00:03...
00:17C'est important pour l'UNEF et pour les jeunes de façon générale de se mobiliser aujourd'hui
00:22pour faire barrage à l'extrême droite et pour faire en sorte de défendre notre droit à l'avenir.
00:26Notre droit à l'avenir écologique, notre droit à l'avenir sociaux.
00:30Parce qu'en tant que jeunes, on analyse aussi ce qui se passe à l'étranger quand c'est l
00:33'extrême droite qui prend le pouvoir.
00:34On l'a vu en Hongrie, on l'a vu au Brésil, où c'est des reculs de droits sociaux
00:39où on s'est battus pour les avoir pendant des années.
00:44Quand on voit que dans certains pays, il y a des reculs sur l'avortement, etc.
00:47Nous, ce n'est pas ce qu'on veut aujourd'hui pour la France, que ce soit le pays des
00:51droits de l'homme.
00:52C'est important d'alerter les citoyens et pour ce qui nous concerne le monde du travail sur les dangers
00:58de l'extrême droite.
01:00Danger, évidemment, parce que c'est un parti raciste qui prône la préférence nationale.
01:06Et on sait ce que ça veut dire.
01:07Et puis, c'est un parti qui usurpe le monde du travail avec des mesures prétendues sociales,
01:15mais qui vont beaucoup dans le sens de ce que demande le patronat.
01:19Par exemple, les exonérations de cotisations sociales.
01:21Donc oui, dénoncer l'usurpation du programme du Rassemblement national, c'était essentiel pour nous.
01:28Parce qu'on peut penser ce qu'on veut d'Emmanuel Macron.
01:32Le livre des droits de l'homme a été en première ligne pendant cinq ans pour dénoncer les dérives autoritaires,
01:37les violences policières et les atteintes aux droits et libertés.
01:40Mais ça reste un parti démocratique, alors que l'extrême droite, ça n'est jamais démocratique,
01:49quel que soit le ripollinage que peut avoir fait Marine Le Pen depuis qu'elle a remplacé son père.
01:55On voit qu'il y a des non-dits dans son programme.
01:59Mais on voit aussi que la première mesure qu'elle envisage de prendre, c'est la modification de la Constitution,
02:07en enlevant notamment un certain nombre d'éléments du préambule de la Constitution.
02:14En fait, ce n'est pas possible.
02:16Et à la fois, j'ai très peur qu'elle passe, parce que j'ai beaucoup d'amis de gauche
02:21qui vont s'abstenir ou voter blanc.
02:24Et moi-même, j'ai eu ce réflexe-là tout de suite en disant « sans moi ».
02:29Et puis depuis, j'ai évolué, j'ai grandi.
02:35Et je me dis que non, on ne peut pas laisser passer le peine.
02:38Mais que par contre, pendant cinq ans, Macron, il faudra le marquer à la culotte.
02:44Et puis c'est tout.
02:46J'ai voté Macron, sans aucune hésitation.
02:50Je n'ai pas voté pour lui au premier, je voterai sur lui au deuxième,
02:52sans hésiter une seconde.
02:54C'est aux armes citoyens.
02:56Est-ce que vous comprenez les gens qui au moins hésitent ?
03:00Ou vont dire qu'ils vont s'abstenir ?
03:02Pourquoi ?
03:03Pas du tout, parce que c'est une situation d'urgence.
03:05Et qu'on ne peut pas laisser le parti de la haine au pouvoir.
03:08Ça, c'est la négation de centaines d'années de fraternité.
03:12Et c'est insupportable.
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