- il y a 2 semaines
Quelle est la position des différents groupes et courants politiques kurdes en Iran ainsi qu'au Moyen-Orient dans le contexte de la guerre déclenchée par Les Etats-Unis et Israël ? Pourquoi les Kurdes misent-ils sur une solution politique et rejette l'option militaire ? Quel espoir peut naître de la création en Iran d'une coalition de sept groupes politiques autour d'un programme de paix et de démocratie ? Quelle est la situation réelle à la frontière entre l'Iran et l'Irak, particulièrement avec le Kurdistan irakien ? Réponses et analyse détaillée de la situation avec Sahar Bagheri, universitaire, et Emile Sallet, enseignant, tous les deux spécialistes des Kurdes du Moyen-Orient.
00:00 Intro : La situation des Kurdes en Iran
10:00 Les kurdes et la guerre en Iran
16:20 La situation au Kurdistan irakien
22:51 Les positions politiques en Irak
28:58 Les Kurdes du Rojava
31:52 La situation géopolitique au moyen-orient peut-elle changer les choses pour les Kurdes ?
34:22 La France et la question politique des Kurdes
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NewsTranscription
00:00Bonjour et bienvenue au Parlement européen de Strasbourg. Comment se positionnent les différents courants kurdes dans la guerre des États
00:08-Unis et d'Israël contre l'Iran,
00:10qui concernent directement les populations kurdes qui vivent non seulement en Iran, bien sûr, mais aussi tout autour, c'est
00:17-à-dire en Irak, en Turquie, au Rojava.
00:19Donc c'est toute cette zone qu'on va essayer de comprendre aujourd'hui avec vous, Sarah Bagheri et Emile
00:27Salé. Merci beaucoup. Vous êtes enseignants tous les deux, universitaires.
00:31Merci beaucoup d'être sur le plateau de l'Humanité ce matin. Je précise que vous êtes au Parlement européen
00:36sur l'invitation de la députée dans une délégation qui vient ici au Parlement européen.
00:42Alors, beaucoup d'informations ont circulé et continuent à circuler à propos de l'attitude des Kurdes au Moyen-Orient
00:50et de la guerre qui se déroule en ce moment en Iran.
00:55Et vrai ou fausse ? En partie vrai, en partie fausse. On voudrait avoir un petit peu de clarté par
01:02rapport à ça, à propos de l'attitude des différents groupes politiques
01:06et aussi des groupes militaires kurdes, puisqu'il y en a beaucoup. Peut-être qu'il faut d'abord rappeler
01:12à tous ceux qui nous écoutent, à tous ceux qui nous regardent,
01:16la situation des Kurdes en Iran. C'est une communauté extrêmement importante, 10% à peu près de la population.
01:23C'est une grande communauté.
01:26Sachant que les Kurdes, avant cette guerre, ont connu une répression, connaissent une répression énorme, dont on parle régulièrement d
01:34'ailleurs dans l'humanité.
01:36Les Kurdes connaissent cette répression du régime qui est au pouvoir en Iran.
01:42Donc, quelle est la situation ? Est-ce que, Sarah Bagheri, vous pouvez nous dresser un petit peu le tableau
01:47de ces situations,
01:48à partir de lesquelles on va parler ? Toutes les autres questions, d'une certaine manière, sont un peu adossées
01:52à celles-ci.
01:53Oui, bien sûr. Alors, les Kurdes en Iran, comme vous l'avez dit, ils font partie de troisième.
01:58Ils ont le troisième groupe national ou, si on peut dire, ethnique aussi en Iran.
02:06La population est entre 10 et 12 millions.
02:11Et on est reparti entre quatre départements principaux, majoritairement,
02:16qui sont de l'Ilam, Kermachan, Kurdistan, Ulmia ou l'Azerbaïdjan du Ouest.
02:23Ça, c'est aussi le nombre de départements qui soulèvent plusieurs questions, mais là, ce n'est pas le cas
02:30d'en parler.
02:31Et puis, ils font l'objet d'un double mécanisme d'exclusion politique en tant qu'acteurs, en tant qu
02:39'un peuple,
02:40qui doivent avoir les droits collectifs égaux, comme les autres peuples,
02:44comme par exemple les Perses en Iran, dans le structure de l'État-nation iranienne,
02:47et d'une marginalisation d'exploitation économique aussi.
02:52Donc, c'est face à ces deux mécanismes, je pense qu'ils ont commencé,
02:56depuis le début de la création de l'État-nation iranien, à résister face à ces doubles mécanismes,
03:02et pour dire, nous aussi, on est un peuple, on a notre droit collectif en tant qu'un peuple.
03:08Et donc, la réponse à cette résistance, c'était l'oppression, le déni par les États,
03:14à la fois l'État sous les monarchies, par la vie des deux régimes, par la vie,
03:19et sous la République islamique d'Iran, qui est le sujet actuel.
03:23Et donc, sur le plan politique, les peuples kurds sont le plus,
03:31on peut dire, l'opposition le plus organisée, la plus organisée en Iran,
03:35sur le plan organisationnel, politique, discursif, et aussi, effectivement, militaire.
03:41Et j'aimerais bien aussi ajouter que les forces militaires pour les Kurdes,
03:44il s'agit d'une force d'autodéfense, c'est-à-dire, face aux violences de l'État,
03:50ils ont pris l'arme pour se défendre.
03:52À l'intérieur de l'Iran ?
03:54À l'intérieur de l'Iran, mais l'histoire, après, c'est un peu plus compliqué,
03:58si on veut aller un peu plus en détail.
04:00Surtout après la révolution 1979, quand Roménie appelle un djihad contre le kurde,
04:07c'est quoi le choix ?
04:08Soit ils devaient se soumettre à un nouvel État islamique en Iran,
04:15soit ils devaient résister.
04:16Donc, ils ont pris la décision de résister face à cette violence.
04:19Et pour cela, donc, ils ont pris la hausse.
04:22Et ils ont résisté face à la violence de l'État.
04:26Mais après, ils ont dû se réfugier les partis politiques principaux à cette époque,
04:33y compris le PDK et le Komala, le Parti démocratique du Kurdistan iranien et le Komala.
04:40Et puis, ils ont dû se réfugier au Kurdistan d'Irak, ce qu'on appelle donc Bashur.
04:46Et pour le Kurdistan d'Iran, politiquement, on l'appelle Rojalad, c'est-à-dire l'est du Kurdistan.
04:55Et donc, là, c'est la question ici, quand on part de là, après peut-être on va y aller
05:03un peu plus en détail,
05:04le retour du Kurdistan au Rojalad, c'est une question de toujours, depuis toujours.
05:10Ils étaient obligés pour, à la fois, protéger leur peuple à l'intérieur et aussi préserver leur organisation,
05:18de se réfugier au Kurdistan iranien.
05:20Et puis, sur le plan économique aussi, ils subissent des marginalisations, des politiques,
05:25on peut les appeler aussi de type politique coloniale face au peuple kurde,
05:31parce qu'ils n'ont pas le droit eux-mêmes de, ce n'est pas eux qui décident comment on
05:35utilise les ressources naturelles,
05:37comme l'eau, comme l'or, comme le pétrole kurdisant iranien.
05:43Et c'est l'État, pour ce projet de développement économique et de développement politique,
05:50qu'il repartit la richesse.
05:52Et on est face à une dynamique centre-périphérie, pour un peu être clair,
05:58dans laquelle la périphérie qui est le Kurdistan est économiquement marginalisée.
06:04Le taux de chômage le plus élevé, le taux d'inflation le plus élevé, la pauvreté le niveau plus élevé.
06:09C'est d'ailleurs là, par exemple, quand les révoltes ont commencé en janvier 2026,
06:14les villes kurdes aussi, y compris à Ilham et Kermachand, les gens se sont descendus dans la rue parce qu
06:20'ils étaient,
06:21en fait, ils subissaient...
06:21Ils ont fait partie des manifestations au premier groupe.
06:24Exactement, ils font partie des premiers groupes et ils subissaient dans une situation économique difficile.
06:32Émile Salé, est-ce que vous voulez ajouter un mot par rapport à cette situation des Kurdes à l'intérieur
06:38de l'Iran jusqu'à maintenant, j'allais dire ?
06:41Bonjour et merci pour choisir ce sujet important.
06:48Oui, je suis d'accord, donc, Madame Sahar a bien expliqué la situation kurde en Iran.
06:56En fait, ce que je voulais ajouter, c'est que l'Iran, c'est un beau pays,
07:02mais un beau pays qui est multithétique ou multinational.
07:08Et dans ce pays-là, comme on a expliqué,
07:17les Kurdes ont un rôle important.
07:21Toujours parce que les Kurdes combattent pourquoi ?
07:28Pour reconnaître leurs droits, leurs cultures et leur histoire riche.
07:36Mais ce qui s'est étonnant, parce que, comme j'ai dit, leur demande toujours, c'est pacifique.
07:47C'est très raisonnable, démocratique.
07:52D'après, voilà, comme les partis kurdes dans le statut ou les déclarations des congrès, etc., toujours...
08:05C'est la paix qui est mise en avant.
08:07Voilà, exactement, c'est ça.
08:08Mais ce qui s'est inquiétant, c'est la kurdophobie.
08:18Toujours.
08:19On rencontre, par exemple, des termes inconnus et c'est pas vraiment scientifiques,
08:28comme par exemple on dit, c'est séparatiste.
08:32Voilà, on essaie de diviser les pays, etc.
08:37Et ce qui s'est important, ça influe sur l'Europe aussi.
08:42Parce que les pays qui gouvernent les pays kurdes,
08:49en Europe en particulier, on a publié ce terme,
08:55ce terme, comme on voit par exemple, pour les juifs.
09:01Mais pour les juifs, les pays européens, jusqu'à là,
09:06et ce que je vois dans le contexte scolaire,
09:10on voit, on a beaucoup de programmes pour, alors, diminuer le niveau de quoi ?
09:19Antisémitisme.
09:19Mais pour les Kurdes...
09:21On va en parler peut-être après de ces questions.
09:24Voilà exactement ce que je veux.
09:26Quand les Kurdes demandent leurs droits
09:29par les gouvernements régionales
09:34qui gouvernent les Kurdistes,
09:37la haine,
09:39et voilà, ça augmente exactement
09:44ce qui menace les Kurdes et leur demande pacifique.
09:49Alors, la guerre déclarée par Israël
09:53et par les États-Unis,
09:55les premiers tirs contre l'Iran
09:57en quelques jours maintenant.
09:59Qu'est-ce qu'on peut dire ?
10:00Qu'est-ce qu'on sait ?
10:01Qu'est-ce que vous savez de l'attitude des Kurdes
10:03aujourd'hui à l'intérieur ?
10:05Ceux qui sont...
10:06On parlera ensuite des différentes positions
10:08autour de l'Iran.
10:10Mais qu'est-ce qu'on sait de la position ?
10:12Comment les Kurdes en Iran voient cette guerre à l'heure actuelle ?
10:15Est-ce qu'on a des éléments, des points sur lesquels
10:19on peut s'accrocher pour dire
10:20voilà un peu l'ambiance qui règne
10:22à propos de cette guerre du côté des Kurdes ?
10:24Bien sûr.
10:25Pour répondre à votre question,
10:26peut-être que ce serait mieux si je me réfère
10:29au positionnement des partis politiques kurdes
10:35qui représentent les demandes du peuple kurde.
10:39Donc actuellement, on peut parler de sept partis politiques majeurs
10:45qui ont créé une coalition.
10:47Dans cette coalition, il y a six partis politiques.
10:50Les sept reconnaissent déjà cette guerre.
10:54Pour eux, ce n'est pas leur guerre.
10:56C'est une guerre entre l'Iran,
10:58la République islamique d'Iran et Israël et les États-Unis.
11:02Et la majorité sont d'accord que c'est la République islamique d'Iran
11:06qui a imposé cette guerre au peuple.
11:09Mais donc, ils ne sont pas pour la guerre, effectivement.
11:15Et ils pensent que quand il y a la guerre,
11:17le peuple, là, on ne parle plus de peuple.
11:21Mais ils pensent aussi, en tant que force politique,
11:24il faut aussi se préparer à tout scénario.
11:26Donc on a la responsabilité envers notre peuple
11:29pour les protéger et pour les préparer aussi à l'avenir
11:33parce qu'à chaque fois, les guerres sont aussi
11:35les événements transformatifs.
11:38C'est-à-dire, ils vont changer les ordres.
11:39Et pour cela, il faut être prêt,
11:41surtout pour des forces politiques
11:43qui luttent depuis des années.
11:46Jusqu'à maintenant,
11:48les partis politiques kurdes,
11:50il y a tellement de sujets,
11:52comme on en a parlé tout à l'heure,
11:54sur les Kurdes,
11:56où ils analysent la situation,
12:00mais ils disent par rapport à ce qui se passe
12:03dans la guerre actuelle,
12:05ils veillent sur ce qui se passe attentivement
12:09et ils insistent sur le fait que
12:10nous, on ne veut pas être les soldats de cette guerre.
12:14On sait bien, on est pris en auto
12:17entre les feux des deux,
12:18des États-Unis,
12:20des bombardements des États-Unis et Israël.
12:22On est tous entre deux.
12:22Et de l'autre côté,
12:23l'Iran qui riposte en bombardant l'air 15.
12:27Et justement, ce matin,
12:28on a vu l'actualité
12:30qu'un des membres du parti politique du Comala
12:32a été tué suite au bar de Mont-
12:37On est mercredi matin, je le précise.
12:39Oui, c'est ça.
12:40C'est mercredi matin, le 11 mars 2026.
12:43Oui, bien sûr.
12:44Donc, pour eux,
12:45mais après, en tant que force politique,
12:47ils reconnaissent aussi leur droit
12:48à se préparer
12:52et peut-être aussi faire des alliances
12:55avec les autres forces,
12:59pas forcément,
13:01les différentes forces étatiques et non étatiques.
13:04Et ils ont insisté dans la coalition
13:06qu'ils ont déclaré,
13:07qu'ils ont construit avant la guerre.
13:09Leur objectif principal,
13:11c'est de mettre en fin le régime
13:13et lutter pour le droit
13:16à l'autodétermination du peuple kurde
13:20dans le cadre d'un Iran démocratique
13:23où l'identité est reconstruite
13:26en reconnaissant le pluralisme démocratique
13:29dans le pays,
13:29c'est-à-dire en n'ayant pas
13:31qu'il y a la diversité nationale
13:32comme on en a parlé.
13:33Ce que vous avez décrit
13:34au début de cet entretien.
13:36Exactement.
13:37Est-ce qu'à l'heure actuelle,
13:40j'allais dire,
13:41les Kurdes subissent une répression,
13:43je parle à l'intérieur de l'Iran là,
13:45est-ce qu'ils subissent une répression
13:46accrue du régime ou pas ?
13:49Comment ça se passe ?
13:50Qu'est-ce qu'on sait à l'heure actuelle ?
13:52Alors, vous savez que le pays entier,
13:55entièrement,
13:56c'est sous le blackout.
13:57Donc, on a du mal à avoir
13:58l'accès permanent aux informations.
14:01On sait que le pays,
14:03il y a tellement beaucoup de bombardements
14:07dans la région kurde
14:08qui montrent aussi à quel poids
14:10la région a été militarisée.
14:12Il y a tellement des bases,
14:14des guerrières de la révolution,
14:15des bases sécuritaires,
14:16bases militaires.
14:18Donc, quand la guerre a commencé,
14:20il s'est développé tout de suite
14:22au Kurdistan,
14:22dans la région kurde.
14:23Et Rouge à Latte,
14:24je me réfère plutôt.
14:25Ça, c'est d'un côté
14:28qui a vraiment perturbé
14:30la vie du peuple.
14:31Et de l'autre côté,
14:32c'est le régime
14:33qui déplace
14:35donc ces forces armées
14:36dans les zones
14:38comme les écoles,
14:39dans les hôpitaux.
14:40Et par exemple,
14:40dans les villes
14:41comme Marivan,
14:42comme Abdanan,
14:43les gens se sont,
14:44en fait,
14:44ils ont montré
14:47leur colère
14:49et inquiétude
14:49face à cette utilisation
14:51des espaces publics
14:53comme...
14:54Les lieux militaires.
14:55Exactement.
14:55Et puis aussi,
14:56ils reçoivent régulièrement
14:58des messages,
14:59des menaces,
15:00comme quoi,
15:02ben voilà,
15:02vous êtes sous surveillance.
15:03Il ne faut pas faire ci,
15:05il ne faut pas faire ça,
15:06vos activités.
15:07Donc oui,
15:08ils sont effectivement
15:09sous contrôle
15:11et pression politique.
15:13Alors ça,
15:13c'est la situation
15:14à l'intérieur
15:16de l'Iran
15:17que vous êtes en train
15:18de nous décrire.
15:19Il y a évidemment,
15:20et le contexte est global,
15:22il y a évidemment
15:23ce qui se passe
15:23aux frontières
15:24à l'heure actuelle
15:25dont on parle pas mal
15:26puisque vous le disiez
15:27tout à l'heure,
15:27on a l'Irak
15:29qui est frontalière,
15:30une très grande frontière
15:32avec l'Iran
15:32et on a
15:34un gouvernement
15:35autonome
15:36irakien,
15:38kurde,
15:38pardon,
15:39le kurdistan irakien
15:40au nord,
15:41au nord-est
15:42de l'Irak.
15:45On voit bien
15:46qu'il s'y passe
15:46des tas de choses.
15:47Vous disiez
15:47qu'il y a des tas
15:48de groupes militaires,
15:49c'est aussi le cas.
15:49Il faut qu'on essaie
15:52de réfléchir
15:52à cette question-là,
15:53enfin de comprendre
15:54ce qui se passe,
15:54c'est-à-dire qu'au Kurdistan
15:56aujourd'hui
15:57et en Irak
15:58en règle générale,
15:59il y a beaucoup
15:59de groupes militaires,
16:00il n'y a pas une armée
16:03officielle d'État,
16:03enfin il y en a une,
16:04mais il n'y a pas que ça.
16:05On est dans une situation
16:07beaucoup plus complexe.
16:08Qu'est-ce qui se passe
16:09justement
16:10à cette frontière
16:11dont on a parlé ?
16:12On a entendu parler
16:12de bombardements
16:13qui ont été faits
16:13par l'Iran sur Erbil
16:15par exemple,
16:16parce qu'il y a
16:16une base américaine,
16:17etc.
16:17Quelle est la situation
16:19sur le Kurdistan irakien
16:24à l'heure actuelle ?
16:24Est-ce que vous savez ça ?
16:25Alors,
16:26sur le Kurdistan irakien,
16:27comme vous l'avez dit,
16:28il y a des bombardements
16:29et les bombardements
16:30sont plutôt,
16:32en fait,
16:33les cibles sont plutôt
16:34les campes
16:34des partis politiques kurdes,
16:35mais il y a aussi
16:36les zones civiles
16:38qui ont été à Erbil
16:39et qui ont été ciblées
16:41par le régime.
16:42Les partis politiques
16:43du Kurdistan,
16:44du Rojala,
16:45du Kurdistan d'Iran,
16:46certes,
16:46ils sont armés,
16:47mais dans le cadre
16:49de coalition,
16:50l'un des objectifs
16:51justement,
16:51c'est de unifier
16:53les forces armées kurdes.
16:55Donc,
16:56pour empêcher,
16:58et pour...
16:58C'est le but,
16:59c'est quoi ?
16:59Voilà,
16:59c'est ça.
17:00Le but,
17:00c'est de se préparer
17:03mieux à défendre
17:04le peuple,
17:06se coordonner
17:07entre eux
17:07beaucoup mieux
17:08et éviter,
17:09au cas où
17:10ils sont des partis
17:11politiques,
17:11donc,
17:12en fait,
17:12résoudre les problèmes
17:13entre eux
17:14par les voies politiques
17:15et pas armées.
17:16Et puis aussi,
17:18ça fait partie aussi
17:19d'une des demandes
17:20le plus...
17:22En fait,
17:24on demande
17:24de long terme
17:25de société civile
17:26aussi kurde
17:27de Rojalad
17:28face au parti politique,
17:30de se unifier
17:31sur les objectifs
17:34communs
17:34du peuple kurde.
17:36Et à cet état-là,
17:38ils n'ont commis
17:38aucune menace
17:40contre le régime
17:41iranien
17:42à la frontière.
17:43Non plus aussi
17:44pendant la guerre
17:45de 12 jours
17:46en juin 2025,
17:49ils n'ont commis
17:49aucune menace
17:50contre le régime
17:50iranien,
17:51alors qu'il a commencé
17:52tout de suite
17:53par les réponses
17:53parce qu'ils voient
17:54à l'intérieur du pays
17:55les Kurdes
17:56comme son ennemi
17:57principal.
17:58Et puis aussi,
17:58pendant le soulèvement,
18:00enfin,
18:00Ville Liberté encore,
18:01il a bombardé
18:03les camps
18:03des partis politiques
18:04kurdes
18:04alors qu'ils n'ont
18:05commis
18:05aucune menace.
18:07Et donc,
18:08j'aimerais bien aussi
18:09ajouter une autre chose
18:11sur cette question,
18:13c'est que là,
18:14il y a beaucoup
18:16de questions
18:16autour de comment
18:17ils vont faire
18:18les partis politiques kurdes.
18:19Il y a tellement
18:20des informations
18:20qui sont fausses.
18:21Et on a vu
18:22sur les médias
18:23de CNN
18:24jusqu'à les chaînes
18:25israéliens
18:26comme quoi
18:27il y a des milliers
18:28de forces kurdes
18:29qui sont dépassées
18:30les frontières
18:30et qui sont rentrées kurdes.
18:32Mais ce n'est pas vrai.
18:33Déjà,
18:33les déclarations,
18:34les porte-parole
18:35des partis politiques,
18:36ils ont pu le monde
18:38rejeter toutes ces informations,
18:39refusées,
18:40et ils ont dit
18:41que ce n'est pas du tout vrai
18:43parce que,
18:44j'aimerais bien insister,
18:46ils sont des forces
18:46pas uniquement militaires,
18:48ils sont des forces politiques.
18:49Ils ont un lien organique
18:51avec le peuple à l'intérieur.
18:53Donc,
18:53ils ont des calculs,
18:55des raisonnements politiques.
18:56Ils ne sont pas des milices
18:56pour juste prendre le contrôle
18:59sur un territoire.
19:00Ils savent que
19:02la situation doit être idéale
19:06pour retour au Kurdistan
19:08et des iraniennes.
19:09Ils ont aussi insisté,
19:10les dirigeants
19:11de différents partis politiques,
19:12ils ont dit
19:12qu'on ne va pas sacrifier
19:14nos forces armées
19:17parce qu'ils ont aussi
19:18en même temps
19:18les forces militaires
19:19et politiques.
19:21Et puis aussi,
19:23une autre chose,
19:24c'est qu'on sait
19:25que la situation
19:27à l'intérieur aussi,
19:27c'est important.
19:28Il faut que le peuple
19:29soit prêt.
19:30Ça dépend aussi,
19:31avant tout,
19:32d'un affaiblissement
19:35significatif
19:36de pouvoir
19:36au centre de l'Iran.
19:37Il ne faut pas que le régime
19:38ait le pouvoir encore
19:40massacrer le peuple.
19:41Donc,
19:41ils ne sont pas prêts
19:42à mener des actions.
19:45Émile Salé,
19:46un petit mot
19:47sur justement
19:48cette situation
19:49au Kurdistan irakien.
19:52Comment vous voyez
19:53les choses,
19:54vous,
19:54à l'heure actuelle ?
19:55Les partis politiques
19:57qui se situent
19:59en Kurdistan irakien,
20:02on a,
20:03il y a longtemps,
20:05mais actuellement,
20:07on se trouve
20:08dans une situation
20:11délicate.
20:12Pourquoi ?
20:13Parce que
20:13les partis politiques
20:14kurdes,
20:16on a une bonne position
20:17d'un peuple kurde iranien.
20:20Mais,
20:21avant,
20:23c'était
20:25individuel
20:25des partis.
20:27Mais,
20:27ça fait,
20:28c'est pas longtemps,
20:29presque,
20:31quelques jours,
20:32une dizaine de jours,
20:34presque,
20:34on a créé
20:35une coalition.
20:36C'est ça,
20:37c'est ce que disait
20:38il y a un instant.
20:39Voilà,
20:39ce qui s'est amené
20:42beaucoup de groupes,
20:44quand même,
20:45opposition iranienne aussi,
20:47en ligne,
20:49pour savoir
20:49qu'est-ce qu'ils
20:50veulent,
20:52alors,
20:52les partis
20:53curds iraniens.
20:54n'existaient pas réellement.
20:56Exactement.
20:57Mais,
20:58comme j'ai dit,
21:00ça peut,
21:00c'est pas
21:02une crainte
21:03pour l'opposition iranienne.
21:05Parce qu'on a bien déclaré aussi,
21:07les représentants
21:08de cette coalition,
21:11ça peut aider
21:12l'opposition iranienne
21:15pour le futur
21:17Iran,
21:18en fait.
21:20qui protège
21:20les frontières,
21:21j'allais dire,
21:22cette fameuse frontière
21:25entre l'Irak,
21:27le Kurdistan irakien
21:29et l'Iran,
21:30qui est-ce qui protège ?
21:31Alors,
21:31on sait bien
21:32que ça doit être pour eux
21:33à certains endroits,
21:34ça doit pas être,
21:35il n'y a pas une ligne
21:36de protection,
21:37mais
21:39elle n'est pas
21:39attaquée,
21:40cette ligne
21:41à proprement parler.
21:43Avant de répondre
21:43à votre question,
21:44j'aimerais juste
21:44ajouter une information
21:47sur la coalition,
21:49la coalition a été créée
21:51donc avant la guerre,
21:53une semaine avant la guerre,
21:55mais c'est le résultat
21:56de huit mois de discussion
21:57dans le cadre
21:58du centre de dialogue
21:59des partis politiques.
22:00Avant,
22:01il y avait aussi
22:02un centre de coopération
22:03des partis politiques.
22:04Donc,
22:04ça veut dire
22:05que c'est le résultat
22:07des années
22:08et après des mois
22:09de travail politique.
22:11Exactement.
22:12Et pour répondre
22:12à votre question,
22:14les frontières
22:14sont maintenant
22:15du côté du Kurdiste
22:16de Rojala
22:17du Kurdistan iranien
22:17sont contrôlées
22:18par l'État iranien,
22:19par le régime iranien,
22:20par les gardiens
22:20de la révolution
22:21et par les forces armées
22:23du régime iranien
22:25et du côté
22:25de Bajou,
22:26du Kurdistan irakien,
22:27par les forces
22:28du gouvernement
22:29régional kurde
22:31en Irak.
22:31Donc,
22:32les partis politiques
22:34kurdes,
22:34ce n'est pas
22:34où qu'ils ont le contrôle.
22:35À demeure cette situation.
22:37Oui, oui, oui.
22:37Non, ce n'est pas du tout.
22:38On n'est pas dans
22:38une situation
22:39où c'est où
22:39qu'ils prennent
22:40le contrôle
22:41sur les frontières.
22:42D'accord.
22:43Parlons aussi
22:44des réactions politiques
22:45du coup en Irak,
22:47aussi bien dans
22:47le Kurdistan irakien
22:48qu'en Irak
22:49en règle générale.
22:50Quelles sont
22:51les positions
22:52à l'heure actuelle
22:53des uns et des autres,
22:55gouvernement irakien
22:57et gouvernement
22:58aussi du Kurdistan irakien,
23:00quelles sont
23:00les positions
23:01des uns et des autres
23:01par rapport
23:02à ce qui se passe ?
23:03Alors,
23:04ils sont avant tout
23:05très inquiets.
23:06Ils savent
23:06que cette situation
23:08va les impacter
23:08aussi la guerre
23:09à la fois
23:10à court terme
23:11et sur le long terme
23:12va les impacter
23:13sur le plan politique,
23:14sur le plan économique
23:15et aussi sur le plan
23:17géopolitique.
23:20Surtout que là,
23:21le Kurdistan
23:22de Bashur
23:23et c'est comme
23:26la...
23:26Donc,
23:27comme je vous ai dit,
23:27le refuge
23:28des partis politiques
23:29d'Iran.
23:32Donc,
23:32les dirigeants
23:33de différentes...
23:33à la fois
23:34du gouvernement
23:34régional
23:35kurde,
23:35ils ont dit
23:36qu'on veille
23:37sur cette situation,
23:38on est là
23:38pour le paix,
23:39nous,
23:40on est les forces
23:40stabilisateurs
23:41dans la région
23:42et on ne veut pas
23:43donc que la guerre...
23:45On ne veut pas
23:46se mêler
23:46dans une guerre.
23:47Donc,
23:47eux aussi,
23:48ils ont refusé.
23:49Il y a différents
23:49aussi d'autres partis
23:50politiques là,
23:51par exemple,
23:52Suleymanie aussi,
23:53où ils ont dit
23:53nous non plus
23:54aussi,
23:54on n'est pas là
23:55pour cette guerre,
23:56on n'est non plus
23:57aussi pas d'accord
23:57pour mêler
23:58les forces kurdes
23:59dans une guerre,
24:00les réduire
24:01aux milices
24:02et donc,
24:04sans,
24:04par exemple,
24:05avoir une coopération
24:06aussi politique
24:06avec eux.
24:08Et le président
24:10du Parti démocratique
24:11du Kurdistan
24:12irakien aussi,
24:13il a demandé
24:15aussi à les deux,
24:17en fait,
24:18forces en guerre,
24:19c'est-à-dire
24:19les États-Unis
24:20Israël
24:20et l'Iran,
24:21ne pas donc
24:22mêler le Kurdistan
24:24irakien
24:24dans cette guerre.
24:26Et qu'il a dit
24:26nous aussi,
24:27les forces,
24:28nous forces surtout
24:29là face aux riposes
24:30du régime iranien,
24:31alors qu'ils n'ont
24:32commis aucune menace
24:33contre l'Iran
24:34et qu'on ne peut pas
24:36tolérer autant
24:37de menaces
24:37de votre part.
24:38Alors,
24:38vous parliez tout à l'heure
24:39des,
24:40on en parlait
24:41dès le début d'ailleurs,
24:42des fausses nouvelles
24:43qui circulent
24:44ici ou là.
24:45Il n'y a nulle part,
24:46selon vous,
24:47des pourparlers
24:48en cours
24:49entre des Kurdes
24:50d'Irak
24:51et,
24:52par exemple,
24:52les Israéliens
24:53et les États-Unis
24:54pour intervenir
24:57quelque part
24:58dans cette guerre.
24:59Il n'y a pas ce type
25:00de pourparlers
25:01à l'heure actuelle.
25:02Qu'est-ce que vous en pensez ?
25:02Alors,
25:04certes,
25:04comme vous l'avez dit,
25:05dans les médias,
25:06il y a tellement
25:06d'informations
25:07qui circulent.
25:08On le dit,
25:09dans les médias accidentaux,
25:10on dit,
25:10il y a des bons parlais,
25:11ils se préparent.
25:12Mais si,
25:13par exemple,
25:13je me réfère
25:15au porte-parole
25:16du Parti démocratique
25:18du Kurdistan
25:18iranien,
25:19par exemple,
25:19M. Khaled Azizi,
25:22hier,
25:22il a fait
25:23une conférence presse
25:24aux États-Unis.
25:25Il a dit
25:26qu'on n'a pas été
25:27contactés
25:28par les États-Unis.
25:29Donc,
25:30soit sur ce sujet
25:31de coopération militaire
25:33ou politique,
25:34non,
25:34pas encore.
25:34Mais,
25:34donc,
25:35les informations
25:36circulent.
25:37Et je crois
25:37que d'un côté,
25:38il y a une volonté
25:39de mettre la pression
25:40sur les forces kurdes.
25:41on sait,
25:43la situation
25:44va les impacter.
25:46Donc,
25:46ils doivent décider
25:47après de comment réagir
25:48face à cette situation.
25:49Mais c'est à eux-mêmes
25:52de décider
25:53comment le faire.
25:54Et face à toutes
25:54ces fausses informations
25:56aussi qui circulent,
25:57en même temps aussi,
25:58donc,
25:58le régime iranien
25:59réagit fortement
26:01face à eux.
26:01Donc,
26:01les bonvards
26:02par rapport à ça.
26:03Donc,
26:04là,
26:04je critique
26:05et je suis vraiment
26:06contre à tous
26:09ces analyses
26:10disent qu'on voit
26:11dans certains médias
26:13comme quoi
26:13qu'ils ne mettent
26:14que l'accent.
26:15Et on voit d'ailleurs
26:16dans les images,
26:16il n'y a que l'image
26:17des forces armées kurdes.
26:19Ils sont donc
26:19toute la question kurde
26:21est en fait supprimée.
26:24On nous met de côté
26:25et on n'en sait
26:26que sur la cause.
26:28Exactement.
26:29Emile Saleh,
26:29votre opinion aussi là-dessus,
26:31votre point de vue,
26:31la manière dont vous voyez
26:32les choses par rapport
26:33justement à cette situation,
26:37j'allais dire,
26:38militaire.
26:39Il n'y a pas
26:39de situation militaire
26:40réelle à l'heure actuelle
26:42entre les Kurdes d'Irak,
26:44qu'il soit du Nord
26:44ou qu'il soit d'Irak
26:45en général.
26:47Et l'Iran,
26:48il n'y a pas
26:49de conflit
26:50à l'heure actuelle
26:51et personne du côté kurde
26:52en tous les cas
26:53n'a envie
26:54ni l'intention
26:55de rendre
26:56conflictuel et militaire
26:57une situation
26:58qu'ils considèrent
26:58comme,
26:59vous venez de le dire,
27:01Sahar Bagheri,
27:01comme une situation politique
27:02mais pas comme
27:03une situation militaire
27:04avant tout.
27:06Ce qu'on voit,
27:09je pense,
27:11les partis politiques
27:13n'ont pas envie
27:15d'intervenir militaire
27:18parce qu'actuellement,
27:19comme on a déjà bien expliqué,
27:21la situation n'est pas idéale
27:23pour intervenir.
27:26Mais quand même,
27:28il y a beaucoup de questions
27:30sur cette situation,
27:32on dit
27:33c'est une opportunité,
27:35une occasion.
27:36C'est exactement
27:36le mot
27:37et la question
27:38que j'allais vous poser.
27:39Mais les partis politiques,
27:40en particulier
27:42Padekhaï,
27:43le parti démocratique
27:44Kurdistan d'Irania,
27:46a une histoire
27:49de 80 années
27:51de combattre.
27:52Et il a déjà
27:53passé plusieurs étapes
27:56et plus,
27:56par exemple,
27:57ceux qui créaient,
27:58par exemple,
27:59République,
28:00Kurdistan à Mahabat
28:02par politique
28:03de ce parti-là.
28:05Donc,
28:05on trouve
28:06et actuellement,
28:07on est six partis,
28:09on a déjà créé
28:10une coalition.
28:12Je pense,
28:13on ne fait pas risque.
28:14C'est un point positif.
28:15Oui,
28:15on ne fait pas risque
28:16parce qu'actuellement,
28:18ce qu'on voit,
28:19c'est vrai,
28:21c'est un conflit.
28:25Mais ces conflits,
28:27en fait,
28:28c'est par missiles,
28:29missiles,
28:30par avion et par drone.
28:32Mais je crois,
28:33ce qu'on trouve,
28:34c'est déjà un peu
28:35tôt pour intervenir.
28:37Voilà.
28:38On va parler,
28:39on va élargir un petit peu
28:41géographiquement
28:41la question.
28:42Des Kurdes,
28:43il y en a beaucoup
28:44au Moyen-Orient,
28:45il y en a au Java,
28:45on le sait,
28:46donc dans le nord de la Syrie.
28:48Il y en a également
28:49en Syrie,
28:50autour des villes.
28:51On connaît les problèmes
28:52qu'il y a eu récemment.
28:55Il y en a en Turquie,
28:56bien entendu.
28:57Quelle est l'importance
28:58de ces pays,
28:59la Turquie,
29:01la Syrie,
29:02dans le conflit
29:02qui se déroule
29:03à l'heure actuelle ?
29:03Je veux dire,
29:05par exemple,
29:05que pensent
29:06les Kurdes du Rojava,
29:07de ce qui est en train
29:08de se passer ?
29:09Parce qu'on a des contacts
29:10plus faciles,
29:11j'allais dire,
29:11avec eux.
29:12Leur situation est loin
29:13d'être simple,
29:14bien sûr.
29:14mais qu'est-ce qu'ils en pensent
29:16de ces guerres ?
29:17Comment ils voient les choses ?
29:18Alors, oui,
29:18comme vous l'avez dit,
29:19les Kurdes sont repartis
29:21entre quatre états-nations.
29:23Quand il se passe des choses
29:24en partie,
29:26ça va impacter
29:27les autres partis.
29:29Et cette guerre
29:32géopolitique
29:32va sûrement changer
29:35les balances régionales.
29:37C'est ce qui inquiète
29:40beaucoup la Turquie,
29:41surtout,
29:42qui a commencé
29:43dès maintenant
29:44à menacer
29:46les forces kurdes,
29:47comme par exemple
29:48le Parti pour la vie
29:49libre,
29:49comme Péjac.
29:51Et puis aussi,
29:55il a trop insisté.
29:57En fait,
29:58il a essayé
29:58de jouer
29:58un rôle intermédiaire
29:59pour empêcher
30:00la guerre
30:01et pour que
30:02les négociations
30:03entre les États-Unis
30:04et l'Iran
30:05puissent donner
30:06à boutisme.
30:08Donc,
30:09du côté du cœur
30:09de Rojava,
30:11si la balance
30:13régionale,
30:14l'affaiblissement
30:15du régime
30:16iranien
30:18impacte déjà
30:20la manière
30:21dont Israël
30:22voit les choses
30:23dans la région.
30:24C'est-à-dire quoi ?
30:36C'est-à-dire
30:38peut-être la Turquie.
30:40Donc,
30:40Rojava,
30:41là,
30:41ils veillent
30:42sur la situation.
30:44Ils n'ont pas encore,
30:45à ma connaissance,
30:48pris en position
30:50claire là-dessus
30:50parce qu'ils ont déjà
30:51eux-mêmes,
30:52ils sont trop occupés
30:54avec leurs problèmes.
30:55Oui,
30:56mais
30:57l'affaiblissement
30:58du régime iranien
30:59peut-être va un peu
31:03laisser l'espace
31:05aux forces
31:05Kurdes
31:06au Rojava
31:06de se renforcer
31:09parce que,
31:10comme ça va être
31:11la Turquie
31:12qui va être
31:13dans une rivalité,
31:15conflit,
31:16tension
31:16avec l'Israël,
31:18peut-être
31:18le soutien
31:19vers Jolani
31:20va un peu
31:21diminuer,
31:21ce qui va renforcer
31:22la place des forces
31:23Kurdes au Rojava.
31:24Mais oui.
31:25Alors,
31:25Émile Salé,
31:27tout à l'heure,
31:27a parlé d'opportunités,
31:30c'est un mot
31:30qui nous vient en tête
31:31mais on n'a pas envie
31:32de le prononcer
31:33non plus
31:33dans ces circonstances-là
31:34parce que ce sont
31:35des circonstances de guerre
31:36qu'il y a des morts
31:37et que c'est extrêmement grave.
31:39Mais est-ce que vous diriez
31:40que ce qui se passe
31:42au Moyen-Orient
31:43depuis quelques jours,
31:43alors on n'a pas parlé
31:44du Liban
31:44qui est un autre aspect
31:46de la question
31:46et qui concerne aussi
31:48les Kurdes,
31:49bien sûr,
31:49en partie,
31:50est-ce que vous pensez
31:52que cette situation
31:53est de nature,
31:54mais vous venez de le dire,
31:55est de nature
31:55à changer les choses,
31:56c'est sûr,
31:57et d'apporter
31:58de nouvelles opportunités
31:59aux Kurdes
32:00et pas seulement
32:01une situation statique,
32:04une situation passive
32:05où ils seraient en train
32:05de regarder passer les missiles
32:06sans rien pouvoir faire.
32:08Ce n'est pas du tout
32:08la situation
32:09qui se déroule
32:10à l'heure actuelle
32:11du côté kurde.
32:12Alors, effectivement,
32:13oui,
32:14il y a le mot opportunité
32:16circule le terme,
32:17circule aussi,
32:17ça fait partie aussi
32:18dans des mots politiques
32:20quand il y a la guerre
32:22et historiquement,
32:23j'aimerais bien
32:23aussi insister,
32:24historiquement,
32:25les Kurdes,
32:25comme les États
32:26dans la région,
32:27ne sont pas prêts
32:28à répondre
32:29et à reconnaître
32:31leurs revendications,
32:34leurs luttes légitimes.
32:35Normalement,
32:35pendant les périodes
32:37de paix,
32:37c'est difficile
32:38pour eux
32:38d'obtenir
32:39des résultats concrets.
32:42Donc,
32:43les guerres,
32:44à la fois,
32:45elles sont transformatives,
32:46elles ont changé
32:47les statuts de peuple.
32:49Après la première guerre mondiale,
32:51donc la répartition,
32:53la création
32:53de moyens orient
32:54et puis la deuxième guerre mondiale,
32:56on avait la création
32:57comme tout à l'heure,
33:00oui,
33:01il a juste été mentionné,
33:03la création
33:03de républiques de Kurdes
33:04qui sont basées
33:04à Mahabakh.
33:06Et puis,
33:06donc,
33:06ça va créer
33:07une opportunité
33:08qui va dépendre
33:10de comment
33:10on va reconstruire
33:11l'État iranien.
33:13Donc,
33:13le changement,
33:14en fait,
33:14la modification...
33:16Le centre de la question
33:16est là.
33:17Exactement.
33:17Donc,
33:18oh,
33:18mais ça serait bien
33:19d'ici d'insister
33:21que les forces kurdes,
33:22les forces politiques kurdes,
33:23ils font partie
33:25des forces
33:26qui unifient
33:27l'opposition démocratique
33:28en Iran.
33:29Et d'ailleurs,
33:30toutes les oppositions
33:31démocratiques en Iran,
33:32ils ont salué
33:32la création
33:33de coalitions
33:34par différents,
33:35par exemple,
33:36les partis politiques
33:37de eux-mêmes,
33:38à Azerbaïdjan,
33:39les partis politiques arabes,
33:40à Balut-Chestin
33:41et aussi les républicains,
33:42les républicains fédéralistes.
33:43Tout le monde
33:44ont salué
33:45la création
33:45de cette coalition
33:46parce qu'ils savent
33:47que les forces politiques kurdes,
33:49ils ont un poids
33:50à la fois politique
33:51et stratégique
33:52et historiquement aussi,
33:53ils ont joué un rôle
33:54de médiateurs
33:54entre différentes forces
33:55depuis la révolution 1979.
33:58Donc,
33:58cette opportunité,
33:59dans ce sens-là aussi,
34:00même l'opposition
34:01démocratique iranienne aussi
34:03le reconnaît.
34:04Ils disent que là,
34:05dans la transition,
34:05ils peuvent jouer
34:06un rôle positif.
34:07Entre guillemets,
34:08il y a une autorité
34:08des Kurdes
34:09sur ces questions-là
34:10pour tout le monde
34:11à l'heure actuelle en Iran.
34:12Juste un mot,
34:13merci beaucoup
34:14pour toutes ces explications.
34:15C'est complexe,
34:16bien sûr,
34:17mais c'est extrêmement important
34:18ce qui se déroule
34:19à l'heure actuelle
34:19dans cette région
34:21au Moyen-Orient.
34:22Qu'est-ce que vous aimeriez
34:23que le public français,
34:26par notre intermédiaire,
34:27bien sûr,
34:27puisqu'on a parlé beaucoup
34:28du rôle des médias
34:29dans cette guerre,
34:30entendent aujourd'hui,
34:31comprennent aujourd'hui
34:32de la situation
34:33qui se déroule là-bas ?
34:35Peut-être vous,
34:37Émile Salé,
34:37pouvez nous dire
34:38qu'est-ce qu'il est important
34:39de dire aujourd'hui ?
34:40Oui, d'après moi,
34:41c'est une bonne question
34:42parce que je pense
34:43que ce n'est pas
34:44une guerre régionale,
34:47cette guerre.
34:48Ça influe sur toute l'Europe,
34:51en particulier sur la France.
34:54Ce que je trouve aujourd'hui,
34:56la France a une bonne relation
34:59avec le Kurdistan irakien,
35:03qui est une région autonome.
35:06Ça peut être un modèle
35:08par d'autres parties kurdes.
35:14Si l'État français peut aider,
35:19par exemple, Kurdistan iranien
35:24ou Rojalat,
35:26ça peut être aussi une occasion
35:29pour futur.
35:31Et ça va calmer la région.
35:38Oui, je trouve que c'est positif,
35:41en fait.
35:42C'est ce comme modèle
35:43que j'ai présenté.
35:44Ce qui veut dire
35:45que l'Europe a un rôle à jouer.
35:46L'Europe n'est pas en train
35:47de regarder ce qui se passe là-bas.
35:49Elle a un véritable rôle positif
35:50à jouer tel que vous le décrivez.
35:53Qu'est-ce que vous pensez,
35:54vous aussi, également,
35:56Sarah Bagheri,
35:57qu'il est important de dire
35:58aujourd'hui aux Français ?
36:00Je pense que ce qui est important,
36:02c'est déjà reconnaître
36:04la question politique pour la Kurde.
36:06Le fait qu'il lutte depuis des années
36:08pour une cause nationale,
36:09c'est la création de forces armées,
36:12la création des partis politiques,
36:13ce n'est pas une question récente.
36:14Ça date longtemps.
36:16Donc, il faut reconnaître cette histoire.
36:18Et quand on analyse la situation aussi,
36:20le regard de ce point de vue-là
36:22et aussi reconnaître la légitimité
36:25des droits aussi
36:26et de l'autonomie politique
36:27des forces kurdes.
36:28Et je pense aussi,
36:31je suis d'accord que la France
36:33peut jouer un rôle positif
36:35en mettant l'accent
36:37sur le côté politique,
36:39sur l'aspect politique
36:40et surtout dans cette dynamique
36:42où dans les intérêts,
36:44peut-être,
36:45les États-Unis et Israël,
36:46c'est plutôt de mettre l'accent
36:47sur le côté militaire
36:48parce que, peut-être,
36:50la destruction du régime iranien
36:53n'est pas possible
36:53qu'avec les bombardements iraniennes.
36:56Donc, c'est important
36:57d'accompagner les forces kurdes
36:59pour aussi avoir
37:01une coopération
37:02soit tactique,
37:02soit stratégique
37:03sur les objectifs politiques
37:05et pas uniquement militaires.
37:07Et de donner un signe à l'Europe.
37:08Vous êtes ici au Parlement européen.
37:10Je pense que vous l'avez fait
37:11en rencontrant les groupes politiques.
37:12Je vous remercie infiniment
37:13Sarah Bagheri,
37:14Émile Salé.
37:15Merci infiniment
37:16d'avoir participé
37:17à cette émission
37:18et à cet entretien.
37:19On aura sans doute
37:20l'occasion de vous recroiser.
37:22On vous a déjà vu,
37:24lu dans l'humanité
37:25en tous les cas.
37:25Merci à vous deux.
37:26À très bientôt.
37:27Merci à ceux
37:28qui nous ont regardés.
37:29À très bientôt également.
37:30Au revoir.