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  • il y a 2 jours
Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre

Nous saluons le puissant élan de solidarité des peuples européens et du monde entier avec le peuple français en deuil mais debout et déterminé face aux exécutions dont ont été victimes des journalistes, beaucoup de mes amis personnels, des policiers et des citoyens de confession juive.
Hier dans chaque ville et chaque village, le peuple de France uni s’est rassemblé pour dresser un front, un barrage solide contre le fondamentalisme intégriste, contre la barbarie. Et il l’a fait en ayant à l’esprit, conscient, qu’ailleurs dans le monde, de Bagdad à Kaboul, d’Alep à Kobane, la même terreur inonde de sang les rues. Celles et ceux qui ont été assassinés l’ont été pour ce qu’ils représentaient, certains la religion juive, les policiers le service public de la République française et nos amis journalistes parce qu’ils représentaient l’esprit libre et frondeur, le refus de l’esprit de caserne.
Par fidélité aux idéaux de ces amis exécutés, il nous faudra éviter tout récupération politicienne et réfléchir à travailler plus aux moyens d’éviter cela, aux moyens efficaces d’éradiquer le terrorisme. A l’évidence, l’esprit de guerre ne le permet pas.
Quel est le bilan de quinze années de guerre contre le terrorisme ? Il faut s’y prendre autrement et porter un plan de co-développement, de dialogue avec les peuples du Proche et du Moyen-Orient. Le refus de faire droit au mouvement national palestinien depuis si longtemps n’a fait que jeter du sel sur les plaies de l’humiliation.
Le débat va certainement naître aussi entre la dialectique de liberté et celle sur la sécurité. On ne peut sacrifier la liberté sur l’autel de la sécurité. Les deux doivent vivre et progresser de paire.
Nous avons la responsabilité de jeter de nouveaux ponts avec la Méditerranée pour un nouveau type de dialogue et de coopération tout en asséchant le financement des réseaux terroristes.
Enfin, on ne peut laisser comme c’est le cas aujourd’hui tant de quartiers à l’abandon, d’enfants, d’adolescents en souffrance, de jeunes sans avenir, voilà pourquoi il faut sortir des choix d’austérité pour donner des moyens financiers à l’école, à la culture, au sport, à la formation, à la petite enfance, à l’emploi, l’aide aux villes. Ceci doit nous faire réfléchir.
En même temps, il faut absolument sortir des amalgames, des discours de division et de haine qui se répandent depuis des mois.
Au contraire, c’est l’esprit de l’unité populaire qui doit primer, l’esprit du débat, le rejet de l’exclusion pour faire société commune, Europe commune.
La France hier a dit son esprit de fraternité, du vivre ensemble contre la barbarie.
Soyons en dignes !

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00:02Monsieur le Président, Monsieur le Ministre,
00:10Nous saluons le puissant élan de solidarité des peuples européens et du monde entier avec
00:17le peuple français en deuil, mais debout et déterminé face aux exécutions dont ont été
00:25victimes des journalistes, beaucoup de mes amis personnels, des policiers et des citoyens
00:33de confession juive. Hier, dans chaque ville et chaque village, le peuple de France uni s'est
00:40rassemblé pour dresser un front, un barrage solide, contre le fondamentalisme intégriste,
00:48contre la barbarie. Et il l'a fait en ayant à l'esprit, conscient qu'ailleurs, dans le monde
00:55de Bagdad à Kaboul, d'Alep à Kobané, la même terreur inonde de sang les rues. Celles et ceux
01:02qui ont été assassinés l'ont été pour ce qu'ils représentaient. Certains, la religion juive,
01:09les policiers, le service public de la République française et nos amis journalistes parce qu'ils
01:16représentaient l'esprit libre et frondeur, le refus de l'esprit de caserne. Par fidélité aux idéaux,
01:25de ses amis exécutés, il nous faudra éviter toute récupération politicienne et réfléchir à
01:32travailler plus au moyen d'éviter cela, au moyen efficace d'éradiquer le terrorisme. À l'évidence,
01:41l'esprit de guerre ne le permet pas. Quel est le bilan de 15 années de guerre contre le terrorisme
01:48? Il
01:49faut s'y prendre autrement et porter un plan de co-développement, de dialogue avec les peuples
01:55du Proche et du Moyen-Orient. Le refus de faire droit au mouvement national palestinien depuis si
02:02longtemps n'a fait que jeter du sel sur des plaies de l'humiliation. Le débat va certainement naître
02:09aussi entre la dialectique de liberté et celle sur la sécurité. On ne peut sacrifier la sécurité sur
02:18l'autel. On ne peut sacrifier la liberté sur l'autel de la sécurité. Les deux doivent vivre et progresser
02:26de pair. Nous avons la responsabilité de jeter de nouveaux ponts avec la Méditerranée pour un nouveau
02:33type de dialogue et de coopération, tout en asséchant le financement des réseaux terroristes.
02:39Enfin, on ne peut laisser, comme c'est le cas aujourd'hui, tant de quartiers à l'abandon, d'enfants,
02:48d'adolescents en souffrance, de jeunes sans avenir. Voilà pourquoi il faut sortir. Il faut sortir des
02:55choix d'austérité pour donner des moyens financiers à l'école, à la culture, au sport, à la formation, à
03:02la
03:02petite enfance, à l'emploi, l'aide aux villes. Ceci doit nous faire réfléchir. En même temps, il faut
03:10absolument sortir des amalgames, des discours de division et de haine qui se répandent depuis des
03:18mois. Au contraire, c'est l'esprit de l'unité populaire qui doit primer, l'esprit du débat, le rejet
03:25de
03:25l'exclusion, pour faire société commune, Europe commune. La France, hier, a dit son esprit de fraternité,
03:33du vivre ensemble contre la barbarie. Soyons-en dignes.
03:46Madame Rivasi. Monsieur le Président, chers collègues, mes pensées, nos pensées vont aux 17 victimes, artistes et journalistes défendant la
03:59liberté d'expression.
04:00Sous-titrage Société Radio-Canada

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