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  • il y a 8 heures
Plusieurs centaines de jeunes sont rassemblés devant le lycée Clemenceau, à Montpellier, ce lundi 5 octobre. Dans une ambiance calme, ponctuée de chants et de danses, les lycéens annonçaient vouloir poursuivre leur mobilisation devant le rectorat à midi. Des parents étaient également présents.

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:05On vient protéger nos enfants de la police parce qu'ils sont armés de batraques, de
00:11gilets pare-balles, de casques, etc.
00:12Ce sont des enfants qui ont juste un sweat sur eux.
00:15On vient les protéger.
00:16J'ai rien plus confiance dans la police.
00:25Ce monsieur dans cette voiture s'est arrêté au niveau des lycéens.
00:30On les a amenacés avec une batraque.
00:32Il a failli ouvrir la portière.
00:35Il y a un lycéen qui a répliqué avec un petit gaz.
00:39Il a dû repartir, mais il a dit qu'il reviendrait avec d'autres personnes.
00:45Il a un véhicule de la région ou de la municipalité, je ne sais pas.
00:54On est venu militer pour les droits des lycéens parce qu'on n'a plus de moyens d'en lancer.
01:01On ne s'est pas écouté même quand on est élu des représentants pour nous écouter, etc.
01:05Ils ne sont pas écoutés, même les profs ne sont pas écoutés.
01:07On est aussi là pour montrer qu'en fait, le monde ne s'est pas en mouvement violent.
01:11On est là pour être écoutés.
01:15On n'a pas envie de véhiculer des idées de violence.
01:18On est aussi là pour montrer qu'il y a une grande majorité de gens comme nous
01:22qui défendent vraiment les valeurs et qu'ils ne sont pas la juste pour la merde.
01:27Et on est là pour être tous ensemble, pour être entendus et pour être là pour rien de crier.
01:32On fait tout ça aussi parce qu'on arrive au bout du système macroniste.
01:36Je pense que même en général, pas forcément que sur l'éducation, on a marre et on arrive vraiment à
01:43bout.
01:43Je pense qu'on est tous fatigués de ce système.
01:46Et on espère que ça va changer.
01:49Mais pour l'instant, il ne faut pas l'air très décidé.
01:57Il faut juste rajouter que beaucoup de médias s'approprient cette cause et disent qu'on est là aussi
02:02pour ne pas aller en cours.
02:05On a des rêves de ventilation derrière ce qu'on dit.
02:08Et c'est pas juste pour ne pas aller en cours.
02:11On fait ça aussi.
02:11En fait, je suis juste bienvenue parce que je ne parle pas que l'État base des jeunes.
02:14Puis aussi, les violences policières, c'est le pire en pire.
02:18Ça, c'était déjà fait l'année dernière à Perpille.
02:20C'était la première petite bavure.
02:22Mais là, ça commence à être de pire en pire jusqu'à qu'il y a eu des morts.
02:25Mais je crois qu'à Toulouse, il y en a eu des morts.
02:27Je ne sais pas si ce n'était pas à voir au virus policière.
02:30Et de plus, je ne sais pas.
02:31Et surtout, c'est des revendications que je trouve logiques.
02:34Par exemple, là, il y a mon lycée.
02:36Je viens de le quitter, mais ce n'est pas grave.
02:37Ils ont fait un blocus.
02:38C'était la première fois que je voyais ça.
02:40Et pourtant, à Narbonne, il ne se passe jamais rien.
02:46Je suis Mohamed, élève de première.
02:49Je suis délégué de ma classe.
02:51Ici, qu'est-ce qu'on fait exactement ?
02:52On bloque.
02:53Pourquoi on bloque ?
02:53Parce qu'on n'est pas content, comme ça peut se voir.
02:56On n'est pas content parce que l'État ne nous écoutera.
02:58On revendique justement des bonnes infrastructures pour étudier.
03:03Parce que l'accès à l'éducation, c'est un droit.
03:07C'est une obligation.
03:07En tant que lycéen, on est obligé d'aller à l'école jusqu'à 16 ans.
03:10Et en fait, on trouve ça anormal qu'on ait des mauvaises infrastructures pour étudier.
03:14Qui nous donnent cours dans des infrastructures qui sont extrêmement mauvaises, déplorables.
03:20C'est juste pas possible.
03:22En tant que lycéen, on revendique aussi la sûreté d'élèves par classe.
03:25Parce que c'est ingérable pour un professeur.
03:26Ils sont mal payés.
03:27Et en plus de ça, ils doivent gérer 35 élèves.
03:29À Clémenceau, il y a une classe où ils sont 42.
03:31Pour une seule personne à gérer, franchement, vous vous rendez compte, c'est pas gérable.

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