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  • il y a 4 mois
«Il y a une vraie volonté fédéraliste d'Emmanuel Macron», a souligné Régis Le Sommier, grand reporter, dans L'Heure Inter, au sujet de ses ambitions européennes.

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Transcription
00:00C'est circonspect quand je constate que, d'abord, pourquoi l'hymne européen avant la Marseillaise ?
00:07Avant la Marseillaise, c'est quand même incroyable.
00:09Le 14 juillet étant la quintessence, c'est l'événement de la Révolution française,
00:15c'est l'événement qui est porté par la Marseillaise,
00:18qui sera le chant plus tard des armées révolutionnaires, inventé un peu à la même époque.
00:26Moi, ça me choque beaucoup.
00:27Ce qui me choque, c'est cette dimension idéologique que, peu à peu,
00:30prend toutes les décisions de notre président.
00:32C'est-à-dire qu'il y a une vraie volonté fédéraliste, à peine déguisée,
00:37qui est d'abord de mettre cette tonalité européenne,
00:41ramener l'Ukraine, pourquoi ?
00:42Parce que ce conflit permet de fédéraliser les armées,
00:46c'est-à-dire qu'on gonfle la menace russe vis-à-vis des pays européens
00:51dans le but, finalement, de déléguer progressivement à Bruxelles
00:54toutes nos armes.
00:58La question du nucléaire va dans le même sens.
01:02Le fait qu'Emmanuel Macron parle de dissuasion élargie,
01:07on est dans cette optique,
01:10et on essaye de nous faire croire que non, en fait.
01:13Et sur la question de l'Ukraine, c'est pareil.
01:17La vision de ce conflit, mais depuis un petit moment,
01:19moi je l'ai dit beaucoup de fois, à plein de niveaux,
01:22tant sur la question de la corruption que sur la question de l'héritage
01:25et des liens avec le nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale,
01:30il y a, de facto, dans les rédactions,
01:32quelque chose qui me gêne beaucoup,
01:33parce qu'on n'aborde jamais le sujet de front.
01:37Alors que tout est dans les livres historiques.
01:40Enfin, ne serait-ce que la personne d'Andréi Melnick,
01:45de savoir qui est ce personnage,
01:47qui est l'UNE, enfin l'UPA,
01:49c'est-à-dire l'organisation militaire derrière,
01:51par qui était-elle financée ?
01:53Elle était financée par l'ABVER,
01:54donc les services de renseignement militaire allemand,
01:58dans le but d'opérer, je le répète,
01:59je l'ai déjà dit, mais j'ai l'impression d'être parfois un peu le seul
02:02à rappeler ces périodes de l'histoire.
02:08L'ABVER avait utilisé Bandera
02:11et un certain nombre de nationalistes ukrainiens
02:14dans le but de fomenter, on va dire,
02:17des actions derrière les lignes soviétiques
02:21pour Barbarossa.
02:23Donc ça veut dire que les relations,
02:25elles ne se font pas simplement de façon fortuite,
02:28c'est pas l'Ukraine uniquement.
02:30Il y a la question de l'opportunité historique,
02:32c'est-à-dire que l'Allemagne arrive en Ukraine
02:34et un certain nombre de nationalistes ukrainiens
02:37révulsés par le stalinisme
02:39vont se jeter dans les bras de l'Allemagne,
02:41ça on peut le comprendre,
02:43mais il y avait un travail préparatoire qui existait
02:45et une volonté de la part de l'Allemagne
02:47d'instrumentaliser ces nationalistes ukrainiens.
02:49Mais vous n'êtes pas le seul à le dire,
02:50il y a le président polonais.
02:51L'Allemagne a la part de l'Allemagne.
02:53L'Allemagne a la part de l'Allemagne.
02:55J'ai l'air un travail qui existait.
02:57C'est parti !

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