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  • il y a 2 jours
Sur les 156 candidats lepénistes au scrutin qui a lieu le dimanche 27 septembre, « l’Humanité » a repéré une douzaine de profils problématiques. Liens avec des groupes néonazis, passé négationniste, discours anti-IVG, glorification des colonies françaises, racisme…

Portrait de groupe avec Florent Le Du et Cyprien Caddeo, journalistes à l'Humanité.

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Transcription
00:01A chaque élection, c'est désormais la tradition, le rassemblement national se fait épingler sur un certain nombre de profils
00:07de candidats.
00:08Les fameuses brebis galeuses, alors on va mettre beaucoup de guillemets parce qu'en l'occurrence, ça commence à faire
00:12un sacré troupeau.
00:14Les élections qui nous intéressent en l'espèce, ce sont les sénatoriales, où le RN espère pour la première fois
00:19constituer un groupe avec assez d'élus,
00:21donc 10 élus, c'est le seuil pour avoir un groupe au sénatorial. Avec moi, Florent Ledue, spécialiste de l
00:27'extrême droite dans le service politique de l'humanité.
00:30Déjà, première question, cette expression que j'ai utilisée à dessein dans l'introduction de brebis galeuses,
00:35qui est plutôt l'expression d'ailleurs employée par le RN pour euphémiser le problème, on est d'accord que
00:40c'est un peu impropre ?
00:41Oui, mais ils ont réussi quand même à imposer ce terme. Alors, ce n'est pas forcément les premiers à
00:45les avoir utilisés.
00:46Dans les médias, ça avait été le cas déjà, particulièrement en 2022, pendant la législative de 2022.
00:53Mais effectivement, Jordan Bardella l'avait utilisé en disant, s'il y a des brebis galeuses, on les sortira.
01:01C'est un peu la définition. Une brebis galeuse, c'est un indésirable. C'est quelqu'un qui est trop
01:06différent, qui est malade par rapport aux troupeaux.
01:40C'est l'exception, quoi.
01:40Les hommes brebis galeuses dans les médias, en fait, elles correspondent à l'ADN, à l'idéologie du RN, et
01:47quand même, les gens n'ont peut-être marre qu'on le rappelle,
01:50mais c'est un parti qui a été cofondé par un, même deux, Waffen SS.
01:54C'est pas anodin, en fait, de s'engager au RN. C'est un parti qui a grandi sur la
02:02nostalgie de l'Algérie française, sur, bien sûr, le discours antisémite de Jean-Marie Le Pen,
02:07qui, ces dernières années, ne serait pas arrivé à environ 30% des suffrages s'il n'avait pas prospéré
02:15sur le racisme, le discours anti-immigration, l'islamophobie.
02:20Donc, évidemment, que, en fait, la plupart de ces profils-là, on peut rajouter des profils anti-IVG, même si
02:26c'est plus la ligne officielle du Rassemblement national.
02:32Donc, on peut les considérer, enfin, le RN peut les considérer comme des brebis galeuses, mais, en fait, tous ces
02:38gens-là racontent ce qu'est le Rassemblement national profondément,
02:44derrière la stratégie de dédiabolisation, qui veut juste dire, on met ça un peu de côté, on le masque un
02:52petit peu, toutes ces outrances-là.
02:54On va revenir sur cette question de la dédiabolisation dans un second temps, mais, alors, avant d'aller dans le
02:58détail des profils qu'on a identifiés aussi à l'humanité,
03:01dont on va parler, effectivement, il y a cette question de ces fameux profils qui embarrassent, qui embarrassent, en tout
03:09cas, le Rassemblement national.
03:10On se souvient de la campagne 2024, à l'époque, donc, c'était le projet Bardella à Matignon, au moment
03:17de la post-dissolution,
03:19et qu'il y avait eu pas mal de profils épinglés déjà à l'époque, et le Gilles Penel, qui
03:23était le monsieur-élection, on va dire, pour le simplifier, du Rassemblement national,
03:27avait fini par démissionner, parce qu'on avait considéré qu'il avait échoué à faire son casting, quoi, en gros.
03:33Pas que ça, évidemment, mais, en gros, le casting clean, la mission n'était pas remplie.
03:39Oui, à la sortie des législatives de 2024, donc, où le RN était présenté comme grand favori,
03:45la question était plutôt de savoir est-ce qu'ils auront une majorité relative ou une majorité absolue,
03:49finalement, ils n'ont pas eu de majorité du tout, et il y a deux grands points qui ont été,
03:54en interne, pointés.
03:56C'est, d'une part, on n'est pas assez crédible économiquement et auprès des grands patrons,
04:01ça, on l'a documenté pas mal dans l'humanité, que depuis 2022 et encore plus 2024,
04:08il y a une volonté de se rapprocher du patronat et de suivre les préceptes du MEDEF
04:14pour être crédible sur ces questions-là.
04:18Bref, et l'autre point, c'était, on s'est fait défoncer sur nos profils, sur les profils de candidats.
04:25Quand on a une centaine de candidats, qu'on fait des tweets racistes, qu'on fait des photos avec des
04:31casquettes nazies,
04:34qui sont dans des affaires de séquestration ou autres,
04:39bon, ça a été considéré comme un gros poids.
04:44Donc, effectivement, on a viré de ce poste-là le responsable d'élection du RN.
04:52Et il a été, pendant plusieurs mois, donc les deux ans à peu près, jusqu'au municipal de 2026,
04:59le RN a commencé à communiquer sur un logiciel qui serait mis en place,
05:06en tout cas, de mettre en place des méthodes pour que ça ne se reproduise pas
05:10et qu'il n'y ait plus ces exceptions qui n'en sont pas.
05:14Et donc, là, patatras, la sénatoriale...
05:17Déjà, en 2026, je vous invite à relire des articles qu'on a faits à l'Humanité et ailleurs,
05:23il y avait déjà beaucoup de profils très problématiques.
05:26Et là, à nouveau, au sénatorial, on a des gens qui sont passés par des groupuscules néo-nazis,
05:33des gens qui font des messages à la gloire des colonies françaises, à la gloire de l'Algérie française.
05:43On a une pro-IVG, voilà, la liste est longue.
05:47Une anti-IVG, excusez-moi.
05:49Une pro-life, je voulais dire, et j'ai basculé.
05:53Mais voilà, on a plusieurs profils comme ça.
05:56On en a repéré une douzaine.
05:58On peut même aller jusqu'à une quinzaine, parce qu'il y en a beaucoup qui, en fait, sont députés.
06:03Par exemple, Laure Lavalette, Edwige Diaz, des gens qui sont quand même installés
06:07et qui ne sont pas considérés, pour reprendre la question de départ,
06:10qui ne sont pas considérés, dans le parti, comme des brebis galeuses.
06:13Personne ne veut dire que Laure Lavalette, qui a failli être maire de Toulon,
06:16qui était présentée comme un peu la grande victoire des municipales...
06:19Ce n'est pas une indésirable.
06:20Ce n'est pas une indésirable.
06:21C'est même une cadre très bien en vue.
06:23Et pourtant, dans les critères qu'avait donnés Jordan Bardella en 2024,
06:28pour dire, un tel, un tel, on les exclura, ils ne seront plus candidats du RN.
06:33Laure Lavalette, Caroline Parmentier, la liste est longue.
06:37Ils devraient en faire partie.
06:38Mais non.
06:39Mais est-ce que, déjà, il n'y a pas, dans le logiciel lui-même du RN,
06:42ce qu'ils appellent des brebis galeuses ?
06:44Déjà, est-ce qu'être nostalgique de l'Algérie, ça suffit d'être une brebis galeuse au RN ?
06:47Probablement pas.
06:47C'est ça.
06:48On se souvient de José González, le doyen qui ouvre l'Assemblée en 2022
06:53sur un discours nostalgérique complet.
06:55Oui, il y a cette question-là aussi.
06:57Est-ce qu'être islamophobe, quand c'est la ligne presque principale du parti,
07:02c'est être une brebis galeuse ?
07:04Non.
07:05Par contre, il fallait éviter d'avoir des nazis, quoi.
07:07Des nazis affichés, c'est plus...
07:09Voilà, et puis que leur racisme soit un peu trop visible, en fait.
07:12Mais surtout, si vous n'êtes pas très important et que vous êtes éjectable.
07:18Sinon, on va vous garder et puis on fera en sorte dans les interviews.
07:22Alors justement, dans les profils que tu as identifiés,
07:25pour la question des sénatoriales, quels profils t'ont marqué
07:29et qu'est-ce que ça raconte de la typologie aussi des problématiques que ça soulève ?
07:34Notamment sur les questions de lien avec les groupes musculaires, identitaires, radicaux.
07:38Il y a un candidat qui est assez emblématique,
07:40et candidat sur la liste des Français établis à l'étranger.
07:44Il s'appelle Éric Minet.
07:46Et lui, en fait, à lui seul, pratiquement,
07:48il raconte un petit peu l'histoire du RN et de ses combats, de ses lignes.
07:54Alors lui, il a 65 ans et il débute, en tout cas,
07:58dans ce qu'on a pu retrouver, des témoignages qu'on a pu recueillir,
08:01il débute sa carrière politique, son parcours politique à la fan.
08:06Enfin, d'abord dans un autre groupe politique,
08:08mais surtout à la fan dans les années 80.
08:09La fan qui est un groupuscule dont beaucoup de membres se revendiquent clairement néo-nazis.
08:16Le groupuscule lui-même revendique le terme de fasciste,
08:20revendique la suprématie, alors tout ça avec des guillemets évidemment,
08:24la suprématie de la race blanche.
08:26Ils ont même fait une campagne au milieu des années 80
08:29pour la libération de Rudolf Hess, qui était un dirigeant nazi.
08:33Voilà, ça vous donne un petit peu le pédigré.
08:36Et alors, bon, on peut se dire, il a pu changer,
08:40comme Nathalie Loiseau, qui est passée par le GUD et qui n'est plus à l'extrême droite.
08:47Redépotée macroniste.
08:51Mais en l'occurrence, Éric Minet, on le retrouve 25 ans plus tard
08:54dans un autre groupuscule antisémite.
08:59Et on le retrouve à monter un comité de soutien
09:03pour Serge Ayoub, Skinhead, qui dirigeait à l'époque, en 2013,
09:08on est au moment des dissolutions de plusieurs groupuscules d'extrême droite
09:12à la suite de la mort de Clément Méric.
09:15Et donc, à ce moment-là, Serge Ayoub est dirigeant
09:19de deux groupuscules néo-nazis.
09:23Et Éric Minet, aujourd'hui candidat du Rassemblement national,
09:26monte un comité de soutien pour cette personne-là.
09:30Et Éric Minet, donc c'est ça.
09:32C'est aussi une librairie négationniste
09:37qu'il tient en 1995 à Paris,
09:39comme un certain Frédéric Bocaletti à Toulon,
09:43même s'il le réfute aujourd'hui.
09:46Mais Libération avait exhumé une interview en 1997
09:50où il explique un petit peu que, bah oui,
09:52il y a un tel antisémite, il y a brasiliaque,
09:55il y a du moras, enfin voilà.
09:58Le pluralisme.
09:59Et Bocaletti qui est député...
10:01Et qui est, oui, donc qui est député du Var
10:03et qui est également candidat sur la liste des sénatoriales.
10:08D'accord.
10:08Voilà. Pour continuer peut-être un peu plus rapidement,
10:12mais donc, et pour rester sur Éric Minet,
10:16il est également, alors lui, il y a beaucoup de...
10:19Pardon, il y a beaucoup de tweets et de publications sur Facebook
10:22sur les colonies.
10:25Il justige un peu la repentance,
10:27alors qu'on devrait être fier de cet empire.
10:30C'est vraiment ses mots, hein.
10:32On devrait être fier de cet empire
10:33qui font le rayonnement de la France actuelle.
10:36sur ce que, personnellement, je trouve le plus choquant,
10:39c'est ses phrases sur le 17 octobre 61.
10:42Donc le 17 octobre, quand plus d'une centaine d'Algériens
10:46ont été tués, la plupart noyés,
10:48tués par la police française.
10:51Alors lui, il y a, Éric Minet, il y a une publication
10:54où il dit que, tout simplement, ça n'a jamais existé.
10:56Il y a eu un morme qui n'était pas lié à ça.
10:58Donc du négationnisme historique.
11:00Brut.
11:01Et il y a eu une autre publication
11:03où il dit que Fré et Papon,
11:05donc le ministre de l'Intérieur
11:06et le préfet de police de Paris à l'époque,
11:11ont fait, ont réagi comme ils auraient dû réagir.
11:15OK.
11:15Donc soit ça n'existe pas, soit c'était légitime.
11:17Soit ils ont bien fait.
11:18Soutien en force de l'ordre.
11:19Et ça, sur la télé française,
11:20on a bien d'autres exemples,
11:22y compris dans les listes des sénatoriels.
11:24Là, on touche à du révisionnisme, effectivement.
11:26C'est intéressant.
11:28Alors, il y a d'autres profils.
11:30Je vous renvoie vers le papier que tu as fait, Florent.
11:34Oui, parce que la liste est longue.
11:36Il y a une variété de profils.
11:38N'hésitez pas à aller dessus.
11:39Et puis, il y en aura peut-être d'autres
11:40qui vont sortir au fil de l'eau.
11:42Moi, ça me pose une question.
11:44Je voulais avoir ton avis là-dessus.
11:46Est-ce que ces cas,
11:47et le fait que le RN, finalement,
11:49malgré les mea culpa, etc.,
11:52présente ces candidats,
11:53ne montrent pas que, en fait,
11:55de son point de vue,
11:56la dédiabolisation est achevée
11:58et que, maintenant,
11:59ils sont tellement installés dans le paysage
12:01qu'ils peuvent se permettre, ces profils-là,
12:03dans le sens où le RN ne va pas s'effondrer.
12:06A priori, le RN,
12:06on peut le souhaiter,
12:07mais le RN est installé dans le paysage français.
12:09Il ne va pas s'effondrer de 30 à 2 %.
12:12Il ne va pas revenir à un parti paria
12:14d'un claquement de doigts.
12:14Il ne suffira pas de quelques profils comme ça,
12:17même s'ils commencent à faire masse,
12:20pour qu'ils soient rediabolisés.
12:22Ils se sont tellement installés
12:23dans le combat des idées, etc.
12:24Est-ce que c'est une piste ?
12:27Est-ce que je me trompe en disant ça ?
12:28Ou est-ce que c'est une piste ?
12:30Je ne sais pas.
12:31Je pense que c'est une question intéressante.
12:34D'une part, on peut penser que non,
12:36puisque, comme je le disais tout à l'heure,
12:38en 2024,
12:38ils ont vraiment considéré
12:41que leur défaite,
12:42parce que c'était une défaite,
12:43au deuxième tour des législatives,
12:45était due, en partie,
12:47mais en grande partie,
12:48à tous ces profils problématiques.
12:51Donc, ils savent qu'en fait,
12:53la stratégie de dédiabolisation,
12:55elle ne doit pas être totalement relâchée.
12:57Maintenant, il y a des indices, quand même,
12:59qui nous montrent.
12:59On voyait, ces dernières années,
13:01ils étaient un petit peu moins, quand même,
13:02dans les polémiques,
13:04où aller chercher la petite phrase
13:06qui va les faire parler,
13:07parce qu'ils n'avaient plus besoin de ça.
13:09Déjà, parce qu'ils ont d'autres parties
13:11qui reprennent leurs phrases,
13:12qui reprennent parfois leurs outrances.
13:14Ils ont Éric Zemmour,
13:15qui leur ouvrent la fenêtre d'Overton
13:19comme il faut,
13:20et qui les rend, en fait, respectables.
13:21Et donc, ils n'auraient même pas besoin,
13:23parce que tous ces gens-là, en fait,
13:25à l'arrivée, ça leur profite.
13:26Il y a un écosystème partueux.
13:27Quand je dis tous ces gens-là,
13:28c'est y compris les macronistes
13:31qui vont porter la loi immigration,
13:34qui vont porter la loi permis de tuer,
13:35qui vont reprendre des termes
13:37et des idées de l'extrême droite.
13:40On citait très récemment
13:41le budget Le Corneu,
13:42avec la question de la carence pour l'étranger,
13:44qui a fait dire à Marine Le Pen
13:45que c'était une victoire idéologique, quand même.
13:47Voilà, c'est un petit exemple récent.
13:50Mais par contre, on voit poindre,
13:52il y a, par exemple,
13:54le fait que la campagne
13:56du Rassemblement National et du Mal
13:58a démarré, là, début septembre,
14:00et qu'en fait, elle démarre vraiment
14:01avec une sortie de Jean-Philippe Languie
14:03sur l'interdiction du port du voile
14:05dans l'espace public.
14:06Ça a montré quand même une volonté,
14:09déjà, de mettre l'accent
14:10sur des thèmes très identitaires.
14:14Dans plusieurs sens du terme,
14:17identitaires, en tout cas,
14:18pour le Rassemblement National
14:19et pour ses électeurs historiques.
14:22C'est aussi,
14:24tout touché à ce genre de choses,
14:26c'est aussi une opération de diversion.
14:29Parce que là, à ce moment-là,
14:30on est quelques jours,
14:32voire même le lendemain,
14:34ou en tout cas deux, trois jours après,
14:35le passage de Marine Le Pen au MEDEF,
14:37où elle annonce notamment
14:38un plan de 125 milliards,
14:41si je ne me trompe pas,
14:42d'économie,
14:43donc d'austérité.
14:44Et en fait,
14:45on n'interroge pas là-dessus,
14:46on va l'interroger sur
14:47ce qui va faire polémique,
14:48et donc le voile.
14:49Donc voilà,
14:51peut-être qu'il y a un côté,
14:53ce n'est pas si grave
14:54si on est rediabolisé un petit peu.
14:57Parce que déjà,
14:59de temps en temps,
15:00ça peut nous faire du bien,
15:02et ça peut nous faire du bien
15:03à nos électeurs
15:04et nos soutiens historiques
15:05de les ressouder un petit peu.
15:08Mais voilà,
15:09il ne faut pas le faire trop.
15:10Et surtout,
15:10pour revenir au profil,
15:12en fait,
15:14on le voit bien,
15:14on le voit bien
15:15sur la liste des sénatoriales,
15:17quand c'est des gens
15:18qui sont installés,
15:19c'est des cadres,
15:20et bien ils s'en fichent.
15:21Et quand c'est des gens
15:22un peu plus problématiques,
15:25et bien là,
15:26on va les virer.
15:26Et c'est pareil
15:27avec de très nombreux
15:31collaborateurs parlementaires
15:32qui viennent
15:32de groupuscule.
15:34Et il y en a quelques-uns,
15:36je pense par exemple
15:37à Raphaël Eymah,
15:38qui était le chef de file
15:41de Ténésoun,
15:41un mouvement identitaire
15:43dans le sud,
15:44et qui était embauché
15:45par le député Philippe Schreck.
15:48Raphaël Eymah
15:49qui participait
15:50à des colloques
15:51sur le collaborationniste
15:54belge Léon de Grêl,
15:55ce genre de choses.
15:56Philippe Schreck,
15:57c'est très bien
15:58qui il est
15:59quand il l'embauche.
16:01Mais par contre,
16:02après,
16:02il y a eu une enquête
16:04journalistique,
16:04son nom sort,
16:05et là,
16:06ils le virent
16:07en disant
16:07« Ah bah non,
16:08on ne savait pas. »
16:09Donc quand c'est trop gros,
16:10ils sont obligés
16:11de le virer,
16:12et sinon,
16:12ils essayent de s'arranger.
16:14Ok.
16:15Merci beaucoup,
16:16Florent,
16:16pour tes éclaircissements.
16:18Et puis je rappelle
16:19qu'on renvoie
16:19à nos contenus
16:20sur l'humanité.fr
16:22et n'hésitez pas
16:23à vous abonner
16:23évidemment à la chaîne YouTube,
16:25mais aussi à nos contenus
16:26sur le site.
16:28Et puis évidemment,
16:29on va continuer
16:29à couvrir
16:29et les sénatoriales
16:31et la séquence
16:32électorale
16:32qui se poursuivra
16:33avec la présidentielle
16:34et le suivi
16:35de l'extrême droite,
16:35évidemment.
16:36À plus tard
16:37sur la chaîne de l'UMA.
16:38Sous-titrage Société Radio-Canada
16:45Sous-titrage Société Radio-Canada
16:47Sous-titrage Société Radio-Canada
16:48Sous-titrage Société Radio-Canada

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