00:00Il y a beaucoup d'immigrés en France.
00:02C'est vrai qu'il y en a énormément.
00:03J'ai fait un dessin, Madame Knappi.
00:05Mais qu'est-ce que c'est beau, tu l'as fait tout seul ?
00:07C'est mon papa.
00:08Il a le moustache ?
00:09Oui.
00:09Oh, mais c'est tellement beau !
00:10T'en penses quoi, ça, de ce genre de mots ?
00:13De fait, moi, ça me fait rire, mais je pense que typiquement, ici, c'est...
00:18Oui, c'est vraiment un bon exemple d'ironie, mais voilà, ça va jouer sur le plaisir d'avoir
00:25une cible bien identifiable et son discours exagéré.
00:28C'est tout le temps reprendre le discours des cibles politiques pour l'exagérer.
00:32Encore une fois, ça peut faire du bien, mais de l'autre côté, ils font la même chose.
00:36Vous regardez les chroniques de Samuel Fitoussi dans Le Figaro, c'est toutes les figures de gauche
00:39et du macronisme qui y passent et qui sont parodiées.
00:43Vous avez la sociologue, vous avez le journaliste de gauche, vous avez le militant.
00:48C'est le même principe.
00:49Mais du coup, ça veut dire que la démocratie vit bien si, finalement, cette ironie, elle vit des deux côtés
00:54?
00:55Non, parce qu'il n'y a pas les mêmes moyens d'expression et de diffusion, déjà.
00:57Et puis, parce que je pense que même si on n'est pas d'accord dans les camps politiques sur
01:01la définition des dominations,
01:03si vous ouvrez Le Figaro, ils vont vous dire que c'est les WOC, les LGBT, etc., les gauchistes qui
01:07dominent.
01:08Je pense que même s'il y a débat sur ça, il y a des données objectivables, quand même,
01:12sur des personnes plus ou moins dominantes dans la société.
01:15C'est pas comme s'il y avait une égalité, et dans la diffusion des discours,
01:18et dans la position de chacun par rapport à ces discours.
01:20Sous-titrage Société Radio-Canada