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  • il y a 1 minute
Régis Le Sommier ne voit pas d'un bon oeil la visite d'Emmanuel Macron en Bretagne pour un tir d'essai d'un missile nucléaire. «On est en décalage avec ce que sont en train de tenter de faire les Américains sur la guerre en Ukraine. Je ne peux pas m'empêcher de penser que chez Emmanuel Macron, il y a une partition personnelle», juge le journaliste.

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Transcription
00:00Comment on analyse cette mise en scène d'Emmanuel Macron qui, au moment où le pays brûle par les émeutes,
00:04il est donc en Bretagne et il assiste à ce tir de missiles depuis un sous-marin nucléaire, Régis Le
00:10Saumier ?
00:10Je pense qu'Emmanuel Macron, à l'image quasi identique, je dirais, du chancelier allemand Friedrich Schmerz,
00:18est dans une logique de pousser, je ne dirais pas à l'affrontement,
00:24mais de s'installer dans une dialectique et dans des postures guerrières.
00:31Dans sept mois, il ne sera plus président, néanmoins, on ne sait pas ce qui peut se passer.
00:36Et à mesure que son effritement de popularité, je rappelle qu'un sondage produit par le Parisien
00:43le donne à 18% de code de popularité, à peu près la même que Merz en Allemagne,
00:50et Merz, par exemple, n'a pas assisté à la fête nationale allemande, il est allé à Kiev, par exemple,
00:57pour montrer sa solidarité, etc.
01:00Mais entre montrer sa solidarité et remettre à chaque fois des armes dans le conflit
01:05et à chaque fois aller plus loin dans la co-béligérance,
01:08naturellement, vous provoquez chez l'adversaire aussi des velléités de ripostés.
01:17Et je pense qu'on est dans une phase extrêmement, extrêmement périlleuse de cette guerre.
01:22Ce qui me rassure, c'est que les Américains...
01:23L'image, elle est pour Poutine, l'image qu'on a vue là,
01:25où il regarde le missile partir de ce sous-marin.
01:28C'est à l'adresse de Poutine.
01:29C'est la dernière version du M51, c'est quand même un missile extrêmement performant
01:33qui nous permet d'atteindre effectivement aisément la Russie
01:36et qui est la clé de voûte de notre dissuasion.
01:39Toute l'armée française, c'est le point central.
01:42Donc c'est important, c'est délibéré, c'est normal.
01:45Moi, je ne critique pas Emmanuel Macron spécifiquement
01:48de montrer que la France a des capacités de nuire
01:50à des gens qui voudraient finalement s'en prendre à nous.
01:55Mais effectivement, dans le contexte, on n'est pas dans les propos du pape sur la paix.
01:59Et le problème, et ce qui me gêne aujourd'hui profondément,
02:02et je dis sur l'Allemagne et sur la France,
02:06parce que les situations sont à mon sens comparables,
02:08c'est que les Américains tentent la négociation
02:10et nous n'allons pas dans ce sens.
02:13Nous allons toujours vers l'escalade,
02:15alors que Trump, lui, envoie ses émissaires,
02:19Wittkopf, Kushner, qui sont allés à Moscou,
02:22qui sont allés à Kiev, pour essayer de tenter de ramener tout le monde à nouveau.
02:26Zelensky, d'ailleurs, a expliqué qu'il y aurait peut-être,
02:28que les Américains, peut-être fin octobre,
02:30vont obtenir une sorte de trilatéral avec Trump, Poutine et Zelensky.
02:35Les Américains, d'ailleurs, ont invité Poutine à revenir aux Etats-Unis en décembre
02:39pour assister au forum du G20 en Floride.
02:42C'est quand même très important.
02:44Ça veut dire quoi ?
02:44Ça veut dire qu'il va y avoir les chefs d'État français,
02:46il va y avoir Poutine.
02:47Donc vous imaginez le tableau,
02:50c'est pas en seul à seul à Anchorage.
02:52Ça va être quand même une photo,
02:55je ne sais pas si ça va être possible de faire la photo
02:57et si ça va se produire,
02:59parce que les Russes n'ont pas encore répondu,
03:02donné leur accord.
03:03Mais voilà, on est en décalage
03:06avec ce qu'ils sont en train de tenter de faire
03:09les Américains sur la guerre en Ukraine.
03:12Et nous, et je ne peux pas m'empêcher de penser
03:14que chez Emmanuel Macron,
03:15il y a une partition personnelle,
03:18il y a une partition de fin de mandat.
03:21Pour la scène intérieure.
03:22Pour la scène intérieure, exactement.
03:23Je suis encore puissant,
03:24alors que le pays brûle par des gamins émeutillés.
03:27On a raté tout le reste,
03:28mais au moins là-dessus,
03:29je suis le commandant-chef des armées.
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