00:00L'autorité, elle dépend notamment de la constance, mais on le sait très bien dans une famille.
00:05Si vous dites non à votre gamin et puis parce qu'il fait un caprice, vous commencez à lui dire
00:10oui, c'est mort.
00:11Donc il faut réfléchir avant de dire oui, de dire non, mais en fait, il faut s'y tenir.
00:16Et ces injonctions contradictoires, elles traduisent l'impuissance publique,
00:20qui est la grave crise de notre démocratie, et elles traduisent aussi cette perte d'autorité.
00:25Il faut juste rappeler quand même quelques éléments.
00:27C'est que quand les policiers interviennent, c'est jamais spontanément et tout d'un coup sur des enfants ou
00:33des adolescents,
00:34comme on l'entend de la part de l'extrême-gauche ou de certains commentateurs.
00:37C'est parce qu'il y a des mouvements violents qui contreviennent à la règle, à la loi.
00:43Si vous le répétez, vous avez l'impression qu'on l'oublie ?
00:45Bien sûr.
00:46Quand Emmanuel Macron dit les policiers, il aurait dit, ont agi sans empathie.
00:51Mais ça ne veut rien dire.
00:52À un moment donné, vous faites de l'ordre public.
00:56Emmanuel Macron, pardon, je ne veux pas me personnaliser toute chose, mais c'est vous qui le faites.
00:59Mais enfin, je ne suis pas sûr que ce soit le meilleur professeur d'empathie que l'on puisse rencontrer.
01:05Et je ferme la parenthèse, mais à un moment donné, quand vous prenez des barrières ou des gaz lacrymo, des
01:11bombes lacrymo,
01:12quand j'ai vu, moi, les gamins mettre le feu en pleine période de sécheresse à des arbres, mettre le
01:17feu à un lycée,
01:18la police, elle intervient en réaction.
01:20En revanche, et je le dis, y compris ici, moi, ça fait longtemps que je pense qu'il faut revoir
01:25la doctrine d'intervention de la police.
01:27Très souvent, et je l'ai constaté sur le terrain, la police nationale, c'est des très bons policiers, sont
01:31très bien formés.
01:32Mais il me semble qu'ils interviennent très tard.
01:36Dans la crise, quand on gère une crise, on le voit très bien sur le front des incendies,
01:41plus vous identifiez vite le début de la crise et plus vous ciblez la cause de la crise,
01:47moins vous évitez que l'incendie, y compris dans la métaphore sociale, que le vent souffle dessus.
01:53Et ensuite, vous utilisez des lacrymos, des matériels impactants, y compris pour des jeunes qui ne seraient que là par
02:00hasard ou que dans la manifestation.
02:02Donc, il faut être très, très ferme, beaucoup plus dur contre les voyous.
02:05Et il faut arriver au maximum à faire du judiciaire et à extraire des mouvements ces voyous.
02:11Mais il faut aussi que les syndicats de lycéens, dont certains sont totalement endoctrinés par l'extrême gauche, fassent le
02:17ménage.
02:17Enfin, moi, j'ai été une génération où il y a eu des manifs de lycéens, on n'aimait pas
02:22la récupération des partis politiques.
02:24Il faut qu'ils fassent pareil.
02:25Et l'extrême gauche, aujourd'hui, elle a un rôle criminel.
02:29Moi, je l'ai dit...
02:30Carrément criminel.
02:30Oui, je l'ai dit à M. Mélenchon, cessez de vouloir utiliser nos enfants comme de la chair à canon
02:35électorale.
02:36Ça suffit maintenant.
02:38Il n'y a pas une manifestation en France, un événement dans lequel on n'a pas ces bricoleurs du
02:44chaos qui mettent le feu.
02:46Donc, à tous les sens du terme, y compris au sens propre.
02:48Donc, ça suffit.