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  • il y a 4 heures
Dans son édito du 10/10/2026, Quentin Gérard revient sur les blocages des lycées.

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Transcription
00:00L'édito politique de Quentin Gérard ce matin.
00:02Quentin, vous nous parlez d'Emmanuel Macron.
00:04Vous nous dites que le chef de l'État est en colère contre le gouvernement incapable d'apaiser les lycéens.
00:09Oui, cette scène a comme un air de déjà-vu.
00:11Une crise apparaît.
00:12Emmanuel Macron laisse son gouvernement la gérer dans un premier temps.
00:16Et vu qu'il considère que de toute façon, jamais personne ne fait aussi bien que lui,
00:20il finit par reprendre la main sur la situation.
00:22C'est à nouveau ce qu'il vient de se passer avec la mobilisation lycéenne.
00:25Emmanuel Macron est en colère, en colère contre un gouvernement qui serait incapable de résoudre cette crise.
00:31Une de plus en l'espace de dix ans.
00:34Alors, il réunit ses ministres, s'accapare le rôle de Sébastien Lecornu et distribue les consignes.
00:39Il oblige Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, à adoucir encore davantage la doctrine de maintien de l'ordre.
00:45Le président l'exhorte tout simplement à suspendre l'utilisation des grenades assourdissantes.
00:50Peu importe pour le message envoyé qui fait porter la responsabilité des violences aux policiers.
00:55Les forces de l'ordre sont maintenant de toute façon habituées à se sentir abandonnées par Emmanuel Macron.
01:00Le chef de l'État enchaîne ensuite avec Édouard Geffray, le ministre de l'Éducation nationale,
01:05qu'il trouve trop technocratique dans une séquence qui mérite du sens politique.
01:09Il le pousse alors à lancer une plateforme de concertation avec les lycéens sur de nouveau cahier de doléances adapté
01:15à la situation.
01:15Alors on voit un Emmanuel Macron qui reprend la situation en main, qui reprend les commandes, un Emmanuel Macron qui
01:21s'agite,
01:22mais un Emmanuel Macron qui se retrouve encore une fois impuissant face à une situation qui finalement le dépasse.
01:28Alors pour vous, cette mobilisation lycéenne, elle est même symbolique ?
01:32Oui, on pourrait presque en rire si ça n'était pas aussi tragique.
01:35Le plus jeune président de la République qui a promis de terminer son second quinquennat sous le signe de la
01:40jeunesse,
01:41finit finalement par refermer les portes de l'Élysée en pleine mobilisation.
01:45L'ICN, l'histoire est cruelle, celui qui a été porté au pouvoir en 2017 avec cette promesse de moderniser
01:51le pays
01:52et d'en finir avec la gauche, avec la droite, de créer la start-up nation,
01:55de permettre à chacun de s'émanciper financièrement, d'offrir à la France un nouvel horizon à travers l'Europe.
02:02Et bien celui-ci s'en ira finalement avec une bonne vieille contestation de la jeunesse,
02:06comme il y en a eu tant ces dernières décennies,
02:08mais avec en prime la violence exacerbée qui transforme maintenant presque automatiquement ses mobilisations en émeutes urbaines.
02:14Et vous nous dites que ce n'est pas la seule tâche qui marquera la fin de son deuxième quinquennat
02:18?
02:18Non, hélas, si la mobilisation lycéenne apparaîtra évidemment comme un symbole très négatif,
02:23un risque encore plus grand pèse sur la France et donc sur le bilan d'Emmanuel Macron.
02:27C'est celui de la crise financière avec des taux qui atteignent maintenant les 5% à 10 ans,
02:31soit du jamais vu depuis 2002.
02:33Cette semaine, un économiste reconnu me disait même qu'il y avait une chance sur trois
02:37pour que cette crise financière surveille avant l'élection présidentielle,
02:40ce qui obligerait la France à faire appel à la Banque Centrale Européenne de toute urgence.
02:44S'ajoute à ça la crise énergétique avec les prix des carburants toujours très hauts,
02:49puis la crise politique avec une chambre introuvable depuis la funeste dissolution de l'été 2024
02:54et un nouveau budget dont on ne sait même pas s'il sera voté et si c'est le cas.
02:58Dans quelles conditions ?
02:59Voici pour le tableau de la désastreuse fin de règne d'Emmanuel Macron.
03:03Celui qui est obsédé par la trace qu'il laissera dans l'histoire ferait mieux de s'inquiéter,
03:07car les historiens risquent bien d'avoir la plume assassine à son encontre.

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