00:00 Aujourd'hui, c'était important de venir sur la deuxième manifestation.
00:04 Pourquoi ?
00:05 Pour intensifier le mouvement, pour montrer qu'on ne va pas lâcher, qu'on n'est vraiment
00:10 pas d'accord.
00:11 Moi je viens de Provence, et je vois les mouvements qu'on a en proie chez moi aujourd'hui,
00:16 sont beaucoup plus importants, sont les plus importants depuis une vingtaine d'années.
00:19 Donc il y a quelque chose qui se passe, c'est vrai.
00:20 Un reprise ! À 60 ans !
00:25 [Musique]
00:30 [Musique]
00:35 [Musique]
01:00 S'il y a toujours autant de personnes qui se bougent, qui viennent, qui se déplacent,
01:04 qui sont grévistes, ça encourage ceux qui ne seraient pas spécialement grévistes
01:09 d'habitude à se déplacer, ou en tout cas à se déclarer grévistes, et à augmenter
01:13 l'impression de masse de mécontentement général qui peut se poser autour de cette
01:18 réforme qui est vraiment problématique.
01:20 Moi je travaille dans l'édition, et par exemple je trouve que c'est quelque chose
01:23 d'assez marquant.
01:24 Les gens font très peu grève dans l'édition, et là il y a des maisons d'édition où il
01:26 y a plusieurs personnes qui font grève, ce qui est assez rare.
01:29 Donc j'ai l'impression que ça prend aussi de l'ampleur, et donc je trouvais ça bien
01:33 de participer à ça, parce que moi si je fais grève, personne ne le voit, parce que
01:37 je suis à mon compte.
01:38 Moi à la base, les manifestations, j'en avais jamais fait de ma vie, donc après, de fil
01:45 en aiguille, on se fait convaincre.
01:47 Moi c'est la première fois que réellement je vais manifester sur Paris, au proche de
01:50 chez moi, et que je manifeste réellement dans les rues, première fois que je me déplace
01:53 en tout cas.
01:54 Moi c'est important d'venir dans les rues, c'est pas forcément plaisant de venir,
01:56 il fait froid, voilà.
01:57 C'est important que la jeunesse s'engage et montre réellement que ça nous touche
02:00 nous aussi.
02:01 Je suis contente d'avoir pu partir de bonne heure à la retraite, et malheureusement
02:05 je vois que mes enfants, ils vont peiner, et ils sont pas sûrs du tout de partir tôt.
02:10 D'année en année, ça se rajoute, et je trouve ça lamentable.
02:13 65 ans c'est non, 64 ans c'est non, c'est 62.
02:17 Les conditions de travail à l'hôpital comme ailleurs sont délétères, manque d'effectifs,
02:23 etc, etc, beaucoup de collègues qui n'arrivent pas à terminer leur carrière, qui sont en
02:27 inaptitude.
02:28 Donc pour nous c'est inconcevable de prolonger encore la durée du temps de travail, aussi
02:34 bien tous les métiers soignants, infirmières, etc.
02:37 À l'hôpital c'est inconcevable, comme dans les autres professions évidemment.
02:42 Moi je suis graphiste, je suis devant un ordinateur toute la journée, c'est pas le plus pénible
02:47 des boulots.
02:48 J'ai 43 ans, j'ai régulièrement des migraines, j'ai des lunettes, je commence à avoir des
02:52 tendinites à la main, j'ai du problème de dos, et j'ai que 43 ans.
02:56 Et donc je sais pas, je sais pas dans 20 ans comment ce sera.
03:02 Dans l'idéal j'aimerais bien poursuivre, maintenant il y a plein de raisons qui nous
03:06 pousseraient à ralentir.
03:08 Le fait d'alterner les grèves avec les collègues, ça nous permettrait de pouvoir en faire plusieurs
03:12 dans le mois, et de pouvoir quand même manger et payer son loyer.
03:16 J'attends de voir si ça fait bouger les choses, et si ça fait bouger les choses, tant mieux,
03:20 on continuera à manifester.
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