00:10La principale crainte qu'on a aujourd'hui face à cette réforme du travail, ce serait,
00:15on n'a plus rien à dire, c'est la fin des contrats, la fin des CDI, la fin de
00:19l'assurance
00:20d'avoir un métier dans tous les jours, ce serait nous, pour nous les jeunes, ce serait demain,
00:25se réveiller et pouvoir être mis à la porte par notre patron parce qu'on n'était pas d'accord
00:29avec lui.
00:30Les ouvriers sont en train de devenir de la chair à patron, c'est vraiment ça, les
00:35Macron, le Medef qui gouvernent, ce n'est pas tolérable, ce n'était pas ça qui était
00:41sorti des urnes, mais maintenant c'est une habitude de se torcher avec ce qui sort des
00:46urnes, depuis 2005 ils n'arrêtent pas, et avec l'utilisation du 49-3, les déchéances
00:54de nationalité, l'état d'urgence, c'est épouvantable ce qui se passe, je trouve que
00:59vraiment on piétine le CNR, on piétine nos grands acquis, nos grandes luttes, Jaurès
01:05au secours revient.
01:07Personnellement je viens ici pour les jeunes, pas seulement les miens, pour les jeunes, et
01:13puis pour les huit de Goudieur qui ont tout fait pour qu'on s'en sorte très très bien,
01:17et que ce n'est pas normal du tout, donc c'est non à la loi, c'est non à
01:22la prison
01:23pour les Goudieur.
01:24La politique du gouvernement qui se dit d'être un soi-disant gouvernement de gauche, compte,
01:30propose un amalgame de contradictions, j'en vois la première c'est de dire qu'on va créer
01:38de l'emploi pour les jeunes, ce n'est pas vrai, ce n'est pas en augmentant le travail
01:42des salariés passé de 36 heures à 45 heures à la volonté du patron que ce patron va pouvoir
01:48embaucher des personnes.
01:49On nous dit que le code du travail est trop compliqué, je ne comprends pas, alors que
01:53nous on arrive, en tant que simple syndicaliste, on arrive à l'utiliser et puis que les patrons
01:58n'y arrivent pas, donc pour moi il est très bien comme il est, on doit modifier la règle
02:04des 35 heures passées à 32 comme la CGT revendique, et puis il y a d'autres choses,
02:07il y a des choses qui ne sont les municiples, et puis c'est la réforme de trop je pense.
02:11Il y a eu les lois Macron, il y a eu la loi de sécurisation de l'emploi, et maintenant
02:14celle-ci qui est trop, c'est pour ça que les gens en ont marre.
02:17Vous savez, dans beaucoup d'entreprises, les patrons, y compris dans les petites entreprises,
02:24marchent sur le code du travail, s'en moquent, l'ignorent, combien de salariés se retrouvent
02:29avec des heures supplémentaires qui ne sont pas payées, qui ne sont pas comptabilisées,
02:32donc c'est la réalité déjà. Mais ce code du travail qui était le socle minimum,
02:37c'était un point d'appui justement pour tous les travailleurs, pour faire valoir leurs droits,
02:43et bien c'est ce point d'appui-là que le gouvernement est en train de démolir.
02:46Donc c'est effectivement un recul très très grave, et il ne faut pas le laisser passer.
02:50Moi je pense que c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
02:54Voilà, aujourd'hui c'est en preuve comme au figuré, et j'espère que la détermination
03:01sera suffisante pour que justement cette mobilisation, elle prenne de l'ampleur,
03:06et pour obliger, pour forcer le gouvernement à retirer son projet.
03:10La raison majeure qui nous fait nous mobiliser en ce moment, le projet de loi il est prévu comme ça,
03:16c'est-à-dire que dans chaque entreprise, il y aura un code du travail différent,
03:20c'est-à-dire, c'est contraire aux valeurs de la République,
03:23une loi qui ne sera pas la même pour tout le monde, c'est la raison fondamentale de notre désaccord
03:27avec ce projet.
03:27Mais on est déjà déterminé à ce qu'il y ait, si rien ne se passe ce soir ou durant
03:33ce week-end,
03:34à ce qu'il y ait déjà deux nouvelles journées d'action la semaine prochaine, le 5 avril et le
03:38samedi 9 avril.
03:39On veut, à l'appel des organisations syndicales, un large mouvement citoyen.
03:43On sait qu'il y a beaucoup de salariés dans les plus petites entreprises qui ont peur de la répression.
03:48Et bien, le samedi, on peut venir défiler sans risque vis-à-vis de l'autorité de son patron.
03:55Et donc, on veut élargir la mobilisation à tous ceux qui sont un peu plus embêtés pour défiler des jours
04:01de semaine.
04:01Partout, justice nulle part !
04:04Et MEDEF partout !
04:06Justice nulle part !