00:01Générique
00:08Le Maroc et l'Italie veulent aller plus loin dans le ferroviaire.
00:12Une mission d'entreprise italienne est actuellement au Maroc pour explorer
00:15deux nouvelles pistes de coopération industrielle et technologique.
00:20Au centre des discussions, les grands projets de modernisation du réseau ferroviaire marocain.
00:25Grande vitesse, électrification, signalisation, infrastructure ou encore matériel roulant,
00:31les domaines de coopération sont nombreux et le marché marocain est particulièrement stratégique pour les industriels italiens.
00:38L'ONCF prévoit notamment un programme d'investissement de 87 milliards de dirhams à l'horizon 2030.
00:43Au programme, l'extension de la ligne à grande vitesse jusqu'à Marrakech,
00:47le développement des réseaux express régionaux à Rabat, Casablanca et Marrakech,
00:53mais aussi l'acquisition de 168 trains.
00:56L'objectif est aussi de développer une véritable industrie ferroviaire au Maroc
00:59avec davantage de fabrication locale et à terme des possibilités d'exportation.
01:04Pour l'Italie, l'enjeu est donc de participer à cette nouvelle étape du développement ferroviaire marocain.
01:09Pour le Maroc, c'est surtout l'occasion de renforcer les compétences,
01:12les investissements et l'industrie locale autour du rail.
01:16On a parlé de ferroviaire, parlons maintenant aéronautique.
01:19Royal Air Maroc et le ministère de l'Industrie et du Commerce viennent de signer une convention cadre
01:25pour développer le sourcing local de Royal Air Maroc.
01:28Concrètement, la RAM veut remplacer progressivement une partie de ses achats à l'étranger
01:32par des produits et des services fabriqués au Maroc.
01:35L'objectif est ambitieux, jusqu'à 60% de ses besoins pourraient être couverts par une offre nationale,
01:40car les besoins de la compagnie vont fortement augmenter avec le renforcement de sa flotte.
01:45Pièces, équipements, produits ou encore prestations,
01:48la RAM veut donner aux industriels marocains davantage de visibilité sur ce dont elle aura besoin,
01:54mais aussi sur les volumes et les détails.
01:56Et les délais également.
01:57De son côté, le ministère de l'Industrie et du Commerce doit accompagner les entreprises
02:01pour qu'elles puissent répondre aux exigences du secteur aérien,
02:04notamment en matière de qualité, de coût, de délai et de sécurité.
02:08L'enjeu est aussi de donner davantage de place aux PME marocaines dans les commandes d'un grand donneur d
02:14'ordre national,
02:14avec à la clé l'ambition de faire émerger de nouvelles filières industrielles
02:18et de réduire la dépendance aux importations.
02:22On reste au Maroc pour parler agriculture et importation.
02:26Après une bonne campagne agricole, le Royaume réduit ses besoins d'importation.
02:30Le Maroc devrait acheter moins de blé tendre à la France.
02:33Les exportateurs français s'attendent ainsi à une baisse de leur vente vers le Maroc pour la campagne 2026-2027.
02:40La France devrait exporter environ 2,5 millions de tonnes de blé tendre vers le Maroc entre septembre 2026 et
02:46mai 2027
02:47contre 3,5 millions de tonnes lors de la campagne précédente.
02:51Une baisse qui s'explique principalement par l'amélioration de la production céréalière marocaine.
02:56Après plusieurs années marquées par la sécheresse,
02:59le Maroc reste malgré tout un marché important pour les céréaliers français.
03:03Mais cette année, la meilleure récolte permet au Royaume de réduire sa dépendance aux importations.
03:08Pour les producteurs français, c'est un débouché qui se réduit.
03:12Pour le Maroc, c'est surtout le signe d'une production nationale qui retrouve des couleurs.
03:18Cap vers l'Australie où le gouvernement veut verdir son économie.
03:22Le pays affiche de grandes ambitions climatiques.
03:24Canberra veut réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 62 à 70% d'ici 2035 par
03:30rapport à 2005.
03:31Mais dans le même temps, les exportations de charbon continuent de progresser.
03:35Sur la dernière année, l'Australie a exporté 213 millions de tonnes de charbon thermique,
03:40soit 8 millions de tonnes de plus qu'un an auparavant.
03:43Et la demande mondiale devrait encore augmenter cette année pour atteindre un niveau record de près de 8,94 milliards
03:51de tonnes selon l'AIE.
03:53Pourquoi cette contradiction ? Parce que dans le contexte actuel de crise énergétique,
03:57plusieurs pays asiatiques privilégient la sécurité de leur approvisionnement.
04:01Résultat, le charbon australien reste très demandé.
04:04Et derrière cette dépendance, il y a aussi un enjeu économique majeur.
04:08La filière représente plus de 9% du PIB australien et près de 782 000 emplois directs et indirects selon
04:14l'organisation professionnelle du secteur.
04:17Et au Bangladesh, le pays s'apprête à produire ses premiers kilowatts d'électricité nucléaire.
04:21Le gouvernement prépare la mise en service de sa toute première centrale nucléaire, à Ropour, dans le sud-ouest du
04:27pays.
04:27Un projet très attendu dans un pays régulièrement confronté à des difficultés d'approvisionnement en électricité.
04:33À terme, les deux réacteurs doivent produire 2,4 gigawatts, soit plus de 10% de la demande actuelle d
04:39'électricité du Bangladesh.
04:41Un apport particulièrement important pour ce pays de 178 millions d'habitants,
04:45qui importe 95% de ses besoins en pétrole et en gaz.
04:48Le contexte énergétique a d'ailleurs rendu le projet encore plus stratégique.
04:53Depuis février, la guerre au Moyen-Orient a contraint le Bangladesh à rationner certains carburants, mais aussi le gaz et
04:58l'électricité.
04:59La première tranche de la centrale doit être mise en service d'ici la fin de cette année et la
05:04seconde dans l'année qui suit.
05:06Le projet représente un investissement d'environ 13 milliards de dollars.
05:09Pour le gouvernement bangladais, l'enjeu reste surtout de sécuriser l'approvisionnement électrique.
05:14Après plus de 10 ans de chantier, repos pourrait donc changer durablement le paysage énergétique du Bangladesh.