- il y a 2 semaines
Après l'accident de chemin de fer qui a fait 57 morts près de Larissa, provoquant la colère et l'exaspération dans tout le pays, les manifestations massives se succèdent pour dénoncer la situation économique et politique catastrophique dans laquelle se trouve la Grèce, sans pour autant qu'émerge une alternative.
Le point sur ce moment crucial qu'affrontent les Grecs - à l'instar de ce qui se profile dans d'autres pays européens - avec le député européen Stélios Kouloglou (La Gauche).
Un entretien réalisé par Jean-Jacques Régibier
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NewsTranscription
00:00Bonjour et bienvenue dans cette rencontre au Parlement européen de Strasbourg.
00:04Les manifestations se succèdent en Grèce, de plus en plus massives,
00:08suite au terrible accident ferroviaire qui a provoqué la mort de 57 personnes.
00:12C'était le 28 février dernier.
00:14Les manifestants remettent en cause le gouvernement de droite de Mitsotakis.
00:19On en parle avec vous, Stelios Koulouglou. Bonjour.
00:21Bonjour.
00:21Vous êtes député européen du groupe Lagroche, vous êtes grec.
00:25Et on va bien sûr parler tout à l'heure des causes plus larges de la colère qui se manifeste
00:30actuellement en Grèce.
00:32Puisqu'il y a évidemment cet accident dont on parle, il y en a d'autres des causes.
00:35On va faire un tour d'horizon de cette question-là avec vous.
00:39Simplement, est-ce qu'on peut redire un mot quand même de ce qu'on sait aujourd'hui de cet
00:43accident ?
00:43Où en est l'enquête ? Accident, je le disais, qui a coûté la vie à 57 personnes, beaucoup de
00:47jeunes,
00:48et qui a fait 80 blessés. Où est-ce qu'on en est de l'enquête ?
00:51Qu'est-ce qu'on sait aujourd'hui en Grèce ? Vous en venez, vous y êtes-il ?
00:54Il y a une inquiète juridique et aussi une inquiète parlementaire qui se déroule, qui a commencé après.
01:02Mais on ne va pas avoir de résultats avant les élections. On va voir après, dans six mois, je ne
01:09sais pas.
01:11Les élections, rappelons-le, ont lieu en juillet, c'est ça ?
01:15Théoriquement, ils sont en juillet. Mais on dit que peut-être le Premier ministre va le faire un peu plus
01:23tôt ou un peu plus tard,
01:25parce qu'il a aussi la possibilité de le prolonger pour un mois, son mandat.
01:31Ça dépend aussi des jeunes électeurs, parce que les jeunes sont contre la droite, sont pour la gauche, majoritairement.
01:40On en parlera tout à l'heure, oui.
01:41Oui, alors il veut, il voulait que les jeunes gens abstiennent, qu'ils se trouvent en vacances, soit qu'ils
01:50se trouvent aux îles pour travailler.
01:52Parce qu'il y a une majorité de jeunes gens qui trouvent de travail pendant l'été à cause du
01:59tourisme.
01:59C'est ça. Alors, on le disait, cet accident a provoqué immédiatement des manifestations.
02:05Il y en a eu une dernière il y a deux jours, en Grèce, qui était plus importante encore que
02:10la précédente.
02:11Que dénoncent exactement les manifestants, justement ?
02:15Les manifestations étaient sans précédent.
02:19On a eu de voir des manifestations pareilles, pas dans la crise économique, peut-être la faillite économique de la
02:27Grèce,
02:27ou bien pendant les années 2010, ou bien pendant les manifestations contre la guerre en Irak en 2003.
02:38On a vu des manifestations dans des îles qu'on n'avait jamais vues.
02:43On n'a jamais vues.
02:43Et ça, ça symbolise un besoin plus profond de la population grecque.
02:57C'est-à-dire, il semble qu'il y a une recette qui dit que les gens ne peuvent pas
03:10se gouverner comme c'était le cas avant.
03:15Alors, la question suivante, c'est si les gouverneurs peuvent gouverner de manière qu'ils gouvernaient auparavant.
03:25Et c'est ça, une espèce de définition de l'évolution.
03:30Quand les gens ne peuvent plus accepter ce qu'il y a en haut, les gens ne peuvent pas gouverner
03:37comme avant.
03:38Et il me semble que pour le moment, le gouvernement essaie de faire, comme ce n'était pas quelque chose
03:48de très important,
03:49ça veut dire business as usual, on continue comme ça, on met des excuses et tout ça,
03:57tandis que les gens ordinaires, dans la rue, demandent une autre chose.
04:04Et ça, c'est où on se trouve à ce moment-là.
04:08Alors, on rejoint le niveau politique, puisque finalement, on entend aussi que les gens dénoncent la manière,
04:15vous en parliez tout à l'heure, dont les mesures extrêmement dures ont été imposées par l'Union européenne à
04:21la Grèce,
04:23privatisation d'un certain nombre de secteurs publics, dont notamment le chemin de fer,
04:28la société de chemin de fer grecque, dans le cadre des mesures qui ont été prises par l'Union européenne,
04:33a été mise aux enchères, entre guillemets, elle a été scindée en tout cas,
04:37et on a ouvert le transport ferroviaire à la concurrence.
04:41Est-ce que derrière ça, il n'y a pas encore aujourd'hui des restes de cette austérité
04:47qui a été mise en place par l'Union européenne et par le IFMI ?
04:51Écoutez, après la privatisation forcée, parce que la Troïka pressait beaucoup le gouvernement de l'époque,
05:01le gouvernement Syriza, pour privatiser tout le secteur biblique,
05:09et à maintenant, après la privatisation, les services ont été détériorés davantage.
05:16Ça ne veut pas dire qu'avant c'était idéal, pas du tout,
05:22le train, l'organisation de train était déficitaire,
05:26mais après, on a vendu pour une pièce de... pour rien.
05:33On a vendu, là, une société italienne,
05:38pas fameuse pour se...
05:40se compétent sur ce service.
05:42Et alors, maintenant, l'accident était la combinaison d'un service public abandonné
05:55et d'un service privé sans intérêt vraiment d'améliorer.
06:01Par exemple, l'entreprise privée ne savait pas combien de gens étaient sur le train,
06:14ni leur nom, ça veut dire que c'est des... voilà.
06:19Tandis que...
06:20Et aussi, on a eu les mots traditionnels de la Grèce,
06:27ça veut dire le clientélisme politique,
06:29parce que là, le directeur de la gare,
06:33il était proche du parti gouvernemental,
06:38sans aucune...
06:39sans des...
06:42sans l'éducation, l'expérience technique et tout ça,
06:49sans des qualifications.
06:51Seulement parce qu'il était proche.
06:54Il était là parce qu'il était proche de la...
06:55Il était un type qui était, à l'époque,
07:00pendant la faillite, il était pour les bagages.
07:06Il est devenu chef.
07:07Oui, oui.
07:08Et puis, il a été envoyé dans un hôpital,
07:12parce qu'on a fait comme ça avec le personnel de différents services publics,
07:16puis là, puis il est retourné,
07:20et à la fin, avec le gouvernement de Mitsotakis,
07:25il a été nommé chef de gare,
07:30à un poste très important, crucial.
07:34Technique.
07:34C'est pour ça.
07:37Mais ce n'est pas seulement son faute,
07:40parce que le Premier ministre,
07:42dès le premier moment,
07:44il a fait un discours à la télévision,
07:48il a dit que c'est la faute humaine.
07:51C'est ça.
07:51Il a dit que ce n'est pas le cas.
07:52On a arrêté le chef de gare en question, oui.
07:55Oui, on l'a arrêté,
07:58mais après,
08:00il y avait des révélations,
08:02et des révélations.
08:04Il y avait des...
08:05Les syndicats,
08:06tous les temps,
08:07se protestaient,
08:08en disant que l'accident est sûr.
08:12Ça va arriver.
08:13Attention, attention.
08:14Même quelques jours avant l'accident,
08:19les ministres responsables disaient
08:22non, non, on ne sait pas.
08:23Ils attaquaient les députés
08:26qui posaient des questions au Parlement.
08:28Alors, il y a des responsabilités énormes
08:31de la part du gouvernement Mitsotakis.
08:34Alors, les mobilisations,
08:36on revient sur ces mobilisations
08:38qui ont lieu de plus en plus fortes
08:39à l'heure actuelle en Grèce,
08:40manifestations populaires,
08:42qui ne sont pas non plus les premières.
08:44Enfin, il n'y a pas que l'histoire
08:45de cet accident terrible,
08:47effectivement, ferroviaire.
08:50Si on regarde ce qui s'est passé
08:51l'année dernière en Grèce,
08:52il y a eu aussi
08:53de nombreuses mobilisations sociales
08:55contre le coût de la vie,
08:57contre l'inflation,
08:58contre le coût de l'énergie, etc.
09:01Ça arrive dans un moment
09:02où il y avait une sorte de montée
09:04quand même de la colère populaire,
09:06on peut dire comme ça,
09:07depuis déjà plus d'un an en Grèce.
09:10Écoutez, M. Takis,
09:12il a gagné les élections
09:14en disant que moi
09:15je vais développer le pays,
09:18le faire comme un pays européen
09:22qui est l'idéal grec,
09:24de venir à un pays européen
09:26avec des normes européennes.
09:28Au lieu de ça,
09:30il a conduit le pays
09:34vers le passé balcanique
09:38arrière sous-developpé.
09:41La Grèce,
09:42le premier
09:43au victime de COVID,
09:46par exemple,
09:49avec le prix,
09:50le prix zélévait,
09:51à ce qui concerne le gaz,
09:53le petrole,
09:55et tout ça.
09:56Dernière,
09:57à la liberté de la presse
09:59selon le reporter,
10:01l'index de repontière,
10:03de reporter
10:04sans frontière.
10:06Avec des problèmes,
10:07avec l'état des droits,
10:09et la justice.
10:12Alors,
10:13il a tout
10:13une série
10:15de phénomènes
10:17qui conduit
10:21que la Grèce
10:23a perdu
10:24beaucoup de place
10:26par rapport
10:30au début
10:31du mandat de M. Takis.
10:33Et c'est bon ça ?
10:33Il a aussi
10:35un grand collaire
10:36qui se dirige
10:37aussi vers
10:38les mitzotakis,
10:40tandis que lui
10:41essaie
10:42de faire
10:45que les responsabilités
10:47soient distribuées
10:49à tout le monde.
10:50Y compris avant lui.
10:52Avant lui,
10:53avec le gouvernement.
10:55Il a même
10:57utilisé quelque chose
10:58que le ministre,
11:00il y a 25 ans,
11:02il a dit quelque chose.
11:03ça veut dire
11:04même à l'époque
11:06que le premier ministre
11:07a inauguré
11:10le réseau
11:11ferroviaire.
11:13Mais ça,
11:13je ne sais pas.
11:15Alors,
11:16tandis que lui,
11:16il essaie ça
11:17comme la plupart
11:19des médias,
11:20les grands médias
11:23sont liés
11:24à lui.
11:26Il essaie aussi,
11:28il continue aussi
11:29de le souvenir.
11:30il répète
11:31en disant
11:32qu'est-ce que
11:33Syriza a fait
11:34il y a 4 ans,
11:35qu'est-ce que
11:35Pashok a fait
11:36il y a 20 ans,
11:37et tout ça.
11:39Alors,
11:39les gens sont,
11:41ça,
11:42c'est un truc
11:43très dangereux,
11:44parce que les gens
11:47se prennent,
11:49se dirigent
11:50contre
11:50tous les systèmes
11:52politiques.
11:53Alors,
11:53c'est ça,
11:54c'est ce que j'allais
11:54vous dire.
11:55Parce qu'en embuscade,
11:56en Grèce,
11:57comme dans beaucoup
11:57de pays européens,
11:58à commencer par la France,
11:59puisqu'on en parle
12:01à l'heure actuelle,
12:01l'extrême droite
12:02est quand même
12:03aux aguets en Grèce.
12:04Quelle est la situation
12:05d'extrême droite
12:06qui manifeste aussi
12:07en ce moment ?
12:08Quelle est la situation
12:09d'Opdoré,
12:10de l'extrême droite
12:11en Grèce
12:12à l'heure actuelle ?
12:13Il y a différents
12:15groupes school,
12:16mais pas quelque chose.
12:20Il manque de leaders
12:22qui peuvent les réunir.
12:26tous les leaders
12:28de l'Opdoré
12:30sont en prison
12:30à ce moment-là.
12:33Alors,
12:35il y a quelqu'un
12:36qui était
12:37une espèce
12:38de remplaçant
12:39de Führer
12:40de l'Opdoré
12:41qui est en prison
12:42et qui a fondé
12:46un nouveau parti
12:47qui s'est présenté
12:49au sondage
12:50comme candidat
12:52à entrer au Parlement,
12:53à dépasser
12:53les 3%,
12:56la barre
12:57pour entrer au Parlement.
12:58Et c'est pour ça
12:59le gouvernement
12:59pour éviter
13:01que le vote
13:02de l'extrême droite
13:06se dirige
13:07vers l'extrême droite.
13:09Il a voté
13:13une loi
13:14qui photographie
13:17justement
13:17cette partie
13:19et le faire exclure
13:23avec l'aide
13:24de la justice
13:25des élections.
13:27Alors,
13:28on est à ce moment-là.
13:30Je ne sais pas
13:30si l'extrême droite
13:32et les néo-nazis
13:33réellent
13:34à préserver
13:35quelqu'un
13:36qui n'a rien à voir,
13:37qui peut
13:39surmonter
13:40les obstacles
13:41de la loi
13:42votée.
13:43Et alors,
13:43vous avez parlé
13:44plusieurs reprises
13:44d'Alexis Tsipras
13:45et de la gauche,
13:46bien sûr.
13:46Dans quel état
13:47est la gauche
13:48à l'heure actuelle
13:49et par rapport
13:49à ce mouvement populaire
13:50qui s'exprime
13:51en ce moment
13:51très régulièrement
13:53dans les rues,
13:54est-ce que
13:55l'idée,
13:56la perspective
13:57d'un retour,
13:58alors on ne va pas
13:59faire de pronostics,
14:00mais est-ce que
14:01la gauche
14:01est considérée
14:02comme un partenaire
14:04important du mouvement
14:05populaire à l'heure actuelle ?
14:06comment vous voyez
14:07les choses ?
14:08Écoutez,
14:09les gens dans la rue
14:10ne se prononcent pas
14:14en faveur de la gauche.
14:16Ils ont adopté
14:18plutôt une position
14:20nette
14:21avec quelle critique
14:23aux partis
14:25qui ont gouverné
14:26auparavant,
14:26y compris la gauche,
14:28Syriza
14:28ou aussi bien
14:30les socialistes
14:30en disant
14:31que les aspects
14:33sous-développés
14:35des pays
14:35ne sont pas
14:38attribués
14:40seulement
14:40la nouvelle démocratie.
14:42Ça, c'est vrai
14:43d'une certaine manière,
14:45mais ça dépend aussi
14:47des différentes responsabilités.
14:50Alors,
14:51la gauche
14:51et Syriza
14:53notamment,
14:55Syriza
14:55va avoir
14:56un résultat électoral
14:59très grand
15:00par rapport
15:01aux normes européennes,
15:03mais pas suffisant
15:05aussi pour le gouverneur.
15:07Et c'était le cas
15:08avant l'accident,
15:10inférieur
15:11à celle
15:11de la nouvelle démocratie,
15:13malgré
15:14la catastrophe
15:15dans les différents.
15:16Maintenant,
15:20le paysage
15:21est très flou
15:23à ce moment-là.
15:25On ne sait pas
15:25encore
15:26ce qui va se passer.
15:28Il y avait
15:29quelques sondages
15:30qui, à mon avis,
15:31ne sont pas réels
15:32parce que
15:33les gens
15:33ne veulent pas
15:34encore
15:34se prononcer
15:36qui va voter,
15:37d'un dit
15:38qu'il y a
15:39l'accident,
15:39les funerals
15:40et tout ça.
15:41Il y a
15:42une grande
15:42colère
15:42contre
15:43les systèmes
15:44en général,
15:46les médias,
15:47les grands médias,
15:50les chaînes,
15:51les présentateurs,
15:53notamment
15:54propagandistes,
15:55les propagandistes,
15:55les mythotakis,
15:56sont vraiment
15:58attaqués
15:59faroucement
16:00par le peuple.
16:01Il y a
16:02des gens
16:02qui ont des placards
16:06dans la conversation
16:07avec les photos
16:09des journalistes
16:11qui font
16:14la propagande
16:16en faveur
16:17du gouvernement.
16:18Donc,
16:19on a du mal
16:19à voir
16:19ce qui va se passer,
16:20ce qui est normal,
16:22grande confusion
16:23aussi,
16:23comme vous êtes
16:24en train de dire.
16:25Ça s'ajoute,
16:26je le dis
16:27par parenthèse,
16:27parce que c'est bien
16:28qu'on le signale,
16:28je crois,
16:29sur ce plateau.
16:30Il y a eu une agression
16:30contre Yanis
16:31Varoufakis
16:32il y a quelques jours,
16:33vendredi.
16:34Il s'est fait attaquer
16:35gravement
16:35par un groupe
16:37qui n'est pas
16:38un groupe de gauche,
16:39visiblement,
16:39qui serait plutôt
16:40un groupe d'extrême droite.
16:41On sait,
16:42on a des nouvelles,
16:42vous avez des informations ?
16:44Il s'est fait vraiment
16:45agresser violemment
16:46par un groupe
16:47de personnes.
16:47Alors,
16:48rappelons que Yanis
16:50Varoufakis
16:50est l'ancien ministre
16:51de l'économie
16:52du gouvernement de gauche
16:54d'Alexis Tsipras,
16:55rappelons-le,
16:56et qu'il a connu
16:57ce moment particulier
16:59où la Grèce
17:01et le gouvernement de gauche,
17:03bien sûr,
17:03à l'époque,
17:04ont été mis
17:05sous la tutelle
17:06du FMI
17:07et de l'Union européenne.
17:10Non,
17:11l'incident,
17:13il y a
17:13un quartier
17:14anarchiste,
17:16où l'extrême droite
17:17n'avait pas
17:19imaginé
17:20même
17:20se promener
17:21entre là.
17:25Varoufakis
17:26a essayé
17:28de couvrir
17:29un petit peu
17:29les responsabilités.
17:31Oui,
17:31parce que c'est lui
17:31qui l'a dit
17:32ce que je disais.
17:33Oui,
17:34il a dit
17:34qu'il s'est
17:35des gangs
17:36de la nuit.
17:37Oui,
17:37c'est ça.
17:37Mais à mon avis,
17:39il a essayé
17:40de couvrir
17:41les vrais responsables
17:42deux d'entre eux
17:43ont été d'ailleurs
17:44arrêtés
17:45par la police
17:46avec l'aide
17:47d'un vidéo
17:48et tout ça.
17:49Ils sont
17:50de 13 gens,
17:52d'adolescents
17:55qui ont adopté
17:57une attitude
17:58très agressive
18:00envers le système
18:02et tout ce qui représente
18:04le système,
18:04y compris Varoufakis,
18:06même que lui,
18:08il a adopté
18:09une position
18:10aussi critique.
18:11Mais à mon avis,
18:13c'est clair
18:14que...
18:15Quelles sont
18:16les perspectives,
18:18j'allais dire,
18:18les plus proches ?
18:19Il va y avoir encore
18:20d'autres manifestations ?
18:22Comment ça se présente
18:23concrètement,
18:23notamment dans les grandes villes,
18:24à Athènes ?
18:26Comment ça se présente
18:27à l'heure actuelle ?
18:28Bon,
18:29pour le moment,
18:30on a une grève générale
18:33dans les jours
18:34qui viennent.
18:35La participation
18:36sera très,
18:37très forte,
18:38y compris
18:39les manifestations
18:40dans la rue,
18:41dans tous les pays.
18:42mais le problème
18:45c'est que
18:46les manifestants,
18:48il n'y a pas,
18:50du point de vue
18:51stratégique,
18:53il n'y a pas
18:53une révédiation
18:55très claire.
18:56C'est plutôt
18:57une réaction
18:58contre
18:59le fonctionnement
19:01de la société
19:03grecque
19:04de son système
19:05politique.
19:07C'est pas...
19:09Évidemment,
19:09il y a des manifestants
19:11qui revendiquent
19:14la démission
19:14du gouvernement,
19:16mais c'est pas ça,
19:18c'est quelque chose
19:18beaucoup plus profond.
19:21Et ça c'est
19:22très intéressant
19:23du point de vue
19:24historiquement,
19:25très difficile
19:26à gérer aussi,
19:28et la gauche
19:29se trouve
19:30devant ses responsabilités,
19:32parce que les gens
19:33demandent
19:34une révolution
19:35démocratique,
19:36à mon avis,
19:37une démocratie
19:38plus profonde,
19:39changer tout,
19:41changer tout,
19:42changer tout,
19:43et aussi
19:44changer
19:45les protagonistes
19:49politiques.
19:50Je pense
19:51qu'aux élections
19:54on va avoir
19:55beaucoup de surprises.
19:57Des surprises
19:57même
19:58à ce que c'est
19:59les partis,
20:00mais aussi
20:00les candidats
20:02au sein des partis,
20:04au sein de la liste
20:05de chaque parti.
20:06Ce que vous dites là
20:08nous rappelle
20:08d'autres choses
20:09qui sont en train
20:10de se passer
20:10en Europe
20:11à l'heure actuelle,
20:12on peut penser
20:12à la France
20:13tout bêtement,
20:14c'est-à-dire
20:14cette espèce
20:14de mobilisation
20:16qui vient réellement
20:18de la base
20:19des gens,
20:19mais qui a du mal
20:20à trouver
20:21un aboutissement
20:22quelconque ailleurs.
20:23En quoi la Grèce,
20:24encore une fois,
20:25parce qu'on a eu
20:25l'occasion déjà
20:26de le dire,
20:27est un peu en avance
20:28finalement,
20:29politiquement,
20:30dans la situation
20:30de tous les cas,
20:31sur ce qui se passe
20:31dans d'autres pays
20:32à l'heure actuelle
20:33en Europe.
20:36On pense,
20:36pourquoi pas,
20:37le Royaume-Uni aussi
20:37qui bouge beaucoup
20:38en ce moment.
20:39On est dans cette situation
20:40effectivement,
20:41on est contre quelque chose,
20:43mais vers quoi
20:44on peut aller
20:45qu'il soit viable,
20:47qu'il puisse fonctionner,
20:48il y a un grand point
20:48d'interrogation.
20:49À mon avis,
20:50je pense que
20:51les manifestations
20:51en Europe
20:52à ce moment-là
20:55touchent
20:56des choses
20:56plus profondes.
20:58Par exemple,
20:59les manifestations
21:00en France,
21:00à mon avis,
21:03symbolisent
21:04aussi
21:04la culture française,
21:08la mode
21:08de vie française,
21:11quelque chose
21:11qui est beaucoup
21:12plus profonde
21:12que l'âge
21:13de la retraite.
21:14Bien sûr.
21:17En Grande-Bretagne,
21:18on a eu
21:19de grandes manifestations
21:20qui vont
21:23un peu
21:24plus au fond
21:25que seulement
21:27les
21:29revendications
21:30salariales
21:31et tout ça.
21:31Il y a quelque chose
21:32plus profond.
21:33Je le vois aussi
21:34en Italie.
21:36Il y a
21:37presque partout
21:39quelque chose
21:40qui,
21:41à ce moment-là,
21:43se prépare.
21:44On ne sait pas
21:45où on va arriver,
21:47mais pour nous,
21:51en tant que journaliste,
21:54documentariste,
21:55c'est là-dessus
21:57qu'on doit être
21:57concentré.
21:59C'est intéressant.
22:00On ne va pas
22:02manquer du boulot.
22:03C'est ça.
22:04Et c'est la raison
22:05pour laquelle
22:05on continuera,
22:06bien sûr,
22:08avec vous,
22:08Stélius Koulouzgo,
22:09à regarder de très près
22:10ce qui se passe en Grèce
22:12et à essayer
22:12de l'analyser.
22:13Merci,
22:14Stélius,
22:15pour ce grand tour
22:15d'horizon
22:16qu'on vient de faire.
22:16Merci à vous.
22:17Et puis,
22:17on continue,
22:18bien sûr,
22:18à suivre.
22:19Et merci à vous
22:20également
22:20qui nous avez suivis.
22:21À très bientôt.
22:22Au revoir.
22:22Au revoir.