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  • il y a 17 heures
À Bamako, 24 heures après la reprise de la ville de Kidal par les forces armées maliennes, l’événement est au cœur des conversations.

Entre satisfaction et espoir, de nombreux Maliens souhaitent désormais que le retour de l’armée dans cette ville stratégique s’inscrive dans la durée.

Reportage de Mohamed Dagnoko.

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Transcription
00:00Dans ce groupe de discussion, en plein cœur de la capitale, l'on dévisse sur la reprise de Kidal autour
00:06du thé fumant.
00:07Si cette deuxième reprise de la ville, après celle de novembre 2023, suscite moins d'expression de joie, cela a
00:14bien une explication.
00:15Je pense que cette fois-ci c'est pour du bon, contrairement à la fois dernière, parce que quand l
00:22'armée reprenait Kidal la fois dernière,
00:24bon, chacun, tous les Maliens étaient préoccupés, pourquoi ? Il y a une chose, c'est de reprendre une ville,
00:30et autre chose, c'est la sécurisation de cette ville.
00:33En tant que le chef d'état-major des armées, cette fois-ci c'est pour du bon, parce que
00:39toutes les dispositions sont prises pour vraiment sécuriser la ville et les alentours.
00:45Dans la presse, les titres rivalisent pour accrocher les lecteurs.
00:49Le républicain titre sobrement, là où, nouvel horizon, réaffirme la maléanité de la ville de Kidal.
00:55Cette joie de voir Kidal revenir dans le giron de la république s'étend dans les grains de Kozeri.
01:01Nous sommes vraiment très contents que Kidal revienne dans le giron du Mali.
01:05C'est une partie du pays, il faut le comprendre une bonne fois pour toutes.
01:09Nous saluons le courage de nos forces armées.
01:12Pour une ville qui a changé de main au moins six fois dans l'histoire du Mali, pour certains, cette
01:18énième reprise doit être mise à contribution pour définitivement taire les divergences et éviter les escalades de violence.
01:26Ce que le pays souhaite aujourd'hui, c'est qu'il y ait de la paix pour toujours à Kidal,
01:31qu'il y ait de la paix pour toujours à travers les pays.
01:34Les acteurs dans ce processus-là, du côté gouvernement, du côté groupe armé, qui réclament, c'est-à-dire une
01:47paternité de Kidal, il faut qu'on arrête ça.
01:50Il faut que nous soyons ensemble pour aller de l'avant.
01:53Mais en attendant, conformément à la volonté des forces armées, le quotidien L'Indépendant estime qu'il faut, après Kidal,
02:01mettre le cap sur Tinsawaten et Tessalit.

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