Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 semaine
Le dimanche 16 fĂ©vrier, une vingtaine d'individus ont attaquĂ© une projection d'un film antifasciste dans un local de travailleurs kurdes. Au cri de "Paris est nazi" ils ont rouĂ© de coups les militants prĂ©sents dans le local, allant mĂȘme jusqu'Ă  poignarder deux d'entre eux. InterrogĂ© lors des Questions au Gouvernement du mardi 18 fĂ©vrier sur son manque de rĂ©action, le ministre de l'IntĂ©rieur, Bruno Retailleau, a renvoyĂ© dos Ă  dos "l'extrĂȘme droite" et "l'ultra gauche." Cyprien Caddeo, journaliste politique, revient sur ce renversement sĂ©mantique.

ABONNEZ-VOUS à la chaßne de l'Humanité https://www.youtube.com/channel/UCar0yo-PpeMk51m116826pQ/

📰 Vous avez aimĂ© cette vidĂ©o ? Pour une info 100% libre et engagĂ©e, ABONNEZ-VOUS : https://abonnement.humanite.fr

✊ Nous ne sommes financĂ©s par AUCUN MILLIARDAIRE. Et nous en sommes fiers ! Pour nous accompagner face Ă  des dĂ©fis financiers constants, SOUTENEZ-NOUS : https://www.humanite.fr/donner-a-lhumanite

📣 L'HUMANITÉ C'EST AUSSI :
Un site : https://www.humanite.fr/
Une application : https://app.humanite.fr
Twitch : https://twitch.tv/lhumanitefr
Instagram : https://instagram.com/lhumanitefr
Threads : https://www.threads.net/@lhumanitefr
Twitter : https://x.com/humanite_fr
TikTok : https://tiktok.com/@lhumanitefr

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Vous avez peut-ĂȘtre suivi sur les rĂ©seaux sociaux cette attaque d'extrĂȘme droite, fasciste, on peut le dire,
00:05qui a été perpétrée dans le 10e arrondissement de Paris.
00:09Je vous mets le sujet de l'humanité à ce propos qu'on avait fait, voilà, donc en gros, sur
00:17cette attaque dans le 10e.
00:18Alors d'abord, les faits peut-ĂȘtre, je vous le montrerai aprĂšs une vidĂ©o.
00:21Donc on est dans les locaux de l'Association culturelle des travailleurs immigrés de Turquie, qu'on appelle l'ACTIT,
00:29qui, ce dimanche-lĂ , diffusait le film Z de Costa Gavras en association avec un mouvement antifa, Young Struggle.
00:39Si vous ne le savez pas, je vous conseille de voir Z de Costa Gavras si vous ne l'avez
00:42pas vu par ailleurs,
00:43mais c'est un film qui raconte, c'est un film qu'on peut qualifier d'antifasciste,
00:46dans le sens oĂč il raconte prĂ©cisĂ©ment comment se construit le fascisme et comment Ă©merge une dictature fictive,
00:52mĂȘme si c'est trĂšs inspirĂ© de la GrĂšce dictatoriale.
00:57du 20e siÚcle. Donc bref, voilà, c'était juste pour vous un peu vous poser le contexte.
01:01Et donc, c'est une projection, voilĂ , une projection militante, en gros, dans des locaux.
01:05Et elle est interrompue par un commando d'extrĂȘme droite,
01:11entre 25 et 30 personnes Ă  peu prĂšs.
01:13On n'a pas le chiffre exact, mais en gros, c'est dans cette échelle-là,
01:17qui sont venus, donc, cagouler, munir de ces sons de bouteilles,
01:21pour agresser les participants de cette projection.
01:23Et je vais vous montrer, vous montrer, alors, on a quelques vidéos amateurs
01:27qui ont été prises, notamment par des gens de l'association,
01:29depuis des fenĂȘtres en surplomb.
01:31Je vais vous montrer la premiĂšre.
01:34C'est le montage qu'on a fait avec l'HumanitĂ© pour ça, mais je vous le montre quand mĂȘme.
01:37Si le son n'est pas bon des vidéos, n'hésitez pas à me le dire non plus.
01:40Ça peut arriver.
01:58Voilà, c'était un peu court, mais je vais vous en montrer d'autres.
02:02En gros, ce qui s'est passé, c'est que, là, on voit sur cette vidéo, par exemple,
02:09qu'on a un groupe de 6-7 personnes qui molestent Ă  coup de pied un seul homme Ă  terre,
02:15déjà.
02:17Et ensuite, on voit dans l'autre vidéo que je vais vous montrer,
02:20le groupe, le commando d'extrĂȘme droite, en gros, se barrer en courant du crime.
02:26Donc, je vais vous montrer la deuxiÚme vidéo, si ça veut bien marcher.
02:30Attendez, ouais, c'est bon.
02:32Je vous montre ça tout de suite.
02:37Donc, c'est la fuite.
02:44Donc, lĂ , je ne sais pas si vous avez distinctement entendu ce qu'ils ont dit.
02:50Ils disent Paris est nazi, Lyon est nazi aussi.
02:54On va le réécouter, si vous l'avez en tĂȘte.
03:05Voilà, et ensuite, je vous épargne de toute la vidéo,
03:08parce que, voilà, en gros, on voit, donc, là, on est vraiment en plein cƓur de Paris,
03:12dans le 10e, on voit, on voit, donc, cette bande de, voilĂ ,
03:16on en voit peut-ĂȘtre une quinzaine, je ne sais pas, je ne sais pas,
03:19on en voit deux qui montent sur un scooter aussi pour s'en aller.
03:21Bref, voilà, on voit le commando détalé aprÚs avoir commis son forfait.
03:31Ce qu'il faut retenir, c'est que, il y a plusieurs éléments à retenir de ça,
03:34c'est que l'enquĂȘte, il y a une enquĂȘte qui est ouverte,
03:39et plusieurs médias sont penchés là-dessus, dont l'Humanité, mais aussi Libération,
03:43qui montrent que dans le loco, les assaillants ont laissé une preuve,
03:52en tout cas une signature, est-ce qu'on pourrait appeler ça une preuve, je ne sais pas encore,
03:55mais une signature de leur crime, ils ont laissé un autocollant,
03:59oĂč il y a Ă©crit K.O.P. veille,
04:05et oĂč il y a un bulldog sur le logo.
04:08Alors ça, c'est intéressant parce que, notamment,
04:10ceux qui ont, les journalistes qui ont pas mal bossĂ© sur les groupuscules d'extrĂȘme droite
04:13et qui ont la mĂ©moire de longue, on va dire, des groupuscules d'extrĂȘme droite,
04:16se souviennent que K.O.B. fait référence à Cop of Boulogne,
04:21et Cop of Boulogne, c'était l'ancien groupuscule de hooligans raciste du Parc des Princes,
04:26pour le PSG, qui avait été interdit de stade, etc.,
04:29qui avait ce bulldog et qui s'appelait donc Cop of Boulogne,
04:32donc ça fait rĂ©fĂ©rence Ă  ça, et c'est un truc qui est censĂ© ĂȘtre disparu,
04:34mais ce qui est intéressant, c'est que, en fait,
04:36les groupuscules d'extrĂȘme droite souvent se ressuscitent, en fait.
04:41C'est-à-dire que, par exemple, le GUD qui avait été dissous,
04:43le GUD Paris a été réapparu en 2022, de mémoire,
04:47et, en fait, il a re-été dit tout derriÚre,
04:51mais enfin, on voit que les vieilles marques de l'extrĂȘme droite
04:54sont assez... sont réguliÚrement recyclées, en fait,
04:59parce que c'est encore dans l'imaginaire des militants de l'extrĂȘme droite,
05:01quand mĂȘme, ils n'ont pas connu la premiĂšre version, peut-ĂȘtre.
05:03Je ne suis pas sûr que tous les gens qu'on voit là
05:05aient connu Cop of Boulogne dans les années 90,
05:06c'est peut-ĂȘtre des gens qui ont la vingtaine
05:07et qui n'ont pas connu ça, je n'en sais rien,
05:08mais en tout cas, on sent qu'il y a une permanence,
05:11un recyclage dans l'imaginaire militant de ces gens-lĂ ,
05:13de ces marques-lĂ  de groupuscules violents.
05:16Je vous montre, par exemple, ce qu'a écrit Margot Bonnery,
05:19notre journaliste qui a écrit sur le sujet.
05:21Elle dit, donc voilà, ça laisse à craindre une réactivation
05:23d'une deuxiĂšme marque de l'extrĂȘme droite parisienne
05:24à la maniÚre du but de Paris ressuscité en 2022,
05:27avant d'ĂȘtre Ă  nouveau dissous administrativement en 2024.
05:30Puis, d'ailleurs, une enquĂȘte du chef de tentative d'homicide volontaire
05:34a été ouverte et confiée au deuxiÚme district de police,
05:36parce que ce que je n'ai pas dit,
05:37j'aurais dĂ» peut-ĂȘtre commencer par lĂ ,
05:39d'ailleurs, c'est qu'il y a eu deux hospitalisations
05:42suite Ă  des coups de poignard aussi.
05:43Il y avait tessons de bouteilles,
05:44mais il y a eu en tout cas une attaque Ă  l'arme blanche.
05:48Et donc, il y a eu deux militants,
05:52dont un syndicaliste CGT d'ailleurs,
05:53qui ont été hospitalisés.
05:57A priori, l'un est sorti, c'est sûr,
05:59l'autre, je ne sais plus, il faudrait le vérifier.
06:01Mais en tout cas, leurs jours ne sont pas en danger.
06:03Mais voilĂ , c'est quand mĂȘme extrĂȘmement inquiĂ©tant,
06:06extrĂȘmement dangereux ce qui se passe.
06:09Je vous parle de ça, c'est pour vous poser le contexte.
06:12Déjà, on n'est jamais rassuré de se dire que dans Paris,
06:17un Ă©vĂ©nement militant peut ĂȘtre pris pour cible
06:21de maniÚre aussi violente par un gang trÚs organisé
06:24qui a clairement prévu son attaque.
06:26Ce n'est pas un truc spontané, ça.
06:29Par ailleurs, le quartier n'est pas anodin,
06:32puisque c'est un quartier du dixiĂšme arrondissement
06:34qu'on surnomme parfois le petit Kurdistan.
06:36Et que ça se passe dans un local d'une organisation,
06:39certes de gauche radicale, mais kurde surtout.
06:42Et que les Kurdes ont dĂ©jĂ  quand mĂȘme pas mal subi dans Paris,
06:45puisqu'on rappelle que dans ce mĂȘme quartier,
06:47et Paris s'est rappelé dans le sujet de Margot Bonnery,
06:55c'est que ce quartier du petit Kurdistan,
07:01c'est lĂ  oĂč il y a eu une attaque en attentat,
07:03mais on peut dire en 2013,
07:05qui avait coûté la vie à trois militantes,
07:07puis en 2022 encore,
07:09oĂč en tout, ça a fait six morts chez les Kurdes,
07:11la premiÚre attaque étant plutÎt perpétrée
07:12par des groupes proches des services turcs.
07:17Mais lĂ , ce qui a fait d'ailleurs dire Ă  des...
07:20Peut-ĂȘtre que vous l'avez vu passer sur Internet,
07:21il y a des Kurdes qui disaient
07:22« Oui, c'est un coup des loups gris,
07:23et donc un gros pluscule violent pro-turc, pro-Erdogan. »
07:28Pour l'instant, on ne sait pas.
07:30En tout cas, il y a les éléments de preuve,
07:31le seul élément qu'on a sur place,
07:33c'est l'autocollant,
07:34et aprÚs, on a la vidéo écrit « Paris et nazis »
07:36qui signe plutĂŽt l'extra-droite.
07:38AprĂšs, est-ce qu'il y a convergence possible
07:39entre les loups gris et l'extra-droite ?
07:40Ça, c'est une autre question
07:41que l'enquĂȘte devra Ă©claircir.
07:45Évidemment, moi, je ne suis pas en capacitĂ©
07:46de vous dire exactement de quoi il retourne.
07:49Mais voilĂ , en tout cas,
07:50ce qu'on sait, c'est qu'il y a eu cette attaque-lĂ .
07:51Et donc, pourquoi je vous parle de ça aussi ?
07:53Ce n'est pas uniquement pour vous relater l'effet.
07:56C'est parce que ça a fait l'objet
07:58d'un rebond à l'Assemblée nationale,
08:01puisque ça a fait l'objet de deux questions
08:03au gouvernement.
08:04Et vous allez voir, dans cette revue,
08:05on va pas mal s'appuyer,
08:06en tout cas au début de la revue,
08:07sur ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale,
08:09parce que les QAG ont été assez...
08:15Donc, QAG, c'est le petit jargon
08:17pour questions au gouvernement.
08:19ont été assez édifiantes
08:20sur ce qui se passe
08:22dans le débat public
08:23et dans le débat politique.
08:27Donc, agression d'extrĂȘme droite
08:28en plein Paris,
08:30question au ministre de l'Intérieur.
08:31Logique.
08:33Qui s'y colle ?
08:33Qui s'y colle ?
08:34Eh bien, c'est Pouria,
08:37que je n'écorche pas son nom,
08:38Amir Chahi,
08:39qui est donc député écologiste de Paris,
08:43qui pose une question
08:44au ministre de l'Intérieur.
08:45Donc, le QAG,
08:46si jamais vous ne savez pas
08:46ce que c'est,
08:47donc les questions au gouvernement,
08:48c'est deux temps,
08:50le mardi et le mercredi,
08:51entre 15h et 16h30,
08:56oĂč les dĂ©putĂ©s
08:57ont le droit
08:57de poser des questions
08:58au gouvernement.
09:01Donc, tous les groupes
09:01ont un quota de questions.
09:03En gros, c'est en fonction
09:04de la taille de ton groupe.
09:05Par exemple,
09:05si tu as un gros groupe,
09:06comme la France Insoumise
09:07ou le RN ou le PS,
09:08tu as le droit Ă  deux questions.
09:09Si tu as un petit groupe,
09:10il y a un temps de parole,
09:12évidemment,
09:12en fonction de l'importance
09:13des groupes, etc.
09:15Le RN, je crois
09:15qu'il y a quand mĂȘme
09:16trois questions, d'ailleurs.
09:17Mais bref,
09:18en tout cas,
09:20tout ça pour dire
09:21qu'il y a un temps
09:22oĂč on peut interroger
09:23les ministres
09:25sur leur action publique,
09:26on va dire.
09:27Et donc lĂ ,
09:27question de Pourria Amir Chahi
09:29sur ce qui s'est passé
09:32dans le 10e
09:33et le silence
09:34de Bruno Retailleau.
09:35Parce que Bruno Retailleau,
09:36qui n'est quand mĂȘme
09:37pas le dernier des communicants,
09:38je veux dire,
09:39d'accord,
09:39qu'il ouvre quand mĂȘme
09:40pas mal sa gueule,
09:41qu'on entend quand mĂȘme beaucoup.
09:42Et bien lĂ ,
09:43on n'avait pas beaucoup entendu.
09:44Et donc,
09:44question du député.
09:46...
09:46DeuxiĂšme arrondissement de Paris,
09:47alors que se projetait
09:48le film Z de Costa Gavras.
09:51Une vingtaine de nervis
09:52d'extrĂȘme droite,
09:52cagoulés, armés,
09:54a attaqué les participants
09:55avec l'intention
09:56de faire mal,
09:57voire de tuer.
09:58Avant de fuir,
09:59l'un d'eux a crié
10:00Paris et nazis.
10:02Si personne ne sont en garde Ă  vue,
10:04une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte.
10:05Notre démocratie fonctionne encore,
10:07mais comment expliquer,
10:09comment admettre
10:09que des groupes récemment dissous
10:11s'autorisent
10:12à de telles démonstrations
10:13terroristes en plein Paris ?
10:15Quelles protections
10:16sont prévues
10:17en amont
10:17de ces réunions d'associations,
10:19pourtant souvent
10:19désignées comme des cibles ?
10:21Deux jours ont passé
10:22et aucun mot
10:23n'a été prononcé
10:23de votre bouche,
10:24alors que deux personnes
10:26ont été violemment frappées,
10:27poignardées
10:28et envoyées à l'hÎpital.
10:30C'est une extrĂȘme droite
10:32décomplexée,
10:34enivrée par le salut nazi
10:35d'Elon Musk
10:36Ă  la face du monde
10:36qui parcourt aujourd'hui
10:37les rues de nos villes.
10:39A Angers,
10:40Ă  Lyon,
10:41à Saint-Brévin-les-Pins,
10:42Ă  Tours et Ă  Paris,
10:43elles s'exhibent,
10:44elles menacent
10:45et agressent impunément.
10:46La bride est lùchée
10:47depuis trop longtemps.
10:49Vous épousez
10:49les postures martiales
10:51jetant ici en pĂąture
10:52les Français
10:52aux mémoires immigrés
10:53ou aux sang-mĂȘlĂ©s
10:54ou faisant lĂ 
10:55de la gauche
10:55ou des démocrates,
10:56l'ennemi numéro un.
10:58Nous,
10:58nous appelons
10:59tous les républicains
11:00Ă  ĂȘtre Ă  la hauteur
11:01du grand danger
11:01qui nous guette.
11:02En ĂȘtes-vous seulement capables,
11:04vous qui déclarez
11:05comme Laurent Wauquiez,
11:06qu'à part en matiÚre économique,
11:07vous avez les mĂȘmes idĂ©es
11:08que l'extrĂȘme droite.
11:10Au fond,
11:11ce n'est pas tant
11:11Ă  vous que je m'adresse
11:12mais à tous les démocrates
11:13sincĂšres
11:14qui sur ces bancs
11:15n'oublient pas
11:15que 70% des électeurs
11:17ont dit
11:17qu'ils ne voulaient pas
11:18eux de ces idées-là.
11:20Distinguons bien
11:20au-delĂ  de tout
11:21le moment grave
11:22qui est le nĂŽtre
11:23car les milices
11:24qui sont le symptĂŽme
11:26antifascistes
11:27se met en mouvement
11:27dans toute l'Europe
11:28avec la complicité
11:29des Etats-Unis
11:30et de la Russie.
11:32Nous célébrons hier encore
11:33les 80 ans
11:34de la libération
11:35et du combat antifasciste.
11:36Monsieur le ministre,
11:38plutÎt que de dénoncer
11:39les militants antifascistes
11:41d'aujourd'hui,
11:41prenez l'engagement
11:43d'empĂȘcher
11:43ces nouvelles ligues
11:44antirépublicaines
11:45qui sont la deuxiĂšme menace
11:46terroriste
11:47aprĂšs le terrorisme islamiste.
11:49Merci beaucoup.
11:51La parole est Ă 
11:52Monsieur Bruno Rotaillot,
11:54ministre.
11:55VoilĂ 
11:56qui est une intervention
11:57plutÎt carrée
11:59du député écologiste
12:01qui lui rappelle
12:03effectivement ça
12:03et qui le renvoie
12:04un peu
12:05Ă  ses propres positions
12:06par rapport Ă ...
12:07En fait,
12:08on sent qu'il anticipe
12:09un peu la réponse
12:10du ministre de l'Intérieur
12:11sur ce qu'il va dire,
12:12notamment en disant
12:12vous diabolisez la gauche.
12:14Eh bien,
12:15ça n'a pas raté
12:15puisqu'on va écouter
12:16maintenant
12:17la réponse
12:18de Bruno Rotaillot.
12:21et lĂ ,
12:22c'est Bruno Rotaillot,
12:24quoi.
12:24Bon, voilĂ .
12:25Allez, on l'écoute.
12:27qui devrait nous réunir,
12:29c'est le combat
12:30contre la violence,
12:31c'est le combat
12:32contre le fascisme,
12:34contre le nazisme,
12:35contre l'extrĂȘme droite
12:36et aussi contre l'ultra-gauche.
12:39Nous ne supporterons,
12:40nous ne supporterons
12:42aucune violence,
12:44aucune violence.
12:46Il y avait,
12:47il y a encore,
12:49il y avait,
12:50il y a encore
12:51une gauche républicaine,
12:53une gauche,
12:54j'étais hier,
12:55par exemple,
12:56Ă  visiter le Raid
12:58tout prĂšs de Paris
12:59qui fut
13:00une création
13:01de Pierre Jox.
13:02Oui,
13:03il y avait cette gauche
13:04républicaine
13:05qui faisait honneur
13:06à notre démocratie,
13:08Ă  notre nation.
13:10Eh bien,
13:10je peux vous dire
13:11que mon bras
13:12ne faiblira pas
13:13lorsqu'il faudra
13:13dissoute
13:14des groupes
13:15qui pratiquent
13:15la violence,
13:16d'oĂč qu'ils viennent,
13:17de l'extrĂȘme droite
13:18comme de l'ultra-gauche.
13:20Croyez-moi,
13:22quand on aime la France,
13:23on rejette
13:24toute violence,
13:25d'oĂč qu'elles viennent.
13:28S'il y a un...
13:30VoilĂ ,
13:31je suis désolé,
13:31je vois que l'ici,
13:32Max qui dit non,
13:32pas lui,
13:33je suis désolé
13:33de te cueillir comme ça
13:34avec Retailleau
13:34dĂšs le matin,
13:35mais c'est comme ça,
13:37il est ministre.
13:38Ouais,
13:39ben voilĂ ,
13:39du coup,
13:41on lui pose la question,
13:42qu'est-ce que vous faites
13:42contre les Ăźles
13:44des groupuscules
13:44d'extrĂȘme droite
13:45qui agressent en plein Paris ?
13:46Il te répond,
13:46Pierre Jox,
13:47c'est génial,
13:47il te répond surtout
13:48oui,
13:48mais l'ultra-gauche,
13:49c'est le fameux
13:50whataboutisme,
13:51oui,
13:51mais l'ultra-gauche.
13:52Alors,
13:52l'ultra-gauche,
13:53précisément,
13:54dans le cerveau de Retailleau,
13:55c'est les gens
13:56qui sont été visés
13:57par l'agression,
13:58je suppose que pour lui,
14:00les antifas
14:01et actites,
14:02c'est ce qu'il appelle
14:02l'ultra-gauche,
14:03donc lĂ ,
14:04il y a quasiment un cÎté,
14:06en gros,
14:07c'est des gens violents
14:07qui attaquent des gens violents,
14:08enfin,
14:08il te dit ça,
14:09globalement.
14:12Jean-Médier nous dit,
14:13il y a vraiment des gens
14:13qui ne voient pas
14:14les red flags fascistes.
14:15Alors,
14:15nous,
14:15on les voit,
14:15c'est mĂȘme le nom
14:16de ma chronique,
14:17sur ça,
14:17il y aura,
14:17petit moment de pub,
14:18mais oui,
14:19il y en a qui ne le voient pas,
14:20il y en a qui,
14:21en fait,
14:21il y en a qui ont,
14:22je pense qu'on a tellement,
14:24comment dire,
14:25on a tellement un imaginaire
14:26fasciste marqué
14:27par la Seconde Guerre mondiale
14:28qu'on pense,
14:30et par aussi la culture populaire,
14:31d'ailleurs,
14:32on pense que c'est tellement
14:33l'enfer,
14:33le machin,
14:34qu'on ne voit pas venir,
14:35en fait,
14:35quand il arrive,
14:35alors que c'est un truc
14:36beaucoup plus banal que ça,
14:37en fait.
14:38Bref,
14:39ça nous emmÚnerait vers
14:39un autre sujet,
14:40ce n'est pas forcément
14:41ce que je voulais en parler,
14:42mais c'est un petit point
14:46que je le jette comme ça.
14:48Je pense qu'il y a
14:49une espÚce de mauvaise appréhension
14:51dans l'imaginaire
14:51de ce que peut ĂȘtre le fascisme.
14:53Par ailleurs,
14:54Retaillot,
14:54lĂ ,
14:54oui,
14:54donc,
14:55il te dit,
14:58il te dit,
14:59oui,
14:59oui,
14:59elle est ultra-gauche aussi,
15:00donc,
15:00soit ça veut dire,
15:01mais c'est pas clair,
15:02ça,
15:02c'est vraiment un discours
15:03confusionniste de fou,
15:04c'est-Ă -dire que,
15:05d'un cÎté,
15:05il n'arrive pas Ă  dire,
15:07enfin,
15:07soit il soit il est en train
15:08de te dire,
15:08en gros,
15:08c'est une agression
15:09entre ultra-gauche
15:10et extrĂȘme-droite
15:11et je m'en fous,
15:11ils ont cassé un risque,
15:12ils ont cassé un risque,
15:13ils ont cassé un risque,
15:17c'est juste ne pas vouloir
15:18appréhender la spécificité
15:20des groupuscules
15:21d'extrĂȘme-droite
15:21parce que si demain,
15:22il y a des groupuscules
15:23d'extrĂȘme-gauche
15:23qui sont en train de,
15:24qui rentrent et qui tabassent
15:25des gens,
15:25on sera tous d'accord
15:26pour condamner les violences,
15:27on est bien d'accord,
15:28mais lĂ ,
15:29lĂ ,
15:30on est d'accord que,
15:31moi,
15:31je ne connais pas beaucoup
15:32d'exemples de moments
15:34oĂč une bande de 30 personnes
15:35d'extrĂȘme-gauche
15:36ont débarqué dans un lieu
15:37oĂč les gens faisaient
15:37une conférence
15:38et ils les ont tabassés.
15:39J'en connais pas beaucoup,
15:40s'il y en a,
15:41dites-le moi,
15:41mais lĂ ,
15:41en l'occurrence,
15:42c'est bien l'extrĂȘme-droite
15:42qui est violente,
15:44donc c'est bien,
15:44elle,
15:44le sujet,
15:45le fait qu'ils ne veuillent pas
15:46appréhender ça
15:46et qu'ils fassent
15:47une espÚce de théorie
15:48du fer Ă  cheval
15:49en mode,
15:49ah,
15:49les extrĂȘmes se rejoignent,
15:50c'est tous les mĂȘmes,
15:51etc.
15:53Bref,
15:54voilĂ ,
15:55vous voyez l'idée
15:56et alors du coup,
15:57parce que vraiment,
15:59je gĂąte ce matin,
16:04comment dire,
16:05c'est une position
16:07qui est partagée
16:08par le gouvernement.
16:09Tout Ă  l'heure,
16:09on va parler de,
16:11de Darmanin aussi,
16:12c'est pour ça que je vous dis
16:12que je vous gĂąte,
16:15mais il y a quand mĂȘme
16:16une prise de judo lĂ 
16:17et c'est lĂ  oĂč je veux en venir,
16:18c'est que ce qu'on voit
16:19dans cette séquence,
16:20c'est qu'une attaque
16:23d'extrĂȘme-droite
16:24donne lieu
16:25Ă  la fin du processus,
16:27enfin Ă  la fin,
16:27en cours du processus,
16:29Ă  une attaque contre la gauche
16:30de la part du gouvernement.
16:32C'est quand mĂȘme,
16:32et c'est un schéma
16:33qui va se répéter,
16:34c'est pour ça que je vous le dis,
16:35parce que celui qui vient aprĂšs,
16:36c'est exactement la mĂȘme chose.
16:38Et ça, c'est un problÚme,
16:39c'est-Ă -dire que
16:41on est quand mĂȘme Ă  un moment
16:42oĂč mĂȘme
16:43quand des fascistes
16:46agressent la gauche,
16:48fustelles radicales,
16:49fustelles extrĂȘme-gauche,
16:49on va appeler ça comme vous voulez,
16:51eh bien,
16:52c'est la gauche
16:55qui est incriminée à la fin
16:55par le gouvernement,
16:56un gouvernement de droite
16:57appuyĂ© par l'extrĂȘme-droite,
16:58on le sait trĂšs bien.
17:01Quelqu'un,
17:01Rudolf Lorenzatio,
17:03pardon,
17:03oui, c'est ça,
17:04Lorenzatio,
17:04sauf erreur,
17:05il tient le mĂȘme discours
17:06que Trump concernant
17:06Charlottesville.
17:07Oui, oui,
17:07il y a des torts
17:08des deux cÎtés,
17:09c'était le whataboutisme
17:11de Trump
17:11sur l'attentat
17:13de Charlottesville
17:13oĂč des fascistes
17:15avaient foncé dans la foule.
17:17Tout Ă  fait,
17:18c'est un comparatif
17:20qui est tout Ă  fait pertinent,
17:21je pense,
17:22surtout pour Rudolf Lorenzatio.
17:25VoilĂ ,
17:25donc,
17:26ça,
17:26c'est un premier point.
17:28On vous fera,
17:28de toute façon,
17:29avec l'allumain,
17:30on tiendra au courant
17:30des suites
17:31de la discussion
17:37et de l'enquĂȘte
17:38aussi
17:38sur cette agression.
17:43Il est quand mĂȘme heureux
17:43que des députés,
17:44lĂ ,
17:44j'ai mis pour y
17:45Ă  MirchaĂŻ,
17:46mais j'aurais pu mettre
17:46Raphaël Arnaud aussi
17:47qui a posé une question,
17:47en fait,
17:47il y a eu deux questions
17:48de la gauche,
17:50des députés du NFP,
17:51on va dire,
17:53sur l'attaque.
17:54Si Ă  la gauche,
17:55je ne le fais pas,
17:55tout le monde s'en branle.
17:57Enfin,
17:57je suis désolé de le dire vulgairement,
17:58mais aucun autre parti politique
18:01hors gauche
18:02ne s'intéresse à ça.
18:04Dans les médias,
18:06ça a quand mĂȘme Ă©tĂ©
18:06essentiellement
18:07les médias de gauche
18:08qui ont fait le travail,
18:09l'UMA,
18:10il y a eu Mediapart,
18:11il y a eu Libération,
18:12l'Esprit-Presse,
18:13les médias plus confidentiels,
18:17mais libertaires,
18:17évidemment,
18:18c'est souvent les premiers
18:18Ă  s'attaquer,
18:19Ă  prendre en charge
18:20ces sujets-lĂ .
18:21Mais bon,
18:22bref,
18:22voilĂ .
18:22Par ailleurs,
18:23je ne vous l'ai pas,
18:24mais Retailleau
18:24a aussi attaqué
18:25la jeune garde
18:26puisque,
18:27comme Raphaël Arnaud
18:28en faisait partie
18:28et qui nous posait une question,
18:30il lui disait
18:30« j'ai aucune leçon
18:31Ă  retenir,
18:32Ă  prendre de vous,
18:33vous ĂȘtes la jeune garde,
18:35vous ĂȘtes un violent
18:35vous aussi. »
18:37VoilĂ ,
18:37on en est du débat,
18:38autant dire que
18:39les groupuscules
18:40d'extrĂȘme droite,
18:41en tout cas sur le volet politique,
18:42sont tranquilles.
18:43Évidemment,
18:44heureusement,
18:44il y a quand mĂȘme
18:44une enquĂȘte en cours,
18:45il y a des juges
18:46et des policiers
18:47qui font leur travail,
18:47mais voilĂ ,
18:48c'est tout pas rassurant
18:50sur le volet politique
18:51de la chose.
18:52Par ailleurs,
18:52il parle de dissoudre,
18:53on voit bien
18:54que les dissolutions
18:54ne servent pas Ă  grand-chose
18:56puisque les marques
18:58qui ont été dissoutes
18:59sont ressuscitées
19:0430 ans aprĂšs.
19:05Le COP Boulogne
19:06a été dissous
19:11dans les années 90
19:12et le voilĂ  qui revient,
19:13en tout cas,
19:14au moins une référence
19:15qui ressurgit.
19:16Le GUD a été dissous,
19:17il est revenu.
19:18Bref,
19:18on voit que ces trucs-lĂ ,
19:20les dissolutions,
19:20c'est plus du marketing
19:22qu'autre chose.
19:22ça a des effets,
19:23mais ça n'a pas
19:24des effets trĂšs efficaces
19:26visiblement
19:26puisque ces gens-lĂ 
19:27existent toujours,
19:27ils se reforment,
19:28ils prennent d'autres noms,
19:29etc.
19:29d'autres noms.
19:29?
19:29?

Recommandations