- il y a 9 heures
En direct, Alexandre Langlois, secrétaire général du syndicat Vigi Police, nous explique les raisons de sa démission, vendredi 27 novembre, de la Police nationale.
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Retrouvez aussi tous nos articles sur les violences policières ici : https://www.humanite.fr/mot-cle/violences-policieres et sur la loi de sécurité globale : https://www.humanite.fr/etiquettes/loi-securite-globale
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NewsTranscription
00:00Alexandre Langlois, bonjour.
00:02Bonjour.
00:04Vous êtes secrétaire général de Vigie de police.
00:07Vous êtes vous-même policier depuis 14 ans.
00:10Or, hier, vous avez envoyé votre démission.
00:12Pourquoi ?
00:14Parce qu'il y a une dérive de plus en plus grave de la police nationale
00:19vers quelque chose qui n'est plus la police nationale, en fait.
00:22Une dérive autoritaire, une dérive liberticide.
00:25Moi, je me suis engagé dans la police nationale
00:26pour défendre les libertés individuelles et l'intérêt général.
00:29Et aujourd'hui, les libertés individuelles sont de plus en plus oppressées
00:32par la police, pas par les policiers eux-mêmes, mais par les ordres
00:35qu'ils reçoivent.
00:35Et il y a certains comportements qui se sentent libérés,
00:38comme on a pu voir dans l'affaire avec Michel, qui s'était avassé
00:41pour policier.
00:42Donc, moi, je ne veux plus être associé à cet uniforme.
00:44Je ne veux plus porter cet uniforme.
00:45Je veux continuer le combat pour une police républicaine
00:48au service du peuple.
00:50Malheureusement, en interne, M. Darmanin est en train de tout verrouiller.
00:53Et on a encore eu ce matin la publication de la lettre de M. Lallement,
00:56préfet de police de Paris aux policiers.
00:58Et on est bien, bien loin de la lettre du préfet Grimaud de police
01:01qui avait écrit aux policiers de retenir leur coup
01:03et qu'ils faisaient partie du peuple en 1968.
01:07Et même cette lettre du préfet Grimaud, je raconte l'anecdote,
01:09la préfecture de police pour les 50 ans de mai 68
01:11avait caviardé ce courrier en faisant croire que c'était la lettre d'origine.
01:16Mais ils avaient supprimé le passage de taper un manifestant à terre,
01:19frapper un manifestant à terre.
01:21Du coup, résultat des courses, il n'y a même pas eu d'explication
01:23pourquoi ils refaisaient l'histoire.
01:24Donc, en fait, on est sur cette réécriture de l'histoire.
01:27On est sur cette police qui est en train de dériver complètement
01:29et qui est en roue libre avec la protection des plus hautes autorités de l'État.
01:33Donc, moi, je ne m'y reconnais plus et je ne peux pas rester à l'intérieur.
01:38Que pensez-vous de la loi de sécurité globale ?
01:43La loi de sécurité globale participe grandement également à mon choix de départ de la police nationale
01:48pour une raison simple, c'est que pour le moment, la police nationale n'est plus contrôlée par les citoyens.
01:53Elle est contrôlée uniquement par le pouvoir en place qui lui fait faire ce qu'il veut.
01:56Nous sommes un des rares pays européens, en tous les cas, la seule démocratie européenne,
02:00à avoir pas d'inspection indépendante de la police nationale,
02:03mais une inspection IGPN qui est aux ordres du ministre,
02:05dont le dit la directrice à l'heure actuelle ou le directeur,
02:09récupère leur poste et note par nomination du ministre.
02:12Donc, ils sont aux ordres.
02:12Leur carrière va continuer à être gérée par le ministre et le directeur de la police nationale.
02:16Donc, quand le ministre demande des conclusions d'enquête rapide, il les aura.
02:19Elles seront conformes à ces attentes et non à la vérité.
02:22Et donc, le dernier pare-feu qu'il y avait pour un contrôle citoyen de la police,
02:25c'était de pouvoir filmer.
02:27Et ce film, dorénavant, ne va plus être possible
02:29parce que ce sera la loi, va engendrer de l'arbitraire et du subjectif.
02:32Il va falloir définir si oui ou non, les gens qui filment les policiers
02:35le font dans un but de nuire, ce qui est complètement impossible.
02:38À moins d'être venu à MIRMA.
02:40Et d'autant plus que cette loi ne vise pas du tout à protéger les policiers
02:44parce qu'il y a déjà des lois qui existent quand des gens sont menacés
02:46ou harcelés sur les réseaux sociaux, voire menacés morts.
02:49Ce sont des peines qui vont de 2 à 5 ans de prison.
02:52Là, M. le ministre propose un an de prison.
02:54Donc, cette loi ne va résoudre aucun problème.
02:56On enjeudnerait des nouveaux, mais surtout, par exemple,
02:59dans ce qui s'est passé pour Michel Zéclair,
03:01s'il n'y avait pas eu les vidéos, demain, il ne pourrait plus les produire,
03:03il ne pourrait plus en faire la publicité.
03:05Du coup, ce serait lui qui sera en prison.
03:07Ce serait lui qui serait auteur d'actes de violence envers les policiers
03:10alors qu'il est victime.
03:12Donc, en fait, on est sur un retournement de protection
03:14des comportements les plus abjects dans la police nationale,
03:17un comportement qui va permettre aux citoyens innocents de se défendre.
03:21Et c'est complètement hallucinant.
03:22Et même plus loin sur cette loi, c'est la légalisation de toute l'affaire Benalla,
03:27contre laquelle on s'est battus avec mon syndicat
03:29et on s'est constitué partie civile dans cette affaire.
03:33Parce que tout simplement, qu'est-ce que prévoit cette loi ?
03:36Elle prévoit donc d'empêcher de filmer.
03:37Demain, les Benalla à l'écrase avec des déguisements de policiers
03:40avec l'autorisation de l'Élysée de les porter seront invisibles.
03:44Demain également, les sociétés privées vont avoir des missions de police.
03:49C'est-à-dire qu'on va donner des possibilités de faire des PV
03:51et des débuts d'enquête à des agents de sécurité privée.
03:54Ce qui s'est passé dans l'affaire Benalla,
03:56M. Macron voulait privatiser la sécurité de l'Élysée.
03:59Ils ne voulaient plus que ce soit des policiers et gendarmes
04:01qui n'ont jamais failli à la protection d'un président de la Vème République
04:04pour les remplacer par des gens du privé.
04:07Pourquoi ?
04:07L'intérêt général est défendu par les policiers et le service public.
04:10Les intérêts privés ne défendent pas l'intérêt général.
04:13Ils défendent l'argent.
04:14Ils veulent de l'argent.
04:15C'est un but louable, mais pas pour un service public.
04:19Un service public n'a pas à défendre cet intérêt commercial.
04:22Dernière chose également, dans cette loi,
04:24il va y avoir la possibilité de filmer avec des drones en permanence.
04:27Déjà, il y aura un manque d'informations des gens qui sont filmés.
04:30Déjà, quand les vidéos surveillants se travaillent,
04:32c'est déjà très compliqué de savoir qui filme ou quoi.
04:34Après, dedans, c'est le seul passage de la loi où il n'y a pas de sanctions
04:37si les vidéos ne sont pas utilisées à bon escient
04:39ou pas conservées dans les délais.
04:41Effectivement, on repense également à l'affaire Benalla,
04:43où immédiatement, dès que les vidéos de M. Benalla et M. Crass sont sorties,
04:47l'Élysée, avec M. Émilien, le conseiller spécial de l'Élysée,
04:50a fait sortir des vidéos de surveillance de la préfecture de police
04:53pour essayer de décrédibiliser les deux manifestants molestés,
04:56avec la complicité du directeur de la DOPC, M. Gimelin,
04:59qui avait conservé en dehors de tout cadre légal des vidéos plus de trois mois.
05:03Donc, demain, avec cette nouvelle loi, les pouvoirs publics,
05:06donc l'Élysée, la police et les directeurs notamment,
05:09pourront conserver des vidéos avec un temps illimité
05:12pour faire ce qu'ils veulent avec, vu que c'est le seul point de la loi
05:15où il n'y a pas de sanctions derrière
05:16si jamais les choses ne sont pas faites dans les règles.
05:19Donc, en fait, l'affaire Benalla va se retrouver complètement légalisée grâce à ça.
05:23Et c'est quand même une honte parce que ça avait choqué tout le monde.
05:26Mais pas le président de la République, parce que je refais un petit parallèle
05:29et ça m'a fait doucement sourire, mais ça m'a surtout attristé.
05:32C'est qu'il a été très choqué par les images de Michel Zépleur
05:35et qui demande toute la lumière sur ça.
05:37Sur les images de l'affaire Benalla, il n'avait rien fait à part couvrir son sbire.
05:42Donc, ça pose des sérieux problèmes.
05:44Quelle est la volonté de ce pouvoir ?
05:45Est-ce qu'ils veulent réellement privatiser la police pour des intérêts personnels ?
05:48Ou est-ce qu'il y a encore une lueur d'espoir ?
05:50Moi, j'ai dit que je quitterais la police quand il n'y a plus de moyens de se battre
05:53en interne.
05:53C'est ce que je fais aujourd'hui.
05:55Maintenant, le ministre doit accepter ma décision.
05:58Parce que c'est malheureusement qu'on est fonctionnaire, ça ne dépend pas que de nous.
06:01Et par contre, le combat va continuer parce qu'on ne peut pas laisser la situation en l'État.
06:06C'est tolérable pour nous et surtout pour le pays des libertés et des droits de l'homme
06:09et encore moins pour les générations futures.
06:12Alors, vous parlez de la vidéo justement où Michel Zecler se fait tabasser par les policiers.
06:19Elle a suscité beaucoup de réactions, beaucoup d'émotions de la société civile.
06:24On a vu notamment des footballeurs réagir.
06:27Aujourd'hui, il y a des manifestations dans toute la France.
06:32à 14h à la République, la Marche des Libertés.
06:35Comment ça réagit à l'intérieur de la police ?
06:38Comment ça se passe à l'intérieur de la police quand tout ça se met en place,
06:42quand tout ça se développe ?
06:44Est-ce que la majorité des policiers sont des casseurs de gueule ?
06:48Ou c'est une minorité et la majorité a du mal à s'exprimer ?
06:53Pourquoi les syndicats de police ne dénoncent pas davantage ces actes-là ?
07:01Il y a plusieurs questions dans la question.
07:03La première, non, c'est une minorité, ce n'est pas une majorité de policiers.
07:06Il y a plus de 150 000 policiers.
07:07Si jamais il y avait une majorité, ça serait plus de 75 000 personnes
07:10qui font n'importe quoi.
07:12Ça se verrait et l'air serait respirable en France,
07:15ce serait plus tenable pour personne.
07:17Donc non, heureusement, ce n'est pas une majorité.
07:19Ensuite, pourquoi les policiers ne parlent pas ?
07:21Ils ne parlent pas pour une raison très simple,
07:23c'est que la majorité silencieuse a peur.
07:25A peur des répressions de l'IGPN, a peur des sanctions disciplinaires,
07:29a peur qu'on brise leur vie familiale.
07:32Je pense à des collègues qui ont voulu refuser des ordres illégaux.
07:34On leur a dit, si tu refuses, demain, tu n'auras pas tes vacances avec ta famille.
07:37On va les décaler pour nécessiter de service.
07:39Ils disent, oui, mais j'ai tout calé.
07:40C'est soi qui voit, tu auras tes vacances tout seul.
07:42On va te rappeler le week-end en priorité.
07:45On va faire toutes les brimades du harcèlement moral au travail.
07:48Et ce n'est pas pour rien qu'en France, malheureusement,
07:50la profession où il y a le plus de suicides, c'est dans la police.
07:52C'est à cause d'un management délétère, des conditions de travail déplorables
07:55et des gens qui poussent au suicide.
07:59Parce que même le directeur de la police nationale, M. Morvan,
08:01celui d'avant, avait dit que c'était un problème structurel
08:04pour les suicides dans la police nationale.
08:06Ensuite, ils ont peur également parce que derrière,
08:08les sanctions sont prononcées par l'IGPN.
08:10L'IGPN que ni les citoyens ne veulent parce que c'est un contrôle opaque de la police.
08:13Mais les policiers n'en veulent pas non plus
08:15parce qu'en fait, ça leur brise leur liberté d'expression.
08:18Il y a beaucoup de syndicats de policiers qui se bossent en disant
08:21« Oui, la police est la fonction publique la plus sanctionnée en France. »
08:24C'est vrai.
08:25Mais pourquoi les policiers sont sanctionnés ?
08:27Ils sont sanctionnés parce qu'ils ont tabassé des gens,
08:29parce qu'ils ont mutilé des manifestants,
08:30parce qu'ils ont tué des innocents comme Mme Zined Reddouane ou Steve Amant ?
08:34Non.
08:35La plupart, une grande majorité, est sanctionnée également
08:37parce qu'ils ont manqué à leur devoir de loyauté envers leurs chefs.
08:40Ils ont porté atteinte au crédit renom de la police nationale
08:42en dénonçant des dysfonctionnements.
08:44Je rappelle que ce petit article est une reprise d'ailleurs
08:46de l'article 5 du statut général de la fonction publique de Vichy.
08:51Ça veut dire à quel point on est venu chercher
08:52dans le code des déontologies de la police nationale
08:54comment museler les fonctionnaires,
08:56y compris dans leur vie privée,
08:57c'est-à-dire près de nous, les sous-citoyens,
08:58c'est-à-dire qu'on comprend la neutralité du service public
09:00quand nous sommes en service.
09:02Par contre, quand nous sommes dans notre vie privée,
09:03nous n'avons pas le droit de nous exprimer librement non plus.
09:06Donc voilà, tout a été muselé, les sanctions pleuvent,
09:08et les sanctions qui pleuvent sur les policiers,
09:10c'est plus sur les lanceurs d'alerte,
09:11sur les policiers qui essayent de résister à des ordres illégaux
09:13que des policiers qui commettent des fautes délictuelles,
09:16voire criminelles.
09:17Enfin, pourquoi les syndicats majoritaires
09:19qu'on entend partout sur tous les plateaux de télé
09:21ne viennent pas dénoncer ça
09:23et au contraire, qu'on sionne ou cherche des excuses ?
09:25Alors déjà, il faut savoir qu'aux dernières élections professionnelles
09:27dans la police nationale ou au ministère de l'Intérieur,
09:29plus généralement, il y a eu une fraude massive.
09:31Une fraude massive qui a permis aux syndicats majoritaires
09:33de rester majoritaires.
09:35Le ministre a été saisi, il a fermé les yeux.
09:37Même le canard enchaîné a interrogé
09:39le ministère de l'Intérieur à ce moment-là.
09:40Ils ont dit « il se peut qu'il y ait eu des fraudes massives
09:42au niveau des élections professionnelles ».
09:45Donc, il y a effectivement, c'est marqué sur PV.
09:47Effectivement, il y a eu une procédure en cours
09:49de plusieurs syndicats qui veulent annuler ces élections.
09:51Donc déjà, leur représentativité, c'est le ministre
09:53qui a choisi ses interlocuteurs très clairement.
09:56La deuxième chose également, c'est que ces syndicats en poste
09:59ont des avantages à être les porte-parole du ministre.
10:03Ils ont des postes pour les majoritaires,
10:06notamment du corps des gardiens de la paix.
10:08Ils ont des postes fictifs.
10:09C'est-à-dire qu'il y a M. Lefebvre qui s'était réjoui
10:12d'une main arrachée sur une manifestation au gilet jaune.
10:15Lui, par exemple, est responsable d'unité locale de police.
10:17C'est-à-dire qu'il prend normalement, il doit être sur le terrain
10:19à occuper une fonction d'officier.
10:21Ce n'est pas le cas, il est permanent syndical.
10:24Statutairement, c'est impossible.
10:25Par contre, il a la paie qui va avec.
10:27Nous avons la même chose chez les officiers.
10:29Ils ont des postes de commandants fonctionnels.
10:31Les commandants fonctionnels sont des gens qui sont sur le terrain,
10:33qui prennent la place d'un commissaire
10:34et qui exercent des fonctions opérationnelles.
10:36On ne peut pas être permanent syndical et avoir ses fonctions.
10:39Pareil, ils ont le salaire qui va avec.
10:41Le plus beau de l'histoire, ça a été le responsable
10:43des officiers CFDT police,
10:45qui a eu une mutation à Tahiti pour ses bons et loyaux services,
10:48en ordre de tout cadre légal devant 30 collègues
10:50beaucoup plus méritants.
10:51Et encore, il a été plus fort.
10:52Il a réussi à faire muter sa femme qui était sous le coup
10:53d'une procédure disciplinaire en lui faisant créer
10:55un poste fictivement à Tahiti.
10:58Ça veut dire qu'en plus, quand on part en Outre-mer,
11:00on a des primes supplémentaires par rapport
11:01à notre salaire habituel.
11:02Donc, les bons et loyaux services, ils savent qu'ils sont payés.
11:05L'ancien secrétaire général d'Alliance, M. Delage,
11:07est passé au comité de sécurité des Jeux olympiques 2024.
11:10Donc, en fait, pour leurs bons et loyaux services,
11:12ils sont tous récompensés.
11:13Donc, effectivement, ça va être la voie de leur maître.
11:16Effectivement, ils ne représentent pas forcément
11:17la majorité des policiers.
11:18Ils ne représentent certains policiers,
11:19parce qu'on a bien vu des images, malheureusement,
11:21des policiers qui font n'importe quoi
11:23et qui n'ont pas leur place dans la police.
11:25Malheureusement, aujourd'hui, plutôt que de régler ce problème
11:26pour réconcilier la police et la population
11:29et mettre de la transparence dans cette police nationale,
11:31on veut encore plus d'opacité,
11:33on veut encore plus mettre la misère aux gens
11:35et qui sont à l'intérieur pour résister,
11:37mais également à la population française
11:39qui ne serait pas dans le même camp, par exemple,
11:41que le préfet l'Allemand.
11:42Et nous sommes engagés pour la plupart
11:43pour défendre le code pénal et les infractions pénales
11:46et pas les délits d'opinion
11:47qui ne sont pour le moment pas dans le code pénal,
11:49bien heureusement.
11:51Alors, ça fait 14 ans que vous êtes dans la police.
11:53Comment avez-vous vu évoluer la doctrine ?
11:56Comment le code de technologie,
11:59le schéma national a évolué durant ces années ?
12:04En négatif, j'avais déjà écrit un livre sur le sujet
12:07à l'ennemi de l'intérieur qui montre toutes ces dérives
12:09législatives et autoritaires
12:10et de l'utilisation de la police et textuelle.
12:12Donc là, le premier virage,
12:13le plus important et le plus dangereux pour les libertés
12:15a été pris par Manuel Valls en 2014
12:17quand il a écrit un nouveau code d'idéontologie
12:19qui a été signé avec l'aval de tous les syndicats
12:22que je viens de vous citer,
12:22qui ont co-signé ce texte.
12:24Alors, je dis qu'ils ont co-signé ce texte
12:25parce que ça a été présent en comité technique au ministère.
12:28Ils ont co-signé, on peut se demander vraiment
12:29si c'est des syndicalistes,
12:31parce que dedans, il y a un passage qui dit
12:32que les délégués syndicaux doivent limiter leur expression.
12:35Donc, je veux dire,
12:36je n'ai jamais vu un syndicaliste signé
12:38pour limiter sa liberté d'expression.
12:39Ils l'ont fait.
12:40Le seul syndicat qu'il n'a pas fait,
12:41c'est assez paradoxal,
12:42c'est le syndicat Alliance
12:43qui ne voulait pas transformer les policiers
12:45en sous-citoyens.
12:46Donc, c'est tout à leur honneur,
12:47même si nous avons des graves divergences
12:48sur d'autres sujets.
12:50Pour une fois, c'est à saluer à leur action.
12:52Donc, que dit ce code de déontologie ?
12:54Jusqu'en 2014,
12:55nous étions défenseurs des libertés individuelles.
12:57Depuis 2014, nous sommes passés défenseurs des lois.
13:00Les libertés individuelles, c'est une notion.
13:02On sait ce que c'est, c'est aller-venir.
13:03Il y a plein de choses qui sont sur les libertés individuelles.
13:05Les lois ne garantissent pas du tout des libertés.
13:08Les lois, les États les plus autoritaires,
13:09voire totalitaires, ont des lois.
13:11C'est juste une organisation de la société.
13:13Donc, après, qu'est-ce qu'on a les lois ?
13:15Et aujourd'hui, ce qu'on a les lois
13:16ne semble pas aller vers quelque chose
13:17qui garantissent les libertés.
13:18La deuxième chose également,
13:20jusqu'en 2014,
13:21nous étions garants des institutions de la République.
13:24Et depuis 2014,
13:26nous sommes passés garants des institutions.
13:27Le mot « République » a été enlevé.
13:29Et remplacés par des institutions
13:32et des intérêts nationaux.
13:33Qu'est-ce que les intérêts nationaux ?
13:34C'est très subjectif qu'il est défini.
13:36Donc, a priori, nos gouvernants.
13:38Mais du coup, si ce n'est pas l'intérêt général,
13:40l'intérêt du peuple,
13:40comment ça se passe ?
13:41Donc, ça veut dire qu'on peut légaliser,
13:43ça a été légalisé sous M. Valls,
13:44d'utiliser la police contre le peuple,
13:46contre les libertés,
13:47vu que ça a été supprimé
13:48de notre code de déontologie.
13:49C'est ce code de déontologie également
13:51qui a permis de sanctionner
13:53les gens pour manque de loyauté aggravée,
13:55surtout qui a repris,
13:56quasiment mot pour mot,
13:57cet article qui contrôle les policiers,
13:58y compris dans leur vie privée,
13:59qui est tiré du code général
14:00de la fonction publique de 1941.
14:03Donc là, ça a été le premier virage catastrophique
14:04avec l'aval de la quasi-majorité
14:06des syndicats qui aujourd'hui cautionnent
14:07ce qui est inadmissible.
14:09Le virage suivant,
14:10ça a continué encore sous M. Hollande.
14:12Nous avons eu la loi renseignement.
14:14Pareil, notre syndicat s'était élevé
14:15contre cette loi.
14:16qui permettait de survécu
14:17de façon assez arbitraire.
14:19Et au final, le premier ministre,
14:20aujourd'hui, peut mettre,
14:21enfin depuis 2015,
14:22mais encore aujourd'hui,
14:23peut mettre qui y veut sur écoute
14:24et sur surveillance
14:25sans aucun contrôle.
14:26Je dis bien sous aucun contrôle
14:27parce qu'il y a une commission
14:28qui a été vantée comme garde-fou
14:30qui rend un avis consultatif.
14:32Donc déjà, le premier ministre
14:33n'est pas obligé d'en tenir compte.
14:34Et si le premier ministre
14:35estime lui-même qu'il y a eu urgence,
14:36il n'a même pas besoin
14:37de la consulter a priori,
14:39il peut la consulter a posteriori.
14:42Ce qui veut dire que
14:43les données et les renseignements
14:44qu'il voulait prendre
14:45sur des personnes
14:45de façon illégale,
14:46il les a eues.
14:47Et après, on peut lui dire
14:48que ce n'est pas bien.
14:48Il dit que j'annule l'opération.
14:49Mais le mal est déjà fait.
14:51Donc en fait,
14:51c'est ce problème
14:52de cette loi renseignante
14:52qui permet de fliquer qui on veut.
14:54On est dans un merveilleux monde
14:56digne de l'Astasie,
14:57de l'Allemagne de l'Est.
15:00La possibilité peut le faire.
15:01Et la défense de M. Valls
15:02à l'époque avait été magnifique.
15:03Il avait été dit
15:04mais nous sommes socialistes,
15:05nous n'utiliserons pas
15:06ce texte de façon détournée
15:12parce que M. Valls,
15:13vu ce qu'il a fait,
15:13on peut cautionner
15:14ses positions de gauche.
15:16Et la deuxième chose également,
15:17c'est que du coup,
15:18il y a des élections en France.
15:19Donc on ne sait jamais
15:20qui sera au pouvoir demain
15:20et les ouïes ont été préparées
15:22sous M. Hollande.
15:23Virage suivant,
15:24on continue
15:25parce que ça ne s'arrête
15:26malheureusement pas,
15:27c'est sous M. Macron
15:28la légalisation
15:29dans la loi normale
15:30de l'état d'urgence permanent
15:31avec tout ce que ça engendre
15:33de pouvoirs d'exception
15:35qui sont finalement
15:36plus exceptionnels
15:36mais normaux.
15:38Ensuite, nous avons eu
15:39la loi Asile-Immigration
15:40qui a rajouté une couche
15:41sur l'arbitraire
15:42et le subjectif.
15:43Dedans, il y a un passage
15:43que nous avons combattu,
15:45c'est de contrôler les gens
15:46sur leur type extérieur étranger.
15:49Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
15:50Je veux dire,
15:50on n'a pas vu ça
15:51depuis le contrôle des Juifs
15:52en 1940,
15:53de contrôler les gens
15:53sur leur apparence.
15:55Et du coup,
15:55on avait posé la question,
15:56donnez-nous l'apparence
15:57de type étranger.
15:58Nous n'avons pas eu
15:58de réponse du ministre
15:59très curieusement.
16:00La loi ne le prévoit pas.
16:01Nous, ce qu'on veut,
16:01c'est des textes carrés et propres
16:03et pas que justement
16:04le délit de sale gueule
16:05soit prononcé.
16:06Et quand on se plaint
16:06de contrôle au faciel aujourd'hui,
16:08M. Macron a légalisé
16:09le contrôle au faciès.
16:10Je rappelle,
16:11comme disait un philosophe
16:12que j'aime bien,
16:13M. Chanfort,
16:13qui avait dit
16:14que ce n'est pas parce qu'il est
16:15plus facile de légaliser
16:17les choses que de les légitimer.
16:18Voilà, donc c'est ce qu'on est
16:19en train de vivre.
16:20Et là, nous sommes en train
16:21de passer le dernier virage
16:22avec cette loi de sécurité globale
16:24et plutôt une loi de surveillance globale
16:26et de terminer la défense
16:27des libertés individuelles.
16:28Donc, on continue de s'enfoncer
16:30de plus en plus
16:30dans des choses très liberticides
16:32et qui ne sont bien loin
16:33des valeurs françaises
16:35de liberté, égalité, fraternité.
16:38Alors, justement,
16:39à quelle police appelez-vous ?
16:42Quelles sont les propositions
16:43que vous portez
16:44pour une police
16:45au service des citoyens
16:47et une police
16:47pleinement républicaine ?
16:51Déjà, moi,
16:52je suis très rousseauiste.
16:52Donc, un contrat social,
16:53une police qui garantit
16:54l'application des lois
16:55que les citoyens se sont données.
16:57Aujourd'hui, ce n'est plus le cas.
16:58Ce n'est plus les citoyens
16:58qui décident des lois.
16:59Ce sont des représentants
17:00qui ne les représentent pas
17:00qui décident des lois
17:01et qui les leur imposent.
17:02Donc, ça pose un sérieux
17:03problème.
17:04Déjà, c'est au niveau
17:05de l'Assemblée nationale
17:06qu'il faut faire le bon boulot.
17:07Il y avait Louis Blanc
17:08sous la Troisième République
17:09qui avait dit
17:09que le bulletin de vote
17:10a remplacé la violence
17:11parce que, justement,
17:12il y a un consensus.
17:13Il n'y aurait pas
17:14toutes ces manifestations,
17:15tout ce qu'on peut voir
17:15à l'heure actuelle
17:16si le Parlement faisait
17:17son rôle de consensus national
17:18et trouvait des choses
17:19qui étaient acceptables
17:20pour tout le monde.
17:21Ce n'est plus le cas.
17:22Même, ça va plus loin,
17:23c'est que Mme Sibeth Ndiaye,
17:24qui a été porte du Parole
17:25du gouvernement,
17:26avait dit
17:26« J'assume la violence
17:27pour faire passer nos réformes. »
17:29Voilà où on était.
17:30Ensuite,
17:30qu'est-ce qu'il y a
17:31de propositions concrètes ?
17:32La première mesure
17:33qui serait bénéfique
17:34pour tout le monde,
17:34ce serait un contrôle
17:36indépendant de la police nationale,
17:37c'est-à-dire la suppression
17:38de l'IGPN
17:39et mettre un contrôle citoyen
17:40qui ne soit pas
17:41sous la tutelle
17:42du ministère de l'Intérieur,
17:43soit des parlementaires,
17:44soit du défenseur de droit,
17:45soit d'autres solutions
17:46avec des gens
17:47de la société civile
17:47qui n'ont aucun compte à rendre
17:50aux gens du gouvernement.
17:52Ça permettrait deux choses.
17:53Déjà, un,
17:54il n'y aurait plus
17:55d'affaires stives,
17:55d'enterrements d'affaires,
17:56il n'y aurait plus
17:56de soupçon,
17:57de collusion
17:58entre les plus hautes autorités
17:59de l'attaque
18:00qui couvrent de nombreux
18:01bavures, malheureusement.
18:02Deuxième chose,
18:03ça libérerait la parole
18:04des policiers,
18:04des policiers qui sont,
18:05malheureusement,
18:06qui doivent subir tout ce contexte
18:07mais qui se sentiraient protégés
18:08parce qu'ils savent
18:09qu'ils n'auront plus de compte
18:10à rendre pour refuser
18:11des ordres illégaux
18:12à leur propre hiérarchie
18:14qui connaît l'IGPN,
18:15mais à des citoyens
18:16qui veulent justement
18:16qu'ils puissent exercer
18:17leur métier de façon digne
18:19et surtout en conscience.
18:20Donc, ça sera la première
18:21réforme à faire.
18:23La deuxième chose également,
18:24c'est que ça ne sert à rien
18:24de légiférer dans tous les sens.
18:26Il y a déjà un arsenal juridique
18:27qui permet de protéger
18:28les policiers
18:28de différentes façons.
18:29Donc, appliquons-le.
18:31Ensuite, il y a,
18:32bien évidemment,
18:33écrire tous ces textes
18:34de loi liberticides,
18:35remettre le policier citoyen
18:37et pas sous-citoyen
18:38comme ça a été mis.
18:39Il y avait un débat
18:40sur le statut
18:41de la fonction publique.
18:41M. Anissé-Leport
18:42qui avait créé le statut
18:43en 1983,
18:45l'a redit,
18:46nous a mis un devoir de réserve
18:47dans la fonction publique
18:47pour nous sanctionner.
18:49Maintenant, même avec M. Mal,
18:49c'est passé à une obligation,
18:51c'est même plus un devoir.
18:52Et il a dit, non,
18:53je n'ai pas mis de devoir de réserve
18:54dans la loi
18:54et le statut de la fonction publique
18:56pour une raison simple,
18:57c'est que sinon,
18:57vous n'êtes plus au service
18:58de la population,
18:59vous ne pouvez plus critiquer
19:00l'institution à laquelle
19:01vous appartenez.
19:02Et si vous ne pouvez plus
19:03la critiquer,
19:03les gens ne peuvent plus
19:04savoir ce qui se passe.
19:05Donc, du coup,
19:06il y a eu ce combat
19:06entre policiers citoyens
19:08et policiers sous-citoyens
19:09obéissant aux ordres.
19:10Donc ça, il faut redonner
19:11sa place aux policiers.
19:12Nous ne sommes pas des militaires.
19:14Ensuite, il y a une autre réforme
19:15qu'on aimerait porter.
19:16Ça, c'est un avantage
19:17que la gendarmerie a sur nous.
19:18C'est que nous,
19:19dans la police nationale,
19:20il peut y avoir des commissaires
19:21à 23 ans.
19:21C'est-à-dire des gens
19:22qui n'ont pas l'expérience
19:22de la vie, le recul.
19:24Même, on peut avoir
19:24un directeur général
19:25de la police nationale,
19:26ce qui était le cas
19:27de notre précédent directeur général,
19:28qui n'a jamais fait de police.
19:29Il est juste là
19:30parce qu'il était
19:31dans le corps préfectoral
19:32et que c'est dans son plan de carrière
19:33de passer par la police.
19:34Donc, quelqu'un
19:35qui ne connaît absolument rien.
19:37Dans la gendarmerie,
19:37c'est des gens
19:38qui ont commencé le lieutenant,
19:39qui ont fait du terrain
19:39et qui ont fini général,
19:41y compris le directeur
19:41de la police,
19:42pardon, de la gendarmerie.
19:44Il est choisi en fonction
19:45de la couleur politique
19:46du gouvernement.
19:47N'empêche que c'est un général
19:48qui connaît la boutique
19:49pour laquelle il travaille.
19:51Donc, il y a aussi ça
19:51à améliorer.
19:53Ensuite, sur les relations,
19:54c'est recréer du lien social
19:55avec la police.
19:56Aujourd'hui, la police
19:57ne fait que de la répression.
19:58La répression,
19:59ça n'a aucun sens.
20:00Ça a un sens si jamais
20:02tous les piliers de la police
20:03sont respectés.
20:04Les trois piliers de la police,
20:05c'est la prévention
20:06pour éviter justement
20:07qu'il y a besoin de répression.
20:09Si ça ne marche pas,
20:09il y a la répression.
20:10Derrière, il y a la sanction pénale.
20:12Aujourd'hui, malheureusement,
20:12les seules personnes
20:13qui craignent la police,
20:14c'est les citoyens lambda.
20:15C'est-à-dire qu'ils vont avoir peur
20:16de prendre une contravention,
20:17qu'on boulayait leur attestation
20:18de sortie,
20:19qu'ils n'ont pas bien mis le masque.
20:20À côté de ça,
20:20nous avons des dealers
20:22et des délinquants,
20:22comme l'a rappelé très récemment
20:23le préfet de police de Marais
20:26qui a dit
20:26« Tout va son attestation en Marseille
20:28sauf les dealers.
20:29Résultat des cours,
20:30on leur a mis 135 euros d'amende. »
20:32En fait, non.
20:33Quand il y a quelqu'un
20:33qui deal de la drogue,
20:34on le présente à la justice.
20:36On ne lui met pas 135 euros d'amende.
20:38Donc, il y a ce côté
20:38où les gens se disent
20:39« Moi, je vais être embêté
20:40alors que finalement,
20:41je fais du contraventionnel. »
20:42Mais malheureusement,
20:42il n'y a que ça
20:43qui suit à l'heure actuelle.
20:44Et dès que ça devient délictuel
20:45voire criminel,
20:46c'est beaucoup plus compliqué.
20:47C'est des procédures lourdes.
20:48Donc, la majorité
20:50de la population française
20:51ne comprend pas.
20:52Et la prévention
20:53qui était intéressante
20:53au niveau de la police de proximité,
20:55c'était déjà un lien
20:56avec la population.
20:57Discuter,
20:58c'était les policiers du quartier.
21:00Les gens les connaissaient.
21:01Il y avait ce sentiment
21:02de tranquillité publique.
21:04Moi, j'ai pu faire…
21:06J'ai été invité
21:06dans un quartier
21:07dans le 93
21:08et il y a un monsieur
21:09de 50 ans
21:09qui faisait un débat dehors
21:10parce que la mairie
21:12d'Aulnay-sous-Bois
21:12avait refusé
21:13de donner une salle.
21:15Et du coup,
21:15il m'a dit
21:15« La chose qui me chope le plus
21:16depuis qu'on discute,
21:17c'est que ça fait deux heures
21:18qu'on est là.
21:18On n'a pas vu
21:19une seule patrouille de police. »
21:21Il m'a dit
21:21« Moi, quand j'étais jeune,
21:21on voyait les policiers.
21:22On les connaissait.
21:24Ils ne venaient pas juste
21:24faire des opérations
21:25de coups de poing
21:25dans les quartiers
21:26et ils repartaient
21:27en ayant tout cassé. »
21:28Il y avait ce côté
21:29où on s'est mis en sécurité
21:30tout le temps
21:30parce que du coup,
21:31là, ils viennent faire
21:31des opérations de coups de poing.
21:32On ne sait pas ce qui se passe.
21:34Ils repartent,
21:34ils ont tout cassé
21:35et le lendemain,
21:36c'est nous qui continuons
21:37de vivre sans sécurité
21:37dans notre quartier.
21:38Donc, on ne comprend plus
21:39ce qui se passe.
21:40Et malheureusement,
21:41ça, c'est la politique du chiffre
21:43de M. Sarkozy
21:43qui a mis ça en place.
21:45Je donne cet exemple
21:45parce que ça a été criant
21:46sur cette politique du chiffre.
21:48Il y a eu dans une ville
21:49deux brigades,
21:50une qui faisait 90 affaires par mois
21:52et une qui en faisait 10.
21:54Les 90,
21:55c'était trois boulettes de shit
21:57ou étrangers en situation irrégulière
21:58tous les jours.
21:59Donc, affaire trouvée,
22:00affaire résolue,
22:00super statistique.
22:02Je ne suis pas sûr
22:02que la plus-value pour la société
22:03et la ville était grande.
22:05Par contre,
22:06il y avait une deuxième brigade
22:07qui avait décidé
22:07d'aller voir tous les commerçants,
22:08les associations.
22:11C'était en lien
22:11avec la mire également.
22:12Et en fait,
22:13quand les gens avaient un problème,
22:13ils appelaient.
22:15Soit ils réglaient le problème
22:16en disant,
22:16effectivement,
22:16il y avait un souci,
22:17nous avons agi,
22:18soit il n'y avait rien.
22:18Et à ce moment-là,
22:19ils rassuraient les gens
22:20qui avaient appelés.
22:21Ils leur disaient,
22:21vous nous avez pour quelque chose,
22:22mais en fait,
22:22c'est rien.
22:23Donc, il y avait ce sentiment
22:24de tranquillité,
22:25de sécurité publique.
22:26Malheureusement,
22:27à cause de la politique du chiffre
22:28et de la réduction des effectifs
22:29de M. Sarkozy,
22:29il y a une des deux brigades
22:31qui a dû fermer.
22:32La brigade qui a fermé,
22:33on regardait les chiffres.
22:35On regardait celles
22:35qui faisaient 90 affaires
22:36résolues par mois
22:37par rapport à celles
22:38qui faisaient 10
22:39et qui étaient utiles
22:41au quartier.
22:41Il y a eu la mobilisation
22:42des associations de commerçants
22:43pour dire,
22:44non, non,
22:44on veut garder nos policiers
22:45qu'on connaît,
22:45qui sont vraiment utiles.
22:47Du maire de la ville
22:47que je tiens à préciser,
22:49ce n'était pas n'importe quel,
22:50c'était Jacques Millard
22:51qu'on ne peut pas cautionner
22:52de vraiment dérive gauchiste
22:54ou quoi que ce soit
22:54qui disait,
22:55moi, je veux des policiers
22:56qui connaissent leur quartier,
22:57qui sont utiles à la société.
22:58Je ne veux pas du chiffre,
22:59je veux de la tranquillité publique.
23:01La mobilisation
23:02de notre syndicat
23:02également à l'époque.
23:03Eh bien, non,
23:04ça a été la fermeture
23:05de la brigade
23:06qui faisait le travail
23:07de policiers.
23:09Et après,
23:09en connaissant son quartier,
23:10je redonne ça
23:11parce que c'est un ancien policier
23:13qui est maintenant à la retraite,
23:13qui est parti à la retraite
23:15au début des années 2000.
23:17Il était avec un copain
23:18qui était rentré dans la police.
23:19Et à un moment,
23:20il entend,
23:20dans une cité du 95 à l'époque,
23:23les policiers de la BAC
23:24sont pris à la partie.
23:24Vite, renforce sur les ondes.
23:27Mon collègue,
23:27ça faisait trois jours
23:28et ami qui a été électeur à la police,
23:29il dit,
23:30c'est bien,
23:30on va aller aider les collègues
23:31et c'est ce qu'on a appris
23:31à l'école de police.
23:33Non,
23:33l'ancien policier
23:34qu'on va appeler Gégé,
23:35parce que je ne sais plus son nom,
23:36a gardé la voiture de police
23:37entre les gens
23:38qui tiraient sur la police
23:39et les policiers
23:39qui ripostaient au flashball.
23:41Il est sorti de sa voiture,
23:42du côté des policiers,
23:43on a entendu,
23:44arrêtez de tirer,
23:44il y a des collègues au milieu,
23:45il ne faut pas les blesser.
23:46Du côté de la cité,
23:47on a entendu,
23:47arrêtez,
23:48c'est Gégé,
23:48on le connaît,
23:49il ne faut pas le blesser.
23:50Il a posé la question,
23:51qu'est-ce qui se passe ?
23:53Il y a un contrôle d'identité,
23:55il m'a mal parlé,
23:55etc.
23:56Il a dit,
23:56est-ce que ça vaut le coup
23:56que tout le monde se tire dessus
23:57pour un simple contrôle d'identité ?
24:00S'il y en a qui sont mal parlé,
24:01etc.
24:01Voilà,
24:02je ne veux pas savoir
24:02qui c'est qui est responsable.
24:03Il a dit,
24:04voilà,
24:04maintenant,
24:04est-ce que ça vaut le coup
24:05d'en arriver là
24:05pour juste ça ?
24:07Ah ben non,
24:08non,
24:08du coup,
24:08tout le monde rentre ses affaires.
24:09C'est qui que tu as contrôlé
24:10au collègue de la DAC ?
24:11C'est telle personne.
24:12Il s'appelle comme ça,
24:13sa date de naissance,
24:13c'est là,
24:13il habite ici.
24:15Et mon pote,
24:15il a dit,
24:16comment tu sais ça ?
24:17Mais moi,
24:17je connais les habitants du quartier.
24:19Quand j'ai un souci,
24:19je vais les voir,
24:20je sais où ils habitent.
24:21Moi,
24:21je ne vais pas courir derrière un scooter
24:22à faire une patrouille de police
24:24à foncer,
24:24pour risquer un accident.
24:26Moi,
24:26je vais se laisser chez les parents.
24:27Et les jeunes,
24:28à l'heure actuelle,
24:28ont plus peur de leurs parents
24:29que de la police.
24:31Donc moi,
24:31ce qui m'importe,
24:32c'est de régler le problème.
24:33Je vais voir les parents,
24:33je dis,
24:33écoutez,
24:34il y a ton gamin
24:34qui a fait du scooter sans casque
24:36ou qui a fait n'importe quoi
24:36sur la voie publique.
24:37La prochaine fois que je le vois,
24:38c'est les services sociaux.
24:40Parce que voilà,
24:41il y a aussi le problème
24:41de la police,
24:42c'est que la police doit gérer
24:43des missions qui n'ont rien à voir
24:44avec les missions de police.
24:45On est un petit peu
24:46la poubelle de la République.
24:47C'est-à-dire que
24:48le désengagement de l'État
24:49sur les autres services publics,
24:51l'assistance sociale,
24:52l'éducation nationale,
24:54le pôle emploi,
24:55toutes les autres missions
24:56qui permettraient une vie
24:57apaisée en société
24:57sont défaillantes.
24:59Et aujourd'hui,
24:59on demande une réponse pénale
25:01pour régler des problèmes sociétaux.
25:02C'est complètement aberrant.
25:03Et ce policier,
25:04il l'avait bien compris.
25:05Il avait dit, voilà,
25:05et les problèmes étaient réglés rapidement.
25:08Voilà, même chose,
25:09je repense à ça,
25:09parce que ça me fait penser
25:10quand M. Collomb
25:10était ministre de l'Intérieur
25:12pour montrer la déconnexion
25:13de nos élites.
25:14Il était allé à la cité
25:15du Mirail à Toulouse.
25:16Il avait dit à une mère de famille,
25:18faites attention
25:19que vos enfants ne tombent pas
25:20dans la déraccance.
25:21Et la réponse de la mère de famille
25:22a été très juste.
25:23Elle a dit, moi, je veux bien.
25:24Mais malheureusement,
25:24on a un taux de chômage de 40 %.
25:26Donnez du travail à mes enfants.
25:28Ils n'auront pas besoin
25:29de se poser de la question
25:29comment survivre.
25:31Et là, du coup,
25:31il n'y a pas eu de réponse
25:32de M. Collomb.
25:33Donc, en fait,
25:33si on regarde que le problème sécuritaire,
25:35ça pose effectivement,
25:36c'est intéressant,
25:37mais le problème n'est pas là, en fait.
25:38Le problème est beaucoup plus vaste,
25:39plus global.
25:40Et pour que la police puisse
25:41se concentrer sur ses vraies missions,
25:43il faut que tous les autres
25:44services publics
25:45fassent leur travail
25:45parce qu'il y a plein de gens
25:47qu'on ne verrait pas en garde à vue,
25:48qu'on ne verrait pas nulle part
25:49s'il y avait du travail,
25:50s'ils avaient eu les mêmes chances
25:51à l'école,
25:52si jamais l'éducation était faite,
25:53si les services sociaux
25:54avaient pu accompagner
25:55certaines familles en difficulté.
25:57Et là, on n'aurait plus qu'à régler
25:58effectivement des problèmes
25:59de gens qui ont fait le choix,
26:00sciemment,
26:01d'être des délinquants
26:01et des criminels.
26:03Alors, vous êtes très nombreux
26:04à suivre ce live.
26:05On vous remercie.
26:06N'hésitez pas à le partager.
26:08Je pense que ce sont vraiment
26:09des paroles très importantes,
26:11notamment en ce moment
26:12et en particulier aujourd'hui.
26:15Beaucoup de réactions,
26:16beaucoup de questions
26:17et notamment cette question
26:18qui revient de manière régulière
26:20dans les commentaires.
26:22Mais nous,
26:22que peut-on faire aujourd'hui
26:25globalement en tant que citoyen ?
26:26Bien sûr, il y a l'action
26:27des policiers de l'intérieur.
26:28On voit que c'est compliqué.
26:30Et nous, en tant que citoyen,
26:31quelle peut être notre action ?
26:32Alors, je rappelle évidemment
26:33qu'il y a aujourd'hui
26:34dans toute la France
26:35des manifestations,
26:36la marche des libertés.
26:37À Paris, ça commence à 14h
26:39à République.
26:40L'humanité sera présente.
26:41On va continuer à suivre tout ça
26:43vraisemblablement
26:44dès 13h30 en direct.
26:47Mais plus globalement,
26:48effectivement,
26:50Alexandre Langlois,
26:51comment peut-on agir ?
26:53Comment peut-on peser
26:55pour inverser la tendance ?
26:58Alors déjà, c'est saisir
27:00ses députés,
27:01quel que soit leur bord,
27:02parce que normalement,
27:02la police n'est pas à devoir
27:03de couleur politique.
27:04Tout le monde veut vivre
27:05en sécurité.
27:06La milice a une couleur politique,
27:07mais pas la police nationale.
27:09Donc déjà, c'est relayé
27:10au niveau de l'Assemblée nationale.
27:11Et on a pu voir ces derniers temps
27:13des gens même
27:13de la République en marche
27:14qui commencent à tiquer
27:15sur les mesures
27:15qui sont prises par le gouvernement.
27:17Donc, aucun espoir
27:18n'est perdu de ce côté-là.
27:19La deuxième chose,
27:20c'est que le gouvernement
27:21veut brider les gens
27:22en interne ou en externe,
27:23en empêchant de filmer
27:24les policiers,
27:24en voulant sanctionner
27:25les gens qui veulent dénoncer
27:26des faits inadmissibles
27:27et des crimes et des délits.
27:29Donc du coup,
27:29de ce côté-là,
27:30la résistance va se faire
27:31par les tribunaux.
27:32Mais malheureusement,
27:32ce sera très long
27:33parce qu'il faudra arriver
27:34en général à la Cour européenne,
27:35les droits de l'homme
27:36qui condamne assez régulièrement
27:37la France pour ses actions.
27:39Après, c'est saisir l'ONU.
27:40Je rappelle que la France
27:41avait été classée
27:42sur la liste du Mozambique,
27:43du Venezuela,
27:44et que là,
27:45l'ONU s'est encore inquiétée
27:47de ce qui se passait
27:49sur la loi de sécurité globale.
27:51Donc, ce sera aussi
27:52des instances internationales
27:53qui vont peut-être
27:54pouvoir agir aussi.
27:56Au quotidien aussi,
27:57il y a beaucoup de gens
27:57qui disent
27:57« je connais des policiers ».
27:59Et bien, ces policiers-là
28:00qui sont des amis,
28:01des copains,
28:01des connaissances,
28:02parlez-leur,
28:03dites-leur que la population
28:04est derrière eux,
28:05dites-leur qu'il y a des syndicats
28:06le nôtre,
28:07on n'est pas le seul,
28:08heureusement.
28:08Donc, ils peuvent trouver
28:08les chaussures à leurs pieds
28:09en fonction de leurs besoins.
28:12Et que du coup,
28:14de pouvoir s'engager
28:14de ce côté-là.
28:16Donc, du coup,
28:16de leur dire
28:16« est-ce que vous allez
28:17les faire réfléchir ? »
28:18Leur dire
28:18« voilà,
28:19tu es dans un contexte professionnel
28:20où on t'enfermait sur toi,
28:21mais regarde,
28:21amenez-nous à côté,
28:22on pense à comment on peut débattre. »
28:23Donc, amenez le débat
28:24avec les gens
28:25plutôt du côté amical
28:26pour faire réfléchir les gens
28:27plutôt qu'en confrontation.
28:28Quelque chose
28:29qui ne sert à rien,
28:29malheureusement,
28:30c'est les gens
28:30qui veulent aller voir
28:31les policiers,
28:31par exemple,
28:32sur les manifestations.
28:33À ce moment-là,
28:33ils ne sont pas du tout
28:34ouverts au dialogue.
28:35Ils ne peuvent pas dialoguer
28:36non plus.
28:36Donc, ce n'est pas le moment
28:37d'aller les voir.
28:38Ça ne sert pas à grand-chose
28:39non plus à part
28:40donner du grain à moudre
28:41à quelques excités
28:41de la police nationale
28:42qui voudraient en venir
28:43à en découdre.
28:45Donc, voilà,
28:45c'est d'aller les voir
28:45à ces moments-là.
28:46Il y a des opérations aussi
28:47qui ont été faites
28:48par certains,
28:48des opérations croissantes,
28:50des opérations discussion
28:50pour forcer
28:52la discussion
28:52avec les policiers.
28:54Mais sachant que c'est compliqué
28:55ce qu'il y a derrière
28:57une hiérarchie
28:58qui veille à ça
28:58et ce qui est bien dommage
29:00parce que même aux États-Unis,
29:01je prends ça
29:01parce que les États-Unis
29:02n'ont pas forcément
29:03une police
29:03qui a une bonne image
29:04pour certaines
29:05de leurs exactions.
29:06Mais ils avaient réussi
29:07à faire ça à San Francisco,
29:08c'est d'organiser
29:08des petits déjeuners
29:09avec les policiers
29:10pour que les gens
29:10viennent discuter avec eux.
29:12Après, c'est également
29:12de peut-être militer
29:13comme ça se faisait à l'époque.
29:15Donc, ça, ça se voit
29:15avec les villes
29:16et les députés.
29:18Il y avait dans certains quartiers,
29:20les jeunes étaient emmenés
29:21en vacances par des CRS.
29:22Donc, ça permettait
29:23de créer un lien également.
29:24Voilà, il faudrait rouvrir
29:25les commissariats
29:26sur la vie de la cité.
29:27Et pour ça,
29:27les policiers ne peuvent pas sortir.
29:29Donc, il faut aller vers eux.
29:30Et après, il faut voir
29:31que des fois,
29:31il y a des abrutis
29:32donc il faut laisser tomber
29:33la discussion.
29:33Mais il y a forcément
29:34des policiers
29:34en grande majorité
29:35qui pourront le faire,
29:36qui pourront le revoir après.
29:37Donc, voilà,
29:38le dialogue, l'apaisement.
29:39Mais malheureusement,
29:40aujourd'hui,
29:40je suis assez inquiet
29:41par rapport à comment
29:42ce gouvernement
29:43essaye de tout verrouiller
29:44pour rendre impossible
29:45ce dialogue
29:45ou les justes de conciliation.
29:48Alors, cette inquiétude
29:49et cette réalité,
29:50c'est ce qui vous a amené
29:51hier à démissionner
29:53de la police.
29:54Depuis 14 ans,
29:55vous agissiez de l'intérieur
29:56pour une police républicaine.
29:58Aujourd'hui, concrètement,
30:00comment allez-vous agir ?
30:02Allez-vous continuer
30:03sous une autre forme ?
30:04Comment vous voyez
30:05l'avenir,
30:07les mois qui viennent ?
30:10Alors là, il faut que je parte.
30:12Je savais déjà depuis un moment
30:13que je commence
30:14à être moins en moins en phase.
30:15J'ai commencé à réfléchir
30:17quand j'ai une amie
30:17qui était policière
30:18qui a quitté la police
30:19en disant, moi, je quitte
30:20parce que quand on commence
30:20à tirer sur des pompiers,
30:22je ne peux plus.
30:23Chacun qui a sa petite goutte d'eau
30:24qui fait déborder le vase
30:25en disant, je ne peux plus rester.
30:28Du coup, il faut que je parte.
30:32Comment je vais continuer ?
30:33Je ne sais pas encore.
30:33Il faut que je parte.
30:34Déjà, je me dis
30:34que si j'arrive à partir,
30:36je n'aurai plus les pressions hiérarchiques.
30:38Mais encore, faut-il
30:38que le ministre accepte la démission.
30:40J'ai fait une rupture conventionnelle.
30:42Très précisément,
30:43la démission aussi
30:43devrait l'accepter ceci dit.
30:44Mais une rupture conventionnelle,
30:45pour la simple raison,
30:46c'est que j'estime
30:47que ce n'est pas moi
30:48qui ai changé dans mes valeurs
30:49et dans mes combats.
30:49C'est le ministère de l'Intérieur,
30:51mon employeur,
30:51qui a fait changer une émission.
30:53Donc, une rupture conventionnelle
30:54me permet d'avoir éventuellement
30:55une indemnité de départ,
30:56mais surtout de toucher le chômage
30:57le temps de me retourner
30:58et d'avoir une reconversion professionnelle.
31:00Donc, tout ça est entre les mains
31:01du ministre,
31:02sachant qu'à l'heure actuelle,
31:03dans la fonction publique,
31:04de façon générale,
31:05ils n'ont pas budgété de sous
31:06pour les ruptures conventionnelles
31:07de façon générale.
31:08Ils ne prévoient rien.
31:09Donc, ils sont en train
31:10d'essayer de jouer la dilettante
31:11en disant les circulaires
31:12d'application ne sont pas faites.
31:14J'imagine un employeur
31:15privé faire la même chose.
31:16C'est-à-dire que même
31:16pour la gestion sociale
31:17interne de la police nationale,
31:19le ministère n'est pas exemplaire.
31:21Ensuite, comment les formes
31:22vont prendre le combat ?
31:22Je ne sais pas.
31:23Je sais que je suis toujours
31:24attaché à ce combat.
31:25Donc, peut-être de l'écriture,
31:27peut-être je ne sais pas.
31:28Des porte-parole.
31:29Je sais qu'il y avait
31:29des associations de policiers
31:30qui avaient des porte-parole
31:31qui n'étaient pas policiers
31:32justement pour libérer la parole.
31:34Donc, peut-être continuer au sein de…
31:35Pour moi, je suis toujours
31:36secrétaire général du syndicat Vigie.
31:38Il faudra un congrès pour enlever
31:39ce qui doit arriver au début d'année.
31:40Mais du coup, peut-être
31:41être porte-parole du syndicat
31:42pour libérer cette parole
31:43sans prendre que les délégués
31:45prennent les sanctions
31:46derrière disciplinaires
31:47et un chantage sur leur vie familiale.
31:49Donc, le combat va continuer.
31:50Les valeurs sont toujours là.
31:52Maintenant, je suis ouvert
31:53à toute proposition.
31:54Je n'ai pas le monopole
31:55des bonnes idées.
31:58Merci beaucoup, Alexandre Langlois,
32:00pour ce très long entretien,
32:01pour toutes ces informations,
32:04tout ce décryptage.
32:05On continuera évidemment
32:07à être très attentifs à l'humanité.
32:10Certainement, on vous donnera
32:12à nouveau la parole
32:12parce que c'est une parole rare
32:14et c'est une parole utile,
32:17très importante aujourd'hui.
32:18Je rappelle donc qu'il y a
32:20des manifestations
32:21dans toute la France
32:22aujourd'hui à 14h à République.
32:24Nous serons présents.
32:25Donc, je vous donne rendez-vous
32:26tout à l'heure à 13h30
32:27à tout le monde
32:28pour suivre ce live
32:29depuis la manifestation
32:31de République
32:31où nous allons donner la parole
32:34à tous ceux qui manifestent.
32:37Alexandre Langlois,
32:38je vous souhaite une bonne journée.
32:40On se dit à bientôt.
32:41Merci à vous.
32:42À bientôt.
32:43Parce que je tiens à souligner
32:44que l'humanité avait été
32:45un des rares journales
32:46déjà à l'époque
32:46à s'offusquer
32:47du nouveau code de déontologie,
32:49de la loi renseignement
32:49et de nous avoir déjà donné la parole.
32:51Donc, ça fait plaisir
32:52qu'il y ait un suivi
32:53sur ces dérives autoritaires
32:54et qu'au moins,
32:55l'information puisse continuer
32:56de circuler.
32:56Donc, merci à votre journal
32:57d'exister
32:58parce que ça fait du bien
32:59d'avoir des fois
33:00un relais médiatique
33:00pour essayer d'ouvrir les essais.
33:02Merci pour ces mots.
33:04Et je rappelle
33:04que si l'humanité existe,
33:06c'est d'abord grâce
33:07à ses lecteurs
33:08et à ses abonnés
33:09et uniquement
33:09car c'est un journal indépendant.
33:11Donc, n'hésitez pas
33:12à vous abonner évidemment
33:14à l'UMA.
33:15Beaucoup d'entre vous
33:16ne connaissent pas
33:17les contenus de l'UMA.
33:18Allez-y,
33:19découvrez-les.
33:21Comme le dit
33:22Alexandre Langlois,
33:23c'est un journal
33:23qui suit en profondeur
33:25les mouvements de la société
33:26qui est très utile
33:28pour comprendre,
33:28pour décrypter.
33:29Il y a une offre d'ailleurs
33:31d'abonnement
33:31à 9,90 euros par mois.
33:34Ce n'est pas beaucoup
33:35mais ça permet…
33:36Ce n'est pas très cher
33:37mais c'est le prix
33:39de l'information
33:39de qualité
33:40et qui vous permettra
33:42d'être bien informé.
33:43Donc, voilà.
33:44Rendez-vous tout à l'heure
33:46sur le live
33:46en direct de République
33:48et très bonne fin de matinée
33:50à tous.
33:51À très bientôt,
33:52Alexandre Langlois.
33:54Merci.
33:54Bonne journée à vous
33:55et bon courage.
33:56Merci.