00:00Macron nous fait la guerre, et sa police aussi, et on reste des terres pour bloquer le pays.
00:07Macron nous fait la guerre, et sa police aussi, police aussi, et on reste des terres pour bloquer le pays.
00:22Au centre de déchets, il faut savoir qu'on est en grève depuis le 6 mars,
00:26donc il y a pratiquement plus d'un mois de grève.
00:28Donc suite à cette grève, on a eu des réquisitions, on a eu pratiquement 3 ou 4 réquisitions.
00:33Une réquisition pour la fosse, une réquisition pour le personnel pour redémarrer, pour obliger à redémarrer l'usine,
00:38c'était pour enlever toutes les insalubrités qui étaient sur Paris.
00:40Donc à partir du moment, il y a eu des rassemblements devant le site d'Ivry pour aider les camarades
00:44qui ont été réquisitionnés.
00:46Et suite aux différents blocages, il n'y a plus assez d'ordures ménagères, si vous voulez, qui sont rentrées
00:51dans l'usine.
00:52Et aujourd'hui, on a été obligés d'arrêter l'usine.
00:55C'est sûr qu'il tombe, tombe, tombe, et nous aurons la liberté.
01:02Il y a le 40euf 3, on a été réquisitionné, la réquisition, on a pété le droit de grève.
01:08On nous menace pour nous enlever le statut avec la clause du grand-père.
01:12Donc aujourd'hui, on est convaincus que le quinquennat de Macron, il est mort.
01:18Je pense que Macron, aujourd'hui, n'a plus rien à perdre.
01:20Et je pense qu'il va aller au fond de ses convictions pour suivre un peu la feuille de route
01:25européenne.
01:25Donc nous, on est convaincus derrière, si on ne continue pas la mobilisation, le projet ne sera pas enlevé.
01:39Il faut essayer de comprendre qu'il y a eu des gens qui sont venus nous aider suite à ces
01:43réquisitions.
01:44C'est un comportement noble.
01:45On espère aussi que ce comportement sera compris parmi tous les Français pour qu'il permette aussi de venir en
01:50manifestation.
01:51Parce que l'intersyndicale, c'est bien, mais l'intersyndicale, elle ne peut pas tout faire.
01:54Il faut aussi l'accompagnement des pays français.
02:00Macron, on l'a élu, si vous voulez, à défaut, pour ne pas que le Rassemblement National arrive au pouvoir,
02:05tout simplement.
02:06Donc je pense que c'est un acte républicain des Français pour ne pas qu'il y ait une guerre
02:09civile ici, en France.
02:11Donc on a donné cette confiance à Emmanuel Macron.
02:13Et aujourd'hui, Emmanuel Macron, avec ce comportement, ouvre la grande voie au Rassemblement National pour 2027.
02:22On commence à 6h du matin.
02:24On n'habite pas tous en région parisienne.
02:26Il y en a qui font beaucoup de kilomètres pour venir travailler.
02:28Donc on se lève très tôt dans la nuit.
02:30Donc on a un cycle de sommeil qui est coupé.
02:32Ensuite, il y a les difficultés liées à la collecte.
02:35Donc beaucoup de produits nocifs sur les collectes.
02:38Beaucoup de poids à déplacer.
02:40Et ensuite, je dirais qu'on est sur la voie publique.
02:43Donc il y a la pollution liée à ça.
02:45Et il y a aussi la circulation, les vélos, les trottinettes, les piétons, les bus, les taxis.
02:50Il y a aussi les conditions météorologiques.
02:53Donc on travaille dans le froid, on travaille sous le soleil, sous la canicule, quel que soit le degré de
02:59température.
02:59Les gens nous soutiennent.
03:00Parce que déjà, d'une, c'est contre la réforme des retraites.
03:04Donc pour un retrait.
03:06Et ça, ça touche tout le monde.
03:07Et on combat pour tout le monde.
03:10Et je pense que les gens ont bien vu qu'on ne lâchait pas.
03:13On est toujours là à reprendre en main notre outil de travail.
03:17Et donc, justement, bloquer les collègues, que les déchets s'amassent dans Paris.
03:20Les gens l'ont bien compris, tout simplement.
03:22Et c'est pour ça qu'ils nous soutiennent.
03:23Ils voient ça comme un secteur de révolte légitime aujourd'hui.
03:31On a suspendu le mouvement à partir du 24 mars.
03:35Et on reprend le mouvement le 13 avril.
03:39Ils sont illimités dans leur obstination.
03:42On sera illimités dans la grève.
03:44Et tant qu'on n'aura pas des avancées et on espère bien le retrait de la réforme, on ira
03:48jusqu'au bout.
03:49Perso, je ne me vois pas derrière une benne à 59 ans.
03:52Montez, descendre, montez, descendre.
03:54On pousse en moyenne par collecte entre 4 et 5 tonnes.
03:57Moi, je suis déjà à mon âge, à 53 ans, avec deux tendinites à chaque bras.
04:02Comment, dans quel étage serait à la fin de ma carrière ?
04:06Un éboueur débutant touche en moyenne entre 1 300 et 1 400 euros.
04:10Après, en fin de carrière, ça dépend tout simplement de la carrière qu'il a eue.
04:14S'il est resté éboueur et après il monte naturellement, ça peut aller à 2002, 2003.
04:20Il y en a qui, suivant les services, peuvent monter jusqu'à 2005.
04:24Mais ça, c'est 2005, c'est au bout de 40 ans de carrière.
04:26Ce n'est pas au bout de 20 ans.
04:28Moi, par exemple, là, j'ai 21 ans de carrière.
04:30Je suis en brut à 1 900 euros.
04:33On espère être une locomotive.
04:34Et comme vous le dites, être rejoint par les raffineries, l'énergie, les transports, les routiers.
04:41Un maximum de personnes qui pourraient justement faire plier le gouvernement
04:44et faire en sorte qu'on obtienne le gain de cause.
04:48La meilleure solution pour faire tomber cette réforme, c'est de mettre les travailleurs en grève.
04:53C'est la seule solution.
04:55Donc on a dit, on repart.
04:56On est toujours en discussion avec ceux qui n'étaient pas en grève,
04:59ceux qui étaient en grève et qui ont abandonné,
05:01pour reconstruire et puis pour repartir.
05:04Et dès demain, on se rencontre avec nos camarades de l'énergie et des transports
05:09pour voir comment on fait à partir de la semaine prochaine.
05:11Donc moi, je pense qu'au-delà des grèves, le MEDEF, à un moment donné,
05:15il va dire à Macron d'arrêter ces conneries.
05:16Parce que c'est juste pas...
05:17En plus, elle est incompréhensible.
05:21On ne la comprend pas, cette loi.
05:23On ne comprend pas cette réforme.
05:25Il y avait l'intersyndicale.
05:27Elle a fait des propositions.
05:28En tout cas, moi, je sais que mon organisation syndicale, la CGT,
05:31elle a fait des dizaines de propositions.
05:34La lutte n'est pas finie.
05:35Et même s'il gagnait sur celle-là, dans ce pays, il s'est construit des choses.
05:39Il s'est construit des choses.
05:41Il s'est construit des solidarités.
05:43On sait qu'on peut y arriver.
05:44On peut arracher des choses.
05:46Donc même s'il gagne sur celle-là, c'est pas terminé.
05:49On va revenir.