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00:00Europe 1, le journal de 20h. Avec vous, Maëlle Hassani, bonsoir.
00:05Bonsoir à tous, ravis de vous retrouver en ce mardi soir sur Europe 1 pour votre journal de 20h.
00:10Une demi-heure d'informations et vos rendez-vous quotidiens avec les signatures Europe 1,
00:15celles qui vous réveillent tous les jours entre 7h et 9h autour de Dimitri Pavlenko.
00:20Alexis Brézet, directeur de rédaction du Figaro, revient sur les leçons de Léon XIV à la classe politique française à
00:26quelques mois de la présidentielle.
00:28Retour dans l'édito de Laurent Tessier sur les blocages de lycées marqués par des débordements largement encouragés par la
00:34France Insoumise.
00:35Et puis dans son édito international, Vincent Hervouet fait un point sur la campagne pour les législatives en Israël,
00:40percutée par des révélations sur les manquements de Benjamin Netanyahou avant les attaques du 7 octobre.
00:45Tout d'abord, c'est votre journal. Et à la une, plus de 300 lycées perturbées encore aujourd'hui dans
00:50tout le pays.
00:51Des blocages et des manifestations largement alimentées par la France Insoumise et marquées par de nombreux débordements.
00:57Les élus et les filles n'hésitent pas à mettre de l'huile sur le feu en opposant contestataires et
01:01forces de l'ordre.
01:02Les détails dans quelques instants.
01:04Au lendemain des révélations de Mediapart, le Rassemblement National contre-attaque.
01:08Le parti fait bloc derrière son président Jordan Bardella, accusé d'être l'auteur d'écrits antisémites et complotistes à
01:14cette mois d'élection présidentielle.
01:16Dans ce journal également, le grand retour du Covid.
01:19Santé publique France s'inquiète d'une recrudescence du virus dans les eaux usées.
01:23Europe 1 vous explique pourquoi.
01:25Europe 1
01:28Des mobilisations émaillées de violences aujourd'hui encore devant plus de 300 lycées.
01:33Des blocages et des manifestations qui concernent désormais de nombreuses villes en région parisienne, à Lyon, Belfort, Rennes mais aussi
01:40à Lille.
01:40Le correspondant d'Europe 1 dans le nord, Maximilien Carlier, s'est rendu devant le lycée Baggio où très vite
01:45la situation a dégénéré ce matin.
01:48Des morceaux de verre jonchent le sol, panneaux publicitaires et abribus complètement démolis.
01:53La désolation dans ce quartier de Lille.
01:56Ce matin, devant le lycée Baggio, un énorme feu a été alimenté par des poubelles et des vélos électriques.
02:01Des poteaux de signalisation ont été arrachés des trottoirs.
02:05Quelques jeunes vêtus de noir ont jeté des projectiles sur la façade de l'établissement scolaire et sur les forces
02:10de l'ordre.
02:12Il y a eu plusieurs charges, des lancées de gaz lacrymogènes.
02:15Une poignée de militants CGT a tenté de calmer le jeu.
02:18En vain, en fin de matinée, les 200 jeunes se sont dispersés un peu partout dans le quartier.
02:23On sait qu'il y a eu 8 interpellations dans le Nord lors de la mobilisation des lycéens qui réclament
02:28plus de moyens.
02:30Ils dénoncent des conditions d'études qui se dégradent.
02:32Dans le département, 12 lycées ont été concernés par des perturbations et des blocages, selon le préfet.
02:38A Lille, Maximilien Carlier, Europe 1.
02:41Et le bilan provisoire de cette nouvelle journée d'action dans les lycées fait état d'au moins une cinquantaine
02:46d'interpellations au niveau national.
02:48Ce soir, le ministre de l'éducation, Edouard Geffray, dénonce des violences inqualifiables
02:53et déplore au moins 10 personnels et plusieurs élèves blessés,
02:57dont un enseignant frappé et un improviseur blessé par un tir de mortier.
03:01Une mobilisation encouragée par la France Insoumise qui ne cesse depuis hier d'opposer les manifestants aux forces de l
03:06'ordre.
03:07Accusés de violences et de racisme par les figures de LFI, Arthur Delaborde.
03:11Oui, sauvagerie policière et appel à s'interposer.
03:14Jean-Luc Mélenchon place les forces de l'ordre au cœur de sa charge et appelle parents et militants à
03:19se mobiliser.
03:20Nous sommes fiers d'être aux portes des lycées pour défendre nos gamins.
03:25Parents, militants insoumis, mobilisez-vous pour vous interposer face à la sauvagerie policière.
03:34Ceux qui tabassent nos enfants, ceux qui frappent, ceux qui insultent,
03:38ceux qui laissent libre cours à leur racisme vont bientôt nous retrouver sur leur chemin.
03:43A Saint-Denis, Bali Bagayoko défend, lui, une conception très contestée de l'usage de la violence dans la mobilisation.
03:49La violence, à un moment donné, elle peut être légitime aussi.
03:51Le problème que l'on dit à tous ces jeunes-là, c'est oui, elle peut être légitime, mais chaque
03:55fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux.
03:57Face à cette escalade verbale, le Premier ministre Sébastien Lecornu dénonce une surenchère irresponsable.
04:02Le candidat LR Bruno Rotaillot veut lui désormais une réponse judiciaire.
04:06Il demande au gouvernement de signaler ces faits au titre de l'article 433.10 du Code pénal sur la
04:12provocation directe à la rébellion.
04:14Arthur Delabor du service politique d'Europe 1, pensez-vous que les lycéens qui manifestent sont instrumentalisés par LFI ?
04:21C'était la question du jour sur Europe 1.fr et l'application Europe 1 vous répond des non à
04:2560%.
04:26Une nouvelle journée de blocage dans les lycées qui coïncidait aujourd'hui avec une mobilisation nationale de la fonction publique.
04:3310% des agents de la fonction publique d'État étaient en grève selon les chiffres du gouvernement.
04:38300 000 manifestants dans les 170 cortèges dans le pays selon la CGT.
04:43206 000 d'après les autorités.
04:45A deux jours de la présentation du budget 2027, l'intersyndical réclame notamment l'abandon du gel du point d
04:51'indice annoncé par le Premier ministre.
04:52La dette publique française s'élevait au deuxième trimestre à près de 3600 milliards d'euros, soit 119% du
04:59PIB.
04:59Impossible pour les candidats à la présidentielle d'esquiver la question des économies.
05:03Le patron d'Horizon, Edouard Philippe, dévoile dans ce contexte son projet de réforme des retraites.
05:08L'ancien Premier ministre propose de repousser l'âge légal à 65 ans avec 45 ans d'annuité.
05:13Restez avec nous sur Europe 1 dans un instant.
05:15On parle de la campagne pour la présidentielle percutée du côté du Rassemblement national par des accusations d'antisémitisme visant
05:23Jordan Bardella.
05:24A tout de suite.
05:25Europe 1.
05:26Le journal de 20.
05:27Hpro.
05:28Europe 1.
05:29Le journal de 20h.
05:31Maël Sagné.
05:32La campagne du Rassemblement national percutée par des accusations visant Jordan Bardella.
05:37Des écrits antisémites et complotistes datant de 2013 sont attribués au président du RN par le journal d'extrême-gauche
05:44Mediapart, Alexandre Chauveau.
05:47Au lendemain de la publication de cette enquête, la contre-attaque est lancée.
05:50Oui, offensive médiatique face à ce que le RN qualifie de tentative de déstabilisation de la campagne de Marine Le
05:56Pen.
05:57Jordan Bardella, hier soir sur CNews, au micro de Pascal Praud.
06:00Ces propos sont parfaitement délirants.
06:03Ils ne sont pas les miens, pas plus qu'ils ne sont ceux du jeune adolescent de 17 ans que
06:08j'étais à l'époque.
06:08Je les conteste.
06:10Et ce matin, Marine Le Pen vient en renfort de Jordan Bardella lors de la réunion de groupe hebdomadaire du
06:15groupe RN à l'Assemblée, opportunément ouverte à la presse, soutien appuyé au président du parti et charge virulente contre
06:21Mediapart.
06:22Nous allons contre-attaquer et saisir, bien entendu, la justice. Et nous saurons qui est derrière cette manipulation.
06:32Je pense que nous arriverons, au travers de cette grossière manipulation, à démontrer la véritable nature de Mediapart.
06:42Le RN fait front derrière Jordan Bardella en espérant vite tourner la page, même si le parti s'attend à
06:47ce que Mediapart feuilletonne ses révélations,
06:49que le principal mis en cause conteste donc formellement.
06:53Alexandre Chauveau.
06:54Il y a deux mois, le maire d'Alès, dans le Gard, était exfiltré de son domicile après des menaces
06:59émanant de narcotrafiquants.
07:01Ce soir, un jeune homme de 20 ans est mis en examen pour association de malfaiteurs criminels en bande organisée,
07:06menaces de mort sur un élu ou encore détention d'armes.
07:09Peu avant cet incident, Christophe Rivain qui avait découvert un courrier contenant deux balles dans sa boîte aux lettres.
07:13Plus de trois semaines après la mise à l'écart du personnel féminin du monument lors d'une visite d
07:18'un groupe religieux hindou,
07:19le directeur général de la Société d'exploitation de la Tour Eiffel annonce qu'il va quitter son poste à
07:25la fin de l'année.
07:26Patrick Branco Ruivo avait reconnu avoir donné cette consigne le 5 septembre dernier,
07:30ce qui avait provoqué un tollé dans la classe politique et un mouvement de grève des salariés de la Dame
07:35de Fer.
07:35Le chausseur Sachant Chaussé n'est plus la marque André, placée en liquidation judiciaire 130 ans après sa création.
07:42Cette nouvelle victime de la crise du prêt-à-porter était en cessation de paiement
07:46et n'employait plus que 30 salariés après plusieurs rachats ces huit dernières années.
07:51Ce secteur du prêt-à-porter est en très grande difficulté depuis la pandémie de Covid.
07:55Une crise sanitaire et économique qui reste dans tous les esprits.
07:58Alors chaque recrudescence de la maladie est suivie de très près.
08:02Et justement, nous sommes en plein dedans, Yasmine Akatou.
08:04Santé publique France alerte sur une nette augmentation de la circulation du virus dans les eaux usées.
08:10Pour quelles raisons ?
08:11Eh bien, certains virus comme le Covid se propagent particulièrement bien lorsque les températures sont douces.
08:16Et comme nous sommes en plein été indien, les contaminations augmentent.
08:19Au niveau des symptômes, difficile de le différencier d'un simple rhume.
08:24Maux de tête, courbatures, légères fièvres, rarement au-dessus de 38.
08:28Certains décrivent aussi un mal de gorge très intense, comme des lames de rasoir au fond de la gorge.
08:33En revanche, le virus ne semble pas plus virulent.
08:36Mais les personnes qui souffrent de maladies chroniques, les plus de 65 ans, les femmes enceintes, restent fragiles face au
08:42virus.
08:42Et doivent donc se faire vacciner, rappelle l'épidémiologiste Philippe Amouyel.
08:47Jusqu'à présent, on assiste à la construction d'une résistance collective au virus.
08:52Cette immunité collective qui sera à même de protéger l'ensemble de la population de manière plus efficace.
08:58Il est vraiment important d'essayer de renouveler cette résistance en favorisant la vaccination.
09:03La campagne de vaccination débute le 13 octobre.
09:0620 millions de Français sont attendus.
09:08Et comme l'année dernière, elle est entièrement prise en charge.
09:11Yasmina Katou, spécialiste santé à la rédaction d'Europe 1.
09:15La météo, désormais à 20h10.
09:17Avec vous, Marlène Duray.
09:19Et une alerte orange dans 4 départements en raison d'un épisode méditerranéen.
09:23Effectivement, la Lozère et l'Ardèche jusqu'à 14h demain.
09:27Ça commence à minuit.
09:29Et puis l'Hérault et le Gard jusque dans la nuit de mercredi à jeudi pour deux phénomènes.
09:34Orage et pluie-inondation.
09:35Et même sur ces 4 départements, il y en a 2 qui sont également en alerte orange pour un risque
09:39de cru.
09:40Il s'agit du Gard et de l'Hérault.
09:42Puisque nous avons de fortes pluies orageuses qui vont circuler depuis les Cévennes vers les plaines du Gard.
09:47Et même vers le littoral du département de l'Hérault.
09:49Avant de poursuivre dans la nuit de mercredi à jeudi vers l'ouest ou le sud-ouest de la Provence.
09:54Donc il va pleuvoir abondamment en très peu de temps.
09:57Et avec tous les problèmes de sécheresse, c'est-à-dire la terre qui agit un petit peu comme une
10:00éponge dure et desséchée.
10:02La pluie ne va pas pénétrer tout de suite.
10:04Elle va glisser.
10:04Il y a un risque évidemment de ruissellement dans les plaines.
10:08Mais dans les rues aussi, dans les zones urbaines.
10:10Donc c'est important.
10:11Et des problèmes d'inondations à surveiller.
10:14Et puis d'autre part, on a une perturbation qui arrive par l'ouest.
10:16Et qui va arroser demain matin les régions du Gard Nord-Ouest.
10:18Avant de se décaler vers les Hauts-de-France, la région parisienne.
10:22Un petit peu le Limousin, l'Aquitaine en prenant un petit caractère instable.
10:25C'est-à-dire que ce sera des averses localement orageuses.
10:27Les températures ont tendance à baisser.
10:29Surtout après le passage des pluies bien évidemment.
10:31Ça reste stationnaire dans le Nord-Est.
10:3322 degrés prévus à Rennes et 23 à Nîmes.
10:36Nous aurons 24 à Lille.
10:3725 à Tours, à Lyon, à Paris.
10:3927 à Bordeaux et jusqu'à 30 degrés quand même à Mulhouse et à Toulouse.
10:42Merci beaucoup Marlène Duret.
10:44Dans un instant, l'édito politique dans votre journal de 20h sur Europe 1.
10:57Merci d'écouter Europe 1 en ce mardi soir.
11:01Place maintenant à vos signatures, Europe 1.
11:03Celle qui vous réveille tous les matins entre 7h et 9h autour de Dimitri Pavlenko.
11:08Et au lendemain du départ de Léon XIV du sol français,
11:11le directeur des rédactions du Figaro, Alexis Brézé,
11:14s'arrête aujourd'hui dans son édito politique sur la campagne présidentielle
11:18qui reprend ses droits, non sans avoir quelques leçons à retenir de la visite du pape.
11:23Europe 1
11:24Le journal de 20h.
11:26Il le faudra bien Dimitri.
11:27Mais peut-être qu'avant de regoutter au délice de la primaire de la gauche,
11:33avant de savourer à nouveau la subtile dialectique partisane du corps central,
11:37peut-être pourrions-nous nous laisser un tout petit peu de temps.
11:41Du temps pour examiner ces quatre jours magnifiques
11:44à l'aune justement de ce qu'est devenu aujourd'hui la politique.
11:49Parce que certes, Léon XIV n'est pas un homme politique.
11:52Certes, le royaume qu'il annonce n'est pas de ce monde
11:54et l'ordre dans lequel sa parole se déploie n'est pas celui des politiciens.
11:59Mais enfin, il me semble que nos responsables publics
12:02ne seraient pas si mal inspirés de se mettre un peu à son école.
12:06Alors, que voulez-vous dire, Alexis ?
12:07La politique, pour la majorité des gens, c'est quoi aujourd'hui ?
12:10Des discours creux, amphigouriques, sans chair ni sang,
12:14prononcés dans des salles à demi-vides par des hommes et des femmes
12:17soupçonnés de ne s'intéresser qu'à leur destin personnel.
12:20Des petites phrases sur des petits sujets,
12:23des punchlines calibrées pour la télévision,
12:26des cimagrées mises anciennes sur les réseaux sociaux.
12:28Bref, rien qui apparaisse comme l'expression nécessaire d'une quelconque vérité.
12:34Et puis là, soudain, apparaît un homme tout simple,
12:37modeste, presque timide,
12:38économe de ses gestes et de ses mots,
12:40qui ne brille pas spontanément par son charisme personnel,
12:43un homme placé par ses pairs à la tête d'une institution qu'on disait condamnée,
12:48et qui déplace, lui, près d'un million de personnes
12:51pour attendre des heures au soleil, sous le soleil,
12:54une célébration vieille comme le monde.
12:56Et parce que cet homme est évidemment sincère et désintéressé,
12:59quand il prend dans ses bras une fillette polyneur handicapée,
13:03quand il plonge son regard dans le sien,
13:06personne, même la personne la plus mal intentionnée,
13:09n'y voit autre chose que l'image d'une bouleversante humanité.
13:14Mais Dimitri, qui d'autre ?
13:16Quelle institution ?
13:17Quel parti ?
13:18Quel syndicat aurait pu accomplir cela ?
13:22Aucun.
13:22Ce dont la politique est incapable,
13:25l'antipolitique, selon le 114,
13:27l'a si magnifiquement réalisé que les responsables publics,
13:31vous voyez Emmanuel Macron,
13:33contraint de ravaler sa bouderie et son humiliation
13:35pour finalement s'assister à la messe,
13:37et bien ils ont dû baisser les armes.
13:39Parce que bon, on ne les a pas entendus,
13:41les laïcars, les bouffeurs de curés,
13:43ou à peine, il y a eu juste un Edoui Plenel
13:45pour déplorer qu'on n'en fasse pas autant pour une autre religion,
13:48suivez son regard,
13:49ou un historien sauce boucheron pour dénigrer la veillée
13:52avec tous ses saints et ses chevaliers.
13:54Mais dans l'ensemble,
13:56ce fut chez nos politiques une belle unanimité.
13:58Et d'ailleurs, ils étaient venus,
14:00ils étaient tous là,
14:01ou presque tous,
14:02à l'Élysée,
14:02à se faire photographier avec le Saint-Père,
14:04y compris ceux dont l'action publique
14:07a toujours été la plus contraire à son enseignement.
14:09Mais bon, ne jugeons pas.
14:10Disons que c'est l'hommage du vice à la vertu.
14:12Léon XIV ne les a pas ménagés en retour.
14:15Ah, ça c'est le moins qu'on puisse dire.
14:16Les yeux dans les yeux,
14:17d'une voix douce,
14:19mais avec une grande fermeté,
14:21il leur a dit sans phare
14:22tout ce qu'il avait sur le cœur.
14:24Oui, l'Europe a des racines chrétiennes
14:26qu'elle doit cultiver.
14:27Oui, c'est à partir de ces racines irriguées par la foi
14:30que les Français doivent bâtir une nation renouvelée.
14:33Oui, la famille traditionnelle
14:35est le pilier sur lequel repose toute notre société.
14:38Non, la liberté scolaire n'est pas négociable.
14:41Non, la tentation de donner la mort
14:43sous couvert de fausses compassions,
14:45ce sont ces mots,
14:46pour l'égal qu'elle soit,
14:47ne sera jamais morale.
14:49Et pour finir,
14:50à Lourdes, devant la grotte de Massabielle,
14:52le pape a même demandé à la Vierge Marie
14:54qu'elle donne à la France,
14:55je le cite encore,
14:57des dirigeants sages et généreux,
14:59prêts au sacrifice d'eux-mêmes,
15:01capables d'affronter les défis
15:03et voulant servir le bien commun.
15:05Des dirigeants sages et généreux,
15:07prêts au sacrifice d'eux-mêmes.
15:10Alors c'est vrai,
15:11Léon XIV n'est pas un politique,
15:12mais je crois que beaucoup de Français,
15:14et pas seulement de Français d'ailleurs,
15:15s'accommoderaient bien de cette non-politique-là.
15:18Alexis Brézel,
15:19édito politique avec nos amis du Figaro,
15:22tous les matins à 7h50 sur Europe 1.
15:24La campagne présidentielle,
15:26qui promet déjà d'être d'une rare violence.
15:28La preuve cette semaine avec ces blocages de lycées,
15:31débutés la semaine dernière,
15:33marqués par de nombreux débordements,
15:35largement encouragés par LFI en vie de 2027.
15:38C'est le sujet de l'édito de Laurent Tessier.
15:43Nous étions bien Dimitri depuis vendredi,
15:45nous avons vécu 4 jours qui nous ont fait un bien fou,
15:47avec la présence en France du Papillon XIV,
15:49une parenthèse enchantée,
15:50des familles,
15:51des jeunes applaudissaient les forces de l'ordre ce week-end.
15:55Mais voilà le retour d'une autre réalité,
15:57des blocages,
15:57tentatives de blocage dans 190 lycées,
15:59des violences ces derniers jours,
16:00comme à Sarcelles dans le Val-d'Oise.
16:05164 interpellations hier aux abords des lycées,
16:0712 membres des forces de l'ordre
16:08et 8 personnels enseignants blessés,
16:10improviseurs agressés,
16:11une CPE piétinée,
16:12des dégradations,
16:13des tirs de mortiers,
16:14des feux de poubelle,
16:14des incendies.
16:15Ce n'est pas un simple mouvement de lycéens,
16:17comme certains aimeraient bien nous faire croire.
16:19Et le ministre de l'Éducation nationale,
16:20Edouard Jeffray,
16:21et le ministre de l'Intérieur,
16:22Laurent Nunez,
16:22ont pris la parole hier.
16:23On n'a pas eu un mouvement de contestation très habituel,
16:26je crois qu'on peut le qualifier d'emblée de violences urbaines.
16:28Nous sommes clairement face à des violences urbaines.
16:30Et vous avez dans ce mouvement
16:31l'instrumentalisation de la France insoumise.
16:33Hier, le maire LFI de Saint-Denis,
16:35Bali Bagayoko,
16:36était devant un lycée de sa ville.
16:37Plusieurs centaines d'élèves s'étaient réunis
16:39au niveau de la grille de l'établissement.
16:40L'élu LFI a été porté en triomphe,
16:42malgré des poubelles incendies au sol.
16:46L'élu s'est défendu en disant
16:48qu'il n'avait ni allumé,
16:49ni encourager un feu de poubelle
16:50qu'il avait tenté de l'éteindre
16:52dans une ambiance festive,
16:53apparemment,
16:53quand on voit la vidéo.
16:54Mais malgré les dégradations visibles,
16:56le maire LFI,
16:57Bali Bagayoko,
16:57ne condamne pas.
16:58Il était sur LCI hier soir.
16:59Est-ce que vous condamnez l'acte aussi des lycéens ?
17:01Ils sont à l'âge de raison.
17:03Très clairement,
17:03moi, je ne condamne pas.
17:05Je suis attristé par rapport à la situation,
17:06mais je ne condamne pas.
17:06Pourquoi ?
17:07Les premiers qui vont être condamnés,
17:08c'est celles et ceux
17:09qui n'ont jamais respecté
17:10la promesse républicaine,
17:11c'est-à-dire de mettre des moyens
17:12humains, matériels,
17:13dans les établissements scolaires.
17:14Je ne condamne pas.
17:15On parle de policiers blessés,
17:16de violences.
17:17Et le maire LFI de Saint-Denis
17:18poussent même les lycéens,
17:19vos enfants,
17:20à être de plus en plus nombreux
17:21à se mobiliser.
17:21L'inconscience.
17:22Est-ce que le mouvement
17:22peut s'étendre encore ?
17:23Je souhaite que le mouvement
17:24s'étende.
17:25Très clairement,
17:25parce que la revendication,
17:26nous savons très bien,
17:27nous, dans le quartier populaire,
17:28que nous n'avons jamais
17:30obtenu les choses
17:31de manière
17:33sans mobilisation.
17:34Qu'ils manifestent,
17:35qu'ils expriment,
17:36voilà.
17:36L'instrumentalisation
17:37de l'extrême-gauche.
17:38Vous avez aussi le député
17:39Léfi Louis Boyard
17:40qui a publié une vidéo hier soir.
17:41Je veux vous dire
17:42que votre mobilisation est juste,
17:43que vous êtes légitime.
17:44Et je veux dénoncer
17:45l'hypocrisie de ceux
17:46qui envoient des policiers
17:47tirés aux lacrymogènes
17:48et aux LBD sur des adolescents
17:50et vous accusent maintenant
17:51d'être des violents.
17:52Alors, jeunesse de France,
17:53votre mobilisation est juste,
17:54vous êtes légitime.
17:55La France insoumise
17:56instrumentalise ses blocages.
17:58On lit plusieurs messages hier
17:59sur ses réseaux sociaux.
18:00La sauvagerie policière
18:01n'est pas acceptable.
18:02Ou encore,
18:03le gouvernement,
18:03le corps nu a ordonné
18:04la répression.
18:05Cette férocité est irresponsable
18:06avec un arrière-goût raciste évident.
18:09Fin de citation.
18:09Tout est bon pour chauffer la salle,
18:11l'inconscience,
18:11la bordélisation.
18:12Alors, courage à nos policiers
18:13et nos professeurs
18:14en première ligne
18:15une nouvelle fois aujourd'hui.
18:16Europe 1,
18:17le journal de 20h.
18:19Maëlle Senni.
18:20L'édito de Laurent Tessier
18:21tous les matins
18:22à 6h15 et 7h20
18:23sur Europe 1.
18:25Direction Israël
18:25à présent
18:26dans l'édito international
18:27de Vincent Hervouet.
18:29Israël également
18:30en pleine campagne
18:31pour les législatives
18:32du mois prochain.
18:33Élections percutées
18:35par des révélations
18:35sur les manquements
18:36supposés
18:37de Benyamin Netanyahou
18:38dans les heures
18:39qui ont précédé
18:40les attaques
18:40du 7 octobre 2023.
18:42Oui, avant-hier,
18:43Benyamin Netanyahou
18:44a fait un aller-retour
18:44à Abu Dhabi.
18:45Un vol discret
18:47pour ne pas dire secret.
18:48Mais tout s'est
18:49dans une démocratie,
18:50surtout en fin de règne
18:51et d'autant plus
18:52quand la campagne électorale
18:54bat son plein
18:55et qu'elle pose
18:55la question des relations
18:56avec le prince héritier
18:59des Émirats Arabes Unis.
19:00Hier soir,
19:01le Premier ministre
19:02a dû confirmer
19:03la rencontre
19:03et il a porté plainte
19:05contre la télé
19:05qu'il avait révélée.
19:06Avant-hier,
19:07Benyamin Netanyahou
19:08et Mohamed Ben Zayed,
19:10Bibi et MBS,
19:11ont donc passé
19:12une heure
19:13dans le salon d'honneur
19:14de l'aéroport.
19:15Ils ont des sujets
19:16d'inquiétude
19:17et de conversation.
19:18l'Iran,
19:19c'est l'ennemi commun,
19:20ce qui rapproche
19:21davantage
19:21que beaucoup
19:22d'amis communs.
19:24Israël
19:24a même déployé
19:26aux Émirats
19:27des systèmes
19:28antimissiles
19:29et antidrones
19:30avec des militaires
19:30pour les servir.
19:31C'est une première
19:32et ça suffirait
19:33en soi
19:34à justifier
19:35le déplacement
19:36du Premier ministre.
19:37Mais à Tel Aviv,
19:39la gauche,
19:39l'opposition,
19:40les médias affirment
19:41que Netanyahou
19:42est allé chercher
19:42auprès du prince
19:43un démenti officiel
19:46et qu'il est rentré bredouille.
19:47Alors,
19:47quelle est la rumeur
19:48que MBZ
19:49est donc censé démentir ?
19:50D'avantage qu'une rumeur,
19:51c'est une accusation
19:52lancée par Arez,
19:54détaillée dans le livre
19:55de deux enquêteurs
19:56enrichis par le New York Times.
19:58Benjamin Netanyahou
19:59aurait été mis au courant
20:00dix jours avant
20:01le 7 octobre
20:02d'un projet d'attentat
20:04du Hamas
20:05et il n'aurait rien dit.
20:07MBZ
20:07l'aurait appelé
20:08pendant trois quarts d'heure
20:09pour le convaincre
20:10que Yaya Sinoir
20:12planifiait
20:12une attaque majeure.
20:14Le chef terroriste
20:15aurait promis
20:16au service israélien
20:17la mère
20:18de toutes les surprises
20:19un tremblement de terre
20:20une opération
20:22terrifiante
20:22s'il ne reprenait pas
20:24les négociations secrètes
20:25à l'heure au point mort.
20:27Une menace
20:28transmise
20:28par un palestinien
20:29servant d'intermédiaire
20:30entre le Hamas
20:31et le Shinbet
20:32qui a ensuite
20:33alerté les Émiratis
20:34et que MBZ
20:36a pris au sérieux.
20:37Alors,
20:37c'est un peu
20:37l'homme qui a vu
20:38l'homme qui a vu
20:38le terroriste
20:39cette histoire.
20:39Ce n'est pas forcément
20:40crédible, Vincent.
20:41Oui,
20:41Benjamin Netanyahou
20:42pourrait facilement plaider
20:43que les alertes terroristes
20:44de son quotidien
20:45expliquaient
20:46que les services secrets
20:47baignent dans le flou
20:48et dans la paranoïa
20:49et qu'une opération
20:50préventive
20:51contre Yahya
20:51était d'ailleurs programmée.
20:53Mais il a nié
20:54et porté plainte
20:55contre Haaretz
20:56et dimanche,
20:57il n'a pas obtenu
20:58le démenti espéré
20:59de MBZ.
21:00Pire,
21:01la presse américaine
21:02a publié
21:02un compte-rendu
21:03de la conversation
21:04d'il y a trois ans.
21:06Le prince s'inquiète
21:06d'une déstabilisation
21:08de la région,
21:09des conséquences
21:09sur la paix d'Abraham
21:10et Béby lui répond
21:12avec flegme
21:13qu'Israël fera face
21:14à toutes les situations.
21:16Ajoutez à cela
21:16le coup de pied de l'âne,
21:18le chef des services égyptiens
21:19prétend être venu
21:20exprès
21:21à Tel Aviv
21:22le 28 septembre
21:23il y a trois ans
21:24pour sonner le toxin.
21:25Le témoignage est douteux
21:27mais il conforte
21:28les adversaires
21:29de Netanyahou,
21:30l'ancien chef d'état-major
21:31Gadier Zenkot
21:32et l'ancien premier ministre
21:34Naftali Bennett
21:35qui réclame des comptes,
21:36les théories complotistes
21:38prospèrent,
21:39d'autant mieux
21:39que le premier ministre
21:40a refusé une commission
21:42d'enquête
21:42sur le 7 octobre.
21:43Alors,
21:44les élections générales
21:44en Israël
21:45ont lieu dans un mois pile
21:46le dernier mardi d'octobre.
21:48Oui,
21:49personne n'aurait parié
21:50en 2002
21:50que Benyemi Netanyahou
21:52à la tête du Likoud
21:53et adossé
21:54à une partie
21:54de l'extrême droite
21:55ferait un mandat entier,
21:57c'est d'ailleurs
21:57du jamais vu,
21:58mais personne n'imaginait
21:59non plus
21:59que la masse
22:00réussirait
22:01à commettre
22:02un massacre de masse,
22:041200 morts,
22:05251 otages,
22:073000 blessés
22:08le 7 octobre
22:09et la fin d'un monde.
22:10C'était hier matin
22:12en Israël
22:13et la preuve,
22:14personne n'y débat
22:15en ce moment
22:15d'un des thèmes habituels
22:16des campagnes israéliennes,
22:18l'avenir
22:19du processus de paix.
22:21On ne parle
22:21que de l'avenir
22:22de Benyemi Netanyahou.
22:23L'éditon international
22:24de Vincent Hervouet
22:25tous les matins
22:26à 7h40.
22:27sur Europe 1.
22:28Et puis nous sommes mardi,
22:30la signature Europe 1 du jour,
22:31c'est Eugénie Bastier.
22:33Eugénie,
22:33vous revenez
22:34sur la phrase
22:34prononcée par le pape
22:35lors de sa visite en France
22:36en s'adressant
22:37aux soignants
22:38qui veillent
22:38sur les personnes malades.
22:39Je cite Léon XIV,
22:41« Ce qui est légal
22:42n'est pas nécessairement moral ».
22:47Oui, ce qui est légal
22:48n'est pas nécessairement moral.
22:50Cette phrase m'a frappée
22:51avec la force de l'évidence.
22:52En quelques mots,
22:53Léon XIV résume
22:54l'un des grands malentendus
22:56de notre époque.
22:57Le pape faisait évidemment
22:58référence à l'euthanasie
22:59votée sous le mandat
23:00d'Emmanuel Macron.
23:01À plusieurs reprises,
23:02pendant son séjour,
23:03il a condamné
23:04cette logique
23:05de la mort programmée.
23:06Et alors que certains
23:07voudraient remettre en cause
23:08la clause de conscience
23:09des soignants
23:10qui refusent de pratiquer
23:11l'euthanasie
23:12ou l'avortement,
23:13cette phrase résonne
23:14comme la défense
23:15d'un knackis essentiel
23:17de la civilisation occidentale
23:18largement façonnée
23:20par le christianisme,
23:21la liberté de conscience.
23:22Cette phrase,
23:23« Ce qui est légal
23:24n'est pas nécessairement moral ».
23:26Est-ce qu'elle n'est pas dangereuse ?
23:27Est-ce qu'elle ne signifie pas
23:28que les catholiques
23:29devraient se soustraire
23:30aux lois de la République ?
23:31Non, elle signifie simplement
23:32qu'au-dessus des lois écrites
23:33demeure la conscience.
23:35On pourrait rappeler d'ailleurs
23:36à certains progressistes
23:37que ce principe leur est familier.
23:38Les adversaires de la peine de mort
23:40la jugeaient immorale
23:41lorsqu'elle était encore légale.
23:43Le fait qu'une chose
23:44soit permise par le droit
23:45n'a jamais suffi
23:46à clore la discussion morale.
23:48Pour les chrétiens,
23:49la loi ne crée pas
23:50le bien et le mal,
23:51même si elle doit,
23:52autant que possible,
23:53les reconnaître.
23:54C'est ce que la tradition chrétienne
23:55appelle la loi naturelle.
23:57L'idée que certaines règles
23:58du juste et de l'injuste
24:00sont antérieures
24:01aux droits positifs
24:02et ne dépendent pas entièrement
24:03d'un vote au Parlement.
24:05C'est Antigode
24:07invoquant les lois non écrites
24:08contre Créon.
24:09C'est au nom de cette conviction aussi
24:11que les chrétiens
24:12de la rose blanche
24:13ont opposé le droit naturel
24:14aux droits positifs nazis.
24:16Face à eux,
24:17Eichmann incarnait au contraire
24:19la terrible excuse
24:20de la légalité
24:21« J'obéissais aux ordres ».
24:22Et ça ne conduit pas le chrétien
24:24à vouloir se séparer
24:25des lois de la cité ?
24:26Non, le chrétien n'est pas
24:27un zadiste
24:27qui pratiquerait
24:28la désobéissance civile
24:29à longueur de journée.
24:30Le catholicisme ne dit pas
24:32qu'il faut se soustraire
24:33à la loi commune.
24:33Il dit qu'il ne suffit pas
24:35de respecter la loi
24:36pour être un homme juste.
24:38Montesquieu avait
24:38une très belle image.
24:39Il disait que
24:40si le christianisme
24:41est la plus puissante
24:42des religions
24:43pour organiser une société,
24:44c'est parce qu'elle ne tient
24:45pas l'homme
24:45par une chaîne
24:46mais par un nombre
24:48innombrable de fils.
24:49Une société ne tient pas
24:51seulement par ses lois
24:52parce que le gendarme menace
24:53et que le juge sanctionne.
24:55Elle tient aussi
24:56par ses mœurs,
24:57les devoirs
24:57et la conscience
24:58de ses citoyens.
24:59Elle tient
25:00parce que des hommes
25:01se sentent obligés
25:02même lorsque personne
25:03ne les regarde.
25:04Or, nous avons tellement
25:05pris l'habitude
25:06de faire de la loi
25:07la source ultime
25:08de toute légitimité
25:09que nous lui demandons
25:10désormais de consacrer
25:11le moindre de nos désirs
25:13et de prohiber
25:14la moindre de nos répulsions.
25:15Au fond,
25:16nous ne savons plus
25:17très bien distinguer
25:17ce qui relève de la loi
25:18et ce qui relève
25:19des mœurs.
25:20Ce qui doit être interdit
25:21et ce qui doit être
25:22simplement désapprouvé.
25:24Ce que l'État
25:25doit sanctionner
25:26et ce que la conscience
25:27doit juger.
25:28C'est aussi pourquoi
25:30inscrire les racines
25:31chrétiennes
25:32dans la Constitution
25:32aussi séduisante
25:33que puisse paraître l'idée
25:34ne suffira jamais
25:36à assurer l'avenir chrétien
25:37de notre civilisation
25:38si par ailleurs
25:39les mœurs chrétiennes
25:40s'affaissent.
25:41La culture
25:42et la civilisation catholique
25:43ne sont pas
25:44le produit d'articles
25:45de loi
25:45mais le fruit
25:46d'une liberté
25:47et d'une discipline intérieure.
25:49Signature Europe 1
25:50du mardi
25:50Eugénie Bastier
25:51et demain
25:52vous retrouverez
25:53Charlotte Dornelas
25:54à 8h30
25:55sur Europe 1.
25:56Très belle soirée
25:57à l'écoute
25:58de votre radio
25:58dans un instant
25:59le journal permanent
26:00suivi de la France Bouge
26:02avec Elisabeth Assayag.
26:03Sous-titrage Société Radio-Canada
26:07Sous-titrage Société Radio-Canada
26:08Sous-titrage Société Radio-Canada
26:08Sous-titrage Société Radio-Canada
26:08Sous-titrage Société Radio-Canada

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