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Avant leur entrée en lice au 2e tour préliminaire de l’European League contre les Norvégiennes de Larvik, ce samedi à 20h à la halle Charles-Ehrmann, la capitaine de l’OGC Nice handball, Marine Dupuis, ainsi que son entraîneur, Sébastien Mizoule, sont les invités de Terre de champions, l’émission du service des sports consacrée aux acteurs du sport azuréen. Le duo a également évoqué la saison qui vient de débuter, ses ambitions et la relation de couple qu’il forme à la ville.
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00:17Bonjour à tous, bienvenue dans Terre de Champions, l'émission du service des sports de Nice Matin
00:22qui s'intéresse aux acteurs du sport azuréen.
00:25Avec moi en plateau, vous en avez l'habitude, Romain Laronche, chef du service des sports de Nice Matin.
00:31Salut Romain.
00:31Salut Christopher.
00:32Romain, aujourd'hui ensemble on va parler de handball et de handball féminin
00:35puisqu'on reçoit Marine Dupuis, la capitaine de l'OGC Nice Handball
00:39et son entraîneur Sébastien Mizoul, le coach donc.
00:43Merci à vous deux d'être venus et puis bienvenue.
00:46Merci.
00:47Alors pour commencer, ça aussi c'est une tradition, c'est Romain qui va faire une courte présentation.
00:51Alors Marine, on a eu la chance de vous recevoir il y a un an dans cette même émission.
00:56Sébastien, c'est une première, donc vous avez 51 ans, vous êtes originaire de Saint-Flour dans le Cantal
01:01et vous êtes l'entraîneur de l'OGC Nice Handball depuis 2024.
01:05Vous avez fait vos armes à Jacou dans l'Hérault avant d'intégrer les staffs de clubs professionnels,
01:11d'abord à Nîmes puis à Besançon.
01:13En 2021, vous prenez l'équipe première de Besançon.
01:16Cette équipe, vous l'amenez jusqu'en finale de la Coupe de France.
01:19Vous allez atteindre les quarts de finale de l'Européenne Ligue, ça c'est en 2022.
01:23Avec l'OGC Nice, donc ces deux dernières saisons,
01:26vous êtes parvenu à placer l'équipe jusqu'à la sixième place du classement.
01:30Et cette sixième place, elle est synonyme de qualification en Coupe d'Europe.
01:34Et justement, la Coupe d'Europe, ça commence ce samedi contre l'Arvik, un club norvégien.
01:39Exactement, Romain vient de le dire, il y a cette actualité, ce match de Coupe d'Europe contre l'Arvik.
01:43Alors l'Arvik, pour le présenter un petit peu, cette équipe-là, c'est le club le plus titré de
01:46Norvège.
01:47C'est une équipe au passé prestigieux avec une Ligue des Champions remportée en 2011,
01:52deux finales en 2013 et 2015.
01:55Match allé donc samedi à 20h à Schallermann.
01:58Match retour donc la semaine prochaine en Norvège.
02:01C'est un deuxième tour de qualification.
02:03Il y aura un troisième tour puis une phase de poule.
02:04Si tout se passe bien pour le gym, on le souhaite.
02:06Dans quel état d'esprit, vous êtes un petit peu Sébastien avant ce grand rendez-vous
02:10et cette deuxième participation de l'histoire du club à la Coupe d'Europe ?
02:15L'état d'esprit, c'est que j'ai envie que l'équipe joue bien au handball
02:19et qu'on réponde présent à ce rendez-vous-là,
02:23qui est quand même un beau rendez-vous pour le club de Nice
02:27après leur petit passage quand elles avaient fini vice-championnes de France.
02:31C'était en 2019.
02:322019, donc voilà, il faut qu'on profite pleinement de ces moments-là
02:37pour la majorité des joueuses qui n'ont pas connu ce genre de compétition.
02:42On a Marine qui l'a connue, Manon Gravel avec Dijon l'a connue
02:46et après des filles qui ont connu au niveau international,
02:50que ce soit avec la Cannes pour Echan, Diana Marifal ou des champions du monde.
02:55Mais l'European League, c'est une première pour la majorité de l'effectif et de mon staff également.
03:03Justement, Romain avait une question sur l'expérience que tu peux avoir,
03:06ton Marine, de ces compétitions européennes.
03:08Oui, c'est ça, Sébastien l'a bien résumé.
03:11Il y a un manque d'expérience européenne.
03:13Vous, vous l'avez connue, cette Coupe d'Europe.
03:15Le groupe va forcément s'appuyer sur votre expérience du terrain.
03:20Eh bien oui, j'espère qu'on va s'appuyer sur mon expérience.
03:23C'est vrai que là, ça va être ma septième participation à cette compétition.
03:27Donc, j'ai connu beaucoup de matchs et je sais que ces matchs aller-retour,
03:32ça peut être quelque chose de particulier.
03:35On n'est pas forcément habitués à ce type de rencontre avec élimination après le deuxième match.
03:40Donc, oui, c'est important d'avoir quelques filles qui ont déjà eu cette expérience-là
03:45pour pouvoir s'appuyer dessus et guider le groupe vers une qualification.
03:51Oui, parce qu'en fait, il y a des matchs couperés.
03:53Là, c'est d'abord un match aller-retour, deuxième tour.
03:56Et il y a encore un match couperé, troisième tour, pour espérer se qualifier pour les phases de poule.
04:01C'est un parcours de combattant, ça, Sébastien.
04:03Oui, c'est un parcours de combattant parce qu'entre tout ça, il y a quand même un match de
04:09championnat.
04:09le mercredi, et puis pas des moindres, c'est le tenant du titre de l'European League, justement, c'est
04:15la JDA.
04:17Donc, c'est cette particularité-là, moi, qui m'inquiète, mais on va voir si on est capable d'enchaîner
04:27quatre matchs en à peine quinze jours.
04:30Parce que si par bonheur on venait à aller au bout, c'est quelque chose qu'on va vivre pendant
04:34deux mois.
04:35Et c'est extrêmement difficile.
04:38On l'a dit, l'Arvik a un passé prestigieux.
04:40Ce club norvégien qu'on connaît peu, qui est situé au sud d'Oslo.
04:44Mais bon, c'est un club qui est descendu en D2, qui a été rétrogradé en 2019,
04:48qui se reconstruit notamment avec un projet comme Nice, basé sur la formation.
04:52Est-ce que ce projet qui est en train, du côté de l'Arvik, de se construire aussi,
04:56ce club qui revient, ça peut être aussi un motif d'espoir pour Nice de pouvoir passer ce tour-là
05:01?
05:02OK, c'est l'Arvik, c'est prestigieux, mais peut-être qu'il y a un coup à jouer, Sébastien.
05:05Oui, l'Arvik, je crois que c'est 17 titres de championne de Norvège.
05:0919 ou 20, il y a plusieurs sources qui ne sont pas forcément concordantes.
05:13Maintenant, oui, elles ont eu un passé très, très glorieux avec des stars.
05:19Je pense à Edi Loqueux, qui a joué là-bas.
05:21Je pense aussi à Raphaël Tarvel, que j'ai remplacé à Besançon, qui a joué là-bas.
05:26Mais il y a des très, très bonnes joueuses qui ont performé dans les sélections jeunes.
05:31Et c'est du handball vraiment norvégien,
05:34où c'est des jeux qui n'est pas très durs à analyser et pas compliqués à préparer comme match.
05:39Mais ça joue extrêmement bien au handball.
05:41Et quand les choses sont très bien faites, c'est de la discipline.
05:45C'est de la discipline norvégienne et ça joue extrêmement juste.
05:50Maintenant, c'est de la jeunesse.
05:52On sait que le handball norvégien, ce n'est pas des filles qui aiment,
05:57en parlant vulgarement, aller charronier un petit peu.
06:00Le combat, elles n'aiment pas trop ça.
06:03Donc, est-ce qu'on va pouvoir nous appuyer sur cette qualité-là,
06:07qui est la grinta de l'équipe de l'Olysénis,
06:09qui est quand même importante, surtout à domicile.
06:13Beaucoup d'équipes sont venues se casser les dents chez nous ces deux dernières saisons.
06:16Donc, je pense que c'est un facteur important, cette notion de combat,
06:19que je dis souvent, mais encore plus contre des équipes scandinaves.
06:24Voilà.
06:24Elles jouent bien au handball, ça c'est clair et net.
06:26Elles jouent super bien au handball, c'est super plaisant à préparer,
06:29même comme match, parce que ça joue bien.
06:32Mais il n'y a pas la dimension physique qu'il y a en championnat de France.
06:35Moi, je l'ai encore vu ce matin, j'ai regardé le match qu'elles ont fait hier au soir.
06:39Elles ont brillamment gagné Stora Amar, qui est voulu en Ligue des Champions,
06:41qui a joué contre Metz.
06:42Elles ont gagné hier soir contre Stora Amar, donc ce n'est pas rien.
06:47Mais ce match-là ne m'a pas forcément plus impressionné que ça,
06:50si ce n'est que ça joue bien au handball par rapport à ce que j'ai vu.
06:52J'ai eu la chance, par mon réseau, de pouvoir avoir accès à tous leurs matchs
06:56depuis le début de championnat.
06:57Je ne sais pas si elles ont eu un gros réseau pour voir les nôtres,
07:00mais moi, j'ai pu voir tous les leurs, en tout cas.
07:03On en vient au championnat.
07:04Il y a ce match de Coupe d'Europe, mais Sébastien l'a dit,
07:06il y a un cycle sur lequel il attend l'équipe.
07:09Il y a aussi des matchs de championnat.
07:11Et pour l'instant, le début de saison est un petit peu poussif,
07:13avec une victoire et trois défaites.
07:15Marine, quelle analyse tu fais de ce début de saison
07:18qui est un petit peu difficile, avec ces trois défaites
07:20et cette seule victoire pour l'instant ?
07:22Oui, c'est vrai que le début de saison a été un peu difficile.
07:25Je n'ai pas envie forcément de regarder ce qu'on a fait dans le passé.
07:29J'ai envie qu'on montre un meilleur visage.
07:32Mais après, il faut relativiser aussi, la saison est encore longue.
07:36On a perdu contre Saint-Amand, qui est une très bonne équipe.
07:40Contre Metz, je pense que beaucoup d'équipes vont être dans notre cas,
07:44même si dans la manière, on n'a pas toujours été exemplaires
07:47et pas toujours comme on a pu l'être l'année dernière.
07:51Mais je pense qu'il ne faut pas s'arrêter à ça.
07:54Contre Strasbourg, on a quand même bien bataillé.
07:57On est passé tout proche de gagné.
08:00C'est surtout frustrant.
08:01Mais moi, je le prends surtout comme un encouragement
08:05et comme une motivation supplémentaire en me disant
08:08qu'on a échoué de peu contre Strasbourg.
08:12Il faut continuer à travailler justement.
08:14Et un jour, ça va payer et il n'y a pas de raison.
08:16Le groupe a peu évolué.
08:17Il y a eu un départ majeur.
08:19C'est Marilène Sachka qui a été remplacé par Danone Gravel.
08:22Est-ce que ça peut être la force, la stabilité de ce groupe ?
08:25Ça peut être une force, comme ça peut être aussi des fois une faiblesse
08:31parce qu'on s'habitue à une certaine routine.
08:35Oui, ça a marché par le passé.
08:37On a la même équipe, ça a marché.
08:38Donc pourquoi ça ne remarcherait pas ?
08:40Et c'est là toute la difficulté aussi quand on change très peu en groupe.
08:44On a tendance à vouloir dire c'est bien, ça ne change pas, on va faire pareil.
08:49Mais en fait, ce n'est jamais pareil.
08:51On réécrit une page blanche à chaque début de saison.
08:54Et je pense que là, aujourd'hui, peut-être l'équipe ne l'a pas forcément pris.
08:59Ils se sont dit peut-être qu'on a fait une super saison l'année dernière.
09:02On va peut-être pouvoir, sans remettre trop le bleu de chauffe, refaire la même chose.
09:06Pourtant Sébastien, vous avez changé des choses.
09:08Vous avez tenté d'amener un nouveau souffle, notamment sur le plan défensif.
09:11Vous avez changé certaines choses dans votre schéma pour être moins lisible
09:14et pour casser un peu la routine que vous évoquiez.
09:17Est-ce qu'il va falloir peut-être revenir à des schémas de l'année dernière qui fonctionnaient plutôt bien
09:20?
09:20Quel est un peu l'état d'esprit que vous avez ?
09:22C'est vrai qu'en prépa, on a beaucoup travaillé à notre système défensif
09:25mais qu'on n'a pas utilisé encore en championnat.
09:30de par les équipes qu'on rencontre et les joueuses qu'il y avait en face
09:33qui, à mon sens, ne me permettaient pas d'être performants sur ce type de défense-là.
09:40Ça fait un petit moment qu'on n'a pas retravaillé.
09:41On retravaillait beaucoup plus sur ce qu'on faisait de bien l'année dernière.
09:47Je ne la mets pas de côté parce qu'on y a quand même passé toute la prépa
09:50et on a fait une prépa très intéressante sur cet aspect-là.
09:55Mais on va essayer de stabiliser sur ce qu'on faisait de bien
09:59et sur lequel on a encore bien travaillé pendant 15 jours
10:03parce que nous, on n'a pas eu de match.
10:04Elles ont joué hier, nous, on n'en a pas joué.
10:08Donc, on a encore bien bossé, je trouve, cette semaine.
10:11Mais c'est depuis la saison, je trouve, qu'on s'entraîne bien.
10:13Donc, à un moment donné, il va falloir que ça paye parce que c'est fatigant.
10:17Sinon, il faut un moment de toujours bien s'entraîner, de bien faire les choses.
10:21Moi, je pense qu'aujourd'hui, ce qui nous manque le plus,
10:25et que je dis souvent aux joueuses, qui ne leur plaît pas forcément,
10:29mais je pense qu'on est une équipe aujourd'hui qui manque de discipline
10:35et de justesse dans l'application du projet.
10:39Parce qu'il y a toujours cette grinta, cette volonté, cette envie.
10:42Elle est ultra présente.
10:44Mais si on ne met pas plus de justesse et de rigueur dans le projet,
10:49que ce soit offensif ou défensif,
10:51aujourd'hui, ça ne suffira pas d'être uniquement sur cet aspect du combat,
10:56des valeurs et du maillot.
10:58Il faut qu'on joue correctement au handball pour gagner des matchs, tout simplement.
11:01Avec la grinta qu'on a, je pense que si on remet un cadre vraiment bien établi
11:06et que tout le monde le respecte,
11:08je pense qu'on peut avoir des belles perspectives.
11:11C'est votre ressenti de joueuse, ça aussi, Marine ?
11:13Il y a une différence entre ce qui se fait à l'entraînement et ce qui est produit en compétition
11:17?
11:17Vous avez un peu de mal à reproduire les mêmes choses ?
11:21Oui, c'est vrai, on s'entraîne très bien et il nous manque encore cette discipline en match.
11:27Des fois, on fait très bien les choses et arriver au dernier geste, on pêche un peu.
11:31Mais oui, comme Sébastien l'a dit, je pense qu'en continuant à s'entraîner comme ça,
11:37il n'y a pas de raison que ça ne paye pas à un moment donné.
11:41La formule du championnat a changé cette saison.
11:45Il y avait 14 équipes, il n'y en a plus que 12, il va y avoir des play-offs.
11:49J'aimerais bien avoir votre son de cloche à tous les deux.
11:51Est-ce que c'est une bonne chose ou pas ?
11:55Moi, j'ai déjà vécu ça quand j'étais à Nîmes, les play-offs.
12:00C'est un peu différent, il y a trois niveaux de play-offs.
12:03Avant, il y en avait deux, play-offs, play-down, point barre.
12:06J'ai vécu des play-offs, j'ai vécu des play-downs avec 0 points avec Nîmes à l'époque.
12:12La volonté de la fédération de changer la formule, c'est aussi de rajouter sur une fin de saison
12:18un peu de suspense et un peu de spectacle, on va dire, pour essayer d'intéresser les gens au handball
12:25féminin.
12:25Parce qu'aujourd'hui, si on fait un Metz-Brest, un Metz-Brest, aller-retour,
12:31comme il va y avoir fin octobre, il y a la première manche.
12:34Si l'hazard du calendrier fait que le deuxième manche est en janvier ou en février,
12:40on sait qu'en février, le titre est plié.
12:41On sait qui va être champion.
12:43Après, on se bat les autres pour les places de 5e, 6e.
12:47Parce que c'est les deux clubs qui gagnent les trophées, qui partagent les trophées en trace.
12:51Donc c'est aussi cette volonté-là.
12:53Et la volonté de faire 3 niveaux, c'est aussi de mettre de l'attractivité à tous les niveaux.
12:57Parce que le deuxième niveau, qui sera à partir de la 5e place, 5-8,
13:02il y aura des tickets européens à jouer.
13:03Pour expliquer, il y a une course pour le titre, en bas, une course pour le maintien.
13:09Pour l'Europe, pour le milieu.
13:10Et au 3e échelon, c'est pour se maintenir.
13:11Voilà, tout à fait.
13:14Donc, pour l'instant, après 4 journées, on est dans le dernier wagon.
13:19L'objectif, bien entendu, est d'être dans les 8.
13:22Ça vous plaît, cette formule de play-off ?
13:25Pareil, j'ai déjà vécu ça les années précédentes, où oui, il y avait des play-offs et des play
13:31-downs.
13:31Là, c'est un peu différent.
13:32Mais c'est vrai que ce système où chaque groupe a quelque chose à jouer, c'est intéressant et ça
13:38peut changer.
13:39Et comme on disait tout à l'heure, ça peut changer aussi la routine du championnat qui est toujours un
13:43peu sous le même format.
13:47Mais là, ça va changer un peu.
13:49Après, je n'étais pas forcément pour de passer de 14 à 12.
13:53Mais je trouve que finalement, ça peut être intéressant.
13:57Pourquoi ? Parce que tu trouves que ça appauvrit un peu le championnat, ça enlève des équipes.
14:01Quelle était un peu l'idée derrière cette idée de dire que je n'étais pas forcément pour la réduction
14:05du nombre d'équipes ?
14:06C'était surtout, oui, il y a deux équipes en moins.
14:09C'est énorme en tant que joueuse.
14:11Ça fait des opportunités en moins.
14:13Ça fait des emplois en moins en première division.
14:17Et des clubs en moins aussi.
14:18Et ce qu'on avait peur, c'est justement d'avoir moins de matchs aussi, vu qu'on avait deux
14:21équipes en moins.
14:22Et du coup, avec cette nouvelle formule, on aura autant de matchs.
14:25Donc ça, c'est intéressant parce qu'on ne voulait pas jouer moins de matchs.
14:29C'est parce que les équipes justement qui ne sont pas européennes ou qui ne participent pas à la Coupe
14:33de France dans les tours suivantes.
14:34Oui, la saison peut être longue derrière.
14:36Voilà.
14:37Donc là, c'est intéressant.
14:39Avec cette formule, on a le même nombre de matchs.
14:42Sébastien, vous l'avez dit et ce n'est pas la première fois que vous le dites.
14:44L'objectif, c'est le top 8.
14:46Est-ce que vous sentez peut-être qu'il y a un peu plus de pression, notamment quand on est
14:49un club comme Nice,
14:50dans cette formule-là où on est un club formateur, où parfois le projet peut prendre du temps,
14:54notamment avec 11 professionnels et puis derrière, il y a des jeunes aussi qui viennent pour compléter ce groupe-là.
15:00Est-ce que du coup, ça rajoute un peu de pression quand on sait qu'on a une marge de
15:02manœuvre qui est un peu moins importante
15:04parce que moins d'équilibre et forcément, on se rapproche un peu plus à un moment de ces play-downs
15:09qui sont là ?
15:10J'ai envie de dire qu'aujourd'hui, avec le positionnement du club de Nice par rapport au budget global
15:17et à la masse salariale,
15:19ce qu'on a fait les deux années précédentes, ça tient du miracle.
15:24On va dire presque.
15:26Aujourd'hui, avec les deux clubs en moins, on fait partie des derniers budgets, des derniers budgets, des dernières masses
15:32salariales.
15:33Donc la logique des choses voudrait qu'on soit dans le dernier chapeau.
15:36C'est pour ça que je vous parle de cette question sur la pression.
15:38Mais je pense qu'on est en capacité très largement de pouvoir atteindre ce top 8
15:43et puis de voir la suite comment ça se passera.
15:49L'objectif de la logique de Nice, on ne s'est jamais caché que c'était avant tout le maintien
15:53pour stabiliser le club en première division.
15:56C'est important.
15:58Donc voilà, on ne va pas changer le fusil d'épaule.
16:01La Coupe d'Europe, on va dire que c'est la cerise sur le gâteau.
16:03Mais il faudra faire attention de par ce que tu disais sur le faible nombre de joueuses professionnelles.
16:11Il ne faut pas oublier qu'on a une équipe de 1-1 à maintenir à ce niveau-là aussi.
16:14C'est important pour le club et pour le centre de formation.
16:18Donc je dois jongler avec tous ces éléments-là pour pouvoir performer à ces deux niveaux-là.
16:26Que ce soit le maintien en première division, le maintien aussi de l'équipe de 1-1.
16:30C'est pour ça que des fois, il y aura des choix qui vont être faits pour pouvoir équilibrer le
16:37niveau des deux équipes.
16:40Avec une Coupe d'Europe en plus.
16:42Voilà, avec un Q2 en plus pour l'instant.
16:46Et vous y tenez à ça ? On parlera de Coupe d'Europe si on passe ces tours-là ?
16:49Oui, pour moi, tant qu'on n'est pas en face de poule, on n'est pas en Coupe d
16:54'Europe.
16:54On sera en Coupe d'Europe quand on sera en face de poule.
16:57Aujourd'hui, on a le droit d'avoir une chance de pouvoir y participer.
17:00On l'a gagné sur le terrain grâce aussi à Dijon.
17:03Il ne faut pas l'oublier.
17:07La performance des clubs français, que ce soit Dijon ou Metz, en gagnant la Ligue des Champions,
17:13fait que la France a avancé au niveau ranking.
17:16Et donc, aujourd'hui, ces victoires-là nous permettent d'avoir la sixième place européenne,
17:20qui n'était pas le cas l'année d'avant, alors qu'on avait fini sixième aussi.
17:23Maintenant, est-ce que la fin de saison prochaine, la sixième place sera européenne ?
17:26J'en sais strictement rien.
17:28Ça dépendra de ce qui va changer.
17:29Oui, ça va changer aussi.
17:31Peut-être que la France va récupérer une troisième place en Champions League aussi.
17:35Est-ce qu'il y en aura une sixième en Européenne Ligue ?
17:37Ça, c'est des choses qu'on ne sait pas forcément.
17:40C'est dans les tuyaux, mais officiellement, on ne le sait pas.
17:43Donc, voilà.
17:44Aujourd'hui, il faut qu'on profite de notre bonne saison, de ces deux bonnes saisons,
17:47parce que c'est un peu la cerise sur le gâteau des deux bonnes saisons qu'on a fait.
17:52Et puis, pas perdre de vue qu'on va jouer l'ARVIC, comme j'ai dit aux filles.
17:57Maintenant, on va avoir très peu d'entraînement entre les matchs, quand on joue tous les trois jours.
18:01Donc, chaque match est un entraînement en situation réelle.
18:05Voilà, en situation réelle, qui doit nous permettre de performer sur le suivant.
18:09Donc, l'ARVIC, on va tout faire pour les battre à domicile, déjà.
18:12On verra ce qu'il en sera du match retour.
18:14Pour se mettre sur les rails, pour regarder droit dans les yeux le tenant du titre de cette Européenne Ligue
18:20et Dijon.
18:20Ok. Alors, en tout cas, votre avenir, vous le voyez, on va dire, à long terme,
18:25à l'échelle du sport de haut niveau à l'OGCENISP.
18:27Vous avez prolongé votre contrat jusqu'en 2028 l'année l'autre.
18:32C'est un engagement important, ça ?
18:36La notion de prolongation de contrat, c'est souvent lié aussi à des performances.
18:41Bien sûr.
18:41L'année dernière, le début de saison qu'on fait, a fait en sorte que le club a voulu activer
18:47mon année d'option 27-28,
18:50le plus rapidement possible.
18:52Est-ce qu'ils ont eu raison ou pas ?
18:54J'en sais rien.
18:55Aujourd'hui, peut-être que...
18:56On va dire comme ça, Sébastien.
18:59Aujourd'hui, peut-être que s'il y avait fait le début de saison qu'on fait là,
19:02peut-être que je n'aurais pas eu cette prolongation sur la table très tôt.
19:06C'est comme ça, c'est le sport professionnel, c'est le sport de haut niveau, c'est comme ça.
19:09Maintenant, sur du long terme, le long terme, 2028, pour moi, ce n'est pas forcément le long terme.
19:14Est-ce que vous vous plaisez à Nice, votre travail ?
19:17Oui, je suis dans un environnement qui me plaît.
19:20Maintenant, moi, ce que j'aimerais, c'est que le club avance un petit peu plus sur la structuration extra
19:26-sportive.
19:27Je pense que le travail sportif, il est fait.
19:30Il n'est pas trop mal fait.
19:32Je suis très content du travail avec mon staff et Bruno, mon adjoint, qui est aussi responsable du centre de
19:37formation.
19:38On a remis le centre de formation de Nice dans le top 3, top 4 des centres de formation.
19:43Aujourd'hui, on refuse, on est en capacité de choisir qui on veut rentrer dans notre centre de formation.
19:48Et pour moi, ça, c'est la vraie victoire, en fait, pour le GC Nice, d'avoir ce centre de
19:52formation performant.
19:54Bien sûr qu'il faut gagner les matchs pour se maintenir indien,
19:56mais ça, c'est vraiment important parce qu'on n'a pas de gros moyens.
20:00Donc, il faut vraiment qu'on soit très, très performant sur la formation pour pouvoir s'appuyer sur les jeunes
20:04qu'on va former
20:05parce qu'on n'a pas l'argent pour pouvoir aller acheter des joueuses à l'étranger ou ailleurs.
20:09Et quand vous parlez d'infrastructure, c'est notamment la salle ?
20:11Le but, c'est de pouvoir aussi la faire évoluer ?
20:14Alors, il y a la salle, mais la salle, j'ai envie de dire, le terrain, il est top.
20:19Moi, pour s'entraîner, il est top.
20:21C'est vrai que les conditions, il y a beaucoup de choses qui se passent autour.
20:24La salle est vachement sollicité du fait du manque d'infrastructure pour faire du haut niveau.
20:29L'éclairage a été rénové récemment.
20:31Le fait d'avoir été en Coupe d'Europe, ça a permis aussi à la mairie de nous aider à
20:35se mettre en conformité
20:37parce qu'aujourd'hui, l'éclairage qu'on avait l'année dernière ne nous aurait même pas permis de jouer
20:41en première division.
20:42Je ne parle même pas de la Coupe d'Europe.
20:43Si on n'avait pas eu l'éclairage, on ne pouvait plus jouer en D1.
20:45Donc, à un moment donné, il faut avancer.
20:48Donc, les choses se mettent en place petit à petit.
20:49Il y a des efforts de la part de la mairie, des institutions qui sont importants,
20:54qui soutiennent vraiment énormément le club de l'Eugénisme.
20:58Mais on ne peut pas tout faire d'un coup.
21:00Voilà, parce que les installations, elles sont comme elles sont.
21:03Moi, je ne m'en plains pas plus que ça.
21:05Je suis content maintenant.
21:06Il faut qu'on arrive à bien tout organiser pour qu'on ne soit pas forcément embêté sur les créneaux
21:12et ainsi de suite,
21:13pour qu'on puisse s'entraîner dans les meilleures conditions, ce qui est un peu délicat actuellement.
21:19Mais on fait avec.
21:21Et vous, Marine, vous voyez donc au moins jusqu'en 2028 avec le sommet de l'OGC Nice ?
21:26C'est vrai que de la même façon, quand j'ai re-signé pour deux années supplémentaires,
21:33voilà, on était en pleine saison avec des résultats très, très positifs.
21:37Donc oui, oui, moi, la question ne s'était même pas posée.
21:40C'était oui, un grand oui.
21:43Et voilà, j'espère qu'on va revivre ce même type d'émotions qu'on a pu vivre pendant deux
21:48ans.
21:49Si ce que j'ai lu est exact, vous auriez même pu arriver plus tôt tous les deux à Nice,
21:53à des moments différents peut-être.
21:54Mais en tout cas, il y avait des opportunités à un moment pour vous de venir plus tôt à l
21:58'OGC Nice en balle.
21:59Mais racontez-nous un peu pourquoi ça ne s'était pas forcément fait et pourquoi finalement ça s'est fait
22:03plus tard.
22:04Moi, j'avais été contacté par Claude Myrtilleau pour reprendre le centre de formation à l'époque.
22:12J'avais le contrat, c'était fait.
22:15Il y a eu un concours de circonstances que je ne maîtrise pas.
22:18Cinq minutes après, c'était plus bon.
22:20Ça peut arriver des fois dans les négociations.
22:22Je n'ai pas envie d'en rentrer plus.
22:24Tout était calé, tout était OK.
22:25Il y a eu un petit couac de leur côté qui a fait que c'était plus bon.
22:30Et malheureusement pour moi, pour nous, parce que ce n'est pas un secret pour personne qu'on est en
22:34couple tous les deux.
22:36Mais Marine venait de signer à Toulon.
22:39On se rapprochait, je venais à Nice, c'était top.
22:40Elle avait signé à Toulon.
22:41Et puis je me suis retrouvé à être obligé de rester à Besançon parce qu'il y a eu un
22:45couac de la part l'OGC Nice sur mon contrat.
22:47Donc la preuve que je ne suis pas rancunier parce que je suis quand même venu, mais je l'ai
22:50eu quand même bien en travers pour notre vie personnelle.
22:57Parce qu'on a quand même passé quatre ans à distance.
23:00Elle a fait deux ans à Toulon, deux ans à Nantes.
23:03Et moi, je suis resté à Besançon.
23:05Ce qui m'a permis aussi de passer mon titre 6 d'entraîneur professionnel, de prendre l'équipe.
23:11Donc voilà, c'est de jouer en Coupe d'Europe, de faire une finale de Coupe de France, une quarte
23:15finale de Coupe d'Europe.
23:17Au final, je m'aperçois que je n'ai pas fait grand-chose, je me dis, dans ma carrière, mais
23:21j'ai fait deux, trois petits trucs.
23:23Et vous, Marine, du coup, comment ça s'était passé ?
23:26Moi, on n'était jamais rentré vraiment dans les négociations, mais plusieurs fois dans ma carrière, on va dire, le
23:33club de Nice m'avait contacté.
23:35Et même quand je suis arrivée à Toulon, je me rappelle que mon premier match, c'était à Toulon contre
23:44Nice.
23:44Et tout de suite, on m'avait demandé pour avoir un entretien et me recruter.
23:51Et finalement, pareil, j'ai eu d'autres propositions, notamment Nantes, et j'étais partie à Nantes pour jouer la
23:59Coupe d'Europe.
23:59Mais voilà, il y a eu plusieurs approches à plusieurs moments.
24:04Ce n'était pas le bon moment, et puis ça l'est devenu un peu plus tard.
24:06C'est que ça devait se faire à un moment donné.
24:08Exactement.
24:09Revenons sur, justement, vous le disiez, Sébastien, vous êtes en couple.
24:11Il y a cette relation coach-joueuse à la salle, sur le terrain.
24:17Il y a aussi ce couple que vous formez à la ville.
24:20Comment ça se passe concrètement ?
24:21Comment on gère ça quand on est à la fois coach-joueuse et puis ensemble dans la ville ?
24:25J'imagine que ce n'est pas toujours évident.
24:27Comment vous gérez ça rapidement pour comprendre un peu comment cette particularité vous la gérez ?
24:32Alors, je pense que c'est beaucoup plus dur pour Marine que pour moi, au final.
24:36D'accord.
24:37Parce qu'elle, elle est capitaine en plus, donc elle a géré ses partenaires.
24:41Donc, bien évidemment, sûrement dans le vestiaire, à des moments donnés,
24:44il n'y en a aucune qui aime le coach tout le temps en même moment.
24:49Et je pense que, voilà, il y a des fois des choses qui n'osent pas sortir,
24:54qui ne se disent pas, de fait, de sa présence aussi.
24:57Donc, je pense que c'est plus difficile pour elle et lourd à porter par moments.
25:02Et dans un passé très récent, ça n'a pas été très facile,
25:05surtout quand on enchaîne les défaites et plein de petits problèmes.
25:09Quand on ne gagne pas des matchs, bien sûr, il y a plein de petits problèmes
25:11qui ressurgissent au sein d'un collectif.
25:15C'est des choses qu'on n'aurait pas eues si on a gagné des matchs, mais c'est comme
25:18ça.
25:20Mais pour moi, à titre personnel, ça ne me change absolument rien.
25:23Alors, j'ai de la chance d'avoir une joueuse comme Marine
25:25qui est irréprochable quasiment sur absolument tout,
25:28même des fois un peu trop,
25:31qui est quelqu'un de cartésien, qui est carré,
25:34qui est carré absolument dans tous les secteurs,
25:37que ce soit l'alimentation, que ce soit le sommeil,
25:40que ce soit le travail vidéo.
25:42Voilà.
25:43Alors, j'ai de la chance parce que moi, je peux contrôler
25:45si elle fait sa vidéo, elle, individuellement à la maison ou pas, les autres, je ne peux pas.
25:48Mais elle, je sais.
25:50Donc, voilà, maintenant, je pense que le plus compliqué à vivre,
25:54c'est surtout pour elle.
25:55Après, sur le terrain, elle fait partie des meilleurs hélières gauches de France.
25:59Elle a été une équipe de France.
26:01Voilà, elle a été une meilleure hélière gauches de France.
26:02Il n'y a pas de débat sur son utilisation que j'ai de manière importante.
26:09Elle joue presque une heure à chaque fois.
26:12Aujourd'hui, tant qu'elle a une capacité physique de tenir le poste
26:15et d'être performante, elle joue à une heure.
26:17Marie, tu veux répondre sur ce sujet ou on passe à autre chose ?
26:19Il a tout dit ?
26:20Non, mais il a tout dit.
26:21Mais après, c'est vrai que j'ai envie de dire que
26:25en tant que capitaine, en fait, c'est un peu les mêmes problèmes
26:28que je sois en couple avec Sébastien ou non.
26:31Voilà, dans d'autres clubs, quand j'ai été capitaine,
26:33c'est un peu toujours les mêmes problèmes.
26:36Quand on gagne, tout va bien.
26:37Il n'y a pas de souci.
26:38Et quand on perd, c'est un peu plus difficile.
26:40Il y a des petits problèmes.
26:42Et forcément, la capitaine, elle a toujours un lien particulier avec l'entraîneur.
26:47Et comme moi, j'ai pu avoir un an, c'est toujours particulier dans le vestiaire.
26:51Quand la capitaine est là, certaines font attention à ce qu'elles disent.
26:56Mais après, moi, je le prends avec de la légèreté.
27:00Ce n'est pas quelque chose qui m'impacte plus que ça, peut-être par mon âge.
27:05Mais j'ai appris à faire la différence.
27:07Oui, moi aussi, des fois, je suis un peu énervée contre l'entraîneur.
27:12Je sais faire la part des choses, que ce soit Sébastien le coach ou un autre.
27:16Tout se fait en bonne intelligence.
27:18Je pense que c'est normal à un certain moment qu'on soit énervé contre le coach,
27:21que lui soit énervé contre nous.
27:23Ce n'est pas parce qu'une fille va peut-être être énervée que ça va m'impacter moi
27:27ou que je vais me dire, elle a dit ça sur le coach.
27:29Non, c'est vraiment...
27:31Et ça, c'est ici et comme ailleurs.
27:33Ça a toujours été comme ça pour moi.
27:35Après, ça arrive qu'on ne se parle pas pendant deux jours, des fois.
27:39Ça arrive, on n'est pas obligé d'être d'accord tout le temps.
27:42La position d'une joueuse et la position d'un entraîneur, c'est différent.
27:45Oui, on a vraiment deux positions.
27:47Puis j'ai un caractère assez trempé, pas forcément facile au quotidien.
27:50Donc voilà.
27:52Et puis, à mon âge maintenant, à 51 ans,
27:56on va essayer de me bonifier comme le vin.
27:59C'est dur.
27:59Non, mais on essaie quand même de couper.
28:02Quand on est à la maison, on parle forcément un peu de handball
28:05parce que voilà, c'est notre vie.
28:06On regarde beaucoup de matchs aussi autres.
28:08Mais je veux dire, les problèmes qu'on a,
28:10enfin, qu'il peut y avoir vraiment au club ou dans l'équipe,
28:15on les met de côté.
28:17Quand on est sur le trajet retour,
28:19moi, je sais que j'essaye de penser à autre chose.
28:22Sébastien, vous l'avez évoqué tout à l'heure,
28:24dans le championnat de France, il y a une particularité.
28:25C'est que Brest et Metz dominent le championnat,
28:28ils se partagent les titres.
28:30Comment on attaque une saison en se disant
28:31que le titre de champion de France est impossible à aller chercher ?
28:36C'est facile.
28:37Moi, je veux être champion de France chaque année.
28:40C'est pas compliqué.
28:41Vous dites que c'est dans tous les cas possible.
28:43Peut-être qu'un jour, il y aura les deux gros qui vont se louper
28:45et qu'il y aura une opportunité.
28:47En tout cas, c'est mon objectif d'être champion de France.
28:50Je n'ai rien gagné, moi, au handball.
28:53Donc, bien sûr, je pense que tous les entraîneurs,
28:56oui, on veut se maintenir, bien sûr, c'est un objectif.
28:58Mais quand je commence quelque chose, c'est pour aller au bout,
29:03c'est pour finir, c'est de gagner.
29:07Moi, j'ai fait une finale de Coupe de France contre Metz.
29:09Bien sûr que j'étais perdant, tout donné perdant.
29:11Bien sûr qu'on n'allait pas gagner.
29:13Mais quand je rentre sur le terrain,
29:14je me vois sur le podium en train d'avoir la coupe.
29:17C'est normal.
29:18Le jour où je n'ai plus cette ambition-là
29:20et cette envie d'aller gagner tous les matchs,
29:23peu importe qui on joue, j'arrête.
29:26Marine, pour revenir sur le capitana,
29:28au départ, vous n'étiez pas forcément partie pour l'avoir
29:30ou en tout cas, ce n'était pas forcément un rôle
29:32que vous aviez revendiqué.
29:33Finalement, je crois que Sébastien vous a convaincu
29:35de prendre le brassard.
29:36Comment ça s'est fait un petit peu, justement,
29:38ce « je fais mon rôle délière,
29:41je suis joueuse et je prends mon rôle à cœur,
29:44mais finalement, j'accepte de prendre le brassard ».
29:46Comment ça s'est fait un petit peu entre vous deux
29:47dans la discussion ?
29:49C'est vrai qu'au départ, on n'en avait pas du tout parlé
29:51quand on a signé à Nice, au moment du contrat,
29:55on n'en a pas forcément parlé.
29:56Ensemble, on n'en a pas parlé.
29:57Voilà, ensemble.
29:58Moi, je ne pensais pas du tout que j'allais avoir ce rôle-là,
30:02mais après, je l'avais eu dans mes autres clubs.
30:05Et du coup, quand Sébastien m'a proposé,
30:08au début, je me suis dit « t'es sûre ? »
30:10Enfin, je n'étais pas trop convaincue.
30:12Enfin, voilà, je n'avais pas pensé à ça, finalement.
30:15Et après, après l'échange, j'ai accepté.
30:20Il a trouvé le bon argument.
30:21Oui, voilà, j'ai accepté.
30:22Et c'est un rôle que j'aime bien.
30:23Voilà, dans mes autres équipes, ça s'est toujours bien passé.
30:28Naturellement, j'ai un peu cette chose.
30:31Enfin, j'aime tirer l'équipe vers le haut.
30:33J'aime les motiver.
30:35Donc, je pense que c'est ce côté-là qui me plaît.
30:38Je me suis dit qu'en tant que capitaine,
30:41voilà, s'il fallait le faire à Nice,
30:43ça me plaît de représenter l'équipe.
30:45Et puis, pardon, quand je suis arrivé à Nice,
30:49il y a eu des petits soucis.
30:51L'année avant que j'arrive,
30:53par rapport à ce rôle-là de capitaine,
30:55il y avait le brassard qui avait été retiré,
30:57il y a eu des petits soucis et tout ça.
30:59Et je voulais que ça soit...
31:00Quand je suis arrivé, moi,
31:02j'ai fait abstraction de toutes les problématiques
31:04qu'il y avait pu y avoir par le passé,
31:06parce que le passé, c'est le passé.
31:08Et par contre, j'avais la volonté
31:11de mettre quelqu'un de neutre
31:13avec ce brassard,
31:14avec une vision un peu différente
31:16qui n'a rien vécu à Nice
31:18pour pouvoir...
31:19Et le passé de Marine a été capitaine
31:22dans toutes les équipes où elle est passée.
31:24Besançon était capitaine.
31:27Toulon a été capitaine.
31:29Nantes a été capitaine.
31:30Pour moi, c'était une évidence.
31:32Mais la problématique, elle était...
31:34Voilà, on est en couple.
31:35Capitaine, c'était ça la problématique.
31:37Et aujourd'hui, j'échange beaucoup
31:40avec Emmanuel Mayonnade,
31:42pour ne pas le citer.
31:44Et sur le management,
31:46c'est quelqu'un avec qui j'échange beaucoup.
31:48Et quand j'avais posé la question
31:50en juillet, quand j'ai repris,
31:52tiens, je me pose des questions sur le capitana,
31:53comment tu fais, moi, voilà...
31:55Il m'a juste répondu,
31:56parce que tu te poses encore la question
31:58de qui tu vas mettre capitaine.
31:59Voilà, il m'a juste dit...
32:00C'était l'impide.
32:01Il m'a juste dit ça.
32:03Emmanuel, qui est l'illustre coach de Nice.
32:05Voilà, il m'a conforté dans mon avis,
32:07parce que quand j'ai dit,
32:08il m'a dit, mais tu te poses la question.
32:10Il n'y a pas de questions à se poser.
32:13Pour les Jeux.
32:13Oui, à titre personnel,
32:16Marine, vous avez fréquenté l'équipe de France,
32:18vous avez été réserviste aux Jeux de Paris.
32:21Est-ce que ça, ça reste un objectif
32:23dans un coin de votre tête,
32:26fréquentez l'équipe de France
32:27et disputer les Jeux de Los Angeles en 2028 ?
32:31Bon, ça fait rêver.
32:33Ça fait rêver, pour être honnête, bien sûr.
32:35Si j'ai l'opportunité, oui, à 3000%.
32:39Mais voilà, il y a quand même une équipe
32:42qui est en train de se construire
32:44avec des jeunes très talentueuses.
32:45et je pense qu'ils porteront plus sur cet effectif plus jeune
32:51avec ces joueuses qui sont très performantes.
32:54Mais ça fait rêver, bien sûr.
32:56Si j'ai l'opportunité, oui,
32:58mais je ne veux pas dire que c'est un objectif
33:00et que je ne travaille que pour ça.
33:02Non, non, moi, je continue mon travail
33:05à l'OGC Nice pour être performante ici.
33:07Et comme je l'avais dit pour la première sélection,
33:09si on m'appelle, c'est du bonus
33:12et j'irai avec une motivation fois mille.
33:16Mais c'est plutôt un rêve, on va dire,
33:19que plus un objectif maintenant.
33:21Pour finir, Sébastien, cette émission,
33:23on voulait aussi évoquer votre rôle de formateur.
33:25C'est quelque chose que vous avez en vous.
33:27Vous avez cette fibre-là.
33:29Pour vous aussi, Nice, c'était le bon choix pour ça
33:31parce que vous avez évoqué ce club formateur,
33:35cette formation qui est riche ici.
33:36Vous avez accepté aussi ce challenge pour ça
33:39parce que vous avez l'occasion en venant ici
33:41de pouvoir exprimer aussi vos talents de formateur.
33:44Non, je vais être très honnête avec vous.
33:46Si je suis venu ici
33:47et j'ai répondu favorablement à la proposition de l'OGC Nice,
33:51c'est parce qu'il y avait le package, en fait.
33:53Donc, on prenait tous les deux.
33:54S'il n'y avait pas eu la possibilité d'être tous les deux,
33:59je ne serais pas venu à l'OGC Nice.
34:00Eh bien, c'est clair.
34:01Ça mérite d'être clair, les choses sont dites.
34:03Merci à vous deux d'être venus nous rendre visite.
34:05On vous souhaite de redresser la barre très rapidement en championnat
34:08et puis de nous faire un beau deuxième tour de Coupe d'Europe
34:11et d'éliminer l'ARVIC et vous qualifier.
34:14On va suivre ça en tout cas dès samedi,
34:16on le rappelle, à Charles Hermann à 20h.
34:18Venez nombreux.
34:19Merci Romain.
34:19Merci à vous.
34:20Merci également en régie à Philippe Bertigny,
34:23Sophie Doncé, Karine Bottier et Claude Wargard
34:26qui ont été une fois encore des aides précieuses
34:28à la réalisation de cette émission.
34:30Nous, on se retrouve très bientôt pour une nouvelle émission.
34:33Salut, bye bye, prenez soin de vous.