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  • il y a 10 heures
Si le Rassemblement national l’emporte dès le premier tour dans au moins une dizaine de communes, il est en ballottage défavorable dans la plupart des villes moyennes qui étaient dans son viseur, mais aussi à Toulon, où il espère une victoire symbolique avec Laure Lavalette. Décryptage avec Florent Le Du et Cyprien Caddeo.

00:00 Introduction
01:20 Hénin-Beaumont, Fréjus, Moissac, Hayange, Beaucaire,
04:35 Cagnes-sur-Mer, Vauvert
08:04 Bruay-la-Buissière, Frontignan
12:50 Denain, Narbonne
19:40 Nice, Nîmes
25:40 Toulon
29:45 Montauban, Draguignan, Menton, Agde, Carcassonne
36:46 Marseille
38:57 Perpignan
42:18 Bordeaux

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Transcription
00:01Pour le service politique, tu suis les dossiers d'extrême droite et justement, on voulait parler du Rassemblement national.
00:09Alors, peut-être première question, il y a une montée du score RN quand même dans beaucoup de villes.
00:16Est-ce que pour autant, cette percée est à relativiser ?
00:20Oui, alors déjà à relativiser par rapport au dernier score.
00:24Évidemment, si on regarde par rapport à 2020, il y a une progression.
00:27Ce qui est intéressant, c'est de voir aussi par rapport entre 2020 et 2024, on a quand même déjà
00:33eu une percée énorme.
00:35Donc, c'est plutôt par rapport à celle-là, je pense, qu'il convient de regarder, même s'il y
00:39a des enjeux différents locaux.
00:42On va y revenir.
00:44Donc, ce que met en avant le RN, c'est déjà ses victoires au premier tour.
00:49Quelques-unes ont été éclatantes, notamment chez leurs sortants.
00:52Sur les douze, alors ça aussi un petit peu, mais on va dire les douze, c'est ce que dit
00:58le Rassemblement national.
00:59Ces douze maires sortants sont tous réélus au premier tour, parfois assez largement, à brûler la buissière.
01:08Mais bon, aussi parce qu'il y a eu une opposition complètement dévitalisée et qui se reforme derrière.
01:14La buissière qui est dans le nord, c'est ça ?
01:15Oui, pardon, dans le Pas-de-Calais, en plein bassin minier, pas très loin d'Énim-Beaumont.
01:20Là, le maire gagne à 80%.
01:24Et à Énim-Beaumont, c'est un peu plus de 70%.
01:28Donc, il y a des explications à ça.
01:30Je pense qu'on y reviendra aussi.
01:31On est déjà un petit peu revenu dans l'humanité, mais on y reviendra plus en détail.
01:35Parce que c'est intéressant de voir, ce n'est pas seulement un vote d'adhésion de la politique menée
01:42par le Rassemblement national.
01:44Il y a plein d'enjeux qu'on a pu voir en reportage.
01:47Les oppositions qui sont complètement dévitalisées une fois que le RN passe, le côté fierté.
01:54Toutes ces villes-là ont reçu à un moment Jordan Bardella ou Marine Le Pen, pratiquement tous, une fois par
02:01an.
02:01Donc, il y a ce côté fierté qui est revenu beaucoup chez les électeurs dans ces villes-là, quand on
02:08les voit en reportage.
02:09Je referme la parenthèse des sortants.
02:13Je mets les scores en repassage de ces villes-là pour qu'on en sorte qu'on se fasse une
02:16idée.
02:17Je mets Fréjus aussi, même s'il n'est pas officiellement soutenu par le RN.
02:20Enfin bon, personne n'est dupe.
02:22En fait, oui, ce que ça montre, c'est quand même que quand le RN prend une ville, il ne
02:27la lâche pas six ans après.
02:28Je crois qu'on a un seul exemple de ville qui a été...
02:31Parce qu'il y a eu des vagues de 2020, mais il y avait eu 2014 avant aussi.
02:35Le seul exemple, je crois, de ville perdue par le RN, c'est Mancle la Ville, qui avait été gagnée
02:39en 2014.
02:39En tout cas, c'est celui qui me venait en tête aussi.
02:41De mémoire, il y avait quand même une gestion, la gestion était catastrophique de la vie générale.
02:45Alors, il y en a beaucoup qui ont été perdus en 2001, sur une première vague en 1995.
02:48Mais là, je parle de la vague post-Jean-Marie Le Pen, dans le nouveau type de mouture du front,
02:55plus du rassemblement national.
02:55Et avec un vrai modèle qui a été mis en place en 2014, renforcé en 2020 et encore en 2026.
03:02Quand je dis un vrai modèle, c'est-à-dire qu'il y a une ligne de conduite du maire
03:06RN qui est très précise et détaillée.
03:09Et même s'il y a des particularités locales, on revoit les mêmes schémas partout et des schémas qui sont
03:14faits aussi en vue de la réélection.
03:17C'est-à-dire avec beaucoup de communication, beaucoup de cosmétiques, les fameux parterres de fleurs à Hénin-Beaumont.
03:28Et surtout, ne pas prendre trop de risques ou alors des choses qui vont plaire à l'électorat,
03:35comme sucrer les subventions de ce qu'ils appellent les associations immigrationnistes, qui sont en fait des associations humanistes.
03:43Ça, voilà, si ça peut plaire à son électorat, ça va.
03:46Mais sinon, on prend un minimum de risques et on mise tout sur la com.
03:50Donc voilà, ça explique un petit peu ça.
03:54Mais au total, donc ils ne se sont pas arrêtés là.
03:56Au total, il y a 24 communes qui ont été remportées par le RN au premier tour.
04:03Donc ça veut dire 10 nouvelles, 11 nouvelles, c'est ça ?
04:04C'est ça, oui, 12.
04:0712 parce qu'il y en a qu'on enlève, par exemple.
04:09Est-ce qu'on peut en montrer, parce que je vais montrer les résultats à l'écran.
04:11Là, je vous ai déjà montré les villes qu'ils avaient déjà.
04:14Là, je vous montre Bocard, par exemple.
04:16Mais on en reparlera de Bocard, d'ailleurs.
04:18C'est le bien à Nîmes.
04:19Leur principale victoire, la Cagnes-sur-Mer.
04:21Cagnes-sur-Mer, c'est 50 000 habitants, je crois.
04:23C'est à peu près leur seule conquête d'une ville moyenne.
04:29Parce que sinon, on est vraiment sur des communes de moins de 10 000 habitants, voire moins de 5 000.
04:35Et à chaque fois, ce qui est intéressant, on parlait d'ancrage local, c'est qu'il y a quelques
04:41exceptions.
04:41Il y en a une dans les Vosges, il y en a une à la Réunion.
04:45Une commune.
04:45Mais sinon, on est globalement dans des départements où le RN était déjà installé, où il y avait déjà des
04:53députés, voire des maires.
04:55Donc, on a, par exemple, le Var, même si la droite résiste encore.
05:01On a les Alpes-Maritimes, le Gard.
05:04Le Gard-Vauvert, par exemple.
05:05Et aussi le bassin minier, avec trois nouvelles conquêtes, ce qui fait cinq communes du bassin minier, qui sont du
05:16Pas-de-Calais, qui sont sous pavillon RN désormais.
05:20Donc, on voit bien l'importance de l'ancrage local, du fait d'avoir déjà des élus pour faire campagne,
05:26pour mobiliser la population sur des scrutins,
05:29où le sentiment de proximité et le nom du candidat est très important.
05:36Est-ce que les élus sont souvent des députés, par ailleurs ?
05:38Non, il y en a quelques-uns.
05:41Nicolas Maisonnet, par exemple, c'est le cas.
05:44Brayel Masson, c'est un député aussi ?
05:46Brayel Masson aussi, tout à fait.
05:48Donc, il y en a quelques-uns, mais ce n'est pas une règle.
05:51Il y a aussi des gens qui n'étaient pas très connus et qui gagnent grâce à une étiquette.
05:57Et aussi parce que ça a fait quelques années déjà qu'ils ratissent le terrain.
06:02On avait vu, nous, on avait pu travailler un petit peu sur le sujet il y a trois ans, à
06:07peu près à mi-mandat.
06:08On a vu, par exemple, dans les Bouches-du-Rhône, qu'ils étaient en train de recruter pour les listes
06:13et de cibler.
06:15C'est-à-dire dans la circonscription du député Romain Bobry, qui n'est pas le plus connu, mais qui
06:20est dans le nord des Bouches-du-Rhône.
06:23En fait, ce qu'ils faisaient, c'est qu'ils allaient sonder un petit peu dans tous les villages quel
06:28soutien ils pouvaient avoir,
06:31quelle liste ils pouvaient monter.
06:32Et en fonction des scores, aux scores futurs aux européennes, ils allaient affiner.
06:38C'est-à-dire que dans ces communes-là, on a pu le constater après, si on prend une vingtaine
06:43de communes sur cette circonscription-là,
06:45ils se sont, de mémoire, présentés dans sept communes.
06:49C'est-à-dire qu'ils ont concentré leurs efforts là où ils avaient le plus de chances de l
06:54'emporter.
06:54Mais ça, ça a été possible aussi parce qu'ils ont eu un député, qu'ils ont eu d'autres...
07:00Déjà des premiers élus.
07:01Ils ont construit sur des choses qu'ils ont déjà fait.
07:04Donc voilà, le premier tour a montré déjà que quand même, là où ils ont une implantation, ils arrivent déjà
07:11à se maintenir,
07:12à gagner quelques communes.
07:14Et ailleurs, mine de rien, ils commencent quand même à poser les bases d'un futur ancrage qui leur servira
07:21petit à petit.
07:23Quel type de stratégie permet de dévitaliser l'opposition ?
07:27Parce que c'est aussi un des sujets, c'est-à-dire que l'opposition prend un coup sur la
07:30tête,
07:31ou la majorité sortante battue prenne un coup sur la tête.
07:36Alors je ne sais pas qui a écrit ce commentaire, mais visiblement il me connaît bien.
07:39Oui, je t'ai dit, elle est malheur, donc tu es clairement...
07:42Ton appartenance à quand a été révélé.
07:47Mais en vrai, comment on décrit ça ?
07:51C'est un politique anti-association ?
07:53Non, il y a un peu de ça.
07:55Ce n'est pas forcément une stratégie menée par la mairie,
07:58c'est aussi une opposition qui subit le poids d'une défaite contre le RN.
08:04Si je reprends l'exemple de Bruy-la-Bissière,
08:06c'est une commune qui était socialiste de 1947 à 2020.
08:12Et ce qu'on me dit, alors je n'ai pas vraiment de moyens de vérifier,
08:16mais ils sont plusieurs à me l'avoir dit sur place,
08:17c'est que désormais il n'y a plus aucun encarté PS dans la ville.
08:24Ils sont barrés ?
08:25Ou alors, ceux qui étaient au PS, soit ils sont barrés de la ville, soit ils sont barrés du PS.
08:32Avec 80% !
08:33Je pense surtout qu'ils se sont barrés du PS.
08:35Oui, alors sur un faible, il n'y a pas non plus énormément d'inscrits,
08:39mais bon, la différence de voix est assez énorme.
08:45Donc, déjà, subir une défaite du RN, il faut s'en relever, surtout pour une liste de gauche.
08:54Elles n'apparaissent souvent pas par hasard.
08:57A Bruy-la-Bissière, à Fréjus, à Hénin-Beaumont,
09:01ça vient parce que les socialistes avaient des casseroles.
09:04Et donc, des casseroles qui étaient révélées dans la presse au moment de l'élection du RN
09:10et qui se concrétisent souvent, parfois en tout cas, dans les tribunaux ensuite.
09:17Donc, voilà, on a des partis qui sont à bout de souffle.
09:19Après, il y a une manière aussi de faire des majorités très autoritaires
09:27qui musellent l'opposition.
09:29Le mot que j'ai le plus entendu en passant des coups de chill,
09:33on avait fait un grand, enfin, un assez long bilan des mairies RN 2020-2026,
09:41que je vous invite à voir, à aller lire sur le site.
09:43Donc, on va vous mettre dans le chat.
09:45Le bilan des mairies RN.
09:48Les mots qui revenaient le plus, c'était verticalité, autorité et omerta.
09:55Il y a quelque chose d'assez saisissant.
09:57On a un peu peur, on ne sait pas ce qui va se passer
10:01si on prend la parole contre la majorité RN,
10:06ce qui ne veut pas dire que ça n'existe pas ailleurs,
10:08mais qu'il y a une espèce d'ambiance de chape de plomb
10:11qui se met sur ces communes-là.
10:13Bon, il vaut mieux suivre quand même le mouvement,
10:17pas trop l'ouvrir.
10:18Il y a aussi eu des cas d'agents municipaux,
10:22notamment à Hénin-Beaumont, qu'on a essayé d'évincer.
10:25Heureusement, il y a des gardes-fous et une justice
10:28qui fait que ça n'a pas été possible.
10:30Mais voilà, on essaie quand même de museler ces voies-là.
10:33Alors, après...
10:34Oui, surtout dans des petites communes comme ça,
10:36il y a comme beaucoup d'habitants
10:39ont intérêt à être quand même pas trop en bisbille avec le maire aussi.
10:42Oui, bien sûr.
10:44Tout le monde ne bosse pas pour la mairie,
10:45mais il y a quand même un des effets de...
10:46Quand tu es un commerçant,
10:47tu as intérêt à être bien avec la mairie, etc.
10:49Et puis, il y a des choses qui sont très liées.
10:51C'est moins vrai dans les grandes villes.
10:52Le lien est plus distant.
10:53Et puis, le rôle des associations aussi.
10:57Le nombre de membres, de responsables d'associations
11:01qui m'ont dit, je ne préfère pas vous parler
11:06parce qu'évidemment, ils ont des subventions
11:08et qu'ils ont trop peur de les perdre.
11:12Parce qu'il y a eu plusieurs cas,
11:13notamment à Morière-les-Avignons,
11:16donc de toutes petites communes,
11:20où la troupe de théâtre avait signé une tribune en 2024
11:25contre le RN.
11:27Sa convention pour utiliser le théâtre,
11:31bizarrement, elle n'a pas été renouvelée l'année suivante.
11:34Il y a plusieurs petits cas comme ça.
11:36Donc, bon, ça n'explique pas forcément tout,
11:40mais c'est quelques éléments de réponse là-dessus.
11:43Sur la question de l'ancrage, c'est intéressant
11:45parce qu'il y a quand même aussi des exemples de villes.
11:48Je pense à...
11:49Moi, j'étais en reportage dans le Gard et dans l'Hérault
11:51des deux derniers jours.
11:53Dans l'Hérault, exemple très fort,
11:55c'est Frontignon qui a été ciblé, Clermont, par le RN.
11:57Comme une ville gagnable,
11:59Sébastien Chenu était descendu à Frontignon.
12:01Ce n'est pas le numéro 2 du RN,
12:03mais le vice-président de l'Assemblée,
12:04enfin, le vice-président de l'Assemblée nationale,
12:06Sébastien Chenu, qui est dans le top 4,
12:08on va dire, des plus coins de figure du RN,
12:11qui descend dans la ville,
12:12qui n'est pas non plus une ville de 200 000 habitants,
12:14Frontignon, c'est assez petit.
12:16C'est qu'il la vise, quoi.
12:17C'est qu'ils veulent la gagner.
12:18Et d'ailleurs, c'était fléché comme ça.
12:21Et en fait, on se rend compte que Frontignon,
12:23je vais vous trouver le score,
12:24la gauche l'emporte au premier tour,
12:26très largement,
12:27et qu'il ne suffit pas d'envoyer Sébastien Chenu
12:30en pèlerinage dans la ville,
12:33pour que le gagnant,
12:34donc c'était Cédric Delapierre, le candidat,
12:36je ne sais plus s'il est député par ailleurs,
12:37j'ai un doute.
12:39Je ne sais pas si tu peux peut-être réagir ça.
12:41Mais en tout cas,
12:43la tentative d'implantation
12:44a complètement échoué.
12:50Donc, il y a des exemples comme ça.
12:51Dans le Nord, je pense à Denain aussi,
12:53où il y a, pareil, fléché,
12:55ville d'ailleurs de vote de Sébastien Chenu,
12:57je crois, d'ailleurs, Denain, de mémoire,
12:59parce que c'est ça, Circo.
13:00Denain, donc, pareil, déplacement de Chenu,
13:03volonté de conquête.
13:05Dans le Nord, cette fois,
13:06on est à 62% pour la maire socialiste sortante.
13:10Donc, on voit quand même qu'il y a un éché,
13:11quand même, élu local qui prime.
13:14Alors, tu l'as dit,
13:15leur stratégie, c'est de renverser ça.
13:16Précisément, en s'appuyant sur leur député, etc.
13:18Mais on voit que ce n'est pas non plus
13:20complètement fait.
13:21D'ailleurs, Joshua Auchard, je crois,
13:22qui a Denain, c'est un député aussi
13:24du Royaume National, de mémoire.
13:25Je crois qu'il est député, Joshua Auchard.
13:28Je suis en doute,
13:28parce qu'ils en ont beaucoup trop.
13:30Du coup, je ne les ai pas d'autres retenus.
13:32Il y en a beaucoup qui le cachent.
13:34Il est sénateur.
13:35Il est sénateur, là, là, pardon.
13:37Bon, il est élu, en tout cas.
13:40Oui, oui.
13:41Mais ça faisait partie
13:43des Denain, des communes
13:45qu'ils avaient ciblées.
13:45Il y en a une aussi
13:46qui est assez emblématique,
13:48je trouve, qui est Narbonne.
13:50Narbonne, si on prend le score
13:52des Européennes,
13:54la liste de Jordan-Bardella
13:55à Narbonne fait 37,5%.
13:57La deuxième, c'est Glucksmann
13:59qui est à 14%.
14:00Il y a un écart qui est énorme.
14:03Et la liste de Bellamy,
14:05donc la liste de droite,
14:07fait 4,9%.
14:09Donc, je disais 37,5%
14:10pour le RN en 2024
14:12aux Européennes.
14:13Là, Frédéric Falcon,
14:14qui, lui, est député,
14:17il fait 22,1%.
14:19Donc, en fait, là,
14:22le maire sortant,
14:25Bertrand Malphier,
14:26qui fait...
14:27Oui, alors moi, je dirais
14:28qu'il fait 49,99%
14:31parce qu'il lui manque une voix
14:32pour gagner au premier tour.
14:34Je n'ai pas vu
14:35le résultat définitif
14:36si ça a été confirmé,
14:37mais en tout cas,
14:38c'est ce qu'on voyait
14:39dimanche soir.
14:40Voilà, il y a a priori
14:42peu de risque pour lui.
14:46Mais là, on voit bien
14:47que, donc, 4700 voix,
14:50j'essaye de voir
14:51si tu peux me voir
14:52en nombre de voix.
14:53Oui, c'est ça.
14:53En nombre de voix,
14:54le RN fait pratiquement
14:55deux fois moins
14:56au municipal qu'au RN.
14:59On va empiéter peut-être
14:59un peu sur notre sujet,
15:01sur le rassemblement avec...
15:02Oui, pardon.
15:04Le rassemblement avec
15:06le LR et le reste de la droite,
15:08ce qu'ils appellent,
15:09ce qu'eux appellent
15:10l'union des droites.
15:12Là, en fait,
15:13ce qu'on voit,
15:14c'est qu'il y a un électorat
15:15qui est poreux
15:17entre le LR,
15:19enfin, que LR et RN,
15:20il y a une porosité
15:21entre les deux.
15:23Parce qu'il y a à peu près
15:24le même total
15:24européenne et municipale
15:26de voix
15:29pour les deux candidats.
15:31Sauf que pour les européennes,
15:32ça a profité à plein
15:33pour le RN.
15:34Pour les municipales,
15:35ça a profité à plein
15:36pour le maire sortant
15:37de droite.
15:38Donc, voilà,
15:39c'est encore la limite.
15:40C'est une explication
15:42de pourquoi il y a encore
15:44un plafond de verre
15:45du RN.
15:46Et il y a beaucoup
15:47de communes
15:47de ce type-là
15:49où il y en a
15:50y compris plein d'autres
15:52où le RN
15:52était à plus de 40%
15:55aux européennes.
15:55et où il va avoir
15:57beaucoup de difficultés
15:59à l'emporter.
16:00Alors que c'est
16:01vraiment important
16:02pour le RN.
16:04Parce qu'on l'a dit,
16:05il y a eu 24 communes
16:06remportées.
16:06Il y a dans une soixantaine,
16:08on peut dire
16:09qu'ils sont en balotage.
16:11Dans la plupart,
16:13ils sont plutôt
16:13en balotage défavorable.
16:15Mais il y a quand même
16:16un chiffre qui est important.
16:17Ils sont qualifiés
16:17dans 262 communes
16:20au second tour.
16:21Donc, plus les 24
16:22qui l'ont remporté.
16:23ce qui veut dire
16:24qu'ils auront
16:24un nombre d'élus
16:26beaucoup plus conséquent
16:28qu'en 2020.
16:29Donc, c'est important
16:30dans l'ancrage local
16:31dont on parlait
16:32parce que ça va leur faire
16:33dérouler un peu partout.
16:34Beaucoup plus que maintenant.
16:36Pour les sénatoriales ?
16:37C'est très important
16:37pour les sénatoriales
16:39que le Sénat
16:40sera renouvelé
16:41de moitié
16:41en septembre prochain
16:43avec des départements
16:45comme les Hades-Maritimes,
16:46comme le Gard,
16:47comme l'Eure.
16:49J'ai plus toute la liste
16:50mais beaucoup de départements
16:51qui peuvent être favorables
16:53au RN.
16:55Et donc,
16:55avec tous ces élus-là
16:56plus tous ceux
16:58des communes
16:59de moins de 3500 habitants
17:01dont on ne sait pas
17:02s'ils ont bénéficié
17:04d'un soutien
17:06du RN,
17:07s'ils ont dealé
17:07avec le RN.
17:08En tout cas,
17:08il y en a un certain nombre
17:09forcément
17:10qui l'ont fait
17:11parce que Marine Le Pen
17:13ne s'en était pas cachée.
17:14C'était une des stratégies.
17:16On investit
17:17plus de 600 listes
17:19dans les communes
17:20de plus de 3500 habitants
17:24et quand on est
17:25en dessous
17:26de 3500,
17:27on peut proposer
17:29des soutiens
17:29et en échange,
17:31ils vont nous accorder
17:32la signature
17:33pour la présidentielle.
17:34Il n'y a pas le logo RN
17:35pour les maires.
17:36Et aux yeux du ministère
17:37de l'Intérieur,
17:37c'est des sons étiquettes
17:38ou des divers.
17:40C'est des listes RN
17:42sous les radars.
17:43Exactement.
17:43Et ça,
17:44ça va leur apporter
17:45beaucoup de voix.
17:45Enfin,
17:46ça peut leur apporter
17:47beaucoup de voix
17:47pour les sénatoriales
17:48et on peut raisonnablement
17:50penser qu'ils arriveront
17:52en septembre prochain
17:53à obtenir un groupe au Sénat.
17:55Donc,
17:55ça sera encore
17:56une marge supplémentaire
17:57dans la progression
17:58du RN.
17:59Maintenant,
18:01une fois qu'on a dit ça,
18:02il faut quand même
18:02mesurer un petit peu.
18:04On est très loin
18:05d'une vague brune
18:07à laquelle on aurait pu
18:08quand même s'attendre
18:10si on voit
18:11les projections
18:11sur la présidentielle
18:12ou si on regarde
18:13les résultats de 2024.
18:14Ça veut dire que personne
18:14ne peut prétendre
18:15à une vague
18:16lors d'essai municipal.
18:17Il n'y a pas de vague verte,
18:19il n'y a pas de vague bleue,
18:20il n'y a pas de vague bleue marine.
18:22C'est ça.
18:22Mais ce qui est le plus important
18:24pour tout ce qu'on vient de dire
18:26est important pour le RN,
18:29mais Marine Le Pen
18:29à plusieurs reprises,
18:31en parlant des municipales,
18:32elle a parlé
18:32de la présidentielle.
18:34Eux,
18:35ce qu'ils visent aussi,
18:35c'est garder
18:36leur dynamique positive,
18:38la dynamique de
18:39on est le premier parti
18:41de France,
18:42on écrase tout le monde
18:43à chaque élection,
18:44la garder après
18:45ces municipales-là.
18:46Et pour ça,
18:47même si eux vont mettre
18:49en avant
18:49les mairies qui gagnent,
18:50tout ça,
18:51il leur faut quand même
18:52des victoires symboliques.
18:53Pour l'instant,
18:54elles ne sont pas acquises.
18:55Mais je propose
18:56de revenir sur les...
18:57Enfin,
18:57de faire un petit point.
18:58J'ai listé six ou sept
19:02communes moyennes
19:02ou des villes moyennes
19:05ou des grandes villes
19:06où ils peuvent gagner.
19:09Si ça doit qu'on...
19:10Oui,
19:10en finissant la situation,
19:11je voulais dire,
19:11projetons-nous sur le second tour
19:12et sur les hommes de conquête.
19:14Oui,
19:14vraiment,
19:15les sept points chauds
19:16pour le RN,
19:18alors il y en a d'autres
19:18qui seront intéressants
19:19à regarder.
19:21Par exemple,
19:21à Reims,
19:22ils n'ont aucune chance...
19:23Enfin,
19:23a priori,
19:24ils n'ont aucune chance
19:25de gagner,
19:26mais ils se sont alliés
19:27avec le candidat
19:28LR-Stéphane Lang.
19:30Il y a eu une fusion.
19:32Donc,
19:32ce sera intéressant
19:33de voir
19:35si cette union des droites
19:38porte ses fruits localement.
19:40Mais globalement,
19:42moi,
19:43j'ai listé sept points chauds
19:45RN et UDR.
19:47Le premier,
19:48qui semble le plus évident,
19:49c'est à Nice,
19:50où quand même
19:52Eric Ciotti
19:54part d'assez loin favori,
19:56je pense,
19:57pour le second tour
19:58face à Christian Estrosi
20:00et la liste de gauche
20:02qui s'est maintenue,
20:03alors que Christian Estrosi
20:04fait quand même
20:04des efforts exceptionnels
20:05depuis une semaine
20:07pour nous...
20:08Moi,
20:09je crois.
20:10Pour faire venir
20:10les voies de gauche
20:12vers lui.
20:13On aime beaucoup sa campagne,
20:15je crois que tu vas y revenir bientôt.
20:16Oui,
20:17je t'ai beaucoup
20:18tel bien sûr.
20:19On développera un peu ça.
20:20C'est mon humoriste préféré.
20:22Donc,
20:22Eric Ciotti a de bonnes chances
20:23de gagner.
20:24Est-ce qu'on va reverser ça
20:26vers le RN ?
20:27Oui,
20:28ce sera une victoire
20:29d'abord de l'UDR.
20:31C'est un allié du RN.
20:32Donc, bon,
20:34le RN pourra en tout cas
20:35profiter
20:35dans sa dynamique
20:37d'une victoire de Ciotti.
20:38Mais à part Nice,
20:41c'est beaucoup moins évident.
20:44Il y a 4 ou 5 communes
20:47où ça risque d'être assez serré.
20:50On a parlé de Nîmes tout à l'heure.
20:52C'est très dur quand même
20:53de faire un pronostic sur Nîmes.
20:55Est-ce que le fait
20:55d'être arrivé premier
20:56d'une très courte tête...
20:58160 voies d'avance
20:59sur la gauche.
21:00Mais l'argent d'avance
21:01sur la droite de Porn.
21:02Il met peu plus de 9 points.
21:04Mais la droite qui a fusionné.
21:06On est un peu à 3 blocs
21:08à peu près
21:09équivalents
21:09si on regarde
21:10les projections.
21:11Mais on ne sait pas comment...
21:12C'est très serré.
21:13Est-ce que...
21:14Peut-être un mot sur Nîmes
21:16si tu me permets
21:17de faire un décrocher.
21:17Parce que le côté-là,
21:18Nîmes, c'est Julien Sanchez
21:19qui avait déjà été maire
21:20à Boker.
21:21Tout à fait.
21:21Boker, ville
21:23qui avait basculé en 2014.
21:24C'était l'arrêt de 2014.
21:26Réélu en 2020, du coup.
21:28Et ensuite,
21:28il se fait élire eurodéputé.
21:29C'est ça.
21:29Donc, il lâche la ville
21:30qui redevient RN en 2026.
21:32Enfin, qui était réélu.
21:33Son successeur a été réélu.
21:34Un Nelson Chaudon.
21:35Et en fait,
21:36à Nîmes, il ne trouve personne.
21:37Et finalement,
21:37c'est Julien Sanchez
21:38qui s'y colle.
21:40Et quand même,
21:40Julien Sanchez,
21:41c'est le RN.
21:42Ce n'est pas la dédiabolisation.
21:43Enfin, en tout cas,
21:44en 2014,
21:44c'était le RN dur de dur.
21:46C'est-à-dire que le bilan...
21:46Regardez si vous voulez,
21:47le bilan à Boker.
21:48Dans ses premières mesures,
21:50il y avait imposé
21:51un menu de port
21:52au port, pardon,
21:53dans les cantines
21:55au nom de la lutte
21:56contre le grand remplacement.
21:57C'était dit comme ça
21:57dès 2014.
21:58C'était bien avant
21:59que le terme fasse
21:59malheureusement florès
22:00dans les milieux mainstream.
22:04Ensuite,
22:04il avait passé
22:05des arrêtés anti-ramadan.
22:06C'est-à-dire qu'après 23 heures
22:07pendant le ramadan,
22:07les commerces devaient fermer.
22:08Alors, pas les commerces
22:09de toute la ville.
22:10Non.
22:11Enfin, ce qu'on m'a raconté,
22:11c'est que c'était surtout
22:12dans un quartier précis.
22:14Oui, oui.
22:14C'était les commerces alimentaires.
22:16Le quartier riche,
22:16il n'y avait pas de problème.
22:17Oui, là,
22:17les commerces alimentaires
22:18où allaient les populations
22:20musulmanes
22:21après la rupture du jeune.
22:23Et il y avait aussi
22:24une volonté
22:25de dékebabiser la ville.
22:26Je cite Julien Sanchez.
22:28Donc, c'est potentiellement lui
22:29qui,
22:29parce que Bocard,
22:30c'est quand même
22:30une petite commune,
22:31on va dire.
22:32C'est potentiellement lui
22:33qui pourrait présider
22:34Rennes,
22:35Rennes,
22:35pas du tout,
22:35Nîmes, pardon.
22:37Et c'est plus de 120 000 habitants.
22:39Donc, c'est un peu inquiétant.
22:40Dans un département
22:41qui, par ailleurs,
22:41est complètement acquis au Rennes
22:42en termes de circonscription
22:44puisque les six circonscriptions
22:45du Gard sont soit,
22:47enfin, cinq sont Rennes
22:48et une est UDR.
22:49Donc, autant dire,
22:50les six sont d'extrême droite.
22:51Voilà.
22:52Donc, là,
22:52si la ville-centre
22:53bascule en plus
22:54à l'extrême droite,
22:54bon, là,
22:55c'est un peu la...
22:56Ils font un peu de tapis
22:57sur le Gard.
22:59Voilà.
22:59C'était juste pour faire
23:00un petit décrochage
23:01pour aussi montrer
23:02ce que c'est concrètement
23:02qu'un maire Rennes
23:03là qui ne se cache pas de lettres.
23:05Après, dans ce type
23:06de triangulaire,
23:07on en a quelques autres.
23:09Alors, on ne sait pas
23:10quelles seront les attitudes.
23:12Est-ce qu'il y aura
23:12un vote utile
23:13qui peut se jouer,
23:14mais dans quel sens ?
23:15Est-ce qu'il y a des...
23:16Donc, les deux listes de droite
23:18là à Nîmes
23:19ont chigionné,
23:20mais je crois que tu disais
23:22que dedans,
23:23parmi...
23:24Il y a un colistier...
23:25Oui, en fait,
23:26le problème,
23:26c'est qu'en gros,
23:26ces deux listes de droite,
23:28a priori,
23:28on se dit comme ça à froid,
23:29bon, bah,
23:30ces deux listes de droite...
23:31Si on les auditionne,
23:31ils sont au-dessus.
23:32Ils sont à 35
23:32et les deux autres à 30.
23:33En fait,
23:34les deux se détestent.
23:36Les gens qui sont sur la liste
23:37du deuxième à droite,
23:38Julien Plantier,
23:39dédissent le premier
23:40à l'en sortant.
23:41Bonne ambiance.
23:42Il y a carrément
23:43une colistière
23:46du premier à l'en sortant
23:47qui a dit
23:47« Ah non,
23:47si on se fusionne
23:48avec l'autre con,
23:48je me casse,
23:49j'appelle à voter pour la gauche. »
23:51C'est pas dit comme ça,
23:51mais je vous le résume
23:52parce que c'est à peu près ça.
23:53Donc, en fait,
23:54ça devient un peu n'importe quoi.
23:55Il y a des gens de droite
23:55qui appellent à voter à gauche
23:56pour faire barrage aux gens de droite.
23:57Enfin, bref.
23:58Donc, vous savez,
23:59il y a toujours des...
24:00Donc, est-ce qu'il peut y avoir
24:00un mouvement des électeurs,
24:03allez, un peu macronistes,
24:05vers la gauche
24:05pour faire barrage au RN ?
24:07C'est ça.
24:07Est-ce qu'il peut y avoir
24:08chez les électeurs de droite
24:11un vote plutôt vers le RN
24:13pour faire barrage aux communistes ?
24:14Ce qu'à gauche,
24:15on me disait,
24:16en tout cas,
24:16quand j'y étais,
24:17c'est que,
24:17puisqu'il y a deux listes
24:18qui sont à touche-touche
24:19à 30-30,
24:20a priori,
24:21le récit du premier tour,
24:22c'est quand même
24:22qu'il y a deux listes
24:23qui sont à même emporter.
24:24Quand même,
24:25il y a la fusion
24:25qui peut un peu déjouer
24:26ce scénario-là.
24:27Mais tout le monde a bien vu
24:28que le maire sortant,
24:29enfin, l'équipe sortante,
24:30était dans la chou.
24:30Et donc,
24:32à droite,
24:32moi,
24:32j'ai des gens,
24:33des électeurs de droite
24:33qui m'ont dit,
24:34mais de toute façon,
24:35je vais mettre un bulletin RN
24:36parce que c'est le bulletin de...
24:38Sachant que le RN,
24:39en plus,
24:39joue à fond la carte
24:39de l'anticommunisme.
24:41Ils parlent de...
24:42Le péril rouge.
24:43Ils essayent de jouer
24:44un duel depuis dimanche
24:46avec les communistes,
24:47avec tout ce qui...
24:48Avec son nom.
24:49Ou alors avec des insoumis
24:50quand il y a les insoumis
24:50sur les listes.
24:51Dans son autre ville.
24:52Donc, voilà.
24:53Je suis parlé de Julien Sanchez
24:55à Boker.
24:56J'ai ajouté quelques petits éléments.
24:59Son cabinet servait aussi
25:00un petit peu de centre de formation
25:02de futurs députés,
25:05en tout cas de futurs cadres du RN.
25:07Il y en a beaucoup
25:07qui sont passés par là.
25:09Du RN,
25:09mais aussi de groupes identitaires.
25:11Quelqu'un que vous devez connaître,
25:13vous devez, pardon,
25:14tous connaître dans le chat,
25:17Damien Rieux,
25:18est passé par le cabinet de Boker.
25:21Tout à fait.
25:22Il y a plusieurs autres figures
25:24de ce type-là.
25:24Donc, non,
25:25ce n'est pas le RN dédiabolisé.
25:29De toute façon,
25:30la dédiabolisation
25:31n'est qu'une stratégie.
25:33Mais voilà,
25:34on est vraiment sur un RN
25:35qui...
25:36Qui affiche son islamophobie.
25:37C'était pour le dire comme ça.
25:41Autre zone,
25:42alors il me semble,
25:42je ne sais pas si tu l'as listé,
25:43pour résister dans le littoral
25:44militaire,
25:45parce qu'il y a quand même un enjeu
25:46aussi autour de Nîmes
25:47et pas seulement,
25:48mais tout le littoral
25:49militaire,
25:50la plupart sont dans ce coin-là.
25:51Je pense beaucoup à droite,
25:52ce littoral.
25:54Alors, à droite
25:54ou à l'extrême droite,
25:55donc pour certains.
25:57T'es deux pôles.
25:58Il y a Toulon,
25:58je ne sais pas si tu comptais
25:59l'aborder,
26:00où Toulon,
26:01en fait,
26:02même si le score est très haut
26:03de Laure Lavalette,
26:0440...
26:05On va regarder,
26:0640...
26:06Quelques,
26:06je crois ?
26:0741,
26:0842,
26:08oui,
26:08c'est ça,
26:09pour cent au premier tour.
26:11Les réserves de voix,
26:12par contre,
26:12ce n'est pas une évidence.
26:13Non.
26:14Non,
26:15d'autant que...
26:16Donc là...
26:17Ça devait être la plus grosse victoire du RN,
26:19qu'on le dise.
26:20Oui,
26:20et qui était souvent présentée
26:22comme quasiment acquise.
26:25Ce qui était...
26:26Comme souvent,
26:27quand on va en reportage là-bas,
26:29on se rend compte que c'est moins évident que ça,
26:30parce qu'il y a des...
26:31En fait,
26:32quand on regarde depuis Paris,
26:33quand on regarde les scores des dernières élections,
26:35bah oui,
26:36peut-être que Lavalette était favorite.
26:38Mais en fait,
26:39José Massi,
26:40elle est...
26:41Donc elle a succédé à Hubert Falco,
26:44qui,
26:45pour des raisons judiciaires,
26:47est inéligible.
26:49Sauf que ce n'est pas non plus Hubert Falco,
26:51c'est-à-dire qu'elle n'a pas les mêmes soupçons
26:54de clientélisme,
26:55d'achat de voix,
26:56etc.
26:58Pardon.
26:59Et on peut dire que Hubert Falco reste très populaire,
27:01en fait,
27:01à Toulon,
27:02malgré tout.
27:03Il y a quand même ce côté-là,
27:04sur notamment le...
27:07Pardon,
27:07la réflexion de tout le centre-ville,
27:10des choses qui ont été plutôt bien faites,
27:13même si les autres quartiers,
27:14eux,
27:15n'ont rien eu.
27:16La politique de droite,
27:17de toute façon.
27:17La gauche,
27:18par exemple,
27:18a toujours dit que José Massi,
27:21ce n'était pas Hubert Falco,
27:22que depuis que c'est elle,
27:23Guilhemer,
27:24ils peuvent dans l'opposition,
27:25ils sont beaucoup plus écoutés dans l'opposition.
27:27Voilà,
27:28donc on est quand même sur une figure assez différente.
27:32Donc,
27:33José Massi s'est qualifié,
27:35Michel Bonus,
27:36qui lui est le sénateur,
27:38le sénateur LR,
27:39qui est soutenu par Hubert Falco,
27:42pas lancé municipal,
27:43lui,
27:43s'est désisté.
27:44Il n'y a pas eu une fusion,
27:45il y avait,
27:46de ce qu'on comprend,
27:47plus ou moins,
27:48plus ou moins un accord,
27:50celui des deux qui serait en tête,
27:52l'autre se désisterait.
27:54Donc,
27:55il y a un duel,
27:56parce que Magali Brunel,
27:59à la tête d'une liste,
28:01PS,
28:02PCF,
28:03écologiste,
28:04elle n'a pas atteint les 10%,
28:06si elle avait atteint les 10%,
28:08elle aurait proposé,
28:10enfin,
28:10elle a même proposé,
28:11en étant à 8,
28:12une fusion avec la liste de José Massi.
28:15Je précise ça,
28:16parce que c'est très différent,
28:17du coup,
28:17de ce qu'on a à Nice.
28:19À Nice,
28:20où la gauche nous dit plus ou moins,
28:24ce serait emmerdant que ce soit Ciotti,
28:26parce que ça fait un point pour l'extrême droite,
28:29mais Ciotti et Estrosi,
28:30eux,
28:31ils pratiquent les deux depuis très longtemps,
28:33et en général,
28:34ils étaient en même temps.
28:35La gauche à Nice a appelé Estrosi à se désister,
28:37ce qui est un très beau troll.
28:39Il y a énormément de panache dans cette campagne,
28:41elle est magnifique.
28:41Indépendamment du fait que le résultat ne sera pas drôle,
28:43puisque a priori,
28:44c'est comme une victoire de l'extrême droite,
28:45mais c'est vrai qu'il y a un côté clownesque à cette élection,
28:50qui nous fait,
28:51il faut le dire,
28:51un peu rigoler des fois.
28:53Donc pour revenir à Toulon,
28:54on a quand même,
28:55voilà,
28:56Laure Lavalette,
28:56qui est à 42%,
28:57mais sans réserve de voix.
28:59Elle va faire évidemment un peu plus de 42% dans son duel.
29:02On a un sondage qui est tombé ce matin,
29:04qui donne José Massi,
29:07vainqueur à 52% ou 53%,
29:10devant Laure Lavalette.
29:11Donc bon,
29:11c'est pas joué.
29:12Est-ce qu'il y aura une mobilisation ?
29:15Est-ce qu'il y a eu une sous-mobilisation
29:17du vote d'extrême droite au premier tour ?
29:20C'est pas impossible.
29:21Bon,
29:22on va suivre ça,
29:24mais on est plutôt parti pour une défaite du RN,
29:28ce qui serait quand même assez significatif,
29:31que dans une ville qui était présentée
29:35comme leur future grande conquête,
29:37s'ils perdent là,
29:38ça va quand même être une encoche,
29:41une première encoche dans leur dynamique.
29:43et il peut y en avoir d'autres.
29:46Il y a quelques cas,
29:48si on prend Montauban, Draguignan, Menton,
29:52ça va être assez serré.
29:53À Montauban,
29:54c'est un certain Didier Lallement.
29:56Ça n'a rien à voir avec celui
29:57qui vous mettait des coups de matraque
29:59il y a deux ans.
30:00J'ai fait un demi-arrêt cardiaque
30:01quand on se déçut.
30:02Mais oui, oui.
30:02Non, non, lui,
30:03c'est avec un D à la fin.
30:05N'oubliez pas que Didier Lallement,
30:06le préfet,
30:06venait du PS, lui.
30:08Et vous avez tous vu
30:09à quel point il était de gauche.
30:11J'allais dire qu'il y en a aussi
30:13du RN qui vient du PS,
30:14mais on va encore nous...
30:17Je pense que c'est plutôt
30:19un problème personnel
30:20que celui du PS.
30:22Donc voilà,
30:22si on prend Montauban,
30:25Didier Lallement,
30:26lui est arrivé en tête du premier tour,
30:28mais à 29,6%.
30:31Il aura certainement du mal
30:33à faire le poids
30:34face à la fusion de la droite,
30:36donc des deux candidats de droite,
30:38qui pèsent à eux deux
30:39un peu plus de 35%,
30:41enfin non,
30:41un peu plus de 30%,
30:42et le PS qui est autour de 20.
30:45Donc là,
30:46on est un peu dans l'incertitude.
30:49La droite a pas mal
30:50de réserves de voix,
30:51en tout cas,
30:52si on regarde les autres candidatures.
30:54Le PS serait en difficulté.
30:57Les échos qu'on a un petit peu
30:58à Montauban,
31:00c'est que beaucoup
31:00d'électeurs de gauche
31:03commencent à se résoudre
31:04à l'idée d'aller voter
31:06pour la droite
31:06pour faire barrage
31:07à Didier Lallement.
31:10Mais ça,
31:11on ne peut pas vraiment deviner
31:13quelles seront les attitudes.
31:15Est-ce que tous ceux
31:16qui ont la fusion de droite,
31:17est-ce que ça va marcher à plein
31:18en termes de voix ?
31:20Donc bon,
31:20ça, c'est un risque.
31:22Le risque qui est peut-être
31:23le plus élevé
31:24dans les villes moyennes,
31:25c'est à Draguignan,
31:26dans le Var,
31:27c'est 40 000 habitants.
31:28Ce n'est pas énorme,
31:29mais ce serait
31:30leur deuxième ville moyenne
31:31avec Gagne-sur-Mer,
31:34en termes de conquête,
31:35parce que sinon,
31:35il y a Perpignan
31:36et il y en a d'autres.
31:39Là, on est encore
31:40sur un député,
31:41c'est Philippe Schreck,
31:42qui est à 44,7%,
31:45et qui, en plus,
31:47fusionne avec
31:49un divers droite
31:49qui est François Gibault,
31:50qui, lui,
31:51était à 6,9%.
31:53Le cumul D2,
31:54ça fait plus de 50%.
31:55Est-ce que ça fera le poids ?
31:58Est-ce que ça sera suffisant ?
32:00Évidemment,
32:00si ça fait plus de 50%,
32:01mais est-ce que cette fusion
32:04va vraiment permettre
32:05de battre le maire sortant
32:06également de droite
32:09Richard Strambio ?
32:10Je précise qu'il est de droite,
32:11parce que si on avait eu
32:14un duel face à la gauche,
32:15ça serait plié.
32:16Là, ça ne paraît
32:17quand même pas aussi évident,
32:19surtout qu'il y a
32:19plusieurs colistiers
32:20de François Gibault,
32:22qui, après la fusion
32:23avec le RN,
32:24sont partis
32:25et ont appelé
32:26à voter
32:28pour Richard Strambio.
32:29qui nous dit
32:30que Philippe Schreck
32:31n'a pas compris
32:31la morale du film.
32:35Philippe Schreck
32:35est connu
32:36pour son patronyme,
32:38mais aussi
32:38pour avoir embauché,
32:40c'était l'été dernier,
32:43si je ne me trompe pas,
32:44comme collaborateur parlementaire,
32:47un certain Raphaël Emma,
32:49qui est le leader,
32:51le fondateur
32:51du groupuscule
32:52identitaire Ténésoun,
32:54et qui rend
32:56régulièrement hommage
32:57au Vafan SS belge
32:59Léon de Grêle.
33:00Voilà,
33:00donc on parlait
33:02de Vincent de Chesse
33:03tout à l'heure,
33:03Philippe Schreck,
33:04lui,
33:05puis évidemment,
33:05il était très surpris
33:06de connaître
33:07le pédigré
33:08de son collaborateur parlementaire.
33:10On a croisé
33:11à Megafone à la main,
33:12à la manif,
33:13en mémoire de Quentin de Ranck,
33:14la manif des fachos
33:15à Lyon.
33:17J'ai croisé
33:18la manif Nemesis aussi
33:19du 8 mars.
33:23Ok,
33:24et alors,
33:24peut-être pour terminer,
33:25je ne sais pas si tu l'as mis
33:26dans tes villes,
33:27Agde aussi,
33:27tu l'as mis ou pas ?
33:28Alors,
33:28Agde,
33:29on est à peu près
33:29dans le même,
33:30dans le même,
33:31dans le même cas.
33:33Tout à l'heure,
33:33on parle d'un peu loin.
33:34Sébastien Chenu,
33:35tu as Agde aujourd'hui,
33:35par exemple.
33:36Ah oui.
33:36Donc,
33:36encore un signal de...
33:38Oui,
33:39il y en a quelques-unes
33:40comme ça.
33:40Agde,
33:41j'ai l'impression
33:41qu'il part de trop loin.
33:43Je pense que c'est aussi
33:44le cas à Carcassonne
33:45où Christophe Barthès,
33:46encore un député,
33:48il y a 34,5%,
33:50mais il y a quand même
33:51une mobilisation,
33:52une fusion à droite
33:54qui pèse 40%.
33:56Bon,
33:57il y a un risque,
34:00RN à Carcassonne,
34:01il y a un risque,
34:02évidemment,
34:02aussi à Menton,
34:03on est à peu près
34:04dans la même configuration.
34:05Dans toutes ces villes-là,
34:06et c'est le cas à Agde aussi,
34:08on est à peu près
34:09dans les mêmes configurations
34:10d'un RN qui est en tête
34:12du premier tour,
34:13mais des fusions de droite
34:15derrière qui font face
34:17à Menton.
34:19C'est Alexandra Masson
34:20qui est en tête,
34:21mais avec 36,25%,
34:23ce qui était plutôt
34:23décevant pour elle.
34:25À Menton,
34:26il s'attendait
34:26à être à plus de 40%.
34:28Et derrière,
34:29il y a une fusion
34:30entre Sandra Paire
34:31et M. Louis Sarkozy.
34:34Donc,
34:35les deux
34:35pesent un peu plus
34:37qu'Alexandra Masson.
34:41Comment ça va se faire ?
34:42C'est pas l'entente
34:44le groupe vit moyennement bien
34:46entre Sandra Paire
34:47qui l'autre jour
34:48en débat disait
34:49mais oui,
34:49je considère toujours
34:50que Louis Sarkozy
34:51est un parachuté
34:52et qu'il n'a rien à faire là.
34:53Mais je me suis
34:54lié avec lui.
34:55Ce qui est vrai.
34:55Elle est honnête.
34:56Je l'essaie.
34:57Ce qui est assez juste.
34:59On a plusieurs cas comme ça.
35:00Parce que c'est intéressant,
35:01ce que tu nous dis,
35:02c'est quand même que globalement,
35:03si le RN au premier tour
35:04ne s'impose pas
35:04avec un score énorme,
35:06soit élu des premiers tours,
35:07soit fait vraiment un score
35:08où l'avance est telle
35:09qu'on voit difficilement
35:10comment il peut perdre,
35:11en fait leurs réservoirs de voix
35:12sont assez faibles quand même.
35:13A priori, oui.
35:15Sauf en cas,
35:15mais là il y en a très peu
35:17ou à part dans des petites communes,
35:18sauf dans le cas
35:19où c'est un duel
35:20avec la gauche.
35:22Mais là,
35:22ce qu'on voit,
35:24c'est pratiquement à chaque fois,
35:25c'est des triangulaires
35:26avec une gauche
35:27qui est assez basse
35:28et une droite
35:29qui s'est rassemblée contre elle.
35:33Mais on est quand même
35:34dans l'inconnu.
35:36Si on se calque
35:37sur 2020, 2014
35:39ou même sur des législatives,
35:41on peut penser
35:41que le RN
35:44a très très peu
35:45de réserve de voix.
35:46Mais est-ce qu'on est
35:47vraiment dans la même configuration ?
35:49Est-ce que dans les électorats de droite,
35:51il y a beaucoup plus de volonté
35:53d'aller vers le RN ?
35:55Est-ce qu'il y a encore
35:56un réflexe de barrage républicain
35:58qui est puissant,
35:59notamment chez les électeurs de gauche
36:00quand il y a des duels,
36:02voire quand il y a des triangulaires ?
36:04Donc ça veut dire
36:05que dans ces triangulaires-là,
36:07il n'y a pas eu de désistement aussi
36:09des listes de gauche.
36:12Les électeurs,
36:13comment est-ce qu'ils vont réagir ?
36:15Il y a encore des inconnus.
36:17Ce qui est sûr,
36:18c'est qu'ils n'auront pas autant
36:20de villes moyennes
36:21et de grandes villes
36:22qu'ils espéraient
36:23avant le premier tour.
36:24Est-ce qu'ils en auront
36:26quelques-unes quand même
36:27qui leur permettent,
36:28eux, dans leur narratif,
36:30de les mettre en avant,
36:32d'avoir des victoires
36:33quand même symboliques
36:34et de poursuivre leur dynamique ?
36:38Ça, on ne le sait pas.
36:39C'est possible
36:40que ce ne soit pas le cas.
36:41Et si ce n'est pas du tout le cas,
36:42s'ils perdent à Toulon,
36:43à Menton,
36:44à Nîmes,
36:45à Carcassonne...
36:47À Marseille aussi,
36:48parce que, bon...
36:48À Marseille,
36:49on n'a pas parlé de Marseille.
36:50Le risque semble un tout petit peu,
36:52pas écarté,
36:53mais un peu atténué
36:54par le désistement
36:55de Sébastien Delogu
36:56en faveur de la gauche
36:58et donc de Benoît Payan.
36:59C'est une triangulaire.
37:00En plus,
37:00le maintien de Martin Vassal
37:01fait que les voies droites
37:02vont être divisées.
37:03Donc, même s'il va y avoir
37:04sans doute un effet vote utile
37:05pour Franck Alizio,
37:06donc le candidat du RN,
37:07il faudra quand même
37:08regarder Marseille,
37:09évidemment,
37:09rien n'est joué.
37:10Ça va beaucoup jouer
37:11à la participation aussi
37:12dans des bureaux clés,
37:13mais effectivement,
37:15s'ils ne gagneront pas.
37:15S'ils ne gagnent pas Marseille,
37:16c'est aussi encore un camouflet.
37:18Oui, bien sûr.
37:18Parce qu'évidemment,
37:18ça aurait été
37:19l'énorme prise du RN
37:20qui presque effacerait
37:21les déceptions ailleurs.
37:23Si on prenait Marseille,
37:24tout est gagné presque
37:26pour le RN.
37:27C'est évident.
37:28Mais voilà,
37:28s'ils perdent
37:29dans toutes les villes
37:29qu'on a citées,
37:30à part Aranis,
37:31où ça paraît vraiment improbable,
37:33mais encore une fois,
37:34ce n'est pas vraiment
37:34le RN,
37:36c'est UDR et Eric Ciotti.
37:38On ne pourra pas dire
37:39que ces municipales
37:41sont une réussite.
37:42Ce serait même un échec
37:43ou en tout cas
37:44un gros coup de frein
37:45dans la progression du RN
37:47qui montre
37:47qu'au niveau local,
37:49ils ont encore
37:50un plafond de verre
37:51et un plafond de verre
37:53qui pourrait exister
37:55encore aux législatives
37:58de 2027.
37:59Et c'est sans doute
37:59pour ça qu'il y a eu
38:00beaucoup d'appels
38:04de mains tendues,
38:05pas de bras tendus,
38:07vers la droite LR
38:09pour des fusions,
38:10ce qui n'existait pas
38:11avant,
38:12en tout cas,
38:12cette ampleur-là.
38:13Oui, c'est une façon
38:14aussi de faire
38:15l'union des droites
38:15par le bas,
38:16faute d'alliances d'appareils
38:17et aussi une façon
38:18d'appeler les électeurs.
38:20On voit que cette union
38:21des droites
38:21par le bas,
38:22par la base,
38:24elle existe.
38:26tout ce qu'on a dit
38:27tout à l'heure
38:28dans le Var,
38:30les villes,
38:30même à Narbonne
38:32ou d'autres,
38:32ce qu'on disait
38:33sur des villes
38:34où ils étaient
38:35à près de 40%
38:36aux européennes,
38:37le RN,
38:37mais se retrouvent
38:38à 20%
38:40aux municipales,
38:41en fait,
38:41c'est qu'il y a
38:42un même électorat
38:43qui, en fonction
38:43de l'élection,
38:44va voter LR
38:46ou va voter RN.
38:47Donc, c'est qu'il y a
38:48une union,
38:49ce qu'ils appellent
38:50l'union des droites.
38:51Il faudra qu'on trouve
38:52un nouveau terme
38:52qu'union des droites
38:53parce que c'est quand même
38:54l'extrême droite.
38:55C'est un peu différent.
38:58Mais voilà,
38:59celle-là,
38:59on l'a bien vue.
39:00Et là où il pouvait
39:02y avoir un vote utile
39:02en faveur du RN,
39:04ça s'est concrétisé,
39:05comme à Perpignan
39:06où les listes de droite
39:09ont vraiment
39:10beaucoup reculé.
39:12Et ce qui a permis
39:13à Louis Alliot
39:14de passer au premier tour.
39:15à Marseille,
39:17dans les secteurs
39:19qui, historiquement,
39:20sont les secteurs
39:22de Jean-Claude Godin,
39:24en gros.
39:25Et où, parfois,
39:26à quelques élections,
39:26ils ont fait
39:28l'UMP,
39:29à l'époque,
39:30voire le RPR,
39:31faisait presque 50%,
39:33voire plus.
39:34Là,
39:34ils sont arrivés
39:35en troisième position,
39:36autour de 18%,
39:37je crois,
39:38sur ces secteurs-là.
39:39Et loin derrière,
39:41Franck Alizio,
39:42enfin,
39:42les listes de Franck Alizio
39:43qui étaient autour
39:43de 30%.
39:45Donc,
39:45cette union,
39:47ce rassemblement
39:48de la droite
39:48et de l'extrême droite
39:49par la base,
39:50elle existe déjà
39:51plus ou moins
39:52et elle s'agrandit
39:54d'élection en élection.
39:56Maintenant,
39:56est-ce qu'il y aura
39:57des accords d'appareil ?
39:59En fait,
40:00tout dépend des intérêts.
40:02Ce n'est plus du tout
40:03une question de morale
40:04du point de vue de LR.
40:06C'est juste une question
40:07de stratégie
40:09en fonction de l'élection.
40:10Le RN,
40:11en fait,
40:11on n'a pas l'intérêt.
40:13pour une présidentielle
40:14parce qu'ils savent
40:16de toute façon
40:16qu'ils peuvent la gagner
40:18sans eux.
40:19Donc,
40:20pourquoi être redevable
40:21d'autres parties
40:22si tu peux gagner
40:22tout seul ?
40:23En revanche,
40:24pour les législatives,
40:26ils en auront besoin.
40:27Et peut-être que LR,
40:28qui n'en a pas besoin
40:28de ces municipales-là
40:29parce qu'ils sont en compétition,
40:31par exemple,
40:31dans le Var,
40:33ils avaient plutôt intérêt
40:34de jouer ce bras de fer-là
40:35et de récupérer
40:36une partie de l'électorat
40:37RN pour eux,
40:39dans certaines mairies,
40:40pour en conserver
40:41le plus possible.
40:41mais aux législatives,
40:43est-ce que LR
40:44n'aurait pas intérêt
40:44pour garder son nombre
40:46de députés
40:48à se dispatcher un peu
40:49avec le RN
40:50qui, lui,
40:51aura intérêt ?
40:52Et notre analyse
40:54à l'humanité,
40:55c'est que
40:55s'il y a autant
40:56d'appels à des fusions
40:58et si Jordan Bardella,
41:01dès 20h,
41:02dimanche dernier,
41:03a dit
41:03« Nous tendons la main
41:05aux listes de droites sincères »,
41:06c'est un nouveau concept.
41:09C'est bien qu'ils...
41:10Enfin,
41:10notre analyse,
41:11c'est qu'ils préparent
41:12déjà les législatives
41:13de 2027.
41:14Ils ont vu en 2024
41:15qu'ils étaient encore
41:16un peu justes
41:17pour obtenir la majorité
41:18face aux barrages,
41:19etc.
41:20Et donc,
41:21il faudra
41:21qu'ils auront besoin
41:22d'autres relais,
41:23pas seulement de l'UDR
41:25d'Éric Ciotti.
41:27Effectivement.
41:28On va devoir
41:29bientôt clôturer
41:30ce stream.
41:31Simplement,
41:31je prends une question
41:32qui n'est pas
41:33sur l'extrême droite,
41:33mais prenons-la,
41:34de Brian Crawford
41:36qui nous dit
41:36pour l'instant
41:36qu'il y a des partis
41:37centristes
41:37qui s'en sortent le mieux
41:38entre Horizon,
41:39Renaissance,
41:39l'UDI et le Modem.
41:41Globalement,
41:41je pense qu'on peut répondre
41:42Horizon,
41:43puisqu'en fait Horizon
41:43est un parti
41:44des lieux locaux.
41:45De toute façon,
41:46c'est un peu
41:46le club des maires
41:47d'Edouard Philippe,
41:48puisqu'en gros,
41:49c'est un parti
41:50qui a essentiellement,
41:52enfin,
41:52qui a récupéré pas mal
41:52de maires LR précisément
41:54qui ont basculé
41:55au centre droit
41:56type à Toulouse,
41:58Moudinck,
41:59type Falco,
42:00c'était le cas
42:00à Toulon,
42:01on en a parlé,
42:01Jésus-Massi,
42:02elle est apparentée
42:03Horizon,
42:04Reims,
42:06Arnaud Robinet aussi
42:06est Horizon,
42:08Edouard Philippe évidemment.
42:09Donc,
42:10potentiellement,
42:11Horizon est un parti
42:11qui s'en sort le mieux
42:12à avoir les résultats
42:13au second tour.
42:13Ce qui n'est pas logique.
42:15Voilà,
42:15parce que c'est un parti
42:16des lieux locaux.
42:17Et donc de maires sortants.
42:18Et de maires sortants.
42:19Le contre-exemple
42:21étant
42:23alors dans les conquêtes
42:24possibles,
42:25Horizon est en balotage
42:26quand même à Rennes
42:27puisque à Rennes,
42:28la gauche,
42:28le PS est quand même
42:29plus faible que prévu.
42:30Il y a une division
42:30avec la France insoumise.
42:32Donc,
42:32il y a un petit scénario
42:35peu probable
42:36mais quand même
42:36où Horizon arriverait
42:37à prendre Rennes
42:38ce qui serait quand même
42:38un peu une anomalie.
42:39Mais par contre,
42:41la victoire,
42:41la grosse prise par contre
42:42pour ce bloc-là
42:43que tu décris,
42:44ce serait pour Renaissance
42:45puisqu'il est possible
42:46que Bordeaux
42:48passe Renaissance
42:48puisque Thomas Cazenave
42:50est en duel.
42:50donc Thomas Cazenave
42:51ancien ministre
42:52des Comptes publics,
42:53député Renaissance
42:54est en duel
42:55face à l'écologiste
42:56Pierre-Henri
42:57qui est les réserves de voix
42:57sont quand même
42:58plutôt du côté de la droite.
42:59Donc,
43:01même si tout n'est pas
43:02automatique
43:02et mécanique,
43:03mais voilà,
43:04il est possible
43:04qu'il y ait quand même
43:06une grosse victoire
43:07pour Renaissance
43:07qui par ailleurs
43:08a été complètement absente
43:09de cette élection,
43:11ce serait Bordeaux.
43:12qui est en train

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