00:00Union populaire ! Union populaire ! Union populaire ! Union populaire ! Union populaire !
00:08Il y a de la déception, mais il y avait un petit espoir.
00:12Il est clair qu'à la fois Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ont profité de la vague des
00:19derniers jours.
00:20Les électeurs se sont déterminés sur ceux qui pouvaient être présents au deuxième tour.
00:25Ce qui est dommage, c'est que la remontée de Jean-Luc Mélenchon était assez tardive, qu'une partie de
00:32la gauche ne l'a pas épargnée.
00:33On avait l'impression que c'était l'adversaire principal. C'est un peu dommage.
00:36Enfin, moi, je suis syndicaliste, donc on continuera à se battre.
00:42Mais voilà, on espère autre chose de la politique en tant que syndicaliste.
00:45La violence de la déception, elle est d'abord en pensant à tout ce qui aurait été entrepris et qui
00:56ne le sera pas.
00:57Une abstention supérieure à celle de 2017.
01:01Une gauche dispersée.
01:02Et je pense qu'il y a plus de choses qui nous rassemblent à gauche que de choses qui nous
01:05divisent.
01:06Et c'est catastrophique pour la démocratie.
01:08Enfin, moi, je fais partie de ceux qui pensent que notre démocratie parlementaire, là, elle est au bout du rouleau.
01:12Il faut la réventer autre chose parce que ça ne fonctionne plus.
01:17Les riches ont pris le pouvoir dans ce système dit démocratique, mais qui n'est plus démocratique.
01:22Parce qu'on voit bien que les forces de l'argent, ça compte beaucoup au niveau des médias.
01:29C'est compliqué quand il y a autant de gens qui s'abstiennent.
01:32En particulier, moi, je travaille en Seine-Saint-Denis.
01:35L'abstention en Seine-Saint-Denis, elle est catastrophique.
01:40Donc, la France insoumise était une force qui proposait justement de changer les choses pour rénover cette démocratie.
01:48Si on ne la rénove pas, je pense qu'on va dans le mur.
01:50Alors, voilà, on se battra, on continuera à se battre.
01:52L'État dans lequel se trouve la patrie et son peuple, sur tous les points du territoire.
01:58Un État d'exaspération et le sentiment d'être entré dans un État d'urgence écologique, sociale.
02:07Et maintenant, encore une fois, nous le voyons ce soir, un État d'urgence politique.
02:13Donc, Emmanuel Macron, ce que j'espère, c'est qu'il n'aura pas la majorité à l'Assemblée nationale.
02:18On va tout faire pour.
02:20Pour qu'il y ait au moins un autre débat que celui qu'on n'a pas eu ces cinq
02:27dernières années,
02:28avec une majorité qui était une majorité de béni-oui-oui.
02:31Aucun dialogue social.
02:33Enfin, moi, c'est la première fois que je vois un gouvernement.
02:35Et je commence à avoir des cheveux blancs.
02:37Le premier ministre de la Santé que j'ai rencontré, j'étais étudiant, c'était Jacques Ralit.
02:41Depuis Jacques Ralit, tous les ministres nous ont reçus pour discuter.
02:44On n'était pas forcément d'accord avec ce gouvernement.
02:47Aucun dialogue social.
02:49Donc, il va falloir se mobiliser différemment.
02:51On a vu les gilets jaunes.
02:53Peut-être qu'il faut être un petit peu plus virulent, un peu plus dynamique dans l'action
02:57que ce qu'on a fait jusqu'à présent.
02:59Voilà les manifestations le 1er mai, le 20 juin.
03:05Oui, c'est bien, mais c'est assez rationnel.
03:08Que la seule tâche qu'on a à se donner, c'est celle qui accomplit le mythe de Sisyphe.
03:15La pierre retombe en bas du ravin, alors on la remonte !
03:19Je crois qu'on a mené une très belle campagne.
03:22Au début, il y a un an, les sondages nous donnaient un 11% et au final, on fait un
03:27meilleur score qu'en 2017.
03:29Malgré le fait que le PCF ne soit pas rallié au programme de l'Avenir en commun avec l'Union
03:35populaire.
03:36Énormément d'appuis, de soutien de différents secteurs de la société, de différents acteurs,
03:42comme des enseignants, des quartiers populaires, des associations.
03:46Enfin, vraiment toute une dynamique qui s'est créée par rapport au programme de l'Avenir en commun.
03:52Donc c'est quand même encourageant pour la gauche française.
03:56Vous tous dont j'ai parlé il y a quelques instants, je connais votre colère.
04:00« Ne vous abandonnez pas à ce qu'elle vienne à vous faire commettre des erreurs qui seraient définitivement irréparables.
04:10»
04:12Moi je vais aller voter, parce que je pense que c'est important.
04:16Moi j'aimerais bien que le vote soit obligatoire.
04:18Je suis d'origine argentine, ma mère a été en prison pendant toute la dictature entre 1976 et 1983.
04:24La première fois qu'elle a pu voter, elle avait 27 ans.
04:28Donc je pense que c'est un devoir du citoyen de se mêler de la vie politique,
04:34parce que c'est celle qui finalement régit nos vies.
04:38Les décisions politiques, elles ont une incidence directe sur nos qualités de vie.
04:41Elles peuvent directement avoir une incidence.
04:43Donc je pense que c'est un devoir d'aller voter.
04:45« Nous savons pour qui nous ne voterons jamais. »
04:50« Merci ! »
04:55Et pour le reste, comme je vous l'ai dit, il y a 5 ans,
05:03vous vous souvenez-vous qu'il y a eu quelques dégâts après notre déclaration,
05:07pour qui prendrait-on les conseils ?
05:09Ils sont capables de savoir quoi faire.
05:11Ils sont capables de décider ce qui est bon pour le pays.
05:14Jamais nous ne perdrons notre confiance dans la démocratie.
05:19Donc vous ne devez pas donner le voie à Mme Le Pen.
05:23Il y a une dynamique qui est incroyable, parce que les idées sont belles et parce que les idées amènent
05:29à un monde meilleur.
05:30Donc comment ça va se transformer demain ?
05:32On va retourner sur le terrain.
05:34On va continuer de convaincre.
05:36On a d'autres élections qui arrivent.
05:38On espère avoir d'autant plus de députés à l'Assemblée nationale qui vont mener un travail de terrain incroyable
05:43et faire passer nos idées.
05:44Et continuellement, on va se battre pour transmettre nos idées, pour finir par les faire rentrer dans la tête des
05:49gens.
05:50Qu'on peut avoir une société meilleure où l'humain est au centre, où l'écologie est au centre.
05:55Et ça, c'est le plus important.
06:00Vous êtes en état de mener cette bataille.
06:04Et la suivante ! Et la suivante !
06:06Autant qu'il y en aura !
06:08Je pense que si les copains pensent à mettre leur égo de côté et aller vers le candidat qui réunit
06:17le plus et qui a la possibilité de réunir le plus,
06:21alors oui, il y a possibilité de se réunir.
06:25Mais ce n'est pas de se réunir avant tout derrière le candidat, c'est avant tout derrière des idées.
06:29Et là, en l'occurrence, on a vu qui a réuni le plus de monde derrière ces idées.
06:33C'est la France Insoumise, l'Union Populaire aujourd'hui.
06:36Donc il était temps de se réunir derrière M. Mélenchon.