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  • il y a 3 minutes
Invité du Grand rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos ce dimanche 11 octobre, Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout la France à l'élection présidentielle, a évoqué les violences ayant parfois entaché la mobilisation lycéenne. Le maire de Yerres a fustigé l'inaction du gouvernement, affirmant qu'il "aurait dû prendre la mesure du phénomène".

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Transcription
00:00C'est clair que la situation est dramatique maintenant.
00:03Moi, je suis un peu dubitatif sur tout ça.
00:06C'est-à-dire que je pense que le gouvernement a laissé démarrer l'incendie.
00:13C'est-à-dire que...
00:16Siemment ?
00:17Non, pas siemment.
00:18Vous savez, avec ce gouvernement, j'hésite toujours entre l'incompétence et le cynisme.
00:23Mais qu'importe.
00:24Le résultat, c'est que comme il n'a pas pris la mesure,
00:27d'abord du malaise lycéen, et j'aimerais y revenir,
00:31des vrais lycéens, ceux qui ne brûlent pas, qui ne piment pas.
00:33Ceux qui ont des vraies revendications.
00:35Et puis ceux qui...
00:36Ceux qui, à 94%, sont présents dans les lycées.
00:38Il faut le rappeler quand même.
00:39Voilà, moi j'aimerais qu'on le rappelle.
00:41Ceux du monde rural qui n'ont jamais cassé une vitre
00:43et qui ont toujours moins d'argent que les autres.
00:45Enfin bref, on en reparlera.
00:47Mais la vraie question, c'est que dès le départ,
00:50le gouvernement aurait dû prendre la mesure du phénomène.
00:53Et je vais vous donner un exemple concret.
00:55Moi, j'ai la chance d'être à nouveau maire de ma ville.
00:58A hier.
00:58A hier dans l'Essonne.
01:01Et j'ai un lycée professionnel.
01:03Un lycée professionnel.
01:05Et au premier jour des émeutes,
01:08enfin des émeutes, des protestations.
01:09On va dire des protestations lycéennes.
01:11Ce n'étaient pas encore les émeutes.
01:13J'ai donné instruction à la police municipale,
01:16à la police municipale,
01:17d'être vigilant,
01:18d'aller le matin assez tôt, à 6 heures, devant le lycée,
01:21et d'éviter tout blocus.
01:23Sept agents seulement.
01:25Sept agents de police municipale.
01:27Ils ont empêché le blocus.
01:29Alors ils ont été courageux.
01:31Il y avait une trentaine de voyous,
01:34de la racaille habituelle,
01:35qui commençaient à tirer du mortier.
01:38Ils ont été.
01:40Et ils les ont dégagés.
01:41Ils ont interpellé neuf voyous.
01:43Ils les ont déférés au commissariat.
01:44Mais je vais vous dire franchement les choses.
01:47Vous croyez que la police nationale était là ?
01:50Non.
01:51Alors, la pauvre police nationale,
01:53ce n'est pas de sa faute.
01:53Moi, je n'accuse pas le commissaire ni les autres.
01:55Ils ont une circonscription gigantesque.
01:57Il y a toujours moins de moyens.
01:59Parce qu'il y a toujours moins de moyens sur le terrain.
02:00Ils sont débordés.
02:02Ils ont une justice laxiste.
02:03Donc je ne mets pas en cause la police nationale.
02:05Je dis simplement que,
02:07si on avait pris, dès le début,
02:10avec intelligence,
02:11tué dans l'offre,
02:12non mais tué dans l'offre le blocus,
02:14on aurait pu avoir des manifestations lycéennes, bien sûr.
02:19Il ne s'agit pas d'interdire de manifester.
02:20Il s'agit de savoir anticiper.
02:25Et ce gouvernement n'a ni anticipé les violences.
02:29Il les a laissées au départ.
02:31Et après, il n'a pas pu maîtriser les choses.
02:35Qu'est-ce que vous avez fait hier, finalement ?
02:37Comment ça s'est débloqué, la situation ?
02:38Ça s'est débloqué.
02:39Ils sont partis.
02:39On les a arrêtés, les meneurs.
02:41Et qui n'étaient pas les lycéens.
02:42Municipal, du coup.
02:43Municipal.

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