausses
14:43il était dans
14:43l'auto-congratulation
14:45permanente
14:47parce qu'en gros
14:47forcément
14:48on est à quelques semaines
14:49aujourd'hui
14:49comme tu l'as rappelé
14:49des élections de mi-mandat
14:50lui il a besoin aussi
14:51surtout de s'adresser
14:52à ses électeurs
14:53puisqu'il y a quand même
14:55une impopularité
14:56par rapport à un certain nombre
14:57de ses promesses
14:57qu'il avait émises
14:58une grosse impopularité
15:00justement sur la guerre en Iran
15:01exactement
15:01et ça
15:03notamment auprès
15:04de ses électeurs
15:06donc
15:06c'est pour ça
15:07qu'à chaque fois
15:09on voit qu'il
15:10intergiverse
15:10et puis il annonce
15:11finalement un accord
15:12finalement il bombarde
15:13finalement il dit
15:14finalement on est proche
15:15d'un accord
15:15un peu d'ailleurs
15:16comme l'Ukraine
15:17on y reviendrait
15:17peut-être plus tard
15:18c'est pareil
15:19c'est à dire que
15:19il est tout le temps
15:20dans l'annonce
15:20il promet des choses
15:21et finalement on voit
15:22que c'est pas lui
15:24qui a le tempo
15:25aujourd'hui diplomatique
15:26sur ce dossier là
15:27c'est Téhéran
15:28parce que Téhéran
15:29a toujours la main mise
15:30sur le détroit d'Hormuz
15:31et forcément
15:32ça a un impact
15:33aujourd'hui
15:34régional et international
15:34sur les prix d'énergie
15:36sur le commerce
15:37et on voit que
15:38mine de rien
15:39c'est une vraie
15:40pine dans le pied
15:40de la part
15:41de son administration
15:43parce que je crois
15:43que le congrès
15:45là c'est Bloomberg
15:46qui a accompli
15:46tout un tas de chiffres
15:47en fait
15:47sur ce que coûte
15:48la CAIR aujourd'hui
15:49en Iran
15:49aux Etats-Unis
15:50et je crois que
15:51c'est l'équivalent
15:51de 38 milliards
15:53juste depuis le début
15:54donc ça fait un peu
15:55plus de 7 mois
15:56que la guerre a commencé
15:57ça commence à peser
15:58et forcément aussi
16:00dans la production
16:01de munitions
16:02puisque ça coûte
16:02de plus en plus cher
16:03aux contributs américains
16:05donc voilà
16:05il essaye encore une fois
16:06de faire passer
16:08ses promesses
16:09pour
16:10qu'elles soient réalisées
16:12mais mine de rien
16:14au moins
16:15cette assemblée générale
16:17a permis
16:17de la reprise
16:18du dialogue
16:18entre les deux délégations
16:20délégations américaines
16:21et iraniennes
16:22c'était la première fois
16:23depuis la mi-juin
16:23et la reprise
16:24des bombardements
16:24par les Etats-Unis
16:26donc voilà
16:27est-ce qu'on va aboutir
16:28à un accord
16:30on sait pareil là
16:31en tout cas
16:31ce que le régime iranien
16:33attend
16:33c'est-à-dire qu'ils sont prêts
16:34à lever le blocus
16:36sur le détroit d'Harmouz
16:37en échange
16:38de la levée des sanctions
16:39d'un certain nombre
16:41d'accords
16:42avec les Etats-Unis
16:43sur la sécurité aussi
16:45régionale
16:45sur tout un tas
16:46de gel
16:47des avoirs iraniens
16:48qui demeurent
16:49donc si
16:51à la limite
16:52un certain nombre
16:53de points
16:54dans ces pourparlers
16:55sont levés
16:55peut-être qu'on pourra
16:56arriver à un accord
16:57plus global
16:58c'était un peu le cas
16:59déjà
16:59en courant juin
17:01avant la reprise
17:01des bombardements américains
17:03maintenant il faut voir
17:04si ça aboutit
17:05comme on le signale
17:06tout à l'heure
17:06le président iranien
17:07va aussi prendre la parole
17:08aujourd'hui
17:08normalement
17:09en ce moment même
17:10donc
17:11on verra un peu
17:12dans quelle tonalité
17:14sera son discours
17:15et surtout
17:15s'il y a une rencontre
17:16et des débouchés diplomatiques
17:18à ces multiples réunions
17:19au sein de l'ONU
17:22On a parlé du Groenland
17:24pardon
17:25on a parlé de l'Iran
17:25est-ce que tu voulais aussi
17:26faire un petit point
17:27sur l'Ukraine
17:27on a commencé un petit peu
17:28à l'évoquer
17:29avec les déclarations
17:30de Macron
17:31et sa volonté
17:31de faire ce double moratoire
17:33est-ce qu'il a des chances
17:34d'être suivi par exemple
17:35par les Etats-Unis
17:36que Donald Trump
17:37a dit à ce sujet
17:38pendant son discours ?
17:39Oui bah lui typiquement
17:40il est favorable
17:41à un moratoire
17:42c'est lui d'ailleurs
17:42qui a incité à plusieurs reprises
17:43avant l'ONU
17:44pour dire aux dirigeants ukrainiens
17:47il y a Volodymyr Zanid
17:47qui arrêtait de bombarder
17:49les sites énergétiques russes
17:51parce qu'en gros
17:52ça impacte la production
17:54ça impacte les prix
17:55et ça commence à peser
17:56mine de rien
17:57aussi sur la vie
17:59aux Etats-Unis
18:03mais surtout
18:03encore une fois
18:04il a promis
18:05parce que je rappelle
18:06quand même en 2025
18:06quand il se fait lire
18:07il avait dit
18:07qu'il réglerait la question
18:08en 24 heures
18:09après il avait dit
18:09non j'ai pas vraiment
18:10enfin bon c'était une boutade
18:12ça serait peut-être
18:12un peu plus long etc
18:13un peu juste une journée
18:15mais aujourd'hui
18:16il a répété encore une fois
18:18que finalement
18:19à l'approche de l'hiver
18:20il y aurait quelque chose
18:23qu'avec Vladimir Poutine
18:24ils se sont parlé
18:25donc en gros
18:26les choses ont s'accéléré
18:27et il laisse sous-entendre
18:28qu'il y aura peut-être un accord
18:29or aujourd'hui
18:30enfin russes comme ukrainiens
18:32ne sont pas prêts
18:33à un accord
18:33parce qu'en fait
18:33les principaux points
18:36restent en suspens
18:36c'est-à-dire la question
18:37des territoires
18:38la question de la sécurité
18:42les déliminités
18:43c'est-à-dire aujourd'hui
18:44quelle zone
18:46sera rattachée à l'Ukraine
18:47quelle zone sera peut-être
18:49nœud de crise
18:50ou voire rattachée à la Russie
18:51c'est extrêmement compliqué
18:53donc on voit pas
18:54aujourd'hui un accord
18:56rapide en tout cas
18:57entre ces pays arrivés
18:59on voulait aussi
18:59vous passer une image
19:01alors c'est un petit morceau
19:02du discours
19:02mais en fait ce qui est intéressant
19:03c'est à la fois
19:03ce que Donald Trump dit
19:04mais aussi la réaction
19:06de la salle
19:07il nous parle de Cuba
19:09mon administration
19:11est aussi
19:11cherchant un changement
19:12fondamentale
19:13dans la situation
19:14en Cuba
19:15où le régime communiste
19:16est sous grande pression
19:18la plus grande pression
19:20qu'ils ont été sous
19:21c'est un état absolument
19:24fallé
19:25il est fallé
19:27comme jamais
19:27et il va faller
19:30Marco Rubio
19:31est en train de faire
19:32une négociation
19:32il est profondément
19:33dans les négociations
19:34avec Cuba
19:45donc là on voyait
19:46les représentants cubains
19:47quitter la salle
19:48au moment
19:49où Donald Trump
19:51évoque Cuba
19:53Donald Trump dit
19:54la situation à Cuba
19:56est catastrophique
19:57il va bientôt s'effondrer
19:58et en fait
19:58c'est vrai
19:59la situation à Cuba
20:00est effectivement catastrophique
20:01les conditions de vie
20:02de travail
20:03de santé
20:03tout est au bord
20:04au bord du précipice
20:06mais c'est justement
20:07les Etats-Unis
20:07qui en exerçant
20:09leur blocus
20:10qui rend possible
20:11cette situation
20:14est-ce que
20:15est-ce que c'est
20:16enfin comment dire
20:16qu'est-ce qu'on peut attendre
20:18de cette prise de parole
20:19est-ce que ça veut dire
20:20qu'il va encore une fois
20:21accentuer
20:21est-ce qu'il dit
20:22bah non non
20:22mais regardez
20:22c'est la merde
20:23et on va les laisser
20:24s'effondrer tout seuls
20:25puis ensuite on récupérera
20:26le pays
20:27que penser
20:28de cette agressivité
20:31envers Cuba
20:32je pense que pareil
20:33là encore
20:35il est dans
20:36dans la réalisation
20:37de ses promesses diplomatiques
20:38puisqu'il avait dit
20:39en gros
20:39que Cuba
20:41ce qui est pour lui
20:43comme à une époque
20:44Georges Bouge
20:45un des priorités
20:46enfin
20:46des axes
20:48fameux
20:48axes du mal
20:50il s'en est pris
20:51au Venezuela
20:52on le sait
20:53puisqu'il avait quand même
20:54enlevé un président
20:55en exercice
20:56Nicolas Maduro
20:56qui est toujours en prison
20:57aux Etats-Unis
20:59on a vu que
21:00Delcy Rodriguez
21:00qui était la vice-présidente
21:02aujourd'hui
21:02est au pouvoir
21:03a négocié tout un tas
21:04à mon avis
21:05sous la contrainte
21:06avec les Etats-Unis
21:06sous un tas d'accords
21:07notamment sur la question
21:08du pétrole
21:09d'ailleurs elle va venir
21:10à l'ONU
21:11tenir un discours
21:12et finalement
21:14Cuba est dans la suite logique
21:15de sa volonté
21:16en fait de reprendre pied
21:17enfin reprendre pied
21:18voire plutôt
21:20accélérer sa reprise
21:21en main
21:21de l'Amérique
21:22de l'Amérique du Sud
21:24puisque ça fait partie
21:25de sa nouvelle doctrine stratégique
21:26qui avait été publiée
21:27en décembre
21:29décembre 2025
21:31si je ne me trompe pas
21:32donc voilà
21:33donc il a
21:34lui il veut faire chuter
21:36de façon Cuba
21:37les différentes
21:38à son président
21:39auparavant
21:40avaient la même stratégie
21:41puisque personne
21:43n'a mis fin
21:43au blocus
21:45donc aujourd'hui
21:46oui l'idée
21:46est vraiment
21:47en mauvaise posture
21:48il y a des coupures
21:49d'exercité constante
21:51d'ailleurs il y a
21:52un très bon entretien
21:52avec la fille
21:56du Che Guevara
21:57voilà
21:57qui a été publié
21:59au moment de la fête
22:00de l'humanité
22:01et oui la situation
22:02est dramatique
22:03sur place
22:04surtout pour les
22:05surtout pour les populations
22:07et
22:07et on voit que finalement
22:08Donald Trump
22:09s'amuse encore une fois
22:10dans ses discours
22:11à se
22:12congratuler
22:12de choses qu'il fait
22:13mais sans dire
22:14le prix et le coût
22:15en fait
22:16que ce soit de ses guerres
22:17de ses coups d'état
22:18et surtout
22:19bon
22:20encore une fois
22:21il transforme
22:22la réalité à sa guise
22:24puisqu'il a dit
22:24par exemple
22:25qu'il n'y avait plus
22:26de chômage
22:26ou plus de pauvreté
22:27aux Etats-Unis
22:27qu'il avait tout réglé
22:29que le pétrole
22:30coulait à flot
22:30au niveau mondial
22:31et surtout
22:31qu'il avait rendu
22:32les Etats-Unis
22:33le pays le plus sexy
22:35grâce à son mandat
22:38enfin son deuxième mandat
22:39donc voilà
22:40tu mentionnais
22:40le reste de l'Amérique latine
22:42on ne l'a pas mis là
22:43dans cette
22:44on ne va pas en parler
22:45dans cette vidéo
22:45on ne va pas vous passer
22:46un extrême
22:46il a réitéré ses menaces
22:48alors je vous résume
22:49mais en gros
22:49il a dit
22:50on va défendre
22:51les intérêts des Etats-Unis
22:52on l'a fait
22:53avec le Venezuela
22:54on pourra le faire
22:55avec d'autres pays
22:55donc il maintient
22:57ses menaces
22:57et son agressivité
22:58et donc cette nouvelle stratégie
23:01cette doctrine
23:02pour refaire
23:03pour tenter de refaire
23:04de l'Amérique latine
23:05l'arrière-cours
23:06des Etats-Unis
23:07peut-être un dernier passage
23:09à mentionner
23:10du discours de Donald Trump
23:11c'est son passage
23:12sur la CPI
23:13donc la Cour pénale internationale
23:15le président américain
23:16a appelé tous les pays
23:16membres de cette Cour pénale internationale
23:18à se retirer
23:19de cette instance
23:19les Etats-Unis
23:20s'opposent tout autant
23:21à cette institution
23:22hors de contrôle
23:23qu'est la Cour pénale internationale
23:26pourquoi Donald Trump
23:27est à ce point énervé
23:28contre la CPI ?
23:31Déjà parce que la CPI
23:33s'attaque à un de ses alliés
23:34c'est-à-dire
23:34Benjamin Netanyahou
23:36et un certain nombre
23:36de ministres israéliens
23:37dans leur guerre
23:39et surtout
23:40leurs crimes de guerre
23:42et leurs crimes de génocide
23:43qu'ils ont commis
23:43à Gaza
23:44puisque la Cour pénale internationale
23:47a étudié
23:49tous les discours
23:49qui avaient été émis
23:51après le 7 octobre
23:52par un certain nombre
23:52de dirigeants
23:53et en fait
23:55toutes les annonces
23:55qui avaient été faites
23:56de détruire ce pays
23:57de détruire toute vie humaine
23:59etc.
24:00a été suivie de fait
24:01donc oui
24:01ce sont des crimes de génocide
24:03la CPI
24:04donc avait émis
24:05ce qu'on a rappelé tout à l'heure
24:06des mandats d'arrêt
24:06notamment contre
24:07Benjamin Netanyahou
24:08et poursuit
24:09ses enquêtes
24:10et son travail
24:12et ce qui met mal à l'aise
24:13un certain nombre
24:14de dirigeants
24:14Vladimir Poutine d'ailleurs
24:15a été aussi un mandat d'arrêt
24:17qui avait été mis
24:18par la CPI
24:19donc on voit
24:20qu'un certain nombre
24:21de présidents
24:23veulent remettre en cause
24:24voilà
24:25cet organe
24:26et cette institution
24:27de toute façon
24:27les Etats-Unis
24:28ne sont pas signataires
24:29du statut de droit
24:30mais donc de la fondation
24:31de la Cour pénale internationale
24:34mais en fait
24:36forcément
24:37si un certain nombre
24:38d'Etat
24:38continue de maintenir
24:41cet accord
24:41ça va gêner
24:43un certain nombre
24:43de dirigeants
24:44puisque Donald Trump
24:45pareil
24:46lui viole allègrement
24:47le droit international
24:48donc peut-être
24:49sera amené
24:49à être poursuivi
24:50par la CPI
24:52mais voilà
24:53c'est assez lunaire
24:54quand ils disent
24:55de défendre la justice
24:56la paix
24:57être le faiseur de paix
24:58et qu'en même temps
24:59finalement
24:59quand ça le gêne
25:00ils demandent
25:01à tous les Etats membres
25:01de quitter la CPI
25:02bon
25:03et en plus
25:04les Etats-Unis
25:04un petit moyen de pression
25:05avec économique
25:06sur les sanctions
25:07sur les sanctions
25:08extraterritoriales
25:09pour pousser aussi
25:10un certain nombre d'Etat
25:11à ne pas passer d'accord
25:12avec la CPI
25:14On en a fini
25:15avec Donald Trump
25:15pas avec le reste
25:17des discours
25:17à l'Assemblée Générale
25:19de l'ONU
25:19si vous voulez
25:21approfondir
25:21le sujet de Donald Trump
25:22Christophe de Roubaix
25:23spécialisé des Etats-Unis
25:24a écrit un papier
25:25sur le sujet
25:26ou en reprenant
25:27vraiment les principales
25:28déclarations
25:29un peu phares
25:29de ce discours
25:30et puis évidemment
25:31les mettant en contexte
25:32en prenant du recul
25:32en expliquant un petit peu
25:33tout ce qu'elle signifie
25:36Et juste pour revenir
25:37sur la CPI
25:38on a fait un papier
25:39je crois que c'était hier
25:39ou avant-hier
25:40pareil sur les sanctions
25:41qu'ont émises aussi
25:43Washington
25:44à l'égard des juges
25:45de la CPI
25:46C'est pour ça qu'il est
25:48dans la suite logique
25:48de sa stratégie
25:50à l'encontre de cette institution
25:52et l'autre parade
25:54un peu
25:55qui est venue
25:56pour une fois
25:56de l'Europe
25:57et pareil
25:58c'est un très bon papier
25:58de l'Inas Ankaré
26:00c'est sur
26:01aujourd'hui
26:02comment un certain nombre
26:02de pays européens
26:05s'attaquent finalement
26:06à la production
26:07issue des colonies israéliennes
26:09puisqu'il y a un certain nombre
26:10de pays
26:11dont les Pays-Bas
26:11justement
26:13ont décidé d'interdire
26:15l'arrivée sur leur sol
26:16de ce type de produit
26:17donc on voit que finalement
26:18il y a quand même
26:19des choses qui bougent
26:20de ce point de vue là
26:21tout à fait
26:23on voulait aussi mentionner
26:24Lula
26:24le président brésilien
26:25alors pourquoi
26:27on voulait s'arrêter
26:27un petit peu
26:28sur son cas
26:28parce que dans deux semaines
26:30on a regardé
26:30donc le 4 octobre
26:31ont lieu
26:32les élections présidentielles
26:33au Brésil
26:34est-ce que tu peux nous
26:36résumer
26:36alors nous résumer
26:37je ne sais pas
26:37mais qu'est-ce qu'il y a
26:38à retenir de ce discours
26:40de Lula
26:41est-ce qu'on sent
26:42que dans deux semaines
26:43il y a des élections
26:43il y a des choses
26:44à prouver
26:45rattraper
26:46montrer
26:46je ne sais pas
26:47est-ce qu'on sent
26:48l'enjeu des élections
26:49derrière le discours de Lula
26:50en tout cas
26:51il a conclu son discours dessus
26:53sur
26:55rappeler un peu
26:55pourquoi
26:56pourquoi finalement
26:58tout ce qu'il avait
26:58lui mis en place
26:59sur un certain nombre
27:00de choix politiques
27:01alors à l'international
27:02mais aussi
27:03au niveau national
27:04puisqu'encore une fois
27:05le risque
27:06qui va avoir lieu
27:06alors le 4 octobre
27:07mais surtout pour le second tour
27:08à la fin du mois
27:10ça va être contre
27:11l'extrême droite
27:12puisqu'il va affronter
27:13le fils de Jair Bolsonaro
27:14qu'il avait déjà battu
27:15il y a 4 ans du coup
27:18voilà
27:18qui a été quand même condamné
27:19donc c'est son fils
27:20aujourd'hui
27:21qui prend la relève
27:22voilà
27:23sur tout un trait
27:24d'axe politique
27:27propre à l'extrême droite
27:30pareil
27:30il y a un entretien
27:31qui a été réalisé
27:32par
27:34Louis
27:35par Louis Regeda
27:36pardon
27:37voilà
27:38sur les relations
27:40Brésil-États-Unis
27:41qu'on a publié
27:42pareil
27:43pareil hier
27:44mais voilà
27:45en fait
27:45il a terminé
27:46son discours dessus
27:47mais ce qui était
27:47intéressant
27:48encore une fois
27:49de la part de Lula
27:50c'est
27:51il a acté
27:53en gros
27:54finalement
27:54qu'aujourd'hui
27:55on est à une période
27:56où le choix
27:57était clair
27:58c'était soit
27:59on poursuivait
27:59la question du multilatéralisme
28:01avec l'ONU
28:02et même s'il y avait
28:03c'était le premier
28:04à critiquer
28:04un certain nombre
28:05de choses
28:06au sein de
28:07l'institution
28:08qui ne fonctionnent pas
28:08comme le conseil de sécurité
28:11mais aussi
28:13sinon c'était
28:13la loi du plus fort
28:14qui allait l'emporter
28:15l'unilatéralisme
28:16principalement
28:17à l'égard
28:17de Donald Trump
28:18donc il a
28:19il a dressé
28:20tout un tas
28:21de bilans
28:21il s'est inquiété
28:22aussi de la
28:23prise
28:26enfin surtout
28:26l'importance
28:28prise par
28:28l'IA
28:29et l'intelligence
28:29artificielle
28:31aussi bien
28:32que dans
28:32la
28:33dans la
28:34vie de tous les jours
28:36mais aussi au niveau
28:36de l'information
28:39et de
28:41l'impact
28:42que ça avait
28:42au niveau mondial
28:44donc c'était un discours
28:45assez large
28:47mais en effet
28:47il a terminé
28:48sur l'enjeu
28:49en fait
28:50dans 15 jours
28:50de ces élections
28:52qui pourraient s'avérer
28:53majeurs pour le Brésil
28:54puisque c'est
28:54l'un des rares
28:55en pays
28:56avec le Mexique
28:57à être encore
28:58un gauche
28:58sur le continent
29:00effectivement
29:01tu parlais
29:01de l'intelligence
29:02artificielle
29:02quasiment
29:03tous les dirigeants
29:04ont mentionné
29:06voire ont vraiment
29:06délivré un discours
29:08assez long
29:09sur l'intelligence
29:09artificielle
29:10Trump je crois
29:11voulait renommer
29:12l'intelligence
29:12artificielle
29:13par super intelligence
29:14parce qu'après tout
29:15pourquoi pas
29:16on voulait terminer
29:18sur les infos
29:19à retenir
29:19des discours
29:21à l'ONU
29:22avec
29:23notre chère
29:24Gutiérrez
29:25donc
29:26qui a fait
29:27ses adieux
29:28c'était son dernier
29:29discours
29:29en tant que secrétaire
29:30général
29:31des Nations Unies
29:33on écoute
29:33puis on en discute
29:34après
29:34The greatest power
29:36is not the power
29:36to dominate
29:37is the power
29:39to build a future
29:40that works
29:40for everyone
29:42Our shared future
29:43will be forged
29:44by whether humanity
29:45can govern power
29:46wisely
29:46by upholding the law
29:48before impunity
29:50becomes normalized
29:52by ending wars
29:53before they consume
29:54generations
29:55by tackling inequality
29:57Avant la société se fracture, par accélérir la action climatique, avant la tirer des points de vue, et par gouverner
30:05l'intelligence artificielle, avant la gouverne de nous.
30:09C'est le challenge avant cette assemblée générale, les Nations Unies et l'humanité.
30:27Ces quelques secondes résument le discours d'Antonio Gutiérrez, parce qu'il parle de paix, de changement climatique, d'intelligence
30:35artificielle, comme on le mentionnait, de réduction des inégalités.
30:39Il dresse un petit peu une liste des différents défis auxquels vont devoir s'affronter les membres des Nations Unies.
30:46Est-ce que ça résume à la fois son discours et à la fois l'action qu'il a essayé
30:49de mener en tant que secrétaire général des Nations Unies ?
30:51Oui, ça résume bien son discours. Mais d'ailleurs, ce qui est intéressant, c'est en revoyant, même si on
30:58les a regardés hier, on oublie un petit peu.
31:00Mais c'est vrai que tous les principaux chefs d'État, que ce soit Lula, Gutiérrez, même Macron, même Erdogan,
31:08ont pointé exactement le même constat et les mêmes périls.
31:14C'est-à-dire, en effet, sur la question du climat, sur la question de l'IA, sur la question
31:19des inégalités ou des guerres, que ce soit Moyen-Orient ou Ukraine.
31:22On voit que tous ont quand même la même analyse sur ce qui ne va pas, pas forcément les mêmes
31:29solutions.
31:31Mais en tout cas, oui, c'était un long discours de Gutiérrez qui a vraiment pointé, notamment sur les guerres,
31:37en fait, sur l'escalade des guerres.
31:40Il était, on le sentait, touché par cette problématique, puisque, encore une fois, il l'a rappelé, les principales victimes
31:47sont les populations civiles.
31:49Et donc, voilà, comment arriver à mettre un terme à ça ?
31:53Il a dit, c'est aussi, enfin, c'est la responsabilité des États, puisque l'ONU existe grâce aux États
31:58qui la composent.
31:59Aujourd'hui, ces États-là doivent faire plus s'ils veulent, en effet, permettre au droit international de fonctionner.
32:06Et pas par la remise en cause, finalement, de l'ONU.
32:09Et ça, ils sont beaucoup à l'avoir pointé, Macron, Lula ou d'autres, sur, en fait, ce n'est
32:14pas la faute de l'ONU si ces crises perdurent.
32:16En fait, c'est la responsabilité des États.
32:19C'est une assemblée générale.
32:21Donc, voilà, comment, aujourd'hui, permettre à l'ONU de retrouver sa place ?
32:25Alors, bien sûr, la question du Conseil de sécurité, plusieurs personnes sont revenues dessus pour dire qu'il fallait peut
32:30-être modifier ces règles pour permettre d'avancer.
32:33Et surtout que tout un tas de pays soient davantage reconnus, comme le continent africain ou le continent sud-américain,
32:39ou même l'Asie, qui représente peut-être un tiers de la population mondiale.
32:46On voit que, finalement, il pèse assez peu au regard de l'organisation des nationalis, mais surtout de son Conseil
32:52de sécurité.
32:53Mais pour, en tout cas, tous font le constat que sans l'ONU, ça serait bien pire.
32:57Ils ont le mérite d'avancer sur un certain nombre de choses.
32:59Il a pointé que ce soit sur l'inégalité, c'est tout un tas d'organismes comme le PAM ou
33:05d'autres réussissent, avec des missions, en tout cas, à faire que la pauvreté régresse.
33:11Les inégalités régressent.
33:12Donc, oui.
33:14Et puis, voilà, c'est son dernier discours après plus de 10 ans de mandat.
33:19Il faudra attendre décembre pour voir qui prendra la tête.
33:22On a fait un petit papier, puisqu'il y a encore 7 candidats en lice.
33:25Voilà, il y a encore Macky Sall ou d'autres, par exemple.
33:27On espère que ça soit une femme, pour une fois.
33:29Voilà, ça fait partie des choses qui pourraient arriver.
33:33Mais voilà, en tout cas, c'était son dernier discours en tant qu'ancien premier ministre portugais aussi.
33:40Donc, voilà.
33:41Ce qui sera intéressant, c'est de voir après, quand il sera plus lié à l'ONU, quel constat il
33:47fait sur cette organisation et quelles contraintes il a dû affronter.
33:50Puisque c'est toujours intéressant de voir ça, parce que, mine de rien, depuis deux ans, il est face à
33:55Donald Trump,
33:55qui a réduit considérablement les budgets de l'organisation des Nations Unies.
33:59Donc, c'est pas rien non plus.
34:02Et bien voilà ce qu'il fallait retenir de ces premiers discours à l'Assemblée générale de l'ONU.
34:06Merci beaucoup, Vadim Kabenka.
34:08Merci, merci Théo.
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