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Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.

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00:00:02Générique
00:00:11Et on va tout de suite aller retrouver notre journaliste à Saint-Denis, où je vous le disais, un rassemblement
00:00:15en soutien aux lycéens est en cours.
00:00:19Est-ce qu'il y a du monde ? Il y a en tout cas le maire de Saint-Denis,
00:00:23Bailly Bayayoko, présent donc dans cette manifestation.
00:00:29Effectivement, il a pris la parole tout à l'heure, mais c'est un rassemblement qui rassemble surtout des lycéens
00:00:35venus de toute l'île de France,
00:00:36mais aussi des parents d'élèves et des syndicats présents en soutien depuis 14h devant la mairie de Saint-Denis.
00:00:41C'est un moment d'échange pour les lycéens, mais aussi une occasion pour eux de faire le point, de
00:00:46réfléchir à propos de leurs revendications.
00:00:49Alors, tout à l'heure, ils ont pris la parole tour à tour pour témoigner et dénoncer certaines choses.
00:00:55Par exemple, le manque d'enseignants. Certains n'ont pas de professeurs de mathématiques, par exemple, alors que c'est
00:01:01l'année du bac.
00:01:02D'autres dénoncent un système de parcours sub qui serait discriminant.
00:01:06Des établissements aussi délabrés, ils expliquent voir fréquemment des cafards ou des souris travailler sur des tables et des chaises
00:01:11cassées.
00:01:12Ce qui revient aussi beaucoup, c'est la vétusté du bâti, le froid l'hiver et la chaleur l'été,
00:01:17jusqu'à 40 degrés dans leur classe cet été,
00:01:19ce qui les empêche de se concentrer dans l'ensemble. Ils ont l'impression d'être déshumanisés et infantilisés.
00:01:27L'autre point qui ressort beaucoup, c'est la question des violences policières dont ils estiment avoir fait l'objet
00:01:32pendant cette semaine de blocages
00:01:34et des réponses disproportionnées de la part des forces de l'ordre.
00:01:38Pour l'instant, l'Assemblée Générale se déroule dans le calme. Ils souhaitent continuer les blocages la semaine prochaine.
00:01:46Merci beaucoup. En plateau pour en parler, on est avec Laurence Rossignol, sénatrice PS du Val-de-Marne.
00:01:52Bonjour et bienvenue.
00:01:54Julie Rochagneux, vous êtes députée européenne et porte-parole du Rassemblement National.
00:01:58Bonjour et bienvenue également.
00:01:59Nicolas Domenac, éditeur de la politique à challenge.
00:02:01Bonjour et bienvenue.
00:02:03Boris Karlamoff du service Poli-Justice, puisqu'il y a des interpellations.
00:02:07On a des informations qui nous parviennent aussi sur ce volet et on va faire le point dans un instant
00:02:14avec ce qui se passe à Belfort, ce qui s'est passé à Belfort.
00:02:18On attend la conférence du procureur de la République dans quelques minutes.
00:02:21On est également avec Guillaume Roubault-Caché, vous êtes porte-parole du PCF.
00:02:26Bonjour et bienvenue également.
00:02:27Et Patrick Vignal, conseiller politique de Gabriel Attal, ancien député Renaissance.
00:02:31Que vous inspire, je vais commencer par vous Patrick Vignal, que vous inspire la présence du maire LFI dans ce
00:02:36rassemblement en cours-là ?
00:02:37Ce sont les images que l'on voit à Saint-Denis.
00:02:38Moi, elle ne me gêne pas si le maire LFI, qu'il soit LFI ou notre obédience, il travaille sur
00:02:44faire en sorte qu'on ne soit pas en poudrière.
00:02:46Vous savez, le vrai débat, en fait, quand on réfléchit, on parle des retraites, on ne parle pas de la
00:02:50jeunesse.
00:02:50Moi, je déchange avec mes étudiants, avec des jeunes, ils me disent on est angoissés, on a peur de l
00:02:55'IA, de nos métiers, on a la crise écologique.
00:02:58Vous savez, ce qui m'a gêné le plus, c'est qu'il y a des gens qui ont attaqué
00:03:01des enseignants.
00:03:02Donc, il y a une vraie crise.
00:03:03Donc, à la mesure où le maire vient et qu'il peut apporter sa pierre à l'édifice, vous savez,
00:03:08moi, je suis fatigué.
00:03:09Vous n'avez pas le sentiment que la France Insoumise essaye de profiter de ces rassemblements ?
00:03:16Vous savez, je pense qu'on a une partie de classe politique, en fait, qui est uniquement, vous savez, dans
00:03:21cette idée de la colère.
00:03:23Ce qu'il faut, c'est résoudre le problème de nos étudiants.
00:03:25Vous verrez, je suis élu depuis 2012 avec François Hollande, on n'a pas assez mis pour nos étudiants.
00:03:31Et les jeunes, c'est l'avenir.
00:03:32François Mitterrand disait, si la jeunesse n'a pas toujours raison, ce qui la frappe on est toujours temps.
00:03:36Sauf qu'en l'occurrence, Laurence Rossignol, les revendications des étudiants, on ne les entend plus.
00:03:41C'est tout le problème, effectivement.
00:03:43Je crois que d'abord, les revendications des étudiants sont justifiées et légitimes.
00:03:46On assiste à un effondrement du système scolaire.
00:03:49Le système scolaire, ça commence dans le primaire, ça continue lycée-collège et l'université n'est pas du tout
00:03:55épargnée.
00:03:56Au contraire, ce que manifeste l'angoisse des lycéens, c'est aussi l'angoisse de qu'est-ce qui va
00:04:00se passer après le bac ?
00:04:01Qu'est-ce qu'on va faire en post-bac ?
00:04:03Cet effondrement du système scolaire, on a alerté à plusieurs reprises là-dessus.
00:04:08Quand est-ce qu'il commence ? J'en sais rien.
00:04:10Mais en tous les cas, ça fait dix ans que les mêmes gouvernements se succèdent et on considérait qu'il
00:04:17valait mieux, dans ce pays, exonérer de taxes et d'impôts les plus riches et réduire les dépenses dans les
00:04:24services publics.
00:04:25Les lycéens ont donc raison.
00:04:26Par ailleurs, il faut le dire, les lycéens sont en train de se faire confisquer, voler leurs mouvements par des
00:04:33groupes que l'on voit cagoulés.
00:04:36On va les appeler les casseurs, c'est le mot en général.
00:04:39Est-ce qu'il faut vraiment les dissocier, Laurence Rossignol ?
00:04:41Quand on voit le nombre d'interpellations, 5000 interpellations depuis lundi, 85% de mineurs, est-ce que ce n
00:04:47'est pas plutôt le mouvement lycéen qui se radicalise ?
00:04:50Je pense qu'on a affaire à quelque chose sur lequel il faut qu'on s'arrête.
00:04:54C'est une culture de la violence qui s'est installée dès qu'il y a un moment collectif et
00:05:01public.
00:05:01Ces cultures de la violence, des fois, elles se grèvent sur des événements heureux, un match de foot gagné, et
00:05:06on est sidéré de voir ce qui se passe dans les rues après un match de foot gagné.
00:05:10Et là, il y a une culture de la violence dans le mouvement.
00:05:13Je ne veux pas jouer les boumeuses qui ont des expériences en matière de mouvement étudiant et lycéens, mais un
00:05:18peu quand même.
00:05:19Ce qui me frappe dans ce mouvement, c'est qu'il y a un certain nombre d'étapes, qui sont
00:05:25des étapes en général liées au mouvement étudiant,
00:05:29qui sont l'Assemblée générale, l'élection des délégués, puis ensuite la coordination, puis ensuite le rendez-vous national.
00:05:36Tout ça est complètement squeezé, et on va directement à un mouvement qui bloque.
00:05:41Donc la question qui était auparavant, dans les mouvements lycéens et étudiants précédents, qui était de créer une majorité, d
00:05:48'avoir le plus grand nombre avec soi,
00:05:50elle est aujourd'hui contournée par le fait qu'avec un petit groupe, on peut bloquer un lycée.
00:05:57Donc il y a dans ce mouvement des difficultés.
00:05:59Mais ce que je tiens à dire, juste un mot,
00:06:03Pardonnez-moi Laurent Cotignol, priorité au direct, le procureur de la République de Belfort s'exprime.
00:06:08On l'écoute.
00:06:19Merci à vous.
00:06:21Je vous propose donc ce point presse pour un état d'actualisation de cette procédure ouverte ce vendredi,
00:06:30à la suite des faits de violence grave dont a été victime un commandant de police, comme vous le savez,
00:06:39en actualisation de mes précédents points presse, peut-être que quelques propos liminaires avant de reprendre la chronologie des événements
00:06:51et les résultats des investigations qui ont s'étaient menées ces 48 dernières heures, vous dire qu'à mon sens,
00:06:57des extraits coupés d'une vidéo sans disposer du contexte,
00:07:01sans avoir été sur place, sans connaître ce que disent les personnes qui ont vécu la scène, aussitôt diffusées, largement
00:07:11commentées par beaucoup sur les réseaux sociaux,
00:07:14et qui condamnent sans connaître la procédure, voilà comment une interprétation devient en quelques clics une prétendue vérité.
00:07:22Et je le dis en ma qualité de procureur de la République, c'est profondément inquiétant.
00:07:27Ce point presse a pour objet, conformément à l'article 11-2 du Code de procédure pénale, de vous apporter
00:07:33de manière objective les éléments qui ressortent des investigations
00:07:36menées donc depuis 48 heures à la suite de cette enquête ouverte, je l'indiquais dès vendredi, du chef criminel
00:07:43de tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique,
00:07:46une qualification que j'ai souhaitée volontairement la plus large pour permettre aux services enquêteurs désignés de disposer précisément des
00:07:53moyens d'investigation
00:07:54les plus larges pour mener l'enquête. La chronologie des événements, vous la connaissez, pour mémoire, vous le savez, ce
00:08:04commandant de police
00:08:05qui exerce des fonctions de chef du renseignement territorial de la direction départementale de Belfort intervenait ce vendredi matin
00:08:14aux abords du lycée Courbet dès le début de matinée alors qu'environ 200 jeunes étaient rassemblés dans le cadre
00:08:22des mouvements lycéens
00:08:24que connaît notre pays depuis plusieurs jours. Parmi ces individus, parmi ces jeunes, ces lycéens, une cinquantaine d'individus
00:08:32étaient identifiés par les services de police, pour la plupart cagoulés ou masqués, vêtus de sombre, individus qui procédaient à
00:08:42des tirs de mortier
00:08:43ou des projectiles en direction des forces de l'ordre présents sur place pour sécuriser le mouvement lycéen.
00:08:51Tandis que plusieurs départs d'incendie étaient également constatés à l'instar des exactions commises sur l'agglomération de Belfort
00:08:59les jours précédents aux abords des autres principaux lycées de la ville. Ce commandant de police, présent au titre de
00:09:07ses fonctions
00:09:08du renseignement territorial, à savoir présent en civil, ayant des fonctions d'observation, nécessitant la transmission
00:09:17de ces informations au service en mesure de procéder aux interpellations en toute sécurité, ce commandant de police
00:09:23identifiait un individu qu'il avait été déjà repéré les jours précédents pour sa participation à des incendies de poubelle
00:09:32sur la voie publique. Il décidait de le suivre alors que cet individu s'isolait au niveau du lit de
00:09:42la rivière
00:09:42qui s'appelle la Savoureuse, qui traverse Belfort et qui se situe en contrebas du parc François Mitterrand
00:09:48qui est le parc au niveau duquel avaient lieu les violences urbaines. Ce commandant décidait de procéder à l'interpellation
00:09:54de cet individu au motif que cet individu était déjà précédemment identifié comme auteur d'infractions pour lesquelles des recherches
00:10:04étaient déjà engagées et estimant pouvoir en toute sécurité le faire. Il indiquait qu'il identifiait donc cet individu
00:10:13qui se situait au niveau du lit de cette rivière qui, je le précise, est asséchée en cette période après
00:10:20la sécheresse
00:10:21qu'a traversée notre pays avec un lit de la rivière qui représente ceci. Je ne sais pas si l
00:10:28'image sera suffisamment visible.
00:10:31Je la tiendrai à disposition. Ce sont des photographies qui ont été prises, qui peuvent être prises par tout un
00:10:36chacun.
00:10:37Lits de la rivière qui comportent, comme vous le voyez, très peu d'eau et de nombreuses pierres, comme sur
00:10:45toute rivière.
00:10:47Le lit de cette rivière en contrebas de ce parc était déjà identifié par les services de police comme un
00:10:52lieu de repli des casseurs
00:10:56et un lieu où ces casseurs, ces individus cagoulés, masqués, la plupart vêtus de sombre avec des sacs à dos,
00:11:04venaient s'approvisionner en projectiles destinés à être utilisés contre les forces de l'ordre.
00:11:09A cet endroit précisément, je l'indique d'emblée, des relevés ont été faits par le service enquêteur.
00:11:17A l'endroit où l'eau est la plus profonde, il y a très précisément 19 centimètres.
00:11:23Ceci a été vérifié par le service de la division de la criminalité organisée spécialisée du Doubs,
00:11:29en charge de la suite des investigations, 19 centimètres, 19 centimètres, c'est moins que la largeur d'une feuille
00:11:39de papier A4
00:11:39qui mesure 21 centimètres. Voilà, on est à peu près à cette distance-là, cette profondeur-là, au plus profond
00:11:45du lit de cette rivière.
00:11:47À cet endroit-là donc, le commandant de police en question identifiait la présence de cet individu
00:11:54qui se trouvait agenouillé au bord de cette rivière. Lorsqu'il a été entendu, ce commandant a indiqué
00:12:00qu'il non seulement allait effectivement profiter de ce que l'individu se trouvait isolé pour procéder à son interpellation
00:12:07et sa remise aux autres services en toute sécurité, et afin qu'il ne puisse pas s'approvisionner en projectiles
00:12:16comme ce pouvait être le cas. Il a ainsi indiqué qu'il était arrivé derrière ce jeune homme
00:12:23l'avait alors plaqué face contre l'eau et avait commencé un menottage d'un poignet
00:12:31sans pouvoir aller au bout de ce menottage en raison du blocage de l'une des menottes.
00:12:37Se trouvant seul à ce moment-là et constatant par ailleurs que plusieurs autres individus
00:12:43se rapprochaient de la berge et se trouvaient donc dans la zone boisée un petit peu plus haut,
00:12:47il a ainsi estimé devoir, tout en maintenant l'intéressé Manu Militari, avec donc une menotte
00:12:55à un seul poignet, a ainsi progressé dans le lit de cette rivière, où vous voyez on marche
00:12:59sans aucune difficulté, pour sortir de cette cuvette avec le maximum évidemment de conditions de sécurité.
00:13:07Il faisait ainsi monter l'individu interpellé sur le talus tout en restant derrière lui,
00:13:13en le tenant d'une main, remonter donc ainsi sur la berge et arriver au niveau du parc
00:13:19où se poursuivaient léger de projectiles des individus masqués ou visage dissimulé
00:13:25en face des forces de l'ordre qui étaient eux en tenue.
00:13:29Le commandant indiquait avoir été alors rapidement pris à partie par de nombreux individus hostiles
00:13:35auxquels il annonçait, comme il l'avait fait d'ailleurs auprès de l'individu
00:13:39qu'il venait d'interpeller sa qualité de policier.
00:13:42Le commandant ensuite indiquait ne plus avoir de souvenirs à partir de cet instant,
00:13:47ayant effectivement perdu brièvement connaissance.
00:13:50Ses collègues, et notamment le plus proche, un membre du même service du renseignement territorial
00:13:56qui était entendu éloigner les individus en faisant usage de son bâton télescopique.
00:14:02Les témoignages recueillis et les vidéos qui ont pu être exploitées de toute cette scène
00:14:07ont permis d'établir qu'un individu est effectivement alors arrivé dans le dos de ce commandant,
00:14:13lui portant manifestement un violent coup qui semble être un coup de poing
00:14:16provoquant la chute du commandant de police,
00:14:20faisant ainsi libérer de fait l'individu qu'il venait d'interpeller.
00:14:24Alors qu'il se trouvait au sol, le commandant de police était alors roué de coups,
00:14:28et notamment au visage, et l'individu qu'il venait d'interpeller
00:14:32et qui donc était parvenu à se libérer tout en ayant toujours la menotte au poignet,
00:14:36l'individu en question lui portait deux violents coups de pied à la tête.
00:14:42Cette scène-là a été parfaitement identifiée à partir de l'exploitation des nombreuses vidéos
00:14:47qui nous sont remontées rapidement.
00:14:50L'individu était ainsi formellement identifié,
00:14:53notamment à partir de la menotte qu'il portait encore au poignet à cet instant.
00:14:56Au moins deux autres individus apparaissaient formellement également
00:15:01parmi les individus comme hauteur de coups de poing ou de pied
00:15:06à l'encontre du commandant de police qui se trouvait toujours au sol à cet instant.
00:15:12Vous le savez, ce commandant a été rapidement évacué vers l'hôpital Nord-Franche-Comté.
00:15:16Il a fait l'objet de plusieurs examens.
00:15:18Le premier examen médical fait notamment état de plaies à l'arc à droite,
00:15:23de plaies de la joue droite, d'un hématome au niveau de la joue côté droit,
00:15:27de cervicalgie diffuse, mais également d'un hématome important
00:15:31mesurant 20 cm par 10 cm au niveau d'une cuisse,
00:15:35d'un hématome de 10 cm par 4 cm au niveau d'une jambe
00:15:39et d'un état de stress aigu et un choc émotionnel à la revivissance de la scène.
00:15:44En l'état, le médecin qui a procédé à ce premier examen
00:15:47a fixé à 8 jours l'incapacité totale de travail consécutive
00:15:51aux lésions constatées sur cet officier de police.
00:15:57Les investigations ont conduit rapidement à l'identification d'un premier mineur
00:16:04âgé de 17 ans qui était placé en garde à vue ce vendredi 2 octobre à 11h.
00:16:11Jeune homme sans aucun antécédent judiciaire, lycéen dans l'établissement Courbet.
00:16:16Ce jeune homme était placé en garde à vue afin de s'expliquer sur sa présence
00:16:20qui apparaissait avérée au vu des exploitations de vidéos prises sur les lieux.
00:16:26Ces exploitations qui se sont poursuivies durant les 24 heures de sa garde à vue
00:16:31n'ont pas permis de constater le moindre acte de violence
00:16:35ce que ce jeune homme aurait porté à l'encontre du commandant de police.
00:16:39C'est effectivement en ce sens que ce jeune homme a décrit sa participation,
00:16:45à savoir qu'il n'était que présent, qu'il se trouvait dans le groupe de lycéens
00:16:48qui manifestait à ce moment-là, qu'il avait été pris par un mouvement de foule,
00:16:52qu'il avait suivi le groupe d'individus qu'il ne connaissait pas pour la plupart,
00:16:57un groupe d'individus qu'il a lui-même qualifié effectivement d'hostile
00:17:00aux commandes de police et violent, en indiquant qu'il a réprimé totalement ces violences.
00:17:06Et je vous l'indiquais donc, toutes les vidéos que nous avons exploitées
00:17:10durant le temps de sa garde à vue n'ont pas permis de contredire sa version
00:17:14et au contraire permis d'écarter tout acte de violence de sa part.
00:17:17Sa garde à vue a ainsi été levée hier, samedi, en milieu de journée,
00:17:21sans qu'aucune charge ne soit retenue à son encontre.
00:17:25Il a néanmoins pu apporter un certain nombre d'explications
00:17:27et notamment a pu permettre aux enquêteurs d'affiner l'identification
00:17:32qui s'est poursuivie à partir des éléments vidéo dont nous disposions
00:17:36des principaux auteurs des violences sur le commandant de police.
00:17:40On notamment a été identifiés en particulier quatre individus
00:17:45ayant porté les principaux coups à l'encontre du commandant de police.
00:17:48Le premier individu qui lui porte le premier coup dans le dos
00:17:51qui fait chuter le commandant de police.
00:17:54Le deuxième individu qui correspond à l'individu qui avait été interpellé
00:17:59initialement par le commandant de police, celui qui était donc menotté
00:18:01à une seule main et qui est parvenu ensuite à s'enfuir.
00:18:05Ainsi que deux autres individus.
00:18:08Le premier qui a pu être identifié est un jeune homme âgé de 17 ans et demi,
00:18:15natif de Russie mais de nationalité bulgare,
00:18:19scolarisé au lycée courbé également, sans aucun antécédent judiciaire.
00:18:24Il s'agit d'un jeune homme d'une famille de quatre enfants
00:18:28sans aucune difficulté quelconque qui nous serait remontée.
00:18:34Je vous l'indiquais donc de nationalité bulgare,
00:18:37des parents donc également de nationalité bulgare.
00:18:40Les investigations ont permis d'établir qu'il s'agit d'une famille
00:18:43arrivée sur le territoire national en milieu d'année 2020,
00:18:47une maman qui est au foyer et un papa qui exerce une profession
00:18:52d'ingénieur informatique en Allemagne.
00:18:55Une famille, je vous l'indiquais donc, sans aucune remontée négative quelconque,
00:19:01ni évidemment concernant les parents, ni encore une fois concernant le mineur
00:19:05qui est totalement inconnu des services de police, de gendarmerie et de la justice.
00:19:09Cet individu, donc je vous l'indiquais scolarisé au lycée courbé,
00:19:13a pu être rapidement identifié comme étant l'individu qui avait été interpellé
00:19:17donc au bord de la rivière, agenouillé, lorsque le commande de police
00:19:23l'interpelle à cet endroit-là.
00:19:27Ce jeune homme a été interpellé dès vendredi soir et placé en garde à vue.
00:19:32C'est volontairement que je n'ai pas fait état de l'interpellation de ce jeune homme,
00:19:37mais n'ai fait état que de son identification pour préserver la sécurité
00:19:41et la sérénité des investigations en cours durant tout le temps de sa garde à vue.
00:19:46Au cours de sa garde à vue, ce jeune homme a reconnu effectivement être l'individu
00:19:50qui avait été interpellé par le commandant de police au niveau de la rivière.
00:19:54Il a expliqué qu'il se trouvait à cet endroit, non pas pour se ravitailler
00:20:00en projectiles de type caillou, mais pour se laver les mains,
00:20:03au motif qu'il avait un œuf dans sa poche, qu'on lui aurait donné
00:20:07quelques instants auparavant, dont il ne s'était pas servi
00:20:10et qui s'était cassé dans sa poche.
00:20:12Et que c'est pour cette raison qu'il venait se laver les mains
00:20:15à cet endroit de la rivière.
00:20:19S'il a indiqué qu'il n'avait pas participé au tir de projectiles
00:20:23en amont de son interpellation ce matin-là,
00:20:26de projectiles de type mortier d'artifice,
00:20:29il a reconnu qu'il avait, je le cite, lancé des cailloux le matin même
00:20:33en direction des policiers avant de se rendre au niveau de la rivière
00:20:37pour se laver les mains pour le motif que je vous indiquais.
00:20:40Il a reconnu les violences commises sur le commandant de police
00:20:45en expliquant, je le cite,
00:20:46« Je ne sais pas si c'est à cause de l'adrénaline,
00:20:49je lui ai mis deux coups de pied dans la tête ».
00:20:53Ce jeune homme explique avoir porté ses coups
00:20:55alors que le commandant de police était effectivement au sol
00:20:57et que les autres individus l'agressaient,
00:21:00évoquant le fait que lui-même était encore mouillé
00:21:04des circonstances de son interpellation
00:21:05sur lesquelles je vais revenir dans un instant,
00:21:08qu'il avait quelques griffures à une épaule
00:21:10qui ont effectivement été constatées,
00:21:12qui n'ont donné lieu à aucune prescription médicale.
00:21:14Il a naturellement été vu par un médecin au cours de sa garde à vue
00:21:17et en raison du stress.
00:21:20Il a reconnu qu'il avait parfaitement compris
00:21:22qu'à la suite de son interpellation,
00:21:24le commandant était bien policier.
00:21:26Il explique qu'il a pris la fuite
00:21:28alors qu'il portait encore une menotte au poignet,
00:21:31menotte qu'il a réussi à faire couper
00:21:33à l'aide d'une pince coupante
00:21:35avec l'aide, selon ses déclarations,
00:21:37des personnes de son quartier.
00:21:39L'exploitation de son téléphone portable
00:21:42a permis de découvrir en particulier
00:21:45deux vidéos,
00:21:46le montrant le mercredi 30 septembre,
00:21:49participant aux violences urbaines
00:21:52sur la commune de Belfort,
00:21:53en train d'incendier des poubelles sur la voie publique.
00:21:56Cet élément venant corroborer
00:21:58l'identification qui en était déjà faite
00:22:01par les services de police
00:22:02comme étant l'un des individus
00:22:04qui avaient effectivement participé
00:22:05aux violences urbaines les jours précédents.
00:22:07Son téléphone comportait également une photographie
00:22:11d'une une que j'ai ici du journal l'Est républicain
00:22:16qui, ce vendredi 2 octobre,
00:22:19affichait cette photographie en première page
00:22:21où nous voyons un individu
00:22:24photographié en tant que casseur,
00:22:27visage dissimulé, habillé de sombre
00:22:29et manifestement jetant des projectiles
00:22:31en direction des forces de l'ordre.
00:22:33Ce jeune homme, qui avait donc cette photo
00:22:36dans son téléphone, a expliqué
00:22:37qu'il s'agissait de lui
00:22:39et qu'il avait effectivement souhaité
00:22:42conserver cette photographie
00:22:44en quelque sorte en souvenir.
00:22:47Les enquêteurs ont effectivement,
00:22:49en analysant en détail la photographie,
00:22:51permis d'aboutir à la confirmation
00:22:53que les traits du peu de visage
00:22:55que nous voyons sur cette photographie
00:22:57correspondent bien à ce jeune homme.
00:23:00Il a également reconnu être le propriétaire
00:23:03d'un sac à dos
00:23:04qui a été retrouvé à proximité
00:23:06du lit de la rivière asséchée.
00:23:09Sac à dos qui contenait
00:23:10une cagoule,
00:23:12un masque de type lunettes de ski,
00:23:15une paire de gants,
00:23:17trois bombes aérosols,
00:23:19un foulard,
00:23:21deux briquets
00:23:22et enfin un bocal en verre
00:23:24contenant un liquide
00:23:25qu'il a présenté comme un produit
00:23:26destiné à nettoyer des toilettes
00:23:28et dont il avait l'intention
00:23:29de se servir uniquement
00:23:31pour le jeter au sol.
00:23:32Je vous livre ses explications.
00:23:35S'agissant des conditions
00:23:36de son interpellation,
00:23:37ce jeune homme a affirmé
00:23:38que le commandant de police
00:23:41avait sans doute pensé,
00:23:42selon lui à tort,
00:23:43qu'il était l'auteur de tir de mortier
00:23:45qui effectivement avait été constaté
00:23:47peu avant et alors
00:23:49qu'un autre individu
00:23:51qui lui avait tiré des mortiers
00:23:53s'était également réfugié
00:23:54dans cette zone-là ombragée
00:23:57et que c'est sans doute
00:23:58pour cette raison
00:23:59que ce commandant de police
00:24:00donc était arrivé derrière lui
00:24:01et l'avait poussé
00:24:03pour l'empêcher
00:24:03de s'enfuir.
00:24:07Les images
00:24:08largement commentées,
00:24:09largement diffusées
00:24:10dont nous disposons évidemment
00:24:11en quantité importante
00:24:12et qui ont fait l'objet
00:24:13d'une exploitation très minutieuse
00:24:14lui ont été soumises
00:24:16dans leur intégralité.
00:24:18Voyant ces images,
00:24:20il a reconnu
00:24:21que le commandant
00:24:21était bien en train
00:24:22de procéder à son interpellation
00:24:24au moment où il était arrivé
00:24:25dans son dos
00:24:27et lorsqu'il lui a été posé
00:24:28la question de savoir
00:24:29s'il pensait que ce policier
00:24:30avait tenté de le noyer,
00:24:32il a répondu par la négative.
00:24:34Les images montrent en effet,
00:24:36je vous l'indiquais,
00:24:37que cette interpellation
00:24:38est intervenue
00:24:38dans ce ruisseau quasiment asséché
00:24:40avec un niveau d'eau
00:24:42qui, à l'endroit le plus profond,
00:24:44mesure donc 19 cm très exactement
00:24:47et que le commandant de police
00:24:50avait effectivement extrait
00:24:52l'intéressé de l'eau rapidement
00:24:54pour procéder à ce monodage
00:24:56sur la berge
00:24:58et non dans l'eau.
00:25:00Ce jeune homme a exprimé
00:25:02des regrets importants
00:25:03quant aux violences
00:25:04qu'il reconnaît donc avoir
00:25:07commises à l'encontre
00:25:08du commandant de police
00:25:09et a affirmé
00:25:10qu'à aucun moment
00:25:11il n'avait eu
00:25:11la moindre intention
00:25:12de le tuer.
00:25:15Au cours de sa toute dernière
00:25:17audition en garde à vue,
00:25:19ce jeune homme a maintenu
00:25:22les différentes explications,
00:25:24les différentes déclarations
00:25:25dont je viens de vous donner
00:25:26connaissance.
00:25:28Il a été en particulier
00:25:30réinterrogé
00:25:31sur sa participation
00:25:33aux violences urbaines
00:25:34depuis le mercredi 30 septembre
00:25:35qu'il a donc à nouveau reconnu.
00:25:38Je le précise,
00:25:39durant toutes ses auditions,
00:25:40ce jeune homme était assisté
00:25:41de son avocat naturellement
00:25:42et ses auditions sont toutes filmées
00:25:44puisqu'encore une fois,
00:25:45il s'agit d'un mineur.
00:25:47A la question de savoir
00:25:48s'il portait systématiquement
00:25:50des cagoules
00:25:51ou des masques
00:25:52de ski notamment
00:25:53lorsqu'il a participé
00:25:54à ces manifestations
00:25:56et notamment
00:25:57au moment
00:25:58où les choses ont dégénéré
00:25:59envers les forces de l'ordre,
00:26:01ce jeune homme a expliqué
00:26:02qu'il lui était arrivé
00:26:03effectivement des fois
00:26:04de se dissimuler le visage,
00:26:06notamment,
00:26:06je le cite,
00:26:07quand j'ai essayé
00:26:08d'enflammer la poubelle.
00:26:10Il a reconnu à nouveau
00:26:11avoir lancé des cailloux
00:26:13en direction
00:26:13des forces de l'ordre.
00:26:15Question lui a été posée
00:26:17de l'usage
00:26:18qu'il aurait pu faire
00:26:19ou qu'il comptait faire
00:26:21des différents objets
00:26:22retrouvés
00:26:23dans son sac à dos
00:26:24qui sont des objets,
00:26:25vous en conviendrez,
00:26:26qui constituent
00:26:27la panoplie parfaite
00:26:28du casseur
00:26:29lors des débordements
00:26:30en marche
00:26:30de manifestation.
00:26:31Il a expliqué
00:26:32qu'il avait essayé
00:26:34d'enflammer
00:26:35une poubelle
00:26:36avec un briquet
00:26:37et l'une des bombes
00:26:39aérosols
00:26:39qu'il y avait dans son sac
00:26:40mais je le cite,
00:26:41ça n'a pas marché.
00:26:44Il a précisé
00:26:45qu'il avait effectivement
00:26:46quatre bombes aérosols
00:26:47et qu'il en avait
00:26:48utilisé une
00:26:49parce que quelqu'un
00:26:50avait mis du gasoil,
00:26:51je le cite toujours,
00:26:52sur la route
00:26:53et qu'il avait alors
00:26:53pulvérisé de la bombe dessus
00:26:55mais que,
00:26:56je le cite toujours,
00:26:57ça n'a pas explosé.
00:26:59Il a maintenu
00:27:00à l'issue
00:27:01de cette dernière audition
00:27:02de garde à vue,
00:27:03toujours en présence
00:27:04de son avocat,
00:27:05il a maintenu
00:27:06reconnaître
00:27:06avoir effectivement
00:27:07porté
00:27:08les deux violents coups de pied
00:27:09que nous voyons
00:27:10aux vidéos
00:27:10sur la tête
00:27:11du commandant de police.
00:27:13Enfin,
00:27:14les enquêteurs
00:27:15sont revenus
00:27:15avec lui
00:27:15une dernière fois
00:27:17sur les circonstances
00:27:18de son interpellation
00:27:20qui peuvent,
00:27:21je le comprends tout à fait,
00:27:22susciter un certain
00:27:23nombre de questions.
00:27:24C'est la raison
00:27:24pour laquelle nous avons
00:27:25naturellement
00:27:26dans le cadre
00:27:26de ces investigations
00:27:27et parce que
00:27:28je n'ai pas jugé utile
00:27:30d'ouvrir une enquête
00:27:30distincte
00:27:31puisque tout ceci,
00:27:32l'interpellation
00:27:32de ce jeune homme
00:27:33et les événements graves
00:27:34qui se sont passés derrière
00:27:35sont naturellement
00:27:37intrinsèquement liés.
00:27:38Il a confirmé,
00:27:39je le cite,
00:27:39je ne pense pas
00:27:40qu'il ait essayé
00:27:41de me noyer.
00:27:42J'ai eu cette impression
00:27:43au départ
00:27:43parce que j'étais simplement
00:27:45surpris,
00:27:46je le cite.
00:27:47Il a pensé,
00:27:47je le cite toujours,
00:27:48que j'étais en train
00:27:49de ramasser des cailloux
00:27:50alors que je me lavais
00:27:51les mains
00:27:51et aussi parce qu'il a dû
00:27:52penser que c'était moi
00:27:53qui avait lancé un mortier
00:27:55parce que celui
00:27:55qui a lancé le mortier
00:27:56est venu dans la forêt
00:27:57vers moi.
00:27:59Fin de citation.
00:28:01En parallèle
00:28:02de l'interpellation
00:28:03de ce jeune homme,
00:28:04un autre jeune mineur
00:28:06beaucoup plus jeune,
00:28:09âgé de 15 ans et demi,
00:28:11natif de Belfort,
00:28:13demeurant sur une commune
00:28:14du territoire de Belfort,
00:28:16a été interpellé également
00:28:18dès ce vendredi
00:28:19en fin d'après-midi.
00:28:21Un jeune homme également
00:28:22scolarisé en classe de première
00:28:23au lycée Courbet
00:28:24sans aucun antécédent judiciaire
00:28:26et qui a été formellement
00:28:27identifié sur les vidéos
00:28:29à partir de sa tenue vestimentaire
00:28:31que je ne détaille pas
00:28:32comme étant l'un des individus
00:28:34ayant participé aux violences
00:28:36sur le commandant de police.
00:28:38Les exploitations vidéo
00:28:39démontrent effectivement
00:28:40que cet individu
00:28:41avec cette tenue vestimentaire
00:28:42arme son pied
00:28:44et semble manifestement
00:28:46s'apprêter à porter
00:28:48un coup de pied
00:28:48au commandant de police
00:28:49qui se trouve toujours au sol.
00:28:51Ce jeune homme,
00:28:52au cours de sa garde à vue,
00:28:52également naturellement
00:28:53assisté en permanence
00:28:54de son avocat,
00:28:56a reconnu avoir été
00:28:57au contact de ce groupe,
00:28:59a admis avoir voulu
00:29:01porter un coup de pied
00:29:02au policier
00:29:03qu'il a effectivement
00:29:06confirmé avoir bien
00:29:07identifié comme tel
00:29:08du fait qu'il tenait
00:29:09avec une main
00:29:11quelqu'un qui était
00:29:12maintenu avec une menotte,
00:29:14tout en soutenant
00:29:15qu'il aurait dévié
00:29:16sa trajectoire
00:29:17à la dernière seconde
00:29:18et que donc
00:29:19il n'aurait pas frappé
00:29:20le policier.
00:29:21Cette version apparaît,
00:29:23semble-t-il,
00:29:24contredite par les éléments
00:29:25vidéo ?
00:29:26C'est la suite
00:29:26de l'enquête
00:29:26qui devra déterminer
00:29:27très précisément
00:29:28son degré
00:29:29de responsabilité.
00:29:30Il a enfin confirmé
00:29:32que l'autre jeune homme
00:29:33âgé donc
00:29:34de 17 ans
00:29:35et demi
00:29:35avait bien porté
00:29:36des coups.
00:29:37Le jeune homme
00:29:37qu'il a identifié
00:29:39par son prénom
00:29:39avait bien porté
00:29:40des coups
00:29:40au commandant de police.
00:29:42A l'issue
00:29:43des mesures
00:29:44de garde à vue
00:29:45de ces deux mineurs
00:29:46ce dimanche,
00:29:50Montparquet
00:29:50ouvre une information
00:29:51judiciaire
00:29:52auprès du juge
00:29:53d'instruction
00:29:53de Belfort
00:29:54à l'encontre
00:29:55de ces deux mineurs
00:29:57pour l'infraction
00:29:58de violence
00:29:59sur fonctionnaires
00:30:00de la police nationale
00:30:01ayant entraîné
00:30:02une incapacité
00:30:03de total de travail
00:30:03n'excédant pas
00:30:04huit jours,
00:30:05aggravés par au moins
00:30:06deux circonstances
00:30:08commises
00:30:08lors d'une manifestation
00:30:10sur la voie publique.
00:30:11Il s'agit
00:30:11d'un délit
00:30:12réprumé
00:30:13au maximum
00:30:14d'une peine
00:30:14de dix ans
00:30:15d'emprisonnement.
00:30:16L'information
00:30:17judiciaire
00:30:17est ainsi ouverte
00:30:18de ce chef
00:30:19à l'encontre
00:30:19de ces deux mineurs
00:30:20mais également
00:30:20contre X
00:30:21pour permettre
00:30:22au juge
00:30:22d'instruction
00:30:22désormais
00:30:23saisi de la procédure
00:30:24de pouvoir identifier
00:30:25les autres individus
00:30:27ayant exercé
00:30:28des violences
00:30:29ayant participé
00:30:30au lynchage
00:30:31de ce commandant
00:30:31de police.
00:30:32L'information
00:30:33judiciaire
00:30:33est également
00:30:34ouverte
00:30:34spécifiquement
00:30:35à l'encontre
00:30:36du mineur
00:30:37âgé
00:30:38pour également
00:30:39l'infraction
00:30:40de violences
00:30:41sur fonctionnaires
00:30:42de la police nationale
00:30:43sans incapacité
00:30:44aggravée
00:30:44par une circonstance
00:30:45lors de la manifestation
00:30:46sur la voie publique.
00:30:48Il s'agit
00:30:49de l'infraction
00:30:49qui vient réprimer
00:30:50léger de projectiles
00:30:51antérieurs
00:30:52reprochés
00:30:53à ce jeune homme
00:30:54sur les forces
00:30:55de l'ordre
00:30:55belfortaine.
00:30:57Enfin,
00:30:58l'infraction
00:30:59spécifique
00:31:00de dégradation
00:31:01ou détérioration
00:31:01du bien d'autrui
00:31:02par moyens dangereux
00:31:03lors d'une manifestation
00:31:04sur la voie publique
00:31:05est également retenue
00:31:06dans le cadre
00:31:07de cette information
00:31:07judiciaire
00:31:08visant également
00:31:09ce jeune homme
00:31:09de 17 ans et demi
00:31:10qui vient réprimer
00:31:12l'incendie
00:31:13ou la tentative
00:31:13d'incendie
00:31:14de poubelle
00:31:15sur la voie publique.
00:31:17S'agissant du jeune homme
00:31:18âgé de 17 ans
00:31:19et demi
00:31:20bien qu'il n'ait
00:31:21aucun antécédent judiciaire
00:31:22qu'il présente
00:31:23manifestement
00:31:24des garanties
00:31:24de représentation
00:31:25le service
00:31:26de la protection judiciaire
00:31:27de la jeunesse
00:31:28du territoire
00:31:28de Belfort
00:31:29a réalisé conformément
00:31:30à la procédure
00:31:31une enquête
00:31:33un recueil
00:31:34de renseignements
00:31:34sociaux éducatifs
00:31:35qui nous a permis
00:31:36de recueillir
00:31:36un certain nombre
00:31:37d'éléments
00:31:37plutôt rassurants
00:31:38sur les conditions
00:31:40de vie au domicile.
00:31:42Néanmoins,
00:31:43compte tenu
00:31:43de l'extrême gravité
00:31:44des faits reprochés
00:31:46à ce jeune homme
00:31:47en dépit de l'absence
00:31:48d'antécédent judiciaire,
00:31:49en dépit de garantie
00:31:50de représentation
00:31:51qui nous semble
00:31:51effectivement avérée,
00:31:53mon parquet
00:31:54requiert le placement
00:31:55en détention provisoire
00:31:57de ce mineur
00:31:57devant le juge
00:31:58des libertés
00:31:58et de la détention
00:31:59qui sera donc saisie
00:32:00à l'issue
00:32:01des présentations
00:32:02qui se déroulent
00:32:03actuellement
00:32:04devant le juge
00:32:05d'instruction.
00:32:06S'agissant
00:32:07de l'autre mineur
00:32:08âgé de 15 ans
00:32:09et demi,
00:32:10donc de moins de 16 ans,
00:32:12son placement
00:32:12en détention provisoire
00:32:13n'est légalement
00:32:14pas possible
00:32:15en l'État.
00:32:17Conformément
00:32:18donc aux outils
00:32:19législatifs
00:32:20à notre disposition,
00:32:21nous requérons
00:32:22les mesures coercitives
00:32:23les plus importantes
00:32:25qui sont juridiquement
00:32:26possibles
00:32:26à son encontre,
00:32:27à savoir son placement
00:32:29sous contrôle judiciaire
00:32:30strict
00:32:30comprenant diverses
00:32:32obligations et interdictions
00:32:33et en particulier
00:32:34comprenant une obligation
00:32:35de placement
00:32:36dans un établissement
00:32:38de la protection judiciaire
00:32:39de la jeunesse
00:32:40situé en dehors
00:32:41naturellement
00:32:42du ressort
00:32:43du territoire
00:32:43de Belfort.
00:32:44Contrôle judiciaire
00:32:45pour lequel nous requérons
00:32:46naturellement
00:32:46des interdictions
00:32:47habituelles
00:32:48de port d'armes,
00:32:50d'être en contact
00:32:52avec toutes les personnes
00:32:53impliquées dans la procédure,
00:32:54avec les victimes,
00:32:56une obligation
00:32:57de couvre-feu,
00:32:58une interdiction
00:32:59de participer
00:33:00à toute manifestation
00:33:01quelconque
00:33:01sur la voie publique
00:33:02et une interdiction
00:33:03de paraître
00:33:03aux abords
00:33:04d'un quelconque
00:33:05établissement scolaire
00:33:05autre que celui
00:33:06où il aura vocation
00:33:08à poursuivre
00:33:09naturellement
00:33:09une formation
00:33:11ou une scolarité.
00:33:14Ces mesures
00:33:15actuellement requises
00:33:15feront l'objet
00:33:17d'un débat
00:33:18devant le juge
00:33:18d'instruction
00:33:19s'agissant
00:33:20du mineur
00:33:20de moins de 16 ans
00:33:21et la détention provisoire
00:33:22sera donc soutenue
00:33:23en fin de journée
00:33:24devant le juge
00:33:25des libertés
00:33:25de la détention
00:33:26une fois
00:33:26les interrogatoires
00:33:27de première comparution
00:33:28devant le juge
00:33:29d'instruction
00:33:29terminés.
00:33:30Je suis à votre disposition
00:33:32pour vos éventuelles questions.
00:33:35Je vous l'indiquais
00:33:36tout à l'heure,
00:33:37je n'ai pas ouvert
00:33:38d'enquête distincte
00:33:40pour les conditions
00:33:41d'interpellation
00:33:42par le commandant
00:33:43de police
00:33:43du jeune homme
00:33:44âgé de 17 ans
00:33:45et demi,
00:33:46ayant en particulier
00:33:48fait porter
00:33:48les investigations
00:33:49du service enquêteur
00:33:51qui, je le rappelle,
00:33:52est la division
00:33:53de la criminalité
00:33:53organisée spécialisée
00:33:54du Doubs
00:33:55qui venait ensuite
00:33:57du service départemental
00:33:58de la police judiciaire
00:33:59du territoire
00:34:00de Belfort.
00:34:00Les investigations
00:34:01faites par ces deux
00:34:02services enquêteurs
00:34:03ont notamment porté
00:34:04sur les conditions
00:34:05d'interpellation
00:34:06de ce mineur,
00:34:07les circonstances exactes
00:34:09pour ne pas s'en tenir
00:34:10naturellement
00:34:10à une vidéo
00:34:12de quelques secondes
00:34:13qui ne permet
00:34:13évidemment pas
00:34:14de prendre la mesure,
00:34:16le contexte,
00:34:16les circonstances
00:34:17de cette interpellation.
00:34:19Vous avez entendu
00:34:20les explications
00:34:21qui ont été apportées
00:34:23par ce mineur
00:34:24qui n'a pas déposé plainte
00:34:27qui aurait pu le faire,
00:34:28qui n'a pas déposé plainte
00:34:29à l'issue de sa garde à vue
00:34:30contre le commandant
00:34:31de police
00:34:32et qui a décrit
00:34:33dans les termes
00:34:34que je vous ai
00:34:35précisément relatés
00:34:37les conditions
00:34:38dans lesquelles
00:34:38donc il s'était retrouvé
00:34:39ainsi affalé
00:34:41dans ces quelques centimètres
00:34:42d'eau
00:34:42avec le commandant
00:34:43de police lui-même,
00:34:44dans quelles circonstances
00:34:45le commandant
00:34:46l'en avait extrait
00:34:47pour pouvoir procéder
00:34:48à son menottage
00:34:50d'une seule main
00:34:51sur la berge
00:34:52avant de pouvoir
00:34:52l'extraire
00:34:53un petit peu plus loin
00:34:54de la cuvette
00:34:55du lit
00:34:56de cette rivière asséchée
00:34:57et de se retrouver
00:34:58donc au niveau du parc
00:34:59comme je vous l'indiquais
00:34:59tout à l'heure.
00:35:01en train d'apprendre
00:35:02il me semble
00:35:02que le lycéen
00:35:03a porté plainte
00:35:04pour contacter
00:35:05de l'heure
00:35:06pardon
00:35:07en train d'apprendre
00:35:08il me semble
00:35:08que le lycéen
00:35:09a porté plainte
00:35:10pour contacter
00:35:11de l'heure
00:35:11les éléments
00:35:12que j'ai en procédure
00:35:13à l'heure actuelle
00:35:14ne font absolument
00:35:16état d'aucune plainte
00:35:17de la sorte
00:35:17moi je vous fais
00:35:18des éléments
00:35:18que j'ai en procédure
00:35:19c'est à dire
00:35:20ces auditions
00:35:20à l'issue de ces auditions
00:35:21ce n'est pas le cas
00:35:22et à l'heure
00:35:23où je vous parle
00:35:24je n'ai moi personnellement
00:35:25reçu aucune plainte
00:35:27papier
00:35:31je serais ravi
00:35:32que l'avocat
00:35:33vienne
00:35:33m'en informer
00:35:34personnellement
00:35:35je me suis entretenu
00:35:36avec un nouvel avocat
00:35:37qui n'est pas celui
00:35:38qui intervenait
00:35:39au cours
00:35:40de la garde à vue
00:35:41de ce mineur
00:35:42je me suis personnellement
00:35:43entretenu
00:35:44lors de l'arrivée
00:35:45de l'avocat
00:35:47un avocat
00:35:47d'un cabinet
00:35:48de Paris
00:35:49du barreau de Paris
00:35:49que j'ai accueilli
00:35:50lors de son arrivée
00:35:51au tribunal
00:35:52avec qui nous avons échangé
00:35:54sur les éléments
00:35:55la copie de la procédure
00:35:56que je lui ai mis
00:35:58immédiatement
00:35:58mis à disposition
00:35:59à aucun moment
00:36:00cet avocat
00:36:00ne m'a indiqué
00:36:01qu'il avait
00:36:02ou souhaitait
00:36:03déposer plainte
00:36:04à l'encontre
00:36:04de ce mineur
00:36:05je suis ravi
00:36:06de constater
00:36:07que la presse
00:36:08est plus diligente
00:36:09à m'informer
00:36:10d'un tel dépôt de plainte
00:36:11qu'un auxiliaire de justice
00:36:12dont je goûte assez peu
00:36:13je vous l'avoue bien volontiers
00:36:15le professionnel
00:36:15la rigueur
00:36:16et les règles de théontologie
00:36:18qui s'appliquent
00:36:18entre les magistrats
00:36:19et les avocats
00:36:21est-ce que cette interpellation
00:36:22respecte les règles
00:36:23en matière
00:36:24ce n'est pas à moi
00:36:25de le dire
00:36:26moi je vous ai
00:36:27relaté les éléments
00:36:27dont je dispose
00:36:28à l'heure actuelle
00:36:29je suis saisi
00:36:30d'une procédure
00:36:32faisant suite
00:36:33au lynchage
00:36:34d'un commandant
00:36:35de police
00:36:35les investigations
00:36:36ont porté naturellement
00:36:38sur ces éléments là
00:36:39je les ai volontairement
00:36:40étendues
00:36:40pour apporter
00:36:41toutes les explications
00:36:42possibles
00:36:42sur le contexte
00:36:44comme la loi
00:36:45me permet de le faire
00:36:46sur le contexte
00:36:47de survenue
00:36:48de ces faits
00:36:49c'est la raison
00:36:50pour laquelle
00:36:50nous avons investigué
00:36:51naturellement
00:36:52sur les conditions
00:36:52de cette interpellation
00:36:53mais mon enquête
00:36:55ne portait évidemment
00:36:56pas sur l'interpellation
00:36:57en elle-même
00:36:58de ce jeune homme
00:36:59sur ces conditions
00:36:59puisqu'encore une fois
00:37:00j'ai été saisi
00:37:01à la suite
00:37:02de la violente agression
00:37:03du commandant de police
00:37:04lui-même
00:37:04si je suis saisi
00:37:05d'une plainte
00:37:06je serai amené
00:37:06naturellement
00:37:07à en examiner
00:37:08le contenu
00:37:09à procéder à une analyse
00:37:10juridique de cette plainte
00:37:11et à y donner
00:37:12les suites
00:37:12qui me paraîtront
00:37:13les plus opportunes
00:37:18naturellement
00:37:19vous l'avez compris
00:37:19l'information judiciaire
00:37:20est ouverte
00:37:21contre X également
00:37:22ce qui signifie
00:37:23que le juge d'instruction
00:37:24est également saisi
00:37:25pour identifier
00:37:26tous les autres individus
00:37:28qui ont pu participer
00:37:29au lynchage
00:37:30de ce commandant
00:37:31de police
00:37:32soit en donnant des coups
00:37:33soit en étant
00:37:34en périphérie
00:37:35en faisant masse
00:37:36comme j'ai pu l'indiquer
00:37:37lors de mes communications
00:37:37précédentes
00:37:38la circonstance de violence
00:37:40avec la réunion
00:37:41permet effectivement
00:37:42d'envisager
00:37:43des poursuites
00:37:43à l'encontre
00:37:44de toute personne
00:37:44qui a pu participer
00:37:45à une scène unique
00:37:46de violence
00:37:47soit directement
00:37:48par une participation physique
00:37:49soit effectivement
00:37:50par une simple présence
00:37:52qui au regard
00:37:53du contexte
00:37:53des circonstances
00:37:54pourrait selon le cas
00:37:55s'analyser
00:37:56comme une participation
00:37:57au titre
00:37:58de la circonstance
00:37:59de réunion
00:37:59donc deux autres individus
00:38:01ont aussi été identifiés
00:38:03à part ces deux
00:38:03je n'en dis pas davantage
00:38:04sur les autres personnes
00:38:05qui pourraient être
00:38:06éventuellement identifiées
00:38:07sur les suites
00:38:08de cette interpellation
00:38:09à l'effort
00:38:10ce sont bien
00:38:10les lycéens
00:38:11du lycée voisin
00:38:12qui ont participé
00:38:15les deux mineurs
00:38:16qui ont été interpellés
00:38:18placés en garde à vue
00:38:18et qui sont déférés
00:38:19aujourd'hui
00:38:19sont bien effectivement
00:38:20deux lycéens
00:38:21de l'établissement Courbet
00:38:22oui tout à fait
00:38:23est-ce que vous savez
00:38:23si l'autre garde à vue
00:38:24globalement
00:38:25c'est une manifestation
00:38:25à Belfort
00:38:26est-ce qu'il y a
00:38:26une proportion
00:38:27de lycéens
00:38:27et est-ce qu'il y a
00:38:28des non-lycéens
00:38:29dans les personnes
00:38:30interpellées
00:38:30le moment n'est pas
00:38:32le plus adapté
00:38:33pour faire un bilan
00:38:34complet
00:38:34des violences urbaines
00:38:36survenues
00:38:37sur Belfort
00:38:38ces derniers jours
00:38:39nous en avons fait
00:38:39un premier bilan
00:38:40vendredi soir
00:38:41globalement
00:38:41ce que je peux vous indiquer
00:38:42c'est que parmi
00:38:43toutes les personnes
00:38:44qui ont été interpellées
00:38:46placées en garde à vue
00:38:46comme d'ailleurs
00:38:47on le voit sur l'ensemble
00:38:48du territoire national
00:38:49nous avons une écrasante
00:38:50majorité de mineurs
00:38:51sans aucun antécédent judiciaire
00:38:53et qui sont effectivement
00:38:54des mineurs
00:38:54scolarisés
00:38:55pas forcément
00:38:56sur l'établissement
00:38:57aux abords
00:38:58duquel ils sont interpellés
00:38:59mais qui sont effectivement
00:39:00des mineurs scolarisés
00:39:01sans aucune difficulté
00:39:02quelconque
00:39:03Est-ce que l'enquête
00:39:04a permis de montrer
00:39:04si le mineur
00:39:06de 17 ans
00:39:07expliquait ses gestes
00:39:08avant l'interpellation
00:39:09c'est-à-dire les dégradations
00:39:10commises au préalable
00:39:11est-ce qu'il revendique
00:39:13l'appartenance
00:39:14à une vente politique
00:39:16des questions
00:39:16qui lui ont été
00:39:17effectivement posées
00:39:18en ce sens
00:39:19à la question
00:39:21de savoir en particulier
00:39:22quel était l'objectif
00:39:23de sa présence
00:39:24ce vendredi matin
00:39:25aux abords du lycée
00:39:26il a répondu
00:39:26je cite
00:39:27c'était juste pour faire
00:39:28le blocus
00:39:28lorsqu'on lui a demandé
00:39:30pour quelles raisons
00:39:31ce blocus
00:39:32il a répondu
00:39:32je le cite
00:39:33pour ne pas aller en cours
00:39:35enfin
00:39:35à la question
00:39:36de savoir
00:39:37s'il n'avait pas manifesté
00:39:39pour des revendications
00:39:40particulières
00:39:40qui est l'objet
00:39:41de votre question
00:39:42il a répondu
00:39:43non
00:39:45qu'est-ce qui vous permet
00:39:45de dire que sa tête
00:39:46n'était pas dans l'eau
00:39:47lors de l'interpellation
00:39:48je ne dis absolument
00:39:49rien de tout cela
00:39:49je vous ai fait état
00:39:50des éléments objectifs
00:39:51dans le dossier
00:39:51à savoir que la profondeur
00:39:52la plus importante
00:39:53de l'eau
00:39:54est inférieure
00:39:55à la largeur
00:39:56de cette feuille
00:39:58et qu'il n'a
00:39:59aucunement indiqué
00:40:00dans ses déclarations
00:40:01au service de police
00:40:02en présence
00:40:03de son avocat
00:40:03que sa tête
00:40:04aurait été immergée
00:40:05il a indiqué
00:40:06qu'il avait effectivement
00:40:06au moment de son interpellation
00:40:08qui je le cite
00:40:08l'avait surpris
00:40:09il avait été poussé
00:40:11ainsi
00:40:11et s'était retrouvé
00:40:12projeté en avant
00:40:13dans l'eau
00:40:14que le commandant de police
00:40:15effectivement avait essayé
00:40:16de le menotter
00:40:17à cet endroit-là
00:40:17mais il n'y arrivait pas
00:40:18qu'il l'avait extrait
00:40:19de l'eau
00:40:19et avait procédé
00:40:20à son menotage
00:40:21sur la berge
00:40:22je vous fais état
00:40:22des éléments objectifs
00:40:23en procédure
00:40:24il ne m'appartient pas
00:40:25à ce sade-là
00:40:26de faire une quelconque
00:40:27autre analyse
00:40:27ce que je vous indique
00:40:28simplement
00:40:29c'est que le commandant de police
00:40:30a naturellement indiqué
00:40:31qu'à aucun moment
00:40:32il n'avait essayé
00:40:33ni naturellement
00:40:34de noyer ce jeune homme
00:40:35ni de lui exercer
00:40:36la moindre violence
00:40:37ce jeune homme
00:40:38je vous l'ai indiqué
00:40:39également a fait l'objet
00:40:40d'un examen médical
00:40:41de constatation
00:40:42également par les services
00:40:43enquêteurs
00:40:43dont il n'aurait sorti
00:40:44uniquement que
00:40:45quelques égratignures
00:40:46quelques griffures
00:40:47au niveau d'une épaule
00:40:49aucun autre
00:40:50aucun autre élément objectif
00:40:52Quel élément
00:40:53permet de retenir
00:40:53la qualification
00:40:54de domicile volontaire
00:40:55plutôt que celle
00:40:56de violences aggravées
00:40:58en réunion ?
00:40:58J'ai justement
00:40:59précisé que
00:41:00l'information judiciaire
00:41:02que mon parquet ouvre
00:41:03aujourd'hui
00:41:03porte sur l'infraction
00:41:04de violences
00:41:05aggravées par ces
00:41:06différentes circonstances
00:41:08qui est un délit puni
00:41:08de 10 ans
00:41:09vous l'avez compris
00:41:09à l'issue des investigations
00:41:11j'ai
00:41:12du commandant de police
00:41:15de son premier examen
00:41:18médical
00:41:18et alors que
00:41:19la question
00:41:20de cette qualification
00:41:21a fait l'objet
00:41:21de nombreux échanges
00:41:23avec les services
00:41:24enquêteurs
00:41:24alliés au fur et à mesure
00:41:25de l'évolution
00:41:26de leurs investigations
00:41:27voilà la conférence
00:41:29de presse
00:41:30du procureur
00:41:31de la république
00:41:32de Belfort
00:41:33on va essayer
00:41:33de resituer un petit peu
00:41:34les choses
00:41:34il est en train
00:41:35de parler
00:41:35de cette séquence
00:41:36que vous allez voir
00:41:37sur votre écran
00:41:38le passage à tabac
00:41:40d'un policier
00:41:42donc qui intervenait
00:41:42en marge
00:41:43des manifestations lycéennes
00:41:44vous le voyez
00:41:45roué de coups
00:41:46alors qu'il était à terre
00:41:47Boris Karlamov
00:41:48on va faire un point
00:41:49sur les informations
00:41:51qu'il nous a données
00:41:52sur les profils
00:41:53des deux individus
00:41:55interpellés
00:41:55il en a identifié
00:41:57quatre
00:41:57et il y en a deux
00:41:58qui ont été interpellés
00:41:59leur profil
00:42:0015 ans et 17 ans
00:42:02deux lycéens
00:42:03d'un collège
00:42:05d'un lycée
00:42:05pardon
00:42:05du coin
00:42:07que sait-on plus
00:42:08l'un d'eux
00:42:09en tout cas
00:42:10a reconnu
00:42:10avoir porté
00:42:11deux coups de pied
00:42:12en l'occurrence
00:42:12sur la police
00:42:13absolument
00:42:14le procureur de la république
00:42:14du Belfort
00:42:15qui nous a donc annoncé
00:42:15qu'il y avait quatre personnes
00:42:16qui avaient été identifiées
00:42:17mais deux avaient été
00:42:18interpellées
00:42:19vendredi soir
00:42:20et placées en garde à vue
00:42:21il y a tout d'abord
00:42:22ce jeune lycéen
00:42:25qui avait été interpellé
00:42:27dont le commandant de police
00:42:28qui avait été passé à tabac
00:42:29avait du moins tenté
00:42:30d'interpeller
00:42:31ce jeune homme
00:42:32il est de nationalité bulgare
00:42:34il est âgé
00:42:34de 17 ans et demi
00:42:36il est scolarisé
00:42:37dans le lycée Courbet
00:42:39c'est là où cette scène
00:42:40à proximité
00:42:40s'est déroulée
00:42:41vendredi matin
00:42:42et il est inconnu
00:42:44des services de police
00:42:45et de justice
00:42:46il est en ce moment même
00:42:48présenté
00:42:48un magistrat instructeur
00:42:49puisqu'il y a une information
00:42:50judiciaire
00:42:51qui a été ouverte
00:42:52et à l'occasion
00:42:52de sa garde à vue
00:42:54le procureur
00:42:54nous a fait état
00:42:55de ses déclarations
00:42:56alors il a reconnu
00:42:57avoir donné
00:42:58deux coups de pied
00:42:59au commandant de police
00:43:00dont vous voyez
00:43:01sur notre écran
00:43:02le passage à tabac
00:43:03de vendredi dernier
00:43:05il a nié
00:43:07avoir tiré
00:43:08des tirs
00:43:08de projectiles
00:43:09sur les policiers
00:43:10il reconnaît
00:43:12en revanche
00:43:12selon le procureur
00:43:13avoir lancé
00:43:14des cailloux
00:43:15et être donc
00:43:16l'auteur de violences
00:43:17sur le policier
00:43:18lorsque ce policier
00:43:21est passé à tabac
00:43:21l'individu en question
00:43:23donc ce jeune
00:43:23de 17 ans et demi
00:43:24réussi à prendre la fuite
00:43:26il avait toujours
00:43:26une menotte
00:43:27une seule menotte
00:43:28à son poignet
00:43:28puisque le policier
00:43:29n'avait pas réussi
00:43:30à lui mettre
00:43:30les deux menottes
00:43:31ça c'est ce qu'explique
00:43:32le procureur
00:43:33et puis cette menotte
00:43:34a donc été découpée
00:43:35quelques temps plus loin
00:43:37voilà ce que nous dit
00:43:38le procureur
00:43:39il a une deuxième personne
00:43:40qui également
00:43:40est présentée en ce moment même
00:43:41devant le magistrat instructeur
00:43:43là il s'agit
00:43:43d'un garçon
00:43:45de 15 ans et demi
00:43:47scolarisé lui aussi
00:43:47dans ce même lycée
00:43:49courbé
00:43:50il est entendu
00:43:51par le magistrat
00:43:52instructeur
00:43:53et lui
00:43:54est bien soupçonné
00:43:55d'avoir donc participé
00:43:56aux violences
00:43:56même s'il n'y avoir
00:43:58frappé le policier
00:43:58mais il reconnaît
00:43:59avoir eu la volonté
00:44:01de mettre des coups
00:44:03à ce policier
00:44:04aujourd'hui
00:44:05il y a eu les réquisitions
00:44:07de la part du parquet
00:44:07concernant le premier
00:44:09mineur
00:44:0917 ans et demi
00:44:10de nationalité bulgare
00:44:11et bien le parquet
00:44:11a requis le placement
00:44:13en détention
00:44:14provisoire
00:44:15et concernant
00:44:16la deuxième personne
00:44:17le deuxième individu
00:44:18toujours devant le bureau
00:44:19dans le bureau
00:44:20du juge d'instruction
00:44:20là les réquisitions
00:44:22vont vers un contrôle
00:44:24judiciaire strict
00:44:26donc deux personnes
00:44:27présentées à la justice
00:44:28en ce moment même
00:44:29après le passage
00:44:30à tabac de ce policier
00:44:31c'était vendredi matin
00:44:32deux lycéens
00:44:33donc de 17
00:44:34et 15 ans
00:44:36tous les deux
00:44:36inconnus de la justice
00:44:37et c'est ça qui est
00:44:38assez frappant
00:44:39je trouve
00:44:39dans ces différentes
00:44:41interpellations
00:44:42et les informations
00:44:43qui nous parviennent
00:44:44peu à peu
00:44:45une autre vidéo
00:44:46une exclusivité
00:44:46BFM TV
00:44:47à vous montrer
00:44:48peut-être qu'on peut
00:44:49la décrire à nouveau
00:44:50ensemble
00:44:50Boris Karlamov
00:44:52on y voit
00:44:52le policier
00:44:53en train de
00:44:55de retrouver
00:44:56ses esprits
00:44:56si je peux m'exprimer
00:44:57ainsi
00:44:58vous la connaissez
00:44:59cette vidéo
00:45:00Boris ?
00:45:01c'est une vidéo
00:45:01que nous vous diffusons
00:45:03actuellement
00:45:03où l'on voit
00:45:04donc le commandant
00:45:04de police
00:45:05à savoir le chef
00:45:05du service départemental
00:45:06du renseignement
00:45:07territorial
00:45:07qui avait été
00:45:08passé à tabac
00:45:08c'est une vidéo
00:45:09d'un autre angle
00:45:10et cette scène
00:45:10se passe donc
00:45:11après que
00:45:12plusieurs individus
00:45:13aient passé à tabac
00:45:14ce policier
00:45:14on voit qu'il est
00:45:15accompagné
00:45:16par plusieurs
00:45:17de ses collègues
00:45:17il est à genoux
00:45:18il semble reprendre
00:45:19ses esprits
00:45:21sur cette vidéo
00:45:22et c'est donc
00:45:23la scène
00:45:24qui s'est passée
00:45:25juste après
00:45:26qu'il soit roué de coup
00:45:26puisqu'on voit
00:45:27que l'un de ses collègues
00:45:28utilise une gazeuse
00:45:29pour faire éloigner
00:45:31tous ces individus
00:45:32donc nouvelle vidéo
00:45:33sous un autre angle
00:45:34des faits
00:45:35qui se sont déroulés
00:45:36après que ce policier
00:45:37a été passé à tabac
00:45:38par plusieurs individus
00:45:39l'un des deux lycéens
00:45:40et donc
00:45:40il l'a dit
00:45:41de nationalité bulgare
00:45:42âgée de 17 ans
00:45:45qui a reconnu
00:45:46avoir lancé des cailloux
00:45:47envers le policier
00:45:49lui avoir donné
00:45:49deux coups de pied
00:45:50alors qu'il était au sol
00:45:51qui semble avoir
00:45:53qui a dit aux enquêteurs
00:45:55qu'il ne pensait pas
00:45:56qu'il y avait eu
00:45:56de tentative de noyade
00:45:57de la part du policier
00:45:59en question
00:46:00pour autant
00:46:01il a décidé
00:46:02visiblement
00:46:02et c'est l'information
00:46:03que le procureur
00:46:04n'avait pas
00:46:05et ça l'a mis
00:46:07en colère
00:46:08mais il a décidé
00:46:08ce lycéen
00:46:09visiblement
00:46:10de porter plainte
00:46:11pour tentative de meurtre
00:46:12on est avec son avocat
00:46:13maître Harrier
00:46:14Halimi
00:46:15bonjour
00:46:16merci
00:46:17d'avoir accepté
00:46:18notre invitation
00:46:19pourquoi décide-t-il
00:46:21de porter plainte
00:46:23pour tentative de meurtre ?
00:46:26avant déjà
00:46:27parce que je viens d'écouter
00:46:28la très longue communication
00:46:29qui me semble
00:46:30hors de tout contexte légal
00:46:33parce que
00:46:33si un procureur de la République
00:46:34peut communiquer
00:46:35en cas de tout l'ordre public
00:46:37faire état
00:46:38de différents procès-verbaux
00:46:40et de déclarations
00:46:41d'une garde à vue
00:46:42alors qu'une instruction
00:46:43est ouverte
00:46:43me semble hors de propos
00:46:44c'est d'autant plus
00:46:46je le précise
00:46:46que mon client
00:46:47comprend mal
00:46:48et s'exprime mal
00:46:49en français
00:46:50il est russophone
00:46:51et qu'il n'avait pas
00:46:52il n'était pas assisté
00:46:53d'un interprète
00:46:54donc juste pour
00:46:55prendre avec des pincettes
00:46:56les déclarations
00:46:57de ce procureur de la République
00:46:58je vous le dis également
00:46:59parce que
00:47:00je pense que
00:47:01le procureur de la République
00:47:02monsieur Lallois
00:47:02vous a un peu menti
00:47:04aux journalistes
00:47:05je vous montre là
00:47:06voilà
00:47:06c'est le dépôt de plainte
00:47:08qui a été fait
00:47:09auprès de ces services
00:47:10c'est visé
00:47:11signé
00:47:13et donc
00:47:13je ne vois pas comment
00:47:14ce procureur de la République
00:47:16a pu indiquer
00:47:18à vos services
00:47:19et aux journalistes
00:47:20présents
00:47:21lors de la conférence de presse
00:47:22qu'il n'avait pas connaissance
00:47:24d'une plainte
00:47:25pour tentative de meurtre
00:47:26c'est le début
00:47:27de cette affaire
00:47:28cette plainte
00:47:29pour tentative de meurtre
00:47:30et je pense que
00:47:31la communication
00:47:32du procureur de la République
00:47:33a justement pour vocation
00:47:35à fermer le banc
00:47:36et à dissimuler
00:47:38la réalité de ce dossier
00:47:39la réalité de ce dossier
00:47:41Allons mettre
00:47:42Harry Halimi
00:47:42Allons dans le fond des choses
00:47:43vous dites donc
00:47:44qu'il avait bel et bien
00:47:45l'information
00:47:46mais pourquoi donc
00:47:48ce lycéen
00:47:48décide de porter plainte
00:47:50pour tentative de meurtre ?
00:47:52Tout simplement
00:47:53parce qu'il a eu la tête
00:47:54dans l'eau
00:47:54et que le fonctionnaire
00:47:55de police
00:47:56dès le début
00:47:57lui a mis la tête
00:47:58dans l'eau
00:47:58là aussi
00:47:59un mensonge
00:48:00du procureur de la République
00:48:01puisque le lycéen
00:48:02confirme qu'il a bien eu
00:48:03la tête dans l'eau
00:48:04pendant un certain temps
00:48:05donc nous considérons
00:48:06qu'il y a une tentative
00:48:07de meurtre
00:48:07dès lors qu'un fonctionnaire
00:48:09de police
00:48:09un commandant de surcroît
00:48:11qui met la tête
00:48:12dans l'eau
00:48:12d'un mineur
00:48:13c'est un enfant
00:48:14ne peut pas
00:48:15ne pas se douter
00:48:16qu'il y a un risque
00:48:17mortel
00:48:17à l'égard de cet enfant
00:48:19donc c'est le début
00:48:19de cette affaire
00:48:21je regrette
00:48:22encore une fois
00:48:22que ce procureur
00:48:23de la République
00:48:23qui est rappelons-le
00:48:24le superviseur
00:48:26de ce fonctionnaire
00:48:27de police
00:48:28en matière de police
00:48:28judiciaire
00:48:29ait décidé
00:48:30de se faire l'avocat
00:48:31de ce fonctionnaire
00:48:32de police
00:48:32qui aurait dû faire
00:48:33l'objet immédiatement
00:48:34d'une suspension
00:48:36immédiatement
00:48:37d'une mesure
00:48:38d'information judiciaire
00:48:39en matière criminelle
00:48:40pour tentative de meurtre
00:48:41et décide
00:48:43finalement
00:48:44de faire
00:48:45le jugement
00:48:45de ce mineur
00:48:46de cet enfant
00:48:47alors même
00:48:48que le départ
00:48:49de cette affaire
00:48:50c'est bien
00:48:50une tentative de meurtre
00:48:51par un fonctionnaire
00:48:52de police
00:48:52sur un enfant
00:48:53donc pour vous
00:48:54le procureur
00:48:55a menti
00:48:56lorsqu'il affirme
00:48:57que lors
00:48:58de son interrogatoire
00:48:59ce lycéen
00:49:00en question
00:49:01votre client
00:49:03affirme
00:49:03qu'il n'y a pas eu
00:49:04de tentative
00:49:04de noyade
00:49:06je vous confirme
00:49:07de manière absolue
00:49:08puisque j'ai eu accès
00:49:09aux éléments du dossier
00:49:09moi également
00:49:10que le monsieur
00:49:12le procureur
00:49:13de la République
00:49:13a menti
00:49:14aux journalistes
00:49:14ça c'est la première chose
00:49:15la deuxième chose
00:49:17c'est que nous visons
00:49:18dans cette plainte
00:49:19également des complicités
00:49:20par instigation
00:49:21nous pensons
00:49:21que des faits
00:49:23d'une telle sauvagerie
00:49:24sur un enfant
00:49:25en France
00:49:25n'ont pu avoir lieu
00:49:27que parce que
00:49:28les fonctionnaires
00:49:29de police
00:49:29ont eu des instructions
00:49:30de sévérité
00:49:31à l'égard de mineurs
00:49:33et nous pensons
00:49:34que les instructions
00:49:35qui ont été données
00:49:35par monsieur Laurent Nouniez
00:49:37ministre de l'Intérieur
00:49:38ont conduit
00:49:39à ce type de fait
00:49:40d'une gravité extrême
00:49:41donc monsieur Laurent Nouniez
00:49:43est également visé
00:49:44par la plainte
00:49:46pardon mais
00:49:47votre client
00:49:49ce lycéen
00:49:50de 17 ans
00:49:51reconnaît bien
00:49:51avoir porté
00:49:52des coups de pied
00:49:54à un policier
00:49:55à ce même policier
00:49:56au sol
00:49:58alors je répète
00:49:59que mon client
00:49:59est russophone
00:50:01qu'il s'exprime mal
00:50:02et comprend mal
00:50:03le français
00:50:04que pendant sa garde à vue
00:50:06il n'a pas été
00:50:08assisté
00:50:08par un interprète
00:50:10que tout a été
00:50:10mis en oeuvre
00:50:11par monsieur le procureur
00:50:12de la république
00:50:12de Belfort
00:50:13pour organiser
00:50:15une procédure
00:50:16visant à éteindre
00:50:17le scandale
00:50:18de ce tentative
00:50:18de meurtre
00:50:19donc ça c'est une première chose
00:50:20la deuxième chose
00:50:22c'est qu'il y a d'autres vidéos
00:50:22que peut-être vous n'avez pas
00:50:23où on voit le fonctionnaire
00:50:24de police
00:50:25gazer les lycéens
00:50:26avant d'être l'objet
00:50:28de violences
00:50:28donc là aussi
00:50:29et encore une fois
00:50:30dans la chronologie
00:50:32c'est mon client
00:50:33qui a été victime
00:50:34d'une tentative
00:50:34de meurtre
00:50:35pas l'inverse
00:50:35n'inversons pas les choses
00:50:38mais pardonnez-moi
00:50:39vous mettez ça
00:50:40sur le compte
00:50:41d'un mensonge
00:50:42de la part du procureur
00:50:44d'une mauvaise maîtrise
00:50:45du français
00:50:47le procureur
00:50:47nous a donné des informations
00:50:48sur le profil
00:50:49de votre client
00:50:50arrivé en France
00:50:51au milieu de l'année 2020
00:50:52scolarisé donc
00:50:53dans un lycée français
00:50:55depuis quand
00:50:56est-il scolarisé
00:50:57en France
00:50:57et donc
00:50:59vous nous dites
00:50:59que
00:51:02malgré cette scolarisation
00:51:03il ne s'exprime pas bien
00:51:04en français
00:51:05il n'y a pas même
00:51:06de répondre
00:51:06à ce genre de questions
00:51:07c'est ça ?
00:51:08alors je vous confirme
00:51:09que des professeurs
00:51:10nous ont déjà attesté
00:51:11qu'il a une difficulté
00:51:13d'expression
00:51:13et de compréhension
00:51:14du français
00:51:15par ailleurs
00:51:16je pense qu'il faut
00:51:17remettre un petit peu
00:51:18l'église au milieu du village
00:51:19dans cette affaire
00:51:20mais pardon
00:51:21vous n'avez pas répondu
00:51:21à ma question
00:51:22pardonnez-moi maître
00:51:23il est scolarisé
00:51:24je viens de vous le dire
00:51:24des professeurs
00:51:26ont attesté
00:51:27qu'il a une difficulté
00:51:28en termes d'expression
00:51:29et de compréhension
00:51:29du français
00:51:30mais il est bien
00:51:31scolarisé en France
00:51:32depuis son arrivée
00:51:33en 2020
00:51:33depuis 6 ans
00:51:35il est bien scolarisé
00:51:35en France
00:51:37depuis 6 ans
00:51:38et je reviens sur
00:51:40l'essentiel de ce dossier
00:51:41l'essentiel de ce dossier
00:51:42c'est qu'on a un enfant
00:51:44dont la tête
00:51:45a été maintenue
00:51:46sous l'eau
00:51:47par un fonctionnaire
00:51:47de police
00:51:48je pense qu'il ne faut
00:51:49vraiment pas
00:51:49inverser les choses
00:51:53Boris Karlamov
00:51:54du service police
00:51:55justice
00:51:55a une question
00:51:55à vous poser
00:51:56maître
00:51:56oui maître
00:51:57Alimi
00:51:58votre client
00:51:58ce jeune
00:51:59de nationalité bulgare
00:52:00j'ai 17 ans et demi
00:52:01est en cours de présentation
00:52:02devant le magistrat
00:52:02instructeur
00:52:03puisqu'il y a une information
00:52:04judiciaire
00:52:04qui a donc été ouverte
00:52:05le parquet
00:52:06a déjà fait part
00:52:07de ses réquisitions
00:52:08et il requiert
00:52:08donc ce soir
00:52:09le placement
00:52:10en détention
00:52:11provisoire
00:52:12quand on sait
00:52:12que votre client
00:52:13est totalement inconnu
00:52:14des services
00:52:15de police
00:52:15et de justice
00:52:15comment vous réagissez
00:52:17vous face à ces réquisitions
00:52:18du parquet
00:52:19ce soir ?
00:52:20comme je vous l'indiquais
00:52:22les mesures
00:52:23qui sont prises
00:52:23à l'égard d'un enfant
00:52:24qui n'a absolument
00:52:26aucun antécédent judiciaire
00:52:27à qui on reproche
00:52:28d'avoir donné
00:52:29deux coups de pied
00:52:30à un policier
00:52:30qui venait
00:52:31de tenter de le tuer
00:52:33sont totalement
00:52:34absurdes
00:52:35et disproportionnées
00:52:36demander à ce qu'un enfant
00:52:38ayant l'étention provisoire
00:52:39parce qu'il a donné
00:52:41deux coups de pied
00:52:42à un fonctionnaire
00:52:43de police
00:52:43qui a tenté de le tuer
00:52:44je trouve ça absurde
00:52:45enfin pas si absurde
00:52:47que ça
00:52:47mais donc
00:52:48rappelons encore une fois
00:52:49que le procureur de la République
00:52:50se fait aujourd'hui
00:52:51l'avocat du fonctionnaire
00:52:52de police
00:52:53le procureur de la République
00:52:54que vous avez entendu
00:52:55pendant une demi-heure
00:52:56n'est pas autre chose
00:52:58que l'avocat
00:52:59du fonctionnaire
00:53:00de police
00:53:00pardon mais vos propos
00:53:02sont quand même
00:53:02assez graves
00:53:03vous êtes en train de dire
00:53:04que le procureur de la République
00:53:05est en train de mentir
00:53:06qu'il a complètement pris parti
00:53:08pour cet officier de police
00:53:09est-ce que vous avez conscience
00:53:10que ces propos
00:53:11peuvent choquer
00:53:13alors ce qui est choquant
00:53:14c'est de voir
00:53:15j'espère que vous partagez
00:53:16d'ailleurs l'inquiétude
00:53:18de beaucoup de français
00:53:19qui ont vu les images
00:53:20d'un enfant
00:53:21dont la tête a été maintenue
00:53:23sous l'eau
00:53:23par un fonctionnaire de police
00:53:24ce qui est choquant
00:53:25c'est d'abord ça
00:53:27la réponse judiciaire
00:53:29qui est apportée
00:53:29par l'avocat
00:53:30de ce fonctionnaire de police
00:53:31n'est que
00:53:33finalement
00:53:33la traduction
00:53:34du caractère
00:53:36extrêmement choquant
00:53:36des images
00:53:37que vous êtes en train
00:53:37de diffuser sur votre télé
00:53:39ces images
00:53:40et ces violences
00:53:41qui ont été commises
00:53:42par un fonctionnaire de police
00:53:43qui aurait dû garder
00:53:43la maîtrise
00:53:44et le sang-froid
00:53:46nécessaires
00:53:47à une interpellation
00:53:48d'un enfant
00:53:48devant un lycée
00:53:49dans le cadre
00:53:50d'une mobilisation sociale
00:53:51elles sont à l'image
00:53:52des instructions
00:53:53qui ont été données
00:53:54par le ministère de l'Intérieur
00:53:54à savoir par
00:53:55monsieur Laurent Nunez
00:53:56ce qui est en train
00:53:57de se passer
00:53:57en France
00:53:58est extrêmement grave
00:53:59ces images
00:54:00ne sont que la conséquence
00:54:01des instructions
00:54:02données par le ministère
00:54:02de l'Intérieur
00:54:05Je précise quand même
00:54:06que le procureur
00:54:08réaffirme
00:54:09que le policier
00:54:10n'a pas mis la tête
00:54:11du jeune sous l'eau
00:54:12que c'est
00:54:13votre client
00:54:14qui va délibérément
00:54:16dans l'eau
00:54:17pour tenter
00:54:18d'échapper
00:54:19au policier
00:54:20qu'il poursuivait
00:54:20pour son implication
00:54:21dans des jets de projectiles
00:54:22et des départs de feu
00:54:24vous persistez à dire
00:54:25il ment
00:54:26par ailleurs
00:54:27je repose ma question
00:54:29est-ce qu'il a
00:54:30oui ou non
00:54:31bien donné des coups
00:54:32à ce policier
00:54:33alors qu'il était à terre
00:54:35Alors moi d'abord
00:54:36ce que je veux vous dire
00:54:37c'est que
00:54:37je suis un petit peu étonné
00:54:39que ce procureur de la République
00:54:40que vous avez entendu
00:54:41pendant une demi-heure
00:54:42en train de dévoiler
00:54:43des éléments
00:54:43d'une instruction judiciaire
00:54:45future
00:54:46et d'une garde à vue
00:54:47qu'il a diligenté
00:54:48n'ait pas immédiatement
00:54:50demandé le dépaysement
00:54:51de cette affaire
00:54:51parce que ce qu'est-ce qu'on fait
00:54:53habituellement
00:54:53lorsqu'on a un procureur
00:54:55de la République
00:54:55qui est superviseur
00:54:56d'une personne
00:54:57qui a commis des violences
00:54:58à savoir le fonctionnaire
00:54:59de police
00:55:00et qui peut être éventuellement
00:55:02victime également
00:55:02de ces violences
00:55:03donc je trouve ça absolument
00:55:05hallucinant
00:55:06que ce procureur de la République
00:55:07n'ait pas immédiatement
00:55:09sollicité un dépaysement
00:55:10et souhaité
00:55:10conserver la maîtrise
00:55:11de cette affaire
00:55:12et communiquer
00:55:13des éléments soumis
00:55:14aux secrets
00:55:16professionnels
00:55:16et de l'instruction
00:55:17ça c'est la première chose
00:55:18qui est importante à dire
00:55:19la deuxième chose
00:55:20c'est que nous demandons
00:55:21et je vous confirme
00:55:22que nous demandons
00:55:23au parquet général
00:55:24actuellement
00:55:24le dépaysement immédiat
00:55:26de cette affaire
00:55:26compte tenu
00:55:27des irrégularités procédurales
00:55:30et de la façon
00:55:31dont ce procureur de la République
00:55:32a mené cette affaire
00:55:34ce qui relève
00:55:35du secret de l'instruction
00:55:36et du secret de l'enquête
00:55:37relève du secret de l'instruction
00:55:38et du secret de l'enquête
00:55:39moi je ne le violerai pas
00:55:40comme monsieur le procureur
00:55:41de la République
00:55:42donc je transmettrai
00:55:44les informations
00:55:45dans un cadre légal
00:55:47est-ce que
00:55:48pardon
00:55:49je me permets de reposer
00:55:50la question
00:55:50parce qu'on entend
00:55:51vos arguments
00:55:52vous dites
00:55:52il est inadmissible
00:55:54que
00:55:54enfin on entend
00:55:55en tout cas
00:55:56on vous a écouté
00:55:58vous dites que
00:56:00il n'est pas normal
00:56:01qu'on s'en prenne
00:56:02à un jeune
00:56:03qui tentait de se défendre
00:56:04en donnant des coups de pied
00:56:06un enfant
00:56:06il faut dire les termes
00:56:07d'un enfant
00:56:08qui tentait de se défendre
00:56:10en donnant des coups de pied
00:56:11parce que
00:56:12il avait été agressé
00:56:13par un policier
00:56:14donc si je vais au bout des choses
00:56:17vous reconnaissez
00:56:18vous reconnaissez bien
00:56:19qu'il a donné
00:56:20des coups de pied
00:56:23à ce policier
00:56:24alors vous allez un petit peu
00:56:26vite en besogne
00:56:26si je puis me permettre
00:56:28la première chose
00:56:29que j'ai dit
00:56:29c'est que
00:56:30en termes de chronologie
00:56:31on a un fonctionnaire de police
00:56:32qui a maintenu la tête
00:56:33d'un enfant sous l'eau
00:56:34ça c'est la chronologie
00:56:36pour le reste
00:56:37c'est à voir
00:56:38mais ce qui m'inquiète moi
00:56:41c'est qu'on en vienne
00:56:42en France aujourd'hui
00:56:43avoir un fonctionnaire de police
00:56:44qui maintienne
00:56:45la tête d'un enfant
00:56:46sous l'eau
00:56:46c'est ça qui est important
00:56:47pour moi
00:56:48pas le reste
00:56:50alors ça fait beaucoup réagir
00:56:51en plateau
00:56:52Patrick Vignal
00:56:53est avec nous
00:56:53conseiller politique
00:56:54de Gabriel Attal
00:56:55ancien député Renaissance
00:56:56vous allez bien dormir
00:56:57cette nuit
00:56:57confirmez-moi
00:56:58vous vous rendez compte
00:56:59ce que vous dites
00:57:00d'abord c'est pas un enfant
00:57:01il a 17 ans et demi
00:57:02la deuxième chose
00:57:04ça fait 6 ans
00:57:04ça fait 6 ans
00:57:06monsieur je vous coupe pas la parole
00:57:08ça fait 6 ans
00:57:09qu'il étudie tant mieux
00:57:10dans un collège
00:57:11un lycée
00:57:12tant mieux
00:57:13ce gamin
00:57:15écoutez monsieur
00:57:15je suis désolé
00:57:17non mais moi
00:57:18j'ai pas de soucis
00:57:19vous pouvez gueuler
00:57:19ça me dérange pas
00:57:21je trouve que vos propos
00:57:23sont honteux
00:57:24chère monsieur
00:57:24pardon
00:57:24excusez-moi
00:57:25pardon
00:57:25je suis obligé d'intervenir
00:57:26est-ce qu'on peut échanger
00:57:28calmement s'il vous plaît
00:57:29donne la parole à Patrick Vignal
00:57:30vous réagirez derrière
00:57:31moi je vous répète
00:57:31il a 17 ans et demi
00:57:33ça fait 6 ans
00:57:34qu'il est chez nous
00:57:35c'est donc un enfant
00:57:35je peux vous répondre
00:57:3817 ans et demi
00:57:40quand vous appellez un enfant
00:57:41un enfant
00:57:42on pourra se parler
00:57:42c'est impossible
00:57:43bon alors mettons-nous d'accord
00:57:4417 ans et demi
00:57:45officiellement
00:57:46il est mineur
00:57:47il est mineur
00:57:47mais il a 17 ans et demi
00:57:48ça fait 6 ans
00:57:49ça fait 6 ans
00:57:50qu'il est scolarisé
00:57:51on va même imaginer
00:57:54que le policier
00:57:55peut-être éventuellement
00:57:57aurait voulu
00:57:58en coincant ce gamin
00:58:00lui mettre la tête
00:58:02dans 19 cm
00:58:03mais quand le gamin s'échappe
00:58:05vous pouvez m'expliquer
00:58:06pourquoi ils sont à plusieurs
00:58:07et qui prennent la tête
00:58:08du policier
00:58:09comme un ballon de foule
00:58:10monsieur
00:58:11est-ce que c'est normal
00:58:12un gamin de 17 ans
00:58:13quand on est bien éduqué
00:58:15on tape pas
00:58:16d'un policier
00:58:17avec les pieds
00:58:20de quoi vous parlez là
00:58:21je vous réponds
00:58:21vous faites partie
00:58:22d'un gouvernement
00:58:23qui est mis en cause
00:58:23dans le cadre
00:58:24de cette procédure pénale
00:58:25puisque nous avons mis en cause
00:58:26monsieur Laurent Nouillet
00:58:27mais je ne parle pas
00:58:27du gouvernement
00:58:27je parle d'un policier
00:58:28d'un enfant
00:58:29vous faites partie
00:58:30d'une partie
00:58:32à cette procédure pénale
00:58:33donc vous vous exprimez
00:58:35en défense
00:58:35du ministère de l'Intérieur
00:58:37qui est mise en cause
00:58:38dans le cadre
00:58:38d'une procédure criminelle
00:58:39une plainte a été déposée
00:58:41pour tentative de meurtre
00:58:41par incongrucité
00:58:43par instigation
00:58:44pour monsieur
00:58:45Laurent Nouniez
00:58:46qui a participé
00:58:47de ces violences
00:58:47en donnant des instructions
00:58:48qui sont absolument
00:58:50inadmissibles
00:58:51contre des mineurs
00:58:51en France
00:58:52ça c'est la première chose
00:58:53la deuxième chose
00:58:54je trouve
00:58:55vraiment inadmissible
00:58:57que vous n'ayez pas
00:58:58l'humanité suffisante
00:58:59pour considérer
00:59:00que vouloir tuer
00:59:02un enfant
00:59:02ne peut pas
00:59:03être accepté
00:59:04et admis
00:59:05en France
00:59:05aujourd'hui
00:59:07j'aimerais vous entendre
00:59:08dire
00:59:08il est inadmissible
00:59:09qu'un policier
00:59:10mette la tête
00:59:10d'un enfant sous l'eau
00:59:11j'aimerais vous entendre
00:59:12dire ça
00:59:13arrêtez de fumer
00:59:14la moquette
00:59:14c'est pas possible
00:59:15parce que moi
00:59:16je vous suis normalement
00:59:17là il y a un souci
00:59:18chez vous
00:59:19depuis deux jours
00:59:19vous avez un souci
00:59:21franchement
00:59:21est-ce que vous avez
00:59:21l'humanité suffisante
00:59:22pour dire qu'on ne peut pas
00:59:23mettre la tête
00:59:24d'un enfant sous l'eau
00:59:24est-ce que vous avez
00:59:25l'humanité suffisante
00:59:26pour dire ça
00:59:27et je rappelle
00:59:29que le procureur
00:59:30à l'instant
00:59:31maître Alimi
00:59:32je rappelle que le procureur
00:59:33à l'instant
00:59:34que vous accusez de mensonge
00:59:35précise bien que
00:59:36ce policier
00:59:37n'a pas mis la tête
00:59:38du jeune
00:59:39sous l'eau
00:59:40une question
00:59:40oui j'ai compris
00:59:41c'est pas mensonge
00:59:42juste une question
00:59:43pardon
00:59:44je voulais vous remettre
00:59:44les images
00:59:45de cette séquence
00:59:47elle a bien existé
00:59:49quand même
00:59:49ce policier à terre
00:59:50roué de coups
00:59:52alors qu'il est au sol
00:59:53par une bande de jeunes
00:59:55dont 4 individus
00:59:56ont été interpellés
00:59:59cette séquence quand même
01:00:00est-ce qu'on peut la voir
01:00:00à l'image
01:00:01voilà
01:00:01celle-ci
01:00:01elle vous choque ?
01:00:04alors écoutez
01:00:05moi je suis auxiliaire
01:00:06de justice
01:00:06ce qui me choque
01:00:08c'est qu'on puisse
01:00:09mettre la tête
01:00:09d'un enfant sous l'eau
01:00:10ça c'est la première chose
01:00:11qu'il y ait une rixe
01:00:12entre des fonctionnaires
01:00:14de police
01:00:14et des manifestants
01:00:16ça va être traité
01:00:17par la justice
01:00:18il n'y a pas de difficulté
01:00:19la question c'est de savoir
01:00:20comment on en est arrivé là
01:00:21et la façon
01:00:23dont on est arrivé là
01:00:24ce sont des instructions
01:00:24qui sont données
01:00:25par un ministère de l'intérieur
01:00:26contre des lycéens
01:00:27et des mineurs
01:00:28qui se mobilisent
01:00:29contre les conditions
01:00:30absolument inacceptables
01:00:31dans les lycées en France
01:00:32ça c'est la première chose
01:00:33donc vous êtes incapable
01:00:35de me dire
01:00:35au-delà même
01:00:37du cas de votre client
01:00:38que ces images-là
01:00:39d'un policier roué de coups
01:00:40au sol
01:00:40vous choquent
01:00:43je vous entends très mal
01:00:44madame
01:00:45vous avez raison
01:00:46Patrick Guignal
01:00:47Patrick Guignal
01:00:47ce sont des salauds
01:00:49les flics
01:00:49vous voyez pas cher monsieur
01:00:51six gamins autour
01:00:52d'un policier
01:00:52des mineurs
01:00:53qui se servent
01:00:54de son visage
01:00:55d'un ballon
01:00:56de poutine bol
01:00:57et vous vous acceptez ça ?
01:00:59franchement
01:01:00maître quand même
01:01:01monsieur sincèrement
01:01:02le jour où vous pourrez dire
01:01:03que vous êtes choqué
01:01:04par le fait
01:01:04qu'on mette la tête
01:01:05d'un mineur sous l'eau
01:01:06on pourra en reparler
01:01:07pour l'instant
01:01:07j'ai strictement rien à dire
01:01:08à une personne
01:01:09qui n'a pas
01:01:10l'humanité suffisante
01:01:11pour l'instant
01:01:12je n'ai pas
01:01:13la possibilité
01:01:14de discuter avec une personne
01:01:15qui considère
01:01:15que mettre la tête
01:01:16sous l'eau d'un enfant
01:01:17par un fonctionnaire de police
01:01:19ça n'est pas inacceptable
01:01:20vous ne l'avez pas dit
01:01:21le jour où vous le direz
01:01:22on pourra discuter
01:01:23mais enfin
01:01:24un policier
01:01:26qui voudrait noyer
01:01:26un gamine
01:01:27qui a jeté
01:01:28un mortier
01:01:29c'est pas normal
01:01:30mais le gamine
01:01:30le reconnaît lui-même
01:01:31s'il vous plaît
01:01:32dites-le que mettre
01:01:33la tête d'un enfant
01:01:34sous l'eau
01:01:34c'est inadmissible
01:01:35dites-le
01:01:37maître
01:01:37Arié Halimi
01:01:38est-ce que vous avez
01:01:39l'humanité suffisante
01:01:40pour le dire
01:01:41maître Arié Halimi
01:01:41vous êtes
01:01:43l'avocat
01:01:44de votre client
01:01:46et donc
01:01:47voilà
01:01:48vous défendez
01:01:48ce point de vue
01:01:49que le policier
01:01:50a mis
01:01:51la tête
01:01:51de votre client
01:01:52sous l'eau
01:01:53mais pardon
01:01:55ce sont vos images
01:01:56si ce n'est pas moi
01:01:57qui le dit
01:01:58je ne l'ai pas
01:01:58ces images
01:01:59ce sont des images
01:01:59que toute la France
01:02:00a dit
01:02:01ces images
01:02:02on les montre
01:02:02on les montre
01:02:04on les montre
01:02:05ces images
01:02:05mais on n'y voit pas
01:02:06grand-chose
01:02:07pour être tout à fait honnête
01:02:08on n'y voit pas grand-chose
01:02:09mais moi
01:02:10ce qui m'interroge
01:02:15c'est que vous ne soyez
01:02:15pas capable
01:02:16de dire aussi
01:02:18qu'il est grave
01:02:19de s'en prendre
01:02:19à un policier
01:02:20madame
01:02:21ce que je vois
01:02:21c'est la chronologie
01:02:22d'une image
01:02:23vous reconnaissez
01:02:24aujourd'hui
01:02:25que ça a commencé
01:02:27par ces images
01:02:28que vous êtes en train
01:02:28de diffuser
01:02:29à savoir un policier
01:02:30qu'on voit à l'image
01:02:31en train de maintenir
01:02:32la tête
01:02:32de mon client
01:02:33enfant
01:02:34sous l'eau
01:02:35c'est ça qui me choque
01:02:37parce qu'il aurait pu
01:02:38en mourir
01:02:38par asphyxie
01:02:39par noyade
01:02:39et qu'on essaye
01:02:41de renverser
01:02:42le narratif
01:02:43ou qu'on essaye
01:02:44de faire
01:02:44le jeu
01:02:45d'un procureur
01:02:46de la république
01:02:47qui est le superviseur
01:02:47de ce fonctionnaire
01:02:48de police
01:02:48que vous voyez
01:02:49à l'image
01:02:49est absolument
01:02:50pour moi
01:02:52scandaleux
01:02:52je vous le dis
01:02:53comme je le pense
01:02:54ce qu'on doit
01:02:55retenir aujourd'hui
01:02:56c'est qu'en France
01:02:57aujourd'hui
01:02:57des policiers
01:02:57peuvent tenter
01:02:59de noyer des enfants
01:02:59c'est ça qu'on doit
01:03:00retenir aujourd'hui
01:03:02merci maître
01:03:03Harry Halimi
01:03:04d'avoir répondu
01:03:06à nos questions
01:03:07on retient donc
01:03:09vos arguments
01:03:10vous vous accusez
01:03:11de mensonge
01:03:11le procureur
01:03:13et vous dites
01:03:15également
01:03:16que votre client
01:03:18ne maîtrise pas bien
01:03:19le français
01:03:19on rappelle
01:03:19votre client
01:03:20âgé de 17 ans
01:03:22qui est arrivé
01:03:23en France
01:03:24en 2020
01:03:25de nationalité
01:03:26bulgare
01:03:27on va faire
01:03:27un tour de table
01:03:28évidemment
01:03:28ça fait beaucoup réagir
01:03:29d'abord Julie Rochagneux
01:03:31vous êtes députée européenne
01:03:32porte-parole du RN
01:03:34comment vous réagissez-vous
01:03:36à cette séquence
01:03:37à laquelle on vient
01:03:37d'assister
01:03:39moi je pense
01:03:40cet après-midi
01:03:41à toutes les forces
01:03:41de l'ordre
01:03:42qui sont chez eux
01:03:43qui sont peut-être
01:03:44en repos
01:03:44je pense à leur famille
01:03:45aussi qui viennent
01:03:46d'assister effectivement
01:03:47à cette discussion
01:03:49et à cette défense
01:03:50que moi je trouve
01:03:51totalement effarante
01:03:52après c'est la sienne
01:03:52évidemment c'est l'avocat
01:03:53de ce jeune
01:03:54qui a porté plainte
01:03:55contre le policier
01:03:56qui l'a arrêté
01:03:57alors on apprend
01:03:58qu'il reconnaît
01:03:59avoir jeté
01:04:00des cailloux
01:04:01sur le policier
01:04:02ensuite il était
01:04:03près de ce ruisseau
01:04:04pour se laver les mains
01:04:04donc peut-être qu'il voulait
01:04:05jouer au ricochet
01:04:06on ne sait pas
01:04:06vu que c'était un enfant
01:04:07peut-être que tel Tom Sawyer
01:04:08il voulait jouer au ricochet
01:04:10la réalité c'est que
01:04:11ce jeune homme
01:04:11et son acolyte
01:04:12et ses deux autres acolytes
01:04:13ont mis des coups de pied
01:04:14dans la tête d'un policier
01:04:15quand on met des coups de pied
01:04:16dans la tête de quelqu'un
01:04:16c'est pourquoi
01:04:17c'est pour le blesser gravement
01:04:18voire pour le tuer
01:04:19donc moi je vois
01:04:20une tentative de meurtre
01:04:21ou je vois une tentative de meurtre
01:04:22dans ces jeunes
01:04:23qui vont vers des forces de l'ordre
01:04:24qui sont au sol
01:04:25qui leur donnent des coups de pied
01:04:25dans la tête
01:04:26donc je pense qu'il est temps
01:04:26de s'il fait la fin de la récréation
01:04:28Laurence Rossignol
01:04:29Non mais
01:04:30moi j'ai confiance
01:04:31dans la justice visiblement
01:04:32là il y a deux ans
01:04:33il y a au minimum
01:04:34une enquête
01:04:34et probablement deux
01:04:36qui vont être diligentées
01:04:37pour savoir
01:04:38ce qui s'est passé
01:04:38quelles sont les responsabilités
01:04:40en ce qui concerne
01:04:41les faits
01:04:42qui semblent avérés
01:04:43c'est qu'effectivement
01:04:43ce policier
01:04:45pas l'ombre d'un doute
01:04:45a été roué de coup
01:04:47par des lycéens
01:04:48et après il y a une plainte
01:04:49sur ce qui s'est passé
01:04:51dans la séquence précédente
01:04:52et je ne suis pas inquiète
01:04:53on saura ce qui s'est passé
01:04:54mais moi je ne suis pas
01:04:55la justice ne se rend pas
01:04:57sur les plateaux de BFMTV
01:04:58quelle que soit l'importance
01:05:00de l'information
01:05:01que vous donnez
01:05:01aux citoyens
01:05:03sinon ce qui est important
01:05:04à mon sens
01:05:05c'est que
01:05:05dans un moment
01:05:07comme celui-là
01:05:08moi je tiens à dire
01:05:09que quand des lycéens
01:05:10manifestent
01:05:11revendiquent
01:05:12à juste titre
01:05:12il ne devrait avoir
01:05:14aucun policier molesté
01:05:15aucun pompier molesté
01:05:17aucun personnel éducatif molesté
01:05:19et aucun gamin
01:05:20qui se prenne non plus
01:05:21un tir de LBD
01:05:22et perdent un oeil
01:05:22ou des dents
01:05:23c'est ça la réalité
01:05:24donc on est dans une situation
01:05:26le gouvernement a choisi
01:05:28de fermer les lycées
01:05:29je ne sais pas
01:05:30combien de temps
01:05:30je ne sais pas
01:05:31bon j'imagine
01:05:32encore jusqu'à
01:05:33500 établissements
01:05:35pardon
01:05:36totalement ou partiellement
01:05:37fermés
01:05:38voilà
01:05:38c'est le choix
01:05:39qu'a fait le gouvernement
01:05:39ce qu'il est clair
01:05:40c'est que maintenant
01:05:41il faut faire retomber
01:05:42la pression
01:05:43et il faut avoir
01:05:44un regard lucide
01:05:45sur ce qui se passe
01:05:46avec un certain nombre
01:05:47de groupes
01:05:48d'individus
01:05:48parce que ces gamins
01:05:49ils sont lycéens
01:05:50on ne peut pas dire
01:05:50que c'est des éléments
01:05:51extérieurs
01:05:52il y a une culture
01:05:54de la violence
01:05:54qui s'est installée
01:05:55une guerre des territoires
01:05:57et ce qui est en jeu
01:05:58c'est qui va prendre
01:05:59le contrôle
01:05:59de ces lycées
01:06:00et c'est ça
01:06:01auquel il faut réfléchir
01:06:02et sur l'affaire judiciaire
01:06:04toute confiance
01:06:06toute confiance
01:06:07dans la justice
01:06:08Guillaume Roubault-Cachier
01:06:09porte-parole du PCF
01:06:10ils vous ont choqué
01:06:11ces mots
01:06:12de l'avocat à l'instant
01:06:13qui lui justement
01:06:14ne semble pas faire confiance
01:06:15à la justice
01:06:16qui accuse la justice
01:06:17en l'occurrence
01:06:18de mensonge
01:06:18écoute
01:06:18et s'il y a de la justice
01:06:19c'est bien parce que justement
01:06:20la vérité n'apparaît pas
01:06:21en 30 secondes de vidéo
01:06:22quelle qu'elle soit
01:06:23donc moi je dis
01:06:24il y a des enquêtes en cours
01:06:25et il faut laisser le temps
01:06:26à la justice
01:06:27de faire son travail
01:06:27donc je n'ai rien à dire
01:06:28là-dessus
01:06:28par contre ce que je sais
01:06:29et qui me met un peu en colère
01:06:30je dois vous le dire quand même
01:06:31c'est qu'on assiste
01:06:32à des mouvements lycéens
01:06:34les plus importants
01:06:34depuis 10 ans
01:06:35et de quoi parle-t-on
01:06:36en permanence
01:06:37sur tous les plateaux
01:06:38des débordements
01:06:39et des choses lamentables
01:06:40qui se font
01:06:45ont lancé des cahiers
01:06:46de doléances
01:06:47dans des centaines de lycées
01:06:48qu'est-ce qu'il ressort ?
01:06:49Il ressort des revendications
01:06:50qui sont pleines de justesse
01:06:51mais on les entend encore
01:06:52ces revendications
01:06:53pardon mais
01:06:54ces violences
01:06:54sont peut-être minoritaires
01:06:56mais elles sont quand même
01:06:56très présentes
01:06:575000 interpellations
01:06:58j'ai entendu
01:06:59mais en l'occurrence
01:07:00quand vous lisez
01:07:00en l'occurrence
01:07:01quand vous regardez
01:07:01ces mouvements
01:07:02c'est le plus grand mouvement
01:07:03lycéen qu'on ait
01:07:04depuis des années
01:07:05ça a appris
01:07:06comme une traînée de poudre
01:07:07aussitôt
01:07:08pourquoi ?
01:07:08parce qu'aujourd'hui
01:07:10il faut regarder des faits
01:07:11et bien entre 2004
01:07:12et 2024
01:07:13vous avez vu
01:07:14parce qu'il y a eu
01:07:14un baby boom
01:07:15il y a une dizaine d'années
01:07:16il y a eu une augmentation
01:07:18du nombre d'élèves
01:07:18dans l'enseignement
01:07:19secondaire public
01:07:20et il y a eu
01:07:21une diminution
01:07:22du nombre d'enseignants
01:07:24dans le même temps
01:07:24plus 2% d'élèves
01:07:26et comment dire
01:07:27moins 13% d'enseignants
01:07:28dans le public
01:07:28c'est votre responsabilité
01:07:30un peu la vôtre aussi d'ailleurs
01:07:31mais donc
01:07:32de ce point de vue
01:07:33regardons les choses
01:07:34il y a eu une dégradation
01:07:35très sérieuse
01:07:36moi j'ai vu des revendications
01:07:37qui portaient sur
01:07:38on n'a pas de prof de maths
01:07:39évidemment
01:07:39quand on est fort en mathématiques
01:07:41qui est-ce qui veut bien
01:07:42être payé une misère
01:07:43pour être enseignant
01:07:44dans le système actuel
01:07:46très bien mais pardon
01:07:47et les revendications
01:07:48on en a parlé
01:07:49mais Nicolas Doménac
01:07:51les images elles sont là
01:07:52et en l'occurrence
01:07:53c'est ce qui choque
01:07:54l'opinion publique aussi
01:07:56non mais
01:07:56le procureur a employé
01:07:58un mot
01:07:58que vous n'avez pas repris
01:07:59d'ailleurs
01:08:00alors qu'il l'a employé
01:08:00à deux repris
01:08:01c'est lynchage
01:08:01or c'est quelque chose
01:08:03auquel
01:08:03c'est une violence
01:08:04un degré supplémentaire
01:08:06auquel on assiste
01:08:07de plus en plus
01:08:07c'est-à-dire
01:08:08effectivement
01:08:09taper dans la tête
01:08:09de quelqu'un à terre
01:08:11c'est pas pour lui faire
01:08:12des joliesses
01:08:14c'est pour le tuer
01:08:14je veux dire
01:08:15ni plus ni moins
01:08:16or c'est une pratique
01:08:17qui s'est multipliée
01:08:18et je prends ça
01:08:19comme exemple
01:08:19d'une violence
01:08:20qui a monté
01:08:21je veux dire
01:08:22et qui désacralise
01:08:23ce qui
01:08:24ce qui mériterait
01:08:25d'être resacralisé
01:08:26parce que les lycées
01:08:28qu'on fait brûler
01:08:28comme exemple
01:08:29les femmes
01:08:30qu'on agresse
01:08:31les mères de famille
01:08:32avec des odorats brûlés
01:08:33je veux dire
01:08:34les policiers
01:08:34font partie de ça
01:08:35et cette violence là
01:08:36elle dessert
01:08:37le mouvement lycéen
01:08:38qui en est l'otage
01:08:39je veux dire
01:08:40et donc il n'y a qu'une chose
01:08:41à faire à mon avis
01:08:42d'urgence
01:08:42c'est faire vraiment
01:08:44se débarrasser
01:08:45de ces casseurs
01:08:45fustiles lycéens
01:08:46mais aussi des pompiers
01:08:48pyromanes
01:08:48parce que pardon
01:08:49mais quand
01:08:50Jean-Luc Mélenchon
01:08:51ou le maire de Saint-Denis
01:08:52traite des policiers
01:08:54de raciste
01:08:55il dit que la violence
01:08:57est légitime
01:08:57c'est pas possible
01:08:58pour ensuite après
01:08:59prendre la tenue du pompier
01:09:00et de dire
01:09:01voilà
01:09:05vous imaginez
01:09:06si le policier
01:09:07avait noyé
01:09:08ce jeune
01:09:08le policier
01:09:09prendrait 20 ans
01:09:10de prison
01:09:11donc c'est là
01:09:12où je suis désolé
01:09:12les dents explosées
01:09:13vous avez vu
01:09:14les yeux perdus
01:09:15je ne vous ai pas
01:09:16ça vous ai pas
01:09:17est-ce qu'on peut discuter
01:09:20calmement
01:09:20si le policier
01:09:21il tue
01:09:22ce n'est pas obligé
01:09:23de monter en pression
01:09:23comme ça
01:09:24oui parce que ça me touche
01:09:26on est tous sous les autres
01:09:27mais on se tient
01:09:27parce que déjà
01:09:28le pays est à feu
01:09:29si le policier
01:09:33avait noyé ce gamin
01:09:34il aurait fait 20 ans
01:09:36de prison
01:09:36le policier
01:09:37donc je ne vois pas
01:09:38comment le policier
01:09:39pour quel intérêt
01:09:40il voudrait noyer
01:09:41un gamin
01:09:42qui a jeté des cailloux
01:09:43ce qui me gêne
01:09:44moi j'ai eu la chance
01:09:45de faire le tour de France
01:09:46oui on a une jeunesse
01:09:48qui est violente
01:09:49et nous en sommes aussi
01:09:50en part responsable
01:09:52quant à l'éducation
01:09:53chère madame
01:09:54en 2020
01:09:56le PIB
01:09:57et j'ai voté
01:09:58et j'étais là
01:09:58sous François Hollande
01:09:59était à 6,6
01:10:01avec Emmanuel Macron
01:10:02il est passé à 6,8
01:10:04c'est pas assez
01:10:05mais on en a marqué
01:10:06je ne suis pas sûr
01:10:07que ça les convainc
01:10:07écoutez je vous le dirai
01:10:08pas sûr qu'ils entendent
01:10:11cet argument
01:10:12bonjour vous n'avez pas de pauvre
01:10:12mais vous avez un PIB
01:10:13mais il en manque
01:10:14il en manque beaucoup
01:10:15on marque une très courte pause
01:10:17on poursuit le débat
01:10:18juste derrière
01:10:18à tout de suite
01:10:22le point du procureur
01:10:24de Belfort
01:10:25alors que deux lycéens
01:10:26âgés de 15 à 17 ans
01:10:27ont été placés
01:10:28en garde à vue
01:10:29soupçonnés
01:10:29d'avoir participé
01:10:31à ce passage
01:10:32à tabac
01:10:33d'un policier
01:10:34que vous voyez là
01:10:35à l'écran
01:10:35l'un des deux
01:10:36a reconnu
01:10:37avoir donné des coups de pied
01:10:38au policier
01:10:39écoutez les précisions
01:10:40du procureur de Belfort
01:10:41tout à l'heure
01:10:43au cours de sa garde à vue
01:10:45ce jeune homme
01:10:46a reconnu effectivement
01:10:47être l'individu
01:10:48qui avait été interpellé
01:10:49par le commandant de police
01:10:50au niveau de la rivière
01:10:52il a expliqué
01:10:53qu'il se trouvait
01:10:54à cet endroit
01:10:55non pas pour
01:10:56se ravitailler
01:10:57en projectile
01:10:58de type caillou
01:10:59mais pour se laver les mains
01:11:00au motif
01:11:01qu'il avait un oeuf
01:11:03dans sa poche
01:11:03qu'on lui aurait donné
01:11:04quelques instants auparavant
01:11:05dont il ne s'était pas servi
01:11:07et qui s'était cassé
01:11:08dans sa poche
01:11:09et que c'est pour cette raison
01:11:10donc il venait se laver les mains
01:11:12à cet endroit
01:11:13de la rivière
01:11:16s'il a indiqué
01:11:18qu'il n'avait pas participé
01:11:19aux tirs de projectiles
01:11:20en amont
01:11:22de son interpellation
01:11:23ce matin là
01:11:24de projectiles
01:11:25de type mortier d'artifice
01:11:26il a reconnu
01:11:27qu'il avait
01:11:28je le cite
01:11:28lancé des cailloux
01:11:29le matin même
01:11:30en direction
01:11:31des policiers
01:11:32avant de se rendre
01:11:33au niveau
01:11:34de la rivière
01:11:35pour se laver les mains
01:11:35pour le motif
01:11:36que je vous indiquais
01:11:37il a reconnu
01:11:38les violences
01:11:40commises
01:11:40sur le commandant de police
01:11:42en expliquant
01:11:43je le cite
01:11:43je ne sais pas
01:11:44si c'est à cause
01:11:45de l'adrénaline
01:11:46je lui ai mis
01:11:47deux coups de pied
01:11:48dans la tête
01:11:49et on a donc plus
01:11:50d'informations
01:11:51sur le lycée
01:11:52en question
01:11:53il est âgé
01:11:54de 17 ans
01:11:55il est de nationalité
01:11:56bulgare
01:11:57et il porte plainte
01:11:59contre ce policier
01:12:01pour tentative
01:12:01de meurtre
01:12:02son avocat
01:12:03maître Harry Halimi
01:12:04était notre invité
01:12:05il y a quelques minutes
01:12:07avant déjà
01:12:08parce que je viens
01:12:08d'écouter
01:12:08la très longue communication
01:12:10qui me semble
01:12:11hors de tout contexte légal
01:12:13parce que
01:12:14si un procureur
01:12:14de la république
01:12:15peut communiquer
01:12:16en cas de l'ordre public
01:12:18faire état
01:12:18de différents
01:12:20procès-verbaux
01:12:20et de déclarations
01:12:21d'une garde à vue
01:12:22alors qu'une instruction
01:12:23est ouverte
01:12:24me semble hors de propos
01:12:25c'est le temps plus
01:12:26je le précise
01:12:27que mon client
01:12:28comprend mal
01:12:28et s'exprime mal
01:12:29en français
01:12:30il est russophone
01:12:31et qu'il n'avait pas
01:12:33il n'était pas assisté
01:12:34d'un interprète
01:12:34donc juste pour
01:12:35prendre avec des pincettes
01:12:37les déclarations
01:12:37de ce procureur de la république
01:12:38je vous le dis également
01:12:40parce que
01:12:41je pense que le procureur
01:12:42de la république
01:12:43monsieur Lalois
01:12:43vous a un peu menti
01:12:44aux journalistes
01:12:45je vous montre là
01:12:46voilà
01:12:47c'est le dépôt de plainte
01:12:49qui a été fait
01:12:50auprès de ces services
01:12:51c'est visé
01:12:52signé
01:12:53et donc
01:12:54je ne vois pas comment
01:12:55ce procureur de la république
01:12:57a pu indiquer
01:12:59à vos services
01:13:00et aux journalistes
01:13:01présents lors de la conférence
01:13:02de presse
01:13:03qu'il n'avait pas connaissance
01:13:04d'une plainte
01:13:06pour tentative de meurtre
01:13:07c'est le début
01:13:08de cette affaire
01:13:08cette plainte
01:13:09pour tentative de meurtre
01:13:10et je pense que
01:13:12la communication
01:13:12du procureur de la république
01:13:13a justement pour vocation
01:13:15à fermer le banc
01:13:17et à dissimuler
01:13:18la réalité de ce dossier
01:13:20la réalité de ce dossier
01:13:21mais donc
01:13:21allons mettre
01:13:22Harry Halimi
01:13:23allons dans le fond des choses
01:13:24vous dites donc
01:13:25qu'il avait bel et bien
01:13:26l'information
01:13:26mais pourquoi donc
01:13:27ce lycéen
01:13:29décide de porter plainte
01:13:31pour tentative de meurtre
01:13:33tout simplement
01:13:33parce qu'il a eu
01:13:34la tête dans l'eau
01:13:34et que le fonctionnaire
01:13:36de police
01:13:36dès le début
01:13:37lui a mis la tête dans l'eau
01:13:39là aussi
01:13:40un mensonge
01:13:40du procureur de la république
01:13:41puisque le lycéen
01:13:42confirme qu'il a bien eu
01:13:44la tête dans l'eau
01:13:44pendant un certain temps
01:13:45donc nous considérons
01:13:47qu'il y a une tentative
01:13:48de meurtre
01:13:48dès lors qu'un fonctionnaire
01:13:49de police
01:13:50un commandant de surcroît
01:13:51qui met la tête dans l'eau
01:13:53d'un mineur
01:13:54c'est un enfant
01:13:55ne peut pas
01:13:55ne pas se douter
01:13:56qu'il y a un risque mortel
01:13:58à l'égard de cet enfant
01:13:59donc c'est le début
01:14:00de cette affaire
01:14:01je regrette
01:14:02encore une fois
01:14:03que ce procureur de la république
01:14:04qui est
01:14:04rappelons-le
01:14:05le superviseur
01:14:07de ce fonctionnaire de police
01:14:08en matière de police judiciaire
01:14:10ait décidé
01:14:10de se faire l'avocat
01:14:12de ce fonctionnaire de police
01:14:13qui aurait dû faire l'objet
01:14:14immédiatement
01:14:15d'une suspension
01:14:17immédiatement
01:14:17d'une mesure
01:14:19d'information judiciaire
01:14:20en matière criminelle
01:14:21pour tentative de meurtre
01:14:22et décide
01:14:24finalement
01:14:24de faire
01:14:25le jugement
01:14:26de ce mineur
01:14:27de cet enfant
01:14:28alors même
01:14:29que le départ
01:14:30de cette affaire
01:14:31c'est bien une tentative
01:14:31de meurtre
01:14:32par un fonctionnaire de police
01:14:33sur un enfant
01:14:34donc pour vous
01:14:35le procureur a menti
01:14:37lorsqu'il affirme
01:14:38que lors de son interrogatoire
01:14:39ce lycéen
01:14:41en question
01:14:42votre client
01:14:43affirme
01:14:44qu'il n'y a pas eu
01:14:44de tentative de noyade
01:14:46je vous confirme
01:14:47de manière absolue
01:14:48puisque j'ai eu accès
01:14:49aux éléments du dossier
01:14:50moi également
01:14:51que le monsieur
01:14:53le procureur de la république
01:14:54a menti aux journalistes
01:14:55ça c'est la première chose
01:14:56la deuxième chose
01:14:57c'est que
01:14:57nous visons
01:14:58dans cette plainte
01:14:59également des complicités
01:15:00par instigation
01:15:01nous pensons
01:15:02que des faits
01:15:03d'une telle sauvagerie
01:15:04sur un enfant
01:15:05en France
01:15:06n'ont pu avoir lieu
01:15:08que parce que
01:15:08les fonctionnaires de police
01:15:09ont eu des instructions
01:15:11de sévérité
01:15:12à l'égard de mineurs
01:15:14et nous pensons
01:15:14que les instructions
01:15:15qui ont été données
01:15:16par monsieur Laurent Nouniez
01:15:17ministre de l'Intérieur
01:15:19ont conduit
01:15:20à ce type de fait
01:15:20d'une gravité extrême
01:15:21donc monsieur Laurent Nouniez
01:15:23est également visé
01:15:24par la plainte
01:15:27pardon mais
01:15:28votre client
01:15:29ce lycéen de 17 ans
01:15:31reconnaît bien
01:15:32avoir porté
01:15:33des coups de pied
01:15:34à un policier
01:15:36à ce même policier
01:15:37au sol
01:15:38alors je répète
01:15:39que mon client
01:15:40est russophone
01:15:41qu'il s'exprime mal
01:15:42et comprend mal
01:15:43le français
01:15:45que pendant sa garde à vue
01:15:46il n'a pas été
01:15:48assisté
01:15:49par un interprète
01:15:50que tout a été mis
01:15:51en oeuvre
01:15:52par monsieur le procureur
01:15:52de la république
01:15:53de Belfort
01:15:54pour organiser
01:15:55une procédure
01:15:56visant
01:15:57à éteindre
01:15:58le scandale
01:15:58de ce tentatif
01:15:59de meurtre
01:15:59donc ça c'est une première chose
01:16:01la deuxième chose
01:16:02c'est qu'il y a d'autres vidéos
01:16:03que peut-être vous n'avez pas
01:16:04où on voit le fonctionnaire
01:16:05de police
01:16:05gazer les lycéens
01:16:07avant d'être l'objet
01:16:08de violences
01:16:09donc là aussi
01:16:10et encore une fois
01:16:11dans la chronologie
01:16:12c'est mon client
01:16:13qui a été victime
01:16:14d'une tentative de meurtre
01:16:15pas l'inverse
01:16:16n'inversons pas les choses
01:16:18mais pardonnez-moi
01:16:20vous mettez ça
01:16:21sur le compte
01:16:22d'un mensonge
01:16:23de la part du procureur
01:16:24d'une mauvaise maîtrise
01:16:26du français
01:16:27le procureur
01:16:28nous a donné des informations
01:16:29sur le profil
01:16:30de votre client
01:16:30arrivé en France
01:16:31au milieu de l'année 2020
01:16:33scolarisé donc
01:16:34dans un lycée français
01:16:36depuis quand
01:16:36est-il scolarisé
01:16:37en France
01:16:38et donc
01:16:39vous nous dites
01:16:40que
01:16:42malgré cette scolarisation
01:16:44il ne s'exprime pas bien
01:16:45en français
01:16:45il n'y a pas même
01:16:46de répondre à ce genre
01:16:47de questions
01:16:47c'est ça ?
01:16:48alors je vous confirme
01:16:50que des professeurs
01:16:51nous ont déjà attesté
01:16:52qu'il a une difficulté
01:16:53d'expression
01:16:54et de compréhension
01:16:54du français
01:16:56par ailleurs
01:16:57je pense qu'il faut remettre
01:16:58un petit peu l'église
01:16:59au milieu du village
01:16:59dans cette affaire
01:17:00mais pardon
01:17:01vous n'avez pas répondu
01:17:02à ma question
01:17:02pardonnez-moi maître
01:17:04il est scolarisé
01:17:05des professeurs
01:17:06ont attesté
01:17:07qu'il a une difficulté
01:17:08en termes d'expression
01:17:09et de compréhension
01:17:10du français
01:17:11mais il est bien
01:17:11scolarisé en France
01:17:12depuis son arrivée
01:17:13en 2020
01:17:14depuis 6 ans
01:17:15il est bien scolarisé
01:17:16en France
01:17:17depuis 6 ans
01:17:19et je reviens
01:17:20sur l'essentiel
01:17:21de ce dossier
01:17:21l'essentiel de ce dossier
01:17:23c'est qu'on a
01:17:24un enfant
01:17:25dont la tête
01:17:26a été maintenue
01:17:27sous l'eau
01:17:27par un fonctionnaire
01:17:28de police
01:17:28je pense qu'il ne faut
01:17:29vraiment pas
01:17:30inverser les choses
01:17:34Boris Karlamov
01:17:35du service police
01:17:35justice
01:17:35a une question
01:17:36à vous poser
01:17:36maître
01:17:37oui maître
01:17:37Alimi
01:17:38votre client
01:17:39ce jeune
01:17:39de nationalité
01:17:40bulgare
01:17:41j'ai 17 ans
01:17:41et demi
01:17:41est en cours
01:17:42de présentation
01:17:42devant le magistrat
01:17:43instructeur
01:17:43puisqu'il a une information
01:17:44judiciaire
01:17:45qui a donc été ouverte
01:17:45le parquet
01:17:46a déjà fait part
01:17:47de ses réquisitions
01:17:48et il requiert
01:17:49donc ce soir
01:17:50le placement
01:17:50en détention
01:17:52provisoire
01:17:52quand on sait
01:17:53que votre client
01:17:54est totalement inconnu
01:17:55des services
01:17:55de police
01:17:55et de justice
01:17:56comment vous réagissez
01:17:57vous face à ces réquisitions
01:17:59du parquet
01:17:59ce soir ?
01:18:01comme je vous l'indiquais
01:18:02les mesures
01:18:03qui sont prises
01:18:04à l'égard d'un enfant
01:18:05qui n'a absolument
01:18:06aucun antécédent judiciaire
01:18:08à qui on reproche
01:18:09d'avoir donné
01:18:09deux coups de pied
01:18:10à un policier
01:18:11qui venait
01:18:11de tenter de le tuer
01:18:13sont totalement
01:18:15absurdes
01:18:15et disproportionnées
01:18:16demander à ce qu'un enfant
01:18:18aille en détention
01:18:19provisoire
01:18:20parce qu'il a donné
01:18:22deux coups de pied
01:18:22à un fonctionnaire
01:18:23de police
01:18:24qui a tenté
01:18:24de le tuer
01:18:25je trouve ça
01:18:25absurde
01:18:26enfin pas si absurde
01:18:27que ça
01:18:27mais donc
01:18:28rappelons-en-quoi
01:18:29que le procureur
01:18:30de la République
01:18:30se fait aujourd'hui
01:18:32l'avocat du fonctionnaire
01:18:33de police
01:18:33le procureur
01:18:35de la République
01:18:35que vous avez entendu
01:18:36pendant une demi-heure
01:18:36n'est pas autre chose
01:18:38que l'avocat
01:18:40du fonctionnaire
01:18:40de police
01:18:41pardon mais vos propos
01:18:42sont quand même
01:18:43assez graves
01:18:43vous êtes en train
01:18:44de dire que le procureur
01:18:45de la République
01:18:45est en train
01:18:46de mentir
01:18:47qu'il a complètement
01:18:47pris parti
01:18:48pour cet officier
01:18:49de police
01:18:50est-ce que vous avez
01:18:50conscience
01:18:51que ces propos
01:18:51peuvent choquer
01:18:53alors ce qui est
01:18:54choquant
01:18:55c'est de voir
01:18:56j'espère que vous
01:18:56partagez d'ailleurs
01:18:57l'inquiétude
01:18:58de beaucoup de français
01:18:59qui ont vu les images
01:19:00d'un enfant
01:19:01dont la tête
01:19:02a été maintenue
01:19:03sous l'eau
01:19:03par un fonctionnaire
01:19:04de police
01:19:04ce qui est choquant
01:19:05c'est d'abord ça
01:19:08la réponse judiciaire
01:19:09qui est apportée
01:19:10par l'avocat
01:19:11de ce fonctionnaire
01:19:11de police
01:19:12n'est que
01:19:13finalement
01:19:13la traduction
01:19:14du caractère
01:19:16extrêmement choquant
01:19:17des images
01:19:17que vous êtes en train
01:19:18de diffuser
01:19:18sur votre télé
01:19:20ces images
01:19:21et ces violences
01:19:21qui ont été commises
01:19:22par un fonctionnaire
01:19:23de police
01:19:23qui aurait dû garder
01:19:24la maîtrise
01:19:25et le sang-froid
01:19:26nécessaire
01:19:27à une interpellation
01:19:28d'un enfant
01:19:29devant un lycée
01:19:30dans le cadre
01:19:30d'une mobilisation sociale
01:19:32elles sont à l'image
01:19:33des instructions
01:19:33qui ont été données
01:19:34par le ministère
01:19:35de l'Intérieur
01:19:35à savoir par
01:19:35monsieur Laurent Nunez
01:19:36ce qui est en train
01:19:37de se passer
01:19:38en France
01:19:39est extrêmement grave
01:19:40ces images
01:19:40ne sont que
01:19:41la conséquence
01:19:42des instructions
01:19:42données par le
01:19:43ministère de l'Intérieur
01:19:44On a une autre
01:19:46vidéo
01:19:46de ce qui s'est passé
01:19:48à Belfort
01:19:48une vidéo témoin
01:19:51du policier
01:19:51qui est en train
01:19:54d'essayer
01:19:55de se relever
01:19:56après avoir été
01:19:58roué de coup
01:19:598 jours
01:20:00d'ITT
01:20:02déclaré par
01:20:02le médecin
01:20:04de multiples hématomes
01:20:05et un choc
01:20:06émotionnel
01:20:07ce sont les mots
01:20:07du procureur
01:20:08il y a quelques minutes
01:20:09autour de la table
01:20:10pour en parler
01:20:11Arthur Delaporte
01:20:11député PS du Calvados
01:20:13porte-parole du groupe
01:20:13à l'Assemblée
01:20:14bonsoir et bienvenue
01:20:15à vos côtés
01:20:16Alexandre Darnikolits
01:20:17porte-parole du RN
01:20:17et député européen
01:20:19bonsoir
01:20:20Nicolas Domenac
01:20:21est toujours à nos côtés
01:20:22Jade Zahab
01:20:23porte-parole
01:20:24et secrétaire national
01:20:25de Renaissance
01:20:26bonsoir
01:20:27et Nathalie Arthaud
01:20:27porte-parole
01:20:28de lutte ouvrière
01:20:29je vous voyais réagir
01:20:30Jade Zahab
01:20:30au propos
01:20:31de l'avocat
01:20:33de ce jeune
01:20:34de 17 ans
01:20:35qui porte plainte
01:20:36contre ce policier
01:20:38pour tentative de meurtre
01:20:38oui parce qu'en réalité
01:20:40aujourd'hui
01:20:40on est en train
01:20:41de comparer
01:20:42les violences
01:20:43on est en train
01:20:43de mettre
01:20:44l'une face à l'autre
01:20:45des images
01:20:46qui sont toutes les deux
01:20:47horribles
01:20:47si effectivement
01:20:48ce policier
01:20:48a fait l'objet de coups
01:20:49c'est gravissime
01:20:50et s'il a essayé
01:20:51de noyer
01:20:53cette enfance
01:20:54c'est tout aussi dramatique
01:20:55et tout aussi grave
01:20:55et on voit bien
01:20:56qu'aujourd'hui
01:20:57nous sommes confrontés
01:20:58à ces images
01:20:59sans avoir plus d'informations
01:21:00que cela
01:21:00c'est à la justice
01:21:01de rendre
01:21:02la justice
01:21:03et pas à d'éventuels
01:21:05procureurs médiatiques
01:21:06alors l'avocat est dans son rôle
01:21:07il défend son client
01:21:08il est dans son rôle
01:21:09quand il dit le procureur ment ?
01:21:10écoutez
01:21:11il est dans son rôle d'avocat
01:21:12il a le droit
01:21:12il est protégé
01:21:13en tant qu'avocat
01:21:14quand il tient de tels propos
01:21:16pardon de revenir là-dessus
01:21:17on a complètement là
01:21:19oublié
01:21:19les revendications
01:21:20des lycéens
01:21:21le mouvement lycéen
01:21:21qui était là au départ
01:21:22et on est aujourd'hui
01:21:23en train de commenter
01:21:24des violences
01:21:24qui sont absolument indignes
01:21:25parce qu'elles ont été
01:21:27encouragées
01:21:28facilitées
01:21:29légitimées
01:21:29par un certain
01:21:31mouvement politique
01:21:31et je le dis
01:21:32de manière très claire
01:21:33la France insoumise
01:21:34qui a intérêt
01:21:34ça fait sourire
01:21:35vous êtes en train
01:21:37de pointer du doigt
01:21:37je suis choqué
01:21:38que nous en soyons
01:21:39aujourd'hui
01:21:39un dimanche soir
01:21:40en 2026
01:21:41à dire
01:21:42qu'est-ce qui est le plus grave
01:21:43est-ce que c'est le fait
01:21:44que le policier
01:21:44ait subi des coups
01:21:45ou est-ce que c'est
01:21:46qu'il ait essayé
01:21:47si c'est effectivement le cas
01:21:48de noyer un enfant
01:21:50qu'on en soit là
01:21:50vous voyez sourire
01:21:51Nathalie Harteau
01:21:52qu'on en soit là
01:21:52effectivement
01:21:54c'est vrai que c'est grave
01:21:54ça me fait sourire
01:21:56parce que c'est quand même
01:21:56le fruit de la politique
01:21:58du gouvernement
01:21:58que vous soutenez
01:21:59en fait
01:22:00voilà
01:22:00et moi non
01:22:01je ne rejette pas
01:22:03dos à dos
01:22:03les violences
01:22:05perpétrées par un commissaire
01:22:06de police
01:22:07et celles
01:22:08perpétrées par des jeunes
01:22:09qui sont
01:22:10qui sont remontés
01:22:11comme des pendules
01:22:12parce que
01:22:12donc
01:22:14sans prendre
01:22:14un policier à terre
01:22:16c'est moins grave
01:22:17qu'un policier
01:22:18qui essaye aussi
01:22:19d'intervenir
01:22:20je pense que ce qui est grave
01:22:20c'est qu'un commissaire
01:22:22agisse comme ça
01:22:23en effet
01:22:24moi ce que dénonce
01:22:25Harry Halimi
01:22:26bien sûr je le partage
01:22:27enfin qu'est-ce que ça veut dire
01:22:29il a essayé
01:22:30en fait il a cherché
01:22:31à terroriser ce jeune
01:22:32il faut laisser la justice
01:22:33faire son travail
01:22:34maintenant
01:22:34on a quand même les images
01:22:36parce que moi vous savez
01:22:37je les ai vues
01:22:38vos images
01:22:38et pendant des heures
01:22:39et des heures
01:22:40on a vu en effet
01:22:41ce commissaire
01:22:42être mis à terre
01:22:43et recevoir des coups de pied
01:22:45mais on ne savait pas
01:22:45qu'il y avait un début
01:22:47à ce film là
01:22:48on ne le savait pas
01:22:49et on le découvre là
01:22:50en fait
01:22:50et bien c'est assez révélateur
01:22:52de tout ce qui se passe
01:22:53depuis le début
01:22:53vous savez en fait
01:22:55parce que
01:22:55ce que je vois
01:22:57ce que je vois
01:22:58c'est que sur tous les blocus
01:23:00dans tous les rassemblements
01:23:01de jeunes
01:23:01il y a en effet
01:23:02des provocations policières
01:23:04il y a une volonté
01:23:06en effet
01:23:07de
01:23:07et bien
01:23:08de provoquer les jeunes
01:23:10on a vu
01:23:11des blocades
01:23:12on a vu
01:23:13des mises à terre
01:23:14extrêmement violentes
01:23:14on a vu cette jeune
01:23:15et on a vu aussi
01:23:16plus de 400 policiers
01:23:17blessés
01:23:18dans ces manifestations
01:23:19et cette autre vidéo
01:23:20je crois que la violence
01:23:21c'est une politique du gouvernement
01:23:23pour étouffer
01:23:23une mobilisation
01:23:24qui est ô combien légitime
01:23:25vous condamnez toutes les violences
01:23:26ou pas
01:23:27j'ai pas bien compris
01:23:28mais il y a des
01:23:29c'est oui ou non
01:23:30c'est facile
01:23:30est-ce que vous condamnez
01:23:31toutes les violences
01:23:31pas du tout
01:23:32ah très bien
01:23:33parce qu'il y a
01:23:34il y a ce qu'on appelle
01:23:35les forces de l'ordre
01:23:36vous savez que ces forces de l'ordre
01:23:37ce sont des pères
01:23:38ce sont des mères
01:23:39ce sont des frères
01:23:39certains ont des enfants
01:23:41qui sont au lycée
01:23:41elles sont censées
01:23:42s'attaquer à des jeunes
01:23:43qui ont 14, 15, 16 ans
01:23:45pour force de l'ordre
01:23:46ce sont des
01:23:47c'est pareil
01:23:48madame Arthaud
01:23:49quand ils s'en prennent
01:23:49aux professeurs
01:23:50quand ça tire
01:23:51à coup de mortier
01:23:52sur des profs
01:23:52sur du personnel
01:23:53sur des civils
01:23:55sur une dame
01:23:55qui demande juste
01:23:56qu'on ne détruise pas
01:23:58des vitrines
01:23:58je suis enseignante
01:23:59et j'ai des élèves
01:24:00ils arrivent le matin
01:24:02plein de colère
01:24:03plein de rage
01:24:04parce que dans leur vie
01:24:04il y a des choses dures
01:24:05ils vivent des choses difficiles
01:24:07et parfois
01:24:09ces jeunes
01:24:10peuvent être agressifs
01:24:12peuvent être récalcitrants
01:24:13vous croyez que je fonce
01:24:15dans le tas
01:24:15que je leur rentre dedans
01:24:17c'est quoi ma responsabilité
01:24:18d'enseignante
01:24:19c'est justement
01:24:20de les faire retomber
01:24:21de leur parler
01:24:22etc
01:24:23et ça devrait être
01:24:23la responsabilité
01:24:24de ce que vous appelez
01:24:25les forces de l'ordre
01:24:26qui sont en réalité
01:24:27en train de provoquer
01:24:29je vous lis la réponse
01:24:30quand même
01:24:31du ministre de l'Intérieur
01:24:32aujourd'hui
01:24:32les forces de l'ordre
01:24:33de la République
01:24:33ne répriment pas la jeunesse
01:24:34elles interviennent
01:24:35avec fermeté
01:24:35et sans délai
01:24:36pour faire cesser
01:24:36les dégradations
01:24:37violences
01:24:37et exactions
01:24:39ils parlent
01:24:40d'accusations graves
01:24:41qu'on entend aussi
01:24:42dans la bouche
01:24:43de la France insoumise
01:24:44Arthur Delaporte
01:24:44une réaction
01:24:45oui
01:24:45juste dire deux choses
01:24:46la première
01:24:47c'est évidemment
01:24:47qu'aucune violence
01:24:48n'est acceptable
01:24:49aucune violence
01:24:50n'est acceptable
01:24:51et ça je crois
01:24:51que tout le monde
01:24:52devrait s'accorder
01:24:53pour le dire
01:24:54mais là où j'ai
01:24:55moi un point d'inquiétude
01:24:56c'est quand même
01:24:57que aujourd'hui
01:24:58la responsabilité première
01:25:00du gouvernement
01:25:00c'est de chercher
01:25:01la désescalade
01:25:02et c'est d'ailleurs
01:25:02ce qui est théoriquement
01:25:04au coeur
01:25:04de la doctrine
01:25:06du maintien de l'ordre
01:25:07en France
01:25:07c'est la doctrine
01:25:09elle devrait être pratiquée
01:25:10et aujourd'hui en fait
01:25:11moi je constate
01:25:12sur le terrain
01:25:13beaucoup de témoignages
01:25:14où les forces de l'ordre
01:25:15n'ont pas suffisamment
01:25:16cherché la désescalade
01:25:18et ça c'est le moins
01:25:20qu'on puisse dire
01:25:21je le dis
01:25:22je condamne évidemment
01:25:23moi j'ai vu
01:25:23des professeurs
01:25:24qui ont été choqués
01:25:26par des jeunes
01:25:27qui s'en sont pris
01:25:28y compris à leur enseignant
01:25:30et donc voilà
01:25:31tout ceci est évidemment
01:25:32inacceptable et choquant
01:25:33mais je tiens à dire
01:25:34je tiens à dire
01:25:35je tiens à dire
01:25:36que ceci est résiduel
01:25:38par rapport
01:25:39à l'immense majorité
01:25:40à l'immense majorité
01:25:41de ces lycéens
01:25:43de ces lycéens
01:25:44qui ne veulent qu'une chose
01:25:45manifester pacifiquement
01:25:48pardon mais est-ce que
01:25:49ce discours est entendable
01:25:50quand on voit les images
01:25:51et le nombre
01:25:52pardon le nombre
01:25:52d'interpellations
01:25:535000 interpellations
01:25:5485% de millions
01:25:56depuis lundi
01:25:56combien de suites
01:25:56sur ces interpellations
01:25:57franchement
01:25:58moi je vais vous le dire
01:25:59à quand
01:25:59il y a eu beaucoup
01:26:00d'interpellations
01:26:00enfin beaucoup
01:26:01par rapport
01:26:02c'est du jamais vu
01:26:03sur des mouvements lycéens
01:26:05et j'ai rencontré des jeunes
01:26:06j'ai rencontré ces jeunes
01:26:07ces jeunes
01:26:08ils sont choqués
01:26:09ces jeunes
01:26:09ils sont encore traumatisés
01:26:11quelques jours après
01:26:11ils me disent
01:26:12nous on était là
01:26:13pour manifester pacifiquement
01:26:14on n'était pas là
01:26:14pour se faire matraquer
01:26:16on n'était pas là
01:26:17pour se prendre
01:26:18des gaz lacrymogènes
01:26:19à plein nez
01:26:20on n'était pas là
01:26:21pour se faire courser
01:26:22donc les policiers
01:26:22font ça pour s'amuser
01:26:23non mais je dis ici
01:26:25qu'il y a une doctrine nationale
01:26:26qui est dévoyée
01:26:27par un ministre de l'intérieur
01:26:29qui dit très clairement
01:26:30c'est la faute de la police
01:26:31attendez
01:26:31quand le ministre de l'intérieur
01:26:33dit
01:26:33tous les moyens
01:26:34seront utilisés
01:26:35etc
01:26:35on est sur un discours
01:26:36qui est uniquement répressif
01:26:37je ne vois pas
01:26:37la désescalade
01:26:38alors que c'est même
01:26:39ce qui est au coeur
01:26:40de la doctrine
01:26:40les policiers ont fui
01:26:41devant les casseurs
01:26:43à Orléans
01:26:44ils se sont réfugiés
01:26:45et on leur balançait
01:26:47des pierres
01:26:47ils se sont réfugiés
01:26:48dans une partie
01:26:48de l'établissement scolaire
01:26:49je ne nie pas
01:26:50et je condamne
01:26:50tous les actes de violence
01:26:51mais attendez
01:26:52mais j'aimerais vous entendre
01:26:53aussi reconnaître
01:26:55qu'il y a un problème
01:26:56dans la manière
01:26:57dont ce mouvement
01:26:58est géré
01:26:59de façon inacceptable
01:27:00par le gouvernement
01:27:00la première des choses
01:27:02qui aurait dû être faite
01:27:02moi je n'ai pas parlé
01:27:03vous allez avoir le temps
01:27:04de parler
01:27:05de dire
01:27:05on veut dialoguer
01:27:06on cherche la désescalade
01:27:08et on veut
01:27:08des manifestations
01:27:09qui sont pacifiques
01:27:10je vous donne
01:27:10oui et on n'y est pas encore
01:27:12et je vous donne
01:27:14une information
01:27:14qui vient de nous parvenir
01:27:15au sujet
01:27:16de ce mineur
01:27:17de 15 ans
01:27:18qui a été arrêté
01:27:19pour être soupçonné
01:27:22d'avoir dirigé
01:27:23ce spray enflammé
01:27:24en direction
01:27:24du visage
01:27:25d'une passante
01:27:27à Marseille
01:27:28qui tentait
01:27:28de les empêcher
01:27:29de s'en prendre
01:27:30à cet abribus
01:27:30que vous voyez là
01:27:32le parquet
01:27:34nous informe
01:27:34à l'instant
01:27:35qu'à l'issue
01:27:36de sa mise en examen
01:27:37et du débat
01:27:38devant le juge
01:27:38des libertés
01:27:39et de la détention
01:27:39le mineur
01:27:40de 15 ans
01:27:41conformément aux réquisitions
01:27:42du parquet
01:27:43a été placé
01:27:43en détention provisoire
01:27:44à l'établissement pénitentiaire
01:27:46pour mineurs de Marseille
01:27:47et de la détention

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