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Regardez Le journal RTL avec Amandine Bégot du 07 octobre 2026.
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00:01Et à la une aujourd'hui, la mobilisation dans les lycées en net recul, mais la colère elle est bien
00:06là.
00:06Nouvelle journée de mobilisation annoncée pour demain.
00:09On verra ce que les lycéens disent de ce temps démocratique, ce temps d'échange proposé par le Premier ministre
00:15pour Santé de sortir de la crise.
00:17Le premier syndicat des chefs d'établissement, lui en tout cas, n'en veut pas.
00:21Son secrétaire national nous dira pourquoi il est l'invité d'RTL midi.
00:24Vous entendrez aussi la réaction des syndicats de police après cette annonce sur RTL ce matin.
00:29Laurent Nunez suspend l'utilisation des grenades assourdissantes dans le cadre de cette mobilisation des lycéens.
00:36Dans ce journal également, une proposition de loi pour prolonger la possibilité de faire vos courses en payant en tickets
00:41restos.
00:42Et puis on ira bien sûr en Israël, trois ans jour pour jour après les massacres du 7 octobre.
00:47La météo avec vous Marina Giraudeau, bonjour Marina.
00:49Bonjour Amandine, bonjour à tous.
00:51Vous nous aviez prévenu hier, ça y est, c'est vraiment l'automne.
00:53Oui, un temps couvert de la pluie et parfois des orages, on doit ça à une perturbation qui traverse le
00:59pays d'ouest en est.
01:00Et il y a toujours aussi l'épisode méditerranéen qui donne des pluies soutenues dans le sud-est, le Var
01:04est en vigilance orange.
01:05Et puis le thermomètre chute, 19 degrés attendus cet après-midi à Paris, à Rennes et à Tarbes.
01:11Merci beaucoup Marina. Justement, il a beaucoup plu, le vent aussi a beaucoup soufflé et grosse frayeur la nuit dernière.
01:18Au gros du Roi dans le Gard, le secteur de Port-Camargue a été balayé très tôt ce matin par
01:24une mini-tornade.
01:25C'est en tout cas comme ça que le maire de la commune l'appelle.
01:28Une centaine de pins ont été déracinés, des bateaux coulés.
01:31Les dégâts sont impressionnants mais heureusement aucune victime.
01:34Beaucoup de dégâts matériels colossaux sur terre avec les pins effondrés,
01:38mais aussi dans notre port de plaisance de Port-Camargue avec des dizaines de bateaux qui ont pris l'eau
01:44et qui sont coulés pour certains.
01:45Vous avez des bateaux qui sont immergés au fond du port ?
01:48Oui, les bateaux des marinas notamment, quelques habitations, un hôtel qui a vu toute sa toiture effondrée.
01:53Et donc là on est en train de faire le bilan complet avant peut-être en plus un prochain épisode
01:57ce soir.
01:58Donc on sait faire tant que le temps est clair pour sécuriser le maximum en prévision d'une seconde vague
02:03ce soir.
02:03Et Charlie Crespe, le maire du Gros du Roi, joint pour RTL par Pierre Copeland.
02:08Vous écoutez RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
02:13On en vient à cette colère des lycéens et direction d'abord le lycée au Couguste Béal à Lens.
02:18C'est dans cet établissement qu'est scolarisé l'adolescent de 15 ans qui a eu la main arrachée lundi
02:24lors d'une manifestation.
02:25Bonjour Franck Hanson.
02:26Bonjour Amandine, bonjour à tous.
02:27Vous êtes sur place pour RTL. Un temps d'échange a eu lieu ce matin.
02:31Oui, alors que des camions de CRS sont encore stationnés en face.
02:34Près de 200 élèves de terminal sont revenus dans ce lycée Lens-Soix ce matin dans le calme.
02:39Temps de parole libre avec la rectrice qui a d'abord donné quelques nouvelles de leurs camarades Evan,
02:44toujours hospitalisés, avant d'entendre leur doléance.
02:47Et ils n'ont pas vraiment été convaincus.
02:49C'était quand même important parce que ça permet déjà de calmer un peu la situation.
02:52Regardez aujourd'hui, il n'y a pas de blocus, il n'y a pas de violence.
02:54Mais je trouve ça dommage de faire un temps de parole où quand on s'exprime, on nous dit que
03:00ce qu'on raconte, ce n'est pas possible.
03:01On parle d'un manque de professeurs, on parle des bâtiments insalubres.
03:04On n'a eu aucune réponse.
03:05Il fallait qu'il y ait une main coupée lundi pour qu'ils osent venir répondre à nos questions.
03:08Et encore, vous avez vu le nombre de flics qu'il y a.
03:10Vous trouvez ça normal ?
03:12A la sortie, les enseignants ne cachent pas non plus leur déception.
03:15Après ce drame, on ne va pas refaire cours comme si de rien n'était après une heure de discussion,
03:19confie l'une de ses profs.
03:21La rectrice Sophie Béjean promet, elle, de maintenir le dialogue.
03:24J'ai été dans un échange riche, sincère, franc aussi, avec les lycéens.
03:31Je leur ai dit que le conseil régional serait à leur écoute pour tout ce qui concerne le bâti scolaire.
03:36Et la deuxième promesse que je leur ai faite, c'est de venir, dans quelques semaines ou quelques mois, voir
03:42les transformations qui sont issues de cet échange.
03:46D'autres moments d'échange sont prévus demain pour les autres classes, mais avec un blocus qui devrait se poursuivre.
03:51Franck Hanson en direct de Lens pour RTL.
03:54Et il n'y a pas qu'à Lens, que les lycéens ne semblent pas vraiment convaincus par ce temps
03:58d'échange, ce temps démocratique réclamé par Sébastien Lecornu.
04:02La preuve avec ses réactions recueillies à Tours par Christian Porver.
04:06Ça casse un peu le mouvement, et c'est ça qu'ils veulent, je pense, nous faire taire ensemble.
04:09Le problème, il vient de beaucoup plus large.
04:11Ce n'est pas des problèmes internes.
04:12Ce n'est pas l'interne qui va venir débloquer des fonds pour les lycées.
04:15Ce n'est pas au niveau interne qu'on va débloquer des postes pour les professeurs.
04:18C'est quelque chose de beaucoup plus grand qui doit se débloquer.
04:21Bonjour Nicolas Bonnet.
04:23Bonjour.
04:24Et merci beaucoup d'être l'invité d'RTL Midi.
04:25Vous êtes le secrétaire national du principal syndicat des chefs d'établissement.
04:31Le SNPD-EN, proviseur aussi d'un lycée professionnel à Libourne.
04:36On entendait les étudiants, les lycéens sceptiques face à ce temps démocratique
04:42appelé de ses voeux par Sébastien Lecornu.
04:45Au niveau de votre syndicat, vous refusez carrément de le mettre en place.
04:48Pourquoi ?
04:50Alors nous ne refusons pas de le mettre en place.
04:52Nous nous disons que c'est à nous d'organiser ce genre de débat à l'intérieur de nos établissements
04:57parce qu'il faut du temps pour les préparer.
04:59Il ne suffit pas d'appuyer sur un bouton depuis Matignon pour déclencher des débats
05:04et une bonne organisation au sein de nos établissements.
05:06Donc on a besoin d'abord d'avoir de la sécurité qui soit rétablie au sein de nos établissements.
05:11Deuxièmement, que nos élèves soient de retour dans les établissements.
05:13Et que troisièmement, le climat soit serein et qu'on puisse travailler avec nos élèves,
05:18débattre avec eux.
05:19On a l'habitude de le faire.
05:20La vie démocratique scolaire fonctionne très bien dans nos établissements.
05:24Simplement, à l'heure actuelle, les conditions ne sont pas réunies.
05:27Alors justement, comment faire pour apaiser cette colère, ce mouvement,
05:31rétablir un climat serein dans les établissements ?
05:34Sébastien Lecornu, et on va en parler dans quelques minutes, doit prendre la parole ce soir.
05:38Qu'est-ce que vous, vous demandez au Premier ministre ?
05:41Qu'est-ce qu'il doit dire, d'après vous, pour apaiser les lycéens ?
05:47Je crois qu'il faut d'abord écouter les lycéens.
05:50Ils ont des revendications qui sont assez simples et il faut y répondre.
05:54Ils demandent plus de moyens, c'est-à-dire qu'ils veulent avoir des professeurs en phase 2
05:57quand ils sont en classe.
05:58C'est ce que nous réclamons aussi depuis cet été.
06:01On n'est pas écoutés.
06:02On avait dit que la rentrée allait mal se passer.
06:04On ne nous a répondu pas du tout.
06:05Ça serait techniquement réussi.
06:07Ce n'est pas le cas.
06:07Il y a encore énormément de postes vacants dans nos établissements de professeurs.
06:12Deuxièmement, il faut qu'on mette les moyens au niveau de l'éducation nationale
06:16pour faire baisser le nombre d'élèves par classe en lycée.
06:20On n'enseigne pas correctement dans des classes à plus de 35, 36 ou 37 élèves.
06:26Et puis troisièmement, je crois qu'il faut qu'on dise à nos jeunes
06:31qu'on croit en eux et qu'on va leur donner une chance.
06:33Donc pour leur donner une chance, il faut qu'on révise Parcoursup
06:37et le contrôle continu du baccalauréat.
06:40Parcoursup, il faut donner sa chance à tout bachelier
06:43qui puisse aller dans l'enseignement supérieur s'il le souhaite.
06:47Ce n'est pas le cas à l'heure actuelle.
06:48On a de plus en plus de jeunes chaque été qui restent sans solution.
06:53Et puis, ils le disent.
06:54Le contrôle continu leur fait peser sur leurs épaules un stress, une angoisse permanente.
07:00Il faut se souvenir que ces jeunes, ils ont une santé mentale qui est peut-être fragile
07:04à cause du vécu du Covid.
07:07Et donc, ces jeunes, ils ont besoin qu'on fasse baisser la pression.
07:09Mais on entend, Nicolas Bonnet, toutes ces revendications, on les entend,
07:14on les comprend même pour un certain nombre d'entre elles.
07:18Bien sûr, je vais reprendre votre expression.
07:19Là encore, il ne suffira pas d'appuyer sur un bouton pour avoir des profs,
07:23pour baisser le nombre d'élèves par classe.
07:26D'autant qu'on n'a pas de moyens, on n'a pas l'argent.
07:28Si ces mesures-là, elles ne sont pas annoncées, ça ne va pas se calmer ?
07:30C'est ce que vous dites ?
07:32Alors, un, on a les moyens en termes de personnel,
07:36puisqu'on a énormément de professeurs contractuels qui n'ont pas été renouvelés à la rentrée.
07:40Donc, il suffit de leur redonner un contrat et de les mettre devant les élèves.
07:45Après, le choix budgétaire, c'est un choix du gouvernement.
07:48Il doit mettre la priorité sur l'éducation.
07:50Et je crois que si on ne répond pas concrètement à la redondication des élèves,
07:56effectivement, on ne va pas sortir de cette crise.
07:58Merci beaucoup, Nicolas Bonnet, en tout cas, d'avoir été l'invité d'RTL Midi,
08:02secrétaire national du SNPDEN, principal syndicat des chefs d'établissement.
08:08Et on l'a compris dans votre voix, la balle est désormais dans le camp de Sébastien Lecornu.
08:12On va y revenir dans un instant.
08:14Plusieurs syndicats d'enseignants, en tout cas,
08:16appellent à poursuivre la mobilisation et la grève demain aux côtés des lycéens.
08:20En attendant, cette mi-journée, près de 9 lycées sur 10 fonctionnent normalement.
08:24C'est ce qu'annonce le ministère de l'Éducation nationale,
08:26qui note que la mobilisation est en net recul.
08:30Quelques blocages, toutefois, ça et là à signaler,
08:33et notamment devant Sciences Po à Paris.
08:35Bonjour Antoine Decarnes.
08:36Bonjour, bonjour à tous.
08:37Vous êtes sur place, la police a fait usage de gaz lacrymogène.
08:40Oui, après une matinée de blocages avec des étudiants assis au pied des CRS
08:45devant l'institution parisienne.
08:47C'est l'arrivée de plusieurs lycéens, d'autres établissements et de militants politiques
08:51qui a entraîné, il y a 45 minutes, l'usage de gaz lacrymogène.
08:54Oui, il y a des lycéens et des étudiants qui viennent se faire gazer.
08:58C'est la brave qui était sur la rue parallèle à gauche
09:01et qui ont juste gazé les gens.
09:04Et là, du coup, ça provoque un mouvement de foule.
09:06On s'est simplement fait gazer.
09:07Vous étiez devant eux ?
09:08Oui, on était une ligne et puis on s'est fait gazer.
09:11Sans prévention, sans rien du tout.
09:13Tout le monde s'est fait gazer.
09:14C'est la première fois depuis le début du mouvement que Sciences Po Paris est bloqué.
09:18Les cours ont été annulés pour la journée des étudiants comme Pierrick en licence
09:21qui souhaitaient simplement soutenir les lycéens.
09:24On est au courant des conditions privilégiées dans lesquelles on évolue.
09:28Mais moi, ça me paraît légitime.
09:30Moi, je viens d'un lycée public qui a été bloqué depuis dix jours.
09:33Donc voilà, on s'inscrit vraiment en solidarité sans porter une voix hypocrite.
09:36Et moi, je me sens d'autant plus proche que ce mouvement est très structuré.
09:40Les revendications sont très claires, que ce soit les conditions d'études ou la suppression de parcours sup.
09:47Donc toutes ces raisons font que pour nous, c'est assez normal.
09:51Alors la situation s'est désormais stabilisée.
09:53Le boulevard Saint-Germain, adjacent à la rue de Sciences Po, est désormais coupé en deux par environ 350 personnes.
09:59Merci à vous Antoine Decarnes.
10:01C'est dans ce contexte, et à la veille donc, on l'a compris, d'une nouvelle journée de mobilisation,
10:05que Sébastien Lecornu doit prendre la parole ce soir, depuis Matignon.
10:09Bonjour Pauline Théveniot.
10:10Bonjour.
10:11C'est Emmanuel Macron qui le lui a demandé.
10:13Oui, selon nos informations, c'est en effet Emmanuel Macron qui lui a demandé de s'exprimer.
10:17Il lui a très vivement suggéré d'être un témoin aux premières loges,
10:21selon qui cela fait même plusieurs jours que le Président pousse le Premier ministre
10:25à parler, la consigne du chef de l'État, faire de la pédagogie, expliquer l'action du gouvernement.
10:29Alors officiellement, tout va bien, selon l'entourage d'Emmanuel Macron.
10:34Mais plusieurs ministres le disent, pas contents de la gestion de la crise.
10:37Le Président considère que le gouvernement était un peu aux abonnés l'absent.
10:41Tranche l'un de ses confidents, la réponse politique au mouvement jeune a été trop tardive, répercute infidèle.
10:46Mais ce soir, Sébastien Lecornu, qui ne s'est pas exprimé devant les Français depuis la mi-août,
10:50ne parlera pas que de cette crise.
10:52L'actu brûlante, ce sont les lycées, observe l'un de ses soutiens.
10:55Mais celle avec laquelle on va devoir vivre pendant des mois, c'est le budget et la situation économique.
10:59Il en sera donc question tout à l'heure, comme de la crise agricole,
11:03qui inquiète elle aussi le Premier ministre au plus haut point.
11:05Merci beaucoup Pauline Théveniot du service politique de RTL.
11:08Bonjour Victor.
11:08Bonjour Amandie.
11:09Victor Darkas, on va bien sûr revenir avec les auditeurs dans une vingtaine de minutes
11:14sur cette crise des lycées, sur les sorties de pistes aussi envisagées.
11:19Oui, tout à fait. Et puis Sylvie nous écrit sur l'application RTL à Grenoble,
11:23le temps de démocratie interne, eh bien pourquoi pas, on vote dans six mois,
11:26le timing est très bon pour inciter les jeunes à s'engager.
11:29Et pourquoi pas même organiser des débats avec les lycéens.
11:32Charlie, pas d'accord, c'est du flanc, personne n'y croit.
11:34C'est juste un moyen pour le gouvernement de gagner du temps,
11:37en espérant que le mouvement s'essouffle, plus qu'une semaine à tenir avant les vacances scolaires.
11:42Alors que pensez-vous de ces temps démocratiques annoncés par le gouvernement ?
11:46Et plus largement, dites-nous ce que vous attendez de l'allocution de Sébastien Lecornu ce soir.
11:50Que doit-il dire ? Que peut-il dire ?
11:53Pour apaiser les choses, le standard du 3210 est ouvert à l'application RTL.
11:57Et que vous soyez parents, lycéens ou enseignants,
12:00appelez-nous pour nous dire tout ce que vous pensez,
12:03quelle serait d'après vous la solution pour calmer les choses.
12:05Merci beaucoup Victor.
12:07Sur RTL ce matin, Laurent Nunes a défendu sa politique de maintien de l'ordre,
12:10le ministre de l'Intérieur, qui annonce toutefois la suspension de l'usage des grenades assourdissantes
12:16qui ont été mises en cause à Lens notamment.
12:18Donc j'ai demandé d'ailleurs dès hier que cette grenade ne soit plus utilisée
12:23dans le cadre du mouvement lycéen.
12:25Là vous les interdisez ?
12:26Oui, ce sont les instructions que j'ai passées hier.
12:28Moi j'ai besoin de comprendre exactement ce qui s'est passé sur ce type d'arme intermédiaire.
12:32Voilà, il y a eu un jeune homme de 15 ans qui a eu une main arrachée.
12:34Je suspends leur usage pour le mouvement des lycéens
12:37tant que la lumière n'a pas été faite sur ce qui s'est passé dans cette affaire.
12:40Bonjour Thomas Proutot.
12:41Bonjour.
12:42A quoi servent ces grenades ?
12:43Eh bien à disperser la foule en cas d'encerclement des forces de l'ordre
12:47ou de prise à partie violente.
12:49La grenade dite ASSD provoque un blast sonore de 160 décibels
12:55avec un effet de sidération.
12:57Elle ne projette pas de galets en caoutchouc
12:59comme les grenades de désencerclement ni de gaz lacrymogène.
13:02Le point sans doute le plus important, c'est qu'elle est conçue pour être lancée à la main
13:06en roulant par terre, au contraire des autres grenades
13:09qui sont projetées à grande distance par des lanceurs à main.
13:13Elle ne doit jamais exploser à proximité des manifestants.
13:17Or, à Lens, elle a été tirée avec un lance-grenade sur les manifestants
13:21ce qui est une manifestation, une violation flagrante de la doctrine d'emploi.
13:25C'est pour cela que le ministre de l'Intérieur en a suspendu l'usage
13:28afin de comprendre ce qui s'est passé.
13:31Merci beaucoup Thomas Proutot, chef du service police-justice.
13:33Réaction du syndicat Alliance.
13:36À présent, Stanislas Godon, délégué national du syndicat au micro-RTL de Moral Jabari.
13:41Lorsqu'on est tiré comme des lapins au mortier,
13:43il faut qu'on puisse effectivement se défendre.
13:45Or, si nous n'avons plus d'armes intermédiaires,
13:47soit nous allons au corps à corps,
13:48ou soit ce serait l'utilisation de l'arme létale.
13:51Et il n'en est pas question,
13:52puisqu'on serait en disproportion par rapport aux agressions.
13:56Nous sommes dans un état de droit,
13:58nous avons l'usage de la force légitime,
13:59mais ceci étant, nous devons respecter aussi le cadre législatif,
14:04le cadre réglementaire.
14:05Et j'ajoute que Laurent Nunes sera auditionné cet après-midi
14:08par la Commission des lois à l'Assemblée ce matin.
14:10C'est Édouard Geffrey, le ministre de l'Éducation nationale,
14:12qui était entendu.
14:14Et il a notamment dressé un premier bilan des dégâts occasionnés ces derniers jours.
14:17Il y a 24 lycées qui ont été incendiés ou saccagés
14:20de manière suffisamment importante
14:23pour qu'ils ne puissent pas rouvrir avant plusieurs semaines.
14:25Donc ça veut dire qu'actuellement,
14:26on a 30 000 lycéens qui sont privés de cours pour plusieurs semaines,
14:30quoi qu'il arrive, de cours en présentiel, je veux dire,
14:33pour lesquels est mise en place une connie pédagogique, etc.
14:34Mais pour lesquels il y a un préjudice, évidemment,
14:36qui est absolument énorme en termes de scolarité.
14:39Et je vous le disais, on va bien sûr revenir sur cette colère,
14:42ce mouvement lycéen.
14:43Comment apaiser ou pas les choses que doit dire Sébastien Lecornu ?
14:46On attend vos appels au 3210, vos messages aussi sur l'application RTL.
14:52Avant cela, dans un instant, on va partir pour Montpellier
14:54avec cette histoire complètement folle.
14:56Un négociant en or séquestré pendant deux semaines,
14:59il a finalement été libéré par la BRI.
15:01A tout de suite.
15:02Vous souhaitez nous contacter ?
15:03Appelez-nous au 3210.
15:0550 centimes la minute.
15:09RTL midi, les auditeurs ont la parole.
15:11Il est 12h49 sur RTL.
15:13On part à présent pour Montpellier avec cette histoire digne d'un film.
15:16Un négociant en or séquestré et dépouillé de 500 000 euros.
15:20Il a finalement été libéré au bout de 19 jours par la BRI, Sophie Nebaillère.
15:25Les policiers craignaient même de le retrouver mort,
15:27selon nos confrères du Midi Libre.
15:29Le 4 septembre dernier, le sexagénaire est attiré sous un faux prétexte.
15:32Une vente de bijoux en or par une femme d'une vingtaine d'année qui sert d'appât.
15:37Le piège se referme aussitôt.
15:39Le marchand d'or est séquestré, nourri une seule fois par jour.
15:42Il est drogué, frappé.
15:43Je n'ai pas cherché à résister.
15:45Je me suis mis en mode survie,
15:46expliquera le négociant aux enquêteurs par la suite.
15:49Ses geôliers prennent donc le temps de tout rafler.
15:52Ses stocks d'or et de pièces anciennes.
15:54Il vit tous ses comptes en banque.
15:56500 000 euros au total.
15:57L'alerte vient finalement d'Anvers, en Belgique.
16:00Un négociant en métaux précieux,
16:01inquiet de son absence à un rendez-vous d'affaires important.
16:04Quand la police ou les libère, cela fait donc près de trois semaines qu'il est séquestré,
16:08deux femmes présentes sur place sont arrêtées,
16:11dont l'APA, qui assure avoir subi des pressions sur sa famille.
16:14Deux autres ravisseurs, deux hommes, eux, sont interpellés à Paris.
16:18Tous les quatre ont tous été placés en détention provisoire.
16:21Merci à vous Sophie Neumayer du service Police Justice de RTL.
16:25Trois ans après les attaques du 7 octobre,
16:27Emmanuel Macron promet, je le cite,
16:29de combattre l'antisémitisme partout et toujours.
16:32Message posté sur X.
16:34N'oublions pas, dit le Président,
16:35nous n'oublions pas, pardon, dit le Président,
16:37ni les noms, ni les visages des victimes de ces massacres.
16:40En Israël, une minute de silence a été observée ce matin à 6h29,
16:45heure précise du début de l'attaque du festival Nova,
16:47qui a fait plus de 360 morts.
16:50Des commémorations sont par ailleurs prévues dans tout le pays.
16:54Ces sirènes, vous l'entendez, qui ont résonné ce matin.
16:57Commémorations qui interviennent dans un contexte bien particulier
17:00à trois semaines maintenant d'élections législatives en Israël.
17:03Et alors que Benyamin Netanyahou est accusé d'avoir été prévenu de ces attaques
17:07à plusieurs reprises et de n'avoir rien fait.
17:09Bonjour Betsa Bessalem.
17:10Bonjour.
17:11Vous êtes notre correspondante sur place en Israël.
17:14Ces révélations, est-ce qu'elles peuvent avoir des conséquences sur le scrutin ?
17:17Eh bien, à en croire les derniers sondages,
17:19il n'y a pas d'impact évident sur les intentions de vote.
17:23Pourquoi ? Parce que pour la grande majorité des électeurs de droite,
17:26Netanyahou est en réalité victime d'une campagne destinée à le faire tomber.
17:30Cet habitant de Tel Aviv en est persuadé.
17:33C'est du baratin, des fake news, des infos biaisées qui viennent de la gauche.
17:40C'est une chasse à l'homme.
17:42C'est la version de Netanyahou lui-même qui nie en bloc avoir été averti
17:46et renvoie la faute à l'armée et au service de renseignement.
17:50Mais le Premier ministre s'oppose aussi depuis trois ans à la création d'une commission d'enquête d'État
17:55qui permettrait de comprendre comment le 7 octobre a pu arriver.
17:59Et pour de nombreux médias ici, ce refus obstiné de Netanyahou est sans doute l'indice le plus fiable
18:04qu'il a bel et bien quelque chose à cacher.
18:07D'ailleurs, les partis d'opposition ont fait de la création d'une telle commission d'enquête
18:11leur cheval de bataille dans la campagne électorale.
18:13Leur promesse, rétablir la vérité et apporter enfin des réponses aux familles endeuillées.
18:19Betsa Bessalem en Israël pour RTL.
18:21A l'Assemblée nationale, la commission des affaires sociales examine aujourd'hui
18:25une proposition de loi pour prolonger le dispositif qui vous permet de payer vos courses
18:29avec vos tickets restaurant.
18:31Mesure qui ne plaît pas aux restaurateurs.
18:33Voyons ce qu'en disent les consommateurs.
18:34Bonjour Joana Chabas.
18:35Bonjour.
18:36Vous êtes allée dans un supermarché des Hauts-Seines ce matin.
18:38Oui, devant son caddie, Imen compare les prix car elle fait très attention à son budget.
18:43Cette chargée de clientèle dépend énormément des 200 euros qu'elle reçoit tous les mois
18:48sur sa carte ticket restaurant.
18:50Surtout pour faire mes courses en fait.
18:51Je trouve que ça serait bien que ça continue en fait.
18:53C'est important, je veux dire, pour nous, des gens que voilà, tout est cher.
18:56Donc ça peut au moins nous aider un petit peu.
18:59Et elle ne l'utilise plus du tout au restaurant.
19:01Et c'est ce qui déplaît à certains députés qui veulent limiter l'utilisation des tickets restaurant en grande surface.
19:07Ils veulent instaurer un double plafond de dépenses.
19:10Jusqu'à 25 euros par jour en restaurant.
19:12Mais maximum 10 euros en supermarché.
19:15L'idée ne passe pas du tout auprès de Sarah commerciale.
19:18Je comprends les restaurateurs, mais nous on subit.
19:21On achète toujours la même chose, mais finalement ça nous coûte beaucoup plus cher.
19:24Donc on essaie un peu de tirer notre épingle du jeu comme on peut.
19:27Et même Amine, pourtant chef de cuisine, pense que c'est une mauvaise idée.
19:30Je travaille dans la restauration, ça aide les tickets restos pour avoir plus de clients.
19:35Mais il faut penser aussi au pouvoir d'achat du peuple.
19:37Ça aide les gens pour faire les courses.
19:39Moi le premier, moi le premier.
19:41En tout, au moins 19 amendements ont été déposés pour limiter l'usage des tickets restaurants en grande surface.
19:47Merci beaucoup Johanna Chabas.
19:48On peut y revenir bien sûr dans les auditeurs en la parole.
19:50Dites-nous si vous utilisez vos tickets restos justement pour faire vos cours.
19:55Si vous pourriez ou non vous empoisser.
19:57J'attends vos réactions au 3210 ou par message sur l'application RTL.
20:03Vous pouvez nous laisser un message vocal ou un message écrit.
20:06Et puis toujours à propos de consommation.
20:08Deux députés réclament l'interdiction de la vente des boissons énergisantes aux plus jeunes.
20:12Au moins de 16 ans précisément Mathilde Piquet.
20:15Oui, dans le viseur de ces parlementaires qui publient un rapport aujourd'hui sur le sujet.
20:20Les boissons Red Bull, Monster Energy ou encore Crazy Tiger.
20:24Des produits avec une teneur en caféine très élevée et dangereuse pour les plus jeunes.
20:28Selon Sandrine Runel, députée socialiste et co-autrice du rapport.
20:32La consommation, elle a quand même doublé.
20:36On voit aujourd'hui quand même les boissons énergisantes sont consommées par des jeunes à partir de 10 ans.
20:40Avec du diabète, avec des maladies cardiovasculaires, avec aussi des situations d'obésité chez les jeunes.
20:45Et puis une addiction aussi avec notamment la question du sucre qu'on retrouve très fortement dans ces boissons.
20:50Ce rapport rédigé avec le député LR Yannick Noder s'attaque aussi aux produits dits pré-mix.
20:57Ces canettes où la boisson énergisante est déjà mélangée avec de l'alcool.
21:01Comme les vaudis, mix de vodka et de boisson énergisante, alcoolisées jusqu'à 22%.
21:07Les députés veulent alourdir la taxation de ces produits jusqu'à 8 euros par canette.
21:12Parmi les autres recommandations, augmenter les amendes pour vente d'alcool aux mineurs
21:17à 50 000 euros contre 7 500 euros seulement aujourd'hui.
21:21Merci beaucoup Mathilde Piquet, la météo.
21:24Et Marina, c'est bien agité.
21:26Ah oui, on a des averses, des orages, du vent, parfois de la grêle.
21:30C'est vraiment perturbé et pour tout le monde.
21:32Alors ce n'est pas de la pluie toute la journée, partout évidemment.
21:35Mais il y a une perturbation qui est en train de traverser le pays d'ouest en est.
21:38Il pleut par exemple sur le Cotentin.
21:39Vous avez de la pluie en Aquitaine, sur l'île de France.
21:42Et puis on a aussi l'épisode méditerranéen qui continue sa course,
21:45qui est sur la Provence, Alpes-Côte d'Azur et la Corse,
21:47avec des pluies soutenues, des orages, avec parfois de la grêle
21:50et bien sûr des phénomènes tourbillonneurs tout à fait possibles.
21:53Le Var est en vigilance orange pour les pluies et les orages.
21:57On va garder ce temps perturbé toute la journée, quasiment partout.
22:00Peut-être qu'il y aura léger mieux vers la Bretagne, le Cotentin et la Vendée
22:03puisque la perturbation sera passée.
22:05Mais enfin, ça restera quand même assez nuageux.
22:07Avec des températures qui vont baisser.
22:09Il fera 16 degrés cet après-midi à Brest.
22:1117 à Caen, 19 à Paris, 20 à Nantes, 21 à Lille, 22 à Reims et à Besançon,
22:1723 à Marseille et sur le nord-est ce sera encore doux
22:19puisqu'on aura 25 à Strasbourg et à Melouse.
22:22Et demain ça va encore plus baisser.
22:23Exactement.
22:24Et demain matin et demain après-midi ça va encore baisser.
22:26Et en plus il y aura un vent de nord.
22:28Donc la sensation de fraîcheur sera accentuée.
22:32Comptez 12 à 19 degrés demain après-midi sur le pays.
22:35Il y a juste en Méditerranée où on aura encore des pointes à 26 degrés.
22:38Merci beaucoup Marina.
22:40Dans un tout petit instant sur RTL, vous avez la parole comme chaque jour.
22:44On vous le disait, Sébastien Lecornu doit prendre la parole ce soir
22:48sur fond bien sûr de crise des lycées.
22:51Que doit-il annoncer pour apaiser la colère des lycéens ?
22:55Si vous étiez Premier ministre, tiens, qu'est-ce que vous décréteriez ?
22:58J'attends vos propositions, vos réactions aussi.
23:023210 ou un message sur l'application RTL.
23:04A tout de suite.
23:05Toute la journée, RTL vous accompagne.
23:07Chigareva est mi chico, elle sonne est mi chico.
23:14RTL, votre réaction.