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  • il y a 1 jour
Alors qu'on assiste à une régression inquiétante des droits des femmes dans des pays européens, et que le harcèlement et les violences continuent, comment s'organise la riposte ? Débat avec trois députées européennes : Christine Revault d'Allones (S et D), Michèle Rivasi (Verts-ALE) et Marie-Christine Vergiat (GUE-GVN).

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Transcription
00:11Bonjour et bienvenue dans ce débat depuis le Parlement européen de Strasbourg.
00:15Droit des femmes, où est-ce qu'on en est notamment en Europe, mais dans le monde, on va en
00:18parler bien sûr,
00:19alors que de nombreux indices indiquent une régression inquiétante aussi bien du droit des femmes,
00:24on va en parler sur des cas très précis, que les comportements envers les femmes,
00:28et ça même au cœur du continent américain.
00:31Comment est-ce que vous analysez la situation ? Qu'est-ce qu'on peut faire ?
00:35On va parler de toutes ces questions-là avec vous.
00:37Christine Revaud-Dallon, vous êtes députée socialiste et démocrate, merci, bonjour.
00:41Bonjour.
00:41Michel Rivasi, vous êtes députée vert, Alliance Libre Europe, bonjour également.
00:46Bonjour.
00:46Et puis on a la question de Vergia, bonjour.
00:47Vous êtes députée gauche unitaire européenne, gauche verte nordique.
00:52Un hommage, on en parlait hors micro il y a quelques instants, a été rendu à Simone Veil,
00:56ici au Parlement européen, au cours de cette session, chacune, chacun d'entre nous, j'allais dire,
01:03à sa propre image de cette femme d'exception du XXe siècle.
01:06Quelle est votre image en un ou deux mots de Simone Veil, puisque maintenant elle va continuer à exister,
01:11bien sûr, dans sa grandeur, mais dans l'esprit un peu, dans la tête de chacun.
01:16Christine Revaud-Dallon, qu'est-ce qu'il en reste de Simone Veil ?
01:18La légalisation de l'avortement en France.
01:21Et quand on voit qu'aujourd'hui, 42 ans après, en Europe, il y a encore des pays qui n
01:26'ont pas légalisé l'avortement.
01:29Voilà.
01:29Donc pour moi, ce combat qu'elle a mené, avec un courage incroyable, dans une assemblée où il n'y
01:35avait quasiment que des hommes,
01:36et au Parlement européen, aujourd'hui, on a cette bataille à mener.
01:40On l'amène, et c'est compliqué, parce qu'il y a toujours des réticences,
01:45et il y a des pays qui reviennent en arrière, la Pologne notamment.
01:51Michel Rivasi, quelle est l'image qui vous en reste également ?
01:55J'étais très touchée par cet hommage au Parlement européen.
01:58Et je me dis, c'est la première femme présidente d'un Parlement.
02:01Bien sûr.
02:01Regardez en France, je suis présidente d'un Parlement.
02:04Et là, c'est la première présidente d'un Parlement.
02:07Donc déjà, première chose.
02:09Deuxième chose, effectivement, sur l'avortement pour les femmes,
02:13quel que soit leur parti politique, pour nous, c'est vraiment une avancée.
02:17Et puis, en même temps, quand j'ai vu tous les reportages sur elle,
02:22je me suis dit, quand même, il y a des censures.
02:24Parce que quand je voyais comment elle a été attaquée, par des propos antisémites,
02:29on ne voyait jamais la tête du député qui parlait avec des propos odieux.
02:34Comme si on voulait censurer la personne qui a osé dire des choses pareilles.
02:38Et vous voyez que c'est quand même incroyable dans le cas de la liberté.
02:42Elle a eu cette liberté, elle a été appuyée aussi politiquement par la gauche et la droite,
02:48même si la droite n'était pas très favorable à la légalisation de l'avortement.
02:53Eh bien, tous ces gens qui l'ont insultée, on ne sait toujours pas leur nom et leur pédigré.
02:57C'est eux qui devraient être attaqués aujourd'hui.
03:01Marie-Céline Vergia, même chose.
03:03Sachant, on vient de le dire aussi, qu'elle a été la première présidente du Parlement européen.
03:07Pour moi, Simone Veil, c'est un symbole.
03:10Mais c'est un symbole d'une époque.
03:13C'est un symbole d'une progression.
03:15Parce que Simone Veil a été la ministre de la Santé à un instant T.
03:20Elle a été celle par qui Valérie Giscard d'Essna a fait mettre en œuvre une de ses principales promesses
03:26électorales.
03:27Mais c'est aussi le bout d'un mouvement.
03:30Simone Veil, toute seule, excusez-moi de le dire, elle n'a rien inventé.
03:35C'est le mouvement féministe qui était derrière elle.
03:37C'est le procès de Bobigny, c'est toutes les féministes qui s'étaient modificées.
03:41C'est l'appel des 343 salopes.
03:43Donc c'est tout ce mouvement-là des années 70,
03:46avec toute la législation qui a évolué, particulièrement en France.
03:49Parce qu'on était particulièrement en retard.
03:53Le droit à la contraception, qui est un élément fondamental, la loi Neuwirth.
03:58Mais aussi la possibilité d'avoir un carnet de chèques,
04:00la proposité de travailler sans avoir demandé l'autorisation à son mari.
04:05Et puis aussi, c'est une femme qui est le symbole des victimes de la Shoah.
04:13Ça a été rappelé ce matin.
04:14Et moi, dans les petites phrases qu'on nous a rappelées ce matin,
04:16il y en a une qui m'a parlé.
04:19C'est qu'elle explique à un moment donné que, en la matière,
04:25ça commence par des petites agressions, des petites régressions.
04:29Et moi, je suis frappée par ça aujourd'hui.
04:31Quand on voit sur un certain nombre de droits,
04:34comment on traite un certain nombre de gens,
04:37tout ce qu'on dit autour des migrants, mais qui sont des symboles,
04:40tout ce qu'on dit autour des musulmans,
04:41cette phrase-là m'a particulièrement frappée parce qu'elle a été,
04:45à un moment donné, une femme courageuse, une femme qui a pu su dire les femmes.
04:51Et puis peut-être, dernière chose pour moi, c'est un symbole de femme politique,
04:56de vraie femme politique.
04:58C'était une femme debout, c'était une des premières femmes
05:02qu'on a vu apparaître, se battre pour ses droits,
05:06parce que, comme le disait Christine Revaud-Dallon,
05:08elle était devant un hémicycle qui était particulièrement masculin.
05:11Je crois qu'il y avait 98% d'hommes dans cet hémicycle,
05:14c'est-à-dire qu'il devait y avoir une femme,
05:16si je fais comptable, à très bien.
05:18Donc, elle a été une femme résistante.
05:20Femme, en même temps, image universelle,
05:21parce que, finalement, il n'y a pas tellement de grandes héroïnes françaises
05:24du XXe siècle.
05:25Si on la prend, elle en est une.
05:27C'est-à-dire qu'elle a un côté femme et universel,
05:29en même temps, dans ce qu'elle a fait.
05:30Sur ses combats, oui.
05:31Sur ses combats importants.
05:34Alors, remise en cause du droit des femmes,
05:35vous en parliez, Christine Ovalanol.
05:37Pas du droit, des droits.
05:39Oui, c'est ce que j'ai dit, mais j'ai écrit les droits, d'ailleurs.
05:41C'est pas ce que je m'en ai touché au moment de dire.
05:44Mais si on pouvait en avoir plus hier,
05:46c'est bien des droits dont il est question.
05:48Des droits des femmes.
05:48Des droits des femmes.
05:50C'est là-dessus que ça fourchait.
05:51Alors, parlons-en.
05:52Qu'est-ce qui vous semble, aujourd'hui,
05:54on parlera ensuite de la situation réelle et concrète,
05:58d'un certain nombre de choses,
05:58qui concernent le quotidien aussi de la vie des femmes,
06:01qui changent.
06:03On a plein d'informations là-dessus qui sont maintenant très claires.
06:06Mais en ce qui concerne les droits,
06:07qu'est-ce qui vous semble, aujourd'hui,
06:08vous avez cité le cas de la Pologne,
06:10avec, bien sûr, la remise en cause du droit à l'avortement.
06:12Et de la pilule du lendemain.
06:13Voilà.
06:14Qu'est-ce qui vous semble grave, aujourd'hui ?
06:15Faisons un peu le panorama de ces droits.
06:17Oui, mais il y en a tellement.
06:19Alors, déjà, sur les protections, là,
06:22en ce moment, notre actualité au Parlement européen,
06:24c'est la signature par l'Union européenne
06:25de la Convention d'Istanbul sur les violences faites aux femmes.
06:28Voilà.
06:29On a le Conseil qui a mis un texte sur la table.
06:34On est assez déçus,
06:35parce qu'ils ont retiré un certain nombre de compétences européennes
06:39en voulant toujours lester les États la capacité de choisir.
06:43Ça veut dire qu'on le sait très bien,
06:45dans un certain nombre d'États,
06:47il n'y aura toujours pas l'égalité des droits,
06:49que l'on soit en Hongrie ou qu'on soit en France, par exemple.
06:54Donc ça, c'est un des points.
06:55Il y a la question de l'égalité salariale,
06:57sur lesquelles on n'est toujours pas arrivé au bout du bout.
07:02Il y a toujours une inégalité.
07:03Sur l'égalité pour la perception des pensions et des retraites,
07:07ça, c'était un texte qu'on avait voté à la dernière session à Strasbourg,
07:12et sur lesquels la droite, c'est encore une fois,
07:16n'a pas encore voulu aller jusqu'au bout de l'affaire
07:19et mettre l'égalité réelle.
07:20On a beaucoup de sujets sur lesquels les droits des femmes
07:23ne sont pas au même niveau que celui des hommes,
07:26et déjà la protection,
07:27parce que la question des violences qui sont faites aux femmes
07:30dans le cadre conjugal domestique
07:34est très, très importante en Europe.
07:39Revenons peut-être, Michel Rivasi,
07:41précisément sur cette question des droits.
07:43Vous estimez, vous aussi, qu'à l'heure actuelle,
07:46ces droits sont en train de stagner quand même ?
07:48Oui, stagner, mais même en regression.
07:50Regardez le traité de Rome,
07:52il était écrit l'égalité des droits entre les hommes et les femmes.
07:56Or, 60 ans plus tard,
07:58on voit peut-être que la crise économique est passée par là,
08:00mais pourquoi c'est les femmes toujours qui en font les frais ?
08:03Que ça soit sur l'emploi, comme ça a été dit,
08:07on dit l'emploi des femmes, ça reprend à peu près 64%,
08:10et bien les hommes, c'est 76%.
08:12Quand on regarde les retraites,
08:13il y a une différence au niveau des retraites
08:15qui est incroyable entre les hommes et les femmes.
08:17Quand on est sur le salaire,
08:19il y a 17% de différence de salaire entre un homme et une femme
08:22à qualification égale.
08:24C'est pour ça que les femmes, au mois de novembre,
08:26elles se sont arrêtées le 3 novembre en disant
08:28« Eh bien, on travaille plus qu'à la fin de l'année,
08:30puisque de toute façon, on n'est pas payé. »
08:33Comment se fait-il qu'il n'y ait pas plus de plaintes ?
08:36Moi, j'ai rencontré des avocates qui me disent
08:37« Pourquoi les femmes ne portent pas plainte
08:41par rapport à ces inégalités notoires au niveau des entreprises ? »
08:45Quand on regarde qui est président au niveau des entreprises,
08:48il y a une minorité, c'est quelques pourcents.
08:51Et ça, c'est qu'on n'arrive pas à passer ce plafond de verre,
08:55parce qu'il y a un pouvoir des hommes qui ne veut pas partager.
09:01On le voit même au niveau européen sur le congé de maternité.
09:04Le Parlement a été en avance là-dessus,
09:06mais qui bloque ? C'est les États membres.
09:08Donc vous voyez que c'est un combat de tous les jours.
09:11Le féminisme, ce n'est pas ce qui s'est passé avant,
09:14avec les mouvements qui ont permis justement à Simone Weil
09:17d'aller contre son parti pour accéder à la légalisation de l'IVG.
09:23Ici même, on le voit, quand on a voulu voter la loi
09:27sur l'égalité au niveau des retraites,
09:29qui a bloqué ? C'est le parti, l'ancien parti de Simone Weil,
09:33c'est le PPE, le parti des conservateurs,
09:35qui ne veut pas jouer là-dessus, qui ne veut pas cette égalité.
09:38Donc c'est un combat de tous les jours.
09:40Je dis, il faut une énergie renouvelable terrible pour que...
09:43Et puis il faut que les femmes prennent le pouvoir.
09:46On ne va jamais nous laisser le pouvoir.
09:48C'est historique.
09:49Et donc il faut qu'on le prenne.
09:51Il faut qu'il y ait un lobby féminin beaucoup plus fort.
09:53Vous voyez, il faudrait que...
09:55Moi, je me souviens, quand j'étais à l'Assemblée nationale,
09:57Yvette Roudy, qui a été la première secrétaire d'État des droits...
10:02ministre des femmes, grâce à Mitterrand d'ailleurs.
10:05Mitterrand voulait que ça soit une femme qui...
10:07Elle me dit, il n'y a pas assez de lobby féminin
10:10pour imposer à ce que ça soit des femmes présidentes de commission.
10:14C'est incroyable, présidente...
10:16M. Macron s'était engagé à ce que, à l'Assemblée nationale,
10:20ça soit une femme qui soit présidente de l'Assemblée nationale.
10:22Eh bien, c'est encore un homme.
10:24C'est incroyable, comme quoi, cette égalité,
10:27elle n'est toujours pas dans les neurones des hommes.
10:30Marie-Christine Vergia, là-dessus, sur cette question des droits,
10:34non seulement qui stagnent, mais comme on le dit,
10:36qui ont l'air quand même un peu de régresser.
10:39Moi, je dirais, ça dépend lesquels.
10:41Ça dépend s'il y a des choses qui bougent en espace et dans le temps.
10:44Comme je le disais tout à l'heure, il y a des choses quand même
10:45qui ont évolué par rapport aux années 70, quand même.
10:47Et on ne reviendra pas aux années 70.
10:49Les femmes n'ont plus besoin de l'autorisation de leur mari
10:51pour faire... Elles font ce qu'elles veulent
10:53et elles prennent les droits, quoi.
10:55Et...
10:56On parle de la France, là.
10:59De l'Europe.
11:00Par ailleurs, au niveau européen,
11:04ce qui était dans le traité de Rome,
11:06c'est l'égalité de traitement.
11:08Ce n'est pas l'égalité des droits,
11:10c'est l'égalité de traitement.
11:11Et il a fallu attendre les années 70
11:15pour qu'on ait une première directive
11:18sur la question de l'égalité des salaires.
11:20Et on sait où on en est aujourd'hui.
11:22C'est-à-dire qu'on a encore énormément d'efforts à faire.
11:25Et dans cette maison,
11:27comme partout ailleurs dans les institutions européennes,
11:29on regarde bien la lettre des traités.
11:32C'est ce que disait Christine.
11:33Ce que fait le Conseil,
11:34il enlève tout ce qui n'est pas directement
11:36de la compétence de l'Union européenne.
11:38Parce que les compétences de l'Union européenne
11:39sur ces questions-là sont extrêmement limitées.
11:42Donc l'Union européenne ne peut avancer
11:46que si tous les États membres sont d'accord
11:48pour avancer dans ce sens.
11:49Et on sait quels sont les écarts.
11:51On parlait de la Pologne,
11:53on pourrait parler de la Hongrie.
11:54Et de l'Espagne aussi.
11:55On pourrait parler de l'Espagne,
11:57on pourrait parler de Malte ou de l'Irlande
11:58dans lequel le droit à l'avortement
11:59n'est pas mieux qu'en Pologne.
12:01Donc il y a plein de combats.
12:04Donc il ne faut pas se faire d'illusions
12:05sur ce que peuvent faire
12:06les institutions européennes en la matière.
12:08Et moi, je crois qu'il y a de nouvelles formes
12:12de féminisme qui sont en train
12:13de se développer aujourd'hui
12:14et qui appellent à réagir.
12:17Et notamment chez les jeunes femmes,
12:19on revoit quelque chose
12:20qu'on n'avait plus ces dernières années.
12:22Mais qui nous réinterpelle, nous,
12:26avec nos habitudes de militer,
12:27nos façons de fonctionner.
12:29Et je trouve que c'est intéressant.
12:30Donc je suis à la fois pessimiste et optimiste.
12:33Le bémol que j'ai,
12:35et je constate ça depuis plusieurs années,
12:38c'est la question de l'image de la femme.
12:41Et je trouve qu'au tour de ce sujet,
12:43il n'y a plus de batailles qui sont menées
12:44alors qu'il y a 20 ans,
12:46on était hyper exigeantes sur ces questions-là.
12:50Alors ça, ça nous amène à parler d'autre chose,
12:54à parler effectivement de la situation réelle.
12:56Parce que là, on parle des droits.
12:58Bon, les droits, c'est relativement facilement lisible
13:00et analysable.
13:01Il y a aussi la vie quotidienne,
13:02il y a aussi la situation des femmes quotidiennement,
13:05que ce soit dans le milieu familial
13:07ou dans le milieu public.
13:09Là, effectivement, il a été question,
13:10par exemple, de cette question au Conseil de l'Europe,
13:12juste à côté ici, la semaine dernière.
13:15Alors on a un tas d'analyses qui montrent,
13:17d'études, d'enquêtes, d'analyses
13:19qui montrent que dans l'espace public,
13:21les femmes sont de plus en plus agressées,
13:24que le harcèlement sexuel, ça existe, etc.
13:27Il y a des chiffres alarmants, quoi.
13:30En France, il y a des femmes qui meurent, etc.
13:35Est-ce que c'est un constat que vous faites
13:38ou dont vous entendez parler,
13:40sachant qu'il y a, encore une fois,
13:41de multiples analyses et enquêtes, études
13:44qui l'attestent ?
13:45Et comment est-ce que vous interprétez
13:48ce mouvement qui n'est pas simplement
13:50un mouvement souterrain,
13:51qui est quelque chose de très visible
13:52et qui s'exprime totalement
13:54en termes de faits constatables, etc.
13:58Christine ?
14:00En fait, ce n'est pas forcément
14:01une augmentation du nombre.
14:04C'est déjà...
14:05On commence enfin à avoir des données,
14:10des données de ce qui se passe en France
14:12et un peu partout en Europe.
14:14Avant, c'était quelque chose de silencieux
14:17où on ne s'en préoccupait pas
14:19et où on ne donnait pas un nom,
14:22une criminalisation à ce qui était porté.
14:24Donc, la petite lueur d'espoir,
14:27c'est sur ça.
14:28C'est sur le fait qu'on donne des noms aux choses
14:31et qu'ensuite...
14:32On les décrit, on les analyse,
14:34on les quantifie.
14:34Et on peut engager des poursuites
14:36et agir.
14:37Donc là, il y a quand même ce point
14:40et c'est un point sur lequel
14:42on se bat au Parlement européen
14:43pour que ces données soient là,
14:45qu'elles puissent être partagées
14:47et harmonisées partout
14:48au sein de l'Union européenne,
14:50qu'on considère partout
14:51comme une attaque de violence domestique
14:54caractérisée partout
14:56au sein de l'Union européenne
14:57et ne plus entendre
14:58ce qu'on entend malheureusement
14:59beaucoup dans la Commission
15:00des libertés civiles,
15:01Marie-Christine et moi,
15:03sur certains hommes
15:04plutôt que des femmes
15:06de certains pays
15:06qui considèrent que
15:07ce qui est dans le domaine privé
15:10reste dans le domaine privé
15:12et on n'a pas à mettre
15:13notre nez dedans
15:14et on n'a pas à dire
15:15qu'il s'agit d'une violence
15:16qui est condamnable
15:17et qui est condamnable
15:18au niveau international.
15:20Donc là, il y a des choses
15:21qui progressent.
15:22C'est pour ça aussi
15:23que c'est beaucoup plus visible
15:25et que ça nous est
15:26totalement insupportable.
15:28On le décrit, bien sûr.
15:29Et il y a un travail à faire
15:31et des associations le font,
15:34certains conseils départementaux le font
15:36de suivi de ces femmes,
15:38d'accompagnement de ces femmes
15:39avec leurs enfants.
15:40Enfin, il y a un processus
15:42très très long de formation.
15:43La France avait bien mis en place
15:46avec la loi portée
15:48par Najat Vallaud-Belkacem
15:49et j'espère que ça va continuer
15:51parce que ces associations,
15:53ces services ont besoin
15:54de beaucoup de moyens financiers
15:56pour pouvoir apporter
15:57cette aide auprès des femmes.
15:59Michel Réglasie,
16:00ça veut dire qu'on ne constate pas
16:01qu'il y aurait un affaiblissement
16:03de la vigilance face à ces phénomènes-là.
16:06Ce n'est pas ce que vous diriez
16:07aujourd'hui ?
16:08Non, mais je suis assez d'accord
16:10avec ce que dit Christine.
16:11Je crois que d'abord,
16:11il faut nommer les choses
16:14et il faut qu'il y ait la justice derrière.
16:18Regardez sur les violences faites aux femmes.
16:21Quand ça a été montré, décrit,
16:27dénoncé, sanctionné,
16:29je trouve que ça fait pression.
16:32Sur les viols, regardez quand on a dit
16:35le viol est un crime,
16:36mais au début, ça choquait.
16:38Pour beaucoup d'hommes,
16:39le viol était un délit.
16:41Alors que quand on est passé
16:42au stade du crime,
16:43c'est la prison.
16:45Et ça, si vous voulez,
16:47d'un point de vue pédagogique,
16:48c'est très important.
16:49Maintenant, ce que vous disiez
16:50sur le harcèlement,
16:52avant, il y a énormément de femmes
16:54qui se faisaient harceler,
16:55mais c'est comme si c'était un fait.
16:58Alors que maintenant,
16:58on peut le dénoncer,
17:00c'est sanctionné juridiquement.
17:01Vous voyez qu'on est passé,
17:03il faut la description
17:04à la sanction
17:06et au fait que c'est reconnu juridiquement.
17:09Mais quand on voit maintenant
17:11dans certains quartiers,
17:13quand on voit dans certains bus,
17:15on le voyait des fois
17:16dans certains pays,
17:18que c'était une pratique.
17:19On voit tous ces films sur l'Inde,
17:20comme sur le Maghreb, etc.
17:22Mais maintenant,
17:24ça se dit aussi,
17:25ça arrive aussi en France.
17:27Mais peut-être qu'avant,
17:28ce n'était pas dit,
17:29alors que maintenant,
17:30c'est dénoncé.
17:30Il y a des femmes qui le dénoncent.
17:32Donc, je trouve que quand même,
17:34les choses évoluent
17:35et c'est très important
17:36parce que c'est une mobilisation citoyenne
17:39qui n'est pas que des femmes,
17:40qui est des hommes aussi
17:41qui s'insurgent contre ça
17:42et qui est une justice
17:44qui soit draconienne.
17:45S'il n'y a pas la justice
17:46pour sanctionner,
17:47eh bien, ça passe à l'as.
17:48Donc, il faut vraiment
17:50qu'il y ait une publicité,
17:52vous voyez,
17:52pour la protection des femmes
17:54et puis pour le reste,
17:55parce que ce n'est pas
17:55que la protection,
17:56c'est le respect de l'individu
17:58pour moi.
17:58C'est le respect de l'être,
18:00qu'il soit homme ou femme.
18:02Le gros souci,
18:02c'est que c'est souvent
18:03les femmes qui en font les frais.
18:04En même temps,
18:05beaucoup d'enquêtes,
18:06des analystes dont on parlait
18:07tout à l'heure,
18:08notent aussi la passivité,
18:09notamment face à des faits
18:11de harcèlement
18:12en milieu public,
18:13dans les transports en commun.
18:13Il n'y a qu'à l'acheter,
18:14c'est la passivité.
18:15On assiste à ce phénomène aussi
18:16un peu de passivité générale
18:17des gens.
18:18Qu'est-ce que vous en pensez,
18:19Marie-Christine Derger ?
18:19Je suis assez d'accord
18:20avec ce qui vient d'être dit
18:21par mes deux collègues.
18:23Je crois qu'il faut rappeler
18:24les chiffres pour montrer
18:25les réalités.
18:27Tous les trois jours,
18:28une femme meurt
18:29sous les coups de son conjoint
18:31en France
18:31et la France est dans
18:32la moyenne européenne,
18:34tristement dans la moyenne européenne
18:35en la matière.
18:36Donc, ce chiffre-là,
18:37il est symbolique.
18:38Ça veut dire que chaque année,
18:39il y a des dizaines de femmes
18:40qui se font assassiner
18:42par leur conjoint
18:43et que ça ne mobilise pas
18:45les foules, quand même.
18:46C'est banal, finalement.
18:48Vous avez un de vos confrères
18:50qui a fait une belle enquête
18:51en début de semaine
18:52sur ces questions-là.
18:54C'était assez intéressant
18:56de voir les raisons,
18:58de voir pourquoi les femmes
18:59continuent d'hésiter
19:00à porter plainte, quand même.
19:03Et le fait que, notamment,
19:05c'est quand une femme
19:06quitte son mari
19:07ou son conjoint,
19:08son compénieur,
19:09qu'il y a une violence extrême.
19:12Que la violence apparaît.
19:13Non, qu'elle n'apparaît pas.
19:14Elle apparaît pas.
19:15Elle se développe
19:15et elle passe à l'acte.
19:18Comme disent les psychanalystes.
19:19C'est tout un cycle.
19:20Donc, il y a des phénomènes.
19:22Moi, je ne crois pas
19:22que les choses régressent.
19:24Je crois vraiment
19:26qu'il y a besoin
19:28de motiver autrement,
19:31de faire prendre.
19:33C'est ici qu'on mène le combat
19:34et je pense que le Parlement européen,
19:37parce qu'il a une commission
19:38qui est en permanence
19:39chargée de ses questions,
19:40qui fait rapport tous les ans
19:41en pointant sur des accès,
19:43est une commission,
19:45est un endroit
19:46où il y a de la vigilance.
19:47Mais ce n'est pas vrai.
19:48Ce n'est pas vrai partout.
19:49Il n'y a plus de ministre
19:51qui est en charge
19:52des droits des femmes
19:52en France aujourd'hui.
19:54c'est un triste constat.
19:56Et entre la période
19:57où Yvette Roudy
19:58était effectivement
19:59ministre des droits des femmes
20:00et aujourd'hui,
20:02de ce point de vue,
20:02en termes symboliques,
20:04sur comment mettre en avant
20:07cette nécessité,
20:08il y a quelque chose
20:09qui ne va pas bien.
20:10Et je crois effectivement,
20:11si je peux me permettre,
20:13que la question des femmes
20:15est révélatrice
20:16de la situation de la société,
20:18comme toutes les questions
20:19d'égalité en général.
20:20Donc quand il y a
20:21des ruptures d'égalité,
20:23c'est que la société va mal.
20:25Et de ce point de vue,
20:26on n'est pas encore au top.
20:27Oui, moi je voulais juste
20:27rajouter une comparaison
20:29entre l'Assemblée nationale française
20:30et le Parlement européen.
20:32Le fait qu'il y ait quand même
20:33une culture un peu anglo-saxonne,
20:35le fait qu'on a des pays
20:37quand même un peu leaders,
20:38quand on voit la Suède,
20:39la Norvège,
20:41le Danemark, etc.,
20:43ça a apporté, je trouve,
20:45un apaisement, par exemple,
20:46dans les discussions
20:48qu'on peut avoir
20:48et le respect des gens.
20:51Ce qui se passe
20:51à l'Assemblée nationale française,
20:53c'est honteux.
20:54Quand on voit
20:55des interventions
20:56de députés
20:57vis-à-vis de tenues de femmes
20:59ou vis-à-vis
21:00de certaines réflexions
21:01qui sont faites sur les femmes,
21:02je trouve qu'en France,
21:03on ne sanctionne pas assez
21:05des propos déplacés.
21:07Et que ça aussi,
21:08je vous dis,
21:08ça va,
21:09il faut nommer les choses
21:10et après,
21:11il faut sanctionner les choses.
21:13Ici,
21:13il y a des paroles de trop,
21:14qu'elles soient racistes,
21:16qu'elles soient discriminatoires,
21:17etc.,
21:17il y a des sanctions
21:18qui sont prises.
21:19Et on devrait dire
21:21à certains députés français
21:22de venir ici
21:23pour voir
21:24dans quel climat
21:25se font les débats.
21:26Que l'on ne soit pas d'accord,
21:28mais c'est ça,
21:28la démocratie,
21:29mais il y a le respect
21:30de l'autre.
21:31Eh bien, moi,
21:32je trouve,
21:32ayant fait les deux,
21:33ici,
21:34il y a quand même
21:34un beaucoup plus grand respect
21:36à la fois de la femme
21:37et un respect
21:38de la différence.
21:40Et ça,
21:40je trouve que c'est très...
21:42Une question de proportion
21:43aussi, peut-être ?
21:44Oui,
21:44il y a beaucoup plus de femmes.
21:46Mais il y a aussi
21:47une culture
21:47qui est quand même
21:48beaucoup moins sanguine
21:50et un peu archaïque
21:51des fois des Français
21:52quand on voit
21:53comment ils se comportent
21:54dans une assemblée nationale.
21:56Christine Vodalone,
21:56vous parliez tout à l'heure
21:57de la Convention d'Istanbul.
21:58Est-ce que c'est bien
21:59qu'il y ait ces grandes,
22:01ces grands garde-fous,
22:02j'allais dire,
22:03mondiaux ?
22:04Est-ce que ça a une utilité ?
22:05Est-ce que c'est fondamental
22:06est-ce qu'il faut les défendre ?
22:07Est-ce qu'il faut les défendre plus ?
22:09Etc.
22:10C'est totalement indispensable.
22:12Et que l'Union européenne
22:14signe et ratifie
22:15la Convention d'Istanbul,
22:16c'est fondamental
22:17précisément
22:18parce qu'on le voit
22:19selon les pouvoirs en place.
22:21Et quand on voit
22:21le pouvoir d'Orban
22:23en Hongrie
22:25ou celui d'Upis
22:26en Pologne,
22:27on a absolument besoin
22:28de trouver
22:29une armature
22:30de protection des femmes
22:31à l'échelle
22:33de l'Union européenne
22:34où l'Europe
22:35pourrait agir
22:36et pouvoir protéger
22:38ces femmes
22:39dans ces pays
22:39qui n'ont pas
22:40les protections juridiques
22:42auxquelles elles devraient
22:43avoir droit.
22:44Et là,
22:44je voudrais aussi
22:45rendre hommage
22:45à ce que font.
22:47Parce qu'on parle beaucoup,
22:48on attaque beaucoup
22:49la Pologne et la Hongrie.
22:50Ce n'est pas
22:50les Polonais
22:51et les Hongrois.
22:52Et il y a eu le mouvement
22:53Black Protest en Pologne
22:55qui a été remarquable.
22:56Et Barbara Novaka,
22:57qui était la semaine dernière
22:58au Parlement européen
23:00à Bruxelles,
23:00est venue nous voir.
23:01et elle est en train
23:02d'engager
23:03d'autres mesures
23:04de citoyennes
23:05engagées
23:05pour se battre,
23:07pour le droit
23:07à la contraception,
23:08pour les droits
23:09des femmes.
23:09Donc il y a quand même
23:11cet espoir là aussi
23:12au niveau des citoyens.
23:13Mais elles ont besoin
23:14de protection.
23:15Et la Convention d'Istanbul
23:16peut la porter
23:17si l'Union européenne
23:18le signe et le ratifie
23:19et à un niveau
23:21correct,
23:22pas au niveau
23:23où pour l'instant
23:24le Conseil l'a porté.
23:25Marie-Cyne Vergéa,
23:26l'Europe c'est
23:27une bonne dimension
23:28comme on est un peu
23:28en train de le dire là
23:29pour aborder
23:30ces questions-là
23:31et mener ce combat-là.
23:33Ça devrait l'être.
23:33Mais oui.
23:34Ça devrait l'être
23:35parce que,
23:36comme je le disais
23:37tout à l'heure,
23:37l'Union européenne
23:38en tant que telle
23:39n'a pas toutes
23:40les compétences nécessaires
23:41en la matière.
23:42Donc elle ne peut agir
23:44que par convergence,
23:45par unanimité.
23:46Donc oui,
23:47les outils internationaux
23:48sont des outils
23:49comme les autres.
23:51l'Union européenne
23:54dans les conventions
23:55qu'elle devrait ratifier
23:56aurait dû ratifier
23:57la Convention européenne
23:57des droits de l'homme.
24:00Et au Conseil de l'Europe,
24:02vous y faisiez référence
24:03tout à l'heure,
24:04il y a beaucoup de travail
24:05qui sont faits
24:05sur ces questions-là.
24:06Donc c'est aussi un moyen
24:07d'avancer
24:08pour plus de respect du droit.
24:11Moi,
24:11je continue
24:12à considérer
24:14que tous ces combats-là
24:15portés au niveau international,
24:17au niveau européen,
24:18sont des combats majeurs.
24:20Parce que
24:21qu'est-ce que demandent
24:22les citoyens européens
24:23quand ils se disent européens
24:25quand on leur parle
24:26de projets européens ?
24:27C'est ces questions-là
24:28qui les intéressent.
24:29C'est comment on va
24:31vers plus de bien-être,
24:32plus d'égalité,
24:33plus de progrès social,
24:35plus de solidarité.
24:36La question économique,
24:37ça leur passe après.
24:39Sauf si c'est pour protéger
24:41leurs emplois,
24:41leurs salaires.
24:42Et malheureusement,
24:43on régresse de ce point de vue.
24:44Donc un combat multiforme,
24:45finalement,
24:46ce qu'on est un peu
24:46en train de dire
24:47autour de cette table
24:49et qui n'est pas terminée.
24:50Au contraire,
24:50qui est assez dynamique
24:53à l'heure actuelle.
24:54Vous diriez ça,
24:54Michèle Démazie ?
24:55Oui,
24:55et en même temps,
24:56je voulais rajouter,
24:57moi j'étais très surpris
24:58sur les projets européens.
24:59Vous savez,
24:59on parle beaucoup
25:00de France structurelle.
25:01Eh bien,
25:01il y a une clause
25:02sur l'égalité homme-femme.
25:04Et lorsque
25:05des chefs d'entreprise
25:06avaient vu cette clause,
25:07parce qu'elle doit être intégrée
25:09quand on demande
25:10des subventions européennes.
25:12Au tout début,
25:12ils étaient très surpris
25:13en disant
25:14« Mais qu'est-ce que ça fout là ? »
25:15Comment intégrer
25:16l'égalité homme-femme ?
25:17Tu vois,
25:17dans le projet européen
25:19qu'ils veulent porter
25:20et où ils vont obtenir
25:21des subventions.
25:22Vous voyez que
25:22quand l'Europe impose
25:24ces critères,
25:24ça fait réfléchir
25:25en disant
25:25« Mais c'est vrai
25:26dans mon entreprise,
25:27il y a combien de femmes,
25:28combien d'hommes,
25:29sur quel poste,
25:30etc. »
25:31Et donc,
25:32c'est pour ça
25:32que l'Europe,
25:32elle doit inciter.
25:34Vous voyez,
25:35par ces critères
25:36qui semblent anodins,
25:38ça fait énormément réfléchir.
25:40Regardez dans les mairies.
25:41Lorsqu'on a dit
25:42« Il faut faire un observatoire
25:45sur, par exemple,
25:46des collectivités
25:47pour savoir
25:47quelle est la répartition
25:48homme-femme. »
25:49Mais ça aussi,
25:50à partir du moment
25:50où on a nommé,
25:52où on regarde
25:54la proportion,
25:55on se dit
25:55« Ah, mais là,
25:56il y a un problème. »
25:57Et vous voyez,
25:58c'est tout ça
25:58qui fait que les choses
26:00progressent.
26:01Alors,
26:01à la fois,
26:02c'est des conventions,
26:03à la fois,
26:04c'est des directives,
26:05à la fois aussi,
26:06après,
26:06c'est des observatoires,
26:07vous voyez,
26:08pour mesurer,
26:08contrôler.
26:09Et puis,
26:10il faut une mobilisation
26:12citoyenne.
26:12S'il n'y a pas
26:13une mobilisation citoyenne,
26:14vous voyez,
26:14pour revendiquer
26:15cette égalité,
26:16à la fois de salaire,
26:17à la fois de traitement,
26:18à la fois d'emploi,
26:19à l'emploi de position sociale,
26:21eh bien,
26:21c'est toujours très long.
26:22Parce que ce n'est pas acquis.
26:24Il y a un rapport de force.
26:26La vie est un rapport de force.
26:27C'est le rapport de force
26:28entre les hommes
26:28et les femmes.
26:29Eh bien,
26:29il faut que les femmes,
26:30vous voyez,
26:32elles prennent le pouvoir
26:33parce qu'on ne va jamais
26:33leur donner.
26:34Donc,
26:34c'est vraiment
26:35une mobilisation très forte
26:36à avoir ensemble.
26:37Voilà,
26:39fleuré toutes ces questions,
26:40mais on y reviendra
26:42régulièrement,
26:42bien entendu.
26:43Merci à vous.
26:44Merci à vous
26:45qui nous avez suivis.
26:46Il y aura un autre débat
26:47à suivre sur le site
26:48de l'humanité.fr.
26:49On fera un petit peu
26:50un bilan de cette session
26:52parlementaire
26:52en revenant sur tous
26:53les grands thèmes,
26:53notamment ceux qui sont
26:54débattus au cours
26:54de cette session,
26:55mais ceux qui ont été
26:56débattus en cours d'année,
26:59la question des migrants,
27:00de l'évasion fiscale,
27:01de l'environnement,
27:01de la Grèce,
27:02du Brexit, etc.
27:03Merci à vous.
27:04Au revoir.
27:04Merci.
27:09Sous-titrage Société Radio-Canada
27:14Sous-titrage Société Radio-Canada
27:16Sous-titrage Société Radio-Canada

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