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CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.
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00:00Voilà pour ce documentaire sur l'audiovisuel public sur la commission de Charles à Longue.
00:06Documentaire évidemment passionnant que vous retrouvez sur notre site internet cnews.fr.
00:10On va revenir ce soir intégralement évidemment sur toutes les images de cette nouvelle journée marquée par des violences urbaines.
00:17On ne peut pas parler de blocus de lycée, simplement parler de blocus.
00:21C'est compliqué dans la mesure où vraiment, vraiment on a assisté toute la journée à des attaques de policiers,
00:27des lycéens incendiés, des pompiers, des maires attaqués, des violences.
00:32Et des scènes qui sont répétées à Pantin, à Strasbourg, à Marseille, à Toulouse, à Belfort, à Lyon, à Montpellier.
00:37Bref, le mouvement est passé entre les mains des casseurs.
00:41Ça ne peut rien avoir avec les lycéens même s'ils ont des revendications, même s'ils ont été reçus
00:44aujourd'hui par le ministre.
00:46Alors il y a pas mal de questions. Est-ce que ces émeutes, d'abord de quoi sont-elles le
00:51nom ?
00:51Que disent-elles de notre société ? Le rôle de la France insoumise évidemment.
00:55Faut-il couper les aides aux émeutiers d'une France qui tourne quand même, il faut bien le dire, orange
01:01mécanique ?
01:02On est avec ce soir Hubert Coudurier. Bonsoir mon cher Hubert.
01:07Mathieu Hock est là également, secrétaire général de millénaire.
01:09Olivier Vielle, directeur du centre d'études et de recherche universitaire.
01:14Karine Maloum est là et je suis content d'accueillir Mickaël Dequin.
01:17Vous êtes délégué, national, unité.
01:19Et le regard de la police évidemment est important.
01:23Parler de la doctrine qui est employée aujourd'hui dans la rue pour, on ne peut pas dire mater, on
01:30ne peut pas dire stopper non plus ces émeutiers.
01:35Mais au moins contenir les choses.
01:37C'est assez intéressant de voir quels sont les ordres qui vous sont donnés et quels sont les faux pas
01:42vers lesquels certains veulent vous pousser.
01:44Vous nous expliquerez et tout ça.
01:46Mais si vous voulez bien, on va commencer par peut-être l'image qui est sans doute la plus forte,
01:52la plus choquante de la journée.
01:53Ce policier violemment agressé à Belfort.
01:57Un commandant de police en civil au gradé qui a été jeté par terre, frappé au visage, frappé au corps.
02:04Bref, lynché, on regarde la séquence.
02:18On va écouter les informations qu'a données ensuite le procureur qui a indiqué qu'un jeune homme de 17
02:24ans avait été arrêté.
02:31La scène en question d'une sauvagerie inouïe a été filmée par plusieurs téléphones portables.
02:37Des vidéos qui ont rapidement circulé, été diffusées via les réseaux sociaux.
02:42Des vidéos qui nous sont ainsi rapidement évidemment parvenues, qui sont actuellement en cours d'exploitation,
02:48sur lesquelles nous pouvons bien distinguer plusieurs individus portés des coups directement au niveau de la tête du commandant de
02:57police
02:58avec des propos qui, à ce stade, en tout état de cause, laissent peu de doutes sur la volonté d
03:05'agresser, de faire mal.
03:07Et ce sont ces éléments qui, en l'état, m'ont conduit à retenir pour le début de l'enquête
03:12cette qualification criminelle.
03:15– Michael Deca, quel a été votre sentiment quand vous avez vu ces images qu'on va revoir évidemment,
03:20qui sont d'une violence absolument inouïe ?
03:23– Le sentiment, il se répète, colère, écoeurement.
03:28On voit ces images qui se répètent là en l'espace de 24 heures.
03:33Hier, une jeune collègue qui se retrouvait à la proie des jeunes est frappée au sol.
03:38Aujourd'hui, cet officier de police, on se rend compte qu'en fait,
03:44et j'entendais le procureur qualifié d'acte sauvage, de sauvagerie,
03:49quelque part ça me rassure un petit peu,
03:51parce que quand j'entendais un petit peu les propos complètement irresponsables
03:54de Jean-Luc Mélenchon il y a encore quelques heures,
03:58en appelant la mobilisation contre la sauvagerie policière,
04:01force est de constater qu'au vu des images qu'on voit depuis quelques jours,
04:05de quel camp est la sauvagerie, pas d'une autre.
04:07– Je ne sais pas si en région on peut remettre les images,
04:09et même celles de Paris,
04:11parce que vous avez une collègue qui a été violemment agressée également.
04:18Là, on voit de quelle manière votre collègue se fait taper dessus à la tête.
04:26Il y a une envie de tuer.
04:27Moi, quand j'ai vu ces images, elle me rappelait l'affaire Quentin, en réalité.
04:30C'était exactement la même chose.
04:32Une volonté, une volonté de tuer.
04:34Une volonté de tuer, Karine, c'est ça ?
04:36– Effectivement, c'est une volonté de tuer.
04:38On assiste ces dernières années à un ensauvagement d'une partie de notre jeunesse.
04:42Déjà, je rappelle, ceux qui s'étonnent, d'où vient cette violence,
04:47Jean-Pierre Chauvinement, ministre de l'Intérieur en 1999, ça fait 27 ans,
04:52il a parlé d'ensauvagement de la société.
04:54Il l'a parlé déjà.
04:55Donc, ce n'est pas quelque chose de nouveau.
04:57Aujourd'hui, un mouvement de lycéen,
04:59avec des revendications discutables, légitimes,
05:02ont perdu leur mouvement à cause des voyous
05:06et par certains pompiers péromains,
05:10qui, aujourd'hui, ces pompiers péromains,
05:11ce sont des députés de la République.
05:13– On va largement y revenir, mais on va marquer une pause.
05:16Mais simplement, encore une fois, quand on voit ces images,
05:19votre collègue, il est tout seul.
05:20C'est un collègue des renseignements territoriaux, c'est ça ?
05:22– Oui, tout à fait.
05:23– Il est à terre.
05:24– Il est à terre, il est tout seul, il est isolé.
05:27Je ne sais pas s'il est normal, d'ailleurs, qu'il soit isolé,
05:29parce qu'il se fait repérer.
05:31Et là, c'est la chasse, c'est la chasse à l'homme.
05:33– Il faut savoir que la plupart des collègues sont mobilisés actuellement.
05:36On voit bien qu'un fonctionnaire des renseignements territoriaux,
05:39habituellement, il n'est pas engagé sur ce genre de dispositif,
05:41ou alors pas en tout cas en première ligne.
05:44Et aujourd'hui, on est un petit peu dans le bricolage, en fait.
05:47On essaye d'avoir des effectifs de partout
05:48pour justement répondre à cette violence
05:51qui est répartie sur l'ensemble du territoire.
05:54ça devient vraiment compliqué.
05:55Les collègues le ressentent.
05:57Et jusqu'où ça ira ?
05:58C'est la question qu'on se pose en réalité.
05:59– Mais vous avez raison.
06:01Quand on voit ça, chez vos collègues, chez les policiers,
06:04il y a de la colère qui monte.
06:06Et la colère, ça n'enjante pas la sérénité sur le terrain.
06:09Il y en a peut-être quelques-uns qui ont envie de mettre des baffes.
06:12Et on sait que ça peut déraper.
06:15C'est vraiment un risque, Olivier Vial.
06:17– Oui, bien sûr.
06:17En plus, c'est un risque qui est malheureusement calculé
06:21et en fait souhaité par une partie de l'extrême-gauche.
06:23On voit d'ailleurs qu'une grande partie de ces casseurs,
06:26quand ils provoquent la police, quand ils l'agressent,
06:29ils filment en même temps.
06:31En fait, espérant pouvoir détecter le petit geste
06:34qui pourrait être utilisé après sur les réseaux sociaux
06:36pour accréditer la thèse de la violence policière.
06:39En fait, ils vont essayer de provoquer,
06:41c'est le sujet triptyque, action-réaction, action-provocation-réaction.
06:46Et là, ils essaient de provoquer la police
06:47pour avoir des images qui ne leur permettent pas de mobiliser derrière.
06:49– C'est plus que ça, parce qu'ils la chassent.
06:51Vous voyez sur l'image de gauche en même temps,
06:53à Paris, cette jeune femme qui était stagiaire,
06:56qui aurait dû rester avec ses collègues,
06:58puisque je crois que le mot d'ordre, c'est quand même de rester groupé,
07:01qui s'est retrouvée toute seule,
07:02qui s'est fait balayer par terre et mettre à terre.
07:05On y reviendra tout à l'heure, parce qu'on va marquer une pause.
07:08Je ne vous ai pas donné de la parole, évidemment,
07:11mais on se retrouve à 22h, évidemment, édition spéciale qui continue.
07:15On sera une heure ensemble pour débriefer toutes les images de la journée,
07:20celles que vous avez vues, celles que vous n'avez pas vues également.
07:25Merci d'être avec nous pour 100% politique week-end,
07:28toujours avec Olivier Vial.
07:31Rebourssoir, mon cher Olivier, Hubert Coudurier,
07:32et Mickaël Dequin, délégué national unité.
07:35Il y a Mathieu et Karim Maloum qui sont avec moi ce soir.
07:39Je vais commencer par vous montrer cette image.
07:43On est à Lassieta.
07:44Lassieta, ce n'est quand même pas l'endroit le plus mal famé de France.
07:48Lassieta où un professeur a été visé.
07:51C'est-à-dire qu'il n'y a plus de tabou, en réalité.
07:53Les professeurs, les proviseurs, ils sont visés par les violences.
07:57Je le disais, ce n'est pas simplement des blocus.
07:59Là, on n'est plus dans le blocus littéen, on est dans la violence urbaine.
08:02On est dans l'émeute.
08:04Et là, vous allez voir comment il a été visé par des jets d'essence.
08:08Regardez.
08:20Est-ce que vous vous rendez compte de la violence ?
08:23Est-ce qu'on se rend bien compte de la violence, aujourd'hui,
08:26que vivent les proviseurs, les professeurs, les policiers aussi,
08:31les pompiers lorsqu'ils interviennent ?
08:34Quand vous utilisez de l'essence, il n'y a plus de tabou.
08:36Quand vous jetez de l'essence, quand vous êtes prêt à enflammer des personnes,
08:41il n'y a plus de tabou.
08:42Tout a sauté.
08:43Il n'y a plus aucune règle, Mathieu.
08:44Parce qu'en effet, ça, c'est le résultat de 40 ans de politiques d'impunité
08:48qui ont laissé prospérer un climat d'impunité.
08:51Et aujourd'hui, vous avez, la France a inventé finalement un nouveau contrat social.
08:55C'est que vous avez, pour certains, le droit de casser,
08:58le droit de brûler, le droit de piller.
08:59Et pour d'autres, désolé de le dire comme ça,
09:01mais vous n'avez que le droit de la fermer.
09:03C'est-à-dire que vous payez les résultats des émeutes,
09:06vous payez la casse, parce qu'il y a l'impunité,
09:08donc il y aura forcément de la récidive,
09:10parce que les interpellations ne seront jamais suivies de condamnation.
09:14Donc pour ceux qui ont le droit de casser, c'est un privilège.
09:17C'est-à-dire qu'ils ont un droit que d'autres n'ont pas.
09:19Parce qu'à partir du moment où d'autres corps de la société,
09:21je pense notamment aux agriculteurs,
09:23font état de leurs revendications,
09:24on leur envoie très vite les centaures, la police, etc.
09:27Mais par contre, là, il n'y a rien.
09:30Là, ce n'est pas possible.
09:31Et pour les autres Français, vous n'avez qu'un seul droit,
09:34c'est un peu de vous taire.
09:35Et même si vous osez aujourd'hui mettre un soupçon
09:38sur les revendications des lycéens,
09:41ou sur les blocages, ou sur les black blocs,
09:43eh bien effectivement, vous êtes passé pour un horrible...
09:46On va en reparler des revendications des lycéens,
09:48parce que franchement, je n'ai toujours pas compris exactement ce qu'ils voulaient.
09:50Mais ce que je comprends, Hubert Coudurier,
09:52c'est que là, certains sont prêts à tuer.
09:54C'est-à-dire qu'il y a...
09:56Je vais vous montrer...
09:57Hubert, avant de vous donner la parole,
09:59je vous montre ce qui a été trouvé par la police nationale aujourd'hui,
10:01parce que sur leur site internet,
10:03ils ont publié les photos de ce qui a été découvert.
10:06Si on peut les voir,
10:08voilà les objets qui ont été saisis.
10:10Ça, c'est un dispositif de mise à feu à distance, télécommandé.
10:15Vous allez voir qu'il y a aussi, dans le lot, une hache.
10:19Il y en avait déjà qui avaient été découvert hier.
10:23Évidemment, des mortiers d'artifices, et puis du cocktail Monotov.
10:26Bon, vous n'êtes pas là pour faire un blocus,
10:29pour dire, je veux moins d'heures de cours, plus d'heures de cours,
10:32que la cantine soit meilleure, que les conditions de travail soient meilleures.
10:37Au lycée Nelson Mandela, à Nantes,
10:40on avait investi près de 80 millions d'euros.
10:43Il y a un problème d'ordre public en France qui va s'aggravant.
10:46Il y a eu les premières émeutes contre la loi El Khomri,
10:50la loi Travail.
10:51Après, il y a eu les gilets jaunes.
10:53Il y a eu les manifestations dans toute la France
10:56qui ont été absolument sidérantes
10:58après la mort du jeune Naël.
11:01Et on sent qu'il y a des populations qui se mélangent,
11:05à la fois, en l'occurrence, là, c'est encore plus compliqué
11:07parce que ce sont des lycéens
11:09et qu'on a tous le précédent de l'affaire Malik Ousekine
11:12qui, évidemment, complexifie les choses pour les forces de l'ordre.
11:15Vous parliez de Naël, je fais une part-là.
11:16Il y a des populations qui se mélangent.
11:17Il y a des casseurs.
11:19Il y a des lycéens qui se laissent entraîner.
11:22Alors, ils ont toutes les excuses qu'on veut.
11:25Ça va du Covid qui les a traumatisés
11:28au dérèglement climatique,
11:30en passant par les locaux, etc.
11:32Et ils sont victimisés en permanence.
11:34Mais vous parlez...
11:34On a fait un cocktail
11:36qui a abouti de temps en temps
11:38à des situations absolument dramatiques.
11:41On voit la scène.
11:42Ce sont des lâches.
11:43Tout de même, tapent un policier à terre
11:46pour suivre une jeune policière.
11:48Ce sont des lâches.
11:49Et ils sont prêts à envoyer de l'essence sur les provinces.
11:52Vous avez simplement cité Naël.
11:54D'abord, la mère de Naël a été arrêtée.
11:56Aujourd'hui, c'est une information du JDDL.
11:58Elle a participé à une manifestation.
12:01Elle a été interpellée lors de l'une des manifestations.
12:06Et puis, deuxième chose,
12:07c'est une remarque qui est très importante.
12:09C'est-à-dire qu'est-ce qu'il y a eu un point de bascule
12:10après les émeutes qui ont suivi la mort de Naël ?
12:14Est-ce que les violences qui ont suivi
12:17et qui ont montré que ces jeunes n'étaient pas beaucoup jugés,
12:20il y avait une sorte d'impunité ?
12:22Est-ce que cette impunité-là, la prise de conscience de cette impunité,
12:26provoque aujourd'hui, en quelque sorte, ce qu'on voit en ce moment ?
12:30En partie.
12:31Et surtout, en fait, il y a le précédent, le vrai précédent.
12:33La répétition générale de ce qu'on a vu, ce qu'on voit là depuis 4 jours,
12:37c'était le 10 septembre 2025, la journée Bloquons-Tout,
12:39où on avait déjà vu, ils s'avaient surpris,
12:41parce que c'était la première fois qu'on voyait autant,
12:44dès les premières heures, des jeunes affronter les forces de l'ordre,
12:48mettre brûler, etc.
12:49Il y avait eu, à l'époque, 600 interpellations.
12:52Et sur les 600 interpellations, il y a eu une seule personne qui a été condamnée.
12:56Donc effectivement, alors que c'était d'une violence extrême,
12:59et que là, il y avait vraiment une revendication extrêmement politique.
13:01Donc ça, effectivement, c'est quelque chose qui a posé problème
13:05et qui crée cette impunité.
13:07Et cette impunité, on voit qu'ils la ressentent,
13:09parce que quand vous voyez des jeunes commettre des délits
13:12en se filmant eux-mêmes et en diffusant les délits qu'ils ont faits
13:16sur les réseaux sociaux, c'est bien qu'ils n'ont plus peur de rien.
13:18Et c'est ce que disait le procureur de Belfort.
13:20On a toutes les images de cet acte qui est sans doute le plus violent,
13:23encore une fois, le plus violent de la journée,
13:26celui de ce policier, ce commandant, qui a été frappé, lynché.
13:31Et il n'y a personne pour lui porter secours.
13:34Il n'y a que des lâches qui fuient.
13:35On peut s'arrêter une seconde sur ces images.
13:38Au moment des policiers, une femme, dont le 20e arrondissement,
13:41et le policier qu'on voit à l'écran,
13:45au même moment, vous avez des députés de la République
13:49qui parlent de la violence policière.
13:50La véritable violence, on la constate, on la voit.
13:53Mais quand on veut brûler une personne avec de l'essence,
13:56c'est de la sauvagerie.
13:58Ce n'est pas juste un accrochage parce qu'il y a une petite violence,
14:01une manifestation, on jette, on crie.
14:04On bascule, on nous assiste à une mutation de la violence.
14:08La violence a muté.
14:10Ce n'est plus juste un petit accrochage
14:12ou bien des incivilités verbales, etc.
14:15On a cru, je l'ai toujours dit,
14:19qu'on a quitté la tyrannie et la barbarie.
14:22Elle est de retour, même si elle n'est pas généralisée.
14:25Mais on a des prémices.
14:26Aujourd'hui, beaucoup de proviseurs ont signalé,
14:29ils ont en face de pas des lycéens,
14:31des gens qui n'ont rien à voir avec leur lycée.
14:33Encore une fois.
14:33C'est d'autres personnes.
14:34Michael Deca, je rappelle que vous êtes syndicat Unité.
14:39Là, il y a une chasse aux flics.
14:41Il y a une chasse aux flics, c'est-à-dire malheur à celui qui est isolé.
14:44Malheur à celui qui n'est pas avec les autres.
14:47Casquer, pas casquer, etc.
14:48Ça sera une proie.
14:50Oui, c'est des choses qui se répètent, on le dit.
14:53Le policier est une cible.
14:54D'où l'incompréhension et surtout le dégoût des propos
14:57qu'on peut avoir justement sur ces condamnations
15:00de violences policières, de racisme systémique.
15:03Parce qu'en plus, c'est ça, on rajoute toujours une petite couche
15:05d'accusations complètement fallacieuses.
15:09On le voyait encore sur ces propos tenus il y a peu
15:11par des députés de la France insoumise.
15:13Mais à un moment donné, tout à l'heure, j'entendais
15:17les derniers faits qu'on a vécu de ce genre.
15:20Il y a eu le décès du jeune Naël, mais il y a eu d'autres faits aussi
15:24qui ont provoqué des émeutes, des violences urbaines,
15:27des faits pourtant des moments sportifs.
15:30Après le PSG marche.
15:31Voilà, tout à fait.
15:32Mais on se rend compte qu'on n'a pas forcément une réponse
15:35à chaque fois qu'on a ce genre de fait.
15:37On prend un fait tout simple, les rodéos.
15:40Les rodéos, c'est pareil, ils se sont multipliés.
15:42Pourquoi ? Parce que la réponse qui est donnée à chaque fois
15:44qu'on a ce genre d'interpellation à la suite de faits commis,
15:47la réponse, c'est quasiment zéro.
15:49Alors, on va écouter.
15:50Le nombre d'interpellations a été donné il y a quelques minutes
15:53par Laurent Nunez.
15:55Je serai remarqué, il va donner les chiffres, vous allez l'entendre,
15:57je crois que c'est 1747, 85% de mineurs.
16:01Il n'y a jamais eu autant de jeunes.
16:04Exactement.
16:05Il n'y a jamais eu autant de jeunes, Mathieu.
16:07C'est un très bon point parce qu'en fait, nous, on a travaillé
16:08sur l'évolution des émeutes au sein du think tank, le millénaire,
16:12depuis 2005.
16:14Et on a vu en fait une juvénilisation extrême de la violence.
16:18Je vous donne un chiffre.
16:19En 2005, donc les émeutes de 2005,
16:21il y a à peu près 20% des émeutiers qui sont mineurs,
16:25donc moins de 18 ans.
16:26Aux émeutes après la mort de Naël, en 2023,
16:30on était déjà à 55% de jeunes.
16:32Et sur les émeutes post-Ligue des champions,
16:35match du Paris Saint-Germain,
16:36on était à des taux entre 60-70%.
16:38Je répète, 85%.
16:40On est monté à 85% de mineurs.
16:42On a un problème de justice des mineurs.
16:44On va écouter Laurent Nunez sur le TF ce soir.
16:48Le nombre, le volume d'interpellations,
16:50nous avons à peu près plus de 5 000 interpellations depuis lundi.
16:5385% sont des mineurs.
16:55Une grande partie d'entre eux sont des lycéens.
16:57Mais ça ne veut pas dire forcément que ce sont des lycéens
16:59qui étudient dans les établissements
17:02aux abords desquels il y a ces violences urbaines,
17:05ces scènes d'émeutes.
17:06Pas forcément.
17:07Oui, plusieurs centaines.
17:08Plusieurs centaines de policiers blessés,
17:09plus de 300 policiers gendarmes blessés.
17:12Un beau collègue disait,
17:13plus de 70 simplement pour l'île de France.
17:17On était hier soir à 300 policiers blessés.
17:19Ce soir, je ne sais pas si Laurent Nunez a apporté un chiffre précis.
17:23Je peux déjà annoncer largement qu'on sera à plus du triple
17:26de ce qui avait été annoncé hier soir.
17:29Et moi, ce qui me choque particulièrement aussi,
17:31c'est que j'ai beau repartir un peu loin dans ma mémoire,
17:34je ne me souviens pas avoir eu aussi,
17:36parallèlement au nombre de policiers blessés,
17:39un nombre aussi conséquent, voire un nombre existant,
17:41de proviseurs et de personnels de l'éducation nationale pris pour cible.
17:44Ça veut dire que d'un côté, on a des policiers
17:46à qui on donne des consignes qui ne sont pas très claires
17:47et qui sont incapables de mener des missions de maintien de l'ordre correctement
17:51pour contenir justement cette colère
17:53et contenir tous ces méfaits.
17:55Et parallèlement à ça, on a aussi un État
17:57qui est incapable de protéger ses enseignants,
18:00ses proviseurs et ses personnels de l'enseignement.
18:03Et là, on se dit, mais c'est un navire
18:04qui part à la dérive complètement.
18:06Y a-t-il un État en place ?
18:08Il y a une désinhibition de la violence,
18:11il y a un passage à l'acte qui s'accroît.
18:14Et puis le sentiment d'un État,
18:16on est quand même en fin de mandat d'Emmanuel Macron,
18:18qui s'abandonne.
18:19Un État qui n'est pas capable de tenir ses comptes,
18:22qui approche de la crise financière.
18:24Un État qui n'est plus capable de maintenir l'ordre républicain.
18:28Et c'est ce sentiment un peu de dérivection
18:31qui en plus facilite cette espèce d'énorme chahut
18:38qui devient extrêmement violent.
18:39Puisqu'il y a des cas qui sont des dérapages graves,
18:43qui sont filmés, retranscrits, commentés.
18:45Mais on a l'impression,
18:48c'est comme la répétition d'un grand soir
18:50sur lequel la France insoumise met de l'huile sur le feu.
18:53Je ne suis pas sûr que ceux qui aujourd'hui
18:55attaquent les lycées et les forces de l'ordre
18:57soient au courant de la situation budgétaire de la France.
19:00Et s'intéressent à ces questions-là.
19:02En fait, on a vrai...
19:03Si ils s'intéressaient, ils devraient savoir quand même
19:06que c'est le premier budget de l'État.
19:08Le premier budget de l'État, c'est l'éducation.
19:11Et il y a un milliard de plus de prévues.
19:13Juste avant...
19:14Encore une chose, on va regarder une séquence
19:16sur la manière dont aujourd'hui...
19:18Il faut dire honnêtement, on est la risée de l'Europe aujourd'hui.
19:20On est dans une bordélisation dans tous les domaines.
19:23On ne parle que de l'Europe.
19:25Et sans nous du monde entier.
19:29On a observé, on a regardé des images à pantins aujourd'hui.
19:33Ça va vous intéresser, vous allez les commenter.
19:34On a observé comment fonctionnait le maintien de l'ordre.
19:37Et vous allez voir, en fait, c'est un jeu très compliqué aujourd'hui,
19:40le maintien de l'ordre.
19:41Peut-être qu'on peut mettre un peu de son pour regarder ces images.
19:45Vous allez voir qu'en fait, il y a beaucoup d'attention.
19:48Il y a beaucoup d'attention pour ne pas blesser un lycéen.
19:53Il peut y avoir un lycéen qui n'a rien à voir avec les humains qui se retrouvent au milieu.
19:58Il peut y en avoir dans un mouvement de foule qui court.
20:00Il y en a un qui se casse la figure sur un trottoir, qui s'ouvre la tête.
20:02On peut arriver à un drame.
20:04En fait, il y a vraiment une doctrine très particulière et des ordres très particuliers
20:09qui ont été données.
20:11Et puis, c'est surtout, vous le disiez, le mot peut-être pas bien approprié,
20:15mais c'est un jeu de fin en bleu, non ?
20:16Très clairement, quand vous allez interpeller, et au nombre qu'ils sont en général,
20:21les collègues sur le terrain, parce que ce n'est pas des gros gros dispositifs,
20:24je vous le rappelle, on est éparpillé un peu partout,
20:27puisque tant les faits sont générés sur le territoire.
20:30Donc, ça veut dire qu'en réalité, souvent, on est largement en infériorité.
20:33On n'a pas cette capacité d'arriver et d'imposer tout de suite une masse.
20:37Et ce qui fait que, oui, quand on interpelle,
20:39on se met tout de suite en difficulté,
20:41parce qu'on a justement toutes ces personnes qui peuvent arriver
20:44et tout de suite vous tombez dessus.
20:46Donc, c'est ultra délicat.
20:47Je pense que c'est quand même un cauchemar pour les policiers, là.
20:49Et plus on va avancer dans le champ,
20:51plus il y a, d'abord, il y a de la fatigue et un risque
20:54de déraper d'une manière ou de d'une autre.
20:56C'est la France.
20:57Les émeutes de Los Angeles, c'est 50 morts.
21:00Il n'y a qu'en France, où depuis 68,
21:02on se glorifie, à juste titre,
21:05de ne pas avoir de mort.
21:06On n'a pas de mort.
21:06Et quand il y en a un, on se souvient de son nom,
21:09de son prénom, de la date.
21:11C'est la doctrine pour maintenir l'ordre.
21:15Elle est exceptionnelle, vous avez raison de le dire.
21:18Parce que nos policiers, c'est des professionnels,
21:20savent très bien que les partisans du chaos
21:22cherchent à avoir minimum un mort,
21:25des gens blessés, des gens qui sont hospitalisés,
21:28qui sont dans le commun.
21:29C'est ça qu'ils cherchent.
21:29Avec des références à l'Afrique du Sud,
21:32et nos policiers, on prend vachement attention à ce point.
21:37Il faut les féliciter et dire autre chose,
21:40juste sur la violence, sur cette violence des gammes.
21:42Il y a encore une question technique.
21:44Parce que là, c'était à Pantin tout à l'heure.
21:46On est un peu éloignés quand même du lycée.
21:48Les abribus qu'on sautait, évidemment,
21:49on n'est plus dans le cadre du lycée,
21:50on est vraiment dans le cadre de violences sur bêtes.
21:53Vous avez vu, toutes ces palissades bleues qui sont là,
21:56vos collègues, ils les enlèvent.
21:58Parce qu'en fait, ça peut servir.
21:59C'est ça qui sert aujourd'hui.
22:01Tout est une arme.
22:02Tout est utilisé.
22:03Tout est une arme.
22:04Et alors, regardez bien les images.
22:06Tout est une arme.
22:07Vous voyez quoi là ?
22:08Vous voyez des policiers qui sont avec un équipement de protection.
22:11D'accord ?
22:11Mais qu'est-ce qu'ils ont ?
22:13Qu'est-ce qu'ils ont ?
22:14Est-ce qu'ils ont des armements intermédiaires ?
22:18On leur a demandé de ne pas l'avoir ?
22:20On n'a absolument pas d'armement intermédiaire
22:23qui permettrait justement,
22:25parce que les consignes sont données généralement,
22:26les consignes sont données de ne pas justement
22:28comment s'équiper de ce type d'armement.
22:30Et ça pose question,
22:31parce qu'en fait,
22:31quand les collègues se retrouvent face à ce genre d'individus
22:34qui sont, eux, avec barres de fer,
22:36avec des mortiers,
22:38avec tout un tas de...
22:38Tout ce qu'ils trouvent, en fait,
22:39tout devient arme.
22:40Mais on répond comment ?
22:41On fait quoi ?
22:42On devient de la chair à canon.
22:43Mais là, on a basculé, Mathieu.
22:46Là, on a basculé.
22:47On n'est plus dans la revendication lycéenne.
22:49Non.
22:50On n'a jamais été.
22:51Et là, effectivement,
22:52ce qui se passe depuis aujourd'hui,
22:54c'est là que le mouvement est en train de basculer,
22:56c'est qu'aujourd'hui, effectivement,
22:57ça s'est décalé.
22:58On a sorti des lycées,
23:00il y a eu des magasins qui ont été pillés,
23:02il y a eu des bus,
23:05il y a eu des attaques sur le périphérique de l'île,
23:08il y a des poubelles qui étaient jetées
23:09sur les voitures directement.
23:10Donc, effectivement,
23:11on est en train de basculer dans vraiment
23:13des émeutes de centre-ville.
23:15Et c'est effectivement quelque chose
23:16de beaucoup plus difficile à gérer.
23:18Il faut demander aux parents
23:19de garder les enfants à la maison.
23:21Moi, je comprends les appels
23:22qui sont faits par le ministre.
23:24Restez chez vous.
23:25Gardez vos enfants.
23:26Parce qu'en fait,
23:26on va faire le tri de cette manière également,
23:28Mathieu.
23:28C'est-à-dire,
23:29si les gens qui sont à peu près
23:31les lycéens normaux,
23:32qui veulent étudier,
23:33qui ne veulent pas participer
23:34à cette violence,
23:34restent chez eux,
23:35il va rester que les voyous.
23:36À mon avis,
23:37ce sera plus facile à maîtriser.
23:39Et c'est un exercice hyper, hyper difficile.
23:41Tout à fait.
23:42C'est pour ça que souvent,
23:42on a ces débats sur les couvre-feux
23:43pour les mineurs,
23:45notamment les moins de 16 ans.
23:48Est-ce qu'à court terme,
23:49ça peut réduire la violence ?
23:50Probablement.
23:51Est-ce qu'à long terme,
23:51c'est suffisant ?
23:52Pas forcément.
23:53Mais au moins,
23:53ça permet d'identifier
23:54ceux qui ont des mauvaises intentions
23:56de ceux qui n'en ont pas.
23:57Et surtout,
23:58ça permet d'identifier
23:58les parents qui sont dits démissionnaires
24:00que des parents qui sont justement
24:03complètement en situation,
24:04en roulis vis-à-vis de l'éducation
24:05de leurs enfants.
24:06C'est exactement le contraire
24:07qui va se passer
24:08puisque pour le 6 octobre,
24:09les associations de parents
24:11d'élèves de gauche,
24:12les syndicats de professeurs
24:14appellent tous à rejoindre le mouvement.
24:16Donc en réalité,
24:17ça va être plutôt
24:18qu'ils ne représentent qu'eux-mêmes
24:19en réalité.
24:19Ils ne représentent qu'eux-mêmes.
24:21Les parents sont responsables
24:23de leurs enfants.
24:23Aujourd'hui,
24:25ici, il y a quelque chose
24:26à faire, rapidement.
24:27Non, mais je ne suis pas d'accord
24:28avec Olivier Ville.
24:28Je ne suis pas du tout d'accord.
24:30Ils ne représentent qu'eux-mêmes.
24:31Les parents vont dire
24:32à leurs enfants
24:33tu restes à la maison.
24:34À la maison, c'est tout.
24:34Tu restes à la maison.
24:35Tu n'as pas participé à ça.
24:36Ça, c'est en général
24:36comme ça que ça se termine.
24:38Et ça, c'est terminé comme ça
24:39pour les gilets jaunes.
24:40Vous allez voir que
24:42vous surestimez, Olivier.
24:43Vous surestimez
24:44ces organisations gauchistes.
24:46Vous croyez qu'ils refontent
24:47le beaucoup.
24:48Si vous pensez que
24:48il y aura personne dans la rue,
24:49vous ne le savez pas.
24:50Olivier, je ne suis pas d'accord
24:50avec vous.
24:51Ça dépend de l'empereur
24:52du mouvement.
24:53Non, vous surestimez
24:54toutes ces associations
24:55qui sont en fait
24:56des groupes de personnes
24:57tout simplement
24:58autoproclamées
24:59responsables des parents.
25:00Aujourd'hui,
25:00la seule responsabilité...
25:03La seule responsabilité
25:04d'un homme politique,
25:05d'un parent,
25:06c'est d'appeler au calme
25:07et à l'application
25:09de l'ordre.
25:10Pas plus.
25:11Deux images pour le prouver.
25:12D'abord, celle-là.
25:13Pillage à Orléans.
25:14Vous en parliez tout à l'heure,
25:15Olivier.
25:16Des scènes de pillage
25:17qui en rappellent d'autres,
25:19évidemment.
25:20Vous allez voir
25:21qu'on n'est pas
25:21chez les lycéens.
25:23On n'est pas chez...
25:23Encore une fois,
25:24on n'est pas dans
25:25le blocus des lycées.
25:42Voilà, magasin de sport,
25:43évidemment.
25:44Ça rappelle...
25:45C'était Nike à Paris
25:46qui avait du bien
25:47de la même manière.
25:48C'était l'équipe des champions.
25:49C'était l'équipe des champions.
25:50Il faut rappeler quand même,
25:51c'est pourquoi aujourd'hui
25:52les policiers ont du mal
25:53à intervenir.
25:54C'est parce que la justice
25:55est un problème
25:56pour la police aujourd'hui.
25:58C'est ça le vrai état de problème.
25:59Parce que quand on prenait
25:59les émeutes,
26:00vous l'avez dit,
26:00on est en train de voir
26:01les mêmes images
26:02qu'on a vues il y a trois ans
26:03lors des émeutes de 2023.
26:05Or, quand vous prenez
26:06le bilan des condamnations judiciaires
26:09après les émeutes de 2023,
26:10nous, on avait fait ce travail-là.
26:12Parce qu'on avait dit,
26:13on se rappelle,
26:14on avait eu 60%
26:15de comparution immédiate.
26:16Donc, 60% des personnes
26:18avaient été jugées
26:18en 48 heures.
26:20Et donc, on s'était dit,
26:20c'est bien,
26:21on a une justice qui est rapide.
26:22Mais le problème,
26:23c'est qu'il faut regarder
26:23dans le détail
26:24le prononcé de la peine
26:25en moyenne.
26:26Et son application réelle,
26:28le prononcé de la peine,
26:29c'était neuf mois
26:30en moyenne.
26:31Pour des gens
26:31qui ont caillassé
26:33des pompiers,
26:33des policiers,
26:34brûlé des écoles.
26:35Ce qui, quand même,
26:36dans le code pénal,
26:36est sanctionné
26:37d'au moins, à minima,
26:385 ans de prison.
26:39Il y a beaucoup d'interpellations.
26:40Il y a beaucoup d'interpellations.
26:41Et la peine réellement exécutée
26:43fait qu'on a une justice
26:44qui est laxiste
26:45et fait qu'on a de la récidive.
26:46Il y a beaucoup d'interpellations.
26:47Il n'y a pas beaucoup
26:48de garde à vue.
26:49Proportionnellement.
26:50Il n'y a quasiment rien.
26:51Si, si, il y en a eu.
26:51Il y en a quelques-uns.
26:54Les deux premiers jours,
26:55il y a eu la moitié des gens
26:56qui ont été interpellés
26:57qui étaient en garde à vue.
26:57Si, je peux rajouter
26:58une phrase sur les parents.
27:01Une phrase sur les parents.
27:02Je pense qu'on est
27:03complètement désarmés
27:05si la justice ne joue pas le jeu.
27:06Dans une société démocratique,
27:08c'est la justice franche.
27:09C'est personne d'autre.
27:10J'arrive aux parents.
27:12Aujourd'hui,
27:12Gérard Darmanin
27:13a donné une bonne idée.
27:14En fait, il existe.
27:15Il faut que les parents payent.
27:17Bien sûr.
27:18Mais ça,
27:19il faut qu'ils payent.
27:19On verra tout à l'heure
27:20les réactions politiques
27:21et les propositions.
27:22Ce qui n'est pas éthique,
27:22c'est que souvent,
27:23quand les émeutiers sont déférés
27:25et quand on a des comptes rendus d'audience,
27:27ce sont des enfants,
27:28des petits garçons
27:30qui essaient de se justifier
27:32ou de dire qu'ils n'ont rien fait.
27:34Regardez sur ces images,
27:35c'est peut-être des petits garçons
27:36mais ils sont capables en meute
27:37de casser, de piller, de voler,
27:40de lyncher des policiers,
27:41de s'en prendre à des proviseurs,
27:43de s'en prendre à des professeurs,
27:44de foutre le feu,
27:45d'utiliser des cocktails monopheurs,
27:47etc.
27:47C'est pour ça que je ne suis pas
27:49une autre image.
27:50Moi, c'est une image
27:51qui m'a glacé aujourd'hui,
27:52tourné dans le 11e arrondissement,
27:54vous allez voir, de Paris,
27:55à côté de la Place de la République,
27:57deux jeunes gens cagoulés
27:59qui s'échangent un pistolet.
28:00Un pistolet !
28:01Je ne sais pas si c'est un vrai pistolet,
28:03un faux pistolet,
28:04mais vous allez voir quand même cette image.
28:18Alors, je ne sais pas si on a l'image
28:19arrêté.
28:20Vous avez des informations,
28:22Mickaël Dequin,
28:22sur ce qui s'est passé à Paris,
28:25sur cette séquence-là ?
28:26Je n'ai pas d'informations à ce niveau.
28:28Par contre, on sait qu'à l'intérieur
28:30des manifestants, des lycéens,
28:33on a des groupuscules qui sont là,
28:35qui sont des professionnels
28:38des violences urbaines.
28:39Et très clairement,
28:40on sait qu'ils sont armés
28:41et qu'ils sont, eux,
28:42organisés et équipés.
28:43On le voit bien de toute façon.
28:45Moi, j'ai discuté avec des collègues
28:46de Nantes qui m'ont dit
28:47qu'ils avaient bien vu
28:49cette différence, entre guillemets,
28:50entre les rassemblements
28:51de lycéens classiques
28:52qui étaient sur place.
28:53Et à chaque fois,
28:53ils voyaient le même scénario
28:54sur les lycées de Nantes
28:55avec, à un moment donné,
28:56des groupes qui arrivaient,
28:57des groupes qui sont, eux,
28:58organisés,
28:59qui répondent très certainement
29:01à des consignes.
29:02Et puis, voilà,
29:03c'est ça qui...
29:03Hébert, des pistolets
29:05dans les manifestations.
29:06C'est-à-dire que,
29:07que ce soit vrai ou faux,
29:08moi, j'ai aucune idée
29:09de ce que c'est.
29:09Mais en tout cas,
29:10s'il y a un policier
29:10qui est face à un gars cagoulé
29:13qui brandit une arme comme ça,
29:15il ne va pas faire la différence.
29:15Il ne va pas attendre
29:16de savoir si c'est du vrai
29:17ou du faux.
29:19On ne sait pas.
29:20On verra.
29:20Mais le problème,
29:21c'est le problème d'identification.
29:24Si un policier se retrouve
29:25face à...
29:26On a dit sous
29:26les renseignements généraux.
29:28Hébert, si un policier se retrouve
29:31à...
29:31Si un policier se retrouve
29:32à cet individu-là
29:34qui a son arme dans la main
29:36comme ça,
29:37qu'est-ce qu'il fait ?
29:38Qu'est-ce qu'il fait ?
29:39Et surtout, Olivier,
29:40imaginez,
29:40à Paris,
29:42un policier municipal
29:43n'est toujours pas armé.
29:45C'est ça, la vérité,
29:46aujourd'hui.
29:47La gauche parisienne,
29:49Emmanuel Grégoire,
29:49qui a été élu,
29:50réélu,
29:51enfin élu, pardon,
29:51maire de Paris,
29:52refuse d'armer
29:53la police municipale.
29:54Surtout, ce qu'on voit,
29:55c'est qu'on est...
29:55C'est-à-dire que,
29:56parfois,
29:56quand vous avez ce type de...
29:57Alors, on ne sait pas
29:58si le question est vrai,
29:58vous avez raison,
29:59mais aujourd'hui,
30:00un policier est moins
30:01armé,
30:01parfois,
30:02qu'un délinquant.
30:03Ce qu'on voit,
30:04c'est le glissement,
30:04en fait.
30:05Est-ce qu'on peut revoir
30:07l'image,
30:07simplement ?
30:08Comme aux Etats-Unis,
30:09et on voit progressivement
30:11qu'on y vient doucement.
30:12On n'a pas question,
30:13on n'a pas ce qu'il est.
30:13On va revoir l'image,
30:15vous allez voir
30:16que le pistolet,
30:17il y a le geste
30:18qui est fait pour armer.
30:20Moi, je vous pose la question,
30:22Michael Dequin,
30:23vous êtes là,
30:23vous êtes sur le terrain,
30:24vous retrouvez face
30:25à cet individu
30:26qui brandit un pistolet,
30:27là, il le met en l'air,
30:28il le remet dans sa poche,
30:29s'il le braque
30:30contre l'un d'entre vous,
30:32ou même
30:34contre n'importe qui,
30:35dans la foule,
30:36il y a une gamine
30:36qui court
30:37parce qu'elle l'a vu,
30:38elle prend peur,
30:39je veux dire,
30:39qu'est-ce que vous faites
30:40en un quart,
30:41deux secondes,
30:42qu'est-ce que vous faites ?
30:42Qu'est-ce que vous faites ?
30:43Vous faites comme
30:43ce qui est prévu par la loi,
30:45un cadre légal
30:45qui s'appelle
30:46la légitime défense,
30:46à partir du moment
30:47où vous avez cette arme
30:48qui est pointée
30:49envers un individu menaçant
30:50ou envers vous,
30:52vous avez la possibilité
30:53de répondre
30:54de manière proportionnelle.
30:54Si tout à l'heure,
30:56quand ça a été tourné,
30:57regardez la jeune fille
30:58qui l'a vue en bas qui court,
31:00si tout à l'heure
31:00un policier avait été
31:01à proximité,
31:03il se passait quoi ?
31:04Même le fait de brandir
31:05de cette manière
31:06le police de...
31:07Non mais...
31:08Le problème,
31:08c'est qu'en mai 68,
31:10on s'est félicité
31:11que le préfet,
31:12je crois que c'est Grimaud,
31:13ait réussi à maîtriser
31:14la situation
31:15pour qu'il n'y ait pas
31:16de mort,
31:17ou je crois qu'il y a eu
31:18un mort par accident,
31:19mais le problème,
31:20c'est qu'on a des mai 68,
31:21maintenant,
31:22tous les trois mois,
31:22que ça se répète,
31:23Moi, je spécule,
31:25Hubert, je ne spécule pas,
31:26je ne spécule pas,
31:28Hubert, je ne spécule pas,
31:31je me dis,
31:31et je suis parent,
31:32et j'interdis à mon gosse
31:35d'aller dans une manifestation
31:36où potentiellement,
31:37il peut y avoir
31:37un pistolet ou une arme,
31:39et c'est ce que tous
31:40les parents devraient faire.
31:41Et pourtant, Olivier,
31:42vous allez avoir,
31:43si le policier
31:44utilise son arme
31:44de manière proportionnelle,
31:46comme vous l'avez dit,
31:47il se retrouve
31:49devant l'IGPN,
31:50et etc., etc.,
31:52parce qu'il faut quand même rappeler
31:53qu'aujourd'hui,
31:53de tous les corps
31:54de la fonction publique,
31:55la police est peut-être
31:56l'un des plus contrôlés.
31:57Il y a trois enquêtes
31:58de l'IGPN par jour
32:00contre un policier
32:01dans l'exercice
32:02de ses fonctions.
32:03Donc, on voit bien
32:03qu'aujourd'hui,
32:04la justice,
32:05et c'est pour ça que je disais
32:06que la justice
32:07est un des problèmes
32:07de la police,
32:08la justice est très dure
32:09vis-à-vis de la police,
32:10beaucoup plus
32:11que vis-à-vis des délinquants.
32:12Qu'est-ce que va changer
32:12la loi sur la légitime défense ?
32:14Olivier,
32:15des armes dans les manifestations.
32:17Hubert dit,
32:18on spécule,
32:19on ne sait pas,
32:19c'est du vrai,
32:20c'est du faux,
32:20peu importe en réalité.
32:21Peu importe que ce soit
32:22du vrai ou du faux.
32:23Ça existe,
32:24ça peut exister,
32:25la preuve est là,
32:27en image.
32:27Vous avez raison pour une chose,
32:29c'est qu'effectivement,
32:29le seul fait d'avoir une arme,
32:30qu'elle soit factice ou non,
32:32ça crée un risque
32:33et ça crée une provocation.
32:35Place de la République,
32:36juste à côté,
32:36Boulevard Voltaire,
32:37précisément.
32:38Aujourd'hui,
32:38et je réagis tout à fait
32:39à ce qui a été dit,
32:40on a effectivement
32:41des mouvements de jeunes
32:42qui apparaissent spontanés,
32:44notamment avec des réseaux sociaux,
32:45mais il ne faut pas être dupe,
32:46derrière,
32:47il y a des gens organisés
32:48parce que les lycéens classiques,
32:50ils ne dorment pas
32:51avec des mortiers d'artifices
32:52sous leur lit.
32:53Donc,
32:53il y a bien des gens
32:53qui leur amènent
32:54des mortiers d'artifices.
32:55On a vu d'ailleurs,
32:56et ça,
32:56c'est une technique
32:57de l'extrême gauche
32:57depuis longtemps
32:58qu'on avait vu sur les manifs,
32:59on voit des gens
33:00avec des trottinettes
33:01amener la logistique
33:02sur les défenseites
33:04les mortiers.
33:06On a vu aussi,
33:07vous avez montré les bombes,
33:08mais vous savez
33:08qu'il y a des guides aujourd'hui
33:10qui diffusent
33:10sur comment faire
33:11et donc,
33:12il y a plein d'armes
33:13par destination.
33:13Il n'y a pas besoin
33:14d'avoir des bombes incendiaires.
33:15Quand on allume
33:16un feu de poubelle
33:16et qu'on balance
33:17comme c'est en train
33:18d'être fait partout
33:19juste des bonbonnes
33:21de déodorants,
33:22ça explose de la même façon.
33:24Et donc,
33:24en fait,
33:25il y a toute une panoplie
33:27d'armes par destination
33:28qui sont en train
33:29d'être mises en place
33:30et qui sont,
33:31là pour le coup,
33:32théorisées par l'extrême gauche
33:33qui a bien maîtrisé
33:35sur comment on peut faire
33:36pour transformer
33:36n'importe quel objet
33:37en quelque chose
33:38de dangereux.
33:39Et aujourd'hui,
33:40malheureusement,
33:41savent utiliser
33:42ce genre de méthode.
33:44L'image d'hier
33:45était terrible.
33:46Je crois que c'était
33:46à Marseille
33:47où un homme,
33:49un individu cagoulé
33:49utilise un spray,
33:50vous l'avez ici,
33:51utilise un spray
33:52pour enflammer
33:54le visage
33:55de cette pauvre jeune femme.
33:56Mais on est
33:57dans quelle société ?
33:59On est devenu quoi ?
34:00C'est des images
34:01qui existaient
34:01chez les barbares,
34:03ça.
34:03On mettait le feu
34:04au visage.
34:04J'ai utilisé Olivier Le Maud
34:06qu'on a cru
34:08qu'on a combattu
34:11parce qu'on a gagné
34:11la tyrannie,
34:12on a gagné
34:13sur la barbarie.
34:13Toutes les lois
34:14de la justice
34:15depuis 1945
34:16à ce jour,
34:17ce sont des lois
34:18qui disent ceci,
34:19il faut protéger
34:20le citoyen,
34:21il faut protéger
34:21par rapport
34:22au policier,
34:23par rapport
34:23à l'autorité.
34:24C'est les contre-pouvoirs.
34:25Ça a toujours existé
34:26de cette manière.
34:27Aujourd'hui,
34:28je le redis une deuxième fois,
34:29on est revenu
34:30à cette tyrannie
34:31mais qui n'est pas
34:32tout à fait bien structurée,
34:33bien organisée,
34:34mais les partisans
34:35du chaos,
34:36ils sont là,
34:37ils sont structurés,
34:39ils sont même financés
34:39avec l'argent du contribuable.
34:41On va parler de LFI
34:43dans un instant,
34:43mais là,
34:44on est au-delà
34:45de l'aiguillonnage
34:48par l'ultra-gauche,
34:49l'extrême-gauche,
34:49etc.
34:50Là, c'est autre chose.
34:51Il y a une violence
34:51qui est extrêmement forte
34:53et qui en plus,
34:54et c'est peut-être
34:54ce qui est le plus désastreux,
34:55il y a une forme
34:56de violence ludique.
34:58C'est-à-dire qu'en fait,
34:58ils sont convaincus
35:00qu'il y a une forme
35:01de concours
35:02à celui qui fera,
35:03comme il le dit
35:03sur les réseaux sociaux,
35:04« Filmez-vous,
35:05faites la plus grosse dinguerie ».
35:06Et bien ça,
35:07effectivement,
35:09c'est une très grosse dinguerie
35:11et pour eux,
35:12sur leur quartier,
35:13sur leurs réseaux sociaux,
35:13ça fait plein de likes.
35:15Et vu qu'ils sont drogués à ça,
35:16c'est aussi quelque chose
35:17qui explique
35:17cette montée en puissance
35:19de l'avion.
35:21Encore une fois,
35:22cette image-là,
35:23l'image du pistolet,
35:25etc.,
35:26je serais parent,
35:27encore une fois,
35:28d'un lycéen,
35:29je lui dirais
35:29« Mais tu ne fous pas les pieds là
35:30parce que là,
35:31ça va trop loin ».
35:33Olivier,
35:33ce n'est plus notre civilisation.
35:37Ce n'est plus notre civilisation.
35:38Sur cette image
35:39qu'on voyait,
35:39et c'est ce à quoi
35:41on est confrontés aussi également,
35:43c'est l'attitude.
35:43Alors,
35:44il y a le fait,
35:44le fait de brûler
35:46le visage de cette femme,
35:47mais l'extrême décontraction
35:49avec laquelle
35:49l'inquiète repart,
35:51comme s'il venait en fait
35:52de faire un geste
35:53complètement anodin.
35:54Personne n'est régi,
35:55vous regardez bien,
35:56personne n'est régi.
35:57Tout le monde a peur.
35:58Mais par contre,
35:59il est cagoulé,
36:00il est masqué.
36:00Et c'est peut-être
36:01qu'une des questions
36:02qu'il faut poser,
36:03c'est est-ce qu'il ne faut pas
36:04rétablir la loi anti-casseur
36:06qui avait été abrogée
36:07dans les années 70,
36:08après justement
36:09les émeutes de mai 68
36:10dont vous parlez.
36:11Aujourd'hui,
36:12il y a une loi qui vous interdit.
36:13C'est un vrai problème.
36:13Mais non,
36:14elle existe la loi.
36:15Si, si,
36:15en tout cas,
36:16aujourd'hui,
36:16normalement,
36:16on n'a pas le droit
36:17de participer
36:17à être visage simulé.
36:18Tout à fait.
36:19Et à partir du moment
36:19où vous n'êtes pas,
36:20quand vous êtes interpellé,
36:22la condamnation n'est pas
36:23assez forte
36:24et qu'en plus,
36:25on n'arrive pas
36:25à matériellement prouver
36:27que vous étiez
36:27en train de commettre
36:28le délit,
36:29alors qu'avant 70,
36:31en tout cas,
36:32ce cadre législatif
36:34permettait d'outrepasser cela.
36:35Une image à Strasbourg,
36:36une image à Strasbourg,
36:37une image,
36:38je n'ose pas dire positive,
36:40je n'ose pas dire positive,
36:41mais enfin,
36:41une femme s'est interposée
36:42face à des lycéens,
36:43vous allez voir,
36:45elle a peut-être évité
36:48un drame.
36:48Regardez cette séquence.
36:52Non, non, non,
36:53c'est pas aux enfants !
36:54Le mec, il est allé à l'école !
36:57Non !
36:57Tu penses ça !
36:59Tu penses ça !
37:05C'est pas un parent qui paye !
37:18Je réexplique,
37:19c'est un sac rempli de projectiles.
37:21C'est pas ce qu'il y a dedans,
37:22on ne voit pas ce qu'il y a dedans,
37:23mais cette maman,
37:24elle dit non,
37:25non, vous n'allez pas
37:26mettre le feu au lycée,
37:27non, vous n'allez pas
37:28balancer ça sur les professeurs,
37:30non, vous n'allez pas
37:30vous en servir contre les policiers,
37:32ça suffit.
37:32Non, non et non.
37:34C'est nos enfants
37:34qui sont à côté
37:35qui risquent d'être,
37:37d'être visés,
37:38c'est ça qu'elle fait,
37:39c'est presque héroïque,
37:40Hubert, ce qu'elle fait.
37:41On a souvent vu
37:42les mères de famille
37:43dans des situations
37:45de guérilla urbaine
37:46effectivement surgir,
37:48mais ça montre quand même
37:50une déstructuration
37:50effectivement de la société,
37:52le fait que la police
37:54n'a plus le monopole
37:55de la violence légitime,
37:57enfin c'est...
37:58On a un sentiment de...
37:59Dans le droit,
38:01en réalité.
38:01On a un sentiment
38:02de société
38:04qui s'abandonne quand même.
38:06On a surtout l'impression
38:07qu'on a deux Frances.
38:08Il y a la France
38:08qui casse,
38:09il y a la France
38:10qui...
38:12Avec exactement
38:12toute l'impunité
38:14qui n'est jamais punie,
38:15etc.
38:15Il y a une France
38:15qui bosse,
38:16il y a une France
38:17qui a du mal
38:18à mettre de l'essence
38:19dans sa bagnole
38:20aujourd'hui,
38:21quand l'essence
38:22arrive presque à 3 euros.
38:24Il y a une France
38:24qui travaille,
38:25il y a une France
38:26qui paye
38:26pour celle qui casse.
38:27Avec la visite du pape
38:30pendant 4 jours
38:31dans l'harmonie,
38:33alors même si c'est
38:34un phénomène minoritaire
38:35selon certains chroniqueurs,
38:38on est passé
38:38dans un autre monde là.
38:40En fait,
38:40nos assistants...
38:41Elle dit la dame,
38:42c'est nos impôts
38:42qui payent.
38:43Absolument.
38:43C'est un acte
38:45de citoyen.
38:46En fait,
38:46nos assistants
38:47ont quelque chose
38:49d'une France
38:50qui avance
38:50et d'une France
38:50qui recule.
38:51On a deux Frances.
38:53Vous savez que
38:53l'ancien ministre
38:54de l'Incrément
38:55en 2017 de Macron,
38:56elle avait dit
38:57qu'on va avoir
38:58les Frances
38:59face à face.
39:00On les voit.
39:01On est face à face.
39:02C'est pas quelque chose...
39:04Gérard Collomb,
39:04merci beaucoup.
39:05En 2017,
39:07ça va être 10 ans après.
39:08Tout a été dit,
39:09tout a été constaté,
39:11mais les décisions politiques
39:13n'ont pas suivi.
39:15La lâcheté
39:16des dirigeants politiques
39:17depuis plusieurs années,
39:19de gauche aux droits,
39:19même celui
39:20qui existe aujourd'hui,
39:21n'ont pas pris
39:22les décisions nécessaires
39:23pour rétablir
39:24l'autorité de l'État.
39:26Mathieu ?
39:27C'est vrai,
39:27c'est ce que je vous disais
39:27tout à l'heure.
39:28On est aujourd'hui
39:29face à un nouveau contrat social.
39:30Vous avez ceux
39:31qui ont un privilège,
39:32celui de casser
39:33en toute impunité,
39:34et vous avez ceux
39:35qui ont un seul privilège,
39:36entre guillemets,
39:37c'est de se taire
39:38parce qu'ils doivent payer.
39:40Et surtout,
39:40pourquoi je dis
39:40se doivent se taire ?
39:41Parce qu'en fait,
39:42si vous osez aujourd'hui
39:43pointer du doigt
39:44les casseurs,
39:45vous êtes disqualifiés
39:47politiquement,
39:48socialement,
39:49etc.
39:49parce qu'on va vous faire
39:50comprendre
39:51que vous n'êtes pas
39:51du bon côté,
39:52vous savez,
39:53vous n'êtes pas du côté
39:53des voyous,
39:54des casseurs,
39:55des jeunes,
39:55donc vous n'êtes pas
39:57du bon côté
39:58de l'histoire,
39:59entre guillemets.
39:59LFI,
40:00mais de l'huile sur le feu.
40:01Alors,
40:01vous allez voir,
40:02une conseillère,
40:03vous allez entendre
40:03une conseillère municipale
40:04de Saint-Priest,
40:05LFI,
40:06elle s'appelle
40:06Émilie Reccarat,
40:08dans une vidéo
40:09sur TikTok,
40:10dans un live,
40:12elle conseille
40:13à ceux qui,
40:15aujourd'hui,
40:15mettent le feu
40:16aux poubelles,
40:17s'en prennent aux policiers,
40:18s'en prennent aux professeurs,
40:19surtout de faire très attention
40:22et surtout de mettre
40:23des cagoules,
40:23parce que comme ça,
40:24il risque beaucoup moins.
40:25Écoutez.
40:27Mais même là,
40:27même les profs,
40:28elles filmaient pour donner
40:29au déo aux flics.
40:30Et je leur ai dit,
40:31voilà,
40:31déjà,
40:32c'est déri,
40:32normalement,
40:33quand tu sais que tu vas faire
40:33un truc comme ça,
40:34mais pas ta tête,
40:35mais une cagoule,
40:36une capuche.
40:37Eux,
40:37ils arrivent,
40:38ils ont leur tête à l'anani
40:39et...
40:41Ah ouais,
40:41je vous fais part des voilà,
40:43des machins,
40:44etc.
40:44Mets une cagoule,
40:45parce que sinon,
40:46elle est conseillère municipale,
40:49celle dame,
40:49et elle est conseillère
40:51d'éducation dans la vie.
40:53Elle est conseillère
40:54d'éducation dans la vie,
40:55voilà.
40:55Mets une cagoule,
40:56vas-y,
40:57mets une cagoule.
40:57Arsia Soudet était professeur,
40:59un professeur,
40:59donc voilà.
41:00On voit qu'effectivement,
41:02malheureusement,
41:03ça touche beaucoup de gens
41:05et effectivement,
41:06les filles là-dessus,
41:07ce n'est pas surprenant.
41:08Depuis le début,
41:09en fait,
41:09on dit aujourd'hui
41:10mettre de l'huile sur le feu,
41:11non,
41:12en réalité,
41:12le mouvement,
41:13ils l'ont préempté
41:15dès le début
41:16et même avant le début.
41:17Ça fait deux ans et demi
41:18qu'ils font le tour
41:19avec Rima Hassan,
41:21avec Louis Boyard
41:22qui font le tour
41:22des universités,
41:23qui font le tour des lycées
41:24pour créer les conditions
41:26de ça,
41:26où ils forment les jeunes,
41:28où ils les forment
41:29à à la fois filmer
41:31ce qu'ils peuvent
41:31pour les relier
41:33sur les réseaux sociaux,
41:33mais aussi
41:34à avoir des actions violentes.
41:35On les a vues
41:36avec les soulèvements
41:37de la terre,
41:38on les voit effectivement
41:39aujourd'hui
41:40avec les lycéens.
41:40Ils ont cette culture-là
41:42et en fait,
41:43ils assument totalement.
41:44Et quand aujourd'hui,
41:45Jean-Luc Mélenchon
41:45demande à tous les parlementaires,
41:48tous les élus
41:48de venir s'interposer
41:50face aux policiers,
41:52c'est clairement
41:52l'idée
41:53de jouer
41:54le bouclier
41:54des casseurs.
41:55Et on a vu
41:56quand même
41:56pas mal d'endroits
41:57où il y avait
41:58des interpellations
41:59qui auraient pu être possibles
42:00parce qu'il y avait
42:00des jeunes
42:01qui avaient soit
42:02brûlé des poubelles,
42:03soit commis des violences
42:04et qui ont été arrêtés
42:06parce qu'il y avait
42:06des députés
42:07qui faisaient corps
42:09avec les délinquants.
42:10Bon,
42:10LFI,
42:11alors on a beaucoup
42:11entendu, Mathieu,
42:12cette expression
42:13LFI et ses proxys.
42:15Comment vous interprétez ça ?
42:16Bon, chacun sait
42:17ce que c'est qu'un proxy.
42:19En tout cas,
42:19ça concerne en général
42:21l'Iran.
42:22En général,
42:22en général.
42:22Ça concerne l'Iran,
42:23c'est-à-dire le Hezbollah,
42:24c'est-à-dire le Ramas.
42:26Pour l'LFI,
42:26ça pourrait être
42:27la jeune garde,
42:27etc.
42:28C'est toute une galaxie
42:29aujourd'hui
42:29de collectifs,
42:30de mouvements,
42:31ce qu'on appelle
42:32un peu l'ultra-gauche.
42:33Au Moyen-Orient,
42:34c'est les terroristes.
42:35Au Moyen-Orient,
42:36c'est les terroristes.
42:36C'est ceux qui commettent
42:37les mœurs,
42:37les assassinats.
42:38Nous, on avait écrit
42:38une tribune
42:39il y a quelques années déjà,
42:40on disait qu'il fallait
42:41considérer les membres
42:42d'ultra-gauche
42:42comme des terroristes
42:43parce qu'aujourd'hui,
42:44ils utilisent la terreur
42:47pour faire passer
42:48un message politique,
42:49ce qui est la définition
42:49même du terrorisme.
42:51Donc là-dessus,
42:51il faudrait aller
42:53se pencher dessus,
42:54je pense.
42:54Ensuite, après,
42:55quand même,
42:55pour répondre sur
42:55la France insoumise,
42:57ce n'est pas anodin,
42:58je suis d'accord
42:58exactement avec ce qu'a dit Olivier,
42:59j'ajouterais un point,
43:00c'est qu'on voit bien
43:01qu'il y a une volonté
43:02de la France insoumise
43:02d'incarner la nouvelle France
43:03et d'occuper le terrain,
43:05d'occuper la rue,
43:06d'occuper l'espace public
43:07pour dire,
43:08on est chez nous,
43:09ce n'est pas chez
43:10l'ancienne France.
43:12C'est ça le message
43:12aujourd'hui qu'il y a
43:13derrière,
43:14en plus d'être
43:15le bouclier
43:15de ceux qui cassent.
43:17Je vous donne la parole,
43:18on a quelques réactions
43:19politiques.
43:19D'abord,
43:19je voulais qu'on écoute
43:20Bruno Rotaillot
43:21sur LFI.
43:24Il y a deux jeunesses.
43:25Il y a cette jeunesse
43:26qui s'engage,
43:28qui veut éteindre le feu
43:30et il y a une jeunesse
43:31qui veut mettre le feu.
43:34Et cette jeunesse-là,
43:35je ne l'accuse pas
43:36en tant que telle,
43:37mais elle est totalement
43:38instrumentalisée
43:39et manipulée
43:40par les insoumis.
43:41C'est vraiment lamentable.
43:43Ils veulent la violence,
43:44ils sont en train
43:46de faire une répétition générale
43:49pour 2027.
43:50Personne ne doit être dupe,
43:51absolument personne.
43:53C'est eux
43:53qui propagent la violence.
43:55Ils propagent la violence,
43:56ils brumisent même
43:56la violence,
43:57ce qu'a dit Bruno Rotaillot.
43:59Olivier Vial.
43:59J'ai repris mon concept.
44:01Mais non,
44:02effectivement...
44:02C'est pour ça,
44:02ça a été coupé juste avant,
44:03mais ils brumisent la violence,
44:04c'est le concept de Olivier Vial.
44:05Mais effectivement,
44:07ce qui est intéressant,
44:08c'est qu'on voit
44:08qu'ils ont aujourd'hui
44:10cet écosystème
44:11qui leur permet
44:11de faire passer
44:12leur mort d'or
44:13de façon très importante,
44:14mais ce qu'il faut avoir en tête,
44:15c'est qu'en fait,
44:16ils sortent sur quelque chose
44:17qu'ils ne maîtrisent pas
44:17parce qu'une grande partie,
44:19c'est pour ça
44:20que la notion de proxy
44:21est un peu facile,
44:23une grande partie,
44:24en fait,
44:24est beaucoup plus à gauche
44:25et beaucoup plus révolutionnaire
44:26qu'eux.
44:27Et en fait,
44:27ils sont dans une forme
44:28de concurrence.
44:29Aujourd'hui,
44:29par exemple,
44:29révolution permanente
44:30qu'on a vue
44:31de façon très impliquée,
44:33révolution permanente
44:33et le point levé,
44:34c'est un syndicat lycéen
44:36et étudiant
44:37qui fait 50%
44:39des voix dans les universités
44:40et ce syndicat,
44:42il s'est créé,
44:43c'est une scission du NPA
44:44qui a quitté le NPA
44:46considérant que son rapprochement
44:47avec Jean-Luc Mélenchon,
44:48c'est de la droitisation.
44:49C'est eux qui font 50%
44:51dans les facs.
44:52Vous allez toujours
44:52plus à gauche.
44:53Et oui,
44:53mais c'est pour ça
44:54qu'en fait,
44:54il y a une forme de concurrence
44:55que l'EFI est obligée
44:57de faire en sorte
44:58de toujours être
44:59dans cette réaction.
45:00Autre réaction,
45:02François-Xavier Bellamy
45:02sur Antenne de CNew ce matin.
45:07Ah,
45:08à moins qu'on ait
45:08Jordan Bardella
45:09comme vous voulez
45:09ou on écoute Jordan Bardella
45:10ce soir.
45:12Allez,
45:12François-Xavier Bellamy.
45:14Tout cela a été déclenché
45:15d'une manière extrêmement rapide,
45:17parfaitement artificielle.
45:18C'est la raison
45:19pour laquelle
45:19on constate tous
45:21la pauvreté
45:22des revendications
45:23supposées par
45:24ceux qui
45:25animent ce mouvement.
45:26En réalité,
45:27on ne brûle pas
45:28des lycées
45:29parce qu'il y a cours
45:30le samedi matin.
45:31Ça n'a strictement
45:33aucun sens.
45:35Ce n'est pas
45:36un mouvement lycéen,
45:37c'est un laboratoire
45:38du chaos.
45:39Et je crois
45:40qu'il faut le dire
45:40et il faut voir
45:42ce que nous avons
45:43sous les yeux
45:44et dire
45:44ce que nous voyons
45:46aujourd'hui.
45:46La France insoumise
45:47est en train
45:48d'organiser
45:49la répétition générale
45:50du chaos
45:51qu'elle cherche
45:52à organiser en France.
45:53Est-ce qu'on doit poser
45:54la question
45:55de la dissolution
45:56de la France insoumise ?
45:58Karine.
45:59Oui.
46:00C'est une stratégie,
46:01je réponds à la question,
46:02c'est une stratégie
46:03délibérée
46:03de la France insoumise,
46:04de tout conflictualiser.
46:06C'est une théorie
46:07qui a été élaborée
46:09et dite par Jean-Luc Mélenchon
46:11en 2012.
46:13Ce n'est pas
46:13quelque chose de nouveau.
46:14Même à l'Assemblée nationale,
46:15ils ont bordélisé
46:16l'Assemblée nationale.
46:17Donc,
46:17ils vont faire ça
46:18jusqu'au bout.
46:19Jean-Luc Mélenchon,
46:20il veut faire quelque chose
46:21en politique.
46:22C'est prendre la main
46:23sur l'agenda politique
46:24dans l'élection présidentielle.
46:26C'est ça qu'il veut faire.
46:27si on parle dans...
46:29Je réponds à votre question.
46:30Dans ce côté-là,
46:31qu'est-ce que ça lui rapporte
46:32aujourd'hui
46:33la bordélisation
46:34à ce point
46:34du pays ?
46:35Parce que là,
46:36c'est à chaque fois
46:37qu'il y a un papa,
46:38il y a une maman
46:39qui voit des images,
46:40il y a un Français
46:40qui voit des images comme ça.
46:41Je ne suis pas sûr
46:42qu'en répétant
46:43que LFI est derrière,
46:45on donne des voix,
46:46on apporte des voix
46:46à Jean-Luc Mélenchon.
46:47Parce qu'il veut être
46:50la première opposition
46:53au Rassemblement national
46:54s'il était élu en 2027.
46:56Mais ça,
46:56c'est des voix pour le RN,
46:57ça, Hubert.
46:58Oui, mais justement,
46:59lui,
47:00il joue l'élection du RN
47:02pour pouvoir s'y opposer
47:04et pour devenir
47:05la principale force d'opposition.
47:06C'est en partie vrai,
47:07mais il y a aussi,
47:08il y a deux choses
47:08qu'il faut bien avoir en tête.
47:09Aujourd'hui,
47:10le moteur électoral
47:11de LFI,
47:12c'est l'alliance
47:13qui est très compliquée
47:14à gérer
47:14entre les quartiers
47:16et la jeunesse étudiante.
47:18C'est cette alliance-là
47:19qui a fait gagner aussi
47:20le maire de New York
47:21et Die Linke à Berlin.
47:23Donc, on sait que ça fonctionne.
47:24Mais pour que ça fonctionne,
47:24il faut deux choses.
47:25Un, il faut créer
47:26de la tension tout le temps
47:27parce que c'est un électorat
47:28qui est à la fois
47:29extrêmement important pour lui
47:30mais qui est abstentionniste.
47:31Le seul moyen
47:32de lui donner
47:33de la consistance,
47:34c'est de lui créer
47:35des ennemis.
47:36Les ennemis,
47:36c'est la violence politique,
47:38c'est le fascisme, etc.
47:39Mais tout ça aussi
47:40sur fond d'un pays
47:41qui se paupérise,
47:43qui a été mal géré,
47:44dans lequel les réformes
47:45n'ont pas été faites
47:46et qui assoit
47:48cette espèce de colère
47:49sur des frustrations.
47:51Mais là,
47:51c'est pas assis là-dessus.
47:52Les gars qui sont dans la rue
47:53qui foutent le feu
47:54et qui attaquent...
47:56C'est basique.
47:56Mais il y a un fond quand même
47:58à tout ça.
47:58C'est pas les mêmes.
47:59On ne peut pas uniquement
48:01réaliser la violence.
48:02Réaction de Jordan Bardet,
48:03là, écoutez.
48:05Il n'y aura jamais
48:06aucune revendication légitime
48:08qui appelle l'incendie
48:09d'un lieu d'études
48:10et de savoir.
48:12Aucune circonstance
48:13atténuante
48:13dans l'agression
48:14d'un professeur.
48:15Ces comportements barbares,
48:17je le dis,
48:18n'auront jamais leur place
48:18dans notre société.
48:19Ils doivent être condamnés
48:21et réprimés.
48:22La France insoumise
48:23de M. Mélenchon
48:24a une responsabilité lourde
48:26dans ces violences.
48:27Lorsque des élus de ce parti
48:28déclarent que la violence
48:30serait légitime
48:31ou qu'ils invoquent
48:32la sauvagerie policière,
48:33ils contribuent
48:34directement au désordre
48:35et discrédit
48:36les étudiants pacifiques.
48:38Comme d'habitude,
48:40l'extrême-gauche
48:40se nourrit du chaos.
48:42Alors,
48:42l'extrême-gauche
48:43se nourrit du chaos.
48:43On l'a dit,
48:44on le répète.
48:44La question,
48:45c'était de savoir
48:45si un jour,
48:46la question sera posée
48:47comme ça,
48:48il faut dissoudre LFI.
48:51Mathieu et Karim
48:51qui n'ont pas répondu
48:52à la question.
48:53Vous m'avez coupé.
48:54La dissolution
48:55de la France insoumise,
48:56ça serait un échec,
48:59un désaveu,
48:59en fait.
49:00Interdire un parti
49:00politique,
49:01ça veut dire que finalement,
49:03dans notre conception
49:03on va dire républicaine
49:05ou justement démocratique
49:06où les partis politiques
49:08doivent être l'expression
49:09d'une partie des Français
49:10et donc d'en interdire
49:12une expression,
49:13ça me paraîtrait
49:13un désaveu politique majeur.
49:15Ensuite,
49:15après dire cela
49:16ne veut pas excuser
49:17non plus la France insoumise
49:19pour ce qu'elle est
49:20et pour ce qu'elle veut faire.
49:20Et moi,
49:21je rejoins ce qu'a dit Olivier
49:21sur la stratégie
49:22de Jean-Luc Mélenchon.
49:23En fait,
49:23Jean-Luc Mélenchon,
49:24lui,
49:24ce qu'il veut,
49:24c'est le second tour
49:25face au Rassemblement National
49:26et son objectif,
49:27qui fait le pari
49:27que la gauche
49:28est en déclin
49:29sur le plan électoral.
49:30La gauche est en déclin
49:31sur le plan électoral
49:32depuis le dernier quinquennat
49:33de François Hollande.
49:34Elle pèse aujourd'hui
49:3530%,
49:36tout cassé
49:37si vous prenez
49:38communiste,
49:39insoumis,
49:39ultra-gauche,
49:40extrême-gauche
49:40et socialiste
49:41et écologiste
49:42à 30%.
49:44Si la France insoumise
49:45a un bloc
49:45à 12-15
49:46avec la dynamique
49:47de vote utile,
49:48parce qu'à gauche,
49:49on préfère voter
49:49pour une chèvre
49:50que pour le Rassemblement National,
49:54alors on enclenche
49:54une dynamique de vote utile.
49:55Donc,
49:55ils se font la courte échelle.
49:57Voilà,
49:57exactement,
49:58il fait la courte échelle
49:58pour avoir un QL
49:59face au Rassemblement National.
50:01Je réponds sur la France insoumise
50:03et l'interdit.
50:03On va remettre le carton
50:04parce que c'était
50:05très intéressant le sondage
50:06du Figaro
50:07à propos de l'implication
50:08de l'AFI
50:08de ces dealers,
50:09diriez-vous que...
50:10Le leader.
50:10J'ai dit dealer ?
50:12Oui,
50:12il a dit dealer.
50:13C'est des leaders
50:15dans le monde.
50:16Diriez-vous
50:16qu'il s'applique
50:17dans ce mouvement
50:18dans un but électoraliste ?
50:19Oui,
50:19à 78%.
50:21L'AFI met en danger
50:22les jeunes ?
50:23Oui,
50:23à 74%
50:25en les encourageant
50:26à participer
50:26aux violences.
50:27En fait,
50:28tous les Français
50:28sont d'accord.
50:29Oui,
50:29enfin,
50:30il y a un rejet
50:32important
50:32de la France insoumise
50:33et de son leader,
50:35mais ça fait quand même
50:36beaucoup de monde.
50:37Oui,
50:37quand on voit
50:38comment le maire
50:39de Saint-Denis
50:40est accueilli
50:40par les lycéens,
50:43on voit bien
50:43qu'il peut y avoir
50:44un glissement
50:44de leaders.
50:45Les élections municipales,
50:46ils ont bien gagné
50:47des grandes villes aussi.
50:47Je répondrai directement
50:49à votre question.
50:50Est-ce qu'il faut interdire
50:51la France insoumise ?
50:52Il ne faut pas transformer
50:54Mélenchon
50:55en martyr
50:56en une victime.
50:57Ce qu'on doit faire,
50:58s'il y a un courage politique
50:59dans ce pays,
51:00c'est de dire
51:01quoi qu'il arrive,
51:03quels soient les résultats,
51:04il faut un front démocratique
51:05à chaque fois
51:06qu'il y a un élégiste,
51:07on va les corneriser
51:08et les marginaliser.
51:10Mais la gauche
51:11n'est pas capable
51:12de tenir ce discours.
51:13Même la droite
51:14n'est pas capable
51:15de tenir ce discours.
51:16Est-ce que demain,
51:16ils sont capables,
51:17quels que soient X,
51:18face à la France insoumise,
51:20il y a un front.
51:21Comme on a fait
51:21un front républicain,
51:22comme ça a été fait
51:23contre le Rassemblement national
51:24et le Front national.
51:25Est-ce que le moment
51:26n'est pas venu
51:27une fois pour toutes
51:28dans ce pays
51:29des partisans du chaos
51:30de les corneriser
51:31et de les marginaliser ?
51:33Je pense que c'est
51:34le manque de courage politique
51:35qui manque à notre classe politique
51:36pour le faire.
51:37C'est un peu pour le FN
51:38et le RN.
51:39Ce n'est pas sûr
51:39que ça marche
51:40pour la France insoumise
51:41de faire le cordon sanitaire.
51:42Souvent,
51:43on manque de courage politique
51:45pour beaucoup de choses.
51:47On va terminer.
51:48Il reste quelques minutes.
51:51D'abord,
51:51on va dire un mot
51:52de cette rencontre
51:53avec les représentants lycéens,
51:54avec des syndicats
51:55qu'on ne connaissait
51:56presque pas hier.
51:58Quelles sont les revendications
51:58des lycéens ?
52:00Je vous interrogerai plus tard.
52:02Le bien-être,
52:04les classes,
52:07les rythmes scolaires,
52:08évidemment,
52:08le repas à la cantine.
52:10On va écouter.
52:11En tout cas,
52:11ces représentants
52:14des syndicats lycéens
52:15sont sortis
52:16de chez le ministre
52:16qui les a reçus
52:17en disant
52:19que la grève va continuer.
52:22Nous,
52:22l'Union syndicale lycéenne,
52:23on appelle
52:24à continuer
52:25la mobilisation,
52:26à continuer
52:28les manifestants
52:30il y a à rejoindre
52:32le mouvement
52:33de l'acte 3
52:35mardi.
52:36Parce qu'aujourd'hui,
52:38les lycéens et lycéennes
52:39attendent
52:39des mesures concrètes
52:41de la part
52:42de ce gouvernement
52:43et aujourd'hui,
52:44on n'a pas eu
52:44ces éléments.
52:45Or,
52:46a priori,
52:47de ce qu'on entend,
52:48le ministre
52:49va nous reconvoquer.
52:51Il y aura
52:51des discussions.
52:52Mais nous,
52:53nous ne lâcherons rien
52:55le temps que nous n'avons
52:56pas d'annonce
52:58concrète.
53:00il y aura
53:00de nouvelles rencontres.
53:02Alors,
53:03la plupart,
53:03comme l'on dit,
53:04on se désolidarise
53:04évidemment des violences.
53:07Mais alors,
53:07c'est quand même
53:08un micmac
53:09ces revendications.
53:11La seule chose
53:12qui est importante,
53:12c'est de regarder
53:13les budgets.
53:13Les budgets
53:14de l'éducation,
53:15Hubert Couduret.
53:16De quoi ?
53:16Les budgets,
53:17il faut regarder les budgets.
53:18C'est la seule chose
53:18qui est importante.
53:19Oui,
53:19il y a un certain nombre
53:20de lycées
53:20qui ont brûlé
53:22et sur lesquels
53:23il y avait eu
53:24des investissements
53:24importants
53:25et pas seulement
53:25à Nantes.
53:27et ce n'est pas
53:28non plus,
53:29alors il y a des angoisses
53:30chez les jeunes
53:30qui sont assez compréhensibles.
53:32On a parlé tout à l'heure
53:32du dérèglement climatique.
53:34On peut parler aussi
53:34de l'intelligence artificielle.
53:36Mais ce n'est pas
53:36en brûlant
53:38leurs professeurs
53:39et en agressant
53:41les personnels
53:42de l'éducation
53:42qu'on s'ouvrira
53:44à l'avenir.
53:45J'ai vu ces images.
53:46Je voulais juste rappeler,
53:47Karim,
53:48le budget de l'éducation nationale.
53:50C'est 5,2%
53:52je crois
53:52du PIB.
53:53Un peu plus.
53:54C'est quasiment 7%
53:55du PIB.
53:557% du PIB.
53:57Il sera dépassé
53:57par les intérêts
53:58de la dette.
53:58Oui,
53:59mais c'est le premier budget
54:01de l'État
54:02qui pourra être dépassé
54:05par les intérêts
54:06d'être.
54:06Mais surtout,
54:06ce qu'il faut dire,
54:07c'est que ce qui se passe
54:08à l'éducation nationale,
54:08ce n'est pas un problème
54:09de moyens.
54:10C'est une idéologie
54:11qui a massacré
54:14l'école publique
54:15parce que
54:15quand vous prenez
54:16le budget de la France
54:17par rapport aux autres budgets
54:19dans les autres pays,
54:20l'Allemagne dépense aussi
54:217% de son PIB
54:22à peu près en moyenne
54:23pour l'éducation nationale.
54:25La question qui doit être posée
54:26sur l'école,
54:27c'est où va
54:28le pognon des Français ?
54:30C'est ça aujourd'hui
54:30le véritable sujet.
54:31Il va dans les rectorats,
54:32il va dans les 30%
54:33de dépenses de fonctionnement
54:34qui ne sont pas
54:35les proches.
54:37C'est le socialisme
54:38qui a conduit
54:39finalement
54:41les institutions financières
54:43internationales
54:43à prendre
54:44les décisions
54:45qu'ils ne sont pas
54:45capables de prendre.
54:47Ça va coûter.
54:48Je ne suis pas sûr
54:48que pour le budget
54:49de l'éducation
54:49ce soit une bonne chose.
54:51Pour le moment
54:51délaisser ce syndicat,
54:53le revendiqueur
54:54peut être légitime
54:55à une condition.
54:56Vous devrez condamner
54:57la violence.
54:58Si vous ne condamnez
54:58pas la violence,
54:59vous n'êtes pas crédible.
55:00Ils ont condamné.
55:01Simplement,
55:02ça va coûter combien ?
55:03On n'a pas tous les chiffres.
55:04On a juste entre 25 et 30 millions
55:05d'euros annoncés
55:07en Auvergne-Rhône-Alpes
55:08et je vous propose
55:09d'écouter
55:10le coup estimé.
55:11C'est une désestimation.
55:13Ça peut continuer.
55:14C'était les trois premiers jours.
55:18Je voulais juste
55:18qu'on écoute
55:19parce que vous le citiez
55:20tout à l'heure,
55:20Gérald Darmanin
55:21qui dit
55:21il faut que ce soit
55:22les parents des auteurs
55:23qui casse-paye.
55:25Qui casse-paye ?
55:25Tu parles,
55:26c'est une doctrine
55:26qui ne marche pas.
55:27Gérald Darmanin.
55:28J'ai demandé
55:29aux procureurs généraux
55:30de faire requérir
55:31par les procureurs
55:32bien sûr
55:33une réponse ferme
55:34la plus rapide possible
55:36mais surtout
55:36de demander
55:37la responsabilité civile.
55:38C'est-à-dire ?
55:39C'est-à-dire
55:39de demander
55:40que les parents
55:41soient solidaires
55:42de l'exaction
55:44de leurs enfants.
55:45Financièrement.
55:45Exactement.
55:46Il y a une loi désormais
55:46qui nous permet de le faire
55:47et qui leur fasse payer
55:49financièrement
55:49les réparations.
55:50Les parents doivent
55:50avoir leur responsabilité
55:52de parents.
55:52Que font des gamins
55:53de 15-16 ans
55:54à attaquer des abribus
55:55ou leur chef d'établissement ?
55:57Moi, je n'y crois pas
55:58qu'une seconde
55:58quand on peut se faire payer.
56:00On a travaillé
56:02sur les émeutes.
56:02On avait chiffré
56:03le bilan des émeutes
56:05post-match
56:06de la Ligue des Champions.
56:07Ça a coûté,
56:07selon nos calculs,
56:08104 millions d'euros
56:09pour deux soirs d'émeutes.
56:11Là, aujourd'hui,
56:12vous avez déjà eu
56:12plusieurs estimations
56:13dans différentes régions
56:14mais ce qu'il faut dire
56:15c'est que de toute façon,
56:16tout projet de loi,
56:17tout avancé
56:18pour essayer de faire payer
56:19les familles des casseurs
56:20ce qui serait un bon principe
56:21je suis complètement d'accord
56:23avec cette idée-là
56:23vont se heurter
56:24aux différents principes
56:26de notre fameux état de droit
56:27l'individualisation de la peine,
56:29la responsabilité
56:30de la personne,
56:31la matérialité de la preuve,
56:32etc.
56:33Et donc,
56:34le juge constitutionnel
56:34trouvera toujours
56:35un bon moyen
56:36de ne pas faire respecter
56:39ce principe
56:39qui est un principe de base
56:40du contrat social.
56:41Tu casses, tu payes.
56:43Oui.
56:44Est-ce que ça a marché ?
56:45Tu casses, tu payes
56:46mais quand tu dis ça,
56:47tu fais surtout de la COP.
56:49Une minute trente
56:50pour terminer,
56:51juste je vous montre
56:51encore une image
56:52parce qu'elle nous avait manqué
56:53aujourd'hui,
56:53des drapeaux palestiniens,
56:55il y avait des drapeaux algériens,
56:56des drapeaux marocains
56:56mais des drapeaux palestiniens
56:57quand même dans toutes les manifs,
57:00donc des slogans anti-juifs,
57:02les révoltés du Keffier
57:03étaient encore là,
57:04je ne sais pas si on a l'image
57:06ici,
57:06c'était cet après-midi,
57:08alors là,
57:10ça c'était,
57:11je n'ai pas vu l'endroit
57:11où c'était,
57:12ça c'était à Nîmes
57:13et il y en avait d'autres
57:14à Rennes,
57:15évidemment face aux policiers.
57:16Ce n'est pas ça qui les aidera
57:17à s'insérer dans la société.
57:19Au fait,
57:19ni les Palestiniens,
57:20ni les Algériens,
57:21ni les Marocains
57:22n'auraient demandé
57:23de faire quoi que ce soit
57:24à ces rageux de la crèche.
57:27Bon,
57:27on en reste là alors
57:28pour ce soir, Olivier ?
57:29Effectivement,
57:30en tout cas,
57:31on voit qu'aujourd'hui
57:32il n'y a pas de revendications lycéennes,
57:34les trois revendications
57:35qui servent de matérialité
57:38à ce moteur,
57:41c'est la haine
57:43de la police,
57:45le palestinisme
57:46et aujourd'hui
57:47le racisme systémique.
57:48Ça s'appelle le chaos,
57:49le chaos.
57:50C'est ces trois thèmes-là
57:51que met Mélenchon en avant
57:52et qui aujourd'hui
57:53fonctionnent très bien
57:54pour faire monter
57:56la température
57:56dans les mouvements lycéens.
57:57Encore une fois,
57:58je voulais remercier
57:58Michael Dequin d'être venu,
57:59délégué nationale d'unité.
58:00Je veux dire,
58:01vos collègues sont sur le terrain,
58:02ils n'ont pas arrêté
58:03la mission pape
58:04plus enchaînée là-dessus.
58:06Alors,
58:06ce n'est pas tout à fait
58:07les mêmes missions,
58:08mais enfin,
58:08la fatigue,
58:09elle est là.
58:10Pour le pape,
58:13il y avait un menu
58:13qui était au boulot
58:14à 4h du matin.
58:15Il y a des conditions de travail
58:16avec justement
58:16tout un tas de choses
58:17qui ne font pas
58:18en orant.
58:19Il faut qu'ils gardent leur calme.
58:21Il faut qu'ils soient hyper sereins
58:23parce que les provocations,
58:25c'est tous les jours.
58:25La caméra devant les yeux
58:26pour les pousser à la faute,
58:28c'est tous les jours.
58:29Donc, il faut être...
58:30Il y a même une pensée
58:31pour les pompiers aussi.
58:32Bien sûr.
58:32On a salué le travail.
58:34Il y a lycée demain ou pas ?
58:35Il y a lycée demain ou pas ?
58:36À mon époque
58:37et à votre époque aussi.
58:38Je ne sais pas si le samedi matin,
58:42vous alliez au lycée.
58:43Là, il n'y a plus.
58:44Ça dépend de ceux qui sont ouverts
58:46et qui n'ont pas brûlé.
58:47Merci à tous les cinq
58:49d'avoir été là.
58:49Michael Dorian
58:50vous accueille d'ici
58:51une dizaine de minutes.
58:52Je vous dis
58:53bonne soirée sur CNews
58:55et l'édition spéciale
58:56va continuer, évidemment.
58:59Sous-titrage Société Radio-Canada