00:00qu'il est aussi responsable, ou l'exécutif est responsable, de la bordélisation du pays,
00:05via la dissolution et via également les gens qu'ils ont mis en place.
00:09Parce que les gens de LFI qui instrumentalisent, ils sont élus parce que l'exécutif a favorisé leur élection.
00:15C'est aussi un des paradoxes de la situation.
00:17Il a bercer la démocratie aussi.
00:20Oui, bien sûr.
00:22Quoi, bercer la démocratie, oui.
00:23Édouard Philippe, Attal, ils ont...
00:24Mais c'est aussi, je veux dire, c'est leur conséquence, c'est la conséquence de leur décision.
00:32Au moment de, d'abord, cette dissolution folle qui a mis le pays dans l'état dans lequel il est,
00:37il est responsable, monsieur Macron.
00:38Moi, je n'y peux rien.
00:39Donc écoutez cet échange avec Mathilde Panot hier de Sébastien Lecornu qui a trouvé les mots justes.
00:46Monsieur le Premier ministre, les policiers exécutent vos ordres
00:50en affirmant qu'aucune consigne de retenue n'avait été donnée
00:53et qu'ils pouvaient utiliser tout l'armement à leur disposition,
00:57vous avez autorisé le pire.
00:58Dans n'importe quelle autre démocratie, vous auriez déjà démissionné.
01:02La répression sauvage est le contraire de l'ordre républicain.
01:06À des revendications politiques, il faut une réponse politique et non policière.
01:11Juste une question.
01:12Pourquoi le député Raphaël Arnaud, qui a été condamné pour violence en Réunion,
01:19dont les deux assistants parlementaires ont été placés en détention pour meurtre,
01:23du jeune Quentin ?
01:25Pourquoi le député Raphaël Arnaud est toujours membre de votre groupe,
01:28Madame la Présidente Panot ?
01:30Pourquoi le maire de Saint-Denis a-t-il légitimé la violence,
01:34Madame la Présidente Panot ?
01:35Pourquoi M. Mélenchon a été condamné pour rébellion
01:38lors d'une perquisition menée par l'autorité judiciaire,
01:42Madame la Présidente Panot ?
01:43Pourquoi votre candidat à l'élection présidentielle
01:45fait des jeux de mots pour le mois nauséabond
01:49et avec un Roland antisémite,
01:51Madame la Présidente Panot ?
01:54Pourquoi mettre un brassard blanc pour mieux faire la courte échelle
01:58à celles et ceux qui ont une cagoule noire,
01:59Madame la Présidente Panot ?
02:01La réalité, c'est que vous êtes ambiguës avec la violence,
02:05car la violence fait partie de votre projet politique
02:08de bordélisation du pays entre maintenant et l'élection présidentielle.
02:12Et je vais vous dire une chose, Madame la Présidente,
02:15mentir sur les intentions du gouvernement ne vous sauvera pas électoralement.
02:20Semer le chaos tel que vous le faites depuis le début du mouvement
02:23l'échéin est un scandale.
02:25Et je vais vous dire, Madame la Présidente Panot,
02:27nous ne vous laisserons pas faire.
02:28Mais ils les ont mis en place.
02:30Ils les ont mis en place.
02:32C'est aussi le paradoxe.
02:33Même s'il est excellent dans sa sortie.
02:36D'ailleurs, sauf que LFI n'est pas ambiguë.
02:39Il n'y a pas d'ambiguïté.
02:40C'est revendiqué.
02:41C'est revendiqué, très clairement en plus.
02:42C'est même un système politique maintenant.
02:45C'est contre-intuitif, mais il y a moins de députés LFI
02:47après la dissolution qu'avant.
02:48Mais c'est contre-intuitif parce qu'ils font vraiment plus de bordel.
02:50Et puis il y a eu quand même des...
02:52Par exemple, Alma Dufour qui a été élue en Seine-Maritime
02:54avec le désistement d'un candidat Horizon.
02:56Ça, c'était très marquant quand même,
02:58comme la passe décisive à la France.
03:00Ils les ont mis en place par cette dissolution.
03:02Ils leur ont donné un espace qu'ils n'avaient pas avant.
03:04Écoutez, M. Nounès, toujours à l'Assemblée nationale,
03:06très virulent hier.
03:08Et il a raison d'ailleurs, Laurent Nounès.
03:10Écoutons-le.
03:12Des violences, des dégradations, des atteintes au personnel enseignant.
03:16Systématiquement, des interventions.
03:18Effectivement, mais toujours avec proportionnalité.
03:21On va continuer à faire ce que nous faisons.
03:23À maintenir l'ordre.
03:24À intervenir chaque fois qu'il y a des violences.
03:26Avec proportionnalité.
03:28Et quand il y a des blessures,
03:31vous le savez très bien,
03:32il y a l'inspection générale de la police nationale qui est saisie.
03:35Qui enquête.
03:36Et qui va vérifier la proportionnalité de l'action.
03:39Ce qui compte, M. le député,
03:41c'est au moment de l'engagement de la force,
03:43est-ce que l'action était proportionnée ou pas ?
03:45C'est de ça dont doivent répondre les policiers et les gendarmes.
03:49Alors, je vais vous dire quelque chose, M. le député.
03:51Dans une démocratie normale,
03:53des députés de la République n'ont pas à aller sur des barrages
03:56pour inciter les lycéens à se révolter,
03:59à s'interposer.
04:00C'est ça une démocratie normale.
04:03Donc, on n'est pas dans une démocratie normale.
04:04Voilà, c'est ce que je vous disais tout à l'heure.
04:06C'est quand même extraordinaire d'entendre cela.
04:09Le ministre de l'Intérieur qui fait l'aveu
04:11qu'on n'est pas dans une démocratie normale.
04:14Du reste, il a raison.
04:15Il a raison.
04:15Parce que quand on entend...
04:17Pourquoi il a raison ?
04:18Mais parce qu'il y a des gens qui ouvrent les yeux,
04:19si tu as l'aveu.
04:20Mais parce que quand tu vois des policiers blessés,
04:23quand tu vois des enseignants,
04:24ça aurait pu être toi, mais toi tu fais de la boxe,
04:26poursuivis et frappés,
04:28quand tu vois des commerces pillés,
04:30quand tu vois le drapeau palestinien
04:32et que des gens applaudissent
04:35et que tu es là, toi, tout à l'heure,
04:36pour nous dire que c'est très bien,
04:37on est dans une démocratie de dingue.
04:39Et il faudra un jour que ça s'arrête.
04:42Que vous le vouliez ou non.
04:43Parce que vous foutez la France en l'air.
04:45Pardonne-moi, mais les députés sont les élus
04:48et les représentants du peuple.
04:49Quand le peuple est dans la rue,
04:51les députés...
04:52C'est pas le peuple, ça !
04:53Alors le peuple, il brandit le drapeau palestinien ?
04:55Il brandit le drapeau du Hamas ?
04:57C'est pas ailleurs.
04:57Quand un ministre de l'Intérieur...
04:59Parce que là, il parle de proportionnalité
05:01devant la représentation nationale, très bien.
05:03Mais par ailleurs,
05:04quand un ministre de l'Intérieur dit
05:06je ne donne aucune consigne de retenue
05:08aux forces de l'ordre,
05:09pardonne-moi,
05:10mais moi, ça, ça...
05:11C'est pas une démocratie normale.
05:13Ce n'est plus une démocratie normale.
05:15Il a raison.
05:16Je trouve ça complètement irresponsable.
05:18Si tu veux mettre sur pause,
05:19pendant le voyage du pape,
05:21les foules qu'on a vues,
05:23c'était aussi le peuple.
05:25Oui, bien sûr.
05:26Ces foules ont été,
05:27on ne peut plus poli,
05:29correct, normal.
05:30On n'a pas vu le drapeau du Hamas.
05:32On n'a pas vu des inscriptions injurieuses,
05:35antisémites.
05:35Je dis bien antisémites.
05:37Je vous interromps parce qu'on est en direct de...
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