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  • il y a 3 minutes
Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et candidat à l'élection présidentielle, était l’invité du Grand Rendez-Vous le 11/10/2026, et a évoqué les blocus des lycées : «Ce n'est plus un mouvement lycéen, c'est un début d'émeutes urbaines et de guerre civile». 

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Transcription
00:00Écoutez, ce n'est plus un mouvement lycéen, c'est début d'émeute urbaine et de guerre civile.
00:06Donc c'est clair que la situation est dramatique maintenant.
00:10Moi je suis un peu dubitatif sur tout ça.
00:14C'est-à-dire que je pense que le gouvernement a laissé démarrer l'incendie.
00:21C'est-à-dire que...
00:23Sûrement ?
00:24Non, pas sûrement. Vous savez, avec ce gouvernement, j'hésite toujours entre l'incompétence et le cynisme.
00:30Mais qu'importe. Le résultat, c'est que comme il n'a pas pris la mesure, d'abord du malaise
00:36lycéen, et j'aimerais y revenir,
00:38des vrais lycéens, ceux qui ne brûlent pas, qui ne pillent pas...
00:41Ceux qui ont des vraies revendications, et ceux qui, à 94% sont présents dans les lycées.
00:46Il faut le rappeler quand même.
00:47Voilà, moi j'aimerais qu'on le rappelle.
00:48Ceux du monde rural qui n'ont jamais cassé une vitre, et qui ont toujours moins d'argent que les
00:52autres.
00:52Enfin bref, on en reparlera.
00:54Mais la vraie question, c'est que dès le départ, le gouvernement aurait dû prendre la mesure du phénomène.
01:01Et je vais vous donner un exemple concret.
01:03Moi, j'ai la chance d'être à nouveau maire de ma ville.
01:06A hier.
01:06A hier dans l'Essonne.
01:08Et j'ai un lycée professionnel.
01:10Un lycée professionnel.
01:12Et au premier jour des émeutes...
01:15Enfin des émeutes.
01:16Des violences urbaines.
01:17Des protestations. On va dire des protestations lycéennes.
01:19Ce n'étaient pas encore les émeutes.
01:21J'ai donné instruction à la police municipale, à la police municipale, d'être vigilant, d'aller le matin assez
01:27tôt, à 6 heures, devant le lycée, et d'éviter tout blocus.
01:31Sept agents seulement. Sept agents de police municipale.
01:34Ils ont empêché le blocus.
01:37Alors, ils ont été courageux.
01:38Il y avait une trentaine de voyous de la racaille habituelle qui commençaient à tirer du mortier.
01:45Ils ont été.
01:46Et ils les ont dégagés.
01:49Ils ont interpellé neuf voyous.
01:50Ils les ont déférés au commissariat.
01:52Mais je vais vous dire franchement les choses.
01:54Vous croyez que la police nationale était là ?
01:57Non.
01:58Alors, la pauvre police nationale, ce n'est pas de sa faute.
02:01Moi, je n'accuse pas le commissaire ni les autres.
02:02Ils ont une circonscription gigantesque.
02:05Il y a toujours moins de moyens.
02:06Parce qu'il y a toujours moins de moyens sur le terrain.
02:08Ils sont débordés.
02:09Ils ont une justice laxiste.
02:10Donc, je ne mets pas en cause la police nationale.
02:13Je dis simplement que si on avait pris, dès le début, avec intelligence, tué dans l'offre,
02:20non, mais tué dans l'offre, le blocus, on aurait pu avoir des manifestations lycéennes, bien sûr.
02:26Il ne s'agit pas d'interdire de manifester.
02:28Il s'agit de savoir anticiper.
02:33Sous-titrage Société Radio-Canada

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