00:00Écoutez ce qu'il disait cette fois en 2017 sur le plateau de Quotidien.
00:07Pour expliquer les violences policières, il n'y a aucun bon argument.
00:11Parce qu'il n'y a pas d'autorité de l'État dans les quartiers s'il n'y a
00:14pas une autorité dans l'État.
00:15Ce n'est pas possible quand il y a une violence policière qu'il n'y ait aucune sanction dans
00:19la hiérarchie policière.
00:20Il y en a. Moi je suis tolérance zéro pour la délinquance comme les violences policières.
00:24Donc il faut des sanctions.
00:25Il renvoie d'ailleurs ce qui est invraisemblable en 2017 les deux au même niveau.
00:28Mais surtout il dira le contraire quelques mois plus tard.
00:30Mais c'est Emmanuel Macron.
00:31Vous puisez dans les archives, tout le monde peut être content.
00:34Il y a à boire et à manger.
00:35Et il va dire l'exact contraire.
00:38Il a eu besoin de la police.
00:40Dans l'extrait que vous allez entendre, il dit l'exact contraire de ce qu'il dit sur les violences
00:45policières
00:45et ce qu'il avait dit également à l'émission Brut en 2020.
00:50Ils ont détruit, ils ont menacé, ils ont frappé les forces de l'ordre.
00:54C'est-à-dire les gens qui vous défendent au quotidien.
00:57Ne parlez pas de répression ou de violence policière.
01:01Ces mots sont inacceptables dans un état de droit.
01:03La police, la gendarmerie, je vous ai écouté avec beaucoup de respect.
01:06J'attends juste la même chose en retour.
01:08C'est comme ça qu'une société où le débat civique est possible.
01:11Et donc vous êtes dans une société où il y a un état de droit.
01:13La police, elle répond à des lois qui sont sous le contrôle,
01:17qui ont été décidées par le législateur, qui sont sous le contrôle du juge.
01:20Il dit avec la même conviction tout et son contraire.
01:23Ce qui accrédite l'idée du comédien.
01:26C'est-à-dire que ça est de l'absence de conviction.
01:29Puisque c'est, alors il y a dans Ridicule, je crois, il y a un personnage comme cela
01:32qui est joué par Bernard Giraudot qui est capable de dire tout et son contraire.
01:36Bon, mais c'est ce personnage.
01:38Il n'y a pas de conviction.
01:40Mais ce qu'il dit aussi là, il l'a dit sur autre chose.
01:43Il a dit je suis socialiste, je ne suis pas socialiste.
01:45Je pourrais multiplier sur tous les sujets, c'est un homme à la fin de son mandat
01:50où il sera très difficile d'imaginer ce qu'il pense, sauf sur un point qu'est l'Europe.
01:58C'est-à-dire qu'il souhaite en gros d'un fédéralisme pour aller court.
02:02Et même c'est vrai que sur l'armée, il a d'abord limogé le général de Villiers
02:07parce qu'il demandait plus de moyens pour ensuite être celui qui va déclencher plus de moyens.
02:11Sur le nucléaire, il a fermé des centrales avant d'aujourd'hui.
02:13C'est vrai que sur beaucoup de sujets, on aura du mal à dire à la fin ce qu'il
02:16pense.
02:17Ma conviction, c'est qu'il dit ce qu'il dit sur les policiers à des fins, je vous l
02:21'ai dit, dans tes listes électorales.
02:23Je pense que c'est vraiment pour plaire à une partie du point et je pense qu'il ne le
02:25pense pas.
02:26Je suis d'accord, je pense qu'il y a un cynisme chez lui qui est sûrement un trait de
02:29caractère de toute façon qu'il a.
02:31Et je pense qu'il ne le pense pas.
02:33Je pense qu'au fond, il est effectivement, il se rend bien compte,
02:36il voit bien que les policiers sont en très grande difficulté
02:39et qu'ils sont en réponse, bien sûr.
02:48En attendant, il y a des policiers qui se sentent seuls, qui ne se sentent pas soutenus
02:51parce que Laurent Nunez appliquait le même type de discours hier lors de son audition.
02:55C'est-à-dire qu'après une prise de parole d'un député insoumis,
02:58il disait mais évidemment qu'il faut proportionner les réponses, etc.
03:02Rappelez-vous qu'il y a des enquêtes de l'IGPN qui ont été ouvertes.
03:04Puis il y a un député du Rassemblement National qui défend les policiers.
03:07Et là, il va dire mais évidemment qu'il faut que les policiers soient protégés.
03:10En fait, cette espèce de en même temps permanent, c'est très bien pour la communication.
03:13En attendant, derrière, vous avez des hommes,
03:15des hommes qui attendent du soutien au moins du premier flic de France,
03:18à savoir Laurent Nunez.
03:19Et ça ne fonctionne pas puisqu'il s'adresse aux deux camps.
03:22Le but étant de ne jamais déplaire à personne.
03:24Mais du coup, on ne plaît pas du tout.
03:27Mermoz, il n'est pas au Panthéon, évidemment.
03:29Non, mais vous savez que, pourquoi, pour une des raisons pour lesquelles
03:31il ne sera jamais au Panthéon ?
03:33C'est parce qu'il est appartenu aux Croix de Feu ?
03:35Bah oui.
03:36Mais les Croix de Feu, en réalité, c'est ça qui est terrible.
03:39Car ce n'était pas du tout l'extrême droite fascisante.
03:42Ah non, non, non, non, non, non.
03:43En tout cas, c'est perçu comme ça.
03:44C'est le colonel de La Roque et les Croix de Feu.
03:47Oui, mais ça, c'est quand on réécrit l'histoire.
03:50Oui.
03:51Le colonel de La Roque était Dreyfusard.
03:53Donc déjà, il n'était pas antisémite.
03:56Il a été l'un des premiers résistants.
03:58Il a été déporté et c'était donc celui qui menait les Croix de Feu.
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