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  • il y a 19 heures
🔴🎥 En direct du libre-service alimentaire du Secours populaire français de Paris. Reportage à l’heure de la distribution.

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00:03Alors bonjour, on est en direct du Centre Alimentaire du Secours Populaire,
00:08le Libre Service Alimentaire du Secours Populaire français à Paris.
00:11C'est ça.
00:12Est-ce que vous pouvez vous présenter ?
00:13Bonjour, moi c'est Nicolas, bénévole en charge de l'urgence et bien occupé en ce moment,
00:18comme vous pouvez le voir derrière nous.
00:20D'accord, donc là la queue est en place, la distribution va commencer dans quelques minutes.
00:26C'est ça, et je vous propose de commencer par le briefing qui est important.
00:30D'accord.
00:30Je vous prouve, je vous remets avec moi.
00:32Ok, donc le briefing c'est à l'intérieur ?
00:34Le briefing c'est à l'intérieur, voilà, donc tous les matins, enfin tous les jours avant de commencer,
00:38on commence à faire un petit briefing, notamment pour les règles d'hygiène qui sont très importantes pour nous.
00:42On est des vrais vrais vrais vrais vecteurs potentiels du virus,
00:44et donc l'idée c'est d'appliquer les mesures barrières avec le plus grand respect possible.
00:49Donc là on est en train de griffer les bénévoles, et je vous invite à regarder ce qui se passe
00:52à l'intérieur.
00:53D'accord, c'est parti, je vous suis.
01:00C'est parti pour concerter ces règles et qui sont d'autant plus importantes aujourd'hui.
01:05D'ailleurs on a eu deux journées, on a eu, est-ce qu'on peut arrêter avec les casistes s
01:09'il vous plaît ?
01:10On a eu plus de 120 familles accueillies, on a fini un peu tard,
01:16c'est pour ça qu'on a monté un sixième poste d'accueillant.
01:20Al, je ne sais pas si tu l'avais pris en compte dans ta répartition de l'équipe,
01:24c'est pas grave, on va s'adapter.
01:26On s'attend à avoir aussi beaucoup de monde aujourd'hui,
01:29des colis d'urgence notamment, des kits bébés, comme d'habitude,
01:34donc même process à chaque fois.
01:36N'hésitez pas sur certaines références, si vous avez des doutes,
01:39notamment en caisse, oui je ne sais pas si c'est toi aujourd'hui.
01:43Voilà, on va peut-être se refaire un point notamment sur les couches,
01:45on est obligé de refaire les stocks et de changer de référence,
01:48donc on va se faire un point dessus.
01:50On a nos amis des Restos du Coeur qui vont venir à partir de 14h
01:55pour nous livrer de la ramasse, des produits frais.
02:00Quoi d'autre, quoi d'autre ?
02:03Qu'est-ce qu'on a ?
02:04Sur les kits, il y a une mise à jour de fête ou...
02:07Attention ravioli, sur les caisses, vous avez des affiches
02:10où il y a écrit pas de ravioli.
02:12Il faut bien en fait prévenir la caisse,
02:16parce que sinon on va le compter,
02:19alors qu'en fait il n'y en a pas à l'intérieur.
02:21Donc bien prévenir, il y a une grosse affiche sur la caisse noire,
02:25vous ne devez pas la manquer, prévenez bien.
02:26Il y en a une dizaine à peu près.
02:28Pour les kits, les kits men et les kits women,
02:31il y a 13 kits petits formats qui sont à l'arrière,
02:35qu'il faut passer en priorité, ils contiennent des raviolis.
02:37Et aujourd'hui, on passe à deux gruyères par kit,
02:40que ce soit les standards ou les kits d'urgence.
02:42On passe d'abord ce qu'on dit en guéris,
02:44mais ensuite les autres.
02:45Voilà.
02:45Oui, très bien.
02:47Et un dernier jeu sur les kits,
02:48il y a presque plus de céréales,
02:50il y en reste 17 en tout cas.
02:52Donc dans 17 kits, il n'y a plus de céréales,
02:54vous ne vous étonnez pas, c'est normal.
02:55Voilà, c'est là, malheureusement,
02:56on est en rupture de stock,
02:58on n'a aucune urique,
02:59on n'arrive pas à avoir de réapprovisionnement.
03:02Donc on est un peu en perte sur ces produits-là.
03:04Donc effectivement, dès que vous prenez le dernier paquet,
03:06vous prenez Louise à la caisse
03:08pour qu'elle puisse enlever son code barre
03:11au moment de la sortie en stock.
03:13Ok ?
03:14Sur la répartition des équipes.
03:16Alors, c'est parti.
03:18Je me souviens,
03:19c'est que fruits et légumes ont encore Thierry.
03:23Magali offrait comme d'habitude,
03:24parce que c'est merveilleux.
03:26Au kit, Lina.
03:27Qui d'autre qu'on kit ?
03:30Thomas arrive dans, je pense, 10 minutes max.
03:33Donc, je vous ferai deux.
03:34Voilà.
03:36À l'accueil, Violette,
03:38Vincent, on va te former,
03:39c'est Laura qui va être en binôme avec toi au début.
03:42Séverine, Beryl et Julien.
03:45C'est Juliette qui est au planning,
03:46moi je la remplace juste le temps qu'elle revienne de sa ramasse.
03:50Et Louise en caisse.
03:52Voilà.
03:52Laura et moi, on n'a pas de poste,
03:54donc on est vraiment là pour répondre aux urgences,
03:57vous remplacer quand vous avez besoin de faire une pause,
03:59et dès qu'on la ramasse arrive,
04:00ok, donc vous nous sollicitez au maximum,
04:02vous ne nous oubliez pas.
04:03Ouais.
04:04À l'avance, d'abord, ça n'a pas changé,
04:07c'est là-bas, un sac, une cuillère.
04:09Ouais.
04:10On n'a pas de temps.
04:12Bon, bon, bon.
04:13C'est une cuillère et ce qu'il y a sur l'étame,
04:15on n'est pas très légumes.
04:17Voilà.
04:17Tout à fait.
04:20Est-ce qu'on peut avoir une personne en extérieur
04:22pour gérer la fuite d'attente ?
04:23C'est David qui est chargé de servir
04:2610 minutes max.
04:28Je vais prendre la sixième table
04:30et je vais me mettre plutôt là
04:31parce que ça me permet aussi de gérer un peu les kits
04:32et à chaque fois que je vais sur ce qu'il y a,
04:34je discipline.
04:37Ok, est-ce qu'il y a des questions ?
04:38Non.
04:39Il est midi 40,
04:41on va commencer.
04:42Bonne distribution à tout le monde.
04:53Alors Nicolas, ça c'est ce à quoi on vient d'assister,
04:56c'est le briefing quotidien, c'est ça ?
04:59On va aller dehors, il y aura moins de bruit.
05:01Ok, je suis.
05:05Donc là, on est fait tous les jours,
05:06on a un briefing avant le début du service
05:09pour expliquer bien à tout le monde
05:10comment on doit fonctionner,
05:12pour remettre un petit peu les derniers calages
05:14en termes de distribution de produits,
05:15les problèmes de stock qu'on a éventuellement.
05:17Oui, d'autant que vous avez plus de bénévoles
05:19que d'habitude,
05:20donc il y a des nouveaux,
05:20c'est ça à qui il faut expliquer un peu le fonctionnement ?
05:23C'est ça, il y a plus de bénévoles que d'habitude.
05:24On bosse aujourd'hui avec une trentaine de bénévoles sur site,
05:28plus une dizaine de bénévoles sur un site qui est dédié.
05:30On a commencé au début de la crise
05:31avec une quinzaine de bénévoles seulement,
05:33donc c'est vrai qu'on monte pas mal en puissance
05:35parce qu'on fait des livraisons pour le SAMU social,
05:37pour la FTDA,
05:38on bosse pas mal avec d'autres assos
05:40et d'ailleurs je vous propose de découvrir Emeline.
05:43Oui, alors vous êtes en partenariat avec des associations, c'est ça ?
05:46Ce n'est pas du partenariat,
05:47je ne sais pas comment on pourrait expliquer ça,
05:49c'est plus de l'entraide.
05:50On a créé un groupe WhatsApp avec plusieurs associations.
05:52Quand ?
05:53On a créé le groupe il y a trois semaines maintenant ?
05:55Oui, au début de l'année.
05:57Alors, Emeline, c'est ça ?
05:58Anne-Line.
05:58Anne-Line, bonjour Anne-Line.
05:59Anne-Line Couir, de l'association L'un et l'autre.
06:01D'accord, L'un et l'autre.
06:02Et d'ailleurs, il y a votre camion qui est là-bas.
06:04On peut aller voir le superbe camion de l'un et l'autre.
06:10Alors voilà, on est en direct
06:13du libre-service alimentaire du Secours Populaire français.
06:17Notre magnifique camion.
06:18Et voilà, le magnifique camion de l'association L'un et l'autre EST.
06:23Vous le voyez.
06:25Et donc, qui...
06:26En exemple de ce qu'on peut faire ensemble avec le Secours Populaire,
06:30ils ont pu nous fournir en fait tout le nécessaire pour des bébés d'à peu près six mois
06:37que nous, on accompagne sur le Val-de-Marne dans le 94.
06:41Donc là, on a pu récupérer des couches, du lait en poudre, des biberons, etc.
06:47On va pouvoir redistribuer dans des lieux qu'on a identifiés
06:51et dans lesquels il y avait des enfants en bas âge.
06:54D'accord. Et ces lieux, en l'occurrence, c'est quoi ?
06:56C'est des centres sociaux ?
06:59Il y a, nous en fait, notre cuisine où on prépare des repas
07:02pour des personnes en situation de précarité
07:04est basée au Kremlin-Bicêtre.
07:07D'accord.
07:07Donc en 1994.
07:08Là-bas, on a une cuisine aménagée, on cuisine des repas
07:11et on les redistribue.
07:12D'accord.
07:13On les redistribue d'abord à Port-de-la-Villette, dans un réfectoire.
07:16D'accord.
07:16Il y a une centaine de places.
07:18Avec le confinement, on a réduit le nombre de places assises
07:21et on a fait en sorte de mettre en place des mesures d'hygiène et de précaution.
07:26D'accord.
07:26Donc là, là-bas, on distribue chaque semaine entre 1000 et 1500 repas.
07:30D'accord.
07:30C'est qui la population qui vient chercher l'encore ?
07:33C'est des personnes en situation de grande précarité.
07:35Donc on a un peu de tout.
07:36C'est un public très varié.
07:37En fait, on ne demande pas de justificatif à l'entrée.
07:39Donc tout le monde est accueilli gratuitement.
07:44Donc on va trouver des personnes sur domicile fixe,
07:48des retraités, beaucoup habitants du quartier,
07:51mais qui bénéficient des allocations sociales, par exemple,
07:55qui n'ont pas trop les moyens de se nourrir correctement.
07:57Et aussi des personnes exilées, beaucoup.
08:00D'accord.
08:00Est-ce que la situation est plus difficile, évidemment, avec le confinement ?
08:03Qu'est-ce que ça a créé comme problème nouveau ?
08:06Là, on remarque quand même que depuis le confinement,
08:09on a pas mal de personnes âgées qu'on n'accueillait pas forcément avant,
08:13qui étaient en proportion moindre avant le confinement
08:16et qui, là, ont besoin de repas et aussi de liens sociaux, surtout.
08:22Parce que c'est ça que crée le confinement, c'est de l'isolation.
08:26De l'isolement, pardon.
08:30Et nous, on a remarqué aussi, du coup, sur le Crémin-le-Bicêtre,
08:33aux alentours dans le 94,
08:35qu'il y avait quand même pas mal de besoins.
08:37Donc on est en lien avec des assistantes sociales du coup de 94
08:42qui nous font parvenir des besoins spécifiques pour des familles en situation de précarité.
08:47Et il y a aussi également des campements de rhum.
08:51Actuellement, on intervient sur trois campements à Villejouy, Valanton et Gentilly.
08:55D'accord.
08:56Sur lesquels on peut acheminer, en fait, des denrées alimentaires pour cuisiner.
09:02Et donc, là, typiquement, des produits spéciaux pour les bébés.
09:06Donc ça, c'est les produits que vous avez récupérés ce matin au Secours Populaire Français, ici à l'Antenne.
09:11C'est ça.
09:11D'accord.
09:12Exemple de coup de main, on va dire, de coup de main, de solidarité entre associations.
09:17C'est ça.
09:18Et puis ça s'est créé un peu, en fait, dans l'urgence.
09:20Et assez rapidement, on a pu, via WhatsApp, qui est un outil de communication dans une temporalité hyper courte.
09:31D'accord.
09:31Ce qui permet aux associations de dire, voilà, nous, on a récupéré tel et tel produit.
09:36On ne va pas pouvoir tout écouler pour nous, nos bénéficiaires.
09:40Donc, s'il y a des assos qui s'intéressent, on dispatche et puis on essaie de s'organiser comme
09:45ça.
09:45Et oui, on se rend compte que la crise sanitaire a créé, c'est le côté positif,
09:50beaucoup d'interactions entre les associations et beaucoup de liens nouveaux.
09:55Oui, tout à fait, parce que c'est vrai que dans un environnement, on va dire, plutôt normal, habituellement,
10:04il y a des liens qui se créent entre associations.
10:07Mais il y a aussi de la concurrence, il ne faut pas se cacher.
10:10Et là, ce qu'on arrive à prouver aussi, grâce au confinement, on va dire,
10:17c'est que c'est possible d'aller vraiment dans l'entraide et sans intérêts sous-jacents.
10:23C'est vraiment, voilà, de poser les choses à plat et de se dire, voilà, nous, on est tous là
10:26pour un même objectif
10:28qui est de permettre à des familles, à des personnes qui subissent la crise de poumins fouets,
10:35de pouvoir leur apporter du soutien.
10:37Une aide, d'accord.
10:37Et voilà, on est tous là pour ça.
10:39Eh bien, merci beaucoup.
10:40On va continuer la visite, à se balader avec Nicolas.
10:45Alors Nicolas, donc là, on est dans la queue des bénéficiaires.
10:49Vous organisez donc tous les jours l'accueil des familles.
10:53C'est ça, tous les jours, de midi et demi jusqu'à 18h environ.
10:58On accueille entre 100 et 130 familles tous les jours.
11:01D'accord.
11:01Donc, ce qui correspond environ à 350, 400 personnes
11:04et qu'elles on distribue un site alimentaire qui va leur permettre de manger normalement
11:11pendant plusieurs semaines.
11:15Donc, c'est là que se fait la distribution.
11:17Alors, est-ce qu'on peut visiter l'intérieur ?
11:19Allez, c'est parti.
11:20Tu fais une visite guidée ?
11:21Je fais une visite guidée.
11:22Allez, c'est parti.
11:23Le diamètre, oui, ça vous intéresse ?
11:25Si tu veux, on peut essayer de parler avec madame,
11:28qui est une nouvelle bénévole, une nouvelle bénéficiaire, je veux dire.
11:31Ah oui.
11:31Qui vient de rentrer, justement, et qui reflète bien les problèmes qu'on a actuellement,
11:35parce qu'on a beaucoup de nouvelles personnes qui viennent.
11:37Et donc là, c'est une première venue.
11:39On va lui proposer un kit d'urgence.
11:41Je ne sais pas si vous voulez...
11:42Bonjour.
11:43Bonjour.
11:43Oui, bonjour.
11:44Est-ce que vous pouvez vous présenter ?
11:46Je m'appelle Nadia.
11:48Voilà, c'est la première fois que je viens ici.
11:52Voilà, parce que je ne travaille pas.
11:55Je suis RSA.
11:56Et voilà, je viens ici pour nous aider.
12:01Et vous habitez où exactement ?
12:04Paris 13.
12:05Vous habitez Paris 13e, d'accord.
12:07Et vous êtes venue parce que vous avez un besoin aussi.
12:11Oui, oui.
12:11Concrètement, la situation est plus difficile.
12:14Exactement.
12:14C'est la première fois que vous venez, donc est-ce à dire que c'est à cause du confinement
12:18?
12:18Oui.
12:19Est-ce que vous pouvez me raconter comment ça se passe ?
12:22Les difficultés que vous rencontrez, en fait ?
12:25Je ne sais pas.
12:26Qu'est-ce que vous voulez ?
12:28En fait, vous avez du mal à joindre les bouts, c'est ça ?
12:32Oui, exactement.
12:33Et l'aide du Secours populaire français est indispensable ?
12:36Oui, parce que je suis en RSA, parce que pour le moment, je ne savais pas.
12:40Voilà, je touche 800 euros et tout.
12:44J'ai deux enfants.
12:46D'accord.
12:46Voilà.
12:48Vous habitez où ?
12:49Dans le 13e.
12:50À quel endroit ? Dans quel quartier, on va dire ?
12:5473 Boulevard Kellerman.
12:56D'accord.
12:56Ok, bon, je ne voulais pas l'adresse précise, mais c'est pas grave.
12:58Voilà, je n'ai pas l'adresse.
13:00Ok, et donc c'est la première fois que vous venez ?
13:02Oui.
13:04Comment vous décririez l'endroit ?
13:07Oui, j'ai trouvé que c'est super, parce que les gens travaillent ici et aident les gens.
13:13Voilà, c'est magnifique.
13:16D'accord, merci beaucoup de votre témoignage.
13:18On va continuer la visite.
13:19Merci.
13:21Donc là, tu as vu, on a des nouvelles personnes qui viennent.
13:23C'est vrai que pendant la crise, on se rend compte qu'on a deux fois plus de personnes qu
13:27'avant.
13:27D'accord.
13:28Et qu'en plus d'ailleurs que ce qu'on fait sur le site, on va livrer, nous, pas mal
13:30d'hôtels sociaux,
13:32dans lesquels il y a des personnels du sein social, des immeubles de la PDA.
13:36Et donc, du coup, on a pas mal de nouvelles activités de livraison, notamment, qu'on fait depuis un lycée,
13:41qui nous a été prêté le lycée BDA.
13:43Et donc, on a un poids de livraison, plus ce pôle-là, on pourra assumer toute cette nouvelle demande qui
13:47grandit tous les jours.
13:48Je te propose de voir aussi des anciennes familles.
13:50Comment c'est organisé l'inférieur, oui ?
13:52Oui.
13:52On y va ?
13:52Ok.
13:53Alors, on commence à ranger dans les packs.
13:55Je vous donne le plus grand.
13:56Donc, nous, en fait, l'idée, c'est de limiter au maximum le fait que les gens rentrent.
13:59Avant, je sais pas si vous voyez, mais avant, on avait des rayons tout au bout du magasin,
14:02où les gens pouvaient rentrer et choisir eux-mêmes leurs produits, comme dans un magasin normal.
14:07Aujourd'hui, à cause du confinement, l'idée, c'est vraiment de limiter au maximum les contacts.
14:11Donc là, on propose aux gens des produits qui nous disent s'ils les veulent ou pas,
14:14s'ils les veulent, ils peuvent les prendre, sinon ils les touchent pas.
14:16Et nous, tous les produits qui sont repris, on va les nettoyer pour pouvoir les reproposer derrière.
14:20L'idée, c'est qu'on a conscience d'être des vrais vecteurs, on est des personnalistes dans le sens
14:23où on croise beaucoup de monde.
14:25Et donc, on ne peut pas non plus propager le virus, parce que les personnes qui sont ici sont, pour
14:29la plupart, fragiles.
14:30Et il y a un vrai intérêt pour nous à être très vigilants.
14:34D'accord.
14:34On a aussi des insisternes familles, carré, je sais pas si tu veux...
14:37Oui, bien sûr.
14:38Je veux qu'on en parle.
14:40Comment tu vas ?
14:41Bonjour.
14:42On va bien ?
14:42Et toi ?
14:43Ça va, merci.
14:44Donc, du coup, ça y est, on est en train de remplir le caddie.
14:46Là, typiquement, c'est un caddie pour une famille des 7 personnes, c'est ça ?
14:48Oui, c'est ça.
14:49Merci à vous.
14:50Vous êtes 7 personnes à la maison, c'est ça ?
14:53Oui, on est à 7 personnes à la maison.
14:54Donc, vous, votre femme et 5 enfants ?
14:56Oui, 5 enfants.
14:56Ça, c'est votre fils ?
14:58Oui, c'est Vétois.
14:58Bonjour.
14:59Bonjour.
15:00Alors, comment ça se passe ? Vous venez une fois par mois, c'est ça, au scotopulaire ?
15:05Oui, une fois par mois, oui.
15:08On n'a pas le choix à une fois par mois.
15:09J'ai eu un an, j'ai eu un peu.
15:12Je sais pas comment...
15:17Vous avez très peu de moyens.
15:19Financiers, c'est difficile.
15:20Financièrement, c'est difficile.
15:21Oui, oui, c'est trop difficile.
15:24Bon ben, merci.
15:27Bon ben, merci.
15:29Et là, concrètement, ça, ça va vous permettre de tenir combien de temps ? À peu près une semaine ?
15:35Une semaine.
15:36Une semaine, ouais, c'est ça ?
15:37Oui, c'est une semaine.
15:38D'accord, ok.
15:39C'est une semaine, après on va voir.
15:42Et vous, d'arrivée d'où ?
15:43De quelle heure ?
15:44D'Albanie.
15:46D'Albanie, vous venez d'Albanie.
15:48Oui.
15:48Et en région parisienne, vous habitez où ?
15:51À Nois-et-Groix.
15:53À Nois-et-Groix.
15:54C'est ça, d'accord.
16:09À Nois-et-Groix.
16:13On va distribuer les choses aux personnes.
16:16Et là, on va passer du côté bénévole.
16:18Le côté bénévole qui nous permet de remplir toute l'équité alimentaire.
16:21Et pour gérer toute l'équité bénévole, on a des responsables fabuleux comme Anne,
16:25que se présente, parce que tu es bénévole aujourd'hui.
16:26Salut.
16:27Bonjour, Anne.
16:28Bonjour.
16:29Alors, tu es bénévole, c'est ça ?
16:30Oui, je suis salariée, plus d'autres.
16:33Ah, tu es salariée, d'accord.
16:34Je suis salariée sur d'autres missions habituellement.
16:36N'a rien à voir avec la distribution alimentaire, mais du coup, on a été un peu,
16:40on s'est mobilisé avec les salariés sur le mouvement pendant la crise.
16:45Et là, moi, je m'occupe notamment de recruter tous les bénévoles.
16:48Donc, on a eu énormément de propositions.
16:50On est très reconnaissant à tous les gens qui ont pu se proposer,
16:53qu'ils soient du quartier, qu'ils soient des bénévoles qu'on connaissait déjà,
16:56ou des tout nouveaux.
16:56On a eu beaucoup de nouveaux.
16:58Et donc là, on est à quoi ?
17:00Peut-être 65 bénévoles qui tournent chaque semaine pour aider à la police
17:05ici et sur le site d'où on gère toutes les livraisons, toutes les ramasses,
17:10parce qu'on livre pas mal d'hôtels sociaux.
17:13Voilà.
17:13Donc, ça fait beaucoup de besoins, mais on a vraiment des gens très impliqués.
17:16Et alors, c'est quoi le profil des bénévoles en ce moment, par rapport à d'habitude ?
17:21Ils sont un peu plus jeunes que la moyenne habituelle.
17:24Ils sont plus ?
17:24Un peu plus jeunes.
17:25Un peu plus jeunes que d'habitude, d'accord.
17:26Et en fait, on a demandé à toutes les personnes qui voulaient venir
17:30si elles étaient bien en contact avec les personnes à risque
17:35et si elles étaient dans le coin.
17:36L'idée, c'est que les gens ne prennent pas les transports en commun.
17:38Donc, ils viennent soit à pied, soit en vélo.
17:41Pour limiter les risques de contagion.
17:43D'accord.
17:44Et alors, ce sont des jeunes qui sont confinés et ont arrêté le travail ?
17:51Il y a un peu de tout.
17:52Il y a des gens qui sont en télétravail et qui sont discos
17:551, 2, 3 jours par semaine.
17:56Donc, ils s'adaptent avec leur employeur.
17:58Il y a aussi des gens qui sont en chômage partiel.
18:00On a vraiment...
18:01Il y a tout profil.
18:03Mais en tout cas, ce qui est commun, c'est l'envie d'aider.
18:07Il y a même des gens qui bossent et qui se proposent pour le soir, le week-end,
18:12tant qu'ils peuvent, alors qu'ils sont déjà à 45 heures par semaine.
18:16Ça fait plaisir à voir.
18:17Ça, c'est plutôt encourageant et ça donne de l'espoir de voir
18:20qu'en cette période de crise sanitaire,
18:22il y a un élan de générosité grandissant
18:25avec de plus en plus de gens qui se portent volontaires dans les associations.
18:29Tout à fait.
18:29C'est assez enthousiasmant.
18:31Nous, on a la chance d'être assez connus
18:32et donc de recevoir beaucoup de propositions.
18:35On en a presque trop, pour être concrets.
18:38Donc, ce qu'on essaie de faire,
18:39c'est de rediriger les gens vers les assos
18:41qui en auraient besoin.
18:42Un, deux, deux ans.
18:43Vraiment les plus petites.
18:44D'ailleurs, s'il y a des assos qui sont en manque de bénévoles,
18:48qu'ils n'hésitent pas à nous contacter, nous.
18:49Et on essaie de redispatcher les gens en rapport des personnes.
18:53Le message est passé.
18:54Donc, si les associations manquent de bénévoles,
18:56faites appel au Secours Populaire Français
18:58qui pourra redispatcher...
18:59Fait appel au Secours Populaire Paris.
19:01Je ne veux pas m'engager pour toutes les fédérations.
19:02Alors, la Fédération de Paris.
19:04Fait appel à la Fédération de Paris du Secours Populaire Français
19:06qui a beaucoup de bénévoles
19:07et qui peut en redispatcher dans les associations.
19:09Le message est passé.
19:10Vraiment, cette interaction,
19:12ce lien avec les associations,
19:14c'est magnifique.
19:16Ah oui, oui, complètement.
19:17C'est aussi une période où on voit
19:19qu'il y a une solidarité entre assos
19:21qui existait déjà,
19:23mais qui est dynamisée par la période.
19:26Donc, ça a du bon.
19:28C'est le côté positif de la clé.
19:29Ok, je vous laisse travailler.
19:31Oui, ça va, tu peux.
19:35Donc, pour pouvoir laisser bénévoles,
19:36on a des gens comme David, par exemple,
19:38qui est en train de préparer le lait.
19:41Il y a une en place peut-être logistique aujourd'hui.
19:43Il va se faire visiter un petit peu l'arrière-boutique.
19:46Donc, je suis avec David.
19:47Bonjour, David.
19:48Bonjour.
19:49Donc, vous êtes bénévole ou...
19:51Bénévole au Secours Populaire Français ?
19:52Oui, bénévole référent, oui.
19:54C'est-à-dire qu'on pilote un petit peu les équipes
19:55au jour le jour pour la distribution des denrées.
19:58D'accord.
19:58Et moi, je suis à l'accueil
19:59et je gère un peu ce qu'on appelle le back-office
20:01et la préparation des kits
20:03qu'on remet à chacun des familles bénéficiaires.
20:06Alors, est-ce que vous pouvez me montrer ?
20:07Oui, bien, réveillez-moi.
20:10C'est vide.
20:13C'est vide.
20:15C'est vide.
20:16Il reste un seul simple avec des radioly,
20:18et d'autres plus il n'appelle un radioly.
20:21Voilà.
20:23Il reste qu'un seul simple avec des radioly.
20:25C'est ça que je vous dis ?
20:26Oui.
20:28C'est une mapeau de l'écouture.
20:31C'est ça, qui sont quatre.
20:32Un adulte.
20:33Bon, on est en direct du Secours Populaire Français
20:35où s'organise la distribution.
20:38Oui, oui, pas de souci, David.
20:40Donc, on le voit, on est dans le stock alimentaire
20:42où se passe l'organisation des colis
20:47qui sont ensuite délivrés aux bénéficiaires
20:50à l'entrée du centre.
20:51Habituellement, ils rentrent ici,
20:53mais là, pour des questions évidentes sanitaires,
20:58ils sont devant et on leur prépare des chariots,
21:00comme vous le voyez, là, des chariots
21:01qui leur sont menés.
21:04Alors, on est avec David,
21:06qui va nous faire visiter le stock.
21:08Voilà.
21:09Donc ici, en fait, c'est ce qu'on appelle le magasin
21:11où habituellement, les gens passent
21:13pour faire leur course.
21:15Mais là, bien évidemment,
21:16on les laisse à l'entrée du magasin
21:18pour ne pas...
21:19ce qui est de trop de risques de contamination.
21:21Donc, en fait, à la place du parcours
21:23qu'ils font habituellement,
21:25on a préparé ici tout un tas de kits.
21:29C'est une vraie ruche ici.
21:31C'est une vraie ruche.
21:31On est très nombreux
21:32parce qu'on accueille à peu près 120 familles par jour.
21:34Donc, il faut être très, très réactif.
21:36Donc, c'est pour ça qu'on essaie
21:37de faire beaucoup de travail en amont.
21:39Là, on a préparé un maximum de kits.
21:41Mais pour vous donner une idée,
21:42c'est à peu près la moitié
21:43de ce qu'on va consommer dans l'après-midi.
21:45Il va falloir qu'on refasse des kits
21:47au milieu de l'après-midi
21:48avec des produits de base
21:49que ce sont de l'huile, du sucre,
21:51quelques conserves,
21:52des friandises quand même pour les enfants.
21:53On essaie de donner quand même
21:54un peu de chocolat,
21:56du cacao, des céréales.
21:57Enfin, voilà.
21:58Et on rajoute...
21:59Donc, ça, c'est un kit de base ?
22:00Ça, c'est un kit de base
22:01où vous trouvez du riz, de la purée,
22:03de la soupe, de la farine, du sucre,
22:04des compotes, de...
22:06Qu'est-ce qu'on a besoin ?
22:06Des haricots verts, des lentilles,
22:08des sardines, du thon,
22:09de la confiture, de la farine,
22:11des pâtes.
22:12Et on va venir les compléter
22:13avec des produits frais.
22:14Donc, des fruits et légumes,
22:16des sacs de fruits et légumes
22:17et puis des petits compléments,
22:18des salades,
22:19tout ce qu'on peut récupérer
22:21dans ce qu'on appelle la ramasse
22:22auprès des partenaires.
22:24Alors, ce que vous appelez la ramasse,
22:25précisons,
22:26à quoi ça consiste une ramasse ?
22:27La ramasse, pour le commun des mortels,
22:28c'est tout simplement
22:29prendre un camion
22:30et aller sur les supermarchés environnants,
22:32récupérer des envendus
22:34ou des surstocks
22:35que nous, on va distribuer
22:36à nos bénéficiaires.
22:38Alors ça, ça fait partie
22:39du travail quotidien
22:39du Scorpopulaire,
22:40de passer dans les supermarchés,
22:43les magasins de Paris
22:44pour récupérer les denrées
22:46et ensuite se charger de l'étrier.
22:48C'est un énorme travail
22:49de les stocker, de l'étrier
22:50et de les redistribuer, c'est ça ?
22:51Tout à fait.
22:51Alors, ils sont redistribués
22:52soit le jour même
22:53ou le lendemain,
22:55ici, dans le libre-service,
22:57ce qu'on appelle
22:57le libre-service solidaire,
22:58avec un tas de frigo là-bas,
23:00derrière,
23:02où on va stocker du poisson,
23:03de la viande,
23:04des produits laitiers, etc.
23:06Une partie,
23:06quand on est vraiment
23:07limite de date,
23:08on va les mettre
23:08dans le frigo solidaire
23:09qui se trouve à l'entrée.
23:11Et là, tout le monde
23:11peut en bénéficier,
23:12les gens du quartier
23:13comme nos bénéficiennes,
23:14bien évidemment.
23:16Et puis, en ce moment,
23:17ce qui est assez nouveau,
23:17c'est qu'on envoie aussi
23:19des denrées directement
23:20dans tout un tas
23:21de centres d'hébergement sociaux
23:23qui sont gérés
23:23par le SAMU social
23:25ou d'autres structures.
23:27Et donc là,
23:27on a mis en place
23:28une logistique spécifique.
23:30On a rajouté des véhicules
23:31qui ne tournent pas habituellement
23:33à cette vocation-là.
23:35Et c'est là qu'intervient
23:36justement la collaboration
23:37avec les autres associations
23:39puisque certaines
23:40n'ont pas été en capacité
23:42de maintenir leur activité
23:43ou l'ont ralenti
23:44ou l'ont modifié.
23:45Et donc,
23:47c'est un des bénéfices
23:49de la crise.
23:50Il y a un rapprochement
23:51très sérieux
23:51qui s'est opéré
23:52entre les différentes associations
23:53pour faire en sorte
23:55que le moins de denrées
23:56soit perdu.
23:57Donc, on récupère
23:58tout ce qu'on peut
23:59et puis,
23:59on assure des livraisons.
24:01On aide, par exemple,
24:02l'armée du Salut
24:02pour la livraison
24:03de Caen
24:04autour de Paris.
24:06On va intervenir.
24:07Alors ça,
24:07on l'avait suivi.
24:07On a fait un reportage.
24:08On a suivi cette action-là.
24:11Très joli reportage,
24:11d'ailleurs.
24:12Merci beaucoup.
24:14Franck sera content
24:14de l'entendre.
24:16Et donc, voilà,
24:16on est beaucoup plus
24:18solidaires entre associations
24:20qu'on a pu l'être
24:21par le passé.
24:22On travaille avec
24:22les Restos du Coeur
24:23qui nous amènent
24:23des produits frais.
24:24Ils vont arriver certainement
24:25dans un petit moment
24:26où là,
24:27la ruche va se remettre
24:28en effervescence
24:28pour trier de nouveau
24:30tout ce que les Restos
24:31vont nous apporter.
24:33Super.
24:33Merci beaucoup, David.
24:34Donc, je le rappelle,
24:35bénévole référent.
24:36Oui.
24:36Et on va continuer
24:37la visite guidée
24:38avec Nico.
24:39Nico qui,
24:40disons-le quand même,
24:41qui est élu
24:42sur le Oscar populaire.
24:44C'est ça.
24:45Bénévole avant tout,
24:46on se fait élu.
24:46C'est un grand mot.
24:47C'est coordinateur.
24:47L'idée,
24:48c'est que chaque bénévole
24:49qui a le temps
24:49de s'agresser
24:50un petit peu plus
24:50que les autres
24:51puisse permettre
24:52d'organiser
24:53et de coordonner
24:53un petit peu les choses.
24:54C'est vrai
24:56de venir soulager
24:57les forces vives
24:57qui sont là
24:58toute l'année
24:58au quotidien
25:00qui sont pilotées
25:00par Martin
25:02pour les alléger
25:03dans leur travail
25:03et aller au-delà
25:04de ce qu'on fait à l'habitude.
25:05Et donc,
25:05c'est pour ça
25:06que c'est important
25:06d'avoir plein de nouveaux bénévoles.
25:07D'ailleurs,
25:08je te propose
25:08d'aller à la rencontre
25:09d'un des nouveaux bénévoles
25:09qui nous a rejoint
25:10pendant cette crise.
25:11C'est là-de-bas.
25:12Allez, on y va.
25:13Nico a un super guide
25:14parce qu'il connaît bien
25:15le dispositif
25:16et les personnes
25:17qui sont ici.
25:23On a...
25:25On a...
25:26Je te présente.
25:27Je te présente
25:28Vincent et Laura.
25:30Du coup,
25:31typiquement,
25:31tu as Vincent
25:31qui est un nouveau bénévole
25:32qui nous a rejoint
25:34depuis la crise.
25:35Je te laisse lui parler
25:36un petit peu
25:36si tu veux.
25:37D'accord.
25:38Je vais lui poser
25:38quelques questions.
25:39Je le laisse...
25:40Tu as Laura
25:40qui, elle,
25:41s'occupe d'équité élémentaire
25:42qui, du coup,
25:43forme les nouveaux bénévoles
25:44pour nous permettre
25:45de monter en compétences
25:46toujours plus nombreux.
25:48D'accord.
25:48Parce que quand on est bénévole,
25:50comme on se dit
25:50en scophe populaire
25:51et qu'on décide
25:51d'être bénévole,
25:53on est pris en main,
25:54aidé, formé,
25:55ça fait partie
25:56de l'accueil.
25:57C'est essentiel.
25:58C'est un vrai métier
25:59aujourd'hui
25:59d'accompagner les gens.
26:01C'est des notions,
26:02c'est un vocabulaire,
26:03c'est un champ lexical
26:03et c'est des choses
26:04où on ne peut pas laisser
26:05les gens comme ça
26:05tout seul.
26:06Donc, c'est important
26:07de les former
26:07pour qu'ils soient bien armés
26:09afin d'accompagner
26:10le quotidien
26:10parce que les journées
26:11sont bien remplies,
26:12sont intenses,
26:13les gens sont tous différents
26:14et donc il faut gérer
26:14un petit peu
26:15cet ensemble de susceptibilité
26:16et de complexité.
26:18Donc, voilà.
26:18Je te laisse avec Vincent.
26:19Alors, Vincent,
26:20est-ce que tu peux
26:21te présenter à nous ?
26:22Qu'est-ce que tu fais
26:23dans la vie ?
26:24Oui, alors, Vincent,
26:25je suis responsable
26:26d'environnement
26:27d'un groupe immobilier
26:29et je suis bénévole
26:30au Secours populaire
26:30ici depuis quelques semaines.
26:32Depuis quelques semaines.
26:33Alors, est-ce que c'est
26:34la crise sanitaire,
26:35le coronavirus,
26:36qui t'a amené
26:37à pousser la porte
26:38du Secours populaire ?
26:39Totalement.
26:40En fait, on était en lien
26:41dans le cadre de mon travail
26:41avec la mairie de Paris
26:43et puis les associations
26:44et c'est vrai
26:45qu'il y a eu énormément
26:45de besoins
26:46à la fois en dons alimentaires,
26:48en espaces fonciers
26:49et en bénévole
26:50et du coup,
26:51on a aidé
26:52dans le cadre
26:53de l'entreprise,
26:54des partenaires
26:55et je me suis proposé
26:57moi aussi
26:57en tant que bénévole.
26:58Alors, comment s'est opéré
27:00le déclic ?
27:00Qu'est-ce qui s'est passé ?
27:01Parce que là,
27:02on entend qu'il y a
27:03beaucoup de jeunes
27:03notamment qui décident
27:04de se porter volontaire
27:06dans les associations.
27:07Quel a été le déclic ?
27:09Le déclic,
27:10c'est de se dire
27:10qu'il y avait des dons alimentaires
27:12et il n'y avait pas forcément
27:13assez de personnes
27:14au début
27:14pour distribuer
27:16ou en tout cas
27:16que prêter main forte
27:17ça pouvait être utile
27:18et donc je me suis engagé
27:21comme ça.
27:21Il y avait notamment
27:22la fabrique des solidarités
27:23à la mairie de Paris
27:24qui permet de recueillir
27:25tout un tas
27:26de demandes de bénévoles
27:27et donc voilà,
27:28on s'est engagé comme ça.
27:30Alors, comment ça se passe
27:31concrètement ?
27:32Tu viens,
27:33enfin, tous les jours ?
27:34Si, tu viens tous les jours ?
27:35Non, je ne viens pas tous les jours.
27:36Oui, d'accord.
27:37Soit quand je suis en RTT
27:38comme aujourd'hui
27:39et bien je viens
27:40ou le week-end
27:41et puis quand je ne suis pas là
27:43j'aide
27:44mais comme plein d'autres gens
27:45dans le cadre de l'entreprise
27:46notamment
27:47en recherchant
27:48avec nos compétences
27:49et nos moyens
27:50de l'aide
27:51soit en dons
27:52soit en espace
27:55dans des bâtiments.
27:56Alors concrètement,
27:57toi tu fais partie
27:58de ceux qui découvrent
27:59de l'intérieur
27:59le score populaire
28:00et son action quotidien.
28:02Qu'est-ce que tu peux nous en raconter ?
28:04Qu'est-ce que tu découvres en fait ?
28:06Oui, alors j'avais une expérience associative
28:08avant
28:09mais je n'avais jamais été
28:10au secours populaire
28:11parce que je suis impressionné
28:13en fait par la capacité
28:14à absorber à la fois
28:15tous ces changements
28:17le nombre de dons
28:18de bénéficiaires
28:18a augmenté fortement
28:20même depuis que je suis arrivé
28:20et je suis impressionné
28:23par la structure
28:23la structure en fait
28:25qui est capable
28:25de grandir
28:26d'ouvrir un site
28:27de distribution
28:28en une semaine
28:28dès qu'il y en a eu besoin
28:30et je suis impressionné
28:31par l'organisation.
28:33D'accord.
28:34et bien sûr
28:34la bonne humeur
28:35mais ça
28:36je me doutais
28:37que ça allait être
28:38ça allait être bien
28:38et ça allait être très humain.
28:40Ok, organisation
28:41et bonne humeur
28:42c'est les deux piliers.
28:43Bien sûr, ouais.
28:44Ok, bah merci beaucoup
28:45pour ton témoignage
28:46et puis je te laisse continuer
28:47mesdames.
28:48Bonjour mesdames.
28:49Merci Vincent.
28:52Nico, alors on continue la visite.
28:53On continue la visite
28:54et je te propose
28:54d'aller à la rencontre de Martin
28:55parce que Martin
28:56c'est celui qui était là
28:56avant la crise
28:57et celui qui est là encore aujourd'hui
28:58c'est celui qui coordine
28:59un petit peu les lieux.
29:00Ah oui, c'est le responsable du site.
29:02C'est le responsable du site Martin.
29:04Et donc il y a un site
29:04qui a bien changé
29:05du coup depuis
29:07le confinement
29:08et donc pas mal d'évolutions
29:10et donc là
29:13ça parle de site alimentaire
29:14à mon avis.
29:22Alors on le rappelle
29:23on est au Secours Populaire Français
29:24en direct à Paris
29:25du libre service alimentaire
29:27en pleine distribution
29:28donc vous voyez
29:29c'est une véritable ruche
29:31et on a avec nous
29:32donc Martin
29:33qui est le chef d'orchestre
29:35de ce site à l'année
29:37parce que c'est un site
29:37qui est ouvert à l'année
29:38c'est ça ?
29:39Qui est ouvert à l'année
29:39tous les jours
29:40du mardi au samedi
29:41où on reçoit en moyenne
29:43en temps normal
29:4565 familles
29:46on va dire
29:48à l'année
29:48ce sont les 15 000 personnes
29:50concernées
29:51par ce dispositif
29:53de libre service
29:54donc de distribution
29:55de dents et alimentaires
29:57en produits frais
29:57en fruits et légumes
29:59en produits secs
30:00en produits bébés
30:01et en produits d'hygiène
30:04bon là depuis le début
30:05du confinement
30:06on a changé
30:06notre dispositif
30:07c'est à dire
30:08que les familles
30:08ne rentrent plus
30:09directement à l'intérieur
30:10mais en fait
30:11on va leur préparer
30:12en amont
30:13des kits
30:14déjà tout fait
30:15des kits standards
30:16qui vont évoluer
30:17en fonction du nombre
30:18de personnes
30:19dans le foyer
30:19évidemment
30:20et afin de limiter
30:21tout contact
30:23avec les personnes
30:23avec les objets
30:25on va distribuer
30:27à l'entrée
30:27en fait
30:28pour garder
30:30les bonnes pratiques
30:31d'hygiène
30:32et les gestes barrières
30:33alors vous avez
30:34une augmentation
30:34du nombre de bénévoles
30:35et donc vous avez dû
30:37revoir vos modes
30:37d'organisation
30:38est-ce que vous ne craignez pas
30:41qu'en fin de crise
30:42au moment du déconfinement
30:44ces bénévoles
30:45retournent au travail
30:45et que ça vous pose
30:46des problèmes
30:47de gestion organisationnelle
30:49ça tout à fait
30:51on a
30:52on a nouglé
30:53nos distributions
30:53c'est à dire que
30:54à l'heure actuelle
30:55on est passé
30:57maintenant à 7 heures
30:58de distribution par jour
30:59c'est plus
31:0065 familles
31:01qu'on reçoit par jour
31:01mais 100 familles
31:02et forcément
31:03on a eu besoin
31:04du jour au lendemain
31:05d'une équipe
31:06très réactive
31:06opérationnelle
31:07certains étaient déjà
31:09bénévoles
31:09au secours populaire
31:10on en a recruté aussi
31:12c'est vrai que demain
31:13lorsque le déconfinement
31:15sera annoncé
31:16on va perdre
31:17un certain effectif
31:19on a la chance
31:20d'avoir une très bonne équipe
31:22fiable
31:22à l'année
31:23et que je salue
31:24d'ailleurs
31:25parce qu'ils sont
31:26confinés chez eux
31:27faute de leur profil
31:29on va dire
31:29mais il est clair
31:30parce qu'il y a
31:32beaucoup de personnes
31:32âgées
31:33même si
31:33qui aident à l'année
31:34tout à fait
31:35il y a
31:37des profils de personnes
31:38on va dire
31:39qui vont être âgées
31:40plus de 50 ans
31:41on a demandé
31:42qu'eux-mêmes
31:43ont préféré
31:44de rester chausseux
31:45pour des raisons
31:45évidentes
31:46de protection
31:47et de confinement
31:49donc on pense bien fort
31:50à ces personnes
31:51évidemment
31:51mais il est sûr
31:52que dès que
31:53le déconfinement
31:55sera annoncé
31:56on aura besoin
31:58d'une application
32:00toujours aussi importante
32:01puisque l'aide alimentaire
32:03forcément
32:04sera toujours la même
32:05on va avoir
32:06en fait
32:06un délai
32:07de plusieurs semaines
32:08plusieurs mois
32:09par rapport
32:10à la situation actuelle
32:11pour revenir
32:12à un rythme normal
32:13je dirais
32:13il n'y a pas de rythme normal
32:15d'accord
32:16ok
32:16merci beaucoup
32:17on vous laisse
32:18continuer à travailler
32:19et on va continuer
32:20la visite
32:20avec Nico
32:22merci Marc
32:22on va repasser
32:23un petit peu
32:23dans les backstage
32:25alors là on visite
32:27le off
32:28c'est notre cantine
32:29avec Yone
32:30qui est notre responsable
32:30du stop
32:31qui est en bas
32:31c'est pas pertinent
32:32de descendre là
32:33parce que tu vas pas capter
32:34et donc tu n'auras pas d'image
32:35mais je l'ai vu tout à l'heure
32:36il est assez énorme
32:37voilà en bas
32:37on a la même surface
32:38qu'on a en haut
32:39avec environ 100 palettes
32:41et donc c'est Yone
32:42le chef d'orchestre
32:42sur ses palettes
32:43qui organise un petit peu
32:44tout en stock
32:45pour être sûr
32:45qu'on ait tous les produits
32:46en permanence
32:47voilà et comme il a bien bossé
32:49il a le droit
32:50de faire une petite pause
32:52avant de repartir
32:53merci beaucoup
32:54merci
32:54donc voilà
32:55ça c'est la cuisine
32:56des bénévoles
32:57c'est l'endroit
32:58où vous déjeunez le midi
32:59enfin où vous préparez
33:00le déjeuner du midi
33:00c'est ça
33:01où on prépare
33:01le déjeuner du midi
33:02la cuisine du chef
33:03et où on va manger
33:05tout ce qui est
33:05date dépassée
33:06mais depuis 2-3 jours
33:07qui est encore consommable
33:08mais qu'on ne distribue pas
33:10parce que bien sûr
33:10on ne distribue que des produits
33:11qui sont dans les bonnes dates
33:13mais par contre
33:13on sait que c'est mangeable
33:14donc pour encore limiter
33:15le gaspillage alimentaire
33:16il y a un
33:16les bénévoles qui mangent beaucoup
33:17ça se voit à mon petit ventre
33:18et deux
33:19il y a un deuxième dispositif
33:20que je vais te montrer
33:21il s'appelle le frigo solidaire
33:22c'est un dispositif
33:23qu'on a mis en place
33:24depuis le début du confinement
33:25ok
33:25là je vois
33:26juste avant qu'on aille
33:27je vois qu'il y a des jouets
33:28c'est ça ?
33:29c'est ça
33:29ça c'est des jouets
33:30en fait
33:30ça c'est ce qu'on fait toute l'année
33:31où on a des petites boutiques
33:33qu'on appelle
33:34une petite boutique solidaire
33:34qui permet aux gens
33:35d'acheter un petit cadeau
33:36ou un petit bonus
33:37pour leurs enfants
33:38à prix réduit bien sûr
33:39comme d'habitude
33:39bien sûr
33:40mais voilà
33:40c'est le petit bonus
33:41en plus de l'alimentaire
33:42parce que l'alimentaire
33:43c'est pas la seule chose
33:44c'est de pouvoir aider
33:45et l'intérêt
33:46c'est de leur proposer un petit plus
33:47il y a des choses
33:49qu'on ne donne pas
33:50dans les kits
33:50comme par exemple
33:51des produits pour bébé
33:53il y a des pétines
33:54là c'est un petit peu dérangé
33:55parce qu'on est en période de crise
33:56bien sûr
33:57donc on a tout repoussé
33:57contre les murs
33:58mais voilà
33:59c'est le petit espace
34:00de bonheur supplémentaire
34:01voilà
34:01il fallait le montrer
34:02c'est important
34:06ok allez
34:07on continue la visite
34:08du coup je te parlais
34:08du frigo solidaire
34:09le frigo solidaire
34:10c'est un dispositif
34:10qu'on a mis en place
34:11pendant la crise
34:11d'accord
34:12c'est une autre association
34:14qui avait créé ça
34:15rue Ramay
34:16il y a un petit peu plus d'un an
34:18et on a trouvé
34:19qu'il était très pertinent
34:21donc on a mis dehors
34:22un frigo
34:25on a mis dehors
34:26un frigo
34:27qu'on va remplir
34:28au fil de l'eau
34:29pour le soir
34:30et où les gens
34:31peuvent naturellement
34:32servir
34:32on va aller vite
34:32parce qu'on a la distribution
34:33mais la fin de la journée
34:34on va mettre
34:34tous nos invendus
34:35et les gens
34:36peuvent se servir
34:36par eux-mêmes
34:37tous les soirs
34:37d'accord
34:38on est où
34:38c'est où la Vresse
34:39ici
34:39là c'est le 10 rues
34:40mon calme
34:41donc pour tous ceux
34:42qui nous entendent
34:4310 rues mon calme
34:43il y a ce frigo solidaire
34:45qui est en libre service
34:46c'est ça
34:47à longueur de journée
34:48vous pouvez venir vous servir
34:49si vous avez besoin
34:50de produits alimentaires
34:51qui sont les surplus
34:52de la journée
34:52que vous laissez dans ce frigo
34:54d'accord
34:54et ce qui est drôle
34:55c'est qu'on est sorti
34:56au moment où
34:56c'est les Restos du Coeur
34:57les amis des Restos du Coeur
34:58qui nous apportent
35:00des victuailles
35:01de la ramasse
35:01et donc comme on le disait
35:02tout à l'heure
35:03en ce moment
35:03la solidarité n'a pas de logo
35:05et je trouve que
35:06c'est quelque chose
35:06qui est assez important
35:07dans ce contexte-là
35:08de se sentir
35:10tous les uns avec les autres
35:11pour avancer
35:12donc là tu vois
35:13il y a une belle camionnette
35:14qui est remplie de produits
35:15que les Restos nous amènent
35:16donc ça c'est les Restos du Coeur
35:18et donc ça c'est les Restos du Coeur
35:19qui compte la masse
35:20qui nous partage des produits
35:20pour qu'on bosse ensemble
35:21et qu'on aille toujours
35:22vers moins de personnes
35:24dans la guerre
35:26merci les Restos du Coeur
35:27de rien
35:28et je te propose
35:29pour finir la visite
35:31de parler avec celui
35:32qui organise tout ça
35:33et qui pilote tout ça
35:34toute l'année
35:34du coup depuis maintenant
35:35près de 10 ans je crois
35:36Abdel Ghazi
35:37notre secrétaire général
35:38alors Abdel
35:39bonjour
35:40bonjour
35:40alors l'action
35:41du Secours Populaire
35:43français
35:43on en a une démonstration
35:44c'est assez impressionnant
35:47on s'est baladé
35:49avec Nico
35:49dans les locaux
35:50depuis maintenant
35:51une vingtaine de minutes
35:52c'est une véritable ruche
35:54on est à l'heure
35:55de la distribution
35:55on a parlé aussi
35:56avec des bénéficiaires
35:57qui nous disent
35:58à quel point
35:58c'est important pour eux
36:00on a aussi noté
36:02la solidarité
36:03entre les associations
36:04depuis le début de la crise
36:05un véritable coup de main
36:07inter-assaut
36:09donc tout ça
36:10est assez positif
36:12le Secours Populaire français
36:13vous avez lancé un appel
36:15à plus de solidarité
36:17et à des aides de l'Etat
36:19parce que vous avez des besoins supplémentaires
36:21en cette période
36:21est-ce que vous pouvez nous en parler ?
36:23des besoins supplémentaires ?
36:24bah oui
36:24parce que comme vous voyez
36:25la chaîne
36:26elle ne termine pas
36:28la chaîne de solidarité
36:29heureusement
36:30on peut compter sur les associations
36:31sur les entreprises aussi
36:33on a eu vraiment
36:34des mécènes aussi
36:35qui nous ont soutenus
36:37bien entendu
36:38la période
36:39va être difficile
36:41l'après confinement
36:42sera aussi très difficile
36:43donc nous on est sur l'urgence
36:45d'ailleurs
36:45ça arrive vraiment un bon moment
36:46parce que là aussi
36:46c'est un don d'un partenaire
36:48les ravitailleurs
36:48qui nous apportent
36:51des repas
36:52ça c'est qui pardon ?
36:54ça c'est les ravitailleurs
36:55les ravitailleurs
36:56vous êtes une association aussi ?
36:57non non
36:57nous on est une société privée
36:58d'accord
36:59vous êtes une société privée
37:00voilà on fait ça
37:01pour un de nos clients
37:01notre client
37:02on prépare la marchandise
37:03et nous on est ma mafior
37:04on livre la marchandise
37:06avec des véhicules adaptés
37:07ok bon bah c'est super
37:09merci beaucoup
37:09on est en direct
37:10pour l'Huma
37:10sur le Facebook de l'Huma
37:12et donc on continue
37:13avec l'interview d'Abdak
37:14qui est le secrétaire général
37:15du sport populaire à Paris
37:17c'est ça ?
37:18c'est un peu ça
37:19la chaîne de solidarité
37:20il y a les entreprises
37:21il y a des initiatives personnelles
37:23il y a plein de choses
37:23et je dis tant mieux
37:25parce que c'est vrai
37:26que c'est là où on voit
37:27durant les moments difficiles
37:29que les gens se mobilisent
37:30ça fait chaud au coeur
37:32et voilà
37:33donc on est plutôt content
37:34il faut que ça continue
37:36parce que les besoins
37:37sont énormes
37:38on est sollicité de toutes parts
37:40mais on arrive à s'organiser
37:42et c'est le principal
37:43donc on a besoin de soutien
37:45soutien bien entendu
37:46humain à travers ça
37:48soutien matériel
37:48mais aussi soutien financier
37:50en faisant des dons
37:52voilà au sport populaire notamment
37:54alors vous faites un appel aux dons
37:55de la part des particuliers
37:56vous en recevez beaucoup chaque année
37:58vous en avez encore besoin
37:59vous demandez aussi à l'Etat
38:00de jouer un rôle
38:02l'Etat oui tout à fait
38:03pour nous aider
38:04parce que là
38:05l'approvisionnement
38:06comme vous le voyez
38:07c'est au fil de l'eau
38:08donc on n'a pas de visibilité
38:09là on va manquer de moyens
38:11notamment sur l'achat
38:12de fruits et légumes
38:13d'accord
38:13donc ça c'est une denrée
38:15les prix ont flambé
38:16ont flambé sur les fruits et légumes
38:18et on tient vraiment à ce que
38:20le fait de la fermeture des marchés
38:22c'est très compliqué pour notre public
38:24parce que les marchés
38:25notamment dans les marchés populaires
38:27les gens pourraient se procurer des fruits
38:29des légumes à très bas prix
38:31et là ils n'ont plus cette possibilité là
38:32on voit par exemple
38:33pas très loin d'ici
38:34le marché Barbès a fermé
38:35c'est un marché très populaire
38:36où le prix au kilo des fruits
38:39c'est à peu près 1 euro
38:401 euro tout à fait
38:41le kilo
38:42et on passe sur les magasins
38:43du coup du quartier
38:44où les prix c'est 3 euros le kilo
38:47le kilo de tomates 5 euros
38:48voilà
38:49je veux dire
38:50donc avec des gens
38:51qui ne peuvent plus se nourrir
38:54correctement
38:54parce que là l'idée
38:55c'est pas que leur donner
38:56des pâtes à nourrir
38:57c'est aussi leur donner
38:58une alimentation équilibrée
39:00ne serait-ce que pour garder
39:01une bonne santé
39:02pour pouvoir aussi être en mesure
39:04de pouvoir combattre
39:05alors que ce soit le virus
39:07le coronavirus
39:07mais aussi d'autres
39:08d'autres pathologies
39:10donc je pense que c'est important
39:12l'alimentaire
39:12si on veut aussi lutter
39:14contre cette pandémie
39:16il faut aussi que le corps
39:17puisse aussi avoir les moyens
39:18de se battre
39:19bien sûr
39:19donc si on ne leur donne pas
39:20ces moyens
39:21on risque d'avoir aussi
39:22une autre crise
39:24qui va arriver
39:25et alors bon
39:26on est en direct
39:27depuis tout à l'heure
39:27sur le Facebook de l'Humain
39:29en live
39:29il y a des gens
39:29qui laissent des commentaires
39:30ou qui posent des questions
39:31mais beaucoup des commentaires
39:32ceci dit
39:33n'hésitez pas à poser vos questions
39:36au secrétaire général
39:37du Secours Populaire
39:38à Paris
39:40Abdel
39:41Senghazi
39:43et on lui posera
39:45en direct
39:46mais j'ai vu dans les commentaires
39:47passer une réflexion
39:48sur le fait
39:50que le Secours Populaire
39:51et les assos
39:52aujourd'hui
39:52pallient
39:53au manque de l'Etat
39:55qu'est-ce que
39:56vous voulez répondre à ça ?
39:58je ne vais pas polliniquer là-dessus
39:59moi l'idée
40:00ce n'est pas de dire
40:01qui fait bien
40:02qui fait mal
40:03l'intérêt
40:04c'est qu'on voit
40:04nous
40:05sur un cas de crise
40:06comme ça
40:07les associations
40:09notamment de bénévoles
40:10sont beaucoup plus actives
40:11et on a bien vu
40:13nous en 24h
40:1448h
40:14on a pu en mettre
40:15en place une organisation
40:16on a pu changer
40:17toutes nos équipes
40:18toutes nos équipes
40:18ce sont que
40:19pratiquement 100%
40:20de nouveaux
40:21et je pense que ça
40:22c'est quelque chose
40:23de positif
40:24sur lequel il faudra
40:25capitaliser
40:25et il faudra s'en servir
40:27aussi pour d'autres expériences
40:28et il faut que ça soit reconnu
40:30voilà
40:31reconnu
40:31alors par les institutions
40:33par les autres
40:35acteurs institutionnels
40:36mais je pense que
40:36la mairie l'a bien reconnu
40:38et nous aide beaucoup
40:38sur la recherche de partenariats
40:40et je vous en remercie
40:41mais je pense qu'on n'est pas là
40:42pour voilà
40:43jeter la pierre à quelqu'un
40:45bien sûr
40:45je pense que tout le monde
40:45doit prendre
40:46on doit souligner
40:47l'importance du rôle
40:48des associations primordiales
40:50absolument
40:50c'est pas
40:52notamment
40:52c'est des situations de crise
40:54on est là toute l'année
40:55et c'est pas
40:57l'hiver
40:58ou quand il y a des crises
40:59qu'on nous met en avant
41:00c'est toute l'année
41:01qu'on devrait être en avant
41:02parce que
41:02on fait un travail
41:03de fou
41:03c'est important
41:04et là quand il y a
41:06une crise
41:06on arrive à changer
41:07notre modèle
41:08et justement soutenir
41:09plus de personnes
41:10parce qu'on a augmenté
41:11pratiquement 100%
41:12nos publics
41:13nos capacités
41:15voilà
41:15il faut juste nous donner
41:16les moyens
41:16il faut faciliter la vie
41:18et nous permettre
41:19justement de continuer
41:20cette solidarité
41:20alors il y a aussi
41:22le problème
41:22des stocks alimentaires
41:23européens
41:25qui est une source
41:26importante
41:28des denrées
41:29que vous recevez
41:29et qui menace
41:31de s'arrêter
41:31c'est ça ?
41:32oui justement
41:34je dirais
41:35dans les négociations
41:36avec les budgets européens
41:37ça sera aussi
41:38à retenir
41:40tout l'effort
41:40que nous faisons
41:41et l'importance
41:42d'avoir justement
41:43ces stocks alimentaires
41:44sans ces stocks là
41:46on aurait dû fermer
41:48nos locaux
41:49on n'aurait pas pu recevoir
41:50toutes ces populations
41:51donc je pense
41:52que c'est important
41:53et j'espère
41:53que le gouvernement actuel
41:55qui va défendre aussi
41:58ce budget
41:59pour les associations
42:01voilà
42:02on aura conscience
42:03et se battra
42:04j'allais dire
42:05en connaissance de cause
42:07d'accord
42:07merci beaucoup
42:08pour ces quelques mots
42:10et puis
42:10peut-être
42:11on va
42:11on va conclure là-dessus
42:13Nico
42:13qu'est-ce que
42:14tu voudrais rajouter
42:15éventuellement ?
42:15c'est dur de parler
42:16après
42:17après être sur
42:18tricétère général
42:19mais voilà
42:19je voulais citer
42:20quelques acteurs
42:20qui travaillent avec nous
42:21qu'on n'a pas encore eu
42:22l'occasion de croiser
42:24excuse-moi
42:24comme le chénon manquant
42:26par exemple
42:26qui est un acteur essentiel
42:27de la ramasse
42:28et qui est une structure
42:29qui nous permet
42:29aujourd'hui
42:31au profit des associations
42:32d'aller collecter
42:33des gros volumes
42:33en entreprise
42:34et de nous assurer logistiquement
42:36une livraison sur site
42:36donc c'est des acteurs
42:38qui ont été essentiels
42:38pour nous
42:39au début
42:39de la campagne
42:40et qui le sont encore
42:41aujourd'hui
42:42et qui font partie
42:42de ce réseau associatif
42:44qui nous permet
42:44d'aller toujours plus loin
42:45même si
42:46comme le disait
42:48Abdel
42:48aujourd'hui
42:49ce qui est important
42:50ça va être
42:50de renouveler nos stocks
42:51et pour ça
42:51on a besoin
42:52de dons financiers
42:52donc n'hésitez pas
42:54Alors pour ce qui est de l'UMA
42:56on vient de publier
42:57là sur le Facebook Live
42:59le lien pour devenir bénévole
43:02et le lien pour donner un don
43:04au Secours Populaire
43:05donc vraiment
43:06on vous invite à le faire
43:07on sait que le public de l'UMA
43:09le fait régulièrement
43:10là j'espère qu'à travers ce live
43:13vous avez vu concrètement
43:14l'utilité de ces dons
43:17et l'organisation de cette ruche
43:18incroyable
43:19qui est le Secours Populaire
43:21et comme l'a dit un bénévole
43:22un jeune bénévole
43:23qui vient de commencer
43:24tout à l'heure
43:25les deux piliers
43:26c'est une super organisation
43:27et la bonne humeur
43:28voilà tout à fait
43:31on continuera à vous suivre
43:32en dehors des périodes de crise
43:34même si c'était important
43:35de venir aujourd'hui
43:37faire le point avec vous
43:37sur comment ça se passe maintenant
43:39et puis surtout
43:40ce fait notable
43:41qui a été relevé plusieurs fois
43:44pendant ce live
43:45c'est toute cette solidarité
43:46qui s'est mise en place
43:48spontanément
43:48entre les associations
43:49et différents acteurs
43:50où d'un seul coup
43:51les logos se sont effacés
43:52et ce qui compte
43:53par-dessus tout
43:54c'est d'être
43:55le plus efficace possible
43:57au service des gens
43:58qui en ont le plus besoin
43:59tout à fait
43:59merci à vous
44:01c'est l'image de la France
44:02qu'on voudrait laisser au bout
44:05merci Abdel
44:06merci encore
44:07merci Nico pour cette visite
44:08être présent aussi après le confinement
44:09parce que nous après le confinement
44:10tous nos bénévoles vont retourner au travail
44:12et on aura des gros gros gros besoins
44:14pour continuer à aider ces gens
44:15qui ne vont pas retrouver du jour au lendemain
44:17une vie normale
44:18donc voilà
44:19continuez à être présent à nos côtés
44:21et mobilisez-vous
44:21le message est passé
44:23merci beaucoup
44:23et à très bientôt
44:24ciao
44:24ciao
44:25ciao
44:25ciao
44:26ciao
44:26ciao

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