- il y a 9 heures
À huit mois de l’élection, les universités d’été donneront le ton d’une rentrée largement dominée par 2027. Toujours divisées, les différentes formations vont tenter d’en profiter pour clarifier leurs ambitions et imposer leurs thèmes dans une campagne qui s’accélère déjà. On fait le point avec Emilio Meslet et Anthony Cortes de la rubrique politique.
00:00 Quel état de la gauche à la rentrée ?
02:39 La France insoumise
06:16 Le PCF
09:12 Les écologistes
14:02 Le PS
21:37 Les autres candidats
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NewsTranscription
00:01La rentrée politique est ouverte ce week-end.
00:04Trois formations de gauche tiennent leurs universités d'été.
00:07Le Parti communiste, la France insoumise et les écologistes,
00:11en entendant évidemment les socialistes la semaine prochaine.
00:14L'occasion de peser sur le tempo politique et médiatique à quelques mois de la présidentielle.
00:19Je suis avec Emilio Mellet, grand reporter à la rubrique politique.
00:22Salut Emilio.
00:22Salut Anthony.
00:23Alors avec toi on va parler de l'état de la gauche justement à la veille de ces événements.
00:28Première question très large, comment se porte la gauche justement à la fin de cet été et à la veille
00:33de cette rentrée politique ?
00:35Alors la gauche c'est compliqué à définir en tant que...
00:39Parce que justement il y a des situations où ça se porte mieux, ça se porte moins bien selon les
00:44cas.
00:44On y reviendra après justement au cas par cas.
00:46Mais on peut dire qu'aujourd'hui que l'extrême droite reste la favorite de l'élection présidentielle si on
00:51en croit.
00:52Les sondages qu'il faut évidemment prendre avec plein de pincettes puisqu'on n'est pas dans des dynamiques de
00:56campagne
00:56qui a plein de problèmes avec les sondages.
00:58Mais on peut aussi comparer à ce qui s'était passé aux dernières rentrées politiques.
01:02En 2024, la gauche sortait des élections législatives en tête.
01:07Lucie Castet était encore prétendante à Matignon.
01:09Et l'union de la gauche tenait encore depuis...
01:14Une année est passée, on passe à 2025.
01:17Mais la gauche était, même si elle était divisée, elle restait quand même relativement en position d'imposer des thématiques
01:24dans le débat public.
01:25On se souvient, alors c'était là aussi la gauche hors les murs avec la loi Duplomb et la pétition
01:29qui avaient réuni plus de 2,1 millions de signataires
01:32qui étaient allés rentrer tous leurs petits trucs sur la plateforme.
01:39Voilà, c'était compliqué.
01:40Donc ils ont réussi à mobiliser une masse considérable.
01:42Ensuite, à la rentrée, on avait eu le débat sur, je mets des guillemets, la suspension de la réforme des
01:47retraites.
01:47Mais en tout cas, un sujet social qui était venu sur le débat.
01:50Et puis c'était surtout le grand débat au monde budgétaire sur la fiscalité, notamment la taxe Zuckmann.
01:55Et aujourd'hui, est-ce que la gauche est en capacité d'imposer son agenda médiatique ?
01:59C'est la question qui va se poser à eux tous, parce qu'on nous raconte que tout le monde
02:05est prêt.
02:06Donc on les attend sur le réchauffement climatique.
02:09Après l'été caniculaire qu'on vient de vivre, après les incendies historiques, c'est l'un des principaux défis
02:14qui s'imposent à la gauche.
02:15C'est de transformer ce qu'on sent, monter dans le pays, ces discussions qu'on a partout, cette colère,
02:20cette attente, en propositions politiques.
02:22Il y a le budget qui va arriver, le dernier budget avant la fin de Macron.
02:27Voilà, donc il y a moyen de peser.
02:29Est-ce qu'ils vont réussir à au moins s'unir pour porter des thèmes dans le débat public ?
02:33C'est ce qu'on verra et on aura un premier aperçu déjà lors de ces universités d'été.
02:39Alors on va parler de chaque formation au cas par cas.
02:42On va commencer peut-être par la France Insoumise.
02:44La France Insoumise et Jean-Luc Mélenchon qui ont lancé la campagne, leur campagne en premier.
02:50Comment est-ce que la France Insoumise aborde cette rentrée politique ?
02:54Qu'est-ce qu'elle entend faire de cette rentrée-là pour prolonger peut-être l'élan qu'elle a
03:00tenté de créer jusqu'à présent ?
03:01Eux, ils sont sereins pour l'instant.
03:03Comme c'est l'expression qu'il dit chez nous, c'est carré.
03:06C'était l'expression de Jean-Luc Mélenchon, un candidat à un programme, c'est carré.
03:10Parce qu'ils ont l'ambition de transformer l'essai après trois campagnes présidentielles à progresser à chaque fois,
03:17mais à échouer aux portes du second tour.
03:20C'est d'incarner une sorte de stabilité dans cet univers qu'est la gauche, d'incarner une stabilité.
03:27Pourquoi ? Pour pouvoir attirer à lui, enfin à elle puisque c'est la France Insoumise, le vote utile.
03:32Dès maintenant, on sent d'ailleurs quelques lignes bouger dans les autres formations politiques,
03:37notamment chez les écologistes, chez une partie des communistes qui envisage de potentiellement soutenir une candidature de Jean-Luc Mélenchon.
03:46Donc c'est ça, c'est d'offrir quelque chose qui ne bouge pas, disons que là où le reste
03:52de la gauche parfois peut s'empêcher,
03:53surtout les socialistes en ce moment, mais on y reviendra, peut s'empêcher justement dans des débats stratégiques.
03:59La France Insoumise, la stratégie elle est connue, derrière un candidat dont c'est la quatrième campagne.
04:04Donc il n'y a pas de débat sur cette campagne.
04:08D'ailleurs c'est le chiffre, c'est 96,6% des militants insoumis ont validé la candidature de Jean
04:13-Luc Mélenchon en avril dernier.
04:16Pendant plusieurs années, la France Insoumise a mis en lumière des sujets dans le débat public qui faisait partie de
04:23son programme
04:24pour essayer aussi de cristalliser des électorats particuliers, je pense aux questions féministes qui ont été investies notamment autour du
04:33moment de l'IVG
04:35pour parler de la constitutionnalisation de l'IVG et pardon pour parler à un électorat féministe, parler aussi une partie
04:41des quartiers populaires
04:42avec les sujets qui sont à trait à Gaza, au génocide en Palestine, etc.
04:49Et donc l'idée c'était de s'adresser à des électorats qui parfois sont un peu plus loin du
04:56vote
04:57et ensuite de passer dans une nouvelle phase de campagne avec des thématiques qui sont peut-être un peu plus
05:02consensuelles,
05:04c'est-à-dire notamment la santé environnementale, on dit avec la loi Duplomb c'était un des grands moments
05:08de mobilisation
05:08parce que la santé environnementale est un sujet qui réussit à mobiliser et à faire consensus
05:12à la sortie en plus de cet été caniculaire où chacun a pu ressentir sur son corps littéralement les effets
05:18du réchauffement climatique.
05:19Ça va être un des sujets, on l'a vu, il a essayé d'imposer le thème de l'eau
05:23et des éco-régions.
05:25Dernièrement, c'est aussi la dette dont il a parlé en proposant de jeter au feu,
05:30ce qui a fait pousser les cris d'orfraie à tous les libéraux, mais à l'approche du budget,
05:34on sent qu'ils commencent à cranter des sujets, on sent que le sujet de la fiscalité va revenir.
05:40Et puis surtout, voilà, il y a la Nouvelle-France aussi, ils travaillent leur concept phare de cette présidentielle de
05:46la Nouvelle-France,
05:47dans une campagne qui s'annonce plus uniquement centrée autour de la personne de Jean-Luc Mélenchon,
05:51qui restera évidemment la figure centrale, mais pas uniquement, ils ont promis que tous les cadres de la formation feraient
05:59tâche d'huile
06:00et en gros, ils iraient faire campagne un peu partout, parce que c'est l'une des caractéristiques de la
06:04France insoumise,
06:05peut-être plus que n'importe quelle autre formation à gauche a réussi à faire émerger des cadres qui sont
06:09connus nationalement,
06:11et donc Jean-Luc Mélenchon compte capitaliser là-dessus.
06:13Alors, autre formation de gauche et autre candidat, parlons peut-être des communistes qui se réunissent à Toulouse ce week
06:21-end.
06:21Fabien Roussel sera candidat, normalement, ça devrait être annoncé bientôt.
06:28Fabien Roussel et le communiste présentent cette candidature comme complémentaire, dans l'objectif justement d'élargir le socle de la
06:34gauche.
06:35Comment est-ce que les communistes prévoient justement de réaliser cet objectif-là ?
06:40Eh bien, la première étape, évidemment, tu l'as dit, c'est ce week-end à Toulouse.
06:44Ensuite, l'étape suivante, ce sera la désignation probable de Fabien Roussel le 6 septembre,
06:51comme candidat à l'élection présidentielle, avant la vraie rentrée politique des communistes qui devraient se faire à la fête
06:57de l'UMA.
06:58Et donc, c'est ce qu'il nous a expliqué, Fabien Roussel, avant même le congrès qui s'est tenu
07:04début juillet,
07:05dans lequel il a été réélu secrétaire national, c'est que lui considère que le problème à gauche,
07:09ce n'est pas la multiplication des candidatures, c'est la faiblesse structurelle de la gauche
07:13qui fait qu'elle n'arrive pas à élargir son socle.
07:17Notamment parce que depuis 2014, on le répète à longueur d'antenne sur la chaîne YouTube de l'UMA,
07:22la gauche depuis 2014 n'a pas dépassé le seuil de 32% au premier tour dans n'importe quelle
07:28élection,
07:29ce qui est un seuil relativement bas, en tout cas on est à 20 points de la majorité pour gagner
07:35une élection à deux tours.
07:37Donc lui, c'est l'objectif qu'il s'est fixé après une deuxième campagne, on se rappelle 2022,
07:43où il y avait eu des coups d'éclat de Fabien Roussel.
07:45Il promet une campagne différente, mais une campagne qui continue de s'adresser au monde du travail.
07:49Si je vous lis, les trois priorités, c'est...
07:54Pardon, je vais vous le dire.
07:57La phrase de Fabien Roussel dans l'Humanité, c'était
07:59« Nous n'allons pas nous battre contre les autres forces de la gauche pour aller chercher leurs électeurs.
08:02Notre priorité, c'est le monde du travail et les salariés autour d'un triptyque.
08:06C'est la nationalisation, la planification et la socialisation.
08:12L'idée, c'est une considération qui joue la complémentarité pour élargir le total des voix de gauche,
08:17en mettant l'accent sur la réindustrialisation, les salaires, les services publics, la paix et le climat.
08:23Puisqu'on en parlait, il y a eu un plan, un ambitieux plan climat que les communistes ont approuvé
08:30qui s'appelle « Empreinte 2050 » pour atteindre la neutralité carbone d'ici là.
08:35Et donc voilà, c'est les thématiques de campagne qui se sont imposées chez les communistes.
08:42Fabien Roussel avait déjà, y compris dans le Cologne, mais aussi pendant le Congrès,
08:46écarter l'idée d'une candidature qui pourrait avoir vocation à se retirer.
08:53D'ici les candidats, il ira jusqu'au bout.
08:57Et malgré les souhaits de certains autres membres du Parti communiste,
09:01certains cadres qui souhaiteraient et qui ont souhaité, d'ailleurs,
09:04porter pendant le Congrès une clause de revoyure,
09:07qui a été écartée par deux tiers des congressistes du Parti communiste.
09:11D'accord. Alors, maintenant on va passer à une autre partie.
09:14Donc, les écologistes, dirigés par Marine Tondelier.
09:17Marine Tondelier, qui avait annoncé sa candidature pour la primaire à l'époque,
09:22sa candidature est toujours à l'ordre du jour, cette fois à l'élection présidentielle.
09:26Elle a fait l'événement dans la tribune dimanche, comme son nom l'indique,
09:30en disant qu'aucune famille ne peut l'emporter seule
09:33et qu'elle était prête à discuter avec tout le monde sans exclusive.
09:36Comment interpréter cette déclaration et qu'est-ce que ça annonce, disons,
09:40du chemin que vont prendre possiblement les écologistes ?
09:43En fait, Marine Tondelier, ce qu'elle a fait dans la tribune dimanche,
09:45c'est refermer une parenthèse.
09:47Parce qu'en fait, ce qu'elle dit là, c'est le discours qu'elle a tenu,
09:50grosso modo, depuis 2022.
09:51Et puis, a fortiori, depuis son élection à la tête des Verts,
09:55et encore plus depuis 2024,
09:57où elle avait même travaillé avec Lucie Casté
09:59pour essayer justement de mettre tout le monde autour de la table
10:00pour aboutir sur une candidature unique.
10:02Et pourquoi je dis parenthèse ?
10:03Parce que Marine Tondelier, avec les écologistes, les socialistes,
10:06Génération, l'après, Debout, en gros, Ruffin, Autain,
10:09le parti de Benoît Hamon, qui est dirigé par Benjamin Lucas,
10:14qui était aussi candidat,
10:16et bien il y a une parenthèse qui s'est ouverte,
10:18où les écologistes se sont engagés dans un processus de primaire,
10:21celle qu'on appelait la primaire dite de Bagneux,
10:23qui devait aboutir à un candidat commun de cet espace-là,
10:27dans lequel Marine Tondelier a continué à appeler
10:28Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann et Fabien Roussel,
10:31qui à chaque fois lui ont opposé une fin de non-recevoir,
10:33mais elle continuait, malgré les oppositions des socialistes
10:35à avoir dans cet espace-là Jean-Luc Mélenchon,
10:38à dire ça, mais les écolos avaient de ce sens acté
10:41que Jean-Luc Mélenchon serait candidat,
10:42et donc que la candidature qui serait soutenue par les écologistes,
10:45que ce soit un ou une écologiste qui porte ou pas cette candidature,
10:48se trouvait dans un autre espace avec les socialistes.
10:51Et bien en fait, cette primaire, elle est tombée à l'eau,
10:53on en reparlera avec les socialistes,
10:54parce que les militants socialistes, ils ont écarté l'idée de cette primaire.
10:57Et donc Marine Tondelier s'est retrouvée un peu le bec dans l'eau,
10:59en disant pendant des mois, union, union, union,
11:02voilà, et sa stratégie du travail d'union,
11:04elle la reprend au global pour essayer d'à nouveau
11:06remettre tout le monde sur la table,
11:07en forme à nouveau Front Populaire,
11:10tout en maintenant, elle le dit, sa candidature,
11:12parce qu'elle considère que l'écologie doit être portée dans le débat public,
11:15et puis en réalité, on peut considérer que c'est une façon
11:19de peser davantage dans des potentielles négociations.
11:21Lorsqu'on a une candidature à mettre dans la balance,
11:23parce qu'elle n'aura pas de problème de financement,
11:25elle n'aura pas de problème de parrainage,
11:26elle peut être totalement candidate,
11:28et bien ça permet aussi de peser plus dans les négociations,
11:31par exemple dans le cadre d'élections législatives
11:34pour obtenir davantage de sièges,
11:35enfin de circonscriptions pour les législatives.
11:38Et donc, voilà.
11:39Mais en tout cas, elle ouvre la porte, Marine Tondelier,
11:42aussi à des discussions avec la France Insoumise,
11:44ce qui avait été plutôt rejeté jusqu'ici.
11:46On se souvient que la France Insoumise avait fait une offre fédérative,
11:50je crois que c'est comme ça qu'il avait appelé aux communistes et aux écologistes,
11:52qu'il avait tous les deux rejetés.
11:54Marine Tondelier, elle repart avec son bâton de pèlerin d'union de la gauche,
11:59alors même que sa candidature, elle est contestée en interne.
12:02Elle est contestée d'un côté par ceux qui voudraient,
12:05qui envisagent, on va dire,
12:06c'est pas acté de soutenir Jean-Luc Mélenchon.
12:08On a vu Sandrine Rousseau récemment dire que c'était une possibilité.
12:12Mais on a vu aussi que Cyril Châtelain serait bien présente aux amphis de ce week-end,
12:19avec deux discussions, notamment l'une avec Mathilde Panot.
12:24Mais on sent la tentation, Cyril Châtelain, du côté de la France Insoumise.
12:29Et puis de l'autre côté, un pôle qui voudrait s'orienter,
12:31donc c'est plutôt la droite des verts,
12:33vers une candidature sociale démocrate,
12:38prioritairement autour de Raphaël Glucksmann.
12:40On a vu Yannick Jadot, qui s'est déjà affiché lors du premier meeting de Glucksmann,
12:44maintenant lancer une initiative.
12:46Là, c'était dans un entretien à Libération,
12:49où il invite les siens, en gros, à ne pas être candidat,
12:53de ne pas présenter de candidature écolo,
12:54qui ne sont pas en capacité de porter cet espace-là,
12:56mais de regarder uniquement du côté de la social-démocratie et de Raphaël Glucksmann.
13:02C'est ce que propose aussi le député Jérémy Ordanoff,
13:05qui était l'un des premiers opposants à Marine Tondoli en termes du parti.
13:09Lui aussi, il est sur une ninja d'autiste.
13:11Et puis, elle n'est plus membre, à proprement parler des écolos,
13:14elle n'est plus membre de la direction,
13:14mais c'est un parti qu'elle a dirigé longtemps,
13:15c'est aussi Stécile Duflo,
13:16qui s'est exprimé aussi dans Libération, dans un entretien,
13:19où elle dit qu'il crée un do-tank,
13:22et non pas un think tank,
13:23qui s'appellera Point Commun,
13:25et qui a vocation, en gros, à appeler les candidats,
13:28je mets des guillemets, de la gauche non-mélenchoniste,
13:31étant donné qu'elle existe,
13:31à se coaliser pour, justement, offrir une offre
13:34qui permette de gagner.
13:36C'était le titre du bouquin qu'elle avait sorti l'année dernière.
13:39Donc, voilà comment ça se passe chez les écolos.
13:41Mais Marine Tondoli, elle continue à apporter,
13:43en tout cas, peut-être plus que par le passé,
13:46la voie de l'écologie,
13:47notamment dans cette période caniculaire.
13:50Elle avait porté des propositions,
13:51notamment pour le congé climatique,
13:54elle avait demandé de mettre fin aux privilèges climatiques.
13:56Et c'est des propositions
13:57qui ont émergé dans le débat public,
13:59et qui ont fait d'elles aussi une ennemie à abattre dans la période.
14:02Alors, on va faire un peu comme Yannick Jadot.
14:04On va se tourner vers les sociodémocrates
14:05pour observer un petit peu ce qui se passe chez eux,
14:08côté parti socialiste et côté place publique,
14:11avec, tu l'as dit, une primaire qui se profile.
14:14Là, les prétendants ne manquent pas.
14:16Je te laisserai peut-être faire la liste, si tu veux.
14:19Il y a assez de souffle, oui.
14:22Comment se profile cette primaire ?
14:25Et qu'est-ce qu'elle annonce ?
14:27Est-ce que c'est un cavalier seul ?
14:29Est-ce que c'est le choix du cavalier seul ?
14:30Ou est-ce qu'au contraire,
14:31cette primaire peut aussi tendre vers une union
14:33avec certains partenaires ?
14:34Comment est-ce que ça se passe ?
14:36On n'en sait rien.
14:37C'est le bordel.
14:39On ne comprend rien.
14:40C'est-à-dire que les militants socialistes,
14:42ce qu'ils n'avaient pas depuis des années,
14:43c'est un projet.
14:44Donc déjà, au moins, ils ont ça,
14:46validé à 83% des adhérents,
14:49mais n'ont pas de candidats.
14:51Et ils ont décidé, pour choisir le candidat,
14:54de s'orienter non pas vers l'union de la gauche,
14:57mais de regarder davantage vers les sociodémocrates,
14:59tendance sociale libérale,
15:01voire carrément centriste,
15:03lorsqu'on regarde, par exemple, un Bernard Cazeneuve.
15:06Et donc, c'est de s'inscrire dans cet espace.
15:08C'est une révolution.
15:09Chez les militants socialistes,
15:10c'est la première fois depuis très très longtemps
15:12qu'il y a une décision qui s'oriente davantage vers...
15:15Je parle des militants, pas de la direction.
15:16Parce que la direction, elle était opposée à ça.
15:18La direction d'Olivier Faure,
15:19elle voulait justement s'inscrire dans cette primaire
15:21avec les écolos,
15:22avec les purgés de la France insoumise,
15:26mais aussi Raphaël Glucksmann.
15:28Et d'ailleurs, les proches de Olivier Faure
15:29nous expliquaient que c'était une façon
15:30de maintenir les socialistes dans le cadre de la gauche
15:32pour éviter qu'ils ne dérivent vers le social-libéralisme.
15:35Donc, voilà, il y a cette discussion
15:37qui s'est lancée.
15:39Donc, ils ont décidé de faire une primaire,
15:41ce qu'ils appellent du pôle social-démocrate.
15:43Il y a des discussions qui sont en cours
15:44avec Place Publique, notamment,
15:46donc le mouvement de Raphaël Glucksmann,
15:47mais encore rien n'est acté.
15:49On devrait avoir les contours un peu plus précis
15:52autour du 25 août,
15:54juste avant, justement,
15:55les rendez-vous des socialistes à Blois,
15:58comme chaque année.
16:00Qui pourrait participer à cette primaire ?
16:01Et c'est le moment où, là,
16:02on prend tous notre souffle.
16:03Il y a les candidats déjà déclarés,
16:05le maire de Saint-Ouen, Karim Bramran,
16:07Philippe Brun, le député spécialiste
16:09des questions de finances,
16:10qui vient de présenter son programme.
16:13On a Jérôme Gage,
16:14qui lui a donné un entretien au point.
16:17Il va sortir un livre sur lequel il tape
16:18à la fois sur Jean-Luc Mélenchon
16:19et sur les socialistes
16:20qui auraient abandonné la laïcité.
16:23Et donc, Jérôme Gage,
16:24qui a dit qu'il participerait probablement
16:26à la primaire.
16:27On a une revenante en la personne
16:28de Ségolène Royal,
16:30la candidate du PS en 2007,
16:31il y a 20 ans,
16:32qui avait atteint le deuxième tour
16:34et qui critique, comme Philippe Brun,
16:36le seuil d'accès,
16:37enfin, le prix,
16:40le coût de la primaire
16:41pour les votants
16:42qui s'élèvent à 15 euros
16:44et à 10 pour le tarif,
16:45je mets des guillemets,
16:46à social.
16:47Ça, c'est pour les candidats désignés.
16:49Et puis, il y a ceux
16:49qui envisagent d'être candidats,
16:51Olivier Faure,
16:53même s'il est fragilisé
16:54parce que les militants
16:55n'ont pas suivi
16:57ce qu'ils voulaient faire
16:58et ils ne l'ont pas suivi
16:59dans la primaire,
17:00alors même qu'ils l'avaient élu,
17:01réélu,
17:02un an auparavant
17:03dans le congrès de Nancy.
17:04On a Boris Vallaud,
17:06le président du groupe socialiste,
17:07qui lui se pose la question
17:08d'y aller
17:09et qui avait voulu
17:10construire l'initiative
17:11Construire 2027
17:12avec Yannick Jadot
17:14et Raphaël Glucksmann
17:14dont on sent que le bébé
17:16est plutôt parti
17:16avec Raphaël Glucksmann
17:17qu'avec Boris Vallaud.
17:19Et puis, en parlant de revenants,
17:21il y a ses colonnes royales,
17:22mais pas uniquement,
17:23il y a François Hollande.
17:24François Hollande,
17:25je vous conseille,
17:26l'article écrit par Anthony
17:28il y a quelques jours
17:29sur les éléphants
17:32du parti socialiste
17:33qui envisage
17:35une candidature
17:36alors que François Hollande
17:37s'apprête à sortir
17:38un livre
17:38le début septembre.
17:40Je vous livre l'intitulé,
17:41attention,
17:42ne riez pas s'il vous plaît,
17:43même si je sais que c'est très drôle,
17:44il s'appelle
17:44Unir nouveau monde,
17:46nouvelle gauche.
17:48Alors même que François Hollande,
17:49lui,
17:49il continue de plaider
17:50pour un parti socialiste
17:51hégémonique
17:52qui impose
17:52ses vues
17:53au reste de la gauche,
17:54mais il appelle à unir.
17:57Donc c'est là
17:59où on en est
18:00chez les socialistes
18:02avec une partie,
18:03donc je vous en parlais
18:03du prix de la primaire,
18:04mais qui critique
18:05notamment Philippe Brun,
18:06je vous lis ce qu'il avait dit,
18:07je ne me laisserai pas faire
18:08cette primaire
18:09et se confisquer
18:09par ceux qui veulent
18:10l'entre-soi.
18:10La gauche a été inventée
18:11pour défendre les ouvriers
18:12et les employés,
18:13pas pour défendre les bobos
18:14et la gauche de salon
18:16et en réalité,
18:17c'est là au moment
18:17où on passe à place publique,
18:18j'imagine,
18:19parce que c'était
18:20une volonté de place publique
18:21de construire une primaire,
18:22pour l'instant,
18:22qui est donc toujours
18:22en cours d'élaboration
18:23la plus fermée possible
18:25parce qu'ils veulent éviter
18:26les ingérences
18:26des autres parties de gauche,
18:27notamment des insoumis
18:28si le coût est trop faible
18:30pour que uniquement
18:32les militants
18:34des formations
18:35et ceux qui sont prêts
18:36à payer ce prix-là
18:37pour décider d'un candidat
18:39puissent voter
18:39parce que ça lui garantit
18:41aussi davantage
18:42de chances
18:43d'être désignés.
18:45Et peut-être que tu voulais
18:46parler de place publique
18:47un peu dont tu avais...
18:48Oui, oui,
18:48j'allais te dire
18:49que Raphaël Guzman
18:50va se déclarer dimanche,
18:52donc ça a été annoncé,
18:53c'est ça ?
18:53A priori.
18:54De 20 heures.
18:56Qu'est-ce qu'on peut attendre
18:57des semaines à venir ?
18:58Parce que c'est précipité
18:59comme annonce de candidature,
19:00c'est étonnant, non ?
19:01Ça devait arriver plus tard.
19:02C'est précipité,
19:03alors tard en même temps,
19:04j'ai envie de te dire,
19:04parce qu'avant l'été,
19:06on pensait que lorsqu'il allait
19:08faire son grand meeting
19:10à Aubervilliers,
19:11ce qu'il voulait
19:11une démonstration de force
19:12pour imposer sa candidature
19:14aux socialistes,
19:14c'était le moment
19:15qu'il allait choisir
19:15justement pour se lancer
19:17dans la course à l'Elysée.
19:18En plus, moi j'étais au meeting,
19:20il voulait donner des gages
19:21à gauche,
19:22il a essayé,
19:23alors il y avait des grands absents,
19:24on l'avait chroniqué
19:24sur la chaîne
19:25pour trouver la vidéo.
19:27Il ne parlait pas de Gaza,
19:28la fiscalité,
19:29c'est là Luc qui en parlait,
19:30et lui il se présentait
19:33en sauveur de la démocratie
19:34face aux impérial...
19:36Enfin, c'est pas le terme
19:37qu'il utilisait l'impérialisme,
19:38mais en gros face aux Etats-Unis
19:40et à Poutine et à la Chine.
19:44Et bien Raphaël Glucksmann,
19:45aujourd'hui,
19:46il semble être aujourd'hui
19:47le mieux placé dans ce pôle-là,
19:48en tout cas pour l'emporter.
19:50Et donc,
19:51il va être candidat
19:53incessamment sous pôle.
19:53Il avait dit au début de l'été
19:54qu'il se serait au mois de septembre
19:56et qu'il attendrait trois mois
19:59pour se présenter.
20:01Notamment, on le sait,
20:01parce que sa compagne,
20:02c'est Elia Salamé,
20:03la présentatrice du JT de 20h
20:05de France 2.
20:06Et donc il voulait aussi
20:07lui laisser terminer la saison.
20:09Mais là,
20:09s'il précipite sa candidature,
20:10c'est aussi pour pas que
20:11Elia Salamé reprenne
20:12la saison à venir
20:16pour trois,
20:17quatre émissions
20:17et doivent,
20:18parce qu'elle s'était engagée,
20:19laisser sa place
20:20parce que son compagnon
20:21est candidat à l'Elysée.
20:22Et aussi parce qu'il y aura
20:23l'un des premiers grands moments
20:26du débat présidentiel
20:27qui se trouve à la REF,
20:29donc sur l'université d'été,
20:30du MEDEF,
20:31où on aura un débat
20:34organisé par les patrons,
20:36où Raphaël Glucksmann,
20:37Jean-Luc Mélenchon
20:38et Marine Tondelier
20:40se débattront
20:41face à,
20:42je ne sais plus
20:43qui sera là
20:43pour le Rassemblement National,
20:45en tout cas face à la droite,
20:47il y aura Brune Retailleau,
20:48il me semble,
20:48je ne sais plus
20:48si c'est Attal et Philippe,
20:49mais en tout cas,
20:50ce sera un des grands moments
20:51de ce début de campagne
20:52et donc comme il voulait
20:53y participer
20:53et que c'est un débat
20:55des candidats,
20:56il s'est dit
20:56qu'il fallait
20:57qu'il se lance
20:59tout de suite.
21:00Voilà où on est
21:01Raphaël Glucksmann,
21:02dont on attend encore
21:02des propositions très concrètes,
21:04parce que lui
21:05qui disait
21:05que les filles
21:06avaient imposé son magistère
21:07sur la gauche justement
21:07parce qu'ils travaillaient,
21:08qu'ils avaient des propositions
21:09sur tout
21:10et qu'il fallait enfin
21:11se mettre
21:11chez les sociodémocrates
21:12à travailler.
21:13Ils avaient présenté
21:14il y a maintenant un an
21:15une esquisse de projet.
21:18On attend peut-être
21:19de Raphaël Glucksmann
21:20qui lui réunira ses troupes
21:21début octobre
21:23normalement à la Réole,
21:24un peu plus de concret.
21:26Raphaël Glucksmann
21:26d'ailleurs
21:26qui se déclarera
21:28le jour
21:28du discours
21:29de Jean-Luc Mélenchon
21:31aux Amphys aussi,
21:32alors hasard ou pas,
21:33chacun jugera,
21:34mais en tout cas
21:34le timing interpelle.
21:36Dernier point,
21:37peut-être parler
21:37des unionistes
21:39de l'après
21:41et ceux de Debout,
21:42donc l'après
21:43qui réunit
21:44Clémentine Autain,
21:45Alexis Corbière notamment,
21:46Debout,
21:47donc François Ruffin.
21:48On en est où
21:49de ce côté-là ?
21:51Ben oui,
21:51c'est un peu
21:51les cocus de l'affaire
21:52en fait,
21:53parce qu'ils ont
21:54donc effectivement
21:56ils ne sont plus
21:57à la France insoumise
22:00depuis 2024.
22:00Ils continuaient
22:01malgré tout
22:02à porter de la voie
22:02de l'Union
22:03avec tout le monde.
22:04ils incluaient
22:06systématiquement
22:06la France insoumise
22:07dans le périmètre
22:07de l'Union
22:07qu'ils voulaient représenter
22:09et surtout
22:10c'était les plus allants
22:11dans cette primaire
22:12puisque dans ce bloc
22:13des unionistes
22:14qui en réalité
22:14ne pèse pas grand-chose
22:15en termes de force militante
22:17dans la gauche,
22:19il y avait trois candidats.
22:20Il y avait
22:20Benjamin Lucas,
22:21je l'ai dit tout à l'heure,
22:23le député de Génération
22:24qui est aussi porte-parole
22:24du groupe écolo
22:25à l'Assemblée.
22:26Il y avait
22:26la députée
22:27de l'après
22:27Clémentine Autain.
22:29Tous les deux
22:29ils ont retiré
22:30leur candidature
22:31suite au choix
22:33qu'ont fait
22:33les militants
22:34socialistes.
22:36Clémentine Autain
22:36elle a même
22:37ouvert la voie
22:38à un potentiel
22:39ralliement
22:40à Jean-Luc Mélenchon.
22:42Elle ne s'est pas
22:43dit aussi clairement
22:43mais
22:46il y a
22:47un chemin
22:49possible,
22:50en tout cas
22:50c'est ce qu'on comprend.
22:51Et puis on a un
22:52qui lui
22:53maintient sa candidature,
22:54c'est François Ruffin.
22:56Juste avant,
22:57au tout début de l'été,
22:58il a fait une conférence
22:59de presse parisienne
23:00dans laquelle
23:01il proposait
23:03une loi
23:04de séparation
23:04de l'argent
23:05et de l'État.
23:07On sent
23:07qu'il est
23:09dans une phase
23:10de présidentialisation
23:11François Ruffin.
23:12Voilà,
23:13il a abandonné
23:14les maillots de foot
23:14pour porter
23:16les costumes.
23:17Maintenant
23:17il est avec
23:18un pupitre
23:19devant les drapeaux
23:20français.
23:21L'étape des journalistes
23:22on avait des petites
23:23nappes tirées,
23:24etc.
23:24ce qui n'était pas
23:25ce qu'on attendait
23:27au départ
23:28de François Ruffin
23:28qui lui
23:30assumait
23:30une vibe
23:31plus populiste
23:32bonne franquette
23:33non mais voilà
23:34un peu bordélisatrice
23:37insolent
23:37le député reporter
23:38qui justement
23:39était proche des gens
23:40etc.
23:41Et on sent
23:41cette volonté
23:42aussi de faire
23:43plus présidentiable
23:44que présidentiable
23:45pardon
23:46qu'il ne l'a été.
23:48Et en même temps
23:49il s'est ensuite
23:50lancé
23:50dans un tour de France
23:52des campings
23:54avec comme première étape
23:55les flots bleus
23:56donc le film
23:56là où le film
23:57camping
23:57avait été tourné
23:59où il était présent
23:59avec Fabien Antoniente
24:00qui est le réalisateur
24:01du film
24:02et il s'était lancé
24:03dans ce tour de France
24:04et vous pouvez retrouver
24:05les vidéos sur ses réseaux sociaux
24:07dans un tour de France
24:08en auto-stop
24:10où il montait
24:11dans les voitures
24:11des gens
24:12et filmant
24:12et en essayant
24:13d'écouter
24:14ce qu'ils avaient
24:15à dire
24:16et de leur parler
24:18donc ça
24:18c'est le bout de chemin
24:19qu'a fait
24:20François Ruffin
24:21quand on avait parlé
24:22à ses proches
24:23il nous disait
24:23que de son primaire
24:24ou pas primaire
24:24eux
24:25ils traçaient leur chemin
24:26ça veut pas dire
24:27qu'ils seraient candidats
24:28jusqu'au bout
24:28parce qu'il y a des questions
24:30très matérielles
24:30qui vont se poser
24:31à François Ruffin
24:32on l'a abordé hier
24:33avec Aurélien
24:33pour Dominique Duvillepin
24:34mais en fait
24:34c'est un peu les mêmes
24:35pour François Ruffin
24:36c'est avec quel argent
24:37il fait campagne
24:37c'est avec quelle force militante
24:39et surtout
24:39c'est ce que les 500 signatures
24:41il peut les avoir
24:41lorsqu'on voit autant
24:42de candidature à gauche
24:44et puis lorsqu'on est
24:45un candidat unitaire
24:46est-ce qu'on vient rajouter
24:47une candidature supplémentaire
24:49aux autres
24:50lorsqu'on n'a pas réussi
24:51à faire l'union
24:51c'était la question
24:52qui s'était posée en 2022
24:53à Christiane Taubira
24:54lorsqu'elle avait été désignée
24:55par la primaire populaire
24:57et bien elle avait finalement
24:59retiré sa candidature
25:00en partie
25:02parce que c'était une façon
25:03de ne pas ajouter
25:04une nouvelle candidature
25:05aux autres candidatures
25:06la question
25:07la pression
25:08en tout cas
25:08elle sera aussi
25:08sur François Ruffin
25:09à n'en pas douter
25:10si l'union
25:11à laquelle
25:11il continue d'appeler
25:13avec Marine Tondelier
25:14ne se fait pas
25:15je vois bon
25:16merci beaucoup
25:17Emilio
25:17pour ce tour d'horizon
25:18très clair
25:19on a essayé
25:20de le faire
25:20le plus exhaustif possible
25:21alors évidemment
25:22on aura peut-être
25:23oublié
25:23quelques noms
25:24mais on reviendra
25:25vous voir
25:27juste après
25:27les universités d'été
25:29puisque toi
25:29tu seras
25:30à Toulouse
25:31aux universités d'été
25:32du PCF
25:32on a notre collègue
25:34Rachel Garaval-Carsel
25:35que vous connaissez
25:35aussi sur notre chaîne
25:37YouTube
25:37qui sera aux Amphis
25:38de la France Insoumise
25:40et moi-même
25:40je serai à Grenoble
25:42jeudi
25:42vendredi
25:44chez les Écolos
25:45donc vous pourrez suivre
25:47tout ça
25:47évidemment sur notre site internet
25:49les papiers qu'on va écrire
25:50dans l'édition print
25:51de lundi
25:52et puis on reviendra
25:53vous faire une vidéo
25:53en début de semaine
25:54c'est ça
25:54on fera un petit
25:55compte rendu
25:56on reviendra au rapport
25:57avant les SOS
25:59le week-end prochain
26:00pour suivre tout ça
26:01évidemment
26:02abonnez-vous à Luma
26:03et suivez-nous
26:03sur tous les réseaux
26:05allez à bientôt
26:05à bientôt
26:06salut
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