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  • il y a 1 semaine
Malgré le démarrage des travaux et la répression policière, l’opposition au projet d’autoroute de contournement ouest de Strasbourg ( GCO ) ne cesse de s’amplifier. Rencontre avec Michel Dupont, en grève de la faim depuis 23 jours, et le député européen José Bové ( Verts-ALE ).

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Transcription
00:11Bonjour et bienvenue dans cette rencontre depuis le Parlement européen de Strasbourg.
00:17Avec moi autour de cette table, il y a le député européen José Beauvais que vous connaissez,
00:21qui est député européen des Verts Alliance Libre Europe.
00:23Bonjour José Beauvais.
00:25Bonjour.
00:25Et puis aussi Michel Dupont qui est gréviste de la faim.
00:30Et vous êtes ici, merci d'avoir fait cet effort, d'avoir fait l'effort de venir ici dans l
00:34'état où vous vous trouvez,
00:35c'est difficile on le sait, de venir au Parlement européen pour témoigner de votre combat,
00:41l'opposition au projet contesté d'autoroutes de contournement ouest de Strasbourg,
00:47en abrégé c'est le GCO, pour ceux qui ne sont pas strasbourgeois ou qui ne sont pas alsaciens.
00:52J'ai vous entamé donc avec dix autres au départ grévistes de la faim, votre 23ème journée de grève,
01:02pour obtenir un moratoire sur ce projet de grand contournement ouest de Strasbourg.
01:07D'abord j'ai envie de vous demander tout simplement comment vous allez, dans quel état vous êtes,
01:12et comment sont les autres grévistes de la faim aujourd'hui ?
01:15Écoutez, on est quand même maintenant tous très fatigués.
01:21On doit faire attention à notre rythme de vie sur place, à l'église Saint-Michel de Bichayme.
01:27Et on doit aussi, collectivement, parce qu'on est dans un espace ouvert,
01:33travailler à se respecter les uns les autres et avoir nos moments en commun
01:39et nos moments individuels dans la mesure du possible.
01:43En sachant qu'on a des « rituels », nos journées commencent toujours par ce qu'on appelle une météo
01:52intérieure,
01:53où chacun dit, bien sûr, ce qu'il a envie de dire, mais ça régule, on sait, on se confie.
01:59Et ensuite, ça pourrait paraître un peu bizarre, mais on a mis en place des séances de réveil corporel
02:08avec ensuite des éléments issus du yoga qui nous permettent de commencer notre journée
02:14en ayant reconstitué des forces et des énergies.
02:19Voilà comment ça se passe.
02:21Et ensuite, on a, les premières semaines, on est beaucoup sortis pour aller à Place Cléber
02:26tous les midis où on a un stand.
02:28Depuis le début de la grève, on est accompagnés par les militants du collectif.
02:33Parce que là, au centre de Strasbourg, encore une fois, pour ceux qui nous écoutent, d'autres régions de France.
02:35Oui, au centre de Strasbourg, à quelques, à deux ou trois kilomètres du centre.
02:41Mais dès la deuxième semaine, la fatigue commençait à se sentir.
02:45On y est allé plus, moins fréquemment.
02:49Et par contre, on y est allé très régulièrement, tous les vendredis,
02:52parce qu'on a appelé les citoyens à faire un jeûne collectif qui pouvait être sauter uniquement le repas de
02:57midi
02:58ou essayer de jeûner toute la journée.
03:00Et maintenant, on est aux alentours de 500 journées de jeûne total sur une journée qui sont un soutien.
03:07Et c'est un moment où on peut montrer où on en est, discuter, avoir des prises de parole.
03:15Et puis, dans la deuxième semaine, on est rentré beaucoup plus vite.
03:18On n'est pas resté jusqu'à assez tard dans l'après-midi.
03:21Et depuis cette semaine, on n'y va que ponctuellement pour se préserver.
03:26On a des moments où, au début, on recevait de 12h à 14h et de 17h à 19h30.
03:34Cette fois-ci, on a arrêté les visites du midi, même si c'est gênant parce que des gens pouvaient
03:38venir à ce moment-là.
03:39Mais des gens viennent le soir de 17h à 19h30.
03:42Et après, on a des moments de convivialité parce qu'en lien avec les pasteurs,
03:47on a des soirées tout à fait intéressantes avec des conférences
03:53où, là, on a 50 à 100 personnes qui peuvent être là et qui, les sujets nous aident
04:01et sont proches des sujets du combat qu'on est en train de mener.
04:04Ce que vous nous décrivez là, c'est le vrai soutien dont vous bénéficiez.
04:08Oui, tout à fait.
04:08Alors, il y a eu beaucoup de fortes mobilisations autour du GCO, de l'opposition au GCO.
04:14Il y a eu des grandes manifestations à Strasbourg.
04:16Il y en a eu sur place aussi sur le secteur, notamment de Kolbzheim,
04:19avec à chaque fois des milliers de personnes qui sont venues.
04:22J'allais dire, comment vous en êtes arrivé à prendre cette décision grave,
04:26à prendre ce risque-là, j'allais dire, de faire la grève de la faim ?
04:31On est arrivé à prendre ce risque-là.
04:34Pour être clair, on avait pensé déjà peut-être le faire l'année passée.
04:41Mais on n'avait pas réuni les conditions du nombre de personnes,
04:45de personnes accompagnantes qui avaient déjà une expérience.
04:48Et on n'était pas à un point aussi crucial, aussi difficile.
04:53Les choses se sont accélérées, notamment dans cette prise de décision,
04:57notamment dans la façon dont les autorités ont agi tout au cours de l'année,
05:02dans le non-respect de cette décision défavorable,
05:08dont celle des deux des enquêtes publiques,
05:10les deux enquêtes publiques qui ont été faites,
05:12et surtout après, la façon dont le préfet et ses services
05:18ont essayé d'utiliser les critiques qui étaient faites dans les enquêtes publiques
05:24pour construire un arrêté préfectoral d'autorisation
05:27qui pourrait donner l'impression qu'ils ont tenu compte
05:31d'un certain nombre d'éléments cruciaux
05:34et pour pouvoir ensuite passer en force et aller le plus vite possible.
05:38C'est ce qui s'est passé.
05:41Donc ça a été à ce moment-là vraiment le déclencheur,
05:45le vrai déclencheur où à plusieurs,
05:48à travers nos réunions très régulières
05:51de notre comité de pilotage du collectif,
05:54à un moment on s'est dit,
05:56il faut poser les choses avec un acte fort,
05:58un acte non-violent,
05:59un acte bien sûr qui joue sur les personnes,
06:03mais c'était le moment de le faire
06:04parce qu'il y avait un emballement
06:05et qu'on savait très bien
06:08que dans une espèce de complicité
06:12un petit peu bizarre entre Vinci et le pouvoir,
06:16les choses, et on avait des informations
06:17comme quoi il voulait que ça accélère
06:19et que ça prenne un côté irréversible.
06:22On va vous laisser souffler une petite seconde
06:25parce qu'on sait que ça vous coûte
06:26de nous parler comme vous le faites là.
06:28José Bouvet, vous avez été aussi gréviste de la fin,
06:32vous avez connu cette situation.
06:34Même question, dans quelles conditions on en arrive là
06:37et avec quel objectif finalement ?
06:39Je dirais que quand on démarre
06:43ou qu'on rentre dans cette stratégie de la grève de la fin,
06:45c'est parce qu'il arrive un moment
06:47où les choix deviennent très limités,
06:51où on entame une grève de la fin
06:52et on décide de prendre sur soi
06:57physiquement, psychiquement, le combat
06:58en disant qu'on n'a plus d'autres alternatives
07:01et là on se tourne directement
07:03à ceux qu'on a en face
07:04en leur disant maintenant
07:05c'est nous directement physiquement
07:07en tant que personnes.
07:08Ce n'est pas une idée là qui se bat.
07:10Ce sont des personnes, des femmes et des hommes
07:12qui agissent. Il arrive un moment
07:14où quand on a fait ce pas,
07:17c'est là qu'on décide.
07:18C'est quelque chose qui ne se décide jamais seul,
07:21c'est toujours quelque chose de collectif
07:22qui évidemment se fait au grand public,
07:25qui se fait de manière très transparente
07:26parce que là, ils sont suivis par des médecins,
07:30donc ça de manière tout à fait claire.
07:31Il y a 5-6 médecins qui les suivent,
07:34donc tous les jours, tous les deux jours,
07:36ce sont les différentes analyses
07:38qui sont faites pour vérifier
07:39que leur état de santé...
07:40Ils rendent public leur rapport, d'ailleurs.
07:41Ils rendent public leur rapport.
07:42Là, ça va être encore fait
07:43beaucoup plus régulièrement
07:44parce qu'ils en arrivent maintenant
07:46à 23 jours.
07:47On sait que 23 jours,
07:48c'est déjà un nombre de gens
07:50très conséquent.
07:53Plus on se rapproche du 30e jour
07:56à partir duquel les choses
07:57peuvent effectivement devenir dangereuses,
08:00là, il faut faire attention.
08:02Mais moi, j'ai envie de dire,
08:03eux, ils assument leur responsabilité
08:05en ce moment-ci.
08:06En face, toujours pas de réponse.
08:09Pas de réponse du préfet,
08:11pas de réponse du ministre M. De Rugy
08:14et on a l'impression que le gouvernement
08:18est aux abonnés absents.
08:20À un moment, d'ailleurs,
08:21qui est quand même singulier
08:22puisque la question écologique
08:24devient centrale,
08:26d'ailleurs, un de vos concurrents,
08:30Le Monde,
08:31donc concurrent de l'UMA,
08:33titre ce soir,
08:35au moment où on est en train de parler,
08:37sa une, c'est
08:39Macron a peur des écologistes
08:41pour les élections européennes.
08:42Alors, il ne dit pas lesquelles,
08:44mais il dit,
08:45effectivement,
08:46ça va se jouer là-dessus aussi.
08:47Oui, bien sûr.
08:47Si ça se joue là-dessus,
08:49là, moi, j'ai envie de lui dire,
08:51écoute,
08:53vous avez une chance,
08:54peut-être là aussi,
08:55d'entendre ce qui se passe.
08:56Parce que plutôt que d'écouter
08:59les gilets jaunes
09:02qui, certainement,
09:03voteront de toute façon
09:04ou pas pour vous,
09:06vous avez décidé,
09:08vous avez dit que vous étiez
09:09en faveur
09:11de la lutte contre
09:12le réchauffement climatique,
09:13d'alternatives.
09:15Là, on est sur un cas concret.
09:16Qu'est-ce que vous faites ?
09:18Et là, je crois que c'est important
09:19parce qu'on est à la fois
09:20sur une question européenne
09:21puisque c'est le grand contournement,
09:23donc ça concerne
09:24tous les transports du Nord de l'Europe.
09:25On va dire un petit mot
09:26du dossier technique.
09:27la circulation de la métropole.
09:29Donc là, il y a un cas concret.
09:31Et c'est pour ça
09:32que la demande qui est faite
09:33de leur part
09:34pour arrêter la grève de la faim,
09:35c'est de demander un moratoire
09:37pour se mettre autour de la table.
09:38Ils ne demandent pas là,
09:39par cette grève de la faim,
09:41la fin du projet
09:43et l'annulation du projet.
09:45Ça, ça serait une conséquence.
09:46Qu'on arrête et qu'on en discute.
09:47On s'arrête, on discute
09:49et on voit.
09:50Jamais les alternatives
09:51n'ont été prises en compte.
09:52Donc je crois qu'il arrive un moment,
09:54là, la balle est de générer
09:55dans le camp du gouvernement.
09:56Comment se fait-il
09:57que le gouvernement
09:59persiste dans un projet ?
10:01On a vu que sur Notre-Dame-les-Landes,
10:02il était capable
10:02de faire marche arrière.
10:04Pourquoi ici,
10:05sur un dossier
10:06qui a l'air moins important,
10:07finalement,
10:08en quantité,
10:09en énormité,
10:10j'allais dire,
10:10pourquoi est-ce qu'il ne fait pas
10:12marche arrière
10:13ou il ne rediscute pas ce projet,
10:14selon vous ?
10:15Alors, je dirais
10:16qu'il y a d'abord
10:17le poids du lobby.
10:18Alors, on va peut-être me dire
10:20qu'ils ont reculé...
10:21Question que vous connaissez bien
10:22en tant que député européen.
10:23Vinci ne veut peut-être pas
10:25se retrouver avec deux projets,
10:27l'un après l'autre,
10:28qui sont annulés.
10:30Quelle est l'attitude des élus
10:32ici ?
10:32On a bien vu qu'il y a un moment,
10:34ça a été très ambigu
10:35au niveau de la métropole.
10:37Le maire de Strasbourg,
10:38qui était contre,
10:40ensuite a reviré pour,
10:41ce qui est quand même
10:42assez singulier,
10:43alors qu'on a sept dispositifs
10:45qui édite,
10:46ce projet est aberrant
10:47et ne devrait pas avoir lieu.
10:48Donc, c'est assez étonnant.
10:49En même temps,
10:51il y a une méconnaissance
10:52au niveau du pouvoir central,
10:55total,
10:56sur ce dossier.
10:57Ils ont reçu
10:58tous les documents.
11:00Un certain nombre,
11:01dont Michel Dupont,
11:02rencontré le ministre
11:04avant la grève de la faim,
11:06il y a donc maintenant
11:07un mois,
11:07un mois et demi de cela,
11:09à Paris,
11:10avec les associations,
11:12les gens des collectifs,
11:13les élus locaux,
11:14200 maires,
11:15sont contre ce projet.
11:17Il y a des élus,
11:18oui, c'est ça.
11:18Il faut le redire.
11:20Il y a des habitants
11:20et des élus.
11:21Oui, donc,
11:22c'est quand même pas rien.
11:23Il y a une députée
11:24La République En Marche aussi.
11:25Bon, donc,
11:26il y a du monde.
11:27Eh bien,
11:27il y a une méconnaissance.
11:29Ils ne se rendent pas compte
11:31à quel point
11:31ce dossier a été vicié
11:33dès le départ.
11:34Et il n'y a aucune étude.
11:36Ce dossier,
11:37il a 40 ans.
11:37C'est un peu comme
11:38Notre-Dame-des-Landes.
11:38On a un vieux machin.
11:40C'est un dossier du siècle précédent.
11:40Un siècle précédent,
11:41pas du tout les mêmes problématiques
11:43sur les flux de voitures,
11:45sur les questions atmosphériques,
11:47sur la question de la biodiversité.
11:49Il n'y a aucune connaissance
11:50du dossier.
11:52Seul ce que dit le préfet
11:53et seul ce que dit l'agglo,
11:56en fait,
11:57ça, c'est parole d'évangile.
11:59Ça paraît très curieux.
12:01Donc, à un moment,
12:02il faut leur dire,
12:02écoutez les gars,
12:04remettez les choses à plat
12:05parce que là,
12:06vous êtes en train
12:06de vous embarquer
12:07dans une procédure aberrante.
12:09Et je dirais qu'aujourd'hui,
12:11c'est de votre responsabilité.
12:13Que cette grève de la faim s'arrête.
12:16Ce ne sont pas des extrémistes
12:17puisqu'ils demandent juste
12:18qu'on s'arrête pour discuter.
12:19S'ils disaient,
12:20on fait la grève de la faim
12:21jusqu'à ce que le projet
12:23soit abandonné,
12:24on pourrait dire,
12:24les gars, vous exagérez.
12:26Là, on a des gens
12:27qui, depuis déjà 23 jours,
12:29ont arrêté de se nourrir
12:30pour demander qu'on discute.
12:33Donc là, il y a un moment,
12:34s'ils refusent de le faire,
12:37on peut se poser vraiment
12:39la question sur la sincérité
12:41de leur positionnement
12:42en matière écologique,
12:45mais aussi en termes
12:46de respect de la démocratie.
12:47D'autant, rappelons-le,
12:49je me retourne vers vous,
12:50Michel Dupont,
12:50rappelons-le,
12:52les avis disent
12:54que par rapport
12:55au problème
12:55que serait censé résoudre
12:57ce GCO
12:58de circulation,
13:00en gros,
13:01supprimer les embouteillages
13:02autour de la ville de Strasbourg,
13:03on sait que les avis
13:04d'experts disent le contraire.
13:06Oui, tout à fait.
13:07Ça ne changera rien.
13:08Tout à fait.
13:08Il faut le répéter
13:09parce que ce n'est pas forcément
13:10évident à la tête de tout le monde.
13:11Bien sûr.
13:12Bon, en commençant
13:13par l'autorité environnementale,
13:16l'Agence française
13:18pour la biodiversité,
13:20le Conseil national
13:21de protection de la nature
13:22à plusieurs moments.
13:27Là, c'est ceux
13:28qui ont été consultés.
13:29Et ensuite,
13:30il y a eu l'enquête publique
13:31avec une très, très forte étude
13:35de notre part des dossiers,
13:37des rencontres
13:38avec les commissaires enquêteurs,
13:43un travail vraiment d'analyse
13:47et on a fait des propositions.
13:50Et sur cette deuxième,
13:52parce qu'il y avait eu
13:52la première enquête publique
13:54en 2008
13:55où là,
13:57on s'était passé
13:58mai au Conseil d'État,
14:02le commissaire du gouvernement
14:03à cette époque
14:04avait donné
14:05un avis défavorable
14:06mais il n'a pas été suivi
14:07par la formation des juges.
14:10Mais cette fois-ci,
14:11on est dans une situation
14:12où on est quand même
14:15beaucoup plus embêtés
14:16parce qu'ils sont
14:16quand même
14:17beaucoup plus embêtés.
14:18Parce que c'est sur les deux,
14:20il y a quelque chose
14:20d'un peu spécial,
14:21c'est le nœud routier
14:22au nord
14:23parce que c'est la société
14:24Sanef
14:25qui arrive avec l'A4.
14:26Ils l'ont modifié
14:27et puis ensuite,
14:28il y a toute la partie
14:29des 24 kilomètres
14:30qui descend jusqu'au sud.
14:32Et vraiment,
14:33quand on regarde
14:34l'étude
14:35et le résultat
14:37de l'enquête,
14:38donc sur celle
14:38des 24 kilomètres,
14:40celle de Vinci-Arcos,
14:41c'est quand même
14:4285% des citoyens
14:43qui se sont déclarés
14:45défavorables
14:45et qui ont été suivis
14:47avec des éléments
14:48parce qu'on a eu l'accès
14:50à toutes les contributions
14:53des citoyens
14:55qui ont participé.
14:57on les a analysés
14:58et ce n'était pas
14:59du blabla
15:01ou quelque chose
15:02qui était
15:03ce que j'appelais
15:04« je veux garder
15:05mon jardin
15:06chez moi »
15:07le vocable
15:08NIMBY
15:10habituel.
15:11Donc là,
15:12il y a un vrai problème.
15:13Et la méconnaissance
15:15du dossier
15:15au niveau national,
15:17je suis absolument
15:17d'accord avec
15:18José Bové.
15:20Malheureusement,
15:21et quand on était
15:23déjà dans le bureau
15:25d'Elisabeth Borne,
15:26mais elle n'était pas là
15:27parce qu'on a eu
15:28des rencontres
15:29il y a deux ans
15:30avec son directeur
15:31de cabinet,
15:32M. Papinotti,
15:33et puis des gens
15:34des services,
15:35des infrastructures
15:35du ministère,
15:36on voyait bien
15:37qu'il n'y avait pas
15:38de possession,
15:38pas de connaissance
15:39réelle du dossier
15:40alors qu'en plus
15:41aux infrastructures
15:42il y a un fonctionnaire
15:43dédié sur deux projets
15:45et qui les suit.
15:47Mais il n'y avait rien
15:47qui remontait
15:48pour construire
15:49et structurer
15:50les décisions politiques.
15:52Et la même chose
15:52chez Nicolas Hulot
15:55qui semblait
15:57découvrir le dossier
15:58et qui à un moment
15:59ne laissait pas
15:59M. Papinotti dire
16:00« mais on va refaire
16:01une enquête
16:02ceci cela ».
16:02Il disait
16:03« non, là il faut
16:03prendre une décision ».
16:05Simplement,
16:05ce qui est arrivé
16:05c'est que cette décision
16:07il n'a pas eu le temps
16:08de le prendre
16:08pour X raisons
16:09qui sont les siennes
16:10et qui ont fait
16:11qu'il a posé
16:12sa démission.
16:14Des alternatives,
16:15des solutions
16:17pour désengorger
16:18et j'allais dire
16:19si on s'élève
16:20un peu
16:21sur cette question
16:22de l'engorgement
16:23des grandes villes
16:23il y en a d'autres
16:24qui peuvent être proposées
16:26d'ailleurs
16:26vous les uns
16:27et les autres
16:28en proposer
16:28un certain nombre.
16:29Donc donnez-y
16:30une particulière
16:31mais si vous questionnez
16:32José
16:33il y en a une
16:34qui est tout à fait
16:35particulière.
16:36sur le bout
16:38de la National 4
16:39qui vient de Paris
16:41il y a quelques dizaines
16:42de kilomètres
16:43qui s'appellent
16:43l'A351.
16:45Le projet
16:46de contournement
16:47va passer
16:48très près
16:49de cette A351
16:50et c'est là
16:53d'ailleurs
16:53qu'il y aura
16:54à Ittenheim
16:54le péage.
16:55Il y a un seul péage
16:56au milieu.
16:58Sortant de Strasbourg
16:59parce que les desserts
17:00à l'ouest de Strasbourg
17:02en termes d'alternatives
17:03ne sont pas encore suffisantes.
17:05Elle a été un peu délaissée
17:06par rapport au nord
17:07et au sud.
17:08Il y avait une ligne
17:09en bus propre
17:12qui marchait très bien
17:13qui allait jusqu'à Vasslon
17:15avec des voies
17:16avec un horaire
17:17dans les villages
17:18donc pas de perte de temps
17:21pour les citoyens
17:22et les citoyennes
17:22qui l'utilisaient.
17:23L'impact
17:24de 14 000 véhicules
17:27de plus
17:27qui viendront
17:28sur la A351
17:30et qui a déjà
17:30des bouchons aussi
17:31depuis le péage
17:32d'Ittenheim
17:33fait que dans le projet
17:35ce projet-là
17:36qui part de Strasbourg
17:37ils ont dit
17:38ça on va le supprimer.
17:40Donc le GCO
17:41impacte même
17:42des solutions alternatives
17:45qui existaient déjà.
17:46C'est quand même
17:47dommageable.
17:48Extrêmement dommageable.
17:49Parce qu'au-delà
17:50de ce qu'on dit là
17:51c'est effectivement
17:52toute la politique
17:52de transport
17:53en règle générale
17:54qui est en cause
17:55bien évidemment
17:56à l'occasion
17:57d'un dossier
17:59comme celui-ci
18:00et d'une mobilisation
18:01comme celle-ci.
18:02Ça va bien au-delà
18:03du simple intérêt local
18:04j'allais dire.
18:05C'est vraiment
18:05une question politique globale.
18:07C'est pour ça que
18:07dans le débat
18:08qu'on a au Parlement européen
18:09notamment sur la question
18:11d'une éco-taxe européenne
18:13sur la question
18:13des transports
18:15de faire en sorte
18:16que tous les transports routiers
18:18soient obligés
18:19de payer une taxe
18:20par rapport
18:20à la pollution
18:21qui existe.
18:22On a parlé encore
18:23ces derniers jours
18:24aussi sur la question
18:25de la pollution
18:26d'obliger des contrôles
18:27sur ces véhicules
18:28etc.
18:29Ce qu'ils demandaient
18:31très simplement ici
18:31et d'ailleurs
18:32les Alsaciens
18:33étaient quasiment
18:33les premiers à le demander
18:34c'est qu'ils aient déjà
18:35une éco-taxe régionale.
18:37C'est d'ailleurs
18:38que quand il y a eu
18:38tout ce grand débat
18:40sur les portiques
18:42c'est l'éco-taxe
18:42au niveau français
18:43ça a été la bronca
18:44avec ce qu'on a connu
18:45les bonnets rouges
18:45qui est un mouvement
18:46quand même poujadiste
18:47et de l'agroalimentaire breton
18:50qui a manœuvré
18:51les gens
18:52et qui les a mis
18:53dans la rue
18:53de manière complètement
18:55invraisemblable.
18:55Recul du gouvernement
18:57invraisemblable aussi
18:58des coûts financiers
18:59invraisemblables
18:59alors que si aujourd'hui
19:01on avait effectivement
19:03très clairement
19:04un contrôle sur les camions
19:06et avec des taxes payées
19:07on se rendrait compte
19:09qu'aujourd'hui
19:10ce n'est plus la solution.
19:12Donc premier élément
19:12c'est éco-taxe
19:13on bloque.
19:14Deuxième solution
19:15c'est le ferroutage.
19:16Je viens de voir
19:17que le président de la République
19:18lui encore
19:19vient de se féliciter
19:20parce qu'il y avait
19:21un deuxième tronçon
19:23qui partait du nord
19:24et pour mettre en place
19:25le ferroutage.
19:27Le problème
19:27c'est qu'on reste
19:28à un niveau très faible
19:29et que les investissements
19:31nécessaires
19:31ne sont pas là
19:32aussi bien en termes
19:34de routes
19:34que de types
19:35de wagons
19:37que de plateformes
19:39pour passer
19:40des camions
19:41etc.
19:41Aujourd'hui
19:42on peut le faire.
19:43Si on est capable
19:44de faire ça
19:44on enlève ce problème là.
19:47Ça nous amène
19:47au dernier problème
19:48important aussi
19:49c'est la question
19:51des gens qui rentrent
19:51dans Strasbourg
19:52parce qu'effectivement
19:53on nous fait une confusion
19:54en nous disant
19:55ça va désengager
19:57Strasbourg
19:57ça va rien désengorger
19:59parce qu'aujourd'hui
20:00on voit bien
20:00si on regarde la carte
20:01de l'agglomération
20:02strasbourgeoise
20:03au sens large
20:04qu'on a des gens
20:05qui habitent
20:05de plus en plus loin
20:06et qui veulent venir
20:07sur Strasbourg
20:08et donc
20:09plus on met
20:10d'infrastructures
20:11de ce type là
20:12plus on voit
20:13que de toute façon
20:14les gens ils arrivent
20:15et que ça fait
20:15des bouchons
20:16à l'entrée
20:16surtout que c'est pas
20:17en contournant
20:18Strasbourg
20:18qu'on règle
20:19l'entrée
20:20dans Strasbourg
20:20donc là
20:21c'est la question
20:22des transports en commun
20:23c'est la question
20:23du partage
20:24et peut-être
20:25à un moment
20:26de se poser aussi
20:26la question
20:29ça veut dire que demain
20:31si on continue
20:32pourquoi pas
20:32toute la plaine d'Alsace
20:33transformer un habitat
20:35à distance
20:36et on rend des situations
20:38qui ne marchent plus
20:39donc il faut reposer tout ça
20:40parce que c'est une question
20:41à la fois de transport
20:42mais aussi de santé publique
20:44ça a été dit
20:45par Michel Dupont
20:46par rapport à l'air
20:47qu'on respire
20:47parce qu'on est dans
20:48une situation
20:50géographique singulière
20:50donc cette solution
20:52je dirais
20:53la plus bête
20:54la plus ancienne
20:55la plus archaïque
20:55qui soit
20:56et là
20:57je n'arrive pas à comprendre
20:57qu'on est
20:58un gouvernement
20:59avec un ministre
21:00M. Derugy
21:01qui pour l'instant
21:04fait la sourde oreille
21:05qu'on refuse
21:06de répondre
21:07aux sollicitations
21:08depuis que le mouvement
21:09a été lancé
21:10il y a eu une dernière
21:12rencontre
21:12chez M. Derugy
21:15qui a été
21:17vraiment infructueuse
21:18de toute façon
21:19il rentrait dans le dossier
21:20il n'avait pas encore
21:21pris possession
21:22du dossier
21:22mais
21:24sa position
21:25après
21:25on a quand même
21:26l'impression
21:27qu'elle est dictée
21:28par le premier ministre
21:29voire plus haut
21:30c'était
21:30pas de moratoire
21:32pas de moratoire
21:32ça veut dire
21:33on ferme tout de suite
21:34la discussion
21:34alors qu'il faut vraiment
21:36l'ouvrir
21:37et qu'on a besoin
21:38de
21:40un petit peu
21:41de discernement
21:42parce que
21:44on ne peut pas dire
21:45que Strasbourg
21:46n'a pas travaillé
21:47sur les mobilités
21:48mais pas suffisamment
21:50pas
21:50dans toutes les directions
21:52s'il avait fallu
21:53faire un éventuel
21:54contournement
21:55il valait mieux
21:56passer par l'est
21:57tout près du Rhin
21:58parce que c'était
21:59moins impactant
22:00pour un certain nombre
22:01et puis il n'y aurait pas eu
22:02cette propension
22:04ensuite à avoir
22:05l'étalement urbain
22:05et dans le projet
22:07ils veulent requalifier
22:08la 35
22:09en boulevard urbain
22:10dans la partie interne
22:11comment on requalifie
22:13avec des ronds-points
22:14avec des feux
22:15ça ne changera absolument rien
22:17à l'accès
22:18des Strasbourgeois
22:19là où ils veulent aller travailler
22:21ou là où ils veulent aller
22:23consommer
22:24etc
22:25Merci à vous
22:26Michel Dupont
22:27prenez soin
22:28de votre santé
22:29et de vos camarades
22:31hommes et femmes
22:32qui font cette grève de la faim
22:33merci à vous
22:33José Beauvais
22:34on continuera bien sûr
22:35avec vous
22:36à suivre ce dossier
22:37jusqu'au bout
22:38dont on parle de plus en plus
22:39qui a de plus en plus
22:40de soutien
22:41ici
22:42dans la région
22:43Strasbourgeoise
22:44et en Alsace
22:44mais aussi nationalement
22:45on continuera bien sûr
22:46à suivre ce dossier
22:48avec vous
22:48merci à vous
22:49de nous avoir suivis
22:50à très bientôt
22:50au revoir
22:51et nous aussi
22:51on vous remercie
22:52Sous-titrage Société Radio-Canada
22:58Sous-titrage Société Radio-Canada
23:03Sous-titrage Société Radio-Canada
23:04Merci à vous

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