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  • il y a 21 heures
En attendant son procès qui se tiendra le 8 décembre à Paris, Loïc, le technicien de la compagnie Jolie Môme qui paye cher sa participation pacifique à l’occupation du siège du Medef à Paris en juin dernier, met en scène celui de la fameuse organisation patronale. Avec ses camarades et bon nombres de prestigieux invités, ils nous invitent donc le 16 octobre au Théâtre de l’Épée de Bois, à la Cartoucherie de Vincennes, de 14h à 22h, pour un « Cabaret d’Urgence » pour la séparation du Medef et de l’Etat et contre la répression des gens debout !

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Transcription
00:06Musique
00:15Nous sommes actuellement à la Belle Étoile, le QG de la compagnie Jolimome,
00:20où se prépare, je me suis lésée dire, dans l'urgence, le camarade d'urgence
00:24qui va se tenir au Théâtre de l'Épée de Bois, c'est-à-dire au Bois de Vincennes, ce
00:30week-end, dimanche 16.
00:33Et alors nous sommes avec Loïc de la compagnie Jolimome.
00:36Loïc qui, à l'insu de son plein gré, est un petit peu quand même à l'initiative de cet
00:42événement.
00:43Au départ, c'est la mobilisation des intermittents, c'est la mobilisation contre la loi travail
00:47qui est à l'origine de cet événement.
00:50On était en pleine négociation sur le régime chômage des intermittents.
00:54Ça fait des années que ça dure, qu'on est mobilisés.
00:56Et on avait trouvé un accord entre tous les salariés du secteur et tous les employeurs du secteur
01:02qui nous permettait d'améliorer enfin l'intermittence du spectacle, comme on dit.
01:06Eh bien, cet accord, tout le monde l'avait validé, sauf le MEDEF et la Confédération CFDT qui s'y
01:12opposaient.
01:12Donc nous sommes allés au siège du MEDEF.
01:15Un jour, ils avaient une réunion importante où il y avait le numéro 1, le numéro 3 du MEDEF qui
01:18était présent
01:19pour leur dire, mais laissez-nous faire nos métiers tranquillement, laissez-nous vivre de nos métiers,
01:24laissez-nous organiser notre indemnisation comme on l'entend.
01:28D'autant plus qu'eux qui disent tout le temps, c'est par branche que ça doit se négocier, etc.
01:32Là, on avait trouvé un accord de branche.
01:34Et en l'occurrence, c'est ce jour-là, c'est-à-dire le 7 juin dernier, que vous vous
01:38prenez un coup par le service d'ordre du MEDEF.
01:41Le directeur de la sécurité du MEDEF veut probablement transformer cet acte très politique, très pacifique,
01:49mais déterminé que nous menions, en fait divers.
01:53Donc il me met un coup et fonce ensuite porter plainte en prétendant que je lui aurais, moi, mis un
01:58coup.
01:59Donc je me retrouve, alors que je suis a priori plaignant, en garde à vue.
02:05Je passe 48 heures en garde à vue et je suis ensuite convoqué au tribunal.
02:09Ce qui, je comparerai le 8 décembre au tribunal pour cette soi-disant violence en réunion.
02:15Avec la compagnie Jolimome, notre réponse est...
02:18On a souhaité faire une réponse politique et artistique, bien sûr,
02:21puisque nous sommes une troupe de théâtre et donc c'était aussi un de nos outils.
02:25Donc on a invité énormément de personnes pour venir nous aider.
02:28Et nous, on s'est chargé de repolitiser la chose.
02:32On ne voulait pas que ça reste un fait divers, on ne voulait pas que ça reste un procès banal.
02:37On a monté des scènes et créé des chansons,
02:39créé des transitions entre les interventions de toutes ces personnes qui seront là dimanche
02:45pour que l'ensemble donne ce cabaret d'urgence que vous verrez dimanche.
02:50Alors ce cabaret d'urgence, vous avez une très très très belle affiche.
02:54Beaucoup de gens ont répondu présent.
02:56Il y aura des chanteurs et chanteuses, il y aura Agnès Bill, il y aura la Parisienne Libérée,
02:59il y aura d'autres troupes de théâtre, notamment Tamer Antongue, il y aura des personnalités politiques.
03:05J'ai entendu parler des Pinçons Charlot, de Michael Wamen, qui lui est un syndicaliste, lui aussi criminalisé.
03:13Enfin voilà, belle affiche.
03:14Qu'est-ce qui les a motivés, tous ces gens, pour venir ?
03:17Pour beaucoup, c'est des histoires d'amitié avec la compagnie Jolimome.
03:21Le fait de vouloir marquer une solidarité avec mon cas précis et la compagnie qui se retrouve attaquée.
03:30Et aussi, au-delà de ça, le fait que nous avons voulu élargir le thème en demandant la séparation du
03:38MEDEF et de l'État,
03:39et que nous avons élargi aussi en évoquant l'ensemble de la répression du mouvement social.
03:44Je crois que ce sont des thèmes qui trottent dans la tête de beaucoup de gens en ce moment,
03:47et qu'on était nombreux à vouloir les aborder, à vouloir les aborder publiquement,
03:51pour enfin dire que ce n'est pas possible, qu'on attaque le mouvement social de cette manière-là,
03:58à la fois de manière policière, à la fois de manière judiciaire, comme on l'a vu depuis des mois.
04:02Et on l'allonge !
04:03Voilà.
04:04Si je t'ai fait venir, c'est en tant que président.
04:07Présidente de la COP21.
04:09Non, président de la République.
04:10Alors justement, cette séparation du MEDEF et de l'État, en pleine pré-campagne électorale,
04:15qui a déjà commencé, c'est très important, parce que c'est ce qu'on a vu pendant tout le
04:19quinquennat.
04:21On voit effectivement que le MEDEF gouverne depuis quelques années.
04:26Il n'y a plus d'opposition de la part des gens qui se disaient de la social-démocratie face
04:32aux requêtes du MEDEF.
04:34On voit que le MEDEF a inspiré la loi travail.
04:37On voit qu'il a obtenu le CICE sans aucune compensation.
04:40On voit qu'ils obtiennent tout ce qu'ils demandent.
04:42Et on verra, durant le cabaret d'urgence, que ce n'est pas nouveau.
04:45Il y a un historique à tout ça.
04:47Donc, à un moment, oui, nous, on demande, on va devoir même imposer,
04:54que ce ne soit plus un pays gouverné par le MEDEF,
04:57mais un pays gouverné par la population, pour le bien-être de la population.
05:01Couragitude !
05:02Ah oui ! Couragitude !
05:04Dernière question, et la plus dure, si vous aviez trois arguments béton pour que tout le monde vienne dimanche.
05:11Alors, se regrouper très nombreux pour se sentir bien forts ensemble dans cette mobilisation
05:18qui a été importante au printemps et qui doit le redevenir dans les mois qui viennent.
05:23La deuxième, parce qu'il y a tellement d'intervenants artistiques, politiques,
05:27qui ont répondu présents, qu'on compte forcément sur tous les publics pour eux-mêmes répondre présents,
05:34et puis se partager les places.
05:36On prend en sorte que tout le monde puisse voir tout ou partie de cette grande journée.
05:41La troisième, parce qu'on va avoir besoin vraiment d'être nombreux et de se sentir forts dans les mois
05:46qui viennent,
05:46si on ne veut pas n'avoir comme seule alternative que des choix électoraux qui nous déplaisent.
05:52Donc il va bien falloir qu'on aille dans la rue, c'est là que ça va se passer.
05:56Merci Loïc.
05:57Il y a de l'effervescence dans la pièce d'un coquet.
06:00Depuis qu'un type est arrivé, cassant carrément l'ambiance.
06:04Il aurait temps.
06:05C'est déjà des indices concordants à propos de l'ombre présent.
06:09Octroyé au patronat.
06:11L'origine de ces cadeaux selon ces informations viendrait en grande proportion.
06:16De l'État et au plus haut.
06:19Un long de privatisation.
06:20De jolis paquets fiscaux.
06:22Oh, tout plein de grosses déductions.
06:25Moins de taxes et moins d'impôts.
06:28Vanishka, ne restons pas là.
06:30Mettons-nous à l'abri.
06:31Il va y avoir du dégâts.
06:32Car voici Serge Alibi.
06:35Il va y avoir du dégâts.
06:41Il va y avoir du dégâts.
06:45Donc il est un peu mieux réussi.

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