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  • il y a 13 minutes
Chaque dimanche, Karine de Ménonville vous accompagne de 14h à 16h dans BFM Non-Stop.

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00:00:00Bonjour à tous, il est 14h, je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle après-midi d'informations à
00:00:05la une.
00:00:05La violence extrême et gratuite est la réponse de la justice.
00:00:07Le parquet requiert le placement en détention du mineur de 15 ans qui est accusé d'avoir agressé une femme
00:00:13à Marseille avec un spray enflammé.
00:00:15Il doit être présenté à un juge pour acte de barbarie. Boris Carlamop sur ce plateau.
00:00:21Quelle suite pour le mouvement lycéen ? Demain, entre 400 et 500 établissements vont rester totalement ou partiellement fermés.
00:00:28C'est ce qu'annonce le ministre de l'éducation. 24 ont été incendiés ou saccagés. On va faire le
00:00:33point dans un instant.
00:00:35Le grand débat de la primaire socialiste, c'est ce soir sur BFM TV à 20h45.
00:00:41Moment décisif avant le vote des militants dans une semaine.
00:00:44On va retrouver Samy Sfaxi pour vous faire vivre les préparatifs de ce débat.
00:00:49Et puis utiliser son téléphone au volant va désormais vous coûter une suspension du permis de conduire.
00:00:56La sanction déjà effective dans certaines régions est généralisée à toute la France.
00:01:00Explication à suivre.
00:01:08C'est une scène d'une violence extrême qui a marqué cette semaine en marge de la mobilisation lycéenne.
00:01:15Le parquet requiert donc le placement en détention du mineur de 15 ans qui a agressé cette femme à Marseille
00:01:20avec un spray enflammé.
00:01:22Il doit être présenté à un juge pour acte de barbarie. On va en parler dans un instant avec Boris
00:01:26Karlamov.
00:01:26Mais tout d'abord, on va réécouter ce qu'a dit cette victime au micro d'Anne Boisise.
00:01:32J'ai fait le tour, je leur ai parlé, je leur ai dit mais qu'est-ce que vous faites
00:01:34? Vous n'allez rien casser du tout.
00:01:36Je ne voyais pas qu'il y a du monde, je ne voyais pas qu'on attend le bus, on
00:01:38travaille.
00:01:38Quand j'ai vu ce garçon avancer, en fait j'ai vu son geste, j'ai dit qu'est-ce
00:01:44qu'il fait ? Il ne va pas le faire.
00:01:45J'ai eu les cils, les cils brûlés là, ça m'a un peu brûlé la peau et toute sa
00:01:52partie là des cheveux qui est brûlé.
00:01:54Mais il ne faut pas que ce soit en vain, qu'il s'en sorte comme ça, même ceux qui
00:01:58étaient autour, ceux qui m'attrapaient, ceux qui me frappaient avec la barrière.
00:02:01Tout ça, tout ça, c'est des... En fait, ce n'est pas des enfants puisqu'ils font des actes
00:02:07d'adultes, j'ai envie de dire.
00:02:10Voilà pour ce témoignage au micro d'Anne Boisise. Bonjour Boris Karlamov.
00:02:14Bonjour Kaïs.
00:02:14On va faire le point sur les toutes dernières informations. Le mineur de 15 ans a donc reconnu les faits.
00:02:20Oui absolument, il est en train d'être présenté à un magistrat instructeur au tribunal judiciaire de Marseille.
00:02:26Et lors de sa garde à vue, ce jeune âgé de 15 ans a immédiatement reconnu les faits et exprimé
00:02:32de profonds regrets par rapport au geste qui lui est reproché aujourd'hui par la justice.
00:02:39Il est donc présenté à un juge d'instruction en vue de sa mise en examen pour acte de barbarie.
00:02:45Le parquet de Marseille a requis son placement en détention provisoire.
00:02:50On va rappeler que ce jeune âgé de 15 ans, il est inconnu des services de police et de justice.
00:02:53Il est donc soupçonné d'être l'auteur de ce geste, de ces images choquantes que nous avons vues sur
00:02:58notre antenne.
00:02:58C'était jeudi matin. Il y a une dame âgée d'une quarantaine d'années qui est auxiliaire de vie
00:03:03qui se trouve aux abords de la place du 4 septembre à Marseille
00:03:06et qui s'oppose à des dégradations en cours puisque selon le parquet, ces jeunes sont en train de briser
00:03:11un abribus.
00:03:13Et puis là, il y a donc un jeune tout de noir vêtu qui va sortir un spray, un briquet
00:03:16et qui va transformer ce spray en lance-flammes.
00:03:19La victime a une ITT de 8 jours. Elle n'a pas de stigmate sur le visage, quelques blessures avec
00:03:26ce pansement que vous avez vu lors de ce témoignage sur le cou.
00:03:29Et donc ce jeune qui avait été quelques temps après interpellé, placé en garde à vue et qui est donc
00:03:34en cours de présentation devant le magistrat instructeur.
00:03:38Avec donc cette information, on va la rappeler, le parquet qui a donc requis le placement en détention provisoire de
00:03:45ce jeune garçon.
00:03:46Pour acte de barbarie, la peine encourue est de 15 ans de réclusion criminelle. Il s'agit là d'un
00:03:51mineur, donc c'est moitié moins.
00:03:53Il encourt donc une peine maximale de 7 ans et demi de prison pour acte de barbarie.
00:03:59On aura davantage de précision en fin de journée après donc sa présentation devant le juge d'instruction marseillais.
00:04:05On suivra ça avec vous bien entendu Boris. Ces derniers jours, il y a une autre scène absolument marquante.
00:04:09C'est celle de ce professeur qui a été aspergé d'essence. Ça s'est passé à La Ciotat. Là
00:04:14aussi, il y a eu une interpellation ?
00:04:17Absolument. Un lycéen de 16 ans qui a été interpellé ce matin à La Ciotat est placé en garde à
00:04:22vue.
00:04:22Les faits se sont déroulés vendredi matin. Il y a une mobilisation lycéenne devant le lycée Méditerranée à La Ciotat
00:04:28dans le département des Bouches-du-Rhône.
00:04:30Et il y a ce professeur de physique chimie dont nous avons entendu le témoignage sur BFMTV qui va tenter
00:04:35d'éteindre un petit incendie au pied d'un arbre juste devant le lycée.
00:04:39Et là, il va y avoir une nouvelle fois un garçon tout de noir vêtu qui va l'asperger d
00:04:44'essence.
00:04:44Un autre garçon va lui mettre un coup de pied. Le professeur avait reconnu cet individu comme étant un lycéen
00:04:52de ce même établissement scolaire.
00:04:55Il a donc été interpellé ce matin à un placement en garde à vue. L'audition est en train de
00:05:00se dérouler au moment où l'on se parle.
00:05:02Merci beaucoup Boris. Et cette question à présent. Les lycéens vont-ils continuer leur blocus dès demain puisque nous sommes
00:05:08lundi avec une crainte, celle de nouveaux dégâts ?
00:05:10Les premières estimations. Ce chiffre a plusieurs dizaines de millions d'euros. 25 à 30 millions pour la région Auvergne
00:05:20-Rhône-Alpes.
00:05:207 millions pour l'Île-de-France. 3 millions pour l'Occitanie. Vous voyez les chiffres qui s'ajoutent. Et
00:05:27forcément, ça pose question.
00:05:30Demain, ce que l'on sait, c'est qu'entre 400 et 500 établissements vont rester totalement ou partiellement fermés.
00:05:3524 ont été incendiés ou saccagés.
00:05:38Et on fait le point avec Hilal et Laflaï.
00:05:41Une porte entièrement calcinée, c'est ce qu'il reste à l'entrée de ce lycée parisien après les mobilisations
00:05:47lycéennes.
00:05:48Alors que de nouveaux blocages sont appelés dès demain, ici comme dans de nombreux établissements, les cours se tiendront à
00:05:54distance.
00:05:55On ne peut pas accueillir le public lundi. Ça, ce n'est pas possible. C'est sûr que l'enseignement
00:05:59distanciel, ce n'est pas la même chose qu'un cours avec un professeur.
00:06:04Les organisations lycéennes donnent rendez-vous mardi pour ce qu'ils appellent désormais l'acte 3.
00:06:10Entre 400 et 500 établissements devraient être totalement ou partiellement fermés, selon le ministère de l'Éducation.
00:06:16Et certains élèves se disent prêts à rejoindre le mouvement.
00:06:19Ne serait-ce que sortir dans la rue et aller dans des manifestations.
00:06:22On soutient à tous les autres lycées, aux profs qui travaillent dans des environnements non faits pour ça.
00:06:29De leur côté, les syndicats de police craignent des débordements et anticipent une semaine sous haute tension.
00:06:34Moi, j'ai reçu sur mon téléphone portable, sur le réseau Snapchat, des messages très, très inquiétants
00:06:39où un individu appelle à se préparer à une guerre en remplissant les sacs de projectiles, de masques pour éviter
00:06:47d'être gazés, comme ils disent.
00:06:49Plusieurs syndicats ont appelé à la grève mardi et à se joindre à la contestation des lycéens.
00:06:56Après plusieurs jours de silence, Marine Le Pen fait front commun avec Jordan Bardella, le président du Rassemblement national,
00:07:02à qui Mediapart attribue des écrits antisémites.
00:07:05Marine Le Pen affirme avoir totalement confiance en Jordan.
00:07:09Mathis Menu.
00:07:11Elle aura attendu deux jours après les dernières révélations de Mediapart pour enfin prendre la parole.
00:07:17« J'ai totalement confiance en Jordan. »
00:07:20Déclaration en une phrase presque expéditive dans les colonnes de la tribune dimanche, loin de sa réaction lors du premier
00:07:27volet de l'enquête.
00:07:28« Elle a échangé avec Jules Pequenard pour la tribune dimanche et elle dit en gros confiance absolue entière à
00:07:37Jordan.
00:07:38Autour d'elle, tout le monde est aligné sur cette position. »
00:07:42Mediapart a d'abord publié lundi des captures d'écran, puis jeudi soir, de nouvelles preuves extraites directement de Facebook,
00:07:49sous contrôle d'un huissier.
00:07:50Autant d'éléments destinés à démontrer que Jordan Bardella a bien écrit des messages antisémites en 2013.
00:07:55Mais qu'importe pour le Rassemblement national, d'où le parti continue de faire bloc derrière son président, qui dénonce
00:08:02démontage grossier.
00:08:03« Jordan a été très clair depuis le début. C'est pour ça qu'il a porté plainte en diffamation
00:08:09contre Mediapart.
00:08:10Et c'est pour ça qu'il porte plainte pour faux et usage de faux. »
00:08:14Reste que cette affaire vient ternir la campagne présidentielle de Marine Le Pen,
00:08:18déjà entachée par son procès pour détournement de fonds publics et les rumeurs de tensions internes avec Jordan Bardella.
00:08:26Alors voilà pour les faits. Anne Serra Dubois, bonjour.
00:08:29Une façon de faire taire les rumeurs de dissension, est-ce que ça peut tenir ?
00:08:33Alors oui, pour l'instant ça tient. Et d'ailleurs, il n'y a pas d'effet dans les sondages
00:08:35sur la campagne, notamment de Marine Le Pen.
00:08:37C'est la stratégie du pack, le pack de rugby qui a été choisi par Marine Le Pen.
00:08:41On ne recule pas, on n'affiche pas de doute.
00:08:45On continue à cogner sur Mediapart autant qu'on peut.
00:08:48Malgré effectivement ce deuxième article du Média qui a porté des nouvelles preuves,
00:08:52notamment une authentification présentée comme cela en tout cas par un huissier.
00:08:56Et malgré les promesses de Mediapart de poursuivre le processus de récolte de nouvelles preuves,
00:09:02malgré tout ça, le mot d'ordre au Rassemblement National c'est on serre les rangs et surtout on n
00:09:09'affiche pas de doute.
00:09:10Alors des doutes, il y en a quand même en interne, notamment sur l'impact que ça peut avoir sur
00:09:13le long terme sur la campagne de Marine Le Pen.
00:09:15Il y en a aussi sur ces éléments, parce que d'une certaine façon il y a encore un doute
00:09:19sur la réalité des preuves qui ont été récoltées par Mediapart
00:09:23et du côté de certains au Rassemblement National.
00:09:25Il y en a qui disent voilà, on espère jusqu'à la fin que ça va tenir et qu'il
00:09:27n'y aura pas de nouveaux éléments.
00:09:28Vous connaissez la passion du feuilletonnage de Mediapart qui fait trembler les politiques depuis plus d'une dizaine d'années
00:09:34en France.
00:09:35Les détracteurs disent que c'est une fuite en avant pour Marine Le Pen de toute façon.
00:09:38Ce qui est clair c'est qu'il n'y a pas le choix en réalité.
00:09:41La plainte pour diffamation a été déposée.
00:09:43Il n'est pas question de faire demi-tour maintenant.
00:09:45Ils sont allés trop loin dans cette stratégie de dénégation de la part de Jordan Bardella
00:09:50et de soutien de Marine Le Pen au président du parti, la candidate à la présidentielle.
00:09:55Alors le seul sujet c'est que ça pollue bien sûr la bande passante communicationnelle du parti.
00:10:00C'est-à-dire que pendant qu'on parle de ça, on ne parle pas d'autre chose.
00:10:02Il y aura notamment mardi la présentation du contre-budget par le Rassemblement National.
00:10:07On verra à ce moment-là si la majorité des questions portent bien sur ce contre-budget et pas sur
00:10:11l'affaire Mediapart.
00:10:12On sera attentif. Merci beaucoup Anne.
00:10:14Le grand débat à présent, le grand débat de la primaire socialiste, c'est ce soir sur BFM TV à
00:10:1820h45.
00:10:20Moment décisif avant le vote des militants dans une semaine.
00:10:23Et on vous retrouve Samy Sfaxi parce que vous êtes dans le studio où tout va se passer,
00:10:28où va se dérouler ce débat décisif.
00:10:30Racontez-nous tout, toutes les coulisses.
00:10:34Oui Karine, justement, on va vous emmener avec Thomas Loriot qui m'accompagne sur ce plateau magnifique
00:10:39qui est en train d'être mis en place.
00:10:42Mais en tout cas, les pupitres ont été installées pour ce dernier débat de la primaire de la gauche.
00:10:47Débat donc décisif.
00:10:48Vous l'imaginez bien.
00:10:50Regardez, ces pupitres installés.
00:10:52Alors, le placement a été tiré au sort.
00:10:55Olivier Faure à droite, Ségolène Royal, Raphaël Glucksmann qui sera au centre,
00:11:00aux côtés de Jérôme Gage et d'Emmanuel Morel.
00:11:02On est en train de faire les tout derniers réglages au niveau de la lumière.
00:11:05Mais c'est ici que le débat va avoir lieu.
00:11:08En partenariat, il faut le rappeler également avec le journal Libération.
00:11:12Et puis bien sûr, Karine orchestrée, vous savez, par Maxime Switek et Apolline de Malherbe
00:11:16qui seront positionnés juste là.
00:11:18Alors, des Français pourront également leur poser des questions.
00:11:22On reviendra dès le début de ce débat sur, bien sûr, ce qu'il se passe dans les lycées en
00:11:28ce moment.
00:11:29Rendez-vous, Karine.
00:11:30Prenez-le.
00:11:31Ça sera à 20h30 ce soir sur BFM TV en direct.
00:11:34Donc, on y sera.
00:11:34Merci beaucoup, Samy.
00:11:36Et on reviendra prendre le pouls des avancées de ce débat.
00:11:41Ça nous concerne tous.
00:11:42Utiliser son téléphone au volant va désormais vous coûter une suffisante.
00:11:46Suspension du permis de conduire.
00:11:48La sanction, en fait, était déjà effective dans certaines régions.
00:11:51Elle est en voie d'être généralisée à toute la France.
00:11:54C'est un nouveau serrage de vis que nous expliquent Nisrine El-Yagoubi et Anaïs Girard.
00:12:00Vous avez tous déjà vu quelqu'un tenir son téléphone au volant.
00:12:03Mais quand on vous demande si cela fait partie de vos habitudes, la réponse est catégorique.
00:12:08Pas du tout.
00:12:09Jamais.
00:12:10Même en quelques secondes, on peut faire créer des accidents.
00:12:15Bon réflexe, car ce simple geste pourrait dès maintenant vous coûter cher.
00:12:19La suspension de votre permis de conduire.
00:12:21Une mesure drastique, mais sur le principe, vous êtes loin d'y être opposée.
00:12:25Je suis pour.
00:12:26Je suis médecin et je vois énormément de personnes aux urgences qui arrivent dans des états gravissimes à cause du
00:12:31téléphone au volant.
00:12:33Pour ma part, il y a beaucoup trop d'utilisation du téléphone portable et je pense qu'il faut vraiment
00:12:37sévir en fait.
00:12:38Le simple fait de lire un SMS en conduisant multiplie le risque d'accident par 23 selon l'Observatoire national
00:12:45de la sécurité routière.
00:12:47Pour le gouvernement comme pour les associations, ce comportement dangereux distrait le conducteur.
00:12:52Une seconde de perdu en ville à 50 km heure, c'est une distance de 15 mètres, la longueur d
00:12:57'un bus.
00:12:58Donc ça peut faire toute la différence si on doit freiner en cas d'urgence.
00:13:03La suspension du permis pourra aller au cas par cas de 15 jours à 6 mois.
00:13:07Les amendes et le retrait de points sont toujours valables.
00:13:10En cas d'infraction conjointe avec le téléphone au volant, les amendes et les sanctions sont déjà plus élevées.
00:13:16Et en cas d'implication du téléphone au volant dans un accident, là également, c'est une cause aggravante dans
00:13:22les sanctions.
00:13:23Les automobilistes utilisent de plus en plus leur téléphone ou une oreillette au volant.
00:13:28En 2025, près de 700 000 infractions ont été relevées.
00:13:32C'est pratiquement 7% de plus par rapport à l'année d'avant.
00:13:37Bonjour Pierre Chasserey.
00:13:38Bonjour.
00:13:38Vous êtes délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes.
00:13:42Suspension du permis généralisé pour le téléphone portable au volant, bien ?
00:13:46C'est dur de s'opposer.
00:13:48C'est dur de s'opposer sur quelque chose.
00:13:50On sait tous que faire ça lorsqu'on est au véhicule.
00:13:52Alors attention, ce n'est pas l'utilisation du téléphone au volant.
00:13:56En fait, il faut aller plus loin.
00:13:57C'est l'utilisation du smartphone.
00:13:58Notre société a changé de plus en plus.
00:14:00On voit des hurluberlus qui font absolument n'importe quoi,
00:14:03y compris qui réservent ou font leur liste de course directement sur leur smartphone pendant qu'ils conduisent.
00:14:08On ne peut qu'être d'accord avec le fond de cette mesure.
00:14:11En revanche, il y a peut-être quelque chose qui est un petit peu gênant.
00:14:15Deux points.
00:14:15Le premier, c'est la disproportion de la mesure.
00:14:17C'est-à-dire qu'on ne va pas faire la différence entre celui qui utilise son smartphone
00:14:21en faisant n'importe quoi sans regarder la route, en roulant.
00:14:23Et puis peut-être, vous savez, vous êtes arrêté au feu tricolore
00:14:26et vous avez juste fait ça pour regarder si vous aviez un message,
00:14:29vous l'avez reposé, vous êtes à l'arrêt.
00:14:30Dans les deux, c'est exactement la même sanction.
00:14:32Je la trouve parfois disproportionnée, même si le sens, évidemment, personne ne peut y être opposé.
00:14:37Alors on comprend très bien ce que vous dites sur le cas par cas.
00:14:40Néanmoins, appliquer une mesure nécessite un peu de généralité.
00:14:42Le problème avec le téléphone, c'est que c'est une source de distraction folle en fait au volant.
00:14:46C'est visuel, c'est auditif, c'est physique et c'est responsable d'énormément d'accidents.
00:14:49C'est pire d'ailleurs que ce qu'on nous annonce.
00:14:51Moi, je considère que ça, au volant, c'est le cancer de la sécurité routière.
00:14:55C'est-à-dire qu'il n'y a rien de pire quand on est au volant que l'utilisation
00:14:58du smartphone.
00:14:59Donc maintenant, quand on a dit ça, qu'est-ce qu'on fait ?
00:15:01Moi, je vous propose de regarder un petit peu notre pays.
00:15:04Qu'est-ce qu'on a fait ? On a posé des radars partout.
00:15:06Ça marche super bien.
00:15:07Depuis 2013, il y a toujours le même nombre de tués sur les routes.
00:15:10On n'avance pas.
00:15:11Il y a de plus en plus de radars, plus en plus d'argent des radars
00:15:13et de plus en plus de morts sur les routes.
00:15:15Ça, c'est le constat.
00:15:15On n'a plus de force de l'ordre, ni pour assurer la sécurité du pays,
00:15:19ni pour assurer la sécurité des routes.
00:15:21Alors, je veux bien qu'on place des mesures comme ça,
00:15:23qui paraissent de bon sens, qu'on amplifie des sanctions.
00:15:26Mais qui pour les faire respecter ?
00:15:27C'est peut-être la vraie question qu'on doit se poser aujourd'hui.
00:15:30Il y a l'amplification de la sanction.
00:15:31Peut-être qu'elle peut s'entendre.
00:15:32Mais qui pour faire respecter cela ?
00:15:34Alors, quand on regarde les chiffres,
00:15:3624% d'accidents mortels liés au téléphone,
00:15:38ça, on ne les conteste pas.
00:15:39Je pense que c'est plus, même.
00:15:40Ça peut même être plus.
00:15:42Le problème qui est posé, c'est
00:15:44s'il y a suspension du permis de conduire
00:15:46dans de nombreuses régions,
00:15:48on a besoin de son permis de conduire pour aller travailler.
00:15:50Oui, et à un moment donné, il faut aussi se responsabiliser.
00:15:52Quand on est automobiliste et qu'on est au volant,
00:15:54on n'est pas là pour tuer des gens.
00:15:56Personne ne peut aujourd'hui me regarder dans les yeux
00:15:58en me disant, moi, j'utilise mon smartphone au volant
00:16:00et je ne pose aucun problème de sécurité.
00:16:02Ce n'est pas vrai.
00:16:04Donc, au bout d'un moment,
00:16:05on peut défendre tout le temps les automobilistes
00:16:07et c'est mon cas.
00:16:08Mais mon association, il ne vous a pas échappé
00:16:09que c'est de défendre les automobilistes
00:16:12responsables et raisonnables.
00:16:13Aujourd'hui, il fallait un choc de comportement.
00:16:16Je pense que ce choc de comportement,
00:16:17il arrive avec cette mesure.
00:16:18Je regrette le manque, la disproportion peut-être
00:16:21dans certains cas.
00:16:22J'espère que les forces de l'ordre
00:16:23sauront être plus intelligentes que les textes
00:16:26et je regrette surtout.
00:16:27Mais par contre, ça, c'est une constante.
00:16:28Chez 40 millions d'automobilistes,
00:16:30on sait traquer le tout petit excès de vitesse
00:16:32qui ne représente que dalle
00:16:33en termes d'accidentalité.
00:16:34Par contre, on n'a plus de force de l'ordre.
00:16:36Et j'insiste, on n'a plus de force de l'ordre
00:16:38pour assurer la sécurité des routes
00:16:40comme on n'a pas de force de l'ordre
00:16:41pour assurer la sécurité au sens large
00:16:43des citoyens aujourd'hui.
00:16:44Aujourd'hui, vous l'évoquiez,
00:16:46je trouve que c'est très juste,
00:16:47vu la place qu'a pris le smartphone
00:16:49dans nos sociétés.
00:16:51Est-ce qu'il est possible,
00:16:52comme avec l'alcool,
00:16:54comme avec la ceinture,
00:16:56finalement, d'arriver à éradiquer
00:16:58le smartphone de nos voitures ?
00:16:59Bien sûr qu'on va y arriver.
00:17:00Pourquoi on n'y arriverait pas ?
00:17:01Vous savez, je considère qu'aujourd'hui,
00:17:03les automobilistes sont des gens
00:17:05extrêmement responsables pour la plupart
00:17:07qui n'ont pas envie de mourir sur les routes.
00:17:08Le chiffre que l'on donne,
00:17:09quand on dit un accident sur quatre,
00:17:11aujourd'hui, est généré par ça.
00:17:14Ça veut dire quelque chose.
00:17:16Par contre, on va aller plus loin.
00:17:18Zéro tolérance sur ça.
00:17:20Évidemment, il faut au moins une sanction,
00:17:22une évidence.
00:17:23Par contre, quand je vais en ville
00:17:24et que je regarde les gens
00:17:25qui sont à deux roues aujourd'hui,
00:17:27l'usage du smartphone,
00:17:28il est quasi généralisé.
00:17:29Je voudrais que cette fois-ci,
00:17:30avec cette mesure,
00:17:31il n'y ait pas deux poids, deux mesures.
00:17:32Soit on met tous les Français en sécurité
00:17:34parce que je n'ai pas envie
00:17:34demain d'être victime
00:17:35de quelqu'un qui était sur son smartphone
00:17:37en train de regarder une série
00:17:39ou peu importe,
00:17:40parce que c'est ce qui se passe
00:17:41aujourd'hui dans les voitures.
00:17:43Il faut véritablement sévir là-dessus.
00:17:47Et comprendre que là,
00:17:48cette fois-ci,
00:17:49personne ne peut s'opposer
00:17:50aux faits basiques.
00:17:52Et j'invite quelqu'un
00:17:53à me regarder dans les yeux
00:17:54et à me dire
00:17:54« Moi, il n'y a pas de problème
00:17:56quand je suis sur mon smartphone,
00:17:57je ne pose pas de problème
00:17:58de sécurité ».
00:17:58C'est faux.
00:17:59Lorsque l'on est sur son smartphone
00:18:00à faire tout et n'importe quoi,
00:18:02on est partout d'ailleurs,
00:18:03mais on n'est pas sur les routes.
00:18:05Merci,
00:18:05merci Pierre Chassery
00:18:06d'être venu sur ce plateau.
00:18:08On va vous montrer
00:18:09une image
00:18:10de ces pluies diluviennes
00:18:11qui tombent
00:18:12sur une partie de l'Espagne
00:18:14et notamment sur la région
00:18:15de Barcelone.
00:18:17Il y a déjà eu deux personnes
00:18:18qui ont été victimes.
00:18:19La ville et la région
00:18:20sont en état d'alerte.
00:18:22Les autorités ont annulé
00:18:23tous les événements publics.
00:18:25Elles recommandent
00:18:26aux habitants
00:18:27de rester chez eux.
00:18:30Ce que l'on craint
00:18:31évidemment
00:18:31pour les heures à venir,
00:18:33ce sont que les cours d'eau
00:18:34et les rivières
00:18:35débordent la situation
00:18:36et regardez
00:18:37d'extrêmement près.
00:18:40Restez avec nous
00:18:41à 14h30.
00:18:42On va revenir
00:18:43sur les dernières déclarations
00:18:44et ces inquiétudes.
00:18:45Les lycéens vont-ils
00:18:46poursuivre leur mobilisation
00:18:47dès demain
00:18:47avec cette crainte
00:18:48de nouveaux débordements ?
00:18:49De son côté,
00:18:50le ministre de l'Intérieur
00:18:51répond au syndicat
00:18:52de la magistrature.
00:18:53Les forces de l'ordre
00:18:54ne répriment pas la jeunesse
00:18:55mais elles protègent
00:18:56les élèves
00:18:57et ils dénoncent
00:18:58une communication accusatoire
00:18:59et déconnectée
00:19:00du monde réel.
00:19:01Par ailleurs,
00:19:02les dégâts,
00:19:03il y a les premières estimations
00:19:04de ces dégâts chiffrés
00:19:05à plusieurs dizaines
00:19:06de millions d'euros
00:19:08sur toute la France.
00:19:09Et cette question,
00:19:09à la fin,
00:19:10qui va payer ?
00:19:11Le gouvernement accélère
00:19:13la loi
00:19:13casseur-payeur.
00:19:14Elle sera examinée
00:19:15au Sénat
00:19:15à la fin du mois.
00:19:16On en parle
00:19:17dans un instant.
00:19:21Il est 14h30.
00:19:22Les titres
00:19:23de ce dimanche
00:19:23des pluies torrentielles
00:19:24sur la province
00:19:25de Barcelone
00:19:26ces dernières heures.
00:19:26La ville et sa région
00:19:27sont en état d'alerte.
00:19:28Les autorités
00:19:29ont annulé
00:19:29tous les événements publics
00:19:30et recommandent aux habitants
00:19:31de rester chez eux.
00:19:34Les lycéens
00:19:35vont-ils poursuivre
00:19:36leur mobilisation
00:19:36dès demain
00:19:37avec cette crainte
00:19:38de nouveaux débordements ?
00:19:39Le ministre de l'Intérieur
00:19:40répond au syndicat
00:19:41de la magistrature.
00:19:41Les forces de l'ordre
00:19:42ne répriment pas
00:19:43la jeunesse
00:19:44mais protègent
00:19:45les élèves.
00:19:46Ils dénoncent
00:19:46une communication
00:19:47accusatoire
00:19:48déconnectée
00:19:49du monde réel.
00:19:51Des estimations
00:19:52des dégâts
00:19:52chiffrés
00:19:53à plusieurs dizaines
00:19:54de millions d'euros
00:19:55et cette question
00:19:56qui va payer ?
00:19:57Le gouvernement accélère
00:19:58la loi
00:19:58casseur-payeur.
00:19:59Elle sera examinée
00:20:00au Sénat
00:20:01à la fin du mois.
00:20:03Enfin,
00:20:03la guerre en Ukraine.
00:20:04Un pont de Kiev
00:20:05a été attaqué
00:20:05par un drone aujourd'hui
00:20:07et la Russie annonce
00:20:08qu'elle va intensifier
00:20:09ses frappes
00:20:09sur les infrastructures
00:20:11en réponse
00:20:11aux déclarations
00:20:12du président Zelensky.
00:20:13Il a promis
00:20:13d'accroître
00:20:15ses attaques
00:20:15contre les raffineries russes.
00:20:17Nous serons
00:20:17avec Nicolas Coadou
00:20:18sur place.
00:20:22Mais tout d'abord,
00:20:23ces pluies torrentielles
00:20:24sur la région
00:20:25de Barcelone.
00:20:26Deux personnes
00:20:27sont décédées.
00:20:28La ville
00:20:28et ses environs
00:20:29sont en état d'alerte.
00:20:30On vous retrouve
00:20:30Aurélie Chameroy.
00:20:31Vous êtes notre correspondante.
00:20:32Aurélie,
00:20:33les services d'urgence
00:20:34qui appellent
00:20:34à la plus grande prudence
00:20:36dans les heures à venir.
00:20:40Oui,
00:20:41ce sont des pluies
00:20:41torrentielles
00:20:42et historiques
00:20:43qui se sont abattues
00:20:44sur Barcelone
00:20:44hier soir
00:20:45et toute la nuit
00:20:46jusqu'à la fin de matinée.
00:20:48Ce sont les mots
00:20:49de la chef
00:20:49du service météo catalan.
00:20:51Historique
00:20:51parce qu'on n'a pas vu ça
00:20:52depuis 20, 40 ans.
00:20:54On a relevé
00:20:55193 millimètres
00:20:56de pluie
00:20:57ici à Barcelone
00:20:58dans le quartier
00:20:58des Ramblas.
00:20:59Alors,
00:20:59les autorités
00:21:00avaient appelé
00:21:01à la plus grande vigilance.
00:21:02La plupart des événements
00:21:03devaient être annulés.
00:21:05C'était ville morte hier.
00:21:06Tout le monde était chez soi
00:21:08et ce qui a frappé
00:21:08c'est l'intensité
00:21:09de cette pluie.
00:21:10En quelques minutes,
00:21:12en quelques heures,
00:21:13l'eau est montée
00:21:13très très vite
00:21:14à inonder les stations de métro,
00:21:16la gare principale
00:21:16de Barcelone
00:21:18et de nombreuses rues.
00:21:19Également,
00:21:20on a relevé
00:21:21248 millimètres
00:21:22au nord de Barcelone
00:21:23dans une petite ville
00:21:24à une trentaine
00:21:25de kilomètres d'ici.
00:21:27Alors,
00:21:27vous l'avez dit,
00:21:27les intempéries
00:21:28ont fait deux victimes
00:21:29en Catalogne
00:21:30selon un premier bilan provisoire.
00:21:31La première est un homme
00:21:33de 65 ans.
00:21:34Il a été tué par un mur
00:21:35qui s'est éboulé
00:21:36dans un camping
00:21:36et puis la deuxième
00:21:38a été piégée
00:21:38chez elle
00:21:39dans son garage
00:21:40par la montée des eaux.
00:21:41Une troisième personne
00:21:42est encore portée disparue
00:21:43et actuellement recherchée.
00:21:45Alors,
00:21:46vous le voyez,
00:21:46le pire est passé,
00:21:47le soleil est revenu
00:21:48pour l'instant à Barcelone
00:21:49mais les autorités
00:21:50appellent encore
00:21:51à la plus grande vigilance
00:21:52puisque de nouveaux épisodes
00:21:54de pluie torrentielle
00:21:55pourraient avoir lieu
00:21:56au cours des prochains jours.
00:21:58La dépression
00:21:58qui a causé
00:21:59ses intempéries
00:22:00va rester ici
00:22:01jusqu'à la fin
00:22:02de la semaine prochaine
00:22:03et le nord de la Catalogne
00:22:05reste lui encore
00:22:05cet après-midi
00:22:06sous alerte maximale.
00:22:09Le trafic ferroviaire
00:22:09lui continue
00:22:10d'être largement interrompu.
00:22:12Ce sont des centaines,
00:22:13des milliers de passagers
00:22:14qui ont attendu,
00:22:15qui attendent encore
00:22:16leur train ce matin.
00:22:17Certains ont passé
00:22:18la nuit à la gare.
00:22:20le trafic ferroviaire
00:22:21sera complètement rétabli
00:22:23après avoir vérifié
00:22:24que les voies
00:22:25ne sont pas endommagées
00:22:26et qu'il n'y a aucun risque
00:22:27d'éboulement.
00:22:28Merci beaucoup Aurélie Chameroy
00:22:30en direct de Barcelone
00:22:31en Espagne.
00:22:32On en parle avec vous
00:22:33Eléonore Boccaran.
00:22:34Vous êtes notre journaliste
00:22:35météo climois.
00:22:36Et Ludovic Pagano,
00:22:37bonjour.
00:22:37Vous êtes consultant
00:22:38gestion de crise
00:22:39BFM TV.
00:22:40Ludovic,
00:22:41un mot tout d'abord
00:22:41inquiétude très forte
00:22:42parce que ce qui s'est passé
00:22:43ces dernières heures
00:22:44rappelle très fortement
00:22:46ce qu'a vécu Valence
00:22:47en octobre 2024,
00:22:49ces pluies diluviennes
00:22:50et cette montée brusque
00:22:51des eaux.
00:22:52Oui,
00:22:52beaucoup de prudence
00:22:53et effectivement,
00:22:54ouf,
00:22:54enfin,
00:22:55on arrive à se souvenir
00:22:55de ce qui s'est passé
00:22:56et on n'est pas encore
00:22:57dans le présent
00:22:58en disant
00:22:58mais on ne pouvait pas savoir,
00:22:59on ne pouvait pas prévoir.
00:23:00Là,
00:23:01on voit qu'effectivement
00:23:01la situation est très comparable
00:23:02à celle qu'a connue Valence
00:23:03en 2024
00:23:04mais c'est aussi très comparable
00:23:05à des épisodes
00:23:06qu'on appelle les épisodes
00:23:07sévenoles
00:23:07que nous pouvons rencontrer
00:23:08en France
00:23:08avec des orages
00:23:10extrêmement violents
00:23:11et surtout très statiques
00:23:12qui déversent en très peu de temps
00:23:13beaucoup,
00:23:13beaucoup d'eau
00:23:14sur des sols
00:23:14qui sont très secs
00:23:15suite à la canicule
00:23:16et qui pour le coup
00:23:16n'absorbent pas l'eau.
00:23:18Mais là,
00:23:18on voit qu'il y a eu
00:23:18un vrai travail d'anticipation
00:23:20la population a été surtout prévenue
00:23:22et elle a suivi ses consignes
00:23:24ce qui fait qu'au final
00:23:26le bilan
00:23:27même si c'est toujours
00:23:28trop de personnes décédées
00:23:30reste malgré tout
00:23:32plutôt léger
00:23:33au regard de la gravité
00:23:34de la situation.
00:23:35Et Léonore,
00:23:35il y a la saisonnalité
00:23:36je disais Valence
00:23:37c'était octobre 2024
00:23:39le mois d'octobre commence
00:23:40là on a vu le ciel
00:23:42qui s'éclaircissait
00:23:43au-dessus de Barcelone
00:23:44mais les autorités
00:23:45restent extrêmement vigilantes.
00:23:47Il faut rester en effet
00:23:48extrêmement vigilants
00:23:49parce qu'on est face
00:23:50à ce qu'on appelle
00:23:50une goutte froide
00:23:51donc la poche d'air froid
00:23:52à très haute altitude
00:23:53et elle est actuellement
00:23:54centrée sur le Portugal.
00:23:56Il faut avoir en tête
00:23:57qu'elle va faire remonter
00:23:58dans le sens inverse
00:23:59des aiguilles d'une montre
00:24:00effectivement
00:24:01tous ces phénomènes
00:24:02dépressionnaires
00:24:02et particulièrement
00:24:04en cette saison
00:24:05on a une masse d'air
00:24:05qui est encore très chaude
00:24:06ça ne vous a pas échappé
00:24:07il fait chaud en Espagne
00:24:08il fait encore chaud en France
00:24:10on est bien au-dessus
00:24:10des valeurs de saison
00:24:11et c'est donc
00:24:12la confrontation
00:24:12la différence de température
00:24:14entre cet air très froid
00:24:15en altitude
00:24:16et l'air encore très chaud
00:24:18près du sol
00:24:19qui va donner l'intensité
00:24:20finalement
00:24:21de ce carburant
00:24:22à ces intempéries
00:24:23et là c'est particulièrement
00:24:25marqué
00:24:25ce qu'on a eu
00:24:26effectivement en Espagne
00:24:26on a vu des relevés
00:24:28du côté de Barcelone
00:24:29de près de 180 millimètres
00:24:31de précipitation
00:24:32180 litres d'eau
00:24:33au mètre carré
00:24:34c'est dans les zones
00:24:35en France
00:24:36puisqu'on avait la vigilance
00:24:37eau des Pyrénées-Orientales
00:24:38les Pyrénées-Orientales
00:24:39se sont sorties
00:24:39l'eau des temps corse
00:24:40toute cette vigilance-là
00:24:41on peut très localement
00:24:43atteindre ce genre de cumul
00:24:45c'est un petit peu moins
00:24:46important chez nous
00:24:47parce qu'on va dire
00:24:48on est un petit peu
00:24:49plus éloigné
00:24:50de la goutte froide
00:24:51les précipitations
00:24:52et les orages
00:24:53ont franchi
00:24:53la barrière des Pyrénées
00:24:54donc c'est un peu moins
00:24:55intense chez nous
00:24:55ça reste tout de même
00:24:56très intense
00:24:57et il faut absolument
00:24:58maintenir cette vigilance
00:24:59Ludovic on le disait
00:25:00ce qui fait la différence
00:25:01avec l'Espagne
00:25:01c'est que finalement
00:25:02elle a appris de ces crises
00:25:03on parlait de Valence
00:25:05en octobre 2024
00:25:05si on veut se souvenir
00:25:06de Barcelone
00:25:07800 morts en 1962
00:25:09mais l'Espagne a appris
00:25:10à faire face en fait
00:25:11à ces crises
00:25:12et elle a mis en place
00:25:12des systèmes
00:25:13d'abord elle a mis en place
00:25:14comme la France l'a fait
00:25:15un système d'alerte
00:25:16des populations
00:25:17on se souvient
00:25:17ça a été une grosse polémique
00:25:19suite aux inondations
00:25:20de Valence en 2024
00:25:22parce que les autorités
00:25:23n'avaient pas prévenu
00:25:25les populations
00:25:26suffisamment en avance
00:25:27et ce qui est terrible
00:25:28parce que
00:25:29à un moment donné
00:25:30si c'est trop tard
00:25:30on expose
00:25:31si on demande aux gens
00:25:32de se mettre à l'abri
00:25:33chez eux
00:25:33on les oblige
00:25:34quelque part à sortir
00:25:35pour rentrer chez eux
00:25:35et c'est là
00:25:36à ce moment là
00:25:36où ça devient
00:25:37particulièrement dangereux
00:25:38donc ça reste des décisions
00:25:39qui sont difficiles à prendre
00:25:41parce qu'on n'est jamais certain
00:25:43que l'événement prévu
00:25:44va se dérouler
00:25:45exactement
00:25:46comme le prévoient
00:25:47ces fameuses prévisions
00:25:49mais pour autant
00:25:50il faut anticiper les décisions
00:25:51et là on voit
00:25:52que l'Espagne
00:25:53effectivement
00:25:54a appris
00:25:55de ces erreurs
00:25:56et c'est une très bonne chose
00:25:57pour autant
00:25:58ça reste des situations
00:25:59dramatiques
00:26:00j'entendais dans le reportage
00:26:03notre reporter
00:26:03dire
00:26:04ce sont des inondations
00:26:05historiques
00:26:08de plus en plus souvent
00:26:10on parle
00:26:11de phénomènes historiques
00:26:12d'inondations historiques
00:26:14de tempêtes historiques
00:26:15et ce qui est historique
00:26:16devient de plus en plus fréquent
00:26:17alors est-ce que c'est historique
00:26:18ou est-ce que
00:26:19malheureusement
00:26:19ça va devenir notre quotidien
00:26:21il y a une vraie question autour de nous
00:26:21Et Léonard
00:26:22c'est la question
00:26:22est-ce qu'après un été
00:26:23on va dire historique
00:26:24pour reprendre ce mot-là
00:26:26historiquement chaud
00:26:26dans l'Hexagone
00:26:28mais pas que
00:26:29on a vu aussi
00:26:29les incendies
00:26:30la chaleur en Espagne
00:26:31est-ce qu'il faut s'attendre
00:26:32à un automne catastrophique
00:26:33en fait ?
00:26:34je ne vais pas m'engager
00:26:35sur les prévisions
00:26:36à l'échelle de l'automne
00:26:37et de la fin de l'automne
00:26:38en revanche
00:26:38je peux vous parler
00:26:39des prochains jours
00:26:40et de ce qui arrive
00:26:41et c'est vrai que
00:26:42avec cette masse d'air
00:26:43beaucoup plus chaude
00:26:44puisqu'on a eu cet été
00:26:45vraiment caniculaire
00:26:46et que la chaleur persiste
00:26:47bien évidemment
00:26:48dès qu'on va avoir
00:26:49un passage dépressionnaire
00:26:50dès qu'on va avoir
00:26:50de l'air froid
00:26:51qui va circuler en altitude
00:26:52comme c'est couramment le cas
00:26:53en cette saison
00:26:54et bien ça va se reproduire
00:26:56et là regardez
00:26:56ça fait déjà plusieurs jours
00:26:58aussi que ça remonte
00:26:59comme ça
00:26:59et malheureusement
00:27:00on n'en a pas fini
00:27:01on attend encore
00:27:01des précipitations
00:27:02lundi, mardi, mercredi
00:27:04encore dans le sud-est
00:27:05avec possiblement
00:27:06un épisode sévenol
00:27:07assez intense
00:27:08notamment du côté
00:27:10des Cévennes
00:27:10mais en allant
00:27:11jusqu'au littoral
00:27:12ça va rester sous surveillance
00:27:13les prochains jours
00:27:14et il faudra être très prudent
00:27:15Merci à vous deux
00:27:18Cette question à présent
00:27:19Les lycéens
00:27:19vont-ils poursuivre
00:27:21leur mobilisation
00:27:22dès demain
00:27:23cette nouvelle semaine
00:27:24sera-t-elle une nouvelle fois
00:27:25marquée par des scènes
00:27:27de violence ?
00:27:28Le ministre de l'Intérieur
00:27:29a en tout cas répondu
00:27:30au syndicat
00:27:30de la magistrature
00:27:31face aux accusations
00:27:32de violence policière
00:27:34Laurent Nunez
00:27:34affirme que
00:27:35les forces de l'ordre
00:27:36ne répriment pas
00:27:37la jeunesse
00:27:38mais protègent
00:27:39et encadrent
00:27:40les élèves
00:27:40il dénonce
00:27:41une communication
00:27:42accusatoire
00:27:43déconnectée
00:27:44du monde réel
00:27:46c'est très grave
00:27:47et c'est très inquiétant
00:27:49déclare-t-il
00:27:50on en parle
00:27:50avec notre invité
00:27:52Justine Probst
00:27:53bonjour
00:27:54merci d'être en direct
00:27:55sur BFM TV
00:27:56vous êtes secrétaire nationale
00:27:58du syndicat
00:27:58de la magistrature
00:27:59une fois de plus
00:28:00on a l'impression
00:28:00que justice
00:28:02et force de l'ordre
00:28:03se font face
00:28:05sans dialogue possible
00:28:07Oui alors
00:28:08c'est fou en fait
00:28:11de mettre doigt à dos
00:28:12la justice
00:28:12et la police
00:28:13nous ce que l'on porte
00:28:14du côté du syndicat
00:28:15de la magistrature
00:28:16c'est une autre façon
00:28:18de faire du maintien
00:28:18de l'ordre
00:28:19et en fait
00:28:19ce que l'on critique
00:28:20ce n'est pas
00:28:21le travail des policiers
00:28:22sur le terrain
00:28:23parce qu'en fait
00:28:23on leur donne des ordres
00:28:24et ils obéissent
00:28:25à ces ordres
00:28:25donc le syndicat
00:28:27de la magistrature
00:28:27ne vient pas critiquer
00:28:29individuellement
00:28:29ce qui est fait
00:28:30par les policiers
00:28:31et les gendarmes
00:28:31nous ce que l'on critique
00:28:32c'est le choix
00:28:33qui est fait
00:28:33par le ministère
00:28:34de l'intérieur
00:28:35d'une stratégie
00:28:36de maintien de l'ordre
00:28:37qui est à
00:28:38on peut dire
00:28:38à la française
00:28:39qui est violente
00:28:40qui est brutale
00:28:41qui fait le choix
00:28:42de l'utilisation
00:28:42d'armes particulièrement
00:28:43dangereuses
00:28:44a fortiori
00:28:45contre un public
00:28:46aujourd'hui
00:28:47qui est particulièrement
00:28:47vulnérable
00:28:48et nous
00:28:49ce qu'on fait
00:28:50ce qu'on demande
00:28:51c'est d'appeler
00:28:52à une désescalade
00:28:53dans ce maintien
00:28:55de l'ordre brutal
00:28:55pour protéger
00:28:56à la fois
00:28:57les manifestants
00:28:58et les manifestantes
00:28:58mais également
00:28:59les policiers
00:29:00et les gendarmes
00:29:02alors c'est vrai
00:29:03que je vous disais
00:29:03on a presque l'impression
00:29:04d'une caricature
00:29:05quand on entend
00:29:05les échanges
00:29:06de part et d'autre
00:29:07et les accusations
00:29:08qui sont faites
00:29:09parce que la semaine
00:29:10qu'on vient de vivre
00:29:11a secoué tout le monde
00:29:12il y a certes
00:29:12ce mouvement lycéen
00:29:13mais il a été marqué
00:29:14en parallèle
00:29:14par des violences réelles
00:29:16par des atteintes
00:29:17aux personnes
00:29:18et des fois
00:29:19on a l'impression
00:29:20finalement
00:29:20que certains magistrats
00:29:22font preuve peut-être
00:29:22d'un peu d'angélisme
00:29:25alors nous l'idée
00:29:26c'est pas de faire
00:29:26de l'angélisme
00:29:27c'est à dire
00:29:27qu'on traite
00:29:28de dossiers
00:29:29tous les jours
00:29:29où on voit
00:29:31effectivement
00:29:31des mineurs
00:29:32qui peuvent commettre
00:29:32des infractions
00:29:33nous ce que l'on constate
00:29:34là dans la séquence
00:29:36que l'on observe
00:29:36c'est que
00:29:38le ministre
00:29:39vient nous dire
00:29:39les forces de l'ordre
00:29:41ne répriment pas
00:29:42la jeunesse
00:29:43nous ce que l'on dit
00:29:44c'est que
00:29:44s'il y a une répression
00:29:46indifférenciée
00:29:46de l'ensemble
00:29:47des lycéens et lycéennes
00:29:48qui sont présents
00:29:49devant ces lycées
00:29:49parce que
00:29:50ce que l'on voit
00:29:50c'est qu'il y a
00:29:51une utilisation massive
00:29:52de gaz lacrymogène
00:29:54gaz lacrymogène
00:29:55qui touche
00:29:56tout le public
00:29:56gaz lacrymogène
00:29:57il faut le rappeler
00:29:58c'est pas rien
00:29:59le gaz lacrymogène
00:30:00c'est une arme chimique
00:30:01qui impacte
00:30:02les facultés respiratoires
00:30:04qui vient rogner
00:30:05sur les chaires
00:30:06et donc
00:30:07ce n'est pas rien
00:30:07d'utiliser
00:30:08de faire le choix
00:30:08d'utiliser
00:30:09du gaz lacrymogène
00:30:10et on le voit bien
00:30:11c'est une arme
00:30:12qui n'est pas
00:30:13maîtrisable
00:30:14donc ce qu'on vient dire
00:30:15ce n'est pas
00:30:16c'est ce qui est
00:30:16beaucoup critiqué
00:30:17enfin on va dire que
00:30:18quand on parle
00:30:19du syndicat de la magistrature
00:30:20souvent ce qui est dit
00:30:21c'est que
00:30:22on est contre
00:30:23la répression
00:30:25de manière générale
00:30:25qu'on ne veut pas
00:30:26que les personnes
00:30:27qui ont commis des infractions
00:30:28soient arrêtées
00:30:29c'est tout le contraire
00:30:30c'est à dire que
00:30:31nous on vient dire
00:30:31pour que la police
00:30:32puisse avoir
00:30:33une action efficace
00:30:34l'enjeu
00:30:36de ce que l'on analyse
00:30:38c'est de les focaliser
00:30:39sur effectivement
00:30:40une intervention
00:30:41en cas de commission
00:30:42d'infraction
00:30:43ce que l'on voit
00:30:43ce n'est pas le cas
00:30:45aujourd'hui sur le terrain
00:30:46il y a une répression
00:30:47de manière générale
00:30:48des lycéens
00:30:49qui sortent dans la rue
00:30:50pour porter
00:30:51des revendications
00:30:52et donc il faut vraiment
00:30:53faire la différence
00:30:53entre des personnes
00:30:54qui commettent des infractions
00:30:56qui doivent être interpellées
00:30:57qui doivent être présentées
00:30:59à la justice
00:30:59et des personnes
00:31:00qui exercent
00:31:01leur liberté d'expression
00:31:02leur droit de rassemblement
00:31:04et de manifestation
00:31:05et qui sont aux prises
00:31:06avec les forces de l'ordre
00:31:07et donc effectivement
00:31:08c'est un peu plus complexe
00:31:09que de juste opposer
00:31:11la justice
00:31:12à la police
00:31:14Juste d'un mot
00:31:15on entend parfaitement
00:31:15ce que vous dites
00:31:16vous mettez plus en cause
00:31:18une doctrine
00:31:18et une façon de faire
00:31:19mais quand on voit
00:31:19les images
00:31:20on s'aperçoit que
00:31:21quand les forces de l'ordre
00:31:22sont sur le terrain
00:31:24faire une réelle différenciation
00:31:25au cas par cas
00:31:26quand il y a des scènes
00:31:27d'émeute
00:31:28ou des scènes globales
00:31:29c'est très difficile
00:31:30la question qui se pose
00:31:30par exemple
00:31:31c'est pourquoi on n'utilise
00:31:32pas plus
00:31:33les canons lanceurs d'eau
00:31:34est-ce que ça pourrait pas
00:31:35être une solution ?
00:31:37Alors on se rend bien compte
00:31:39que c'est pas des canons lanceurs d'eau
00:31:40qui vont permettre
00:31:41d'interpeller
00:31:42les personnes
00:31:42qui ont commis des infractions
00:31:45les canons lanceurs d'eau
00:31:46encore une fois
00:31:46c'est une méthode
00:31:47de maintien de l'ordre
00:31:48ce n'est pas une méthode
00:31:49de police judiciaire
00:31:50je pense qu'il faut vraiment
00:31:51distinguer ça
00:31:52pour les personnes
00:31:52qui nous écoutent
00:31:53on a
00:31:55le ministère de l'intérieur
00:31:56en charge
00:31:56du maintien de l'ordre
00:31:57et qui fait des choix
00:31:58qui peuvent être des choix
00:31:59plus ou moins brutaux
00:32:01plus ou moins violents
00:32:02avec une efficacité
00:32:03qui est vraiment contestée
00:32:04au niveau européen
00:32:05et avec des voisins européens
00:32:06qui vont faire le choix
00:32:07justement
00:32:08d'une mise en retrait
00:32:09des forces de l'ordre
00:32:10pour
00:32:11d'une mise en retrait
00:32:12pour pouvoir intervenir
00:32:13de manière ciblée
00:32:14nous on est
00:32:15sur un maintien de l'ordre
00:32:16qui est complètement différent
00:32:17mais ça c'est vraiment
00:32:18la gestion
00:32:20de la foule
00:32:20on va dire
00:32:21et il faut vraiment
00:32:22distinguer ça
00:32:23de la police judiciaire
00:32:24qui est là
00:32:24pour identifier
00:32:26interpeller
00:32:26des personnes
00:32:27qui commettent des infractions
00:32:28et c'est vrai que
00:32:29dans les discours
00:32:30qu'on entend
00:32:31et dans les analyses
00:32:32qui sont faites
00:32:32on a tendance
00:32:33à mélanger les deux
00:32:34et ce n'est pas
00:32:35en gazant tout le monde
00:32:37et en mettant
00:32:38des canons à eau
00:32:38partout
00:32:39qu'on arrivera
00:32:40mieux à interpeller
00:32:41des personnes
00:32:42qui ont commis
00:32:43des infractions
00:32:43la police judiciaire
00:32:44c'est aussi un savoir
00:32:46c'est aussi des techniques
00:32:47qui sont vraiment différentes
00:32:49de celles des forces
00:32:50de l'ordre
00:32:50et le problème aujourd'hui
00:32:51c'est de vouloir
00:32:52que les policiers
00:32:53fassent tout en même temps
00:32:54et ce que l'on voit
00:32:55c'est qu'on fait moins bien
00:32:56les deux types de missions
00:32:59Merci
00:33:00merci d'être intervenu
00:33:01en direct
00:33:02sur BFM TV
00:33:03à l'issue de cette semaine
00:33:04on commence à avoir
00:33:05des estimations
00:33:06des dégâts
00:33:07chiffrés à plusieurs
00:33:08dizaines de millions
00:33:09d'euros
00:33:10et cette question
00:33:11qui va payer
00:33:12le gouvernement accélère
00:33:13la loi
00:33:14casseur-payeur
00:33:15elle sera examinée
00:33:15au Sénat
00:33:16à la fin du mois
00:33:17aujourd'hui
00:33:17qui paie les dégâts
00:33:18des mineurs interpellés
00:33:19on fait le point
00:33:20avec Carl Appel
00:33:21parmi les plus de 2000
00:33:23gardés à vue
00:33:23depuis le début
00:33:24de la semaine
00:33:2585% sont des mineurs
00:33:27mais alors
00:33:28les parents
00:33:28peuvent-ils payer
00:33:29pour réparer
00:33:30les dégâts
00:33:31commis par leurs enfants
00:33:32aujourd'hui
00:33:33la loi dit oui
00:33:34mais c'est un peu
00:33:35plus compliqué que ça
00:33:35le principe du casseur-payeur
00:33:37existe dans les faits
00:33:38mais reste rarement appliqué
00:33:40il faut que le mineur
00:33:41soit identifié
00:33:42et définitivement condamné
00:33:44pour que la responsabilité
00:33:45civile des parents
00:33:46soit engagée
00:33:47l'assurance rembourse
00:33:48alors l'état
00:33:49ou la collectivité
00:33:50qui avait avancé
00:33:51les frais
00:33:52alors le gouvernement
00:33:53propose d'aller plus loin
00:33:54et de reconnaître
00:33:55une responsabilité
00:33:56collective
00:33:57comprenez donc
00:33:58pouvoir mettre en cause
00:34:00celui qui fait partie
00:34:00d'un groupe responsable
00:34:01de dégradation
00:34:02même s'il n'a pas
00:34:04directement cassé
00:34:05chaque participant
00:34:06pourrait devoir réparer
00:34:07les dégâts
00:34:08jusqu'à 10 000 euros
00:34:09le projet de loi
00:34:10comporte aussi
00:34:11une possibilité
00:34:11de saisir
00:34:12les aides sociales
00:34:13pour payer les dommages
00:34:14le gouvernement
00:34:15a néanmoins assuré
00:34:16ne pas y être favorable
00:34:1914h45
00:34:20la guerre
00:34:21en Ukraine
00:34:21et à nouveau
00:34:22l'escalade
00:34:23la Russie
00:34:23annonce
00:34:23qu'elle va intensifier
00:34:25ses frappes
00:34:26en réponse
00:34:26aux déclarations
00:34:27du président Zelensky
00:34:28qui a promis
00:34:29d'accroître
00:34:30ses attaques
00:34:30contre les raffineries russes
00:34:31on vous retrouve
00:34:32Nicolas Kouadou
00:34:33Nicolas
00:34:33un pont de Kiev
00:34:34a été attaqué
00:34:35par un drone
00:34:36aujourd'hui même
00:34:39oui absolument
00:34:40un pont
00:34:40situé au nord
00:34:41de la ville
00:34:41qui avait déjà
00:34:42été attaqué
00:34:43hier dans la matinée
00:34:44par des drones russes
00:34:45cette semaine
00:34:46c'est le deuxième pont
00:34:47qui est visé
00:34:48par les attaques russes
00:34:49qui se sont
00:34:50très nettement
00:34:51intensifiées
00:34:52ces dernières semaines
00:34:53avec des effets
00:34:54majeurs
00:34:54le premier
00:34:55pour le quotidien
00:34:56des ukrainiens
00:34:57c'est bien évidemment
00:34:58l'intensification
00:34:59de la circulation
00:35:00et donc
00:35:00un sacré bazar
00:35:02finalement
00:35:02dans la ville
00:35:03et selon le gouvernement
00:35:04ukrainien
00:35:04c'est l'objectif
00:35:05de Vladimir Poutine
00:35:06une nouvelle doctrine
00:35:07finalement
00:35:08qui est mise en place
00:35:08par la Russie
00:35:09c'est le résultat
00:35:10de certains documents
00:35:11sur lesquels a mis la main
00:35:12le gouvernement ukrainien
00:35:14qui précise donc
00:35:14cette doctrine
00:35:15de la Russie
00:35:16qui consiste à frapper
00:35:17les infrastructures
00:35:18civiles ukrainiennes
00:35:20et principalement
00:35:20sur la capitale Kiev
00:35:22les routes
00:35:22les ponts
00:35:23les écoles
00:35:23ou encore
00:35:24les hôpitaux
00:35:25la première conséquence
00:35:26de tout cela
00:35:27c'est que
00:35:27beaucoup d'Ukrainien
00:35:28qui avaient tenu bon
00:35:29depuis 5 ans
00:35:30malgré les bombardements
00:35:31malgré la guerre
00:35:32qui voulait rester à Kiev
00:35:33décident désormais
00:35:34de partir
00:35:35vers des régions plus sûres
00:35:36comme par exemple
00:35:37l'ouest ukrainien
00:35:38c'est ce que l'on vous raconte
00:35:39dans notre reportage
00:35:39réalisé hier
00:35:40avec Sébastien Savoie
00:35:41et Maxime Zaitsev
00:35:47deux ponts frappés
00:35:48en 24 heures
00:35:52Kiev voit ses artères
00:35:53attaquées
00:35:54du jamais vu
00:35:55depuis le début
00:35:56de l'invasion
00:35:56en 2022
00:35:58Dimitro
00:35:58était aux premières loges
00:36:00j'ai entendu un bruit
00:36:02et j'ai vu que ça
00:36:02commençait à descendre
00:36:03doucement
00:36:04je pensais que ça
00:36:04allait passer à côté
00:36:05mais ça a frappé
00:36:06le pont de plein fouet
00:36:07ce pêcheur
00:36:09anticipe un hiver noir
00:36:10pour la capitale ukrainienne
00:36:13en ce moment
00:36:14ils attaquent les ponts
00:36:15et ensuite
00:36:15ils vont encore
00:36:16s'en prendre
00:36:17aux infrastructures énergétiques
00:36:18ça va être dur
00:36:20pour nous ici
00:36:22des embouteillages
00:36:23monstres
00:36:23paralysent Kiev
00:36:24et depuis des semaines
00:36:26ce sont les civils
00:36:27qui paient le prix
00:36:28de ces frappes
00:36:28ici un jardin d'enfants
00:36:30là
00:36:31une école
00:36:34directement visée
00:36:35par un drone
00:36:36sur les réseaux sociaux
00:36:37la lassitude
00:36:38gagne
00:36:39je quitte Kiev
00:36:40pour retourner au village
00:36:41parce que j'en ai râle
00:36:42j'aime tellement cette ville
00:36:42mais je vais partir
00:36:43je prévois de quitter Kiev
00:36:44et je cherche une ville
00:36:45plus sûre et plus calme
00:36:46après une nuit d'horreur
00:36:48Daria 26 ans
00:36:49a appris ce qu'elle appelle
00:36:50désormais
00:36:50la décision
00:36:51la plus difficile
00:36:52de sa vie
00:36:53en 10 minutes
00:36:54il y a eu 15 frappes
00:36:55c'est là que je me suis dit
00:36:56que pour mon équilibre mental
00:36:58il était temps
00:36:58de souffler un peu
00:36:59et de faire une pause
00:37:00loin de ce cauchemar
00:37:01un choix impossible
00:37:03pour celle
00:37:03qui s'était jurée
00:37:04de ne jamais quitter Kiev
00:37:06malgré la guerre
00:37:07à présent
00:37:08elle recherche
00:37:09un appartement
00:37:09à Lutsk
00:37:10sa ville natale
00:37:11dans l'ouest ukrainien
00:37:12plus préservée
00:37:15je me sens un peu coupable
00:37:16de partir
00:37:17après 5 ans
00:37:18j'ai honte
00:37:18d'avoir peur
00:37:19mais c'est pourtant normal
00:37:21ce qui n'est pas normal
00:37:22c'était de ne pas avoir peur
00:37:27les attaques
00:37:27sur la capitale ukrainienne
00:37:29n'ont jamais été
00:37:29aussi nombreuses
00:37:30c'est principalement
00:37:31les infrastructures civiles
00:37:32qui sont visées
00:37:33comme ce centre commercial
00:37:34pour ne rien arranger
00:37:35les drones à réaction
00:37:36utilisés par la Russie
00:37:37font énormément de dégâts
00:37:38et l'Ukraine n'a pas encore
00:37:40trouvé la parade
00:37:40face à cette nouvelle menace
00:37:42Nicolas Coadou
00:37:43avec Sébastien Savoie
00:37:45nous envoyer en Ukraine
00:37:47le grand débat
00:37:47à présent de la primaire socialiste
00:37:49c'est ce soir
00:37:50sur BFM TV
00:37:50à 20h45
00:37:52moment décisif
00:37:53avant le vote
00:37:53des militants
00:37:54dans une semaine
00:37:55les 5 candidats
00:37:56se feront face
00:37:57une toute dernière fois
00:37:58un ultime débat
00:37:59forcément décisif
00:38:00forcément sur BFM TV
00:38:01Mathis Menuh
00:38:02C'est sur notre plateau
00:38:05ce soir à 20h45
00:38:07que va se jouer
00:38:08l'avenir d'une partie
00:38:09de la gauche
00:38:105 candidats
00:38:11pour une seule mission
00:38:12convaincre définitivement
00:38:14parmi les grandes thématiques
00:38:16abordées
00:38:17le pouvoir d'achat
00:38:1861% des sympathisants
00:38:20le classent
00:38:21dans les grandes priorités
00:38:22de cette campagne
00:38:22devant la dette
00:38:23et le climat
00:38:24selon ce sondage
00:38:25élabe pour BFM TV
00:38:27et la tribune dimanche
00:38:28on attend
00:38:28ces candidats
00:38:30sur quoi
00:38:30bien sûr
00:38:31sur les sujets brûlants
00:38:31d'actualité
00:38:32la crise lycéenne
00:38:33les prix du carburant
00:38:34la dette
00:38:35et puis sur des sujets
00:38:36de long terme
00:38:37notamment sur l'intégration
00:38:39ou encore sur l'école
00:38:40Les sympathisants
00:38:41s'affichent largement favorables
00:38:43aux propositions
00:38:44des candidats
00:38:4590% d'approbation
00:38:47ou plus
00:38:47pour l'indexation
00:38:48des salaires
00:38:48sur l'inflation
00:38:49le retour de l'ISF
00:38:51et la baisse
00:38:51de la TVA
00:38:52A l'inverse
00:38:53la France insoumise
00:38:54fait toujours
00:38:54office d'épouvantail
00:38:56presque 3 quarts
00:38:57des sympathisants
00:38:58s'opposent
00:38:58à toute alliance
00:38:59avec LFI
00:39:00aux prochaines élections
00:39:01législatives
00:39:02malgré ces certitudes
00:39:03beaucoup ne savent pas
00:39:04encore précisément
00:39:05pour qui voter
00:39:06des indécis
00:39:07que BFM TV
00:39:08réunit directement
00:39:10face aux candidats
00:39:11Vous aurez ce soir
00:39:11sur le plateau
00:39:12des indécis
00:39:13qui hésitent
00:39:14entre Glucksmann
00:39:15et Fort
00:39:15ou entre Glucksmann
00:39:17et Roussel
00:39:18ou entre Fort
00:39:19et Tondelier
00:39:19Vous aurez des indécis
00:39:21qui hésitent
00:39:22entre Glucksmann
00:39:23et Attal
00:39:23Vous aurez des indécis
00:39:24qui hésitent
00:39:25entre tous les candidats
00:39:26de la primaire
00:39:27Un dernier débat
00:39:28télévisé
00:39:29sur BFM TV
00:39:30avant la primaire
00:39:31à gauche
00:39:31dont le premier tour
00:39:32est fixé
00:39:33au 9 octobre
00:39:36Un débat à suivre
00:39:36à partir de 20h45
00:39:38sur BFM TV
00:39:39Il est 15h
00:39:40Bienvenue à vous
00:39:41si vous nous rejoignez
00:39:42les titres
00:39:42et cette question
00:39:43quelle suite
00:39:43pour le mouvement lycéen
00:39:45dès demain lundi
00:39:46entre 400 et 500 établissements
00:39:48vont rester totalement
00:39:49ou partiellement fermés
00:39:5024 ont été incendiés
00:39:52ou saccagés
00:39:52ce sont les chiffres
00:39:53donnés par le ministre
00:39:54de l'éducation
00:39:56La violence extrême
00:39:57est la réponse
00:39:58de la justice
00:39:58Le parquet requiert
00:39:59le placement
00:39:59en détention
00:40:00du mineur de 15 ans
00:40:01qui est accusé
00:40:02d'avoir agressé
00:40:02une femme à Marseille
00:40:03avec un spray enflammé
00:40:05Il doit être présenté
00:40:05à un juge
00:40:06pour acte de barbarie
00:40:09Le grand débat
00:40:10de la primaire socialiste
00:40:11c'est ce soir
00:40:12sur BFM TV
00:40:12à 20h45
00:40:13moments décisifs
00:40:14avant le vote
00:40:15des militants
00:40:16dans une semaine
00:40:17on vous fera vivre
00:40:18les derniers préparatifs
00:40:20Et puis utiliser
00:40:21son téléphone au volant
00:40:23va désormais vous coûter
00:40:24une suspension
00:40:24de votre permis de conduire
00:40:26La sanction déjà effective
00:40:27dans certaines régions
00:40:28est généralisée
00:40:29à toute la France
00:40:30Explication à suivre
00:40:39Comment va se passer
00:40:40le retour au lycée
00:40:41demain
00:40:41après une semaine
00:40:42de mouvement
00:40:43les lycéens vont-ils
00:40:44poursuivre leur blocus
00:40:46tous les établissements
00:40:47ne vont pas rouvrir
00:40:48leurs portes
00:40:48entre 400 et 500
00:40:50restent fermés
00:40:50ce sont les chiffres
00:40:51donnés par le ministre
00:40:5324 établissements
00:40:54qui ont été incendiés
00:40:55ou saccagés
00:40:55en France
00:40:57soit parce que
00:40:58les conditions de sécurité
00:41:00pour les personnels
00:41:01notamment n'étaient pas remplies
00:41:02notamment à la suite
00:41:03de personnels
00:41:04qui ont été directement visés
00:41:05donc il y en avait
00:41:06entre 400 et 500
00:41:07qui ont suspendu
00:41:09leurs cours
00:41:10vendredi
00:41:11et il y en aura
00:41:11probablement
00:41:12autant lundi
00:41:13mais avec une reprise
00:41:14partielle des cours
00:41:15et progressive
00:41:16qui va se mettre en place
00:41:17notamment pour les aives
00:41:18de terminale
00:41:18parce qu'il y a des aives
00:41:19qui préparent le baccalauréat
00:41:20et qui ont envie
00:41:20d'aller en cours
00:41:21et c'est leur droit fondamental
00:41:22qu'est le droit à l'instruction
00:41:24Alors la question se pose
00:41:25les lycéens vont-ils
00:41:26continuer leur blocus
00:41:27dès demain
00:41:28avec une crainte
00:41:29celle de nouveaux dégâts
00:41:30regardez ces chiffres
00:41:31ce sont les premières
00:41:31estimations de dégâts
00:41:33ce chiffre a plusieurs dizaines
00:41:34de millions d'euros
00:41:34un peu partout en France
00:41:3525 à 30 millions
00:41:36pour la région
00:41:37Auvergne-Rhône-Alpes
00:41:387 millions pour
00:41:39l'île de France
00:41:40quelle suite
00:41:41quel souffle
00:41:41va prendre ce mouvement
00:41:43dans la rue
00:41:44on fait le point
00:41:44avec Eléa Morel
00:41:47La façade est calcinée
00:41:48les vitres
00:41:50explosées
00:41:51ce lycée bordelais
00:41:53a été cette semaine
00:41:54la cible de violence
00:41:557 élèves
00:41:57les déplore
00:41:57C'est désespérant
00:42:00je dirais
00:42:00c'est pas normal
00:42:01d'en arriver là
00:42:02La charpente
00:42:03a été fragilisée
00:42:04par l'incendie
00:42:05la facture des réparations
00:42:07devrait donc dépasser
00:42:08les 300 000 euros
00:42:09les estimations
00:42:10sont en cours
00:42:11On pousse les diagnostics
00:42:13jusqu'au bout
00:42:13pour voir l'entièreté
00:42:15de l'étendue
00:42:16sachant qu'on a aussi
00:42:16des installations électriques
00:42:18et de courants faibles
00:42:19qui ont été impactées
00:42:20dans le système
00:42:21de sécurité incendie
00:42:22En région Occitanie
00:42:24le coût des dégradations
00:42:25dans les établissements
00:42:26s'élèverait à plus
00:42:27de 3 millions d'euros
00:42:29tout comme dans
00:42:30les pays de la Loire
00:42:31où ce lycée nantais
00:42:32a été brûlé
00:42:33Dans les Hauts-de-France
00:42:35et en Bretagne
00:42:361 million d'euros
00:42:37doivent être engagés
00:42:382 millions
00:42:39dans le Grand Est
00:42:40Mais c'est en Auvergne-Rhône-Alpes
00:42:43que la facture
00:42:43est pour l'instant
00:42:44la plus élevée
00:42:45entre 25 et 30 millions d'euros
00:42:48une estimation
00:42:49au sens large
00:42:50car elle inclut
00:42:51les abords
00:42:51des établissements
00:42:52et les véhicules endommagés
00:42:54En Ile-de-France
00:42:56plusieurs lycées
00:42:57ont été fortement touchés
00:42:58Ici
00:42:59une entière manquée
00:43:01qui donne deux régions
00:43:02Saccage dans les lycées
00:43:04d'Ile-de-France
00:43:057 millions d'euros
00:43:06déjà partis en fumée
00:43:07Pour payer les réparations
00:43:09le garde des Sceaux
00:43:10Gérald Darmanin
00:43:11a demandé au procureur
00:43:12d'engager
00:43:13la responsabilité civile
00:43:15des parents
00:43:15en cas de dégâts
00:43:17provoqués par leurs enfants
00:43:19Alors il y a les violences
00:43:20et les dégâts
00:43:21d'une part
00:43:21et il y a ce mouvement lycéen
00:43:23d'autre part
00:43:24On en parle avec vous
00:43:25Marius Menil
00:43:25Bonjour
00:43:26Vous êtes co-secrétaire générale
00:43:27de l'union syndicale lycéenne
00:43:29l'USL
00:43:30Vous êtes vous-même
00:43:31en études supérieures
00:43:32mais les nouvelles élections
00:43:33n'ont lieu qu'à partir
00:43:34du mois de novembre
00:43:34Vous représentez donc
00:43:35toujours votre syndicat
00:43:37Le rendez-vous a été donné
00:43:38à mardi
00:43:39Demain il se passe quoi ?
00:43:40Est-ce qu'il y a déjà
00:43:40un mouvement
00:43:41pour maintenir la pression ?
00:43:43Bien sûr
00:43:43Demain il y aura encore
00:43:44des centaines de lycées bloqués
00:43:45Nous avec l'union syndicale lycéenne
00:43:46on va soutenir
00:43:47tous les blocus de lycées
00:43:49et en effet l'acte 3
00:43:50c'est le mardi 6 octobre
00:43:51avec encore plus de lycées bloqués
00:43:52et une manifestation
00:43:54à 14h
00:43:54place de la République
00:43:55mais aussi dans toute la France
00:43:56à Marseille, à Nice
00:43:57au Havre, à Toulouse
00:43:58On va communiquer ça
00:44:00sur les réseaux sociaux
00:44:00Alors on a observé
00:44:01la semaine dernière
00:44:02votre mouvement
00:44:05d'énormément de dégradations
00:44:06qui ne sont pas forcément
00:44:07le fait des lycéens
00:44:08mais qui sont une réalité
00:44:09Quelle est votre position
00:44:10par rapport à ce qui s'est passé ?
00:44:11Mais il faut se demander
00:44:12d'où elle vient
00:44:12d'où viennent ces dégradations
00:44:14d'où viennent ces violences
00:44:15de la part du mouvement
00:44:16C'est une réponse
00:44:17à la violence institutionnelle
00:44:19dont on parle jamais
00:44:19C'est-à-dire que
00:44:20quand vous êtes lycéen
00:44:21que vous allez au lycée
00:44:22on vous promet
00:44:22une école de l'émancipation sociale
00:44:24et que vous arrivez
00:44:25que les locaux sont délabrés
00:44:26qu'il y a des reins dans les couloirs
00:44:27que vous n'avez pas de professeurs
00:44:28que vous êtes stressés
00:44:29toute l'année par parcours sup
00:44:30Évidemment, il y a une colère
00:44:31qui s'installe
00:44:31Ensuite, ça fait 10 jours
00:44:33Excusez-moi, mais vous nous dites
00:44:34qu'il y a des violences
00:44:36et des dégradations
00:44:37parce que les établissements
00:44:38sont délabrés
00:44:39Vous les brûlez ?
00:44:40Non, mais non
00:44:41C'est-à-dire que
00:44:42Laissez-moi terminer
00:44:43Au moment où on a été reçu
00:44:44par le ministre
00:44:45Depuis 10 jours
00:44:46il y avait des centaines
00:44:46de lycées bloquées
00:44:47Aucune de nos revendications
00:44:48n'avait été écoutée
00:44:49Le ministre n'avait même pas
00:44:51fait semblant
00:44:51Donc évidemment, il y a une colère
00:44:53qui monte, qui monte, qui monte
00:44:54Aujourd'hui, enfin
00:44:55on a été reçu
00:44:56On n'a pas vraiment été écouté
00:44:57puisque aucune mesure concrète
00:44:59n'a été annoncée par le ministre
00:45:00Donc le mouvement va continuer
00:45:01Et c'est le ministre
00:45:02qui joue avec le feu actuellement
00:45:03Vous dites
00:45:03On n'a pas été écouté
00:45:04On a reçu sur ce plateau énormément
00:45:06puisque vous n'êtes pas
00:45:06unique syndicat
00:45:07Les lycéens sont représentés
00:45:08par plusieurs syndicats
00:45:09et plusieurs mouvements
00:45:10Certains disent
00:45:10Oui, le dialogue a commencé
00:45:12à s'instaurer
00:45:13Oui, on a été écouté
00:45:14En même temps, les mesures
00:45:15que vous demandez
00:45:15ne se font pas d'un claquement de doigts
00:45:17Ça ne peut pas être mis en place
00:45:18du jour au lendemain
00:45:19Comment vous comptez poursuivre
00:45:21ce mouvement
00:45:21de manière pacifique
00:45:23et très concrètement
00:45:24Qu'est-ce qu'il vous faudrait
00:45:25sur la table pour l'arrêter ?
00:45:27Nous, il nous faut
00:45:27des mesures concrètes
00:45:28et des engagements garantis
00:45:30C'est-à-dire que là
00:45:30le ministre parle
00:45:31d'une plateforme de concertation
00:45:32Ça, on a l'habitude
00:45:33avec les macronistes
00:45:34des choses
00:45:34On va concerter
00:45:35On verra ça plus tard
00:45:36Il y a eu ça après
00:45:37les gilets jaunes
00:45:37Il y a eu une convention
00:45:38sur les temps de l'enfant
00:45:39Finalement, qu'est-ce qui a été fait ?
00:45:40Rien
00:45:40Donc nous, on ne va pas
00:45:41tomber dans ce piège
00:45:41On veut des choses maintenant
00:45:42Et c'est pour ça
00:45:43qu'on va continuer la mobilisation
00:45:45pour maintenir la pression
00:45:46J'entends ce que vous dites
00:45:47Mais quand vous me dites
00:45:48des choses
00:45:48Très concrètement, c'est quoi ?
00:45:50Eh bien, on a plein de revendications
00:45:51Par exemple, liées à Parcoursup
00:45:53Parcoursup, il faut ouvrir
00:45:54des dizaines de milliers de places
00:45:55en université
00:45:56Chaque année, il y a des milliers
00:45:57d'élèves qui ont le bac
00:45:58et qui pourtant n'ont pas
00:45:59de place à l'université
00:46:00Ça, c'est pas normal
00:46:01Parcoursup, il faut aussi l'abroger
00:46:02Ça crée du stress toute l'année
00:46:03Ça fait un tri social
00:46:05C'est pas normal
00:46:06Il faut aussi embaucher
00:46:07massivement des professeurs
00:46:08Aujourd'hui, dans 53%
00:46:09des établissements
00:46:10il manque au moins un professeur
00:46:11Il y a des gens
00:46:12qui passent le bac de français
00:46:12Et vous êtes conscient
00:46:13que pour embaucher massivement
00:46:14des professeurs
00:46:15il faut qu'il y ait des personnes
00:46:16qui aient envie d'être professeurs ?
00:46:17Bien sûr
00:46:17Mais ça, on peut agir dessus
00:46:19Par exemple, revaloriser
00:46:20le salaire des professeurs
00:46:21Ça, c'est une action
00:46:22Dans le projet de loi
00:46:23dans le budget
00:46:26qui a été proposé hier ou avant-hier
00:46:28Eh bien, il y a 1588 postes d'enseignants
00:46:32qui vont être supprimés
00:46:32C'est pas normal
00:46:33On est en pleine mobilisation
00:46:34Il faut au contraire
00:46:35en augmenter
00:46:36le budget de l'éducation nationale
00:46:37Donc, vous nous assurez
00:46:38que la mobilisation
00:46:39va se poursuivre
00:46:40bien évidemment mardi
00:46:41mais aussi demain ?
00:46:42Mais bien sûr
00:46:43Aussi demain
00:46:43il y aura des centaines
00:46:44de lycées bloquées
00:46:45Là, pendant ce temps
00:46:46à chaque jour de mobilisation
00:46:47il y avait davantage
00:46:48de personnes mobilisées
00:46:49Donc, ça va se poursuivre
00:46:50Et comme je le disais
00:46:50c'est le ministre
00:46:51qui joue avec le feu aujourd'hui
00:46:52Tant qu'il ne nous écoute pas
00:46:53la colère va monter
00:46:54et la contestation
00:46:55va continuer
00:46:56Merci, merci Marius Menil
00:46:58d'être venu nous expliquer
00:46:59quels sont les objectifs
00:47:00de ce mouvement
00:47:02Alors, on l'a dit
00:47:03il y a un mouvement lycéen
00:47:05qui va donc se poursuivre
00:47:06dans la semaine qui vient
00:47:08avec un rendez-vous
00:47:09qui est donné mardi
00:47:10Il y a eu aussi une semaine
00:47:11qui a été émaillée
00:47:13de violence
00:47:14notamment par une scène
00:47:15d'une extrême violence
00:47:17en marge de la mobilisation
00:47:18lycéenne
00:47:19Celle de cette femme
00:47:20à Marseille
00:47:21qui a été agressée
00:47:22avec un spray enflammé
00:47:23On va en parler ensemble
00:47:25Boris Kalmov
00:47:25parce que l'enquête
00:47:26a très vite avancé
00:47:27Un mineur a été interpellé
00:47:28Il a reconnu les faits
00:47:31Il va être présenté au parquet
00:47:32Mais tout d'abord
00:47:33on écoute le témoignage
00:47:34de cette femme
00:47:37J'ai fait le tour
00:47:37Je leur ai parlé
00:47:38Je leur ai dit
00:47:38Mais qu'est-ce que vous faites
00:47:39Vous n'allez rien casser du tout
00:47:40Je ne voyais pas qu'il y a du monde
00:47:41Je ne voyais pas qu'on attend le bus
00:47:43On travaille
00:47:44Quand j'ai vu ce garçon avancer
00:47:46En fait, j'ai vu son geste
00:47:48J'ai dit
00:47:48Qu'est-ce qu'il fait ?
00:47:49Il ne va pas le faire
00:47:50J'ai eu les cils
00:47:51Les cils brûlés là
00:47:53Ça m'a un peu brûlé la peau
00:47:56Et toute sa partie là
00:47:57des cheveux qui est brûlé
00:47:59Mais il ne faut pas que ce soit en vain
00:48:01Qu'ils s'en sortent comme ça
00:48:02Même ceux qui étaient autour
00:48:04Ceux qui m'attrapaient
00:48:05Ceux qui me frappaient
00:48:06Avec la barrière
00:48:06Tout ça
00:48:07Tout ça
00:48:07C'est des
00:48:09En fait, ce n'est pas des enfants
00:48:10Puisqu'ils font des actes
00:48:11D'adultes, j'ai envie de dire
00:48:15Témoignage au micro
00:48:16Dan Bouazis
00:48:17Témoignage forcément extrêmement fort
00:48:18Boris Karlamov
00:48:20Le jeune homme âgé de 15 ans
00:48:21A donc reconnu l'effet
00:48:22Absolument
00:48:23Il a immédiatement reconnu l'effet
00:48:25Lors de sa garde à vue
00:48:26Et il a exprimé de profonds regrets
00:48:28Voilà ce qu'indique le Parquet de Marseille
00:48:30A BFM TV aujourd'hui
00:48:31On va rappeler que les faits
00:48:32Se sont déroulés jeudi matin
00:48:33Il y a une mobilisation lycéenne
00:48:35Aux abords de la place du 4 septembre
00:48:37Un groupe d'individus
00:48:38Qui tentent de s'en prendre
00:48:39A du mobilier urbain
00:48:40Et puis il y a cette femme
00:48:41Cette victime âgée de 40 ans
00:48:43Qui est une auxiliaire de vie
00:48:44Qui va s'opposer de manière pacifique
00:48:46A ces dégradations
00:48:47Là un homme tout de noir vêtu
00:48:49Va sortir un spray de sa poche
00:48:51Un briquet
00:48:51Il va transformer ce spray
00:48:53En lance-flammes
00:48:54Le feu va passer juste à côté
00:48:56Du visage de la victime
00:48:57Elle va avoir une incapacité totale
00:48:59De travail de 8 jours
00:49:01Et il y a donc eu rapidement
00:49:02Une interpellation
00:49:03A savoir ce jeune homme
00:49:04Âgé de 15 ans
00:49:05Inconnu des services de police
00:49:06Et de justice
00:49:07Il est en cours de déferment
00:49:09Aujourd'hui
00:49:10Devant le tribunal judiciaire
00:49:12De Marseille
00:49:13En vue d'une mise en examen
00:49:14Pour acte de barbarie
00:49:16Le déferment est toujours en cours
00:49:18On va rappeler que
00:49:19Le parquet de Marseille
00:49:20A requis le placement
00:49:21En détention provisoire
00:49:23Pour ce jeune homme
00:49:23Qui est inconnu
00:49:24Des services de police
00:49:25Et de justice
00:49:27Il a donc reconnu les faits
00:49:28Il a exprimé de profonds regrets
00:49:30La victime que vous venez d'entendre
00:49:32Au micro de Dan Boisy
00:49:33Se porte mieux
00:49:34Aujourd'hui
00:49:34Elle reste tout de même traumatisée
00:49:36Son visage n'a pas été brûlé
00:49:37De manière apparente
00:49:38Il n'y a pas de séquelles apparentes
00:49:39Mais elle a tout de même
00:49:40Quelques problèmes
00:49:41D'ophtalmologie
00:49:42Donc déferment
00:49:43Présentation à la justice
00:49:44En cours
00:49:45On aura davantage de précisions
00:49:46Sur sa mise en examen
00:49:48En toute fin de journée
00:49:49Et à savoir
00:49:50S'il va ou non
00:49:51Intégrer ce soir
00:49:52L'établissement pour mineurs
00:49:54Des Beaumettes
00:49:54A Marseille
00:49:55Puisque c'est la réquisition
00:49:56Du parquet
00:49:57Mais on va voir
00:49:57Si cette réquisition
00:49:58Va être suivie
00:49:59Dans les prochaines heures
00:50:00Alors Boris
00:50:01On a dit
00:50:01Il y a eu cette scène
00:50:02D'une violence inouïe
00:50:03Il y en a eu une autre
00:50:05Qui s'est passée
00:50:05A la Ciota
00:50:06Ce professeur
00:50:08Qui a été aspergé
00:50:09D'essence
00:50:10Là aussi
00:50:10Il y a eu une interpellation
00:50:11Oui
00:50:11C'était vendredi matin
00:50:12Devant le lycée Méditerranée
00:50:13A la Ciota
00:50:14Toujours dans ce même département
00:50:15Des Bouches-du-Rhône
00:50:15Il y a eu une mobilisation
00:50:16Lycéenne
00:50:17Devant cet établissement scolaire
00:50:18Il y a un petit incendie
00:50:20Qui se propage à un arbre
00:50:22Là
00:50:23Un professeur de physique chimie
00:50:24Va tenter d'éteindre
00:50:25Cet incendie
00:50:26Et c'est à ce moment-là
00:50:27Qu'il y a un individu
00:50:28Qui va l'asperger
00:50:29D'essence
00:50:30Il y a donc eu ce matin
00:50:31Une interpellation
00:50:32A savoir le lycéen
00:50:33Mis en cause
00:50:34Il est âgé de 16 ans
00:50:35Il a été depuis
00:50:36Placé en garde à vue
00:50:37Ce professeur
00:50:38Il avait également témoigné
00:50:39Sur l'antenne de BFMTV
00:50:40Il avait expliqué
00:50:41Qu'il avait par ailleurs
00:50:42Porté plainte
00:50:43Pour ces faits-là
00:50:43Et surtout qu'il avait
00:50:44Identifié l'auteur
00:50:46Présumé des faits
00:50:47Comme étant un lycéen
00:50:48Garde à vue
00:50:49Qui est toujours en cours
00:50:50Cette garde à vue
00:50:51Peut durer au maximum
00:50:52Jusqu'à 48 heures
00:50:54Puisqu'il s'agit là
00:50:55D'un mineur âgé de 16 ans
00:50:56Merci beaucoup Boris
00:50:57La politique à présent
00:50:58Après plusieurs jours
00:50:59De silence
00:51:00Marine Le Pen
00:51:01Fait front commun
00:51:02Avec Jordan Bardella
00:51:03Le président du Rassemblement
00:51:05National
00:51:05A qui Mediapart
00:51:06Attribue des écrits antisémites
00:51:07Marine Le Pen
00:51:08Affirme avoir totalement confiance
00:51:10En Jordan
00:51:11Mathis Menuh
00:51:13Elle aura attendu
00:51:15Deux jours
00:51:15Après les dernières révélations
00:51:17De Mediapart
00:51:17Pour enfin
00:51:18Prendre la parole
00:51:19J'ai totalement confiance
00:51:21En Jordan
00:51:21Déclaration
00:51:22En une phrase
00:51:23Presque expéditive
00:51:25Dans les colonnes
00:51:25De la tribune dimanche
00:51:26Loin
00:51:27De sa réaction
00:51:28Lors du premier volet
00:51:29De l'enquête
00:51:30Elle a échangé
00:51:30Avec Jules Pécnard
00:51:32Pour la tribune dimanche
00:51:35Et elle dit en gros
00:51:36Confiance absolue
00:51:38Entière
00:51:39A Jordan
00:51:39Autour d'elle
00:51:40Tout le monde
00:51:42Est aligné
00:51:42Sur cette position
00:51:44Mediapart
00:51:44A d'abord publié
00:51:45Lundi
00:51:46Des captures d'écran
00:51:47Puis jeudi soir
00:51:48De nouvelles preuves
00:51:49Extraites directement
00:51:50De Facebook
00:51:50Sous contrôle
00:51:51D'un huissier
00:51:52Autant d'éléments
00:51:53Destinés à démontrer
00:51:54Que Jordan Bardella
00:51:55A bien écrit
00:51:56Des messages antisémites
00:51:57En 2013
00:51:57Mais qu'importe
00:51:59Pour le Rassemblement
00:52:00National
00:52:00D'où le parti
00:52:01Continue de faire bloc
00:52:02Derrière son président
00:52:03Qui dénonce
00:52:04Des montages grossiers
00:52:05Jordan
00:52:06A été très clair
00:52:08Depuis le début
00:52:09C'est pour ça
00:52:09Qu'il a porté plainte
00:52:10En diffamation
00:52:11Contre Mediapart
00:52:12Et c'est pour ça
00:52:13Qu'il porte plainte
00:52:14Pour faux
00:52:15Et usage de faux
00:52:16Reste que cette affaire
00:52:17Vient ternir
00:52:17La campagne présidentielle
00:52:19De Marine Le Pen
00:52:20Déjà entachée
00:52:21Par son procès
00:52:22Pour détournement
00:52:22De fonds publics
00:52:23Et les rumeurs
00:52:24De tensions internes
00:52:25Avec Jordan Bardella
00:52:28On en parle ensemble
00:52:29Anne-Sorane Dubois
00:52:29Marine Le Pen
00:52:30A donc pris la parole
00:52:31Une façon de faire taire
00:52:33Les rumeurs de dissension
00:52:34Ça peut tenir sur la durée ?
00:52:35Pour l'instant ça tient
00:52:37Malgré effectivement
00:52:38Les nouvelles
00:52:39Enfin ce que Mediapart
00:52:40A présenté
00:52:41Comme des éléments
00:52:42De preuves
00:52:42C'est-à-dire
00:52:43Des attestations
00:52:45Pardon
00:52:45Via huissier
00:52:47Les promesses
00:52:48De Mediapart aussi
00:52:48De rajouter d'autres preuves
00:52:50De rajouter d'autres éléments
00:52:51De certification
00:52:52Des preuves
00:52:53Qu'ils ont avancé
00:52:53Pour valider
00:52:55Encore une fois
00:52:56Les propos
00:52:56Qui auraient été tenus
00:52:57Par Jordan Bardella
00:52:58Dans sa jeunesse
00:52:58Sur des propos
00:53:00Effectivement
00:53:02Antisémites
00:53:02Alors c'est la stratégie
00:53:03Du pack de rugby
00:53:04Du côté du Rassemblement National
00:53:06L'affichage c'est
00:53:08On ne doute pas
00:53:08On ne recule pas
00:53:10On ne se disperse pas
00:53:11On ne se divise pas
00:53:12On est tous derrière
00:53:13Jordan Bardella
00:53:14Y compris
00:53:15Marine Le Pen
00:53:17Malgré les doutes
00:53:18Ou les craintes
00:53:19Que certains peuvent afficher
00:53:20En interne
00:53:20Puisqu'il y en a certains
00:53:20Qui savent quand même
00:53:21Que Mediapart
00:53:22A l'habitude de feuilletonner
00:53:23Qu'il peut donc y avoir
00:53:24D'autres articles
00:53:25Et par ailleurs
00:53:25Il y a la question
00:53:26De la certification
00:53:27Via huissier
00:53:28Mediapart encore une fois
00:53:29Promet d'apporter
00:53:30De nouvelles preuves
00:53:30Mais l'objectif
00:53:31C'est de dire
00:53:32De toute façon
00:53:32On est allé trop loin
00:53:34Dans la dénégation
00:53:35Et dans le fait de dire
00:53:36Que ça ne s'est pas produit
00:53:37Que les preuves
00:53:38Ne sont pas suffisantes
00:53:39Qu'elles sont irrecevables
00:53:40Et donc pas question
00:53:41De faire demi-tour
00:53:42Est-ce que ça peut tenir
00:53:43Encore une fois
00:53:44Pour l'instant
00:53:44Oui ça tient très bien
00:53:45Ça tient
00:53:46Pardon
00:53:46A ce stade
00:53:47D'autant plus facilement
00:53:48Qu'il n'y a pas
00:53:49D'effet selon les sondages
00:53:52Sur la campagne
00:53:53De la candidate Marine Le Pen
00:53:54Si à un moment ou à un autre
00:53:54Il devait y avoir
00:53:55Une dégringolade
00:53:56Il y aurait peut-être
00:53:57Un changement de stratégie
00:53:58Mais pour l'instant
00:53:59Ce n'est pas ce que montrent
00:53:59Les sondages
00:54:00Pour l'instant
00:54:01Il n'y a pas d'effet
00:54:01Sur sa popularité
00:54:02Sur le fait qu'elle reste
00:54:03La grande favorite
00:54:04Pour la prochaine élection présidentielle
00:54:06Reste quand même
00:54:06Que ça pollue
00:54:07La bande passante
00:54:08De la communication
00:54:09Du Rassemblement national
00:54:11Tant qu'on parle de Mediapart
00:54:12On ne parle pas d'autre chose
00:54:13Mardi il y aura la présentation
00:54:15Du contre-budget
00:54:16Par la Rassemblement national
00:54:17On verra s'il y a plus de questions
00:54:18À l'issue de cette présentation
00:54:23Merci beaucoup Anne
00:54:23Et ce soir
00:54:24C'est le grand débat
00:54:26De la primaire socialiste
00:54:27C'est sur BFM TV
00:54:28À 20h45
00:54:29Moment décisif
00:54:31Avant le vote des militants
00:54:32Dans une semaine
00:54:32On vous retrouve
00:54:33Samy Smaxi
00:54:34Dans les coulisses
00:54:35Racontez-nous tout
00:54:38Alors écoutez Karen
00:54:39Regardez ce plateau
00:54:40Comme il est beau
00:54:41Il est déjà prêt
00:54:41Pour accueillir
00:54:42Les cinq candidats
00:54:44Qui vont participer
00:54:45Bien sûr
00:54:46À cette primaire
00:54:47Débat ce soir
00:54:48Dernier débat
00:54:49De cette primaire
00:54:50De la gauche
00:54:51Qui est bien sûr
00:54:51Décisif
00:54:52Dans cette course
00:54:53À l'Elysée
00:54:54À la présidentielle
00:54:55Alors regardez
00:54:56En partenariat
00:54:57Bien sûr
00:54:57Avec Brut
00:54:58Également avec Libération
00:54:59Les pupitres sont prêts
00:55:01Le tirage au sort
00:55:02A été fait
00:55:03Emmanuel Morel
00:55:03Jérôme Guège
00:55:04A côté de Raphaël Glucksmann
00:55:05Ségolène Royal
00:55:06A côté d'Olivier Fort
00:55:08Et l'enjeu ce soir
00:55:09Il est bien sûr
00:55:10Considérable
00:55:11Qui sera propulsé
00:55:13Vers cette course
00:55:14À l'Elysée
00:55:15On a vu
00:55:16Ces derniers jours
00:55:17Des fractures
00:55:18Au sein même
00:55:19Du parti socialiste
00:55:21De place publique
00:55:21Ou encore du parti
00:55:22D'Emmanuel Morel
00:55:23Et ce soir
00:55:24Et bien ça sera
00:55:25L'occasion de clarifier
00:55:26Sa position
00:55:27Pour que les électeurs
00:55:28Les militants
00:55:29Et bien puissent faire
00:55:29Leur choix
00:55:30Débat bien sûr
00:55:31Orchestré par
00:55:32Apolline de Malherbe
00:55:33Et Maxime Switek
00:55:34Qui seront placés
00:55:35Juste ici
00:55:35Il y aura également
00:55:37Un peu de public
00:55:37Pour poser des questions
00:55:38Les questions que se posent
00:55:39Les français
00:55:40Rendez-vous Karine
00:55:41Ce sera ce soir
00:55:42À 20h30
00:55:42En direct sur BFM TV
00:55:43Merci Spaxi
00:55:45Moment décisif à vivre
00:55:46Bien entendu sur BFM TV
00:55:48Utiliser son téléphone au volant
00:55:50Va désormais vous coûter
00:55:51Une suspension
00:55:52De votre permis de conduire
00:55:53La sanction
00:55:54Déjà effective
00:55:55Dans certaines régions
00:55:56Et généraliser à toute la France
00:55:57Un nouveau serrage de vis
00:55:58Que nous explique
00:56:00Anaïs Girard
00:56:02Vous avez tous déjà vu
00:56:03Quelqu'un tenir son téléphone
00:56:05Au volant
00:56:05Mais quand on vous demande
00:56:06Si cela fait partie
00:56:07De vos habitudes
00:56:08La réponse est catégorique
00:56:10Pas du tout
00:56:11Jamais
00:56:12Même en quelques secondes
00:56:14On peut faire créer
00:56:16Des accidents
00:56:17Bon réflexe
00:56:18Car ce simple geste
00:56:19Pourrait dès maintenant
00:56:20Vous coûter cher
00:56:21La suspension
00:56:22De votre permis de conduire
00:56:23Une mesure drastique
00:56:25Mais sur le principe
00:56:26Vous êtes loin d'y être opposée
00:56:27Je suis pour
00:56:28Je suis médecin
00:56:29Et je vois énormément
00:56:30De personnes aux urgences
00:56:31Qui arrivent dans des états
00:56:32Gravissimes à cause
00:56:33Du téléphone au volant
00:56:35Pour ma part
00:56:36Il y a beaucoup trop
00:56:36D'utilisation du téléphone portable
00:56:38Et je pense qu'il faut
00:56:39Vraiment sévir en fait
00:56:40Le simple fait
00:56:41De lire un SMS
00:56:42En conduisant
00:56:43Multiplie le risque
00:56:44D'accident par 23
00:56:45Selon l'Observatoire national
00:56:47De la sécurité routière
00:56:48Pour le gouvernement
00:56:50Comme pour les associations
00:56:51Ce comportement dangereux
00:56:52Distrait le conducteur
00:56:54Une seconde de perdu en ville
00:56:56A 50 km heure
00:56:57C'est une distance de 15 mètres
00:56:59La longueur d'un bus
00:57:00Donc ça peut faire
00:57:01Toute la différence
00:57:01Si on doit freiner
00:57:03En cas d'urgence
00:57:05La suspension du permis
00:57:06Pourra aller au cas par cas
00:57:08De 15 jours à 6 mois
00:57:09Les amendes et le retrait
00:57:11De points sont toujours valables
00:57:12En cas d'infraction conjointe
00:57:14Avec le téléphone au volant
00:57:15Les amendes
00:57:16Les sanctions sont déjà plus élevées
00:57:18Et en cas d'implication
00:57:19Du téléphone au volant
00:57:21Dans un accident
00:57:22Là également
00:57:23C'est une cause aggravante
00:57:24Dans les sanctions
00:57:25Les automobilistes
00:57:26Utilisent de plus en plus
00:57:28Leur téléphone
00:57:28Ou une oreillette au volant
00:57:30En 2025
00:57:31Près de 700 000 infractions
00:57:33Ont été relevées
00:57:34C'est pratiquement 7% de plus
00:57:36Par rapport à l'année d'avant
00:57:39Bonjour Pierre Chasserey
00:57:40Bonjour
00:57:40Vous êtes délégué général
00:57:41De l'association
00:57:4240 millions d'automobilistes
00:57:44Suspension du permis généralisé
00:57:46Pour le téléphone portable au volant
00:57:48Bien ?
00:57:48C'est dur de s'opposer
00:57:49C'est dur de s'opposer
00:57:51Sur quelque chose
00:57:51On sait tous que faire ça
00:57:52Lorsqu'on est au véhicule
00:57:54Alors attention
00:57:55C'est pas l'utilisation
00:57:56Du téléphone au volant
00:57:57En fait il faut aller plus loin
00:57:58C'est l'utilisation du smartphone
00:58:00Notre société a changé
00:58:01De plus en plus
00:58:02On voit des urluberlus
00:58:04Qui font absolument n'importe quoi
00:58:05Y compris qui réservent
00:58:06Vous font leur liste de course
00:58:07Directement sur leur smartphone
00:58:09Pendant qu'ils conduisent
00:58:10On peut que être d'accord
00:58:12Avec le fond de cette mesure
00:58:13En revanche
00:58:14Il y a peut-être quelque chose
00:58:15Qui est un petit peu gênant
00:58:16Deux points
00:58:17Le premier
00:58:18C'est la disproportion de la mesure
00:58:19C'est-à-dire qu'on ne va pas
00:58:20Faire la différence
00:58:21Entre celui qui utilise son smartphone
00:58:23En faisant n'importe quoi
00:58:24Sans regarder la route
00:58:24En roulant
00:58:25Et puis peut-être
00:58:26Vous savez
00:58:26Vous êtes arrêté au feu tricolore
00:58:28Et vous avez juste fait ça
00:58:29Pour regarder si vous avez un message
00:58:31Vous l'avez reposé
00:58:31Vous êtes à l'arrêt
00:58:32Dans les deux
00:58:32C'est exactement la même sanction
00:58:34Je la trouve parfois disproportionnée
00:58:36Même si le sens
00:58:36Évidemment
00:58:37Personne ne peut y être opposé
00:58:38Alors on comprend très bien
00:58:39Ce que vous dites
00:58:40Sur le cas par cas
00:58:40Néanmoins
00:58:42Appliquer une mesure
00:58:43Nécessite un peu de généralité
00:58:44Le problème avec le téléphone
00:58:45C'est que c'est une source
00:58:46De distraction folle
00:58:47En fait au volant
00:58:47C'est visuel
00:58:48C'est auditif
00:58:49C'est physique
00:58:50Et c'est responsable
00:58:50D'énormément d'accidents
00:58:51C'est pire d'ailleurs
00:58:52Que ce qu'on nous annonce
00:58:53Moi je considère que ça
00:58:54Au volant
00:58:54C'est le cancer
00:58:55De la sécurité routière
00:58:57C'est-à-dire qu'il n'y a
00:58:58Rien de pire
00:58:58Quand on est au volant
00:58:59Que l'utilisation du smartphone
00:59:06Qu'est-ce qu'on a fait ?
00:59:06On a posé des radars partout
00:59:08Ça marche super bien
00:59:09Depuis 2013
00:59:09Il y a toujours le même
00:59:11Nombre de tués sur les routes
00:59:11On n'avance pas
00:59:12De plus en plus de radars
00:59:13De plus en plus d'argent
00:59:14Des radars
00:59:15Et de plus en plus de morts
00:59:16Sur les routes
00:59:16Ça c'est le constat
00:59:17On n'a plus de force de l'ordre
00:59:19Ni pour assurer la sécurité du pays
00:59:20Ni pour assurer la sécurité des routes
00:59:22Alors je veux bien
00:59:23Qu'on place des mesures
00:59:24Comme ça
00:59:25Qui paraissent de bon sens
00:59:26Qu'on amplifie des sanctions
00:59:27Mais qui pour les faire respecter ?
00:59:29C'est peut-être la vraie question
00:59:30Qu'on doit se poser aujourd'hui
00:59:31Il y a l'amplification
00:59:32De la sanction
00:59:33Peut-être qu'elle peut s'entendre
00:59:34Mais qui pour faire respecter cela ?
00:59:37À suivre
00:59:37Dans un instant
00:59:38On reviendra sur la mobilisation lycée
00:59:40Entre 400 et 500 établissements
00:59:42Ils vont rester fermés
00:59:43Demain c'est ce qu'a annoncé
00:59:44Le ministre de l'éducation
00:59:45Quant au ministre de l'intérieur
00:59:46Il répond au syndicat de la magistrature
00:59:48Les forces de l'ordre
00:59:49Ne répriment pas la jeunesse
00:59:51Mais protègent les élèves
00:59:52Il dénonce une communication accusatoire
00:59:54Déconnectée du monde réel
00:59:57Il est 15h30
00:59:58Les titres
00:59:59Les lycéens vont-ils poursuivre
01:00:00Leur mobilisation dès demain
01:00:02Avec cette crainte de nouveaux débordements
01:00:04Le ministre de l'intérieur répond lui
01:00:05Au syndicat de la magistrature
01:00:07Les forces de l'ordre
01:00:08Ne répriment pas la jeunesse
01:00:09Mais protègent les élèves
01:00:11Il dénonce une communication accusatoire
01:00:13Déconnectée du monde réel
01:00:16Des estimations des dégâts
01:00:17Chiffraient à plusieurs dizaines
01:00:18De millions d'euros
01:00:19Et cette question
01:00:20Qui va payer ?
01:00:21Le gouvernement accélère
01:00:22La loi casseur-payeur
01:00:23Elle sera examinée au Sénat
01:00:25A la fin du mois
01:00:27La guerre en Ukraine
01:00:28Et un pont de Kiev
01:00:29Qui a été attaqué par un drone
01:00:30Aujourd'hui
01:00:31La Russie qui annonce
01:00:32Qu'elle va intensifier ses frappes
01:00:33Sur les infrastructures
01:00:34En réponse aux déclarations
01:00:36Du président Zelensky
01:00:37Il a promis d'accroître
01:00:38Ses attaques
01:00:38Contre les raffineries russes
01:00:41Et puis ces pluies torrentielles
01:00:43Et cette forte inquiétude
01:00:44Sur la région de Barcelone
01:00:45La ville et sa région
01:00:46Sont en état d'alerte
01:00:47Les autorités ont annulé
01:00:48Tous les événements publics
01:00:50Et recommandent aux habitants
01:00:51De rester chez eux
01:00:56Les lycéens vont-ils poursuivre
01:00:58Leur mobilisation dès demain ?
01:00:59On sait qu'ils se sont donné
01:01:00Rendez-vous mardi
01:01:02Pour l'acte 3 de leur mouvement
01:01:03Et cette autre question
01:01:04Cette nouvelle semaine
01:01:05Sera-t-elle une nouvelle fois
01:01:06Marquée par des scènes de violence ?
01:01:08Le ministre de l'Intérieur
01:01:09A choisi de répondre
01:01:10Au syndicat de la magistrature
01:01:11Face aux accusations
01:01:12De violences policières
01:01:13Laurent Nouniez affirme
01:01:14Que les forces de l'ordre
01:01:15Ne répriment pas la jeunesse
01:01:16Mais protègent
01:01:17Et encadrent les élèves
01:01:19Il dénonce
01:01:19Une communication accusatoire
01:01:22Déconnectée du monde réel
01:01:23C'est très grave
01:01:23Très inquiétant
01:01:24Conclut-il
01:01:25Justine Props
01:01:27Secrétaire nationale
01:01:27Du syndicat de la magistrature
01:01:29Était notre invitée
01:01:29Elle répond à cette question
01:01:31Sur cette opposition
01:01:32Systématique
01:01:33Entre police et justice
01:01:35Oui alors
01:01:36C'est fou en fait
01:01:38De mettre dos à dos
01:01:39La justice et la police
01:01:40Nous ce que l'on porte
01:01:41Du côté du syndicat
01:01:42De la magistrature
01:01:43C'est une autre façon
01:01:45De faire du maintien de l'ordre
01:01:46Et en fait
01:01:47Ce que l'on critique
01:01:47Ce n'est pas
01:01:48Le travail des policiers
01:01:50Sur le terrain
01:01:50Parce qu'en fait
01:01:51On leur donne des ordres
01:01:52Et ils obéissent à ces ordres
01:01:53Donc le syndicat de la magistrature
01:01:55Donc le syndicat de la magistrature
01:01:55Ne vient pas critiquer
01:01:57Individuellement
01:01:57Ce qui est fait
01:01:57Par les policiers
01:01:58Et les gendarmes
01:01:59Nous ce que l'on critique
01:02:00C'est le choix
01:02:00Qui est fait
01:02:01Par le ministère
01:02:02De l'intérieur
01:02:02D'une stratégie
01:02:04De maintien de l'ordre
01:02:04Qui est
01:02:05On peut dire
01:02:06À la française
01:02:07Qui est violente
01:02:08Qui est brutale
01:02:08Qui fait le choix
01:02:09De l'utilisation
01:02:10D'armes particulièrement
01:02:11Dangereuses
01:02:11A fortiori
01:02:13Contre un public
01:02:13Aujourd'hui
01:02:14Qui est particulièrement
01:02:15Vulnérable
01:02:15Et nous
01:02:16Ce qu'on fait
01:02:17Ce qu'on demande
01:02:18C'est d'appeler
01:02:19A une désescalade
01:02:21Dans ce maintien
01:02:22De l'ordre brutal
01:02:23Pour protéger
01:02:24A la fois
01:02:24Les manifestants
01:02:25Et les manifestantes
01:02:26Mais également
01:02:26Les policiers
01:02:27Et les gendarmes
01:02:29Alors
01:02:29C'est vrai
01:02:30Que je vous disais
01:02:31On a presque l'impression
01:02:31D'une caricature
01:02:32Quand on entend
01:02:33Les échanges
01:02:33De part et d'autre
01:02:34Et les accusations
01:02:35Qui sont faites
01:02:36Parce que la semaine
01:02:37Qu'on vient de vivre
01:02:38A secouer tout le monde
01:02:39Il y a certes
01:02:39Ce mouvement lycéen
01:02:40Mais il a été marqué
01:02:41En parallèle
01:02:42Par des violences réelles
01:02:44Par des atteintes
01:02:45Aux personnes
01:02:46Et des fois
01:02:47On a l'impression
01:02:47Finalement
01:02:48Que certains magistrats
01:02:49Font preuve peut-être
01:02:50D'un peu d'angélisme
01:02:52Alors
01:02:52Nous l'idée
01:02:53C'est pas de faire
01:02:53De l'angélisme
01:02:54C'est-à-dire
01:02:54Que on traite
01:02:56De dossiers
01:02:56Tous les jours
01:02:57Où on voit
01:02:58Effectivement
01:02:58Des mineurs
01:02:59Qui peuvent commettre
01:03:00Des infractions
01:03:00Nous ce que l'on constate
01:03:02Là dans la séquence
01:03:03Que l'on observe
01:03:04C'est que
01:03:05Le ministre
01:03:06Vient nous dire
01:03:07Les forces de l'ordre
01:03:09Ne répriment pas
01:03:10La jeunesse
01:03:10Nous ce que l'on dit
01:03:11C'est que
01:03:12S'il y a une répression
01:03:13Indifférenciée
01:03:14De l'ensemble
01:03:15Des lycéens et lycéennes
01:03:16Qui sont présents
01:03:16Devant ces lycées
01:03:17Parce que
01:03:17Ce que l'on voit
01:03:18C'est qu'il y a
01:03:18Une utilisation massive
01:03:20De gaz lacrymogène
01:03:22Gaz lacrymogène
01:03:23Qui touche
01:03:23Tout le public
01:03:24Gaz lacrymogène
01:03:25Il faut le rappeler
01:03:26C'est pas rien
01:03:27Le gaz lacrymogène
01:03:27C'est une arme chimique
01:03:29Qui impacte
01:03:30Les facultés respiratoires
01:03:31Qui vient rogner
01:03:32Sur les chaires
01:03:33Et donc
01:03:34Ce n'est pas rien
01:03:35D'utiliser
01:03:35De faire le choix
01:03:36D'utiliser du gaz lacrymogène
01:03:37Et on le voit bien
01:03:38C'est une arme
01:03:39Qui n'est pas maîtrisable
01:03:41Donc ce qu'on vient dire
01:03:42Ce n'est pas
01:03:43C'est ce qui est
01:03:44Beaucoup critiqué
01:03:44Enfin on va dire
01:03:45Que quand on parle
01:03:46Du syndicat de la magistrature
01:03:47Souvent ce qui est dit
01:03:48C'est qu'on est
01:03:50On est contre
01:03:51La répression
01:03:52De manière générale
01:03:53Qu'on ne veut pas
01:03:54Que les personnes
01:03:54Qui ont commis des infractions
01:03:56Soient arrêtées
01:03:57C'est tout le contraire
01:03:58C'est-à-dire que
01:03:58Nous on vient dire
01:03:59Pour que la police
01:04:00Puisse avoir
01:04:00Une action efficace
01:04:03L'enjeu
01:04:04De ce que l'on analyse
01:04:05C'est de les focaliser
01:04:07Sur effectivement
01:04:08Une intervention
01:04:08En cas de commission
01:04:10D'infraction
01:04:10Ce que l'on voit
01:04:11Ce n'est pas le cas
01:04:12Aujourd'hui sur le terrain
01:04:13Il y a une répression
01:04:14De manière générale
01:04:15Des lycéens
01:04:17Qui sortent dans la rue
01:04:18Pour porter des revendications
01:04:20Et donc il faut vraiment
01:04:20Faire la différence
01:04:21Entre des personnes
01:04:22Qui commettent des infractions
01:04:23Qui doivent être interpellées
01:04:25Qui doivent être présentées
01:04:26A la justice
01:04:27Et des personnes
01:04:28Qui exercent
01:04:28Leur liberté d'expression
01:04:30Leur droit de rassemblement
01:04:31Et de manifestation
01:04:32Et qui sont aux prises
01:04:34Avec les forces de l'ordre
01:04:35Et donc effectivement
01:04:36C'est un peu plus complexe
01:04:37Que de juste opposer
01:04:38La justice
01:04:39A la police
01:04:41Des estimations
01:04:42Des dégâts
01:04:43Déjà chiffrées
01:04:44A plusieurs dizaines
01:04:45De millions d'euros
01:04:46Et cette question
01:04:47Qui va payer ?
01:04:48Le gouvernement accélère
01:04:49La loi
01:04:50Casseur-Payeur
01:04:50Elle sera examinée
01:04:51Au Sénat
01:04:52A la fin du mois
01:04:53Aujourd'hui
01:04:53Qui paie réellement
01:04:54Les dégâts
01:04:55Des mineurs interpellés ?
01:04:56Réponse
01:04:56Karl Laplan
01:04:57Parmi les plus de 2000
01:04:59Gardés à vue
01:05:00Depuis le début
01:05:00De la semaine
01:05:0185% sont des mineurs
01:05:03Mais alors
01:05:04Les parents
01:05:05Peuvent-ils payer
01:05:06Pour réparer
01:05:06Les dégâts
01:05:07Commis par leurs enfants ?
01:05:08Aujourd'hui
01:05:09La loi dit oui
01:05:10Mais c'est un peu
01:05:11Plus compliqué que ça
01:05:12Le principe du casseur-payeur
01:05:14Existe dans les faits
01:05:15Mais reste rarement appliqué
01:05:16Il faut que le mineur
01:05:17Soit identifié
01:05:18Et définitivement condamné
01:05:20Pour que la responsabilité
01:05:22Civile des parents
01:05:23Soit engagée
01:05:23L'assurance
01:05:24Rembourse alors
01:05:25L'Etat ou la collectivité
01:05:27Qui avaient avancé les frais
01:05:28Alors
01:05:29Le gouvernement
01:05:29Propose d'aller plus loin
01:05:31Et de reconnaître
01:05:32Une responsabilité collective
01:05:33Comprenez donc
01:05:35Pouvoir mettre en cause
01:05:36Celui qui fait partie
01:05:37D'un groupe responsable
01:05:38De dégradation
01:05:39Même s'il n'a pas
01:05:40Directement cassé
01:05:41Chaque participant
01:05:42Pourrait devoir réparer
01:05:43Les dégâts
01:05:44Jusqu'à 10 000 euros
01:05:45Le projet de loi
01:05:46Comporte aussi
01:05:47Une possibilité
01:05:48De saisir
01:05:48Les aides sociales
01:05:49Pour payer les dommages
01:05:50Le gouvernement
01:05:51A néanmoins assuré
01:05:53Ne pas y être favorable
01:05:55Au-delà de ces violences
01:05:56Quelle suite
01:05:57Pour le mouvement lycéen
01:05:58Et ses revendications
01:05:59400 à 500 établissements
01:06:01Vont rester fermés
01:06:02Demain
01:06:03C'est aussi le cas
01:06:03Pour une vingtaine
01:06:04De lycées
01:06:04En Seine-Saint-Denis
01:06:05Décision prise par le préfet
01:06:07Suite aux dégradations
01:06:08Subies par ces établissements
01:06:09On retrouve notre équipe
01:06:10De journalistes
01:06:11Saint-Denis
01:06:12Rassemblement en ce moment
01:06:13Cet après-midi
01:06:14De lycéens
01:06:15Mais aussi de parents
01:06:15Et de syndicats
01:06:16Devant la mairie
01:06:20Exactement
01:06:20Un rassemblement
01:06:21De lycéens
01:06:22Venus de toute l'île de France
01:06:23De parents d'élèves
01:06:24Mais aussi de syndicats
01:06:25Présents en soutien
01:06:26A cette mobilisation
01:06:27Qui a commencé
01:06:28Vers 14h
01:06:29Alors c'est un moment
01:06:30D'échange
01:06:30Pour les lycéens
01:06:31Et aussi
01:06:32Une occasion
01:06:32De faire le point
01:06:33De réfléchir
01:06:34A propos de leurs revendications
01:06:36Ils prennent depuis tout à l'heure
01:06:37Tour à tour la parole
01:06:38Ils témoignent
01:06:39Et dénoncent
01:06:40Pour la plupart
01:06:41Un manque d'enseignants
01:06:42Certains n'ont pas eu
01:06:42Par exemple
01:06:43De professeurs de mathématiques
01:06:44Pendant 6 mois
01:06:45Et ce
01:06:45L'année du bac
01:06:47Également
01:06:47Ce qui revient
01:06:48C'est des établissements
01:06:49Délabrés
01:06:50Ils expliquent
01:06:50Voir fréquemment
01:06:51Des cafards
01:06:52Ou des souris
01:06:52Travailler sur des tables
01:06:54Et des chaises cassées
01:06:54Ce qui revient beaucoup aussi
01:06:55C'est la vétusté du bâti
01:06:57Le froid l'hiver
01:06:58Et la chaleur l'été
01:06:59Jusqu'à 40 degrés
01:07:00Dans les classes cet été
01:07:01Ce qui les empêche
01:07:02De se concentrer
01:07:03Dans l'ensemble
01:07:04Ils ont l'impression
01:07:05D'être déshumanisés
01:07:06Et infantilisés
01:07:08L'autre point
01:07:09Qui ressort beaucoup
01:07:09C'est la question
01:07:10Des violences policières
01:07:11Dont ils estiment
01:07:12Avoir fait l'objet
01:07:12Lors des blocages
01:07:13Cette semaine
01:07:14Des réponses
01:07:15Disproportionnées
01:07:16Selon eux
01:07:16Pour l'instant
01:07:17L'Assemblée générale
01:07:18Se déroule dans le calme
01:07:19Ils souhaitent
01:07:20Continuer les blocages
01:07:21La semaine prochaine
01:07:23Voilà pour ce rassemblement
01:07:24Qui a lieu en ce moment
01:07:25A Saint-Denis
01:07:26A la veille
01:07:26De ce retour possible
01:07:28Au lycée
01:07:29La guerre en Ukraine
01:07:30A présent
01:07:30Et l'escalade
01:07:31La Russie annonce
01:07:32Qu'elle va intensifier
01:07:33Ces frappes
01:07:34En réponse
01:07:34Aux déclarations
01:07:35Du président Zelensky
01:07:36Qui a promis
01:07:37D'accroître
01:07:38Ses attaques
01:07:38Contre les raffineries russes
01:07:39On vous retrouve sur place
01:07:40Nicolas Kouadou
01:07:41Nicolas
01:07:41Un pont de Kiev
01:07:43A été attaqué
01:07:44Par un drone
01:07:44Aujourd'hui
01:07:47Oui
01:07:48Ce matin
01:07:48Le pont nord
01:07:49Qui permet de rejoindre
01:07:51La rive gauche
01:07:52Et la rive droite
01:07:52Et inversement
01:07:53C'est la deuxième fois
01:07:54Qu'il est attaqué
01:07:54En deux jours
01:07:55Puisqu'un drone russe
01:07:56Avait déjà frappé
01:07:57Ce pont hier matin
01:07:59Depuis le début de la semaine
01:08:00C'est déjà le deuxième pont
01:08:01Qui est frappé
01:08:02On voit bien
01:08:03Qu'il y a effectivement
01:08:03Une escalade
01:08:04Et une nouvelle stratégie
01:08:05De la Russie
01:08:06Qui vise à tenter
01:08:07De paralyser
01:08:08Les axes ukrainiens
01:08:10Et on le voit
01:08:11Avec ces frappes
01:08:11Qui se multiplient
01:08:12Sur des infrastructures civiles
01:08:13Il y a eu ces ponts
01:08:14Effectivement
01:08:15Il y a des routes
01:08:16Des hôpitaux
01:08:16Bref
01:08:17L'objectif de Moscou
01:08:18C'est de mettre
01:08:18Une pression maximale
01:08:20Sur les civils
01:08:21Pour tenter
01:08:22De les faire quitter
01:08:23La capitale
01:08:24Ou du moins
01:08:24Tenter qu'ils mettent
01:08:25La pression
01:08:26Sur le gouvernement
01:08:27Pour arrêter la guerre
01:08:28Il faut dire
01:08:29Que sur le front militaire
01:08:31La Russie n'avance pas
01:08:32La Russie recule
01:08:33Même plutôt
01:08:34Dans l'Est ukrainien
01:08:35Et donc
01:08:35Cette stratégie
01:08:36De s'en prendre
01:08:37Aux civils
01:08:38Est mise en place
01:08:39On peut affirmer cela
01:08:40Parce que
01:08:41Selon l'Ukraine
01:08:42Et bien
01:08:42Ils auraient récupéré
01:08:43Des documents
01:08:44Via le renseignement
01:08:45Des documents russes
01:08:46Qui établissent
01:08:48Cette doctrine
01:08:49Beaucoup d'Ukrainiens
01:08:50Face à cette menace
01:08:51Face à ces bombardements
01:08:52Qui n'ont jamais été
01:08:53Aussi nombreux
01:08:53Sur la capitale
01:08:54Choisissent
01:08:55Malgré le fait
01:08:56Qu'ils soient restés
01:08:57Pendant 5 ans
01:08:57Ici malgré la guerre
01:08:58Choisissent de partir
01:08:59Vers des régions
01:09:00Un petit peu plus sécurisées
01:09:01Comme l'Ouest ukrainien
01:09:02Par exemple
01:09:03C'est ce que l'on voit
01:09:03Raconte dans ce reportage
01:09:04Réalisé avec Sébastien Savoie
01:09:05Et Maxime Zaitsev
01:09:08Deux ponts
01:09:09Frappés en 24 heures
01:09:14Kiev voit ses artères
01:09:15Attaquées
01:09:15Du jamais vu
01:09:17Depuis le début
01:09:17De l'invasion en 2022
01:09:18Dmitro
01:09:19Était aux premières loges
01:09:22J'ai entendu un bruit
01:09:23Et j'ai vu que ça
01:09:24Commence à descendre doucement
01:09:25Je pensais que ça
01:09:26Allait passer à côté
01:09:27Mais ça a frappé
01:09:27Le pont de plein fouet
01:09:28Ce pêcheur
01:09:30Anticipe un hiver noir
01:09:32Pour la capitale ukrainienne
01:09:35En ce moment
01:09:36Ils attaquent les ponts
01:09:36Et ensuite
01:09:37Ils vont encore
01:09:38S'en prendre
01:09:38Aux infrastructures énergétiques
01:09:40Ça va être dur pour nous ici
01:09:43Des embouteillages
01:09:44Monstres
01:09:45Paralysent Kiev
01:09:46Et depuis des semaines
01:09:47Ce sont les civils
01:09:48Qui paient le prix
01:09:49De ces frappes
01:09:50Ici un jardin d'enfants
01:09:51Là
01:09:52Une école
01:09:55Directement
01:09:56Visée par un drone
01:09:57Sur les réseaux sociaux
01:09:59La lassitude
01:10:00Gagne
01:10:00Je quitte Kiev
01:10:01Pour retourner au village
01:10:02Parce que j'en ai ras le bout
01:10:03J'aime tellement cette ville
01:10:04Mais je vais partir
01:10:05Je prévois de quitter Kiev
01:10:06Et je cherche une ville
01:10:07Plus sûre et plus calme
01:10:08Après une nuit d'horreur
01:10:09Daria
01:10:1026 ans
01:10:10A appris ce qu'elle appelle
01:10:11Désormais
01:10:12La décision la plus difficile
01:10:14De sa vie
01:10:15En 10 minutes
01:10:16Il y a eu 15 frappes
01:10:17C'est là que je me suis dit
01:10:18Que pour mon équilibre mental
01:10:19Il était temps de souffler un peu
01:10:21Et de faire une pause
01:10:22Loin de ce cauchemar
01:10:23Un choix impossible
01:10:24Pour celle qui s'était jurée
01:10:26De ne jamais quitter Kiev
01:10:27Malgré la guerre
01:10:28A présent
01:10:29Elle recherche un appartement
01:10:31A Lutsk
01:10:31Sa ville natale
01:10:32Dans l'ouest ukrainien
01:10:33Plus préservée
01:10:36Je me sens un peu coupable
01:10:38De partir après 5 ans
01:10:39J'ai honte d'avoir peur
01:10:41Mais c'est pourtant normal
01:10:42Ce qui n'est pas normal
01:10:44C'était de ne pas avoir peur
01:10:48Les attaques sur la capitale ukrainienne
01:10:50N'ont jamais été aussi nombreuses
01:10:51C'est principalement
01:10:53Les infrastructures civiles
01:10:54Qui sont visées
01:10:54Comme ce centre commercial
01:10:56Pour ne rien arranger
01:10:57Les drones à réaction
01:10:58Utilisés par la Russie
01:10:59Font énormément de dégâts
01:11:00Et l'Ukraine n'a pas encore
01:11:01Trouvé la parade
01:11:02Face à cette nouvelle menace
01:11:04Nicolas Coadou
01:11:05Avec Sébastien Savoie
01:11:06On prend la direction
01:11:07De l'Espagne
01:11:08Parce qu'il y a eu
01:11:09Des pluies torrentielles
01:11:10Qui se sont abattues
01:11:11Sur la ville de Barcelone
01:11:11Et sur toute sa région
01:11:13Deux personnes
01:11:13Deux victimes
01:11:14Ont pour le moment
01:11:14Été recensées
01:11:15La ville
01:11:16Et les environs
01:11:17Restent en état d'allaitre
01:11:18On vous retrouve sur place
01:11:19Aurélie Chameroy
01:11:20Vous êtes notre correspondante
01:11:22Si le ciel s'est éclairci
01:11:24Les services d'urgence
01:11:26Appellent toujours
01:11:27A la plus grande prudence
01:11:31Oui on a assisté
01:11:32Ici à des pluies historiques
01:11:34Selon les mots
01:11:35Du service météo catalan
01:11:38193 millimètres de pluie
01:11:39En quelques heures
01:11:40Dans le centre de Barcelone
01:11:41Du côté des Ramblas
01:11:42C'est du jamais vu
01:11:44Depuis au moins 40 ans
01:11:46248 millimètres
01:11:47Un petit peu plus au nord
01:11:48De Barcelone
01:11:49Alors ici tout le monde
01:11:50A en tête évidemment
01:11:51Les inondations de Valence
01:11:52Il y a deux ans
01:11:53Qui avaient fait plus de 200 morts
01:11:54Parce que la population
01:11:56Notamment n'avait pas été avertie
01:11:57Alors cette fois-ci
01:11:58Les autorités ont pris les devants
01:11:59Elles ont envoyé des alertes
01:12:01Sur les téléphones
01:12:02De tous les habitants
01:12:03Elles ont restreint la mobilité
01:12:04Elles ont demandé
01:12:05La fermeture des théâtres
01:12:07Des stades
01:12:07Des salles de concert
01:12:09Des discothèques
01:12:10Même tous ceux
01:12:11Qui ne l'ont pas fait
01:12:12S'imposent
01:12:12S'exposent d'ailleurs
01:12:13A des sanctions
01:12:14C'était donc un samedi soir
01:12:16Très mort
01:12:17Ici à Barcelone
01:12:18On n'avait pas vu ça
01:12:19Depuis longtemps
01:12:19Alors malgré
01:12:21Toutes ces restrictions
01:12:22Malgré toutes ces alertes
01:12:24Le bilan provisoire
01:12:24Vous l'avez dit
01:12:25Fait état de deux victimes
01:12:27Pour l'instant
01:12:28Un homme de 75 ans
01:12:29Qui a été tué
01:12:30Par l'éboulement
01:12:30D'un mur
01:12:31Dans un camping
01:12:32Et un autre
01:12:33Qui a été surpris
01:12:34Par la montée des eaux
01:12:35Dans son garage
01:12:36Une troisième personne
01:12:37Est encore portée
01:12:38Disparue
01:12:39Et recherchée
01:12:40Par les secours
01:12:41Alors vous l'avez dit aussi
01:12:43Les autorités
01:12:44Demandent encore
01:12:44La plus grande prudence
01:12:45Puisque la dépression
01:12:46Qui a provoqué
01:12:47Ces intempéries
01:12:48Va rester dans le secteur
01:12:49Jusqu'à la fin
01:12:50De la semaine prochaine
01:12:51On n'est donc pas
01:12:52À l'abri
01:12:52De nouvelles pluies torrentielles
01:12:55Ici à Barcelone
01:12:56Et dans toute la région
01:12:57Et les autorités
01:12:58Demandent surtout
01:12:58D'écouter les restrictions
01:13:00De rester chez soi
01:13:02Quand ces épisodes surgissent
01:13:04Aurélie Chameroy
01:13:05En direct de Barcelone
01:13:06En Espagne
01:13:06Merci à vous
01:13:07On en parle
01:13:08Avec Ludovic Pinganeux
01:13:09Notre consultant
01:13:09Gestion de crise
01:13:10BFM TV
01:13:11Ludovic
01:13:12Ces images
01:13:13Rappellent
01:13:13Celles de 2024
01:13:14Octobre 2024
01:13:16Avec ses crues
01:13:17Ce bilan très lourd
01:13:19241 morts
01:13:20Évidemment
01:13:21Là le bilan
01:13:21N'a rien à voir
01:13:22Le système d'alerte
01:13:23A fonctionné
01:13:24Le système a fonctionné
01:13:25Et surtout
01:13:26Les autorités
01:13:27Barcelonaises
01:13:28Ont compris
01:13:30Qu'il fallait
01:13:31Anticiper ces situations
01:13:32Et prendre des mesures
01:13:34Fortes
01:13:35Empêcher par exemple
01:13:36Des manifestations
01:13:36Et surtout
01:13:37Diffuser un message d'alerte
01:13:38A l'ensemble des populations
01:13:39Pour leur dire
01:13:40Restez chez vous
01:13:41Mettez-vous à l'abri
01:13:42Attendez que l'épisode
01:13:43Pluvieux se passe
01:13:44Ce qui est frappant
01:13:46Tout de même
01:13:46C'est ce que disait Aurélie
01:13:47Elle parlait d'inondations
01:13:48Historiques
01:13:49Nous sommes tout début octobre
01:13:50Il a fait extrêmement chaud
01:13:51En Espagne
01:13:52Comme en France
01:13:52Pendant plusieurs mois
01:13:53Les sols sont extrêmement secs
01:13:56Qu'il y a forcément
01:13:56Une inquiétude face à ces crues
01:13:58Et claires
01:13:58Et cette saison d'octobre
01:13:59Oui
01:14:00Alors oui c'est historique
01:14:02Parce que c'est effectivement
01:14:03Des épisodes extrêmement violents
01:14:04Pour autant
01:14:04Ce sont des phénomènes
01:14:05Assez habituels
01:14:06Ou même très habituels
01:14:07A cette période de l'année
01:14:09Après l'été
01:14:09Une période très sèche
01:14:11Des sols qui ne sont pas
01:14:12En capacité d'absorber
01:14:13Ces fortes précipitations
01:14:14Ces orages
01:14:15Qui donnent beaucoup
01:14:16Beaucoup de pluie
01:14:17Et qui surtout
01:14:17Restent stationnaires
01:14:18Ce qui fait qu'on arrive
01:14:19Tout de suite
01:14:19A des quantités
01:14:20D'eau très importantes
01:14:21Par mètre carré
01:14:23Pour autant
01:14:23Je me pose de plus en plus
01:14:25La question
01:14:25Sur le terme historique
01:14:27Puisque c'est de plus en plus important
01:14:29C'est de plus en plus violent
01:14:30Mais ça arrive
01:14:31De plus en plus souvent
01:14:32Alors est-ce que c'est historique
01:14:33Ou est-ce que c'est
01:14:34L'un des effets majeurs
01:14:35Du réchauffement climatique
01:14:36Moi je ne suis pas suffisamment
01:14:37Expert en climat
01:14:39Pour le savoir
01:14:39Mais en tout état de cause
01:14:40Il y a de quoi se poser
01:14:41Je crois des questions
01:14:43Néanmoins
01:14:43Si on reprend
01:14:44Les différents chiffres
01:14:45Ludovic
01:14:45En 1962
01:14:46Il y avait 800 morts
01:14:48A Barcelone
01:14:49A cause de ces crues
01:14:50Évidemment
01:14:50Le nombre de victimes
01:14:51Est toujours trop important
01:14:52Mais là on a deux victimes
01:14:54Ce qui est mis en place
01:14:56Fonctionne ?
01:14:56Oui ça fonctionne
01:14:57Et heureusement
01:14:59On l'a vu encore
01:15:00Il y a deux ans à Valence
01:15:04Plus de 200 morts
01:15:05Presque 250 morts
01:15:06C'était déjà énorme
01:15:08Donc oui ça fonctionne
01:15:10Maintenant
01:15:11On voit que
01:15:12Parfois ça fonctionne
01:15:12Parfois ça ne fonctionne pas
01:15:13En tout état de cause
01:15:14Là la région de Barcelone
01:15:16A été beaucoup plus efficace
01:15:17Mais on sait aussi
01:15:19Que parfois
01:15:20On oublie très vite
01:15:21Ce qui s'est passé
01:15:22Et on est même dans le déni
01:15:23En disant
01:15:24Finalement c'est arrivé
01:15:25Mais il y a très peu de chances
01:15:26Que ça se reproduise
01:15:27Donc voilà
01:15:28Il faut rester encore très prudent
01:15:29Il faut continuer à éduquer
01:15:30Les populations
01:15:30Il faut continuer
01:15:31A éduquer également
01:15:32Les décideurs
01:15:33Ces gens qui prennent
01:15:34La décision
01:15:35D'alerter la population
01:15:37Et de prendre des mesures importantes
01:15:38J'insiste sur ce point
01:15:40Parce que parfois
01:15:41Ce sont des décisions
01:15:42Qui sont difficiles à prendre
01:15:43Parce qu'on n'est jamais absolument certain
01:15:44Que l'épisode sera aussi violent
01:15:46Et aussi grave
01:16:16Sur l'hôte
01:16:16Sur l'hôte
01:16:17Sur les roses
01:16:17Sur les périnées orientales
01:16:19C'est un automne difficile
01:16:21En raison des températures
01:16:23Et des sols extrêmement secs
01:16:24Oui ça fait partie des conséquences
01:16:26De cet été
01:16:26De cette canicule
01:16:27Qui a frappé la France
01:16:29Avant l'été d'ailleurs
01:16:30Et pendant l'été
01:16:31Donc tous ces sols
01:16:32Sont très très secs
01:16:33Ces épisodes orageux
01:16:35Sont très fréquents
01:16:36A cette période
01:16:36Et effectivement
01:16:37Météo France reste très vigilant
01:16:40Avec en plus aujourd'hui
01:16:41Des cartes de vigilance météo
01:16:42Qui ont évolué
01:16:44Avec une météo
01:16:45Infra départementale
01:16:46A savoir qu'on arrive
01:16:47A être encore plus précis
01:16:48Sur les mesures à prendre
01:16:49Donc une raison supplémentaire
01:16:50Pour respecter
01:16:51Et bien écouter
01:16:52Cette vigilance météo
01:16:54Et charge à nos autorités
01:16:55Ensuite de déclencher
01:16:56Le dispositif FR alert
01:16:58Quand ils pensent
01:16:58Que la population
01:16:59Doit être particulièrement
01:17:00Sensibilisée au risque
01:17:01Merci beaucoup Ludovic
01:17:03On en vient à la politique
01:17:05Le grand débat
01:17:06De la primaire socialiste
01:17:07C'est ce soir
01:17:08Sur BFM TV
01:17:09A 20h45
01:17:10Moment décisif
01:17:12Avant le vote
01:17:12Des militants
01:17:13Dans une semaine
01:17:14Les 5 candidats
01:17:15Vont se faire face
01:17:16Une toute dernière fois
01:17:17Un ultime débat
01:17:18Forcément décisif
01:17:19Forcément
01:17:20Sur BFM TV
01:17:21Mathis Menuc
01:17:21Arlaplon
01:17:23C'est sur notre plateau
01:17:24Ce soir
01:17:25A 20h45
01:17:26Que va se jouer
01:17:27L'avenir
01:17:28D'une partie de la gauche
01:17:295 candidats
01:17:30Pour une seule mission
01:17:31Convaincre définitivement
01:17:33Parmi les grandes thématiques
01:17:35Abordées
01:17:36Le pouvoir d'achat
01:17:3761% des sympathisants
01:17:39Le classent
01:17:39Dans les grandes priorités
01:17:41De cette campagne
01:17:41Devant la dette
01:17:42Et le climat
01:17:43Selon ce sondage
01:17:44Élabe pour BFM TV
01:17:45Et la tribune dimanche
01:17:47On attend
01:17:47Ces candidats
01:17:49Sur quoi ?
01:17:49Bien sûr
01:17:49Sur les sujets brûlants
01:17:50D'actualité
01:17:51La crise lycéenne
01:17:52Les prix du carburant
01:17:53Les prix du carburant
01:17:54La dette
01:17:54Et puis sur des sujets
01:17:55De long terme
01:17:56Notamment sur l'intégration
01:17:58Ou encore sur l'école
01:17:59Les sympathisants
01:18:00S'affichent largement favorables
01:18:02Aux propositions des candidats
01:18:0390% d'approbation
01:18:05Ou plus
01:18:06Pour l'indexation
01:18:07Des salaires sur l'inflation
01:18:08Le retour de l'ISF
01:18:10Et la baisse de la TVA
01:18:11A l'inverse
01:18:12La France insoumise
01:18:13Fait toujours office
01:18:14D'épouvantail
01:18:15Presque trois
01:18:16Quarts des sympathisants
01:18:17S'opposent à toute alliance
01:18:18Avec LFI
01:18:19Aux prochaines élections législatives
01:18:21Malgré ces certitudes
01:18:22Beaucoup ne savent pas encore
01:18:24Précisément pour qui voter
01:18:25Des indécis
01:18:26Que BFM TV
01:18:27Réunit directement
01:18:29Face aux candidats
01:18:29Vous aurez ce soir
01:18:30Sur le plateau
01:18:31Des indécis
01:18:32Qui hésitent
01:18:32Entre Glucksmann et Fort
01:18:34Ou entre Glucksmann et Roussel
01:18:37Ou entre Fort et Tondelier
01:18:38Vous aurez un indécis
01:18:40Qui hésitent
01:18:41Entre Glucksmann et Attal
01:18:42Vous aurez des indécis
01:18:43Qui hésitent
01:18:44Entre tous les candidats
01:18:45De la primaire
01:18:46Un dernier débat télévisé
01:18:48Sur BFM TV
01:18:49Avant la primaire à gauche
01:18:50Dont le premier tour
01:18:51Est fixé
01:18:52Au 9 octobre
01:18:54Et dans un instant
01:18:55Vous allez retrouver
01:18:56Julie Ahmed
01:18:57Qui va revenir bien entendu
01:18:58Sur ce mouvement lycéen
01:18:59Mais aussi sur cette semaine
01:19:00De colère
01:19:00Sur les inquiétudes
01:19:01Alors que s'ouvre
01:19:02Une nouvelle semaine
01:19:03De contestation
01:19:04Mais c'est aussi
01:19:05Sur les enquêtes
01:19:06Qui progressent
01:19:06Sur les violences
01:19:07Qui ont eu lieu
01:19:08Ces derniers jours
01:19:08Vous pourrez suivre en direct
01:19:09A 16h
01:19:10La conférence du procureur
01:19:11De Belfort

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