00:00Oui, tout à fait. C'est très caractéristique parce qu'en fait, on est donc sur un mouvement lycéen, un
00:05peu aujourd'hui, de plus en plus fortement rejoint par des étudiants, qui a des revendications qui sont assez floues,
00:12mais qui sont fondamentalement sectorielles.
00:15Une amélioration des conditions d'enseignement et on constate une violence qui est là dès l'origine des blocages avec
00:26un nombre d'agressions, entre autres sur les proviseurs.
00:29On parle de dizaines de proviseurs, peut-être 40 qui ont été agressés physiquement, sans aucune provocation et évidemment sans
00:36aucune raison, alors que beaucoup de ces proviseurs d'ailleurs sont relativement solidaires des revendications des lycéens.
00:42Donc on ne voit pas très bien la raison de ces agressions, mais elles sont réelles. On parle bien entendu
00:48d'agressions, on a vu les images sur des policiers, avec par exemple cette femme policière à Paris qui a
00:54été poursuivie, jetée à terre et rouée de coups de pied au cri de « tu es là, tu es
00:58là ».
00:59Il y a réellement une volonté d'aller chez certains, je ne parle pas de l'ensemble des lycéens bien
01:05entendu, chez certains et certainement chez ceux qui lui ont une volonté d'escalade dans la violence,
01:10de manière d'aller vraiment à l'affrontement physique, à imposer, à marquer le territoire et très probablement, on peut
01:17le craindre, à chercher un incident majeur.
01:20On peut penser que certains de ceux, et là je ne parle pas de l'EFI, mais je parle des
01:24mouvements d'extrême-gauche, des mouvements gauchistes qui nominent de ce mouvement,
01:27on peut penser que certains seraient ravis si demain il y avait un martyr dans la rue.