- il y a 10 heures
Forte d’une carte de France des 100 000 emplois menacés dans l’industrie en arrière-plan, Sophie Binet a donné le ton de sa conférence de presse de rentrée, ce vendredi 18 octobre. « La CGT recensait 140 plans de liquidation de l’emploi en mai dernier. Nous en dénombrant désormais 180, malgré des victoires à Metex ou Durlex », tance la secrétaire générale de la centrale de Montreuil.
Journalistes : Naïm Sakhi et Pierre-Antoine Valade
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NewsTranscription
00:00Bon, aujourd'hui on est là pour vous présenter la carte de la CGT de Sophie Binet qui nous l
00:06'a présentée à une conférence de presse il y a de ça une bonne dizaine de jours.
00:08Ouais il y a deux semaines, bon déjà avant je vais commencer par un petit truc, c'est que la
00:13dernière fois que je suis venu ici tu m'as surpris en faisant une petite présentation.
00:17Et moi j'avais...
00:18T'as la meilleure coupe dans le chat, merci Ayuna.
00:19Voilà, et moi je voulais te présenter aussi PA pour nos suiveurs, donc tu n'es pas seulement celui qui
00:28va dans les manifestations et qui anime les Twitch et qui travaille au service web, tu as aussi des passions
00:33dans la vie.
00:34Effectivement.
00:35L'une d'elles c'est d'aller t'accréditer à regarder des matchs de foot, enfin ça c'est
00:39quand tu travailles après ta sieste.
00:40D'accord.
00:41Et l'autre c'est l'Olympique de Marseille.
00:43C'est vrai que j'aime beaucoup l'Olympique de Marseille, c'est ce champ Montbéliard.
00:45Je voulais savoir si tu passais une bonne semaine.
00:48J'ai passé une meilleure semaine, pour moi il y avait faute mais pas rouge.
00:54Voilà, bon.
00:55Pour moi il ne l'a pas vu.
00:56Allez, on va parler de rouge mais d'une autre manière.
00:58Voilà, le rouge de la cégette les amis.
01:02Tu préfères qu'on commence direct par la carte ou qu'on montre l'article ?
01:05Non, on va montrer la carte.
01:07A connu meilleur du monde, effectivement.
01:08On va montrer la carte.
01:09La carte directement ?
01:10Voilà.
01:10Bon, les amis, c'est une carte, je ne sais pas si vous la voyez très bien, est-ce que
01:15vous pouvez me dire dans les chats si vous la voyez très bien ou pas ?
01:18Parce qu'en gros, pour l'affaire courte, c'est une carte qui illustre tous les plans de licenciement qui
01:27sont en cours en France actuellement.
01:30C'est ça.
01:31Donc en fait, la CGT, il y a bientôt deux semaines, a tenu une conférence de presse et les journalistes
01:38ont découvert cette carte qui recense 180 PSE, donc plans de sauvegarde de l'emploi.
01:43C'est un bono pour dire plans de liquidation de l'emploi en réalité, qui sont en cours ou qui
01:47ont eu lieu depuis le début de l'année.
01:51Et donc, ça dit quand même beaucoup de choses sur l'état de l'industrie et l'état économique du
01:58pays.
01:58Et au-delà de ces noms d'entreprises, de ces codes couleurs et de ces zones géographiques, on va essayer
02:06de déconstruire un peu ce qui se cache cette carte,
02:09qui est en réalité le bilan de cette année de macronisme et de plus de 12 ans de politique dite
02:16de l'offre initiée sous François Hollande.
02:19Sous François Hollande et maintenant sous Macron.
02:22Voilà.
02:22Donc, le gentil Naïm nous a préparé une bonne trame qui va tenir une bonne heure, peut-être même plus,
02:30mais on va devoir couper.
02:31Parce que moi, les amis, j'ai dû beaucoup bosser l'arrivée de Castanet, juste après, qu'on reçoit avec
02:37Eugénie pour parler de son livre Les Ogres.
02:40Donc voilà. Naïm, par quoi vous souhaitez-tu commencer ?
02:44Bon, déjà, expliquer un peu ce que c'est que la politique de l'offre.
02:49Donc la politique de l'offre, en fait, c'est l'idée que pour favoriser la croissance, il faut créer
02:55un cadre fiscal et normatif pour les entreprises très favorables.
02:58Ce qui veut dire ce que les libéraux appellent baisser le coût du travail.
03:02Or, le travail n'est pas un coût puisque c'est le travail qui crée la richesse.
03:07Mais donc, c'est baisser ce fameux coût du travail, baisser la fiscalité sur les plus riches et s'attaquer
03:12aux normes et en particulier aux codes du travail.
03:14Donc, ça se traduit dans le débat public.
03:18Ce qu'on entend, c'est la baisse des cotisations, c'est la suppression de l'ISF et c'est
03:23les lois de travail et les ordonnances Macron qui ont saccagé le code du travail.
03:26Donc ça, c'est une politique qui a été mise en œuvre à partir de 2012.
03:30En réalité, le tournant libéral en France, on peut remonter jusqu'aux années 80 et le tournant de la rigueur,
03:38puis l'instauration des traités de libre-échange dans l'Union Européenne.
03:40Mais en 2012, il y a un vrai tournant, c'est François Hollande qui...
03:44Donc, tu es en train de dire que François Hollande a trahi.
03:46Je te laisse ce mot-là. En tout cas, il n'a pas fait la politique pour laquelle il a
03:49été élu.
03:49François Hollande a trahi.
03:50Voilà. François Hollande, dès 2012, lance ce qu'on appelle la politique de l'offre et donc va favoriser, entre
03:57guillemets, l'idée de recréer de la croissance.
03:59Il faut que les entreprises soient, et confiance, et soient dans de bonnes dispositions.
04:03Et ça se passe par casser les droits des travailleurs et...
04:06Notamment. Et ce qu'il faut savoir, c'est que dans l'ombre de cette politique sous François Hollande, il
04:11y a quelqu'un qui appartenait déjà à la commission Attali que Nicolas Sarkozy avait montée pour...
04:17Qu'est-ce que la commission Attali ?
04:19Alors, justement, c'était après la crise financière de 2008. Jacques Attali est mandaté par Nicolas Sarkozy pour une commission
04:27pour relancer la croissance.
04:28Et le rédacteur de cette commission s'appelle Emmanuel Macron.
04:31Manu Max !
04:32Et dès 2012, en fait, Emmanuel Macron est secrétaire général adjoint de l'Elysée, puis ministre de l'économie en
04:392014, puis en 2017, président de la République.
04:42Et donc, c'est lui qui est l'architecte de cette politique de l'offre qu'aujourd'hui on paye.
04:47Alors, concrètement, c'est quoi aujourd'hui ce qu'on appelle les aides publiques versées aux entreprises ?
04:54Oui, parce que c'est ça, le cœur de tout ça, parce que les entreprises sont gavées d'argent public.
04:59Exactement.
05:01Et en fait, le problème, c'est que ces investissements, enfin en gros, ces dotations, elles ne sont pas conditionnées
05:07à une sauvegarde de l'emploi.
05:08C'est ça. Alors, d'ailleurs, en réalité, c'est les entreprises qui trustent l'économie, le CAC 40 et
05:15les grosses entreprises qui vont finalement capter ces aides.
05:18Ce n'est pas le boulanger du col ou la petite PME locale qui reçoit ces aides.
05:38Les économistes, le chiffre à 175 milliards d'euros par an, ce qui représente 6,6% du PIB.
05:45Donc, on ne parle pas de rien.
05:49Et ça représentait, ces aides publiques, ça représentait en 79, 9,4 milliards d'euros.
05:57Donc là, on a une explosion massive.
05:59Plus de 200%.
06:00Ce chiffre, dans certaines études, peut même monter jusqu'à 228 milliards d'euros.
06:05What the fuck, les amis ? What the fuck ?
06:07Et donc, ce qu'on a dit, des aides sont conditionnantes.
06:10Est-ce qu'il y a des critères pour obtenir ces aides ?
06:13Moi, par exemple, si je crée une boîte, est-ce que je peux demander un million d'euros ?
06:16Non, non, non. Certaines, oui. Certaines, non.
06:18Certaines, c'est automatique.
06:19C'est sur des cotisations sociales.
06:22Mais je vais vous prendre deux exemples sur ce que François Hollande a mis en place
06:27et ce qu'Emmanuel Macron a renforcé.
06:29Deux exemples de crédits d'impôts, en fait.
06:32Premièrement, ça, c'est sous François Hollande, le crédit impôts recherche.
06:36C'est une niche fiscale.
06:38C'est une niche fiscale pour favoriser l'investissement dans la recherche.
06:41Ça représente 7,7 milliards d'euros en 2024.
06:45C'est presque cumuler le budget du CNRS, du CNES et de l'INSERM,
06:49qui sont des instituts publics de recherche.
06:52Donc, on ne parle pas de n'importe quoi.
06:53OK. La recherche, c'est scientifique ou ça peut être toujours industriel ?
06:59Qu'est-ce que tu entends par recherche ?
07:00Non, c'est dans les entreprises.
07:01C'est pour favoriser le recherche et développement des entreprises.
07:05Par exemple, Sanofi ou quoi.
07:08Mais attends, je déroule.
07:10Pourtant, dès 2018, parce qu'on dit, est-ce que ces aides sont utiles à l'économie ?
07:14C'est quand même ça qui compte à l'arrivée.
07:16On peut avoir des a priori, mais quelle est la finalité ?
07:18Il y a un rapport de 2018 du Conseil d'analyse économique.
07:22C'est un organisme qui est rattaché à Matignon.
07:25Ce n'est pas la CGT, en l'occurrence, qui le dit.
07:27Il montre que l'efficacité du crédit impôts recherche est insatisfaisant au regard des montants.
07:33Et ces effets sont faibles au niveau macroéconomique.
07:36Donc, dès 2018, il y a un organisme qui est rattaché à Matignon qui dit que c'est inefficace, le
07:43crédit impôts recherche.
07:44Et pourtant, depuis 2018, ce crédit impôts recherche a augmenté de 1,8 milliard.
07:48Elle concerne les 200 entreprises les plus riches.
07:51Et selon Attaque, 5% de ces 200 entreprises sont contrôlées dans la gestion.
07:59Donc, Emmanuel Macron cherchait de l'argent magique.
08:03Il peut aller le chercher.
08:04On va prendre un deuxième exemple.
08:06Le CICE, le crédit impôts pour la compétitivité et l'emploi.
08:10Ça, c'est pareil, c'est François Hollande qui le met en place et c'est Emmanuel Macron qui le
08:14pérennise.
08:15Ça a été lancé dès 2013 et on parle de 20 milliards d'euros par an de plus pérennisés dans
08:20la loi.
08:21Ce qu'il faut savoir, c'est que contre ces 20 milliards, l'ancien président du MEDEF, Pierre Gattaz, avait
08:27promis 1 million d'emplois.
08:29Et ça, il ne peut pas mentir parce qu'il avait fait éditer un PINCE avec marqué 1 million d
08:34'emplois.
08:34Et il se promenait partout avec ce PINCE.
08:36PINCE qu'on a essayé de retrouver au premier étage tout à l'heure, deuxième, on n'a pas réussi.
08:41Les amis, sinon moi je l'aurais porté parce que j'aimerais beaucoup créer 1 million d'emplois.
08:45Et donc, moi je vais citer le bilan pour un peu de...
08:49Bonjour Tuyot.
08:50...du CICE.
08:51J'ai cité un article de mon collègue Pierre-Yves, un article qui date de mercredi, d'hier dans l
08:57'Humanité.
08:58Alors, pour un coût de 20 milliards par an, cette politique a permis la création et la préservation de 100
09:04000 emplois.
09:04Soit un coût délirant pour la collectivité de 200 000 euros par an et par emploi, principalement un bas salaire.
09:11Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire que le crédit pour le CICE, ça revient à subventionner des
09:20emplois à hauteur, un emploi industriel à hauteur de 200 000 euros.
09:25Ça fait beaucoup.
09:26200 000 euros, on peut embaucher plus ou plus 4 infirmières à l'hôpital.
09:31Donc là encore, pour développer les services publics, on a quelques pistes d'argent magique mises à disposition qu'on
09:38peut...
09:39Est-ce qu'on est... Je ne sais pas si tu sais, mais est-ce qu'on est le seul
09:42pays européen à faire ça ?
09:44Ou est-ce que...
09:45Alors, dans le détail, je n'ai pas travaillé cette question dans le détail, donc je ne vais pas y
09:49répondre.
09:50Mais alors, du coup, tout cet argent public versé aux entreprises qui peuvent passer par des aides directes ou par
09:55des crédits d'impôt ou de cotisation,
09:58quel impact ça a sur les finances publiques ?
10:03Alors, Julia Cagé, l'économiste, disait il y a un mois que les 500 plus grandes fortunes de France ont
10:10augmenté leur richesse de 1 000 milliards d'euros...
10:12Oui, ça c'est un chiffre qu'on voit beaucoup.
10:14Voilà, au cours des 10 dernières années.
10:16Non, mais écoutez bien, donc les 500 plus grandes fortunes de France ont augmenté leur richesse de 1 000 milliards
10:20d'euros en 10 ans.
10:22Or, depuis 2017, et l'arrivée d'Emmanuel Macron, la dette de la France a elle-même augmenté de 2
10:29000 milliards d'euros,
10:30et pour la moitié d'entre elles, parce qu'on peut dire oui, il y a eu le Covid, etc.,
10:34et donc le quoi qu'il en coûte,
10:36mais pour la moitié d'entre elles, cette dette est due à la baisse de la fiscalité.
10:40Les amis, si vous voulez que la dette, elle n'existe plus, il faut juste qu'on mette des baskets,
10:44qu'on sorte dehors,
10:45et qu'on aille chercher 1 000 milliards d'euros dans la poche des 500 plus grandes fortunes de France,
10:50et après on les redonne à ManuMax, et comme ça, ils donnent à Bruxelles, et après ça, on est tranquille.
10:57C'est un peu plus complexe quand même, mais ce que je veux dire, c'est que...
11:01Bon, et donc la question de la dette, elle se pose, parce que, et ça c'est le binant d
11:05'Emmanuel Macron,
11:05c'est-à-dire que cette année, on a 100 000 emplois industriels menacés, on a des services publics en
11:11merde,
11:11et de l'autre côté, on a un déficit qui dépasse les 6%.
11:16Donc ça, c'est le bilan de la politique de l'offre.
11:18C'est quoi ? C'est à l'arrivée de l'argent public pour subventionner les entreprises,
11:25qui ne sont pas conditionnées.
11:27À la préservation de l'emploi, ou en tout cas à la sécurité de garde...
11:29Ou à des critères environnementaux, qui ne sont pas conditionnés.
11:33De la destruction d'emplois, une hausse de la précarité depuis 2017.
11:38Moins d'argent qui rentre dans les caisses de l'État,
11:40donc moins de services publics qui fonctionnent,
11:43et moins de droits, moins de rentrées de cotisations,
11:48pour financer l'assurance chômage, les retraites...
11:50Pourquoi que tu m'expliques, on dirait que c'est super débile de faire ça,
11:53et ils le font quand même.
11:55J'ai l'impression que quand tu m'expliques le truc,
11:58t'as juste à lire un petit peu ce qui se passe,
12:00pour comprendre que c'est une connerie sans nom,
12:03une absurdité sans nom,
12:04que ça profite à des entreprises qui ont déjà de l'argent.
12:08Pourquoi on reste bloqué dans une sorte de...
12:10Parce qu'on a au cœur d'une bataille idéologique,
12:13où on croit que le néolibéralisme va être la solution de tout,
12:18et que le marché peut nous sortir de n'importe quel...
12:23enfin, ne peut relever les défis de demain,
12:25et ça, c'est un vrai débat idéologique qui est en cours.
12:27Mais alors, il faut savoir aussi que...
12:32la question aujourd'hui, quand on voit la dette de la France,
12:35la question de ces aides aux entreprises se pose dans le débat public.
12:38à tel point que Michel Barnier,
12:43sur la question des cotisations sociales,
12:44des exonérations de cotisations sociales,
12:46qui sont faites sur les bas salaires,
12:51ça coûte, ces exonérations de cotisations sociales,
12:53ça coûte 80 milliards par an.
12:55Ok.
12:55Lui, Michel Barnier, il a voulu en récupérer 5 milliards.
13:00Donc que ça coûte plus que 75.
13:01À titre de comparaison, 5 milliards dans le budget d'État,
13:03ça peut correspondre à quoi ?
13:05Ça correspond au SNU.
13:07Le SNU coûte 5 milliards par an.
13:08Ok, ça veut dire qu'un national universel est en place
13:10par Gabriel Attal pour former des soldats.
13:135 milliards d'euros, c'est aussi ce que l'État va demander
13:18comme économie aux collectivités.
13:20Ok.
13:20Voilà, mais 5 milliards sur 80.
13:23Moi, je voudrais juste voir, parce qu'hier,
13:25donc en ce moment, il y a le projet de loi de financement
13:28de la sécurité sociale qui est examiné à l'Assemblée.
13:31Et donc, on rappelle ces fameux 40 milliards d'économies,
13:3620 milliards de nouvelles rentrées fiscales.
13:40Et Michel Barnier voulait récupérer 5 milliards.
13:42Mais devinez qui s'est opposé hier à l'Assemblée,
13:45à cette hausse d'économisation.
13:47Mais dis pas, c'est pas vrai.
13:49Le groupe Ensemble pour la République,
13:51donc le groupe du parti d'Emmanuel Macron,
13:54les députés Les Républicains et les députés RN.
13:57Et moi, je voudrais juste qu'on voit une minute
13:59pour qu'on voit le ton des débats à l'Assemblée en ce moment.
14:02Donc, Yannick Monnet, qui est député communiste de l'Allier.
14:05Rappelez à mes collègues de droite et d'extrême droite
14:07que cet article 6 a été écrit par un gouvernement de droite.
14:11Si ils entendent.
14:12Vous imaginez s'il avait été écrit par la gauche,
14:14mais vous seriez en PLS.
14:17Donc, il faut quand même rester raisonnable dans ce que vous dites.
14:20La deuxième chose, c'est qu'on ne revient pas sur la totalité des aides.
14:24C'est 80 milliards.
14:25On reprend 5 milliards.
14:28C'est pas la totalité des aides.
14:30Quant à M. Darmanin ou M. Attal,
14:32si vous étiez attentionné auprès des TPE et des PME,
14:35vous vous seriez préoccupé des charges financières auxquelles elles sont confrontées.
14:39Ou des coûts du crédit, ou des coûts de l'énergie.
14:41Mais ça, ça n'a jamais été fait.
14:44La dernière chose que je voulais dire,
14:45c'est qu'en votant cette suppression d'articles,
14:49ça veut dire que vous renoncez à accorder à la branche maladie 2 milliards.
14:54À la branche famille, 300 millions.
14:56Et à la branche VES, 2,7 milliards.
14:59Où est-ce que vous les prenez ?
15:03Je vous remercie, M. Monnet.
15:04La parole est à M. Leclerc.
15:05Donc voilà, et à un moment donné, il y a eu un zoom sur Attal Darmanin
15:07et j'ai oublié son prénom, l'ancien chef du groupe Renaissance à l'Assemblée.
15:15Voilà, donc ça, c'est leur bilan qu'ils ne veulent pas remettre en cause.
15:20Est-ce que ce serait un moyen de reprivatiser de l'argent public ?
15:22Donc de l'argent frais pour les luches ?
15:25Est-ce que c'est un moyen de reprivatiser de l'argent public et donc de l'argent fait pour
15:27les luches ?
15:28C'est-à-dire que c'est ou de l'argent qu'ils reçoivent ou des crédits d'impôt.
15:31Mais quoi qu'il arrive, c'est de l'argent qui normalement doit rentrer dans les caisses de l'État.
15:36Et c'est l'idée de dire, on va aider les entreprises à développer l'activité
15:41sans contrainte, et pourquoi pas, aider une entreprise innovante dans l'écologie.
15:47Oui, en vrai, sur le principe, c'est une bonne idée.
15:49Il y a des secteurs où effectivement...
15:52Ça pourrait être une sorte de protectionnisme.
15:54Exactement. Il y a des secteurs où effectivement il faut aider des entreprises, d'accord ?
15:58Et on va passer au point 2.
16:01Je prends un exemple, Sanofi.
16:03Donc Sanofi qui a été détenu par l'État le siècle dernier.
16:07Qui vend Doliprane.
16:08Voilà. Donc Sanofi vend Doliprane.
16:10Bon, alors on se souvient au moment de la crise Covid.
16:13Oh bah dis donc, la France...
16:16On n'a pas de masque.
16:16On n'a pas de masque, on n'a pas de Doliprane, on va redevenir une superpuissance mondiale.
16:21Qui souvient de cette promesse, les amis ?
16:22On a l'un des...
16:24Agnès Buzyn !
16:26On a l'un des...
16:27C'est Véran pour le coup.
16:28Véran aussi, il y avait tout le monde.
16:30Mais on avait l'un des...
16:32Comment ça s'appelle ?
16:34Sanofi, c'est un des leaders mondiaux dans l'industrie pharmaceutique.
16:37Il n'a pas été capable de créer le vaccin.
16:39En tout cas dans les temps, je crois que c'est 2 ou 3 ans après qu'il a...
16:41Ouais, Pfizer, Moderna.
16:42Bon, et là ça va vendre Doliprane.
16:44Bon.
16:45Bonjour le grand Rio.
16:47Sanofi, c'est 2 à 2,5 milliards d'euros reçus par le Crédit Impôt Recherche et les exonérations de
16:54cotisations sociales en 10 ans.
16:58Donc là, on a typiquement...
17:00Ça fait 200 millions par an.
17:01Un grand groupe stratégique pour la souveraineté de la France et de l'Europe.
17:06Gavé d'argent public qui en fait vend à la découpe et se ressentent sur des filières dites rentables pour
17:13maximiser les profits.
17:15Et donc là, on a un choix.
17:16C'est entre gaver les actionnaires ou garantir notre souveraineté et la santé des Français et des Européens.
17:23Il y a un choix à faire.
17:24Bon.
17:25Et donc là, on n'y est pas.
17:27Alors, si on peut remettre la carte juste 10 secondes.
17:29Alors, j'ai lu dans le chat qu'elle n'était pas en très très bonne qualité, mais vous l
17:32'avez en commentaire.
17:36Dans cette carte, alors je ne sais pas si on voit avec le...
17:39Si je zoome, si on peut voir avec le code couleur.
17:41Mais dans cette carte...
17:44Hop, je vais me la mettre sous les yeux.
17:48Dans cette carte, il y a un secteur en particulier qui connaît une crise.
17:53C'est celui de l'automobile.
17:56Et ça vaut le coup quand même de s'y intéresser.
18:00Sachant que, comme tout est interdépendant dans une économie, quand l'économie patine, d'autres secteurs patinent.
18:08Aujourd'hui, on a par exemple la filière industrielle des verres et céramiques.
18:12Parce que finalement, c'est un...
18:13Je termine, la filière vert et céramique, qui voit sa capacité de production à l'arrêt à 50%.
18:21Parce que dans l'automobile, ça patine.
18:22Donc, ce n'est pas rien.
18:25Et là, je veux bien qu'on mette...
18:27On mettra après.
18:28On va le mettre là pour bien comprendre ce qui se joue actuellement dans le secteur de l'automobile en
18:34proie à de grands enjeux face au réchauffement climatique.
18:38Donc, les constructeurs se retrouvent pris dans un effet ciseau redoutable, avec d'un côté la diminution drastique des achats
18:46des grands publics,
18:47et pour flotte d'entreprises des véhicules thermiques, donc essence et diesel.
18:52De l'autre, un marché du véhicule électrique et hybride stagnant.
18:55Ces derniers devraient pourtant devenir le moteur de la croissance future des quatre roues,
19:00depuis l'adoption du Green Deal européen, et la fin annoncée de la vente moteur thermique en 2035.
19:08Avant que tu enchaînes, est-ce que tu saurais répondre à Moumou, reine des mouettes ?
19:12Je suis toujours un grand fan des pseudo-Twitch.
19:15Qui demande pourquoi le Doliprane n'est pas rentable, alors que c'est le premier médicament que l'on prescrit.
19:19Non, je n'ai pas dit qu'il n'était pas rentable.
19:20J'ai dit que...
19:23Comment dire ?
19:24Que Sanofi fait le choix de privilégier certaines filières que d'autres.
19:29Ils sont plus rentables.
19:30Là, qui peuvent être plus rentables, mais là, c'est surtout qu'ils risquent de toucher un chèque.
19:35Je ne veux pas dire de bêtises de plusieurs milliards, je ne veux pas dire déjà un chiffre d'aide.
19:39Pour le chèque, là.
19:40Et puis, il faut savoir aussi que Doliprane, que la molécule, je crois qu'elle est dans le droit...
19:44Enfin, il y a des génériques aussi.
19:45Oui, il y a des droits.
19:47Donc, pour revenir sur l'automobile.
19:49On est dans un secteur où il y a structurellement une difficulté,
19:54parce qu'on arrive à la fin d'un modèle, à savoir le moteur thermique,
19:57et au niveau d'un autre, le moteur électrique.
19:59On est dans cet entre-deux où il y a besoin d'investissement,
20:05et où l'une des activités chute de vente,
20:09et l'autre, pourquoi acheter un véhicule neuf aujourd'hui ?
20:14Voilà. Et l'autre activité qui peine, il commence tout juste à ce...
20:19Donc, on est dans cet entre-deux.
20:21Sauf que, cette filière en mutation,
20:26et cette transition du thermique électrique,
20:29comme l'a rappelé Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT,
20:32lors de cette conférence de presse où elle prend la carte,
20:34ça n'explique pas que Renault, par exemple,
20:37vient d'arrêter la production de la Zoé à l'usine de Flins,
20:41c'est-à-dire la Zoé, c'est la voiture électrique de Renault,
20:42pour délocaliser la production en Roumanie.
20:45Pourquoi ?
20:46Parce que c'est dans une politique de maximiser les marges.
20:49Non !
20:49Voilà.
20:50Donc, oui, il y a ces difficultés,
20:53mais pourquoi est-ce qu'on va produire...
20:55On a besoin de voitures électriques en France.
20:58Alors, pourquoi est-ce qu'on va la produire en Roumanie ?
20:59Il faut savoir aussi que depuis 2022,
21:03donc avant, il y avait le Covid, d'accord,
21:04l'activité à l'arrêt, etc., etc.,
21:06les études versées aux entreprises pour ne pas que ça coule,
21:08mais depuis 2022,
21:10l'ensemble des sociétés automobiles,
21:12c'est 130 milliards de bénéfices.
21:15Ok.
21:16Depuis 2022.
21:17Avec des bénéfices équivalents pour chaque boîte ?
21:19Non, il y a des boîtes plus performantes qui détassent,
21:22et on va y revenir.
21:23On n'a pas de boîtes qui sont vraiment dans une sorte de peine ou de galère terrible ?
21:28Si, là, ça commence notamment en Volkswagen,
21:31ça commence à arriver,
21:32mais ce que je veux dire,
21:33c'est que 130 milliards d'euros de bénéfices
21:36et qu'il y a de l'argent frais disponible
21:38pour investir dans la recherche et maintenir l'emploi.
21:41Bon.
21:42Et d'ailleurs,
21:46entre 2008 et 2010,
21:48il y a déjà 100 000 emplois industriels...
21:492008 et 2019 ?
21:502008 et 2019, pardon.
21:52Bon, on va dire que sur la précédente décennie,
21:55il y a eu 100 000 emplois qui ont été détruits
21:58à cause des délocalisations pour augmenter les marges,
22:01et qu'on craint,
22:03la CGT notamment craint,
22:04100 000 nouveaux emplois détruits d'ici 2030.
22:07Donc là, on a vraiment une filière en danger.
22:11Et vraiment,
22:11ça, c'est des filières qui font vivre des territoires...
22:14Exactement.
22:15Et d'ailleurs, on va en revenir sur la carte,
22:16mais ce qu'il faut savoir,
22:17c'est que parmi les 10 voitures les plus vendues en France,
22:19il n'y en a qu'une seule qui est assemblée.
22:20Assemblée, je n'ai pas dit fabriquée,
22:21je dis assemblée sur le territoire français.
22:22Est-ce que tu peux même citer laquelle ?
22:23Non, là, je t'avoue...
22:25Putain !
22:26Tu me pièges.
22:27Attends.
22:28Alors, je veux bien qu'on retourne à la carte.
22:29Hop, hop, voilà.
22:30Alors, concrètement,
22:32ça veut dire quoi,
22:33cette saignée de l'emploi dans Tommy ?
22:36C'est-à-dire...
22:36Qui nous demande Léa.
22:38Ouais.
22:38Léa Petit Scalonia.
22:40Elle Petit Scalonia.
22:42Sûrement italien, je pense.
22:43Ouais.
22:44Bonjour Naïm,
22:45que penses-tu de la création
22:46d'un pôle public du médicament
22:47comme défend la sénatrice
22:48Cathy Apurso-Poli
22:50comme le pôle public de l'énergie
22:51qu'elle demande de...
22:52Voilà, moi, si je donne mon avis,
22:53je pense qu'il faut qu'il y ait des secteurs
22:55de l'économie
22:56qui soient enlevés des mains du marché
22:59pour une question de souveraineté
23:01et qu'effectivement,
23:02la santé n'est pas marchande.
23:04C'est un droit.
23:06Et donc, oui,
23:06la proposition d'un pôle public
23:08du médicament,
23:10c'est quelque chose d'intéressant.
23:13Ça, c'est la gauche qu'on défend.
23:14Voilà.
23:16Mais alors...
23:16Ça, c'est la gauche qu'on défend,
23:18les amis.
23:18Des pôles pour le médicament,
23:19des pôles pour l'énergie,
23:21des pôles pour les gens
23:21qu'on en a besoin,
23:22pour le service public.
23:23Ça, c'est la gauche qu'on défend.
23:24C'est la gauche qu'on va faire gagner.
23:25On va revenir sur la carte.
23:26Donc, concrètement,
23:27dans l'industrie automobile,
23:29ça se concrétise par quoi ?
23:31Fermeture de l'EMA France
23:32en Seine-Saint-Denis,
23:33de Bosch.
23:36Je vous invite à zoomer,
23:37les amis.
23:38Cliquez sur le lien en chat.
23:38Il y a le centre d'essai Bosch
23:40à Saint-Ouen
23:41qui est menacé du pôle F1
23:43de Renault à Virichatillon.
23:44Oui, parce que du coup,
23:45Renault arrête de produire ses moteurs
23:47et va les acheter
23:49à un concurrent.
23:51Novary à Osteval.
23:52Mise en vente de Valeo.
23:55Suspension de 412 postes
23:57à Valeo à Créteil.
23:58Sergi, Laverrière.
24:00Liquidation d'Impérial Wells
24:02à Châteauroux.
24:03Dernier fabricant de jantes
24:04en aluminium de France.
24:06Risk de liquidation
24:07de Wallior à Vousy.
24:10Mais ça touche tous les secteurs.
24:13Voilà, c'est-à-dire que derrière la voiture,
24:14il y a les sous-traitants.
24:15C'est ce qu'on va voir tout à l'heure.
24:16Oui, parce qu'en fait,
24:17c'est une sorte de verre versant.
24:19Et donc, je sais que c'était...
24:22Bref, la question des sous-traitants.
24:24Là, il y a un grand conflit
24:25en cours aujourd'hui
24:27en Seine-Saint-Denis.
24:28C'est les Emma France.
24:29Donc les Emma France,
24:30en fait, c'est un sous-traitant
24:31de l'automobile
24:32dont le client...
24:33Depuis avril.
24:35Depuis la mi-avril.
24:36Du coup, j'ai plus chiffre en tête,
24:37mais c'est depuis la mi-avril.
24:38170 jours, 180 jours.
24:39Très longtemps, les amis.
24:40Soutenez Emma France.
24:41De grèves et tout.
24:42On parle de 280 salariés
24:44et de 120 intérimaires.
24:46Qui sont encore dans l'entreprise
24:47jour et nuit.
24:48pour essayer de préserver leur...
24:49On va voir une vidéo juste après.
24:52Emma France,
24:53son client principal à 80%,
24:56c'est Stellantis.
24:57Peugeot.
24:58Donc c'est Peugeot, Fiat,
25:00Chrysler.
25:02C'est l'un des plus gros groupes.
25:03Je crois que c'est d'ailleurs
25:04le plus gros groupe
25:04de constructeurs mondiaux.
25:06Sauf que quand on est
25:07dépendant à 80% d'une boîte,
25:09en fait, on est totalement dépendant
25:11de cette entreprise.
25:13Et là, je veux bien qu'on mette
25:14la vidéo pour bien comprendre
25:16ce qu'il se passe
25:16à Emma France.
25:18Vidéo que Franck Cartelet
25:20a tournée...
25:21Exactement.
25:23Dans les locaux,
25:24enfin devant les locaux
25:24de Emma France.
25:25Non, là, c'est au tribunal
25:26de Montraille
25:27parce qu'il conteste
25:28le PSE en justice.
25:30Ok.
25:30Les questions aujourd'hui,
25:32ça peut rediscuter.
25:34Parce qu'au moyen d'âge,
25:35j'ai 50 ans,
25:36je pense que si on cherche
25:37le boulot aujourd'hui,
25:38on ne trouvera pas.
25:41parce qu'aujourd'hui,
25:43on est en train de démontrer
25:44à Célanfils
25:46ou à CLN
25:47que l'outil de travail
25:48appartient bien
25:49aux salariés.
25:50Le moyen d'âge
25:51chez nous,
25:52c'est 50 ans.
25:53On n'est pas des cassaurs
25:54de trics,
25:56on est des gens
25:57qui travaillent.
25:58On est là pour monter
26:00un métier
26:01savoir-faire français.
26:03C'est ça qu'on est en train
26:05de perdre aujourd'hui.
26:06Notre production
26:07va en Turquie.
26:09Et quatre coins du monde,
26:11ça fait mal.
26:12Ça nous fait mal au cœur.
26:26Aujourd'hui,
26:27CLN et Stylantis,
26:29ils ont proposé 15 000 euros.
26:30Il y a 84 salariés
26:32qui ont saigné cet accord.
26:33À condition
26:34de ne pas attaquer
26:35ni Stylantis,
26:36ni CLN,
26:37ni l'équidateur lui-même
26:38pour les 15 000 euros
26:41pour 20 ans
26:42et 30 ans
26:42et 40 ans
26:43de travail
26:43chez AmaFrance.
26:45C'est comme ça ?
26:45On va dire les amis.
26:46On espère que vous passez un peu.
26:47C'est pas impossible
26:48que ça dure un petit moment.
26:50Voilà.
26:51Donc,
26:54là,
26:55on voit concrètement
26:56ça veut dire quoi
26:57la casse sociale.
26:57On a des gens
26:58qui travaillent
26:59depuis toujours
27:00dans cette entreprise,
27:01qui ont des salaires faibles
27:03et qui se retrouvent
27:04sans solution
27:05du jour au lendemain.
27:06On leur propose
27:0715 000 euros
27:09comme prime de départ
27:10en échange
27:11de ne pas attaquer
27:12Stylantis
27:13ou la direction...
27:16Mes amis,
27:17je vous glisse
27:17le lien de la vidéo
27:18dans le chat.
27:20Sachant que,
27:21parce que c'est quand même
27:21intéressant
27:22à rappeler
27:23quelques chiffres,
27:26Carlos Tavares,
27:27donc le PDG
27:28de Stylantis.
27:30Carlos Tavares,
27:30cette année...
27:31Avec ses petites nettes.
27:32Voilà.
27:32Carlos Tavares,
27:33cette année,
27:33normalement,
27:34sa rémunération,
27:34c'est 36,5 millions
27:37pour cette année.
27:38C'est combien, toi ?
27:39Moi,
27:39je ne vais pas le dire.
27:40T'es le genre
27:41de personne
27:42qui ne dit pas ?
27:42Non, non, non.
27:43Moi, je peux dire,
27:44je gagne
27:472262 euros net
27:49avec la prime transport.
27:51J'ai augmentation
27:52de mon point d'indice.
27:54Il y a deux mois,
27:55je touchais
27:562078 euros.
27:57C'est pas mal.
27:57Moi, je suis entre les deux.
27:59Entre ton ancien
28:00et ton nouveau.
28:01Ça, c'est vraiment
28:02les discussions
28:02que tu détestes.
28:03Ce sont les gens
28:03qui ne veulent pas
28:03dire leur salaire.
28:04Non, mais...
28:05Dites vos salaires
28:06dans le chat,
28:06les amis.
28:07Juste.
28:07Carlos Tavares,
28:10a augmenté
28:11son salaire
28:11de 56%
28:12cette année
28:12par rapport
28:12à 2023.
28:14Et il met
28:15une politique
28:15de cost killer,
28:16c'est-à-dire
28:16de chasseur
28:17de coûts.
28:19Concrètement,
28:20c'est dégager
28:21des taux de marge
28:21maximales
28:22pour les actionnaires.
28:23Le taux de marge
28:24de Stellantis,
28:24il est de 13%.
28:25À titre de comparaison,
28:27Volkswagen,
28:27qui est premier
28:28constructeur allemand,
28:30c'est deux fois moins.
28:32Donc, c'est-à-dire
28:33qu'il y a une politique
28:36pour dégager
28:36des marges.
28:37Les actionnaires
28:41de Stellantis
28:42touchent
28:4318,3 millions
28:45d'euros
28:45par jour
28:46de bénéfices.
28:49Sur l'année,
28:50non,
28:50j'ai pas fait le calcul.
28:50Bien, on le fait.
28:52En live.
28:53Combien ?
28:53300 ans ?
28:54En comptant
28:54dans l'année bisextile ?
28:55Tu fais comme tu veux.
28:57Vas-y.
28:58Alors, les amis,
28:59on va calculer.
29:01On va calculer.
29:03Tu calcules super vite.
29:04Vas-y, fais-le.
29:05Non, mais non.
29:06Vas-y, fais-le.
29:09Alors, on a dit combien ?
29:1018,5 ?
29:1118,5 fois
29:12365
29:156
29:17milliards
29:20752 millions
29:21500 000 euros.
29:236 milliards
29:25par an
29:26des actionnaires.
29:28Ils ont touché ça ?
29:296 milliards ?
29:306 milliards ?
29:31La vache.
29:32La vache.
29:33On va maintenant passer,
29:34si on peut revenir sur la carte.
29:363400 brut de mémoire.
29:38Donnez du net.
29:39Moi, je fais partie de ces générations
29:40où le brut,
29:41ça ne veut rien dire pour moi.
29:42J'ai pas envie de calculer.
29:43Non, non, non.
29:44Le brut,
29:44c'est très, très important.
29:46C'est important pour l'économisation.
29:47Non, mais ton salaire,
29:48il se négocie en brut.
29:49Le brut,
29:50c'est pour la...
29:51Le net,
29:51c'est pour la fin du mois.
29:52Le brut,
29:52c'est pour la vie.
29:53Et le brut,
29:53c'est ce qui paye ta retraite,
29:54ce qui paye quand t'es malade,
29:56tes médicaments
29:57et tes hospitalisations.
29:59Donc, le brut,
30:00c'est votre salaire.
30:00C'est juste qu'il est mis
30:01dans le pot commun
30:02pour que quand tu as un cancer,
30:04tu n'ailles pas à l'hôpital
30:05pour payer 15 000 euros
30:06tes frais d'hôpitaux.
30:07Je trouve que tu parles beaucoup
30:08pour quelqu'un qui n'a pas dit son salaire.
30:10Exactement.
30:10Si, si.
30:11Non.
30:11Je trouve que t'es extrêmement bavard
30:13pour quelqu'un qui n'a pas oublié.
30:14Et le salaire,
30:15le salaire brut,
30:16c'est très, très, très important.
30:18Gagliose qui est étudiant,
30:19on pense évidemment aux étudiants
30:20qui galèrent sur la précarité.
30:22Exactement.
30:23Grosse force à Gagliose.
30:23On va revenir...
30:25Tu travailleras,
30:25tu gagneras de l'argent
30:26pour vivre dignement
30:27et pouvoir manger
30:28comme tu le veux.
30:29On va revenir sur la carte
30:30pour montrer
30:32un autre scandale
30:34sous l'ère Macron
30:35qui concerne l'énergie
30:37cette fois-ci
30:39pour comprendre
30:41je laisse faire le marché,
30:43je n'anticipe rien,
30:45etc.
30:46On va parler de l'énergie.
30:48Je prends le cas
30:49de deux centrales à charbon.
30:51L'une à Cordemay,
30:52donc Cordemay,
30:52c'est vers Nantes,
30:53c'est par là.
30:53Et l'une par ici
30:55à Gardanne,
30:57pas loin de Marseille.
30:59Alors il faut savoir
30:59que là on parle
31:01donc Cordemay,
31:02Gardanne c'est 130 emplois,
31:03Cordemay c'est 350 emplois.
31:05Bon.
31:06Et ça c'est des...
31:07500 emplois sur les deux.
31:08Ce sont des emplois
31:09qui sont directement
31:12mis...
31:13Hop, hop, hop,
31:14je ne sais pas
31:14si on a l'article,
31:16bon c'est pas grave.
31:16Ce sont des emplois
31:17qui sont directement en jeu
31:19par des choix d'Emmanuel Macron.
31:20Tu veux que je te le trouve ?
31:21Non mais c'est pas grave.
31:22T'es sûr ?
31:22Ouais ouais.
31:23Alors,
31:23on va prendre le cas de Gardanne.
31:26Donc en fait,
31:27en 2017,
31:31à Cordemay,
31:32non,
31:32Touche du bois,
31:32mais Touche du bois.
31:34Touche du bois ?
31:35Ouais.
31:35Attends,
31:35on va mettre ça.
31:37Non, non,
31:38fais-moi confiance.
31:40Touche du bois,
31:41l'humanité ?
31:41Touche du bois,
31:42Cordemay.
31:48Touche.
31:49Hop, hop, hop, hop, hop.
31:52Pas Cordemay, Gardanne,
31:53je suis bête.
31:54Gardanne.
31:56Non, Gardanne.
31:57Hop, voilà.
31:59Voilà.
31:59Pardon,
32:00on va prendre le cas
32:01de Gardanne.
32:03Alors,
32:03Naïm qui montre
32:04ses propres articles,
32:04est-ce que c'est pas
32:05de la mégalomanie ?
32:06Bah, c'est la preuve
32:08que je vais arrêter mon salaire.
32:10Que t'as pas dit.
32:11Je te le dis,
32:13moi, je suis un 10169,
32:15je gagne en brut
32:172800 et quelques.
32:18Ok, bon.
32:20C'est pas mal.
32:22À Gardanne,
32:24en 2017,
32:25Macron,
32:25il se fait élire,
32:26il propose de fermer
32:28les centrales à charbon.
32:29On est en plein débat
32:30sur le réchauffement climatique,
32:31tout ça.
32:32Je crois qu'il n'y a personne
32:33autour de la table
32:34qui dit que le charbon
32:35est une énergie viable.
32:36Je crois que...
32:38Bon.
32:40Sauf que,
32:41il décide la fermeture
32:42de centrales à charbon,
32:44mais il ne pense
32:45premièrement
32:46ni à maintenir
32:48en état
32:49les capacités
32:49de production énergétique
32:50de la France.
32:51Oui.
32:52Ce qui a fait que,
32:53quand il y a eu
32:53la crise énergétique
32:54à la sortie du Covid,
32:55on a dû
32:57réouvrir certaines
32:58centrales à charbon
32:59et on a importé
33:01de l'Allemagne
33:04de l'électricité
33:06produites au charbon
33:07parce qu'eux,
33:07ils ont fait le choix
33:08d'aborder le nucléaire
33:08et sont totalement
33:09dépendants du gaz
33:10et du charbon
33:10quand en France,
33:11on a des centrales nucléaires
33:12qui nous permettent
33:12de produire à bas coût.
33:14Mais tu vas me dire
33:15qu'ils ont réouvert
33:16des entreprises
33:17qui étaient fermées
33:18avec des employés
33:19qui, du coup,
33:19étaient sur le carreau
33:20au chômage et tout.
33:21Ils ont appelé
33:22« Allo, Roger,
33:23reviens,
33:24resserre le charbon... »
33:25C'est beaucoup plus compliqué
33:26que ça.
33:26C'est beaucoup plus compliqué
33:27que ça.
33:27On va voir.
33:28Donc, à Gardanne,
33:30la fermeture de cette central,
33:31je crois qu'elle est effective
33:32en 2021,
33:33si je ne dis pas de bêtises.
33:36Il y a 90 salariés
33:37qui sont partis,
33:39dont 50 en départ volontaire,
33:4143 licenciements,
33:42dont 28 sont actuellement
33:43sur le carreau.
33:44Ok.
33:45Ok.
33:45Sur le site de Gardanne,
33:48il y a une seule activité
33:49qui a perduré,
33:49c'est celle de la biomasse.
33:51Donc, ce n'est pas du charbon.
33:52La biomasse,
33:53c'est la base de bois.
33:55Le site a été racheté
33:56depuis par Daniel Kretinsky.
33:58Et ce site est à l'arrêt
34:00depuis...
34:00Patron du monde.
34:02Daniel Kretinsky,
34:02ce n'est pas...
34:03Non, non,
34:04ce n'est pas Philias,
34:05le monde.
34:06Ce n'est pas...
34:08Non, je confonds peut-être
34:08avec les intermarchés.
34:09Je me perds.
34:10Non, non, bon bref.
34:12Écoutez pas ce que je dis.
34:15Donc, ça,
34:15ce site est à l'arrêt
34:16depuis 2023.
34:20Sauf que sur place,
34:21ses salariés se sont battus.
34:23C'est à CGT en l'occurrence.
34:25Elle a imaginé,
34:26pour sauvegarder les emplois
34:27et l'activité sur le site,
34:28et aussi,
34:29c'est une question
34:29de souveraineté industrielle
34:31française,
34:32de maintenir nos capacités.
34:34Et donc,
34:34elle a imaginé
34:36produire de l'énergie
34:38à base de bois
34:39d'ameublement.
34:41C'est-à-dire que...
34:42En fait,
34:43c'est un procédé,
34:45c'est la pyrogazification.
34:48En gros,
34:50on prend du bois d'ameublement,
34:51c'est-à-dire du bois Ikea,
34:53des déchets...
34:54Ok,
34:55genre imaginons,
34:55moi j'ai une mode,
34:56je m'en sers plus.
34:56C'est ça.
34:57On récupère ce bois-là.
34:59Et après,
35:00on arrive à faire de l'électricité
35:01où moi je peux regarder...
35:03On le met dans un gazificateur,
35:06le bois sera brûlé,
35:08puis privé d'air,
35:09ça monte jusqu'à 1200 degrés,
35:10et de là,
35:12il y a une matière,
35:13la matière est décomposée en deux,
35:16il y a un liquide et un gaz,
35:18le gaz,
35:19on peut l'enrichir avec du méthane
35:20et l'insecter dans le réseau de gaz de ville,
35:22et le liquide,
35:23il nous sert à fabriquer du goudron.
35:27Quelqu'un qui nous dit
35:28actionnaire majeur du groupe Le Monde.
35:30Eh bien voilà, bien vu.
35:31Merci, appel en fait.
35:33Eh oui, il est intelligent.
35:34Donc voilà,
35:34donc ça c'est le projet
35:36porté par la CGT,
35:38et sur le site de Gardanne,
35:41il y aurait deux unités
35:42de production de gaz
35:43à côté d'un atelier
35:44de broyage du bois d'un meuble.
35:47Il faut savoir que
35:49autour de Gardanne,
35:50dans l'agglomération...
35:54de l'agglomération...
35:56Et du coup ça,
35:57ça a été refusé ?
35:57Non, non, non.
35:59Autour de...
36:01Dans un rayon de 50 à 100 kilomètres,
36:03dans l'agglomération d'Aix-Marseille,
36:06il y a de quoi...
36:07On dénombre,
36:08je cite ce que s'explique la CGT,
36:11on dénombre 400 à 500 000 tonnes
36:13de déchets de bois B,
36:15donc ce fameux bois d'ameublement.
36:16La centrale,
36:17on n'a besoin que de 71 000 tonnes
36:19pour la faire fonctionner.
36:21On peut fournir en foyer,
36:24au lieu d'importer du gaz de schiste
36:25qui vient des Etats-Unis,
36:27on peut fournir 400 000 personnes...
36:29400 000 foyers en gaz de ville
36:31avec ce procédé.
36:32OK.
36:32Donc, là, il y a quand même
36:36une volonté.
36:36Donc l'Etat est en train de créer
36:38une filière industrielle,
36:39etc., etc.
36:40Mais on voit comment
36:42ce sont les salariés
36:44qui ont été...
36:44Face à Emmanuel Macron,
36:46qui a dit,
36:46moi, je ferme tout de suite
36:47et je ne pense pas à l'emploi,
36:48et je ne pense pas aux conséquences
36:49sur le territoire.
36:50Là, on a un exemple concret
36:52de salariés
36:52qui, de toute façon,
36:53l'outil de production
36:54le connaisse mieux que le patron,
36:56et se battent
36:57pour maintenir notre souveraineté
36:58et leurs emplois.
36:59Et ce genre de contre-projet,
37:01il y en a plein.
37:02Et c'est quand même désolant
37:04qu'Emmanuel Macron
37:05prenne une décision
37:08sans penser aux conséquences,
37:09sans planifier
37:11la transition écologique.
37:12Parce que, du coup, là,
37:12nous, on vous a montré une carte
37:14avec les plans de licenciement
37:15qui sont en cours actuellement.
37:17Mais, en fait,
37:18ces plans de licenciement,
37:19parfois, il y a des entreprises
37:20qui proposent
37:21de faire autre chose
37:22et que ces plans de licenciement...
37:23Oui, c'est des salariés
37:25qui proposent autre chose.
37:26Oui, c'est des salariés
37:26qui proposent.
37:27Mais, du coup,
37:27ces plans de licenciement,
37:28on pourrait en avoir
37:29beaucoup moins
37:29si l'État est...
37:32Accompagné,
37:32accompagné,
37:33ou des plans de reprise,
37:34ou des fois,
37:35racheter des entreprises,
37:37ou accompagne
37:38des projets
37:38de salariés.
37:40Je prends l'exemple
37:41de Cordemey.
37:42Mathieu Pigasse,
37:43c'est aussi les AROC
37:44et Radio Nova.
37:45C'est pas mal, quand même.
37:47Radio Nova, c'est cool, quand même.
37:49C'est pas mal.
37:50Et donc, Cordemey,
37:51Cordemey,
37:52c'est 340 emplois
37:53et 120 intérimaires.
37:55Donc, c'est...
37:56Dès il y a 10 ans,
37:58donc avant même
37:58l'arrêt du charbon
37:59en France,
38:02la CGT,
38:03sur le site,
38:04a porté le projet
38:04EcoCombust,
38:05qui vise à remplacer
38:06le charbon
38:07par des déchets de bois.
38:10Emmanuel Macron
38:11avait validé
38:13ce projet
38:13en septembre 2023.
38:15OK.
38:15OK.
38:16À la télé,
38:17je crois que c'était
38:18sur TF1,
38:18une interview...
38:19Il a mis trop la télé.
38:20Donc, c'est quand même
38:20les salariés
38:21qui sont innovants
38:23dans les territoires,
38:24dans une force,
38:25parce que le charbon,
38:26ça pollue,
38:26qui sont en capacité
38:28de s'imposer
38:31à la table
38:31des puissants
38:32pour imposer
38:34des choix.
38:34Sauf que,
38:35dans le désarroi actuel
38:37au sommet de l'État,
38:39EDF,
38:40qui, on le rappelle,
38:41est détenu
38:41à 100% par l'État,
38:43EDF a annoncé
38:44en septembre 2024
38:45l'abandon du projet.
38:47Et donc,
38:48le site
38:49reste une fermeture totale
38:50en 2027.
38:51Attends,
38:51je récapitule.
38:53On a un projet.
38:55Macron est pour.
38:57Oui.
38:57En tout cas,
38:57pas contre.
38:58Voilà.
38:59Et EDF,
39:00qui, à partir à l'État,
39:01est contre.
39:01N'a pas suivi.
39:02Est-ce qu'on se foudrait
39:04pas un petit peu
39:05de notre gueule ?
39:06En tout cas,
39:08visiblement,
39:09quand Bruno Rotaio
39:10parle d'ordre,
39:11d'ordre,
39:11d'ordre,
39:11je pense qu'il y a
39:12un peu d'ordre
39:13à remettre.
39:13Mais c'est qu'un avis
39:14personnel.
39:17Attends,
39:17on va parler
39:18un peu
39:18des conséquences
39:21concrètes
39:25de ces
39:26de ces sarraillés
39:27jetés des fois
39:29au chômage.
39:29On va prendre lequel
39:30de Millie ?
39:31Je crois que je le prononce bien.
39:33les Millie.
39:33Les Millie.
39:34On a fait une émission
39:35entière avec Franck.
39:37Il y a de ça 15 jours.
39:39Il y a de ça 15 jours.
39:40J'invite à aller la voir.
39:41Donc,
39:42c'est un spécialiste
39:42de la distribution
39:43du prospectus
39:44qui a été placé
39:45en liquidation judiciaire
39:47avec dedans
39:48une majorité
39:48de personnes
39:50âgées,
39:51retraitées.
39:51Il y a des retraités
39:52de 70 ans
39:52qui travaillent dedans.
39:53En gros,
39:54c'est le prospectus.
39:54Ou à temps partiel.
39:55Ou à temps partiel.
39:56Spécialité
39:56dans la distribution
39:58du prospectus.
40:00Ils se sont occupés
40:01aussi
40:01pour les législatives
40:03de 2021.
40:04Des bulletins de vote,
40:05etc.
40:062022,
40:07tu as ?
40:072022, oui.
40:08Toute la propagande,
40:10l'appareil politique,
40:11toutes les propagandes,
40:11les prospectus,
40:12etc.
40:13Et ces gens-là,
40:13en gros,
40:14ce n'est pas la plupart
40:15des gens qui bossent
40:16à Millie.
40:17Ce n'est pas leur seul boulot.
40:19Ils bossent à côté
40:20et c'est un complément
40:20pour subvenir
40:21à leurs besoins.
40:22Il y a beaucoup
40:22de retraités
40:23qui,
40:23sans Millie,
40:24se retrouvent
40:24avec une pension de retraite
40:25tellement faible
40:26qu'ils passent
40:26sous le seuil
40:26de pauvreté
40:27et qu'ils vont galérer.
40:28Mais là,
40:29il y a 10 000 emplois à jeu
40:30en termes de nombre.
40:31C'est du jamais vu
40:32depuis les années 80.
40:34L'entreprise est basée
40:35à Marseille,
40:35mais il y a vraiment
40:35les antennes partout
40:36en France.
40:37Ça touche toute la France.
40:38Il y a, par exemple,
40:39Sophie Binet,
40:40la secrétaire générale
40:40de la CGT,
40:41qui a,
40:41lors de ses conférences
40:42aux presses,
40:43ou a présenté la carte,
40:45rappelé
40:46qu'une des salariés
40:47de Millie
40:47a perdu la garde
40:48de ses enfants
40:48parce qu'elle n'avait
40:49plus de ressources
40:49puisque les salaires,
40:50normalement,
40:51devaient être payés.
40:52Les salaires de septembre
40:53n'ont pas été payés.
40:54Elle a perdu la ressource
40:54de son gamin.
40:55C'est-à-dire que,
40:57comment dire,
40:59cette politique,
41:00alors là,
41:00c'est un cas différent,
41:02mais...
41:03Il y a quelqu'un
41:03qui demande,
41:04pour le sujet précédent,
41:05excuse-moi,
41:06comment ils ont justifié
41:07l'abandon, du coup ?
41:09C'est une bonne question.
41:12Je crois qu'ils ne croyaient
41:13pas au projet.
41:15En tout cas,
41:16il n'y avait pas de volonté
41:17politique à EDF
41:18de...
41:19Oui, de suivre.
41:21Forcés de constater.
41:23Mais,
41:25pour revenir à...
41:26Donc,
41:27c'est-à-dire que,
41:28derrière,
41:28derrière,
41:29un cas industriel,
41:30il y a des familles.
41:31Il y a des territoires
41:32qui vivent.
41:33Il y a un désarroi
41:34qui se crée
41:34et qui peut mener
41:35au vote d'extrême droite.
41:37Et c'est ça
41:38qu'il y a derrière.
41:40Moi,
41:41par exemple,
41:41je viens de Vezoul,
41:42je suis né à Vezoul.
41:44L'entreprise Peugeot,
41:45il y avait une grosse
41:46entreprise Peugeot
41:47qui...
41:48Moi,
41:48mes grands-parents
41:49bossaient là-bas,
41:50mes oncles bossaient là-bas.
41:51Ça faisait vivre
41:52tout le territoire.
41:53Et cette entreprise-là,
41:54elle s'est cassée la gueule.
41:56Depuis 2008,
41:56les chiffres que tu sortais,
41:57les 100 000 personnes,
41:59il y en a beaucoup
41:59qui ont été supprimés
42:00à Vezoul.
42:02Et cette boîte,
42:03quand les gens,
42:04ils perdent leur boulot,
42:05c'est hyper dur
42:06d'en retrouver des autres
42:07parce qu'on est dans un territoire
42:08où il n'y a pas
42:08beaucoup,
42:09beaucoup d'emplois.
42:10Et ces gens-là,
42:11ils tombent dans la précarité
42:13et puis ils se réfugient
42:14dans le vote d'extrême droite
42:16et c'est hyper dur
42:17après d'aller récupérer.
42:18Moi,
42:18je vais avec ma famille,
42:19parfois.
42:19Oui.
42:20Donc,
42:20voilà,
42:20c'est-à-dire que
42:22les politiques
42:23de maximisation des profits
42:25par les grands groupes
42:27au détriment de l'emploi,
42:28c'est ça les conséquences
42:29sociales derrière.
42:30Et ce qu'il faut savoir,
42:31c'est qu'en ce moment même,
42:34il y a une négociation
42:35sur l'assurance chômage.
42:36C'est ce qu'on appelle
42:36le paritarisme,
42:37dialogue social.
42:40Bon,
42:41en gros,
42:41il y a le gouvernement
42:42qui dit aux organisations
42:45syndicales et patronales
42:46qu'il y a besoin
42:48de trouver
42:50400 millions d'euros
42:51d'économies
42:52par an
42:52sur l'assurance chômage.
42:55C'est-à-dire qu'on a
42:56une saignée
42:56de l'emploi
42:57industriel.
42:59Parce que oui,
43:00derrière,
43:00oui,
43:00mais on a créé de l'emploi.
43:02Quel type d'emploi ?
43:03Et combien ?
43:04Combien ?
43:04Quel type d'emploi ?
43:06Est-ce que ce sont
43:06des emplois ?
43:06Il faudrait demander
43:07au MEDEF
43:07qui crée une carte aussi
43:08sur la création de l'emploi.
43:09Est-ce que la CGT
43:10en a fait une ?
43:10Oui.
43:11Pourquoi pas demander
43:11à Patrick Martin ?
43:13Ou au fameux
43:14Pierre Gattaz ?
43:15Pierre Gattaz ?
43:16Où sont les fameux
43:171 million d'emplois ?
43:17Oui, Pierre Gattaz.
43:21RENEMPLOI, Pierre Gattaz.
43:24Donc là,
43:24il y a des réformes
43:25de l'assurance chômage
43:26qui se négocient
43:27où on va
43:30ponctionner
43:30400 millions d'euros.
43:31Il faut savoir
43:31qu'Emmanuel Macron,
43:34pour justifier,
43:35parce qu'on va revenir
43:35sur les différentes réformes
43:36de l'assurance chômage
43:37qui a eu lieu depuis 2017,
43:38Emmanuel Macron,
43:39pour justifier
43:40ces réformes,
43:42me disaient,
43:43oui, mais le chômage baisse.
43:45On peut revenir
43:46sur les questions
43:47d'éradier à pôle emploi,
43:48mais le chômage baisse,
43:50donc,
43:50il est facile
43:51de trouver de l'emploi,
43:52donc,
43:53pour inciter les gens
43:53à trouver de l'emploi,
43:54on va réduire leurs droits.
43:55Sauf que là,
43:56le chômage,
43:56il augmente.
43:59Et qu'est-ce que veut faire
44:00le gouvernement ?
44:01Réduire les droits.
44:02Alors qu'il avait dit
44:03que si le chômage baisse,
44:05les droits baissent,
44:06mais si le chômage augmente,
44:07c'est que la conjoncture
44:07économique est mauvaise,
44:08et donc,
44:09c'est pas de la faute
44:10des chômeurs,
44:10et donc,
44:11il faut augmenter les droits.
44:12Sauf que là,
44:13ils veulent réduire les droits.
44:13Alors là,
44:14on parle de 400 millions.
44:15Vu que demander des comptes
44:16après coup n'est pas possible,
44:17pourquoi encore faire confiance
44:18aux organisations patronales
44:19ou croire en leurs promesses ?
44:21Ah ben,
44:21il faut...
44:22Bonjour,
44:22la stèche-cabre.
44:23Effectivement,
44:23c'est une bonne question.
44:25Toutes les organisations syndicales,
44:27toutes les organisations syndicales
44:29demandent des conditionnalités
44:30à ces aides.
44:32Parce que c'est vraiment
44:33le cœur du problème.
44:35Si ces aides
44:35étaient conditionnées,
44:37il y a...
44:38En tout cas,
44:39une bonne solution.
44:39Il n'y a pas que ça.
44:40Mais effectivement,
44:41quand on donne de l'argent,
44:42enfin moi,
44:42je ne vais pas à la banque
44:44faire un prêt
44:45et après,
44:45on me dit...
44:46Je dis,
44:47ben non,
44:47je ne rembourse pas,
44:47il n'y a pas d'avis d'échéance.
44:50Surtout que...
44:50Je ne sais pas si vous avez déjà essayé
44:51de retirer.
44:52Moi, je n'ai jamais essayé
44:52parce que je n'ai pas assez,
44:53mais si tu veux retirer
44:54plus de 1 500 euros
44:55sur ton compte,
44:56il faut que tu te dises
44:57aux banquiers
44:58ce que tu vas faire
44:59avec l'argent.
44:59Ah oui,
45:00ça, je ne savais pas.
45:00Tu vois,
45:01je ne peux pas retirer genre...
45:02Tu as des dépenses
45:03que moi,
45:03je n'ai pas visibles.
45:03Non, mais non,
45:04mais j'ai regardé des vidéos
45:05de banquiers.
45:06En gros,
45:07si tu vas à la banque
45:08et tu veux retirer 10 000 balles,
45:09tu ne peux pas.
45:10Parce qu'en gros,
45:10ils te disent,
45:11ben tu vas faire quoi avec ça ?
45:13C'est pareil avec les entreprises,
45:15on donne de l'argent,
45:15tu vas faire quoi avec ça ?
45:16C'est nul,
45:17on ne donne pas.
45:18Pour revient,
45:18c'est une question
45:19de l'assurance chômage
45:20parce que là,
45:21on a une signe
45:21de l'emploi industriel
45:23et là,
45:24on parle d'emploi
45:27la plupart du temps
45:28pérenne,
45:28des CDI
45:29qui font vivre des familles.
45:31À Emma-France,
45:31il y a eu des tentatives
45:32de suicide.
45:33Il y a des gens
45:33qui se sont retrouvés
45:34à découvert de 7 000 euros
45:35qui ont tenté
45:36de mettre fin
45:37à leur jour.
45:39Voilà,
45:39c'est ça,
45:40des gens
45:41qui ne savent que faire
45:43un métier
45:44dans une boîte
45:44et qui ne retrouveront
45:46rien derrière
45:46et ils ont 55 ans.
45:47C'est la même chose
45:48chez l'Émilie
45:49avec des gens
45:49qui étaient obligés
45:52de creuser
45:53dans leurs économies
45:55pour payer le loyer
45:56et qui n'arrivaient
45:56même plus à manger
45:57et qui se retrouvent
45:58à aller faire
45:58les restos du cœur
45:59parce qu'ils n'avaient
45:59plus d'argent.
46:01Exactement.
46:02Donc,
46:03l'État veut réformer
46:05l'assurance chômage.
46:07Donc là,
46:07on parle de 400 millions
46:08d'euros d'économie.
46:09C'est une victoire.
46:10Ce chiffre-là,
46:11déjà,
46:11en soi,
46:11est une victoire.
46:12C'est un moindre mal ?
46:13Parce qu'en début d'année,
46:15quand il y avait
46:16le gouvernement Attal,
46:17donc avant la dissolution,
46:19le gouvernement visait,
46:20l'État visait
46:213,6 milliards d'euros
46:23d'économies,
46:23voire,
46:24selon les NIDIC
46:24par l'étude d'impact,
46:265,4 milliards d'euros
46:28d'économies
46:29sur nos droits
46:30au chômage.
46:31Il faut savoir
46:32que cette réforme-là,
46:34donc,
46:35faisait qu'on allait
46:36travailler 8 mois
46:37au cours des 20 dernières années
46:38pour avoir le droit au chômage
46:39contre 6 sur 24 mois
46:41actuellement
46:42et de raccourcir
46:43la durée maximum
46:43d'indemnisation
46:44de 15 mois
46:45à 18 mois
46:46aujourd'hui.
46:47sauf qu'en 2019,
46:50il y a eu une réforme
46:50de l'assurance-chômage
46:51déjà sous Emmanuel Macron
46:53qui a dégagé
46:54des normes d'économie
46:58avant 2019,
46:59donc c'était il y a 5 ans,
47:00c'est pas...
47:00Il y a 5 ans...
47:01De toute façon,
47:01c'est soit on tape
47:03sur le droit des travailleurs,
47:04soit on tape sur les migrants.
47:06Oui, oui, c'est vrai.
47:07Il y a soit des lois
47:07d'immigration,
47:08soit des lois...
47:09Mais sur la réforme
47:13de 2019,
47:14avant,
47:14il fallait travailler
47:144 mois sur 28 mois.
47:16Ah ouais ?
47:17Ah, tu le savais pas,
47:18tu étais encore étudiant.
47:19J'étais encore étudiant.
47:20Pour avoir...
47:21J'aurais signifié
47:22les 4 mois
47:23sur le chômage.
47:24Et que dit
47:24l'étude d'impact ?
47:26Que ça va taper
47:27d'abord les plus précaires,
47:29notamment les saisonniers
47:30dans la restauration,
47:32secteur du tourisme
47:33indispensable
47:34à l'économie française
47:36et également les femmes
47:38parce que ce sont les femmes
47:39qui commuent le plus
47:40les emplois précaires,
47:41les temps parcelles,
47:41etc.
47:42C'est vrai.
47:43Donc le nombre
47:44de droits
47:45a diminué
47:45de 14%
47:46entre 2009
47:47et 2022
47:48par la précédente réforme.
47:50Donc
47:52on va revenir
47:53sur la logique
47:54et après on prendra
47:55peut-être des questions
47:56dans le chat
47:56ou quoi,
47:57mais on va revenir
47:58sur la logique
47:59de la politique de l'offre
48:00pour revenir
48:00à pourquoi cette carte.
48:03Alors bien sûr,
48:04la signée industrielle
48:06a d'autres raisons.
48:08La mondialisation,
48:09le fait qu'en France
48:11on ait théorisé
48:12qu'il ne devait plus
48:13y avoir d'industrie
48:14et que nous
48:15on allait se concentrer
48:16sur les communes
48:16de services.
48:20Mais là,
48:20depuis 2012,
48:22on a,
48:23depuis 2012
48:24et surtout 2017,
48:26on a mené
48:26une politique de l'offre
48:27où on a gavé
48:29d'argent public
48:30les grandes entreprises.
48:33les Français
48:34se sont précarisés.
48:37Le chômage repart
48:37à la hausse.
48:38La dette a augmenté.
48:39La dette a augmenté
48:42et il y a eu
48:43moins de rentrées
48:44de cotisations
48:45et en fait,
48:46il y a toujours
48:46un temps de retard.
48:47C'est-à-dire qu'on baisse
48:47les cotisations,
48:49le déficit se creuse
48:50et on fait
48:50« Ah bah dis donc,
48:51il n'y a plus d'argent.
48:51Oh bah il faut réformer.
48:53Oh bah la retraite,
48:54l'assurance chômage,
48:55etc. »
48:55Bruno Le Maire
48:56avait-vous les comptes
48:57de la part ?
48:57Ouais, je ne sais pas
48:58comment ça a arrivé là.
49:00C'est bon taf ou pas ?
49:01Et oui,
49:03c'est ton travail Bruno.
49:04Donc voilà,
49:04la politique de l'offre,
49:06in fine,
49:07son conditionnement,
49:08on fait confiance
49:09parce qu'il faut créer
49:10un climat de confiance.
49:11C'est important.
49:12Mais la manière
49:13dont ça a été fait,
49:15son conditionnement,
49:16ça a profité
49:18au grand groupe.
49:19Il y a à l'arrivée
49:21une casse de l'emploi,
49:22y compris des entreprises
49:23qui viennent chez nous
49:25qui rachètent des entreprises,
49:27qui prennent les brevets
49:27et qui se barrent.
49:30Comme ils auraient pu
49:31le faire avec Deliprane
49:32si ce n'était pas tombé
49:32dans le...
49:32Ou Val-d'une.
49:34Il y a quelqu'un qui nous dit
49:34« Un arrêt pur et simple
49:35des subventions,
49:36quelle que soit leur forme,
49:37par exemple les crédits d'impôts,
49:38pour les entreprises
49:39passer à un certain
49:40sérieux de chiffre d'affaires
49:41sans pas déconnecter
49:42de la réalité. »
49:44Ça peut se poser la question,
49:47effectivement.
49:48Quand on dégage
49:49dans l'automobile
49:51133 milliards de bénéfices...
49:52Je ne pense pas
49:53que tu aies besoin...
49:54Je pense qu'à un moment donné,
49:54je crois que tu as...
49:55Tu vois,
49:56même si tu as resté 13,3%,
49:59tu as resté 10%,
50:00il te reste derrière
50:0233 milliards
50:03et il te reste derrière
50:03120 milliards.
50:04Donc bon...
50:05Tu calcules vite.
50:06Donc, ben ouais, ouais.
50:07Il calcule vite,
50:08c'est dingue.
50:09C'est ça.
50:11Donc voilà,
50:11c'est cette politique-là
50:13qui est en oeuvre.
50:14Si le...
50:15Et surtout,
50:16parce que là,
50:17on a une bataille idéologique
50:18qui fait rage
50:19sur les services publics,
50:19sur les fonctionnaires.
50:21Les fonctionnaires, là.
50:22Guillaume Casbarian,
50:23les fonctionnaires,
50:23oui, en gros,
50:25c'est parce qu'ils sont
50:26en arrêt maladie
50:26que ça nous coûte cher.
50:28Mais non,
50:28c'est pas parce qu'il y a
50:29trop de dépenses
50:30qu'on a 6,1% de déficit.
50:33C'est parce qu'on n'a
50:34pas assez de rentrées.
50:36En réalité,
50:36ça cause deux choses.
50:37Oui, c'est ça la problématique.
50:38Ça cause de deux choses.
50:39C'est pour ça que d'ailleurs,
50:40je disais,
50:40c'était pas si simple que ça.
50:41Tout va bien.
50:42Ça cause deux choses.
50:43Il faut savoir que
50:44on est le seul espace monétaire,
50:45l'euro,
50:46où on ne se fournit pas
50:48auprès de notre banque centrale
50:50pour avoir de l'argent.
50:51Les Américains,
50:52ils ont, je crois,
50:53150 ou 200%
50:55d'endettement du PIB.
50:57Mais eux,
50:58ils vont se fournir
50:58directement auprès de la Fed.
51:01Les Japonais
51:02se fournissent
51:03auprès de leur banque centrale.
51:04Nous, les Européens,
51:05on va sur les marchés
51:06pour se financer.
51:09C'est-à-dire que la BCE,
51:10la Banque Centrale Européenne,
51:11qui émet la monnaie,
51:12la donne à des banques privées secondaires.
51:14Et après,
51:14on va sur les marchés financiers
51:16pour se financer.
51:16À quoi faire la BCE, finalement ?
51:18La BCE,
51:19elle est là
51:19pour qu'il n'y ait pas d'inflation.
51:20C'est son seul mandat
51:21depuis 20 ans.
51:22C'est super ce que vous faites.
51:23C'est-à-dire que
51:24il y a ce fait
51:30que pour que l'État
51:33emprunte,
51:33et ce n'est pas mauvais d'emprunter.
51:34Pour investir,
51:35ce n'est pas mauvais.
51:36Pour emprunter,
51:37on ne se fournit pas
51:39auprès de l'émetteur,
51:40mais auprès des marchés.
51:41Ce qui n'est pas le cas
51:42ailleurs dans le monde.
51:42On est le seul espace mondial.
51:44Donc, il y a ça
51:44qui explique
51:45les déficits
51:47et il y a le fait
51:48que les recettes
51:50ont chuté.
51:51Et les recettes ont chuté
51:51parce que la fiscalité
51:53a chuté.
51:55Et Emmanuel Macron
51:56avait promis
51:57le ruissellement.
51:58La théorie que
51:58plus les riches souris,
51:59il y a les miettes
52:00qui vont redescendre.
52:01En réalité,
52:02on assiste
52:03à de l'évaporation.
52:04C'est-à-dire que
52:05les salariés français
52:07dans les entreprises françaises
52:08créent la richesse.
52:10La part
52:10de la plus-value créée
52:12dédiée au travail
52:13est de plus en plus petite.
52:14Les taux explosent.
52:16Les bénéfices augmentent.
52:17Et la fortune des riches augmente.
52:21Et plus elles augmentent,
52:22moins ils payent d'impôts.
52:25C'est foutrement
52:26qu'on fous.
52:27Et donc,
52:28on arrive
52:29à la croisée des chemins.
52:31C'est où est-ce qu'on continue
52:32comme ça ?
52:32Et on va dans le mur.
52:34On va dans le mur
52:34parce qu'on n'investit pas
52:35dans la recherche et le développement
52:36et que les énergies,
52:38les technologies du futur,
52:39c'est les Chinois et les Américains
52:40qui vont l'avoir.
52:41Et donc,
52:42on sera à la remorque
52:43des dynamiques mondiales.
52:44On est aussi
52:46au pied du mur
52:47parce que nos services publics
52:48sont à l'os.
52:49Nos services publics
52:50sont à l'os.
52:51Aller dans une école
52:52en Seine-Saint-Denis,
52:53aller dans un hôpital
52:54dans la ruralité.
52:56On est au bord
52:58de l'effondrement
52:59de nos services publics.
53:01Tout ça
53:01parce qu'il n'y a pas
53:02de rentrée d'argent.
53:04Il y a quelqu'un qui nous dit
53:05oui, mais tu as toujours
53:06moyen de frauder.
53:06Si ton chiffre d'affaires
53:07est trop élevé,
53:08tu crées une autre boîte
53:09qui va devenir ta filière.
53:10Elle ne fait que de la recherche
53:11et elle ne t'y récupère.
53:12Je ne sais pas
53:12ce que tu fais dans la vie
53:14Moumourenne-des-Mouettes
53:14mais on va t'envoyer
53:15l'URSSAF.
53:15Parce qu'il y a quelqu'un
53:16qui a autant d'idées
53:17sur comment gagner
53:19de l'argent rapidement.
53:21C'est fini ça.
53:23C'est plus facile.
53:24Comment éviter
53:25le dumping social
53:26en France ?
53:27Machines et entreprises
53:28déplacées
53:28là où le coût du travail
53:29est moindre
53:29et qu'il est sur le carreau
53:30des travailleurs
53:32et travailleuses.
53:33Voilà.
53:33Y compris,
53:34c'est ce que expliquait
53:34Yannick Monnet tout à l'heure.
53:35C'est-à-dire que
53:37les Darmanins et compagnie
53:38qui expliquent
53:39qu'il ne faut pas toucher
53:40à la fiscalité,
53:41qu'il ne faut pas augmenter
53:42le fameux coût du travail.
53:44Ça ne les dérange pas
53:46quand les entreprises françaises
53:49doivent aller
53:51avec des contrats
53:53totalement dérégulés
53:54aller sur le marché
53:55de l'énergie
53:55se fournir en électricité
53:57et ont vu
53:58leur facture augmenter
53:59de pas possible
54:00parce qu'on est
54:01imbriqué
54:01dans le marché européen
54:02et que
54:03alors qu'on a le nucléaire
54:04l'énergie française
54:08coûte peu cher
54:09à produire
54:09et
54:11et peu énergétique
54:12mais comme
54:13il faut être solidaire
54:13des Allemands
54:14notamment
54:14ou des autres
54:15qui ont du gaz
54:16et du charbon
54:18ça par exemple
54:19c'est un sujet
54:20ce coût-là
54:20du travail
54:21de la production
54:23il y a moins d'intérêt
54:24bizarrement.
54:25C'est vrai.
54:26Et ça c'est un levier
54:27par exemple
54:27sur comment réindustrialiser
54:28ça c'est un levier
54:29ou à je dire.
54:31C'est vrai que c'est
54:32mais tu comprends
54:33il y avait
54:33le bouclier tarifaire.
54:36Oui voilà.
54:38Le bouclier tarifaire
54:38c'était bien le bouclier tarifaire.
54:39Tu viens quand tu existais ?
54:40Oui bien sûr.
54:43Tu payes
54:43tes chauffages collectifs
54:45toi ?
54:46Non moi je suis
54:46chauffage individuel
54:47Combien tu payes ?
54:49Par mois
54:49mais moi je suis
54:50au tarif régulier
54:50moi je suis à EDF
54:51tu sais je fais confiance
54:52au service public
54:53donc par mois
54:54je dois être à 65
54:55ou 70 balles
54:56voilà.
54:59Moi je suis à 80 euros
55:00tous les 3 mois.
55:02Bah voilà.
55:03Ça n'a rien.
55:03Bah ouais.
55:04Et oui les amis
55:05pensez chauffage collectif
55:07après là j'ai une régule
55:08de charge
55:11entre ça
55:12et tes retraits
55:12de 10 000 euros
55:13à la banque
55:13non mais j'ai jamais
55:15retiré
55:15mon plus gros retrait
55:16je crois que c'était
55:18bon
55:18c'était 500 euros
55:19je crois
55:20c'était pour un téléphone
55:20c'est déjà pas mal
55:22c'est déjà pas mal
55:24bon
55:24bon les amis
55:26on va enchaîner
55:28je pense
55:28avec notre cher
55:30Victor Castaner
55:31qui va nous parler
55:32de son livre
55:33Les Ogres
55:33avec Eugénie Barbosa
55:37je remercie
55:38Naïm chaleureusement
55:39et merci à vous
55:42Naïm que j'adore profondément
55:43même si je déteste
55:44sa veste
55:45voilà
55:45et allez l'OL bien sûr
55:46tu regarderas
55:47les matchs en coupe d'Europe
55:48et on reprend