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  • il y a 8 minutes
L'allié du RN Éric Ciotti a demandé ce mardi 6 octobre la "révocation" par le Conseil des ministres du maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko, qu'il accuse "d'attiser la violence" dans le cadre du mouvement de blocage des lycées. Parallèlement, Bruno Retailleau a proposé "l’interdiction de LFI". Éric Ciotti, maire de Nice et président de l'UDR, était en direct sur BFMTV pour réagir à ces deux déclarations.

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Transcription
00:00Vous avez demandé cette semaine la révocation de votre homologue Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis.
00:05Quelques jours avant vous, ou en même temps que vous, Bruno Retailleau a demandé, lui,
00:09a posé en tout cas la question de l'interdiction de la France insoumise.
00:13Est-ce que vous croyez qu'à l'issue de cette crise, l'exécutif, ceux qui sont en capacité de
00:18le faire,
00:19vont prendre le chemin de ces deux demandes que vous formulez, Bruno Retailleau et vous ?
00:22Est-ce que vous partagez la demande de Bruno Retailleau ?
00:24Je ne crois pas que l'exécutif va prendre ce chemin, parce que l'exécutif est lâche.
00:28Et l'exécutif est quand même ceux qui ont armé le bras de ceux qui soutiennent la violence aujourd'hui.
00:34Rappelons-nous quand même qu'en 2024, M. Attal, Premier ministre de M. Macron, appelait à voter insoumis.
00:42Rappelez-vous les désistements réciproques.
00:45Si on a ces députés insoumis à l'Assemblée nationale, c'est grâce à qui ?
00:49C'est grâce au désistement des candidats de M. Macron.
00:54Donc il faut toujours avoir cette mémoire à l'esprit.
00:58La révocation d'un maire est possible par la loi, parce qu'un maire est un représentant de l'État.
01:05Il est élu, mais c'est aussi un représentant de l'État et un officier de police judiciaire.
01:10Vous avez raison.
01:11Et quand on a un maire qui appelle à la violence, qui légitime la violence,
01:16qui manifeste devant des cortèges violents avec une écharpe tricolore, il y a un problème.
01:21Et donc cette révocation, elle est possible.
01:24Interdire un mouvement politique qui a 70 parlementaires à l'Assemblée nationale, ça, ce n'est pas possible.
01:30Mais Éric, c'est quand même, pardonnez-moi, même la révocation de votre part, elle est étonnante.
01:35Est-ce que ce n'est pas le combat politique qui doit primer,
01:37plutôt que tenter de révoquer un maire qui, malgré tout, a été porté dans une mairie par des électeurs ?
01:43Il a été élu comme les députés de la France.
01:45C'est pour ça que je mets une nuance.
01:48Un maire, il y a des dispositions législatives qui permettent, en Conseil des ministres,
01:54sur des dossiers préparés par des préfets, de révoquer des maires.
01:59C'est des cas très rares, mais ça se produit une ou deux fois par an,
02:04quand un maire trahit sa fonction, sa charge.
02:07On peut le faire.
02:08Interdire un parti politique, c'est en Union soviétique que ça se passe.
02:12Moi, je combats la France insoumise par les urnes.
02:15Donc, M. Rotaillot est un orateur de l'Union soviétique.
02:18Je dis à Bruno Rotaillot, et ce n'est pas lui qui est en cause.
02:22Au demeurant, ce n'est pas lui qui est en cause.
02:24Mais quand même, qu'on regarde les accords électoraux qu'il y a eu en 2024,
02:29et que ce qui s'est passé en 2024 nous serve de leçon pour la suite
02:35par qui s'est désisté dans certaines circonscriptions.
02:39des désistements réciproques entre le nouveau Front populaire,
02:44le Modem, Renaissance, Horizon, et même Honte.
02:49J'ai été président de LR, et je l'étais à l'époque.
02:52Honte, vous dites ?
02:52Avec certains candidats LR, où il y a eu des désistements réciproques.
02:57Vous les rendez responsables d'une telle situation qu'ils dénoncent eux-mêmes ?
03:00Mais s'il y a ce chaos à l'Assemblée nationale,
03:02c'est parce qu'il y a eu cet accord électoral en 2024.
03:06On est loin de ce qui se passe dans la rue.
03:08Mais quand même, il faut avoir un peu de mémoire.
03:10On est loin de ce qui se passe dans la rue.

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