00:00On pourrait par exemple, avec l'OPA de Veolia-sur-Suez, avoir un véritable plan social demain qui se déciderait,
00:08on n'en parle pas du tout, mais quand on a des doublons d'activité dans une telle fusion avec
00:14deux groupes qui rayonnent sur les mêmes enjeux d'activité, ça veut dire que ces doublons-là, vous les supprimez.
00:21Donc de fait, il y a forcément au travers de cette OPA, et on n'en parle pas assez, un
00:25plan social déguisé qui se trame.
00:38Les principaux dangers concernent intégralement le groupe ENGIE, parce qu'on parle beaucoup de l'OPA Veolia-sur-Suez, mais
00:46on oublie de parler de la situation du groupe, qui est quand même catastrophique,
00:50puisque le président actuel, M. Clamadieu, a décidé de désintégrer totalement les activités de tout le groupe.
00:57Donc en effet, le groupe a besoin d'argent, donc c'est la cession des actifs qu'ENGIE possède dans
01:05Suez, donc chez Veolia, cette fameuse OPA.
01:07Mais c'est aussi scinder le groupe en deux, avec d'une partie les services qui seraient vendus, et de
01:16l'autre côté, les infrastructures gazières notamment.
01:19C'est un groupe international aujourd'hui, ENGIE, donc forcément ça a des conséquences sur l'organisation de ces filiales
01:27à l'étranger.
01:29Et donc pour nous, c'est une suppression massive au niveau international et au niveau France.
01:34Donc on est aujourd'hui à quasiment 20 000 suppressions d'emplois, toute activité confondue.
01:47Dans ce genre de situation, malheureusement, j'aurais tendance à dire, ceux qui en payent les conséquences,
01:52c'est les salariés d'un point de vue de la suppression des emplois, voire la remise en cause des
01:57garanties collectives,
01:59et dans un second temps, et très vite, c'est les usagers qui eux se voient impliqués totalement dans ce
02:09genre de situation,
02:10parce qu'on augmente le tarif de la facture, on augmente forcément derrière les taxes,
02:19mais on réduit de fait les services qui sont nécessaires pour améliorer le quotidien et renforcer, on va dire, le
02:27service public.
02:29Donc les usagers, malheureusement, verront que des effets néfastes d'une telle opération.
02:41Il en a réellement eu une stratégie, c'est comment demain, il peut se désengager de ces groupes énergétiques,
02:48qui, encore une fois, auraient pu être beaucoup plus actifs sur l'accompagnement de la transition énergétique,
02:55à condition que l'État, plutôt que de vendre ses actifs, il les renforce,
02:59parce qu'il considère que ce sont des groupes qui peuvent demain agir de manière concrète
03:04pour lutter contre le réchauffement climatique et accompagner la transition énergétique.
03:07Sa stratégie, elle est claire.
03:09Au travers de la loi PACTE, aujourd'hui, il n'y a plus besoin de passer à l'Assemblée nationale
03:15ou au Sénat.
03:16La loi a été votée en 2019.
03:19Donc aujourd'hui, finalement, il se désengage des actifs qu'il a chez ENGIE ou chez EDF.
03:27Et ça permet demain de pouvoir répondre à sa décision d'engager 100 milliards dans son plan de relance.
03:37Ce qu'on a prévu, c'est qu'il y ait un rassemblement avec manifestation sur le parvis de la
03:42Défense,
03:42où on partirait de la tour d'ENGIE pour ensuite passer sur toutes les tours présentes
03:49qui constituent le groupe ENGIE et le groupe EDF,
03:52puisqu'il y aura aussi des appels à l'arrêt de travail dans le groupe EDF et ses filiales qui
03:57la composent.
03:59Donc ce 3 novembre, on attend aussi dans le pays, partout, sur les lieux de travail que les salariés se
04:05mettent en grève.
04:05Ça, c'est le premier point le plus important.
04:08C'est vraiment se mettre en grève et démontrer qu'aujourd'hui, il y ait une opposition,
04:12quels que soient les projets en cours de démantèlement des groupes ou de privatisation ou session d'activité,
04:21mais aussi qu'il y ait des interpellations des pouvoirs publics et des élus de la République
04:25de manière à faire entendre la colère des salariés et leur opposition à aujourd'hui une politique industrielle dans ce
04:35pays,
04:35qui est dans une situation tellement catastrophique qu'on a un taux de chômage qui augmente de semaine en semaine.
04:41Sous-titrage Société Radio-Canada