00:00Plus de 5000 gardes à vue depuis le début de ce mouvement, dont près de 4500 mineurs, la plupart sans
00:06antécédent judiciaire,
00:07ce qui interroge le rôle des réseaux sociaux. Les comptes, les groupes dédiés au blocage des lycées se multiplient.
00:15Certains encouragent les débordements quand ce n'est pas la violence, Romie Azoulay.
00:19Des poubelles en feu, des voitures de police caillassées, ce sont les vidéos relayées par le compte Instagram
00:24Blocus Lycée Île-de-France, avec à chaque fois sur ces images des messages écrits se félicitant de ces débordements.
00:30Faut que ça pète ! Ça allume les keufs !
00:32Leur ligne est claire.
00:33Venez pas sur les blocus si c'est pour pacifier notre colère légitime.
00:36Arrêtez de distinguer lycéens et casseurs. On est tous ensemble et on leur fait peur parce qu'on est incontrôlables.
00:42D'autres profitent de la situation pour appeler à la casse, comme aux abords d'un lycée à Compiègne.
00:46Blocus, blocus, blocus, blocus, on coupe ton. À combien de minutes que tu brûles une voiture ?
00:49Sur TikTok, certains lycéens présentent ces dégradations comme la seule manière de faire entendre leurs revendications.
00:55Le fait de mettre le feu ou d'user de la violence, ça a été extrêmement utile, notamment lors de
00:59la révolution française.
01:00Sans ça, il y aurait beaucoup moins de droits de l'homme en France. Bref, ce serait un bordel absolu.
01:03Les plateformes incitent les adolescents à la violence, analyse le hacker éthique Clément Domingo.
01:08Sans les réseaux sociaux, on n'aurait pas la même proportion autour de ces mouvements.
01:12Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'un réseau social se nourrit de contenus dont on va lui abrever.
01:16Il y a de plus en plus de jeunes et même certains qui, jusqu'à présent, ne publiaient pas ce
01:19type de contenu, même eux se laissent porter.
01:22Un contenu qui échappe à tout contrôle et qui obéit à la seule loi de l'algorithme.
01:26Romy Azoulay.