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  • il y a 7 mois
Au sein de l'Union Européenne, seule la France semble encline à faire la guerre. Un choix d'Emmanuel Macron qui cherche parfois à imiter Volodymyr Zelensky, d'après le reporter Régis Le Sommier. «Notre président a une véritable fascination pour la guerre».

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Transcription
00:00Oui, mais le problème d'Emmanuel Macron, c'est que ça fait un petit moment qu'il nous parle de la guerre.
00:04Il nous avait déjà dit d'ailleurs au début du Covid, nous sommes en guerre.
00:09Il avait renouvelé d'ailleurs au début de la guerre en Ukraine,
00:11quand il y avait eu les restrictions énergétiques consécutives à la guerre entre la Russie et l'Ukraine.
00:16Il nous avait dit encore, nous sommes en guerre.
00:19Moi, je trouve que notre président a une véritable fascination pour la guerre.
00:23Mais une fascination, le problème, c'est qu'elle est propre à ceux qui n'ont jamais approché un champ de bataille.
00:28Raymond Aron disait cruellement à propos de Giscard qu'il n'avait pas le sens du tragique.
00:34On pourrait le plagier en disant que Macron en a l'ambition.
00:38Dès le début de la guerre en Ukraine, il existait aussi, il existe toujours chez lui,
00:42une admiration absolue pour Volodymyr Zelensky.
00:46Vous vous souvenez, quand il était apparu un matin avec un t-shirt du CPADIS,
00:51les forces spéciales de l'armée de l'air française, mal rasées,
00:55on sentait qu'il se mettait dans la peau de Zelensky.
01:00Zelensky, lui, son pays est attaqué, le nôtre n'est pas en guerre.
01:03Mais Emmanuel Macron a toujours ce mot « guerre » qui revient.
01:08Il a aussi, et ça c'est propre à lui,
01:11il partage peut-être cette vision avec Kirst Armer, mais avec très peu d'autres leaders,
01:16l'obsession de vouloir envoyer des Français, des troupes, des soldats en Ukraine.
01:20Le Monde, le 14 mars 2025, avait rapporté un propos qu'Emmanuel Macron avait tenu devant des invités à l'Elysée,
01:31où il avait dit « dans l'année, il va falloir que j'envoie des mecs à Odessa ».
01:35Bon, ça avait été interprété par les Russes comme le projet de s'engager dans la guerre.
01:40Depuis, il n'arrête pas de répéter « rien n'est exclu ».
01:43Or, le problème de l'envoi des troupes françaises, c'est ça qu'il faut voir à la base,
01:49le problème de l'envoi des troupes françaises, même dans le cadre d'un processus de paix,
01:53même après ce même processus de paix, est complètement absurde,
01:57parce que c'est le casus belli pour les Russes.
02:00C'est-à-dire, c'est la présence de troupes d'un pays de l'OTAN en Ukraine.
02:04Donc ça ne pourra pas marcher.
02:07Ce qu'on remarque d'ailleurs, c'est que dans la coalition des volontaires
02:10qu'il a formée avec les Anglais, il y a 26 pays.
02:13C'est certes une manière pour les Européens et plus largement pour, on va dire,
02:18hors Amérique, d'avoir une voie propre sur le conflit en Ukraine.
02:22Ce n'est pas complètement négatif.
02:23Mais ce qu'on remarque, c'est que quand on arrive sur cette question de l'envoi des troupes,
02:27il n'y a plus que Macron et Starmer.
02:29Il n'y a pas Merz, il n'y a pas Mélanie, il n'y a pas Orban,
02:32il y a plein d'autres pays qui, évidemment, ne veulent pas envoyer des troupes
02:36parce que ça ne servira à rien.
02:38Donc Emmanuel Macron s'accroche à ces principes.
02:42On peut l'expliquer aussi par le fait qu'aujourd'hui, c'est un président qui n'a pas de majorité,
02:47c'est un président qui a très peu à faire avec les affaires internes de son pays.
02:52Donc il lui reste quoi ? Il lui reste effectivement les postures internationales.
02:55La guerre en fait partie puisqu'elle fait partie de notre paysage.
02:58Elle est revenue et donc Emmanuel Macron s'engouffre pour exister peut-être dans cette posture guerrière.
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