- il y a 3 semaines
Rencontre avec le maire de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), élu en mars 2014. Après que sa ville a fait les unes des journaux télévisés car Chérif Kouachi, l'un des auteurs présumés de l'attentat de Charlie Hebdo y résidait, Patrice Leclerc a publié une lettre ouverte aux médias pour les inciter à revenir dans sa commune, en d'autres circonstances, pour y constater les moyens mis au service de la culture, de l'éducation populaire, du vivre ensemble et de l'écologie urbaine.
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00:00– Patrice Leclerc, bonjour. – Bonjour.
00:03– Alors on répond à votre appel en venant vous voir dans votre ville,
00:06puisque vous vous êtes fendu d'une lettre ouverte aux journalistes
00:11expliquant qu'ils ont été nombreux à venir filmer des portes d'appartement
00:16et recueillir des témoignages après les attentats contre Charlie Hebdo,
00:20puisque deux des terroristes présumés qui auraient tué les gens de Charlie Hebdo
00:29étaient domiciliés dans votre ville, donc évidemment beaucoup de médias ont pris d'assaut votre ville,
00:34vous les avez vus beaucoup plus que d'habitude, et puis vous êtes un peu étonné après
00:38de ne plus les voir et surtout de ne pas les voir quand vous faites des choses positives.
00:44Donc expliquez-nous un peu le contexte de cette lettre, c'est un coup de sang après ça
00:47ou c'est juste un moyen aussi d'attirer l'attention sur votre ville ?
00:52– C'est un coup de sang, oui. Les journalistes ont fait leur travail,
00:55donc ça je ne le reproche pas, encore que le côté morbide devant le cimetière,
01:00je trouvais ça un peu trop. Mais c'est surtout, vu les réactions qu'on pouvait avoir en ville
01:05et ce que ça génère, c'est-à-dire qu'on peut stigmatiser des populations entières
01:09si on n'en montre pas autre chose que des faits extraordinaires.
01:13Et ce que je reproche aux médias, c'est de venir sur des faits extraordinaires.
01:16Or, à Gennevilliers, comme dans toute ville de banlieue,
01:18il y a beaucoup de moments ordinaires pour les habitants qui sont beaux.
01:22Il y a ces vies dans les bibliothèques, des gens solidaires,
01:25des jeunes qui font des maraudes à Paris, il y a plein de choses.
01:27Et si on n'en parle pas, on travaille une humiliation quotidienne et permanente
01:32des habitants de villes populaires qui est injuste et injustifiée
01:35parce qu'ici, il y a beaucoup de courage.
01:37Et donc c'est un petit coup de sang, oui.
01:40Je suis très étonné et agréablement surpris par le fait que les médias,
01:44comme les vôtres, réagissent très bien
01:46et que beaucoup ont décidé de venir couvrir, se m'interroger,
01:50mais au-delà de m'interroger, venir voir en ville ce qui se passe.
01:53Lors de vos voeux qui avaient lieu juste deux jours après les attentats,
01:56vous avez dit aux habitants de votre ville qu'ils n'avaient pas à s'excuser
02:00et aux musulmans qu'ils n'avaient pas à s'excuser non plus,
02:03qu'ils n'avaient pas à se sentir coupables.
02:07D'abord, quelle a été la réaction des gens de votre ville
02:10quand ils ont vu débarquer les médias,
02:12quand ils se sont sentis malgré tout peut-être un peu stigmatisés aussi
02:15et quelles sont vos relations avec la communauté musulmane
02:18et avec ses représentants ?
02:19Alors déjà, ça ne fait plaisir à personne de savoir
02:21que l'on est abrité, il n'y en avait pas deux,
02:24mais un terroriste sur notre ville.
02:27Ça ne fait plaisir à personne.
02:29Et c'est vrai que le sentiment qui pouvait être donné par les médias,
02:32c'est de demander aux gens de s'expliquer.
02:34Pourquoi ? Qu'est-ce qui se passe ?
02:35Est-ce qu'ici il y a un terreau ?
02:37Est-ce qu'ici c'est plus fertile qu'ailleurs ?
02:39Est-ce qu'on est nous-mêmes plus sensibles à ça ?
02:42Et c'est le fait du hasard en fait que cette personne vive là ou ailleurs,
02:45pas seulement du hasard non plus,
02:47parce que forcément les couches populaires les plus humiliées,
02:50ceux qui ont plus de rancœurs,
02:51ont peut-être plus de tendance à passer à des actes radicaux,
02:54mais heureusement c'est une très très faible minorité.
02:58Et il me semblait important de dire,
03:00aussi à un moment où on stigmatisait la population de culture musulmane,
03:04en leur demandant de s'expliquer,
03:06parce qu'on leur demandait plus à eux qu'à d'autres de manifester,
03:08de leur dire que, comme pour les Gennevillois,
03:11les musulmans n'avaient pas à s'expliquer ni s'excuser,
03:13par contre ils avaient à prendre position.
03:15Et ce qui me semblait important,
03:16c'est qu'on prenne position contre le terrorisme,
03:18position pour la liberté d'opinion,
03:21et que c'était ça qui me semblait important,
03:22qu'on n'avait pas à culpabiliser de ce point de vue-là.
03:24Et vous avez discuté avec l'imam de Gennevilliers,
03:29quels sont vos rapports avec lui,
03:30et comment vous avez...
03:31Est-ce qu'après les attentats, vous avez eu une discussion ?
03:34Est-ce que vous avez communiqué ?
03:36Nous sommes... D'abord, nous avons d'excellentes relations
03:38avec les représentants de la mosquée de Gennevilliers.
03:43Ce sont des personnes très ouvertes, très progressistes,
03:47et qui ont une vision de la vie en société,
03:50je dirais, extrêmement agréable de travailler avec eux,
03:54même si des fois on n'est pas toujours d'accord,
03:56mais ça c'est la vie.
03:57Et ensemble, sur cette préoccupation,
04:01cette peur qu'ils pouvaient ressentir,
04:03qui m'a semblé important de m'exprimer avec force,
04:08pour pas que les personnes de culture musulmane
04:11se sentent acculées ou trop accusées,
04:13et qu'ils sentent que la ville les défendait,
04:16mais pas les défendait pour les défendre,
04:17parce que, comme tout citoyen gennevillois,
04:19ils n'avaient pas plus de choses à se reprocher.
04:22Et on a aussi une mosquée qui a pris des positions
04:26extrêmement courageuses dans la presse,
04:29des positions qui expliquent qu'il y a la liberté d'expression,
04:32qui sont aussi pour être respectées,
04:34qu'ils souhaitent que les musulmans soient respectés.
04:36Et c'est aussi pour cela que j'avais demandé à la préfecture
04:39qu'ils aient une protection policière après les attentats,
04:42parce qu'ils craignaient autant de côté de cinglés fondamentalistes
04:46que de côté d'autres cinglés d'extrême droite ou autres
04:50qui ont fait des profanations dans beaucoup de mosquées en France.
04:54– D'accord. Et alors donc, là, ce que vous me dites
04:57va complètement à l'encontre de ce qu'on a pu entendre
05:00dans les déclarations du président du Conseil Général
05:05de votre département qui a dit que Genevilliers
05:09était possiblement un terreau d'islamistes.
05:13– Oui, parce que Patrick Deveggen a un problème
05:15avec les couches populaires.
05:16Il est resté au 19e siècle où la bourgeoisie disait
05:18« classe populaire, classe dangereuse ».
05:20– Apparemment, il a un problème avec le logement social.
05:23– Il a un problème avec le logement social
05:24puisqu'il arrête de subventionner Genevilliers,
05:26alors qu'il subventionne plein d'autres villes,
05:28sur la construction de logements sociaux
05:29en disant qu'il y a trop de logements sociaux à Genevilliers.
05:32Or, il y a quand même 70% de la population
05:35qui est éligible au logement social.
05:36La question est de savoir où est-ce qu'il va reloger
05:39les employés, par exemple, du Conseil Général
05:40qui sont éligibles au logement social.
05:43Oui, alors je lui ai fait ce reproche
05:45dans une réunion de Paris Métropole, d'ailleurs,
05:47où je lui ai dit que comme représentant de Paris Métropole,
05:48il devrait mieux parler de la banlieue
05:51et en tout cas éviter de stigmatiser des populations
05:53qui ne le méritent pas, qui au contraire
05:55méritent d'être montrées comme étant généreuses,
05:57comme étant des populations qui créent des richesses
06:00dans ce pays.
06:00S'il n'y avait pas les salariés qui habitent à Genevilliers,
06:02il n'y aurait pas de richesses dans ce pays,
06:03en Ile-de-France et dans les Hauts-de-Seine.
06:05– Patrice Leclerc, depuis votre élection en mars dernier,
06:09il semblerait que vous ayez particulièrement à cœur,
06:12c'était déjà le cas avant,
06:13mais là ça se traduit de plus en plus concrètement,
06:16de vous intéresser à la jeunesse,
06:18à la population de cette ville jeune qui est Genevilliers,
06:21et à l'éducation populaire et à la culture.
06:24Aujourd'hui, on fait cette interview au Centre Aimé-Césaire,
06:28qui est un lieu inauguré il y a deux ans,
06:30tout neuf, décoré par Hervé Di Rosa,
06:33qui est un lieu vraiment de culture
06:36et où il y a des livres qui nous entourent.
06:38La jeunesse, pour vous, c'est la force de votre ville ?
06:41– Oui, alors d'abord, je voudrais dire Jacques Bourgoin,
06:43mon prédécesseur, a beaucoup fait,
06:44et donc j'ai la facilité de continuer
06:47et d'intensifier le travail effectué par les équipes précédentes.
06:51Pour nous, on veut faire un pari,
06:54on est au milieu de Paris,
06:55Genevilliers c'est dans Paris maintenant,
06:57et on veut faire ce pari de ne pas chasser les couches populaires
07:00dans une ville dont on est fier,
07:02contrairement à ce qui s'est fait dans d'autres villes.
07:04Et on veut donc rénover cette ville,
07:06avancer avec ceux qui habitent ici aujourd'hui.
07:09En même temps qu'on fait cette fierté d'être d'origine populaire,
07:13on sait qu'il y a des choses qu'il faut travailler
07:16et que la collectivité doit prendre en charge.
07:17Moi-même étant de milieu populaire,
07:19mes parents ne m'emmènent pas au théâtre,
07:22jamais ne m'ont inscrit au conservatoire.
07:24Or, les enseignants, les couches supérieures,
07:27travaillent ça avec leurs enfants
07:28et c'est des prérequis culturels extrêmement importants
07:30pour la construction des enfants.
07:32Et donc avec Jacques Bourgoin,
07:34et maintenant on continue et on intensifie,
07:35on travaille à faire en sorte que 100% des enfants de Gennevillet,
07:38dans le cadre des temps d'activité périscolaire,
07:41aient contact, même mieux qu'un contact,
07:43une activité avec le conservateur de Gennevillet,
07:46avec l'école d'Armanet,
07:47avec des animateurs qui travaillent sur les questions de citoyenneté,
07:50sur la découverte scientifique.
07:52C'est important parce que la formation de l'être humain
07:55demande à passer,
07:58avoir un contact avec des créateurs,
07:59avec le monde de la culture,
08:01demande tous ces prérequis.
08:02Et ça, on y attache vraiment de l'importance.
08:04– Dès le plus jeune âge,
08:05parce que je crois qu'en ce moment même,
08:07il y a l'un des plus gros festivals de France
08:10en ce qui concerne la jeunesse et la petite enfance.
08:12C'est-à-dire qu'il y a des spectacles de théâtre
08:13pour les tout-petits en fait ?
08:14– Oui, alors c'est que pour l'enfance
08:15et la petite enfance de 6 mois.
08:17Il y a des spectacles pour des enfants de 6 mois
08:19jusqu'à l'âge de 6 ans.
08:20Et nous sommes un,
08:22parce qu'il y en a plusieurs,
08:22mais un des plus importants,
08:24puisqu'on réunit au moins plus de 500 professionnels.
08:27Il y a 3000 enfants dans la ville
08:28qui participent à ces spectacles.
08:30On fait participer tous les professionnels
08:32de la petite enfance,
08:33c'est un vrai événement sur lequel nous investissons.
08:36Parce que si Sarkozy disait
08:39« c'est dès la crèche que l'on détecte les délinquants »,
08:42nous on dit « c'est dès la crèche
08:44qu'on forme l'homme ou la femme de demain ».
08:46Et donc c'est dès la crèche
08:47qu'il faut un rapport à la culture,
08:49à la création,
08:49et donc un rapport à la citoyenneté.
08:51Et c'est ça qu'on veut construire.
08:53D'accord.
08:54Autre point assez,
08:57qui nous interroge,
08:58parce que c'est vrai qu'on n'en entend pas assez parler,
09:01on parle de l'agriculture dans les campagnes,
09:03mais vous, vous avez développé,
09:04et puis depuis longtemps,
09:05puisque en tant que vous étiez conseiller municipal à l'époque,
09:09vous avez créé la première AMAP à Gennevilliers,
09:12et on parle beaucoup,
09:14avec les habitants de Gennevilliers,
09:16ils parlent d'agriculture urbaine.
09:17Alors qu'est-ce que c'est ?
09:18Alors l'AMAP a plusieurs années,
09:20maintenant effectivement on l'a créé,
09:21il y a deux AMAP maintenant sur notre ville,
09:23c'est l'Association pour le maintien de l'agriculture paysanne,
09:26mais là c'est plus du circuit court,
09:28pour se fournir en légumes.
09:31Par contre, là on débarre un travail
09:34autour du développement de l'agriculture urbaine dans la ville.
09:36L'idée c'est de réimplanter le temps,
09:38un autre art de ville,
09:39de vivre en milieu populaire,
09:41c'est là notre originalité d'ailleurs,
09:43c'est de faire en sorte que les gens cultivent,
09:45cultivent pour manger,
09:46cultivent pour des légumes,
09:48en faire d'un moment pédagogique avec les enfants,
09:50mais aussi des moments de lien social au milieu d'une tour.
09:55Et donc on va rénover tout un quartier autour de ce concept-là,
09:57le quartier des Agnettes,
09:58qui est classé en rue très récemment.
10:00Et notre idée c'est que chaque bâtiment puisse avoir son potager,
10:04et que les gens ensemble cultivent et partagent la nourriture
10:07qu'ils auront réussi à faire pousser.
10:09C'est aussi réimplanter des animaux dans la ville,
10:11pourquoi pas faire tondre les pelouses ?
10:13Je sais que la ville d'Austin, Nanterre,
10:14plusieurs villes le font avec des moutons, des chèvres ou des vaches.
10:19Donc en avril, normalement, on devrait amener quelques animaux dans notre ville.
10:23C'est aussi planter des arbres fruitiers,
10:25pour que les jeunes, les adultes, redécouvrent le temps,
10:28la saison, quels sont les fruits et légumes de saison,
10:30et puis mangent ce qu'on produira en ville.
10:33Non, c'est une belle idée.
10:35Ça existe déjà ou c'est vraiment quelque chose qui va être mis en place ?
10:38Il y a déjà quelques expérimentations ?
10:40Sur notre ville, il existe des jardins familiaux,
10:43c'était les jardins d'ouvriers d'autrefois.
10:45Il existe des jardins partagés,
10:46il en existe deux ou trois actuellement.
10:49Notre idée, c'est vraiment de l'étendre comme une façon de vivre,
10:53une nouvelle façon de vivre la ville,
10:55d'un nouveau rapport au temps.
10:56Il faut réinventer un rapport au temps,
10:59ce qu'on appelle une sloatitude.
11:00Il y a d'ailleurs un concept de sloatitude qui existe,
11:03où les villes lentes,
11:05et de faire en sorte que les gens redécouvrent
11:07un mode de vie plus apaisé.
11:09Je crois que c'est important que dans les milieux populaires aussi,
11:12on ait ce droit à un mode de vie plus apaisé,
11:14ce droit à un rapport à la nature beaucoup plus proche.
11:17Et puis ce sera mieux pour la planète en plus,
11:19puisque ça respecte un développement durable,
11:21une perméabilité des sols, des circuits courts,
11:25et donc qu'on a là quelque chose de plus humain au final.
11:28Vous misez là-dessus pour un lien social,
11:31notamment aussi un lien intergénérationnel ?
11:33Oui, on mise sur ce genre de développement d'activité.
11:38On avait déjà fait des expériences.
11:39Les équipes précédentes avaient,
11:40le club du troisième âge,
11:42organisé un potager avec un foyer de travailleurs immigrés.
11:45Ça avait permis de lier du lien,
11:47pas intergénérationnel,
11:49parce qu'en fait,
11:49ils se rencontraient davantage entre retraités,
11:51puisque les foyers sont davantage maintenant peuplés
11:55de Chibani, comme on dit.
11:56Mais c'était un rapport culturel,
11:59et ça a généré des rapports extrêmement intéressants,
12:02et de faire que les uns et les autres se connaissent mieux.
12:04Oui, ça permet du lien social.
12:07Dernière question qui est très liée à l'actualité.
12:09Je ne sais pas si vous avez eu le temps de voir
12:10les dernières annonces faites par François Hollande
12:12lors de sa conférence de presse.
12:14Il a apparemment développé l'idée,
12:17enfin développé, peut-être pas si développé que ça,
12:19mais émis l'idée d'une agence de développement pour les banlieues.
12:25Qu'est-ce que vous en attendez éventuellement,
12:27et qu'est-ce que vous attendez de l'État en général
12:29pour développer tous ces beaux projets ?
12:31Je dirais qu'on attend de l'État beaucoup de choses.
12:34Ce qui m'inquiète, j'attends de lire.
12:36D'abord, il faudra lire.
12:37Mais mon expérience, c'est qu'on annonce beaucoup de nouvelles agences,
12:40de nouveaux instituts, de nouveaux procédés,
12:43mais en même temps, je vois qu'on diminue
12:44la dotation globale de fonctionnement des villes de banlieue aussi.
12:47Et donc, si on a 100 000 euros, 200 000 euros de subvention
12:51sur telle ou telle action,
12:53mais que dans le même temps,
12:54on supprime 3 millions d'euros de dotation globale de fonctionnement,
12:57chacun comprendra que, à la propagande,
12:59je préfère qu'on laisse les moyens aux collectivités locales pour agir.
13:03C'est la même chose sur le logement,
13:04où il fait des annonces sur le logement.
13:07Moi, je dis qu'il faut une grande réforme du financement du logement.
13:10Il faut qu'on revienne à un financement à la pierre
13:13pour faire diminuer les loyers,
13:15pour permettre de construire davantage.
13:16Il faut que l'État prenne ses responsabilités.
13:19Et là, les moyens, aujourd'hui, sans annonces nouvelles,
13:21pour imposer des constructions de logements
13:23là où on n'en construit pas,
13:24et de nous aider là où on en construit,
13:26parce que nous, nous voulons continuer à construire du logement social.
13:29Merci beaucoup.
13:31Merci.