00:06Musique
00:15Nous sommes actuellement à la Belle Étoile, le QG de la compagnie Jolimome,
00:20où se prépare, je me suis lésée dire, dans l'urgence, le camarade d'urgence
00:24qui va se tenir au Théâtre de l'Épée de Bois, c'est-à-dire au Bois de Vincennes, ce
00:30week-end, dimanche 16.
00:33Et alors nous sommes avec Loïc de la compagnie Jolimome.
00:36Loïc qui, à l'insu de son plein gré, est un petit peu quand même à l'initiative de cet
00:42événement.
00:43Au départ, c'est la mobilisation des intermittents, c'est la mobilisation contre la loi travail
00:47qui est à l'origine de cet événement.
00:50On était en pleine négociation sur le régime chômage des intermittents.
00:54Ça fait des années que ça dure, qu'on est mobilisés.
00:56Et on avait trouvé un accord entre tous les salariés du secteur et tous les employeurs du secteur
01:02qui nous permettait d'améliorer enfin l'intermittence du spectacle, comme on dit.
01:06Eh bien, cet accord, tout le monde l'avait validé, sauf le MEDEF et la Confédération CFDT qui s'y
01:12opposaient.
01:12Donc nous sommes allés au siège du MEDEF.
01:15Un jour, ils avaient une réunion importante où il y avait le numéro 1, le numéro 3 du MEDEF qui
01:18était présent
01:19pour leur dire, mais laissez-nous faire nos métiers tranquillement, laissez-nous vivre de nos métiers,
01:24laissez-nous organiser notre indemnisation comme on l'entend.
01:28D'autant plus qu'eux qui disent tout le temps, c'est par branche que ça doit se négocier, etc.
01:32Là, on avait trouvé un accord de branche.
01:34Et en l'occurrence, c'est ce jour-là, c'est-à-dire le 7 juin dernier, que vous vous
01:38prenez un coup par le service d'ordre du MEDEF.
01:41Le directeur de la sécurité du MEDEF veut probablement transformer cet acte très politique, très pacifique,
01:49mais déterminé que nous menions, en fait divers.
01:53Donc il me met un coup et fonce ensuite porter plainte en prétendant que je lui aurais, moi, mis un
01:58coup.
01:59Donc je me retrouve, alors que je suis a priori plaignant, en garde à vue.
02:05Je passe 48 heures en garde à vue et je suis ensuite convoqué au tribunal.
02:09Ce qui, je comparerai le 8 décembre au tribunal pour cette soi-disant violence en réunion.
02:15Avec la compagnie Jolimome, notre réponse est...
02:18On a souhaité faire une réponse politique et artistique, bien sûr,
02:21puisque nous sommes une troupe de théâtre et donc c'était aussi un de nos outils.
02:25Donc on a invité énormément de personnes pour venir nous aider.
02:28Et nous, on s'est chargé de repolitiser la chose.
02:32On ne voulait pas que ça reste un fait divers, on ne voulait pas que ça reste un procès banal.
02:37On a monté des scènes et créé des chansons,
02:39créé des transitions entre les interventions de toutes ces personnes qui seront là dimanche
02:45pour que l'ensemble donne ce cabaret d'urgence que vous verrez dimanche.
02:50Alors ce cabaret d'urgence, vous avez une très très très belle affiche.
02:54Beaucoup de gens ont répondu présent.
02:56Il y aura des chanteurs et chanteuses, il y aura Agnès Bill, il y aura la Parisienne Libérée,
02:59il y aura d'autres troupes de théâtre, notamment Tamer Antongue, il y aura des personnalités politiques.
03:05J'ai entendu parler des Pinçons Charlot, de Michael Wamen, qui lui est un syndicaliste, lui aussi criminalisé.
03:13Enfin voilà, belle affiche.
03:14Qu'est-ce qui les a motivés, tous ces gens, pour venir ?
03:17Pour beaucoup, c'est des histoires d'amitié avec la compagnie Jolimome.
03:21Le fait de vouloir marquer une solidarité avec mon cas précis et la compagnie qui se retrouve attaquée.
03:30Et aussi, au-delà de ça, le fait que nous avons voulu élargir le thème en demandant la séparation du
03:38MEDEF et de l'État,
03:39et que nous avons élargi aussi en évoquant l'ensemble de la répression du mouvement social.
03:44Je crois que ce sont des thèmes qui trottent dans la tête de beaucoup de gens en ce moment,
03:47et qu'on était nombreux à vouloir les aborder, à vouloir les aborder publiquement,
03:51pour enfin dire que ce n'est pas possible, qu'on attaque le mouvement social de cette manière-là,
03:58à la fois de manière policière, à la fois de manière judiciaire, comme on l'a vu depuis des mois.
04:02Et on l'allonge !
04:03Voilà.
04:04Si je t'ai fait venir, c'est en tant que président.
04:07Présidente de la COP21.
04:09Non, président de la République.
04:10Alors justement, cette séparation du MEDEF et de l'État, en pleine pré-campagne électorale,
04:15qui a déjà commencé, c'est très important, parce que c'est ce qu'on a vu pendant tout le
04:19quinquennat.
04:21On voit effectivement que le MEDEF gouverne depuis quelques années.
04:26Il n'y a plus d'opposition de la part des gens qui se disaient de la social-démocratie face
04:32aux requêtes du MEDEF.
04:34On voit que le MEDEF a inspiré la loi travail.
04:37On voit qu'il a obtenu le CICE sans aucune compensation.
04:40On voit qu'ils obtiennent tout ce qu'ils demandent.
04:42Et on verra, durant le cabaret d'urgence, que ce n'est pas nouveau.
04:45Il y a un historique à tout ça.
04:47Donc, à un moment, oui, nous, on demande, on va devoir même imposer,
04:54que ce ne soit plus un pays gouverné par le MEDEF,
04:57mais un pays gouverné par la population, pour le bien-être de la population.
05:01Couragitude !
05:02Ah oui ! Couragitude !
05:04Dernière question, et la plus dure, si vous aviez trois arguments béton pour que tout le monde vienne dimanche.
05:11Alors, se regrouper très nombreux pour se sentir bien forts ensemble dans cette mobilisation
05:18qui a été importante au printemps et qui doit le redevenir dans les mois qui viennent.
05:23La deuxième, parce qu'il y a tellement d'intervenants artistiques, politiques,
05:27qui ont répondu présents, qu'on compte forcément sur tous les publics pour eux-mêmes répondre présents,
05:34et puis se partager les places.
05:36On prend en sorte que tout le monde puisse voir tout ou partie de cette grande journée.
05:41La troisième, parce qu'on va avoir besoin vraiment d'être nombreux et de se sentir forts dans les mois
05:46qui viennent,
05:46si on ne veut pas n'avoir comme seule alternative que des choix électoraux qui nous déplaisent.
05:52Donc il va bien falloir qu'on aille dans la rue, c'est là que ça va se passer.
05:56Merci Loïc.
05:57Il y a de l'effervescence dans la pièce d'un coquet.
06:00Depuis qu'un type est arrivé, cassant carrément l'ambiance.
06:04Il aurait temps.
06:05C'est déjà des indices concordants à propos de l'ombre présent.
06:09Octroyé au patronat.
06:11L'origine de ces cadeaux selon ces informations viendrait en grande proportion.
06:16De l'État et au plus haut.
06:19Un long de privatisation.
06:20De jolis paquets fiscaux.
06:22Oh, tout plein de grosses déductions.
06:25Moins de taxes et moins d'impôts.
06:28Vanishka, ne restons pas là.
06:30Mettons-nous à l'abri.
06:31Il va y avoir du dégâts.
06:32Car voici Serge Alibi.
06:35Il va y avoir du dégâts.
06:41Il va y avoir du dégâts.
06:45Donc il est un peu mieux réussi.