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Discours intégral du secrétaire général de la CGT. Bordeaux. Jeudi 3 septembre 2015. Captation vidéo Laurence Mauriaucourt.
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00:00Parole à Philippe Martinez, secrétaire général de la Sécurité.
00:21Bonjour, bonjour à toutes et à tous, chers camarades.
00:25En cette rentrée 2015, on parle beaucoup de la CGT dans les médias.
00:31Même si Corinne l'a raté, on ne l'invite pas beaucoup la CGT.
00:35Et il faut reconnaître que ce n'est pas toujours comme on le souhaiterait.
00:40Mais est-ce une surprise ? Ce n'est pas nouveau.
00:44Nous ne sommes pas tombés dans ce piège.
00:47Nous avons tout de suite remis les pourdures à l'heure.
00:49La rentrée de la CGT, son contenu, ses objectifs, ses têtes qui en décident, ses militants, ses syndiqués et personne
01:00d'autre.
01:07On nous reproche, par ailleurs, de placer cette rentrée sous le signe de l'action,
01:13avec deux journées d'initiatives et de grèves déjà programmées dans les prochains jours.
01:19Je vais vous faire remarquer, et vous l'avez noté, que quand c'est la FNSEA qui fait des journées
01:26d'action,
01:27avec un président qui est loin d'être un petit agriculteur, mais plutôt un ami intime de Gattaz,
01:34là, c'est normal.
01:37Nous ne sommes pas différents à la situation que vit l'agriculture,
01:41mais nous sommes aux côtés des milliers de salariés agricoles
01:46qui travaillent beaucoup et qui gagnent peu,
01:49qui vivent dans des conditions de l'agriculture.
01:58On a pu lire, ça et là, à la CGT, ça ne change pas,
02:04ils ne sont pas assez réformistes,
02:06ils ne comprennent rien à un monde qui bouge,
02:09il faut savoir s'adapter aux réalités.
02:14Eh bien, eux prennent leur rêve pour des réalités.
02:18L'esprit d'indignation, de résistance, de combativité, de lutte,
02:24est inscrit dans nos gènes.
02:27Nous sommes fiers de cet état d'esprit,
02:30en déplaise aux tenants du capital ou ceux qui le représentent.
02:35Tant pis pour eux, nous ne sommes pas là pour leur faire plaisir,
02:38notre raison d'être, c'est la défense des intérêts des salariés,
02:43quel que soit leur statut social, des retraités, des précaires et des privés d'emploi.
02:50Ça fait 120 ans que ça dure,
02:52et nous avons l'ambition que cela dure au moins autant.
03:02Nous ne pouvons nous résoudre à nous résigner à accepter la situation que vivent des millions de personnes
03:10dans notre pays ou à l'échelle de la planète.
03:14La situation tant nationale qu'internationale que nous connaissons depuis trop longtemps
03:20et qui s'est encore dégradée durant l'été ne fait que nous conforter.
03:25Le drame que vivent des milliers de migrants est insupportable et indigne d'une société moderne.
03:32En 2014, déjà, c'est plus de 3500 personnes,
03:37femmes, hommes, enfants, qui sont morts noyés dans la Méditerranée.
03:43Depuis le début de l'année, cette situation s'est aggravée.
03:48Elle nécessite de manière urgente
03:52une action coordonnée des États de l'Union européenne
03:56qui a une responsabilité énorme dans ce problème.
04:01Responsabilité suite aux différentes interventions militaires pilotées par les États-Unis.
04:06Je pense à l'Irak, à la Libye et bien d'autres,
04:10laissant ces pays dans le chaos.
04:13Oui, nous pouvons le réaffirmer haut et fort.
04:16La guerre n'a jamais été la solution.
04:19Nous sommes résolument pacifistes.
04:29La responsabilité également de l'Union européenne
04:33de ne pas avoir soutenu avec détermination
04:36les printemps arabes et les mouvements démocratiques naissants.
04:41Dans ce cas-là aussi,
04:43la démocratie a fait peur au monde des affaires et de la finance.
04:48A l'inverse de cette indispensable réponse collective,
04:53on assiste à des replis nationalistes.
04:55Chaque gouvernement se renvoyant tour à tour
04:58la responsabilité de la situation.
05:02Ici, on part que les migrants dans les camps de fortune.
05:07Là-bas, on construit un mur.
05:10Ailleurs, on matraque ou on tire.
05:14Partons, on fait le jeu des partis d'extrême droite
05:17plus ou moins fascisants,
05:20comme c'est le cas chez nous avec le Front National.
05:22Ces partis reprennent cette petite musique raciste
05:27et xénophobe qui consiste à désigner l'étranger,
05:32les migrés responsables de tous nos problèmes.
05:35Faut-il rappeler que même si ce flux migratoire
05:39est plus important qu'ordinaire,
05:41il ne représente que 0,1% de la population européenne,
05:48c'est-à-dire rien du tout ?
05:51Faut-il encore rappeler que le dernier rapport de l'OCDE
05:55démontre une nouvelle fois que l'immigration
05:59est belle et bien une chance
06:00qu'elle rapporte bien plus qu'elle ne coûte.
06:05Il aura fallu cette nouvelle tragédie en Autriche.
06:08Hier, l'image effroyable
06:11d'un enfant de 3 ans échoué mort sur une plage
06:15pour que quelques réactions gouvernementales
06:19se fassent entendre.
06:21La CGT doit s'exprimer plus fort sur le sujet,
06:26tant au niveau confédéral que dans les entreprises.
06:30C'est vrai également en ce qui concerne
06:33les travailleurs détachés.
06:34Voilà l'immigration qui ne gêne pas les patrons,
06:37ni les gouvernements, ni la Commission européenne.
06:42Évidemment, ils en tirent profit.
06:45Or, ce sont des questions majeures pour nous.
06:48Même si c'est difficile,
06:50ne soyons pas frileux dans notre combat
06:53contre le racisme et les idées xénophobes,
06:57contre les divisions entre salariés,
06:59contre le Front National.
07:03C'est pourquoi nous nous félicitons
07:05que durant cette même période,
07:07les luttes engagées aux côtés
07:09des travailleurs sans papier
07:10se soient poursuivies.
07:12Et nous avons connu de nouveaux succès,
07:15comme dans les Yvelines,
07:17cet été où les salariés intérimaires
07:19de chez Manpower
07:19ont obtenu un engagement de l'entreprise
07:23pour avoir les papiers nécessaires
07:25à leur régularisation,
07:27ce qui s'est traduit,
07:28il ne faut pas négliger,
07:30par 400 adhésions à la CGT.
07:34Imaginez si les États européens,
07:37les institutions européennes ou internationales
07:40dépensaient autant d'énergie et d'argent
07:44pour s'occuper du drame des migrants
07:47qu'ils en ont usé pour peser
07:50sur les décisions démocratiques du peuple grec.
07:54La Grèce,
07:56parlons-en justement.
07:58La situation de ce pays,
08:00de ses habitants,
08:02est l'affaire de tous les citoyens européens.
08:05Les institutions financières,
08:07l'FMI et la BCE en tête,
08:09la Commission européenne,
08:11ainsi que tous les gouvernements
08:13ont décidé de faire de ce pays un exemple,
08:16c'est-à-dire
08:17imposer une cure d'austérité
08:20à un peuple
08:21au nom d'intérêts financiers
08:23toujours plus gourmands.
08:25Parmi les mesures les plus drastiques,
08:27une hausse de la TVA,
08:29y compris pour les produits de première nécessité
08:32comme l'eau, l'énergie ou l'alimentation,
08:34une hausse de cotisations sociales,
08:37une réforme des retraites
08:39avec le record de l'âge de départ à 67 ans
08:42et j'en passe.
08:44Nous devons continuer
08:45à fournir des explications économiques
08:48autour des problématiques de la dette,
08:50y compris en faisant lien
08:51avec ce que nous vivons chez nous,
08:54dans les collectivités territoriales,
08:57dans les hôpitaux,
08:58où le remboursement de la dette
09:00justifie également
09:01les suppressions d'emplois,
09:03le manque d'investissement,
09:05les restructurations
09:06ou les fermetures de sites.
09:07Les objectifs budgétaires
09:10imposés à Athènes
09:11sont extrêmement exigeants,
09:13voire impossibles à atteindre.
09:15Plusieurs économistes de renom
09:17en conviennent.
09:19Je vous renvoie
09:20à l'interview de Joseph Stiglitz,
09:24proche de la CGT,
09:26prix Nobel
09:26d'économie et américain,
09:29qui développent
09:32exactement
09:32les mêmes arguments
09:34que nous.
09:35Ne soyons pas dupes
09:37au-delà de la question
09:39de la dette,
09:41c'est bien la question
09:42de la démocratie
09:42qui est en jeu.
09:43Les marchés financiers,
09:46les dirigeants libéraux
09:47ou sociodémocrates
09:49tentent de démontrer
09:50aux peuples européens
09:51que quoi qu'ils fassent,
09:53quoi qu'ils disent,
09:55quoi qu'ils votent,
09:56ce ne sont pas eux
09:57qui décident.
09:58Mais la finance
09:59seule.
10:00Ce déni de démocratie,
10:02il faut le dénoncer
10:04car nous le vivons aussi
10:05en France.
10:06Tant au niveau
10:07de ceux qui gouvernent
10:08que ceux qui gèrent
10:10les entreprises.
10:11Cette question
10:12est donc essentielle.
10:14Notre soutien
10:15au peuple grec,
10:17nos critiques
10:18vis-à-vis
10:18des institutions européennes
10:20nous valent
10:21là aussi
10:22beaucoup de railleries
10:23voire d'insultes.
10:24Qu'importe,
10:26nous sommes dans le vrai.
10:27Notre fierté,
10:28c'est l'hommage
10:30bien d'un volontaire
10:31que nous a rendu
10:32Nathalie Kosciusko-Morizet,
10:35MKM,
10:36comme on dit,
10:37fin juin à la radio,
10:38je la cite,
10:39il ne faudrait pas
10:40que la presse
10:42devienne
10:43la CGT
10:43de l'Europe.
10:44Merci du compliment,
10:46madame.
10:48Une autre Europe
10:49est possible,
10:50une Europe faite
10:51de solidarité
10:52et de progrès social.
10:54Le syndicalisme européen
10:55a une grande responsabilité
10:57face à cette situation.
10:59C'est le sens
11:00de notre engagement
11:02et de notre action
11:03dans la Confédération
11:05européenne des syndicats.
11:06Le congrès de la CES
11:08qui se tiendra à Paris
11:09à la fin du mois de septembre
11:10doit réaffirmer
11:12des objectifs précis.
11:14Un syndicalisme
11:15moins institutionnel
11:17et plus près des salariés.
11:19Un syndicalisme
11:20où la négociation
11:22se conjugue
11:23avec action.
11:24Un syndicalisme
11:26qui soutient
11:26la démocratie
11:28et le respect
11:29des exigences
11:30des peuples.
11:31Enfin,
11:33un syndicalisme
11:34indépendant
11:35des États
11:35et du politique.
11:37Voyez,
11:38il y a
11:39quelques similitudes
11:40avec des choses
11:41qu'on dit chez nous.
11:42Nous ne sommes pas
11:43les seuls
11:44à porter ces exigences.
11:46Saluons la position
11:48de la Confédération
11:49allemande,
11:50le DGB,
11:51autour de la question grecque.
11:53Tout comme le courrier
11:54adressé aux gouvernements
11:55européens
11:56par plusieurs premiers
11:57dirigeants
11:58confédéraux
11:59exigeant
12:00le respect
12:01du vote
12:02des citoyens
12:02en Grèce
12:03le 10 juillet dernier.
12:05Sans vouloir
12:06développer
12:07mon propos,
12:08je pense également
12:09bien sûr
12:10à la situation
12:11en Turquie
12:12et à la répression
12:13du peuple kurde
12:14et toujours
12:16les massacres
12:17dans les territoires
12:18occupés.
12:19Si les autorités
12:20israéliennes
12:21ont dû se résoudre
12:22à réagir
12:23après l'incendie
12:24criminelle
12:24du 31 juillet dernier,
12:26l'occupation
12:27des terres
12:28palestiniennes
12:28par des colons
12:30au mépris
12:30du droit international
12:31ne peut rester
12:33sans réaction
12:34et décision
12:35des institutions
12:36notamment européennes
12:38et françaises.
12:39C'est pourquoi
12:46la CGT
12:48demande
12:48l'interdiction
12:49de l'importation
12:51des produits
12:51des colonies
12:52et d'imposer
12:53des règles claires
12:54aux entreprises
12:56françaises
12:57comme nous le faisons
12:58actuellement
12:59vis-à-vis
12:59d'Orange.
13:04En France,
13:05le gouvernement
13:07français
13:08poursuit à marge
13:09forcée
13:09sa politique
13:10de régression sociale.
13:12La réforme
13:13territoriale
13:14imposée aux français
13:15constitue
13:16clairement
13:16une étape
13:18supplémentaire
13:18en faveur
13:19de l'austérité.
13:21Merci
13:22de le siffler.
13:23Le gouvernement
13:25organise
13:25la mise en concurrence
13:26des territoires
13:27et l'inégalité
13:28des citoyens.
13:30En effet,
13:31le but
13:32de cette réforme
13:32territoriale
13:33décidée
13:34à la va vite
13:35et une fois encore
13:36sans consultation
13:38préalable
13:39n'est en aucun cas
13:41d'améliorer
13:43les services publics
13:44pour répondre
13:44aux besoins
13:45des populations.
13:46Ce n'est pas non plus
13:47le fruit
13:48d'une réflexion
13:48aboutie
13:49sur un aménagement
13:51durable
13:51du territoire.
13:52L'objectif
13:53affiché
13:54de cette réforme
13:54est de financer
13:55encore
13:56les cadeaux
13:57au patronat
13:58en concentrant
13:59les pouvoirs,
14:00en répuisant
14:01honteusement
14:02le montant
14:02des dotations
14:03de solidarité
14:04aux collectivités
14:05locales
14:06et en aggravant
14:07par là même
14:08les méfaits
14:09des politiques
14:10d'austérité.
14:11Que dire
14:12de l'adoption
14:13des lois
14:13Repsamen
14:14et Macron
14:15durant l'été ?
14:17Merci
14:18de les citer aussi.
14:20À part
14:21que ce sont
14:22des preuves
14:22supplémentaires
14:23que le gouvernement
14:25n'a de cesse
14:26de s'acharmer
14:27sur les droits
14:28des salariés.
14:29La démocratie
14:30parlementaire
14:31est bafouée.
14:33Là aussi
14:33puisque la loi
14:34du petit protégé
14:35d'Élisée
14:36a été adoptée
14:37à deux reprises
14:38grâce à l'utilisation
14:40du 49-3
14:41c'est-à-dire
14:42sans vote
14:52c'est-à-dire
14:54sans vote
14:55c'est-à-dire
14:55en bafouant
14:56à nouveau
14:56la démocratie.
14:58Ces lois
14:58nous les avons
15:00combattues.
15:01Notre position
15:02ne souffre
15:03d'aucune ambiguïté.
15:05La loi Macron
15:06c'est moins de droits
15:07pour les salariés,
15:09c'est imposer
15:10le travail du dimanche
15:11et le travail
15:12de nuit aux salariés
15:13sans aucune contrepartie
15:15ne serait-ce
15:16que financière
15:17contrairement
15:18à ce qui est dit.
15:19C'est la remise en cause
15:20du Conseil des Prud'hommes
15:21avec la volonté
15:22claire
15:23de casser
15:23toute possibilité
15:25de recours aux salariés
15:26c'est la réduction
15:28des prévogatives
15:29et des missions
15:30des inspecteurs du travail
15:31pour simplifier encore
15:33les licenciements.
15:35C'est aussi
15:36il faut le dire
15:37une vision
15:38d'écologie
15:39qui consiste
15:40à remplacer
15:41les trains
15:42par les cars
15:42en actant
15:44dans le même temps
15:45la privatisation
15:46des transports
15:47à la veille
15:48de la COP 21
15:49à Paris.
15:50Je dois dire
15:51que ça laisse du bitatif.
15:59D'ailleurs
16:01on n'arrête pas
16:02on n'arrête plus
16:03le train libéral
16:04Macron
16:04il a enthousiasmé
16:06un parterre de patrons
16:08aux universités
16:12d'été
16:12du MEDEF
16:13en qualifiant
16:14d'erreur historique
16:16la réduction
16:17du temps de travail
16:18et les 35 heures.
16:20Il prétend
16:21connaître l'entreprise
16:23évidemment
16:24il connaît
16:25l'entreprise
16:26des patrons
16:26oui
16:27mais pas celle
16:28où travaillent
16:30des millions
16:31de salariés.
16:33Pour des raisons
16:34politiciennes
16:34et la tenue
16:35d'autres universités
16:37à la Rochelle
16:37celle-là
16:39bonjour les charottes
16:40maritimes
16:44Valls
16:44s'est fendu
16:45d'une déclaration
16:47pour corriger
16:47les propos
16:48de son ministre
16:49pourtant
16:50c'est le même
16:51Valls
16:51qui réaffirmait
16:52fin août
16:53dans le journal
16:53les échos
16:54je le cite
16:55nous devons
16:56poursuivre
16:56les réformes
16:57engagées
16:58et on sait
16:59ce que le mot
17:01réforme
17:01veut dire
17:02quand c'est lui
17:02qui le dit
17:03c'est ce qui nous fait dire
17:06que ce n'est pas le nom
17:07ce n'est pas le nom
17:08des ministres
17:09qui compte
17:10mais bien
17:11la politique
17:12qu'il
17:13et elle
17:14mène
17:14et dans le cas
17:15de la France
17:16elle n'est pas bonne
17:17cette politique
17:19le bilan
17:21le bilan
17:22du gouvernement
17:23est lourd
17:23et la réalité
17:25incontestable
17:26le nombre de privés
17:27d'emploi
17:27bat des records
17:28et les derniers chiffres
17:29du mois tu y es
17:30ne trompent personne
17:31il faut trouver
17:32du travail
17:32au chômeur
17:33pas modifier
17:35les modes de calcul
17:36ou pire
17:37radier les demandeurs
17:38d'emploi
17:38en multipliant
17:39les contrôles
17:40ce que demandent
17:41nos camarades
17:42et les salariés
17:43de Pôle emploi
17:43ce sont des embauches
17:45pour bien faire
17:46leur travail
17:47et s'occuper
17:48dignement
17:48de ceux qui chargent
17:49du boulot
17:50ceux qui en trouvent
17:52restent de fait
17:53dans la précarité
17:53puisque 84%
17:55des embauches
17:56aujourd'hui
17:56se font en CDD
17:58c'est bien l'échec
18:00de la politique
18:01affichée du gouvernement
18:02ou plutôt la démonstration
18:03qu'après le temps
18:05des promesses
18:06il y a le temps
18:07de la soumission
18:07aux exigences
18:09de la finance
18:09et du patronat
18:11faisons un bilan
18:11du pacte de responsabilité
18:14et des aides
18:14versées aux entreprises
18:16des milliards d'euros
18:18ont été donnés
18:20aux entreprises
18:20près de 200 déjà
18:22et ce n'est pas fini
18:23comme dirait la pub
18:24de l'argent public
18:26faut-il le rappeler
18:27ce sont évidemment
18:29ces mêmes milliards
18:30qui font défaut
18:31à la qualité
18:32des services
18:33et des entreprises
18:34publiques
18:35à l'hôpital
18:36à l'enseignement
18:38dans le même temps
18:39les dividendes
18:40versés aux actionnaires
18:41explosent
18:431160 milliards d'euros
18:45versés l'année dernière
18:46c'est une augmentation
18:48de plus de 60%
18:49en 5 ans
18:50j'ai bien entendu
18:51Jacques
18:52chez Nassau
18:53c'est pas la même chose
18:54pour les salariés
18:5450 milliards de plus
18:57cette année
18:58pour les 10 plus grosses fortunes
19:00en France
19:00je vous rappelle
19:02mais vous le savez
19:03que le SMIC
19:05lui
19:05n'a augmenté
19:07que de 0,8%
19:08sur la même période
19:09soit un peu plus
19:11de 12 euros
19:12brut
19:12par mois
19:13et que le point d'indice
19:15des fonctionnaires
19:16est gelé
19:17pour la 5ème année
19:18consécutive
19:19du jamais vu
19:26et je ne vous parle pas
19:28de la fraude
19:28ou de l'évasion fiscale
19:30et alors
19:30que dire
19:32de la prime
19:33de départ
19:34directeur général
19:35d'Alcatel
19:36qu'il touche
19:40en guise de remerciement
19:42pour l'ensemble
19:42de son oeuvre
19:43de destruction
19:44du groupe
19:45des milliers d'emplois
19:46et des fermetures
19:47de sites
19:48avec un parachute
19:50comme ça
19:51on n'est pas prêt
19:52d'avoir les pieds
19:53qui touchent le sol
19:55de l'argent
19:56il y en a donc
19:58mais pas dans les bonnes poches
19:59il ne s'agit pas
20:00de hiérarchiser
20:01les problèmes
20:02ou les revendications
20:03d'ailleurs
20:04ces dernières
20:06ce sont les salariés
20:07qui en décident
20:08puis agissent
20:09pour les faire aboutir
20:10les sujets ne manquent pas
20:12pour autant
20:13nous avons besoin
20:14d'alimenter
20:15un débat idéologique
20:17dont certains
20:17aimeraient nous faire croire
20:18qu'il n'a plus lieu d'être
20:20c'est le sens
20:22de la campagne
20:22que nous avons lancée
20:24sur les salaires
20:24dans le prolongement
20:26de celle sur le coût
20:26du capital
20:27non le salaire
20:29n'est pas un coût
20:30mais un investissement
20:31c'est la rémunération
20:33du capital
20:33qui coûte cher
20:34très cher
20:35l'augmentation
20:36des salaires
20:37et des pensions
20:37est donc une urgence
20:39économique
20:40et sociale
20:41quand on parle salaire
20:42on parle aussi
20:44salaire socialisé
20:45c'est-à-dire
20:46des cotisations
20:47qui financent
20:48la protection sociale
20:49la santé
20:50la retraite
20:51M. Gattaz
20:53préfère parler
20:54du salaire net
20:56reprenant la formule
20:58l'important
20:59c'est ce qu'il y a
20:59en bas de la feuille de paie
21:01une formule
21:02il faut bien le dire
21:03qu'on utilise
21:04encore trop souvent
21:05dans nos rangs
21:06à mon goût
21:07le MEDEF
21:08ne se trompe pas
21:09moins de cotisations
21:11de charges
21:12comme ils disent
21:13ce sont des milliards
21:14d'économies
21:15pour le patronat
21:17et pourtant
21:18des exonérations
21:20je vous l'ai dit
21:20j'en ai beaucoup
21:21au contraire
21:21nous affirmons
21:23que plus
21:24de salaire
21:25c'est plus
21:26de ressources
21:27pour la protection sociale
21:29nous avons formulé
21:30des propositions concrètes
21:31je pense par exemple
21:33à une question
21:34essentielle
21:35l'égalité salariale
21:37entre les femmes
21:38et les hommes
21:39comme le prévoit
21:40la loi
21:43nous demandons
21:44que le SMIC
21:45cible des attaques
21:46du patronat
21:47soit augmentée
21:48car le salaire minimum
21:50doit rester une référence
21:52cela doit s'accompagner
21:54par un relèvement
21:55des minimas
21:55dans les grilles
21:56de classification
21:56pour en connaître
21:58les diplômes
21:59et les qualifications
22:01la bataille autour
22:03des régimes complémentaires
22:04agir par co
22:05est bien sûr
22:06importante pour la CGT
22:08le MEDEF
22:09propose une régression sociale
22:11sans précédent
22:13nous avons fait
22:14des propositions alternatives
22:16j'en ai évoqué une
22:17la question
22:18de l'égalité salariale
22:19cette campagne
22:20est bien cohérente
22:23avec la bataille
22:23sur la protection sociale
22:25la santé
22:25et les reprêtes
22:26au moment où nous célébrons
22:28le 70e anniversaire
22:30de la sécurité sociale
22:31notre système
22:32solidaire
22:33la journée d'action
22:34du 8 octobre
22:35fédère
22:36l'ensemble
22:37de ces thèmes
22:39la pétition
22:40de la CGT
22:40lancée fin mai
22:41demandant
22:42l'augmentation
22:43des salaires
22:44et la valorisation
22:45immédiate
22:45des pensions
22:46a déjà recueilli
22:48180 000 signatures
22:49mais il existe
22:51encore trop peu
22:51d'initiatives
22:52sur les lieux de travail
22:54et dans les entreprises
22:57augmenter les salaires
22:58et réduire le temps
22:59de travail
23:00c'est possible
23:01ce n'est pas un délire
23:03de plus
23:03de la CGT
23:04cela va dans le sens
23:06de l'histoire
23:07la baisse du temps
23:08de travail
23:09a toujours été
23:10un des facteurs
23:11importants
23:11du progrès social
23:12la journée de 8 heures
23:14les congés payés
23:15la retraite
23:16à 60 ans
23:18la semaine
23:19de 40
23:20puis de 35 heures
23:21à chaque fois
23:22chaque fois
23:23les tenants
23:24du capital
23:24ont tourné
23:25à la catastrophe
23:26et à la fin du monde
23:27et pourtant
23:28la France
23:30le monde
23:30a continué
23:31de se développer
23:32les entreprises
23:33à prospérer
23:34les problèmes
23:36que connaît
23:37notre pays
23:38ne sont pas
23:39dus aux 35 heures
23:40tous ceux
23:41qui connaissent
23:41la réalité
23:42du travail
23:43et de la vie
23:44dans les entreprises
23:45c'est-à-dire
23:45les salariés
23:46le savent parfaitement
23:48le problème
23:49c'est d'avoir
23:51cédé aux exigences
23:52du MEDEF
23:52le problème
23:54c'est d'avoir
23:55cédé en matière
23:56d'aménagement
23:57et d'annualisation
23:58du temps de travail
23:58de flexibilité
24:00de déréglementation
24:01comme ils veulent
24:02le faire à nouveau
24:03sur le code du travail
24:05cela a été fait
24:06par tous
24:07les gouvernements
24:08successifs
24:09depuis la pronumigation
24:10de la loi
24:11et l'État
24:12une fois de plus
24:13ne montre pas
24:15l'exemple
24:15quand on voit
24:16la situation
24:17des salariés
24:18de l'hôpital public
24:19nous pouvons saluer
24:20la mobilisation
24:22du personnel
24:23comme celui
24:24de l'assistance publique
24:25hôpitaux de Paris
24:26qui refuse
24:27par une mobilisation
24:28exceptionnelle
24:29le projet
24:30Hirsch-Touren
24:31c'est un exemple
24:33à suivre partout
24:42ça a l'air
24:43RTT
24:44on nous accuse
24:46dans les milieux autorisés
24:47d'être à contre-courant
24:48et bien
24:49être à contre-courant
24:51de ceux qui souhaitent
24:52un monde
24:52dans lequel
24:54la seule pensée unique
24:55celle du capital
24:56régnerait
24:57cela ne nous gêne pas
24:59au contraire
25:00c'est pourquoi
25:01nous demandons
25:02au gouvernement
25:02que ces deux thèmes
25:04salaire
25:05RTT
25:06soient l'ordre du jour
25:06du 4 janvier social
25:08de la rentrée
25:09et peu importe
25:10s'il nomme ça
25:12conférence sociale
25:14grande conférence
25:15conférence sociale
25:17thématique
25:17ce n'est pas
25:18une question
25:19de titre
25:19c'est une question
25:20de contenu
25:21qu'est-ce qui justifierait
25:25la présence
25:26de la CGT
25:27dans une réunion
25:29avec le gouvernement
25:30et le BDF
25:31où l'objectif
25:33serait la fin
25:34du code du travail
25:35et des garanties
25:36collectives
25:37cette annonce
25:47nous démontre
25:48que sans rapport
25:50de force
25:50nos propositions
25:52les revendications
25:53des salariés
25:54restent toujours
25:55à la porte
25:55des réunions
25:56de négociation
25:57ces questions revendicatives
25:59sont au coeur
26:00de la journée
26:01de mobilisation
26:01du 8 octobre prochain
26:03elles doivent s'adosser
26:05aux revendications
26:06et luttes
26:06des salariés
26:07dans les entreprises
26:08nous voulons
26:09réaffirmer
26:10notre refus
26:11des politiques
26:11d'austérité
26:12et dire que
26:13des alternatifs
26:14économiques
26:15et sociales
26:16existent
26:16c'est notre seule ambition
26:18mais quelle ambition
26:19les jeunes
26:21les étudiants
26:22sont les premières
26:23victimes
26:24de ces politiques
26:24d'austérité
26:25qui ne font
26:25que creuser
26:26les inégalités
26:27permettre à la jeunesse
26:29d'être autonome
26:30de faire des études
26:32de construire
26:33son avenir
26:34devrait être
26:35un objectif politique
26:36constant
26:37par contre
26:38il nous faut revendiquer
26:40l'élévation
26:41du niveau
26:42d'éducation
26:43et de culture
26:43et rappeler
26:44que ce sont
26:45de véritables
26:46leviers économiques
26:47et sociaux
26:48d'une part
26:49et d'autre part
26:50la base
26:51d'une société
26:52basée sur les valeurs
26:54d'intégration
26:55faut-il rappeler
26:56que les jeunes
26:57sont les premières
26:58victimes de la crise
26:59avec un taux de chômage
27:00deux fois plus élevé
27:01que la moyenne
27:02ce refus d'investir
27:04dans la jeunesse
27:05malgré les promesses
27:06du gouvernement
27:07d'en faire une priorité
27:09sont d'abord
27:10et avant tout
27:10les conséquences
27:12des politiques d'austérité
27:13en France et en Europe
27:14cette question
27:15de la jeunesse
27:16doit aussi
27:17être une de nos priorités
27:19nous nous félicitons
27:21que les organisations
27:22de jeunesse
27:23UNEF
27:24UNL
27:25s'engagent
27:26à nos côtés
27:27le 8 octobre prochain
27:29comme soit
27:29la CGT
27:30des jeunes
27:30c'est compatible
27:39nous avons initié
27:41une démarche unitaire
27:42depuis le 9 avril
27:43chacun d'entre vous
27:45connait la difficulté
27:46de la tâche
27:47et le décalage
27:49qui existe
27:50pour certains
27:51entre les paroles
27:53et les actes
27:54entre les postures
27:56peut-être révolutionnaires
27:58mais en tout cas
27:59le manque d'engagement
28:00dans les manifestations
28:01et les luttes
28:02pour d'autres
28:03nous connaissons
28:04depuis quelques temps
28:05leur position
28:06souvent très proche
28:09de celle du gouvernement
28:10pourtant
28:11dans de nombreuses entreprises
28:13les choses sont différentes
28:15même si c'est compliqué
28:17l'unité peut se faire
28:19la différence
28:20donc
28:21se fait toujours
28:22quand les salariés
28:24s'emmènent
28:25l'unité est un combat
28:27nous ne nous résignons pas
28:29mais à chaque fois
28:30que c'est nécessaire
28:31nous savons prendre
28:32nos responsabilités
28:33pour rassembler
28:34et quand personne n'est là
28:36nous faisons tout seul
28:38c'est ce que nous avons fait
28:39fin juin
28:39sur les salaires
28:40et je pense
28:41que c'est pour ça
28:42que le 8 octobre existe
28:44malgré de nombreuses déclarations
28:46tant patronales
28:47que gouvernementales
28:47sur la faiblesse
28:48du syndicalisme
28:49la réalité du fait syndical
28:51est tout autre
28:52nous assistons
28:53à une reconnaissance
28:54de la répression syndicale
28:56je pense que le témoignage
28:57de Fatima
28:58est particulièrement
28:59significatif
29:00la loi
29:01qui s'amène
29:02sur le dialogue social
29:04à poursuivre son travail
29:05déconstruction
29:06du code du travail
29:07afin de satisfaire
29:08aux exigences
29:09du patronat
29:09ce qu'ils veulent
29:11c'est peser
29:12sur notre conception
29:14du syndicalisme
29:15et bien
29:17notre syndicalisme
29:18ce sont
29:19les syndiqués
29:20les militants
29:21qui en décisent
29:22en congrès
29:23ni le BDF
29:24ni le gouvernement
29:26je veux par ailleurs
29:27apporter mon soutien
29:28à tous les camarades
29:29syndiqués militants
29:30mais aussi de nombreux salariés
29:31qui dans leur engagement
29:34soit pour des luttes
29:36soit simplement
29:37pour avoir signé
29:37une pétition
29:38sont licenciés
29:40sanctionnés
29:41ou créés
29:41dans les tribunaux
29:42je me permets donc
29:43de s'apercement ici
29:44à Bordeaux
29:45Corinne
29:45secrétaire général
29:46de l'Union départementale
29:56superbe
29:57et ça pourrait faire rire
29:59si ce n'était pas si grave
30:00coupable
30:00d'avoir envoyé
30:01un courrier
30:02à un patron
30:02un courrier
30:04dont les termes
30:05n'ont pas plu
30:06à ce monsieur
30:07et pourtant
30:08me semble-t-il
30:08il y avait une formule
30:09de politesse
30:09à la fin
30:11faudra-t-il
30:12que dans un avenir
30:13très proche
30:15nos écrits
30:16nos tracts
30:17nos courriers
30:18soient validés
30:18par le BDF
30:19ou le gouvernement
30:21avant d'être diffusés
30:26il en est de même
30:27il en est de même
30:28pour la remise en cause
30:29des lieux d'accueil
30:31des salariés
30:31des locaux syndicaux
30:32les unions locales
30:33des banques du travail
30:34je les cite
30:35toutes ces attaques
30:36impossibles de toutes les citer
30:37par contre
30:39il faut citer
30:40nos camarades
30:40de Haute-Garonne
30:41qui ont obtenu
30:43une grande victoire
30:43à Poulouse
30:44en obligeant le maire
30:45de la ville
30:46à renoncer
30:47à son projet d'expulsion
30:49une victoire comme ça
30:50on l'appelle bien d'autres
30:51à nous de nous mobiliser
30:52car c'est un combat juste
30:53le reste
31:02telle liberté
31:03du fait syndical
31:04du droit de ce syndiqué
31:05c'est le sens
31:06de notre initiative
31:07du 23 septembre
31:09l'objectif n'est pas
31:10de passer pour des martyrs
31:12et de dire que
31:13de ce syndiqué
31:14constituerait un danger
31:15même si la peur
31:16des conséquences
31:17c'est la première raison
31:18invoquée par les salariés
31:20pour ne pas syndiquer
31:21l'objectif est de démontrer
31:23que le développement
31:24du syndicalisme
31:25va de pair
31:26avec la démocratie
31:27et le progrès social
31:28cette rentrée de 2015
31:30et les défis
31:31auxquels nous sommes confrontés
31:32sont au coeur
31:33de la préparation
31:34de notre congrès
31:35rencontrer les salariés
31:36et les syndiqués
31:37là où ils travaillent
31:38dans le cadre
31:39du plan de travail
31:40des 2000 visites
31:41de syndicats
31:42que nous avons engagés
31:43reste une priorité
31:45pour l'ensemble
31:46des militants
31:47de la CGT
31:48et les dirigeants
31:49en premier
31:50des rencontres
31:51pour échanger
31:52débattre
31:53y compris
31:54quand on n'est pas d'accord
31:55la CGT
31:56c'est aussi
31:57la confrontation
31:58d'idées
31:58autour des thèmes
32:00que nous avons pointés
32:01dès le lancement
32:01de la préparation
32:02du congrès
32:03ne pas être d'accord
32:05entre nous
32:06ce n'est pas un problème
32:08à condition
32:09d'assumer
32:10ces positions
32:11on discute
32:13pas trop longtemps
32:14quand même
32:15on décide
32:17et après
32:18tous ensemble
32:19on met en oeuvre
32:20c'est ça la CGT
32:22c'est ça le gage
32:23d'efficacité
32:24de la CGT
32:29vous le voyez
32:31dès vous le saviez
32:32nous appelons
32:33du pain
32:33sur la planche
32:34des victoires
32:36ont été possibles
32:36cet été
32:37vous avez certainement
32:38vu
32:39la victoire
32:40importante
32:40de nos camarades
32:41de francs libres
32:43c'est aussi
32:43une victoire
32:45qui permet
32:45de mesurer
32:47l'importance
32:47de l'industrie
32:48dans notre pays
32:48et que
32:49celles qui classent
32:50comme vieilles
32:51ceux du camp d'en face
32:52ou moderne
32:53l'ensemble
32:54de notre pays
32:54peut préserver
32:56et développer
32:56une industrie
32:57digne
32:57d'un grand pays
32:58comme la France
32:59alors oui
33:00mes chers camarades
33:01après un repos
33:02bien mérité
33:03quand j'ai payé
33:04c'est vraiment
33:05une très grande conquête
33:06de la classe ouvrière
33:08je reprendrai
33:09une phrase
33:11que j'aimais rappeler
33:13à mes camarades
33:13métallos
33:14à cette période
33:15de l'année
33:17fermons les parasols
33:18et déployons
33:19les banderoles
33:20tous dans l'action
33:21et que la lutte continue
33:22applaudissements
33:28applaudissements
33:31applaudissements
33:32applaudissements
33:33applaudissements
33:35applaudissements
33:36applaudissements
33:36applaudissements
33:36applaudissements
33:40applaudissements
33:41applaudissements
33:41applaudissements
33:42Merci.