- il y a 10 heures
Donald Trump a confirmé, mercredi 15 octobre, avoir autorisé l’action de la CIA au Venezuela, et a dit « envisager » des frappes terrestres contre les cartels vénézuéliens. En réaction, Nicolás Maduro s’est insurgé contre « les coups d’États fomentés par la CIA ». Décryptage avec Sarah Nedjar et Luis, journalistes à l'Humanité.
ABONNEZ-VOUS à la chaîne de l'Humanité https://www.youtube.com/channel/UCar0yo-PpeMk51m116826pQ/
📰 Vous avez aimé cette vidéo ? Pour une info 100% libre et engagée, ABONNEZ-VOUS : https://abonnement.humanite.fr
✊ Nous ne sommes financés par AUCUN MILLIARDAIRE. Et nous en sommes fiers ! Pour nous accompagner face à des défis financiers constants, SOUTENEZ-NOUS : https://www.humanite.fr/donner-a-lhumanite
📣 L'HUMANITÉ C'EST AUSSI :
Un site : https://www.humanite.fr/
Une application : https://app.humanite.fr
Twitch : https://twitch.tv/lhumanitefr
Instagram : https://instagram.com/lhumanitefr
Threads : https://www.threads.net/@lhumanitefr
Twitter : https://x.com/humanite_fr
TikTok : https://tiktok.com/@lhumanitefr
ABONNEZ-VOUS à la chaîne de l'Humanité https://www.youtube.com/channel/UCar0yo-PpeMk51m116826pQ/
📰 Vous avez aimé cette vidéo ? Pour une info 100% libre et engagée, ABONNEZ-VOUS : https://abonnement.humanite.fr
✊ Nous ne sommes financés par AUCUN MILLIARDAIRE. Et nous en sommes fiers ! Pour nous accompagner face à des défis financiers constants, SOUTENEZ-NOUS : https://www.humanite.fr/donner-a-lhumanite
📣 L'HUMANITÉ C'EST AUSSI :
Un site : https://www.humanite.fr/
Une application : https://app.humanite.fr
Twitch : https://twitch.tv/lhumanitefr
Instagram : https://instagram.com/lhumanitefr
Threads : https://www.threads.net/@lhumanitefr
Twitter : https://x.com/humanite_fr
TikTok : https://tiktok.com/@lhumanitefr
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Des menaces qui montent encore d'un cran entre les Etats-Unis et le Venezuela.
00:04Plusieurs mois de pression sur le président Nicolas Maduro
00:07et Donald Trump vient d'autoriser la CIA à agir directement sur le sol du Venezuela.
00:14On craint donc que l'escalade n'aboutisse à un changement de régime,
00:17ce que cherchaient depuis plusieurs années les Etats-Unis.
00:20Et pour en parler, on t'accueille aujourd'hui, Louis. Salut !
00:23Salut, salut, salut Sarah, bonjour tout le monde.
00:25Et effectivement, c'est quelque chose que les Etats-Unis cherchent depuis très très longtemps.
00:29Alors aujourd'hui, ça fait la une des journaux parce que ce qui est pratique avec Donald Trump,
00:34c'est qu'il n'est pas dans la subtilité.
00:37Donc, il annonce clairement la couleur.
00:40Et disons qu'avec lui, l'impérialisme ne se camoufle pas,
00:43comme ça aurait pu être le cas avec des présidents avant.
00:46Donc, effectivement, il faut savoir que le Venezuela, pour faire un peu une contextualisation...
00:51Oui, savoir comment on en arrive là, c'est quoi le rapport entre les USA et le Venezuela de base
00:54?
00:54Exactement. Alors, il faut voir le contexte historique.
00:58Alors, on peut commencer par le contexte régional, continental.
01:02Les Etats-Unis ont toujours considéré l'Amérique latine, le sous-continent latino-américain,
01:07comme leur arrière-cours.
01:09Il y avait eu un changement de discours avec les dernières présidences démocrates,
01:14surtout depuis Obama, qui était le roi du soft power.
01:18Donc, il avait dit non, mais on a tourné la page.
01:21L'Amérique latine, évidemment, ce n'est plus notre arrière-cours, ce sont des partenaires, etc., etc.
01:26Il y a beaucoup de blabla, mais derrière ça, le retour de Donald Trump lors de son premier mandat
01:30avait tout de suite mis les choses au clair.
01:31Lui, il avait dit non, oui, effectivement, c'est notre arrière-cours.
01:34Et donc, on a ce passif historique qui revient aujourd'hui.
01:39Et donc, plus précisément sur le Venezuela, ça fait 25 ans, en fait,
01:44que les Etats-Unis cherchent à mettre en place un changement de régime.
01:49Pourquoi ? Parce que ce n'est pas le pays, ce n'est pas le Venezuela.
01:52C'est le gouvernement vénézuélien et son projet politique.
01:55On sait bien que derrière le Venezuela, derrière Nicolas Maduro et derrière avant Hugo Chavez,
02:02c'était un projet politique, c'était la révolution bolivarienne.
02:05C'est la révolution bolivarienne, c'est un projet de socialisme de XXIe siècle,
02:11un projet émancipateur, un projet qui redonnait au pays la mainmise sur ses propres ressources.
02:20Donc, la base du problème, c'est ça, j'ai envie de dire.
02:22Il ne faut pas oublier qu'il y a l'aspect idéologique, il y a l'aspect économique qui sous
02:28-tend tout ça.
02:28Parce que quand la révolution bolivarienne arrive au pouvoir, donc avec Hugo Chavez en 1999,
02:34une des premières choses que fait ce nouveau gouvernement d'inspiration socialiste,
02:39il n'est pas socialiste au début, il le devient un peu plus tard,
02:42mais c'est quoi ? C'est de reprendre la main sur ses ressources pétrolières
02:46et on parle du pays qui a les premières réserves de pétrole au monde, ce qui n'est pas rien.
02:52Donc, que fait Chavez ? Que fait la révolution bolivarienne ?
02:56Elle opère une renationalisation des ressources pétrolières,
03:01donc on n'éjecte pas les multinationales, surtout américaines, qui sont sur place,
03:06mais simplement...
03:06Mais on renégocie.
03:07Exactement, on renégocie tous les contrats.
03:10Avec un poids qu'il n'y avait pas avant.
03:11Et exactement, parce que ce qui se passait avant, c'était qu'on avait des gouvernements complaisants
03:15qui, eux, grâce à la corruption, touchaient leur part, et les multinationales s'en sortaient très bien.
03:22Avec Hugo Chavez et avec la révolution bolivarienne, il y a une renationalisation,
03:27mais en fait c'est juste une renégociation des contrats.
03:29Il faut savoir qu'il y avait ExxonMobil, BP, Chevron, Statoil, même Total, les Français.
03:36Et donc tout d'un coup, ces entreprises qui commencent à payer des royalties,
03:40et c'est en fait ce qui va financer justement ce projet socialiste,
03:45ce projet redistributif de la révolution bolivarienne.
03:50Et c'est ce qui ne plaît pas à Washington depuis le début, depuis 25 ans.
03:54Et il ne faut pas oublier que la CIA, les coups d'État, ce n'est pas nouveau.
03:59Dès 2002, il y a eu un coup d'État qui a fonctionné.
04:03Ensuite, il y a eu un soulèvement populaire qui fait que Chavez est revenu au pouvoir 48 heures après.
04:08Mais dès 2002, il y a eu un coup d'État, et on sait qu'il était fomenté,
04:12qu'il était soutenu par la CIA, par, à l'époque, c'était l'administration de Bush.
04:17Donc voilà, pour contextualiser, ce n'est pas quelque chose de nouveau.
04:19L'évolution bolivarienne. Voilà.
04:21Désormais, pour le Venezuela, en ce moment, qu'est-ce qui fait peur à Donald Trump ?
04:25Pourquoi est-ce qu'il a envie de ne pas voir Nicolas Maduro rester à la tête du pays ?
04:31Alors, dans son premier mandat, il y avait eu un discours très pro-démocratique.
04:36Ce qui dérangeait avec Maduro, c'était que c'était soi-disant une dictature,
04:40un gouvernement autoritaire, et qu'il fallait restaurer la démocratie.
04:43C'est les éléments de langage qui étaient mis en place.
04:46Derrière tout ça, la volonté, c'était simplement d'éjecter, d'opérer un changement de régime
04:51pour retrouver un gouvernement de droite au pouvoir
04:55qui puisse réouvrir l'accès aux ressources naturelles.
05:00Ça, c'était le premier mandat. Ça n'a pas fonctionné.
05:03Les États-Unis, Trump s'est appuyé sur Juan Guaido,
05:07qui était un des éléments de la droite.
05:08Il faut savoir que la droite au Venezuela, c'est pas seulement Maria Corina Machado.
05:15On y reviendra après la récente nobélisée.
05:19Il y avait Juan Guaido, il y a Léopoldo López, Capriles.
05:24Bref, la droite vénézuélienne est très fragmentée.
05:28Et Trump avait misé sur Juan Guaido durant son premier mandat.
05:32Ça n'avait pas fonctionné. Juan Guaido, c'était une marionnette,
05:35mais il n'avait pas atteint son objectif, qui n'avait aucune chance d'arriver à terme.
05:40Petite question, mais quand on est Donald Trump et qu'on préfère un candidat,
05:44comment est-ce que ça se matérialise ?
05:45Est-ce qu'on lui envoie des fonds de campagne ?
05:47Est-ce qu'on s'affiche à ses côtés ?
05:50Comment est-ce qu'on promeut un candidat ?
05:52Alors, Juan Guaido, c'était autodéclaré président.
05:58Non. Et donc là, le soutien s'est fait de façon diplomatique
06:02avec les États-Unis qui ont reconnu ce personnage
06:07comme en tant que président officiel du Venezuela.
06:10Donc laissant de côté Maduro, ce qui était totalement étrange
06:13parce que dans les faits, c'est Nicolas Maduro qui continue à gouverner, évidemment.
06:19L'autre était dans son bureau, ensuite il a fini exilé.
06:22Il avait été suivi dans cette aventure par plusieurs gouvernements occidentaux,
06:26par la France notamment, qui avait été très suiviste des États-Unis.
06:30Donc le soutien s'était matérialisé comme ça à cette époque.
06:33Ça n'avait pas fonctionné.
06:34Et là, avec le retour de Donald Trump pour ce second mandat,
06:39on sait qu'il passe à la vitesse supérieure pour le Venezuela
06:43mais aussi pour tous les autres sujets.
06:46Il arrive en force, il a envie de mener à bout ce qu'il n'a pas pu concrétiser.
06:50Et donc, cette fois, il s'appuie sur, il mise sur la candidate,
06:55sur l'aile la plus radicale de la droite vénézuélienne,
06:58donc sur Maria Corina Machado, mais en se basant sur une toute autre stratégie.
07:01On n'est plus sur les éléments de langage par rapport à la démocratie,
07:04par rapport à, oui, il faut restaurer la démocratie au Venezuela
07:07parce que ce serait une dictature.
07:09Ce n'était pas assez percutant, ça n'a pas fonctionné.
07:12Là maintenant, les éléments de langage,
07:13ils se centralisent sur quelque chose de beaucoup plus grave.
07:15Le Venezuela serait, selon Washington, un narco-État.
07:21Maduro serait lui-même à la tête d'un cartel qu'ils ont inventé,
07:25le cartel de los Soles, le cartel des soleils,
07:29qui est une invention nord-américaine.
07:32Et donc, c'est sur ce...
07:33On voit bien que c'est un des termes beaucoup plus forts.
07:36Donc, on parle de narcoterrorisme
07:38parce que, dès les premières semaines de son arrivée au pouvoir,
07:41que fait Trump ?
07:44Il associe, il crée un lien administratif légal entre le narcotrafic,
07:49qui est un gros problème en Amérique latine et aux États-Unis,
07:52et terrorisme.
07:54Donc, les cartels ne sont plus des narcotrafiquants,
07:57ça devient des narcotrafiquants.
07:58Donc ça, ça ouvre tout un spectre de possibilités plus larges pour...
08:02Ça donne plus d'outils à l'administration étatsunienne
08:05pour agir, pour intervenir sur tout le continent,
08:08sous prétexte de cette lutte contre la drogue.
08:10Puisqu'on remonterait, du coup, à la source,
08:14les narcotrafiques.
08:15Exactement.
08:16Exactement.
08:16Et donc, ils inventent un cartel
08:19qui serait dirigé par Nicolas Smadwo.
08:22Et là, ce qui est assez intéressant
08:24ou drôle ou préoccupant, en fait,
08:27c'est que les services de renseignement étatsuniens
08:33contestent cet argument de Donald Trump.
08:39Il y a des documents qui ont été révélés
08:42il y a quelques mois, en février,
08:43par le New York Times,
08:45du Conseil national de renseignement,
08:48donc qui regroupe plusieurs agences
08:49de renseignement étatsuniennes,
08:51et qui dément totalement cette affirmation,
08:53qui dit non, en fait,
08:54il n'y a pas d'élément pour dire que Maduro
08:57serait à la tête d'un cartel.
08:59Et c'est confirmé par tous les spécialistes, en fait.
09:02C'est une accusation qui n'a aucun sens.
09:05Et en parlant de drogue,
09:08c'est aussi quelque chose que disent les spécialistes,
09:12l'ONU, des agences étatsuniennes comme la DEA,
09:16c'est seulement 5% de la drogue qui arrive aux États-Unis
09:20qui passerait par le Venezuela.
09:22La DEA, c'est la Drug Administration.
09:25Enforcement Agency.
09:26Enforcement, oui.
09:27C'est mes souvenirs de Breaking Bad.
09:29Voilà, donc c'est l'agence, exactement,
09:31c'est l'agence anti-drogue étatsunienne,
09:34et donc qui dit que, en fait,
09:36c'est seulement 5% du trafic de drogue
09:39qui passe par le Venezuela.
09:39Qui passe par le Venezuela, oui.
09:40Et donc que tout cet argument, en fait,
09:42est complètement inventé.
09:44C'est un prétexte.
09:45D'ailleurs, ça nous renvoie directement
09:47à Saddam Hussein
09:49et aux soi-disant armes de destruction massive.
09:51Enfin, on voit bien que c'est une invention
09:53pour préparer l'opinion publique
09:54à un changement de régime.
09:56Ça ne tient pas.
09:59Mais c'est le prétexte invoqué aujourd'hui
10:01par les Etats-Unis.
10:02Et cet argument, il a deux jambes.
10:03C'est-à-dire qu'il permet aussi à Donald Trump
10:05de justifier sa politique intérieure
10:07avec ICE, notamment,
10:09et partir du principe que...
10:10Exactement.
10:11Les gens viennent pour trafiquer.
10:13C'est une des nouvelles,
10:15on va dire, une des nouvelles punchlines
10:16utilisées après bien d'autres.
10:19Et c'est aussi un levier pour intervenir
10:21sur tout le continent,
10:22parce que les cartels sont répartis
10:24sur tout le continent.
10:26Donc, c'est un prétexte qui sert de levier.
10:29Mais pour le Venezuela,
10:30c'est là où c'est le cas le plus grave.
10:33Depuis la mi-août,
10:34les Etats-Unis ont déployé,
10:36ce qui est extrêmement grave,
10:39sept navires de guerre
10:40qui ont été rejoints par un huitième
10:42ces dernières semaines.
10:43Donc, on a aujourd'hui
10:44huit navires de guerre
10:45qui sont dans la région des Caraïbes,
10:48face aux côtes vénézuéliennes,
10:51un sous-marin d'attaque
10:53et des milliers de soldats
10:55qui sont là,
10:57qui sont positionnés.
10:58Et ça a été,
11:00tu en parlais en introduction,
11:02il y a eu des menaces,
11:03des coups de pression
11:04depuis plusieurs semaines
11:05avec des bateaux
11:08qui ont été,
11:09non pas arraisonnés,
11:10comme le voudrait le droit international,
11:12mais qui ont été bombardés.
11:13Alors, on parle de frappes militaires,
11:15mais derrière ça,
11:16c'est des bombardements,
11:18c'est des assassinats ciblés,
11:21c'est des exécutions,
11:22l'ONU, d'ailleurs,
11:23des spécialistes de l'ONU,
11:26on qualifie ça
11:27d'exécutions extrajudiciaires,
11:29c'est-à-dire que des bateaux
11:31qui partaient du Venezuela
11:35ont été directement attaqués
11:36par les Etats-Unis.
11:37Donc, c'est une façon, bien,
11:38de montrer les muscles
11:41pour Trump
11:42et de dire,
11:43attention,
11:43on fait monter les enchères, là.
11:46Et tout en jouant
11:48un double jeu,
11:49c'est-à-dire que depuis
11:50son retour au pouvoir,
11:52Trump,
11:52il joue sur deux leviers.
11:56Il y a l'aspect
11:57dont je viens de parler,
11:59l'aspect vraiment menace,
12:01menaçant,
12:02avec le déploiement militaire,
12:04avec ses pistolets
12:05mis sur la tempe,
12:06attention,
12:06la prochaine est peut-être pour toi,
12:08tout en maintenant
12:09un canal diplomatique,
12:11avec Caracas,
12:12avec l'envoyé spécial
12:16des Etats-Unis,
12:17j'ai plus son nom en tête.
12:19À Caracas ?
12:20L'envoyé spécial
12:21de Washington à Caracas,
12:24c'est Richard Grenelle.
12:26Donc, c'est l'émissaire
12:27de Washington,
12:29envoyé pour maintenir
12:31un lien diplomatique
12:33avec Caracas.
12:34On se rappelle que le but,
12:36c'est l'accès aux ressources.
12:37Donc, d'un côté,
12:38par la diplomatie,
12:39les Etats-Unis,
12:40avec son émissaire,
12:41avec leur émissaire,
12:43négocient,
12:44parlent avec Maduro,
12:45attention,
12:46tu as bien vu
12:47qu'on a des bateaux juste là,
12:49on est prêt à bombarder...
12:51On négocie un pistolet
12:52sur la tempe.
12:52Voilà,
12:53pour essayer de gagner
12:55des positions économiques,
12:58des contrats peut-être,
12:59parce qu'il y a toujours
13:00une grande entreprise,
13:01une multinationale états-unienne
13:02qui est sur place,
13:03c'est Chevron.
13:04Un jour,
13:04on lui donne une licence
13:05pour opérer au Venezuela,
13:07l'autre jour,
13:07on la lui retire.
13:08Enfin,
13:09c'est les Etats-Unis
13:09qui font ça.
13:10Ils soufflent le chaud,
13:11ils soufflent le froid.
13:13Et donc voilà,
13:15c'est un peu la stratégie,
13:16la tactique du good cop,
13:18bad cop.
13:18On parle,
13:20tout en maintenant
13:21une pression très très forte
13:23avec le chef
13:24de la diplomatie états-unienne,
13:25Marco Rubio,
13:26qui est un anticommuniste déclaré.
13:28Et donc,
13:29les Etats-Unis jouaient
13:30sur ces deux leviers
13:31jusqu'à la semaine dernière
13:33où le New York Times
13:36a révélé que
13:37Trump avait ordonné
13:39à Richard Grenell
13:40de couper tout lien diplomatique.
13:42Donc,
13:43on fait monter encore
13:44la pression d'un cran.
13:45Donc,
13:45on ne parle plus.
13:46Et en même temps,
13:47la même semaine,
13:48un nouveau bateau bombardé,
13:50un cinquième bateau
13:52bombardé au large
13:53des côtes vénézuéliennes.
13:55Et la semaine dernière,
13:56déjà,
13:57on parlait déjà de la CIA.
13:58L'Humanité en avait parlé
13:59dans un article
14:00qu'on avait publié
14:01la semaine dernière
14:02parce que la CNN
14:04révélait que
14:04Trump avait autorisé
14:06la CIA
14:07à agir,
14:08à mener des actions
14:09létales
14:10en Amérique latine.
14:12Et là,
14:12ce qu'on apprend aujourd'hui,
14:14ce n'est plus
14:15l'Amérique latine,
14:16ça se resserre
14:16donc sur le Venezuela.
14:17Là, maintenant,
14:18c'est la CIA
14:19qui est autorisée
14:19à agir
14:20directement sur le Venezuela.
14:21Donc,
14:22on voit comment
14:22à chaque fois
14:23ça monte d'un cran.
14:24Alors,
14:25la grande question,
14:26c'est est-ce qu'il joue à...
14:30Est-ce que Trump joue
14:31à la stratégie du fou ?
14:32De montrer,
14:33regarde,
14:33je suis capable
14:34d'aller jusqu'à la guerre
14:35pour gagner de l'autre côté
14:37en matière de contrat,
14:39pour avoir des gains économiques.
14:42Ou est-ce que vraiment,
14:43il ira jusqu'à déclencher
14:45une guerre,
14:46une invasion ?
14:47Alors,
14:47j'ai un peu de mal à croire
14:49à une invasion,
14:50mais pourquoi pas
14:50simplement décapiter
14:52le gouvernement vénézuélien
14:54avec un missile
14:55ou quelque chose
14:56en s'en prenant directement
14:57au chef de l'État ?
14:58De son côté,
14:59Nicolas Maduro,
15:00comment il répond à tout ça ?
15:02Ces bateaux se font bombarder.
15:05Il ne peut pas rien dire.
15:06Alors,
15:07il y a une riposte diplomatique,
15:10mais qui est faite
15:10à la hauteur du poids
15:11qu'a le Venezuela,
15:12donc c'est-à-dire très faible
15:13par rapport aux États-Unis.
15:15Il y a eu quand même
15:16des réunions
15:17au Conseil de sécurité de l'ONU
15:18qui ont été sollicitées,
15:19qui ont eu lieu
15:19la semaine dernière
15:21par le Venezuela
15:22pour dénoncer
15:23cette situation.
15:24Donc,
15:24le Venezuela
15:25s'exprime,
15:26dénonce
15:28diplomatiquement,
15:29mais avec le peu de poids
15:31qu'il a au niveau global,
15:32même si régionalement,
15:33il est quand même soutenu
15:34par les pays latino-américains,
15:37de gauche principalement,
15:39mais aussi des pays
15:40plutôt de droite
15:41qui ne seraient pas
15:42trop d'accord
15:43pour qu'il y ait
15:43une intervention militaire
15:45qui déstabiliserait la région
15:47et qui,
15:47de fait,
15:49ne soutiennent pas
15:50des États-Unis
15:51qui iraient jusque-là.
15:52D'autre part,
15:53il y a une mobilisation
15:55citoyenne et militaire
15:57au Venezuela,
15:58donc avec une mobilisation
16:00des troupes,
16:02des exercices
16:02qui sont faits
16:03depuis plusieurs semaines
16:04parce que le Venezuela
16:05veut montrer
16:06qu'il est prêt
16:07à se défendre
16:07en cas d'attaque.
16:09Est-ce que c'est vraiment
16:11le cas ?
16:12Ou alors,
16:12est-ce que c'est
16:12de l'esbrouf ?
16:13Quand on est face
16:14aux États-Unis,
16:15c'est difficile
16:15de faire le poids.
16:17Mais en tout cas,
16:19le gouvernement montre
16:20qu'il a une armée
16:21qui est prête
16:22à le défendre
16:23et une population
16:24qui, a priori,
16:26est derrière le gouvernement.
16:27Alors,
16:28pas à 100% évidemment,
16:29mais on a vu par exemple
16:31des milices citoyennes
16:32qui ont été appelées.
16:35Donc, voilà,
16:36ça bouge beaucoup.
16:36Ce qui est sûr en tout cas,
16:37c'est que la tension
16:38est à son comble.
16:40Ce qui est difficile à...
16:44Ce qui est compliqué,
16:44c'est que ça dure
16:45depuis plusieurs semaines
16:47et qu'à chaque fois,
16:48ça monte d'un cran.
16:49On se demande vraiment
16:49jusqu'où ça peut aller.
16:53Une petite question écho,
16:54mais le Venezuela
16:55aurait à perdre aussi
16:56si les contrats
16:57avec les entreprises
16:59qui exploitent
17:00les ressources naturelles,
17:02si on ne trouvait pas d'accord
17:03tout simplement ?
17:04Alors,
17:05les contrats ont déjà été
17:06renégociés.
17:07Qui a le plus à perdre,
17:08en fait,
17:08dans cette histoire,
17:09économiquement ?
17:10Est-ce que c'est les Etats-Unis
17:11ou est-ce que c'est les Vénézuélas
17:12ou est-ce qu'il ne peut pas
17:13y avoir de gagnants
17:13s'il n'y a pas d'accord ?
17:14Alors,
17:16le Vénézuéla,
17:16comme il est dirigé
17:17par un gouvernement
17:19de gauche,
17:20nationaliste,
17:20souverainiste,
17:21mais en termes
17:23latino-américains,
17:25il n'est pas contre
17:25les multinationales étrangères.
17:28PDVSA,
17:28la grande entreprise
17:30de pétrole
17:31du pays,
17:33travaille main dans la main
17:34avec des entreprises étrangères
17:37et,
17:37comme je le disais tout à l'heure,
17:38Chevron reste sur place.
17:40Chevron,
17:41donc une multinationale
17:42américaine,
17:43travaille toujours
17:44aux Etats-Unis.
17:45Mais,
17:46d'une façon,
17:47gagnant-gagnant.
17:48Donc,
17:49finit l'époque
17:50où on faisait cadeau
17:52de nos ressources
17:53aux multinationales étrangères.
17:55Ce que essaie
17:57d'obtenir Donald Trump,
17:58c'est renégocier tout ça
18:00ou,
18:01et là,
18:01c'est là
18:02que l'autre option
18:03devient intéressante
18:04pour les Etats-Unis,
18:05un changement de régime
18:06parce que si
18:06un changement de régime
18:07est mis en place,
18:08ce serait
18:09un gouvernement de droite
18:11qui prendrait le pouvoir,
18:12enfin,
18:12en tout cas,
18:13dans les rêves
18:14de Washington.
18:15Et que propose
18:17la droite vénézuélienne ?
18:18Donc,
18:19aujourd'hui,
18:19elle est,
18:21disons qu'elle est
18:22représentée surtout
18:23par Maria Corina Machado
18:24qui vient d'obtenir
18:25ce prix Nobel.
18:26Qu'est-ce qu'elle offre,
18:27Maria Corina Machado ?
18:28Elle, elle ne parle pas
18:29de renégociation.
18:31Elle, elle offre
18:32sur un plateau d'argent
18:33les ressources du pays.
18:35Est-ce qu'on peut revenir
18:35justement sur sa nomination ?
18:38Donald Trump le voulait beaucoup,
18:40ce prix Nobel de la paix.
18:41On l'a même appelé
18:42pour lui dire
18:42oui, bon, enfin,
18:43il a déjà été attribué.
18:44Qui est ce personnage
18:47qui a été présenté
18:48comme une opposante
18:50et qui avait assez,
18:53on va dire,
18:54d'aura
18:54pour pouvoir obtenir
18:55ce prix Nobel ?
18:57L'humanité,
18:58en tout cas,
18:58dans nos papiers,
18:59on la présente
19:00comme une figure
19:01d'ultra droite.
19:02Alors,
19:03c'est une opposante
19:03depuis le début
19:07du gouvernement bolivarien.
19:10Elle vient d'une famille
19:11très riche
19:12dont les entreprises
19:12avaient été nationalisées
19:14par Hugo Chavez
19:15et donc,
19:17dans le spectre
19:17de la droite vénézuélienne,
19:19c'est elle la représentante
19:19de l'aile la plus radicale.
19:21Mais dès le début,
19:21c'est-à-dire qu'elle a toujours
19:23été dans l'extrême,
19:25dans le groupe ultra
19:27de droite
19:28de l'opposition vénézuélienne.
19:30Dès 2000,
19:31tout à l'heure,
19:31je vous parlais du coup
19:32d'État de 2002.
19:34Elle en faisait déjà partie.
19:36Elle avait déjà soutenu,
19:37elle avait déjà participé
19:38à ce coup d'État
19:39de 2002
19:40contre Hugo Chavez.
19:42Donc, c'est vraiment...
19:44On n'a pas les mots
19:45pour décrire
19:48cette lauréate
19:49de prix Nobel
19:50parce que s'il y a vraiment
19:51une personne
19:51qui ne mérite pas
19:52qu'on associe son nom
19:53à la paix,
19:54c'est elle.
19:54Elle fait partie de...
19:56Elle a toujours eu
19:56les positions
19:57les plus radicales,
19:58les plus violentes.
20:00Cette femme a du sang
20:00sur les mains.
20:02En 2014,
20:03elle avait promu
20:04un soulèvement
20:05à les Guarimbas.
20:06Enfin,
20:07ça avait été
20:08d'une violence extrême
20:09de la part des manifestants.
20:10On ne parle pas
20:11de manifestants pacifiques.
20:12Elle n'est pas du tout
20:12dans la voie pacifique.
20:13D'autres figures
20:14de la droite vénézuélienne
20:16avaient choisi
20:17la voie pacifique.
20:18Elle, non.
20:19Elle, elle a toujours été
20:19dans la radicalité
20:21la plus violente.
20:23Et c'est sur elle
20:24que mise aujourd'hui
20:25Donald Trump.
20:26Lui donner ce prix...
20:27Alors, je ne sais pas
20:28si...
20:29Ce qui se passe,
20:30c'est qu'elle a été
20:32tellement mise en avant
20:33ces dernières années
20:34par les États-Unis,
20:35par le département d'État,
20:37par toute une constellation
20:39d'organisations
20:40pour la dédiaboliser.
20:44L'année dernière,
20:45déjà,
20:46elle avait gagné
20:46deux prix,
20:47le prix Kasparov
20:48et le prix
20:50Vaclavavelle,
20:50des prix européens
20:51pour la démocratie,
20:52entre guillemets.
20:54Et donc,
20:54ça fait depuis plusieurs années
20:55qu'il y a une campagne
20:56pour la dédiaboliser.
20:59Et donc,
20:59je pense que
21:01le comité Nobel
21:03ne l'a pas fait
21:03de mauvaise foi.
21:04Je pense qu'ils sont tombés
21:05dans le piège
21:06parce qu'il faut se rappeler
21:07que quand on parle
21:08du Venezuela,
21:08on parle aussi
21:09de 25 ans
21:10de propagande
21:12contre le Venezuela,
21:13de propagande
21:14anti-bolivarienne.
21:15d'abord,
21:15c'était Chavez,
21:16le dictateur,
21:17maintenant,
21:17c'est Maduro.
21:18Donc,
21:19elle,
21:20elle rentre totalement
21:21comme une pièce
21:22qui s'accommode très bien
21:23avec le scénario,
21:25l'engrenage
21:25qu'essaye de développer
21:26Donald Trump.
21:31Et donc,
21:32Ça entre dans son narratif.
21:33Comment ?
21:34Ça entre dans son narratif.
21:35Complètement.
21:36Et maintenant
21:37qu'elle a été
21:38nobée prix Nobel,
21:39il y a plein de vidéos
21:39très intéressantes
21:40qui ressortent d'elle
21:41où on voit
21:42à quel point
21:43elle a toujours
21:44misé sur la violence
21:45ou alors à quel point
21:46vraiment
21:46elle offre son pays.
21:49Enfin,
21:50il y a une vidéo
21:50qui est sortie
21:51il y a quelques jours
21:52mais qui date
21:53de plus de février
21:53en fait
21:54où elle intervenait
21:55dans une émission,
21:56un podcast
21:57du fils
21:59de Donald Trump
22:00et elle lui disait
22:01mais oubliez
22:02l'Arabie Saoudite.
22:04Le Venezuela
22:04a plus de pétrole
22:05que l'Arabie Saoudite.
22:06C'est nous
22:07les premières réserves
22:07du monde.
22:09On vous les offre.
22:10C'est-à-dire que
22:11nous si on arrive
22:12au pouvoir
22:13on éjecte
22:14le gouvernement
22:15on éjecte
22:17PDVSA
22:18c'est-à-dire que
22:19ce ne sera plus
22:20l'État
22:20qui contrôlera
22:21les ressources naturelles
22:23le pétrole
22:25on va
22:28ouvrir le marché
22:29et ce seront
22:30et les entreprises
22:31américaines
22:32auront
22:32beaucoup d'argent
22:33à se faire.
22:34Venez au Venezuela
22:35enfin soutenez-moi
22:36parce que c'est
22:37ce que je vous offre
22:37en gros
22:38c'est ce qu'elle dit.
22:39Et donc voilà
22:40tu parlais
22:40de quelles sont
22:41les options
22:42gagnant-gagnant
22:42on voit bien
22:43qu'avec
22:44la droite
22:45avec le retour
22:46d'une droite
22:46au pouvoir
22:47avec Maria Corina
22:48Machado
22:48qui serait demain
22:49présidente du Venezuela
22:50les États-Unis
22:52gagnent
22:53à 1000%.
22:55Ceci dit
22:56même si
22:58Nicolas Maduo
22:59est éjecté
23:00du pouvoir
23:01c'est pas dit
23:02que le plan fonctionne
23:03parce que derrière
23:05le gouvernement
23:06vénézuélien
23:07il y a une population
23:08il y a une population
23:08et malgré
23:09les difficultés
23:10très très fortes
23:12que vit cette population
23:13depuis plusieurs années
23:14parce qu'il y a
23:15une crise économique
23:15extrêmement violente
23:17au Venezuela
23:17notamment due
23:18aux sanctions
23:19américaines
23:20qui sont mises en place
23:20depuis
23:21qu'ils ont commencé
23:22sous Barack Obama
23:23ça veut pas dire
23:25que la population
23:26vénézuélienne
23:27serait disposée
23:28à accepter
23:29un gouvernement
23:29qui
23:31entreguiste
23:31on dit en espagnol
23:32qui offrirait
23:33sur un plateau
23:34d'argent
23:34toutes ses ressources
23:36aux États-Unis
23:37parce qu'il faut préciser
23:38là depuis tout à l'heure
23:39on parle de politique
23:40ce qui est engendré
23:41par cette politique
23:42c'est qu'on a un pays
23:43où le taux de pauvreté
23:45est très fort
23:46ça passerait mal
23:47un programme
23:48où les richesses
23:49sont bradées
23:51exactement
23:52et ce qui est intéressant
23:53de voir
23:53c'est que
23:54effectivement
23:55il y a une pauvreté
23:57qui aujourd'hui
23:58dépasse les 80
23:58ou 90% au Venezuela
24:00mais d'où ça vient
24:01ça n'a pas toujours été comme ça
24:02c'était le cas
24:03avant l'arrivée
24:04de Chavez au pouvoir
24:05on avait le même taux
24:06de pauvreté
24:06quand Chavez arrive
24:08avec son plan
24:09de socialisme
24:11du 21ème siècle
24:12qui redistribue
24:13les richesses
24:13les nouvelles richesses
24:14grâce à
24:15cette nouvelle main
24:17mise sur le pétrole
24:19le taux chute
24:20le pays
24:21le pays devient
24:23très prospère
24:23économiquement
24:24jusqu'à 2014
24:25où on a
24:26deux facteurs
24:27qui s'allient
24:28pour faire dégringoler
24:29tout ça
24:31une chute
24:32des cours du pétrole
24:33et le début
24:34des sanctions
24:36états-uniennes
24:37imposées par Barack Obama
24:38il faut savoir
24:39qu'il y a une baisse
24:40du PIB
24:41de 80%
24:41donc c'est la baisse
24:43de PIB
24:43la plus drastique
24:44du siècle dernier
24:47notamment
24:47mise
24:48résultat
24:49en très grande partie
24:50des sanctions
24:50états-uniennes
24:52donc voilà
24:53c'est une situation
24:53complexe
24:54mais on a souvent
24:55tendance à jeter
24:56100%
24:57de la faute
24:58sur le gouvernement
24:58vénézuélien
24:59or on peut pas
25:01mettre de côté
25:01laisser de côté
25:02le poids des sanctions
25:03c'est multifactoriel
25:04c'est multifactoriel
25:05mais le facteur
25:06états-unis
25:07joue un rôle
25:09très très
25:10majeur
25:11dans cette situation
25:12donc là on a parlé
25:13des derniers événements
25:14en date
25:15donc on a Donald Trump
25:16c'est une révélation
25:17de New York Times
25:18tu nous disais
25:18qui a autorisé
25:19la CIA
25:20à agir
25:21sur le sol
25:22vénézuélien
25:23on a un Maduro
25:24qui
25:26comme tu le disais
25:27qui montre les muscles
25:29mais sans s'engager
25:30dans la bataille
25:31et qui fait
25:32un petit peu
25:32ce qu'il peut
25:32face aux géants
25:33qu'est les Etats-Unis
25:35c'est quoi les options
25:36pour les prochains jours
25:37finalement
25:38on n'a pas de boule de cristal
25:39mais qu'est-ce qui peut se passer
25:40vraiment
25:41c'est
25:42c'est la grande inconnue
25:43est-ce que
25:44en tout cas
25:45est-ce que Trump
25:46ira jusqu'au bout
25:47est-ce qu'il appuiera
25:47sur le bouton
25:48pour déclencher
25:49la guerre
25:50ou une attaque
25:51ciblée
25:52contre
25:53peut-être
25:54quelques attaques
25:55sur le territoire
25:56vénézuélien
25:56pour faire monter
25:57encore plus
25:57la pression
25:59mais est-ce qu'il ira
26:00jusqu'à
26:01décapiter le gouvernement
26:03on ne le sait pas
26:04en tout cas
26:04ce qui est sûr
26:05et c'est ce qui est
26:07extrêmement grave
26:07aujourd'hui
26:08c'est que
26:08tout est en place
26:10pour y parvenir
26:11donc
26:12s'il le voulait
26:14tout est en place
26:15et bien merci beaucoup
26:16pour cette analyse
26:17on continuera
26:18à suivre ça avec vous
26:19n'hésitez pas
26:19à aller suivre
26:20les articles
26:21de Louis
26:22et puis nous
26:23on continuera
26:24à vous informer
26:25sur l'actualité internationale
26:27n'hésitez pas
26:28à vous abonner
26:29à notre chaîne YouTube
26:29à bientôt