00:00J'avais trop de moqueries. J'avais fait enfant avec une dame, mais comme mon fils ne marchait pas, son
00:06fils marchait, elle se moquait.
00:08Elle disait que son fils va aller à l'école, pour moi on n'ira pas à l'école.
00:20Pour les mères d'enfants vivant avec une infimité motrice cérébrale, le quotidien est souvent marqué par de nombreuses difficultés.
00:26Entre la prise en charge, le regard de la société et les contraintes du quotidien, ces familles doivent composer avec
00:33une réalité particulière.
00:35Pour certaines mères, le parcours commence par la découverte progressive du handicap de leurs enfants.
00:41Quand j'ai mis mon fils au monde, je ne connaissais pas la maladie IMC. Donc j'étais tout le
00:46temps en train de pleurer, en train de me lamenter.
00:48Ça n'a pas été facile pour moi. Il y avait trop de moqueries.
00:53J'avais fait enfant avec une dame, mais comme mon fils ne marchait pas, son fils marchait, elle se moquait.
00:59Elle se moquait jusqu'à ce qu'elle disait que son fils va aller à l'école, pour moi on
01:01n'ira pas à l'école.
01:03Ça me faisait mal. Lorsque je rentre dans la maison, je pleure.
01:07En regardant mon fils, jusqu'à ce que je croise, une soeur qui dit de venir à l'ONG cœur
01:13de maman amoureux d'enfant.
01:14Je n'ai pas voulu d'abord au début partie.
01:16J'ai vu les autres mamans et j'ai dit « Bon, j'aimerais être nounou ».
01:22L'ONG cœur de maman amoureux d'enfant est une ONG qui s'occupe des enfants athéens ou bien vivants
01:28avec la paris cérébrale et leur famille.
01:31Nous faisons de l'accompagnement médical, de la présentation socio-médicale.
01:34Et nous aidons les mères en particulier à reprendre confiance en elles, à se relever psychologiquement et à assumer les
01:41maternités d'enfants différentes.
01:43L'ONG nous apporte beaucoup de soutien, en tout cas, par les médicaments, des couches, de la nourriture aux enfants.
01:51Quel maman amoureux d'enfant est né d'une inspiration, celle d'aider tous ces enfants qui, comme mon fils,
01:58survivent avec cette paris cérébrale.
02:01Nous rencontrons des femmes qui avaient été chassées par leur mari.
02:04Nous rencontrons des mères qui n'avaient même plus d'argent pour manger ou pour continuer les soins de leurs
02:09enfants.
02:09Avec quelques mamans, nous avons fait un petit coup de partage sur John 3.
02:13De fil en aiguille, nous sommes devenus beaucoup plus nombreux.
02:16Et à un moment donné, on s'est rendu compte que les mamans ne venaient plus aux rencontres que nous
02:20faisons du partage.
02:21C'est vraiment dû pour nous, pour payer la maison, pour avoir l'argent même pour faire les soins de
02:26l'enfant.
02:27On a compris que c'était un problème vraiment financier, un problème familial, un problème social.
02:33Quand un enfant est déclaré vivant avec l'infimité motrice cérébrale ou l'appareil cérébrale, commence une longue démarche de
02:41la prise en charge.
02:43Une fois par année, nous réunissons en un seul endroit, dans un centre de santé approprié, des médecins neurologues, des
02:50médecins physiques, des psychomotriciens, des kinésithérapeutes, des autophonistes.
02:56Pour pouvoir consulter nos enfants, nous faisons des formations pour ces mamans-là, pour qu'elles apprennent ce que l
03:03'enfant a, comment le prendre en charge.
03:05Nous finançons des mini-projets pour permettre à ces mamans-là d'avoir des activités renumératrices de revenus.
03:11Je dis merci à l'ONG, que les mamans a mon enfant.
03:16Ils m'ont beaucoup aidé, ils m'ont beaucoup soutenu et je suis heureuse.
03:20Ces enfants ne vont pas à l'école puisque les écoles les refusent carrément.
03:24Si l'État peut créer une école pour nos enfants, en tout cas, ça me fait du bien.
03:28Je demande à le ministre des Enfants d'abord, regarder au fond de son cœur ce qu'il peut nous
03:35apporter,
03:35ce qu'il apporte à l'ONG Cœur de Maman à Maud Enfant.