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  • il y a 1 minute
Après un voyage controversé en Israël où la présidente de la Commission européenne qui ne disposait d'aucun mandat, a "oublié" de rappeler au gouvernement israélien la nécessité de respecter le droit international à Gaza, quel rôle peut jouer l'Union dans le règlement du conflit ?

Après l'annonce de l'ouverture d'un pont aérien humanitaire vers Gaza, un cessez-le-feu, la paix et un règlement politique, vont-ils enfin être défendus d'une seule voix par l'Europe ?

Entretien avec le député européen Marc Botenga ( La Gauche ), spécialiste des rapports Israël-Palestine.

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Transcription
00:00Bonjour et bienvenue au Parlement européen de Strasbourg, Marc Botanga. Bonjour et merci d'être sur le plateau de l
00:05'Humanité.
00:05Je rappelle que vous êtes député européen du groupe La Gauche, vous êtes aussi membre du Parti du Travail en
00:11Belgique
00:11et vous êtes l'un des députés européens sans doute qui s'intéresse de plus près depuis longtemps au conflit
00:18israélo-palestinien,
00:19à la situation dans cette région en règle générale et vous suivez notamment beaucoup ce qui concerne les réactions internationales
00:27c'est-à-dire autour de ce qui se passe, l'environnement international et évidemment au premier chef ce qui
00:33se passe en Europe.
00:34Les faits, on ne va pas les rappeler, tout le monde les connaît, on est dans une situation tout à
00:40fait exceptionnelle,
00:41on a l'impression, parce que ce n'est pas la première fois qu'il y a des problèmes dans
00:45cette région,
00:47ce n'est pas la première fois qu'il y a des problèmes autour de Gaza, à Gaza, etc.
00:51On a l'impression qu'il y a quelque chose de plus, de différent qui se passe à l'heure
00:56actuelle.
00:57Pour quelles raisons ? Vous voyez les choses comme ça ?
00:59Mais je pense que l'attaque qui a été faite par le Hamas contre Israël et les images que nous
01:06avons tous vues,
01:07ces images horribles, notamment du festival, évidemment c'est quelque chose qui ne s'était pas passé les dernières décennies.
01:15Donc c'est quelque chose dans ce sens-là qui est effectivement...
01:19Terrifiant.
01:20Terrifiant et aussi, oui, enfin nouveau entre guillemets.
01:23Donc c'est quelque chose, quand on a vu toutes ces images, ce n'est pas quelque chose qu'on
01:27voyait tous les jours.
01:28Donc c'était clairement quelque chose de nouveau, au moins par rapport aux dernières décennies.
01:34Et deuxièmement, il y a aujourd'hui la guerre contre Gaza, qui prend une ampleur complètement différente aussi.
01:44C'est-à-dire qu'on entend des responsables israéliens parler de combattre des animaux humains.
01:51On entend l'idée de déplacer les Gazaouis vers l'Égypte, donc d'aller complètement, d'être chassés de leur
02:00pays.
02:01On a entendu cet ordre israélien à 1,1 million de Palestiniens environ de quitter.
02:09Donc c'est un déplacement de population qui serait plus important de ce qu'on a vu en 1948 avec
02:16la catastrophe, la Nakba.
02:18Donc voilà, dans ce sens-là, oui, on est dans une situation très grave, très sérieuse, avec un risque d
02:25'escalade régional extrêmement sérieux.
02:28C'est ça qui monte, parce qu'on parle de plus en plus de ce qui se passe à la
02:31frontière entre le Liban et Israël.
02:35Ça a l'air en tout cas de ne pas s'arranger de ce côté-là et même de s
02:38'aggraver.
02:39On voit aussi qu'il se passe à l'est des territoires, des mouvements, notamment des mouvements de population.
02:45Si on pense à la Jordanie, par exemple, de mobilisation de population, donc en réalité, c'est tout le secteur
02:51qui s'aggrave, j'allais dire, à l'heure actuelle, sous nos yeux.
02:54Il y a une réaction, évidemment. Il y a différentes réactions dans la région par rapport à ce qui s
03:01'est passé.
03:01Il y a beaucoup de solidarité. On voit dans des grandes mobilisations en Irak, au Yémen, en Jordanie, au Liban
03:10aussi, des mobilisations de solidarité avec ce que vit maintenant le peuple palestinien à Gaza.
03:15On voit ces mobilisations qui demandent, je pense, souvent un cessez-le-feu, un respect pour le droit international.
03:25Et ça cadre, évidemment, dans une histoire pour les peuples de la région qui connaissent l'histoire de la colonisation,
03:31des guerres.
03:33Et donc, oui, il y a ça, il y a cette solidarité, disons, par rapport à ce qui sont des
03:38crimes de guerre.
03:39Donc, ce que la Hamas a fait, et clairement, quand on s'attaque à des civils innocents, c'est considéré
03:45un crime de guerre, sous le droit international.
03:47Aujourd'hui, quand on voit ce que fait Israël, qui s'attaque aussi à Gaza, qui tue, je pense qu
03:53'entre-temps, les chiffres sont de plusieurs centaines d'enfants morts,
03:58je pense que jusqu'à mille enfants, on parle aujourd'hui, palestiniens tués par les bombes israéliennes, ça aussi, c
04:05'est des crimes de guerre.
04:07Donc, on est dans une situation absolument terrible où les réactions, évidemment, sont et doivent être, évidemment, de solidarité, d
04:16'abord avec les populations civiles.
04:18Vous avez prononcé le mot, ce qui veut dire que le premier mot qu'il faut prononcer dans une situation
04:23comme celle-ci, qui est grave et qui s'aggrave, on vient de le dire, c'est cesser le feu.
04:27– Je pense, je pense que l'Union européenne, d'ailleurs, on parlera de la réaction de l'Union européenne
04:32qui était abominable, à mon avis.
04:34– On va en parler.
04:36– La première chose aujourd'hui de mettre en avant, c'est cesser le feu, arrêter les bombes.
04:44Parce qu'on voit des hôpitaux touchés à Gaza, on voit des ambulances attaquées, une caserne des pompiers, même des
04:51bâtiments des Nations Unies.
04:52Donc, les Nations Unies, l'agence des réfugiés des Nations Unies, a perdu du personnel sous les bombes.
05:00Ce ne sont pas des gens liés au Hamas, du tout.
05:02Donc, c'est des innocents qui sont tués.
05:04Et face à cela, nous devons être clairs, il faut que les bombes cessent.
05:08– Alors, l'Union européenne, vous venez d'en parler, parlons-en.
05:11Maintenant, sa réaction, alors il y en a une qu'on a remarquée, la visite d'Ursula von der Leyen
05:16en Israël,
05:18apportant le soutien, la solidarité de l'Europe, qui a été critiquée à peu près de tous les côtés,
05:26y compris au sein même de la Commission européenne d'ailleurs.
05:29J'allais dire que ce premier pas qui a été visible, un peu spectaculaire de l'Europe,
05:34ce n'était pas un très bon pas en réalité, vu les conséquences.
05:38– Mais je pense qu'il y a deux erreurs dans ce voyage.
05:41Tout d'abord, le voyage même a été fait sans mandat.
05:44Parce qu'il est clair que ce n'est pas la Commission européenne qui a le mandat, disons,
05:50pour faire la politique étrangère de l'Union européenne.
05:53On pouvait déjà se poser la question par rapport au drapeau israélien
05:56qui a été projeté en très grand sur le bâtiment de la Commission européenne à Bruxelles.
06:02Parce que là aussi, on prend une position, mais le voyage de Ursula von der Leyen en Israël,
06:08a clairement été fait sans mandat.
06:11Donc ça, ça a été clarifié aussi par le ministre des Affaires étrangères de l'Union européenne,
06:15qui est Joseph Borrell, et par le Conseil, parce que c'est par le Conseil que les décisions se prennent.
06:21Et donc, aller là-bas en disant, voilà, vous avez le soutien inconditionnel de l'Europe,
06:27c'est extrêmement grave, d'abord d'un point de vue démocratique européen.
06:30Et c'est grave pour une deuxième raison, c'est que Ursula von der Leyen, dans ce contexte,
06:35n'a même pas dit, n'a même pas demandé à Israël de respecter le droit international humanitaire.
06:40Ce qui veut dire qu'elle a donné un blanc-seing.
06:43Et il y a des gens qui disent aujourd'hui, est-ce qu'avec cela,
06:45elle n'a pas encouragé justement des crimes de guerre qui s'annonçaient,
06:48parce qu'elle est arrivée en Israël au moment même qu'Israël a annoncé
06:52de vouloir le déplacement de 1,1 million de Gazaouis, de Palestiniens.
06:58Qu'est-ce qu'il faut faire dans cette situation-là,
07:01dans ce faux pas que tout le monde remarque et qui devient spectaculaire du coup ?
07:04C'est-à-dire que l'Europe est quand même assimilée non seulement à ce voyage
07:08et à la position qu'Ursula von der Leyen à une pendant ce voyage,
07:11mais aussi au cafouillage, il faut bien l'appeler par son nom,
07:15qui en résulte derrière.
07:18Qu'est-ce qu'il faut faire là ?
07:19Vous êtes député européen.
07:21Qu'est-ce qu'il faut faire ?
07:22Il va y avoir un débat, je rappelle qu'on est mardi aujourd'hui,
07:24c'est très important de dater ce qu'on est en train de dire avec Marc Botanga,
07:29on est mardi début d'après-midi.
07:32Demain, il va y avoir un débat ici au Parlement européen,
07:35avec une résolution derrière.
07:37Qu'est-ce qu'il faut faire pour essayer d'effacer cette situation ?
07:40On verra si c'est possible d'ailleurs.
07:42Moi, ce que j'ai demandé lundi en plénière au moment de l'ordre du jour,
07:47de la fixation de l'ordre du jour,
07:48il y avait un débat logiquement sur les attaques du Hamas contre Israël.
07:53C'était prévu pour condamner ces attaques.
07:56Moi, j'ai ajouté en disant, je suis intervenu pour dire,
08:00il faut que nous parlions aussi des accusations, des crimes de guerre contre Israël.
08:05C'est important.
08:06Nous avons obtenu un changement de titre.
08:10Le nouveau titre n'est pas parfait, mais au moins, on parlera des deux choses.
08:13Au début, on disait, j'ai l'action commune.
08:16Pourquoi c'est important ?
08:17Parce qu'aujourd'hui, en tant qu'Union européenne,
08:20évidemment que l'Union européenne condamne très clairement l'attaque qui a été faite contre Hamas.
08:27Ça, c'est une chose, c'est clair.
08:29Mais ce qui est clair aussi, c'est qu'aujourd'hui,
08:32il faut aussi condamner les crimes de guerre commis par Israël.
08:35Donc nous, en tant qu'Union européenne,
08:37on doit être très clair que nous condamnons les crimes de guerre,
08:41peu importe qui les commet.
08:43Donc ça, c'est une première chose.
08:45Une deuxième chose, comme je l'ai dit, c'est un appel au cessez-le-feu.
08:48Au cessez-le-feu, très clairement, il faut un cessez-le-feu.
08:51Ça, c'est dans l'immédiat.
08:53Structurellement, évidemment, nous avons besoin d'une paix juste dans la région,
08:58au Moyen-Orient en général, et évidemment, en Palestine en particulier,
09:02basée sur le droit international.
09:04Ce qui veut dire un arrêt de la colonisation illégale,
09:07un arrêt certainement de la politique d'annexion
09:10qui a été menée ou qui est menée par le gouvernement Netanyahou.
09:14Et pour cela, il y a les bases dans le droit international depuis des décennies.
09:18Et donc, ce serait le moment de les appliquer.
09:20Il y a aussi une diplomatie qui peut aider, par exemple, la diplomatie européenne,
09:25ce qui n'est effectivement pas le cas pour l'instant.
09:27Vous allez, je reviens sur le vote du Parlement européen,
09:30vous allez voter, quelle est l'ambiance, j'allais dire, générale au sein du Parlement,
09:35vous, vos collègues, etc.
09:37Est-ce qu'il va sortir quelque chose de fort, selon vous ?
09:40Ou est-ce qu'on va en rester, comme assez souvent, quand même,
09:43dans les décisions qui sont prises au niveau du Parlement,
09:45sur une motion un peu molle,
09:48qui ne mettra pas en valeur, finalement, l'Europe,
09:52dans un contexte comme celui-ci, extrêmement grave, extrêmement dangereux, par ailleurs ?
09:57C'est difficile, évidemment, de voir ce que les négociations sur le texte sont en cours.
10:03Pour nous, ce qui est clair, ce que nous défendons,
10:05et ce qui va certainement être dans le texte,
10:08c'est la condamnation du Hamas et des attaques du Hamas.
10:11Il n'y a pas de doute sur le fait que ça sera dans le texte.
10:14Ce que nous, on veut aussi dans le texte,
10:17c'est une condamnation de tous les crimes des guerres.
10:20C'est une solution, un appel à un cessez-le-feu,
10:24comme je l'ai déjà dit, c'est important de l'avoir dans le texte.
10:28Et, finalement, de regarder les causes structurelles de la violence.
10:33Donc, comment est-ce qu'on peut arriver à une paix juste ?
10:37Parce que la situation en Palestine,
10:42voilà, on la connaît, c'est des décennies.
10:44C'est des décennies d'occupation, c'est des décennies de violences
10:48qui ont fait le quotidien de la population palestinienne.
10:51C'est toujours des derniers mois, on peut le dire.
10:53Et les dernières années, ça n'a pas été en s'arrangeant.
10:55Quand vous lisez la presse israélienne,
10:58et notamment le journal Arez, par exemple,
11:00il y avait un papier très intéressant de Gideon Levy
11:04sur l'impact qu'a eu la politique israélienne en général,
11:09et en particulier la politique du gouvernement Netanyahou,
11:12– ça, c'était même un éditorial de Arez –
11:15sur la situation actuelle, c'est évident.
11:19Et donc, il faut des mesures structurelles.
11:21Il faut l'idée que la Palestine,
11:24on peut l'enterrer quelque part dans un coin,
11:27ne plus en parler, l'oublier,
11:29que toute cette région, on peut la négliger,
11:34on n'a pas besoin de faire quoi que ce soit.
11:35C'est clairement faux.
11:36Et c'est pour ça qu'il faut avoir une action diplomatique importante
11:40unie sur certaines bases.
11:41Parce que quand on voit des commissaires européens,
11:43il y en a un qui, de manière complètement individuelle,
11:47décide de suspendre ou d'annoncer la suspension
11:50des fonds humanitaires ou de développement européen
11:53vers la Palestine,
11:56tandis que les autres disent
11:57non, mais ce n'est pas du tout ça ce qu'on va faire.
11:59Vous n'êtes pas sérieux.
12:01– C'est d'autant plus important que, comme vous venez de dire,
12:03il y a des forces de paix en Israël.
12:06Il y a des forces de paix qui existent.
12:08Elles existent aussi en Palestine.
12:10Elles existent aussi même à Gaza.
12:13On ne considère pas, je pense,
12:15que le Hamas fait partie des forces
12:18qui sont ces forces de paix, bien entendu.
12:19Ça veut dire que des deux côtés,
12:21on le voit aujourd'hui,
12:22il y a des forces de paix qui ont quand même envie d'autre chose.
12:25Est-ce que vous sentez ça ?
12:26Est-ce que ça prend forme, cette idée, ou pas ?
12:29J'allais dire même de manière négative.
12:31On voit bien qu'il y a plein de personnes à Gaza
12:34qui ont envie de vivre autrement.
12:35Et en Israël également.
12:38– Moi, je pense que tous les Palestiniens,
12:40pas qu'à Gaza, mais tous les Palestiniens,
12:42et je dis ça parce que la Palestine est une,
12:44et les gens aujourd'hui qui vivent en Cisjordanie
12:47regardent évidemment avec effroi ce qui se passe à Gaza,
12:51comme les gens à Gaza,
12:52quand ils voyaient ce qui se passait à Jenin,
12:54donc juste avant l'été,
12:55ces incursions, ces violences contre un camp de réfugiés à Jenin,
12:59un camp de réfugiés palestinien,
13:01on voit ça.
13:01Donc il y a cette sensation, ce sentiment.
13:04D'ailleurs, quand vous êtes en Cisjordanie,
13:05vous pouvez entendre les bombes.
13:06C'est pas… voilà.
13:10Et est-ce qu'il y a une envie ?
13:11Il y a une envie de paix et de justice.
13:13– C'est ça.
13:13– Vous savez, il y a le droit international.
13:16Il est très clair.
13:17Il y a les accords de Oslo.
13:18C'était des accords de paix début des années 90
13:22qui devaient, soi-disant, régler l'affaire.
13:26Donc là, on voit que dans ce cadre-là,
13:28par exemple, l'organisation de la libération de la Palestine
13:30a reconnu l'État d'Israël.
13:33On va avoir une solution à deux États.
13:36C'était l'idée.
13:38On voit qu'entre-temps,
13:40le nombre de colons israéliens a…
13:43Je pense qu'on est passé de 110 000 colons israéliens
13:47en Cisjordanie à l'époque à 700 000 aujourd'hui.
13:50Et donc, nous devons revenir aux bases du droit international,
13:54de la paix et de la justice pour la région,
13:59pour pouvoir dire, voilà, on va y arriver.
14:01Parce que sans ça, sans ces bases-là fondamentales,
14:05on n'y arrivera pas.
14:05– C'est important que ce canevas, j'allais dire, existe,
14:07à partir duquel on peut travailler, effectivement,
14:09de manière précise, peut-être non,
14:11mais en tous les cas, on a un canevas de base.
14:13– Et ça, je pense que l'Union européenne,
14:16les dernières années, les dernières décennies,
14:18ne l'a pas fait.
14:20Elle n'a pas obligé Israël, par exemple,
14:24à respecter le droit international, mettre des pressions.
14:27Moi, je me rappelle que j'étais en Palestine il y a quelques mois
14:33et je me rappelle avoir visité des projets
14:35de la coopération au développement européenne
14:37ou de différents pays européens
14:39et on voit qu'Israël les détruisait
14:41et l'Union européenne n'exigeait même pas
14:43un réel remboursement, envoyant une lettre.
14:45Israël classait verticale la lettre.
14:48– Bon, nous, on doit clairement, en tant qu'Union européenne,
14:52imposer, enfin, dire que le droit international,
14:55le respect du droit international, comme c'est le cas en Ukraine,
14:58le droit international doit être la base.
15:01Ici, les canevas, comme vous dites,
15:03sont tellement clairs, tellement négociés,
15:08il faut le faire appliquer.
15:10– Une des autres données du problème,
15:12j'allais dire, dans le cadre de l'Europe,
15:14continuons à parler de l'Europe,
15:15mais on peut parler aussi de ce qui se passe à l'extérieur,
15:17c'est que les peuples, quand même,
15:19se manifestent à l'heure actuelle.
15:20Alors, la France n'est pas un bon exemple,
15:22on va en dire deux mots tout à l'heure,
15:23mais il y a quand même de très fortes mobilisations
15:26pour la paix, pour qu'on arrête,
15:28pour qu'on en finisse.
15:30Ça s'est passé encore, notamment au cours de ce week-end,
15:33quasiment dans tous les grands pays européens,
15:35dans les grandes villes européennes.
15:37On a senti quand même cette volonté des gens,
15:39j'allais dire, un peu largement,
15:40de dire, attendez, il faut la paix,
15:43il faut arrêter.
15:44Ce qui est une donnée,
15:45on n'avait pas cette situation-là, finalement,
15:47il y a quelques mois,
15:49par rapport à la situation
15:52en Israël-Palestine.
15:53On l'a un peu plus, quand même, aujourd'hui,
15:55et c'est une donnée forte, quand même, du contexte, ça.
15:58Je pense que, quand vous voyez la souffrance
16:01et les images horribles,
16:02d'abord, ce qu'on a vu, comme je disais,
16:06par rapport au festival,
16:08ou la répartie, comme on dit,
16:11ou aujourd'hui, à Gaza,
16:13quand vous voyez ces images
16:14qui circulent sur les réseaux
16:16de violences horribles,
16:19d'enfants tués,
16:21évidemment, vous voulez que ça arrête.
16:24La première chose, en tant que personne humaine,
16:27je pense,
16:27c'est l'effroi
16:28par rapport à ces images.
16:30Et la deuxième chose,
16:31c'est qu'il faut que ça s'arrête.
16:32Ça me semble une réaction
16:33simplement humaine.
16:36Et donc,
16:37le rôle
16:38de l'Union européenne
16:40et des pays européens,
16:42parce qu'il faut le dire,
16:42il y a des pays européens
16:43qui ont des positions différentes,
16:45certaines meilleures,
16:46d'autres pires,
16:47doit être ça.
16:48Ça, ça doit quand même,
16:49quand vous voyez ça,
16:50c'est la réaction des gens.
16:51Et c'est là, effectivement,
16:52qu'il y a cette mobilisation
16:54qui montre cette envie
16:56d'en finir avec la violence.
16:58En France,
16:59ça n'a pas été le cas,
17:00je le disais,
17:00vous n'allez pas,
17:01vous êtes député de Belgique,
17:02vous n'allez pas,
17:02bien sûr,
17:03rentrer dans les affaires intérieures françaises,
17:04mais la France n'a pas été
17:06particulièrement remarquable
17:07ni brillante,
17:07alors qu'on peut penser
17:08qu'effectivement,
17:09la volonté de paix,
17:10elle existe aussi
17:11chez les gens en France.
17:12C'est-à-dire,
17:13dans l'immédiat,
17:14là,
17:14on est dans un moment
17:15de conjoncture très aiguë,
17:17très particulier,
17:19vous allez pousser dans quel sens
17:20pour faire quoi immédiatement
17:22pour qu'on essaie
17:23de faire quelque chose
17:23pour en sortir ?
17:25Nous,
17:26ce qu'on pousse
17:27au niveau belge,
17:28mais aussi au niveau européen,
17:30c'est qu'il y ait une initiative
17:31pour cesser,
17:34faire cesser les bombes.
17:36Ça, c'est,
17:37je l'ai dit,
17:38je le répète,
17:38et je pense que c'est vraiment fondamental
17:40faire cesser les bombes.
17:41Parce que chaque bombe qui tombe,
17:42et on sait bien,
17:44dans cette,
17:44je vais vous donner un chiffre,
17:46dans la première semaine,
17:46selon les chiffres même
17:47de l'armée israélienne,
17:50ils ont jeté environ
17:516 000 bombes sur Gaza.
17:52Or, Gaza,
17:53vous le savez,
17:54c'est tout petit.
17:55C'est 2 millions de personnes,
17:57c'est très densément peuplé,
17:58c'est une des régions
17:59les plus densément peuplées
18:00au monde.
18:016 000 bombes,
18:02ça correspond environ
18:03à ce que les États-Unis
18:05jetaient sur l'Afghanistan
18:07en une année.
18:08Or, l'Afghanistan,
18:09quand vous voyez la carte,
18:10c'est un pays qui est très grand,
18:11qui est beaucoup moins
18:12densément peuplé.
18:13C'est un énorme pays.
18:14Donc, le fait de jeter
18:166 000 bombes
18:18sur une petite bande,
18:21la bande des Gazas,
18:22forcément,
18:23ça va créer énormément
18:24de tueries,
18:28de civils.
18:29C'est pour ça que tout à l'heure,
18:30je parlais de crimes des guerres
18:32qu'il faut accler.
18:33Alors, la première chose,
18:34ça reste ça.
18:34Et donc, on doit faire pression.
18:36Et pour moi,
18:36ce Parlement doit appeler
18:38à un cessez-le-feu.
18:39Soyons clairs,
18:39ce Parlement doit le faire.
18:40Et j'espère que la majorité
18:42de ce Parlement
18:43va soutenir cette demande.
18:44Ce sera absolument fondamental.
18:46Et deuxièmement,
18:48on peut pousser ça aussi
18:49au niveau national.
18:50Chacun de nos gouvernements
18:51doit pousser pour ça,
18:53doit aller dans ce sens-là.
18:55Et la base de tout ça,
18:56encore une fois,
18:57doit être l'application
18:59du droit international
19:00et des résolutions
19:01des Nations Unies
19:01par rapport à
19:03Israël et la Palestine.
19:05Merci, Marc Botanga.
19:07On continuera bien sûr
19:08à parler de cette question
19:10extrêmement grave,
19:11extrêmement sérieuse,
19:12qui ébranle aussi,
19:14il faut bien le dire un petit peu,
19:15les institutions européennes.
19:16Ça les met à l'épreuve,
19:17en tout cas, je pense.
19:18On continuera à en parler
19:19avec vous parce qu'il y aura
19:20des leçons à tirer,
19:21évidemment, immédiatement,
19:23mais il y a aussi
19:23des leçons à terme
19:24à tirer de cette séquence
19:26qu'on est en train
19:26de connaître maintenant
19:28et dont on ne connaît pas l'issue,
19:29ni vous ni moi.
19:30Absolument.
19:31Merci, Marc Botanga.
19:32Merci à vous.
19:32Merci à vous
19:33qui nous avez suivis.
19:34Au revoir.
19:35Au revoir.

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