00:14Le mouvement lycéen face à une journée plus calme au niveau des violences, mais intense en discussion.
00:19Ce vendredi, les syndicats ont été reçus par la mairie de Saint-Etienne.
00:22Une manifestation encadrée est prévue le 6 octobre.
00:26Point de situation dans ce journal.
00:27A Saint-Etienne, plus de 40% des déplacements se font à pied, mais les trottoirs ne sont pas toujours
00:33adaptés.
00:34Mais il existe des parcours malins et plus sûrs, loin de la circulation.
00:38Exemple ce vendredi, à la Cotonne, vous le verrez.
00:41Et ce samedi, c'est le début de la fête de la Fourme.
00:4448 heures de festivité à Montbrison pour mettre en avant ce fromage typique des monts du forêt.
00:49Mais l'été caniculaire a-t-il mis en péril la production ?
00:53On posera la question au président du syndicat de la Fonde de Montbrison à la fin de ce journal.
00:59Bienvenue dans cette édition.
01:01Je suis ravi de vous retrouver pour votre point quotidien sur l'actualité de la Loire.
01:06Un point sur le mouvement lycéen dans le département tout d'abord.
01:10La région Auvergne-Rhône-Alpes estime entre 25 et 30 millions d'euros les dégâts liés au blocage dans les
01:16lycées sur son territoire ce jeudi.
01:18Heureusement, dans la Loire, ce vendredi, la journée a été bien plus calme.
01:22Mais quelques débordements se sont tout de même produits.
01:25Par exemple, à Montbrison, Chazelle-sur-Lyon ou encore près de la place Carnot à Saint-Etienne ou encore à
01:29Firmini,
01:30entraînant de nouvelles interpellations.
01:33Des cours en distanciel ont été aussi prolongés à lundi, voire mardi, dans certains lycées.
01:38Mais derrière cette violence de vraies revendications, les lycéens syndiqués représentant différents établissements stéphanois
01:47ont rencontré le maire ce vendredi après-midi et l'adjoint au maire.
01:53Ils ont notamment parlé de l'état des bâtiments et des conditions dans lesquelles les cours ont eu lieu,
01:58tout en condamnant les cases qui ont été réalisées.
02:01Quoi retenir alors de cette rencontre ?
02:03Mathieu, élève de Terminal du lycée Honoré d'Urfé, vous en dit plus.
02:08On attendait quelques engagements.
02:10On a réussi à avoir quand même un dialogue assez constructif.
02:12On n'était pas non plus mêlés à chaque partie individuelle.
02:17Il y avait bloqueurs et il y avait casseurs.
02:18Mais l'idée, c'est aussi de ne pas non plus diaboliser chaque personne.
02:22L'idée, c'est d'avoir surtout un dialogue constructif et de discuter de ce qu'on peut faire après.
02:25Parce que certes, il y a une mobilisation qui a été importante hier.
02:28Maintenant, l'idée, c'est de ce qu'on prévoit pour plus tard
02:31et comment est-ce que les administrations, les organisations peuvent répondre à nos demandes.
02:35Mais c'est toujours compliqué parce que la mairie n'est pas non plus haut placée.
02:38Ce n'est pas le gouvernement.
02:40On ne peut pas avoir non plus la satisfaction de toutes nos revendications.
02:43On a bien conscience que le parcours subit à l'échelle nationale.
02:46En revanche, on a toujours des revendications locales.
02:48Et au cœur de ces discussions, une nouvelle manifestation aura lieu le 6 octobre matin.
02:55Elle partira de la préfecture et ira jusqu'à la Desden tout en étant pacifique.
03:00Dans le cortège, des élus seront également présents pour les écouter, mais aussi amener du calme.
03:06Ce sera le cas d'Isabelle Dumestre, adjointe à la mairie de Saint-Etienne, chargée du dialogue social.
03:11Elle vous en dit plus au micro de Brigitte Maestrassi.
03:14Il n'y aura pas zéro casseur, on l'imagine, parce qu'effectivement, avec les mouvements de foule, etc.
03:19Mais déjà, séparer la grande masse des manifestants des quelques petits groupes de casseurs.
03:23Moi, ce matin, j'étais devant le lycée Benoît Charvet.
03:25On a vu que la grande majorité des lycéens, ils étaient là pour se faire entendre, mais pas pour casser.
03:29Et c'est un petit groupe qui est arrivé et qui a commencé à utiliser des projectiles, etc.
03:32Mais qui était dénoncé par les autres lycéens.
03:34Donc notre but, effectivement, c'est de les accompagner, ces lycéens.
03:36Et les élus seront à leur côté également lors des prochains blocus et des prochaines manifestations
03:40pour montrer qu'effectivement, les adultes sont à l'écoute de leur jeunesse.
03:45Contrairement à ce que fait notre gouvernement aujourd'hui, on les écoute, on trouve légitime leurs revendications.
03:50Et du coup, il n'y a pas besoin d'être violent dans ces cadres-là.
03:52Et lors de cette rencontre, l'adjointe Isabelle Dumestre a annoncé que la mairie allait créer un conseil des jeunes
03:58citoyens
03:58où les lycéens auraient toute la place pour s'exprimer.
04:03Et un autre endroit où pourront désormais s'exprimer les jeunes, c'est bien dans les nouveaux conseils de quartier
04:09à Saint-Etienne.
04:10À partir du 12 octobre, 20 quartiers pourront se rassembler avec une nouveauté majeure.
04:16Donc ils sont ouverts à tous à partir de 16 ans jusqu'à une centaine de personnes.
04:21Une refonte totale qui survient 4 mois après la maison commune organisée à l'hôtel de ville pour échanger autour
04:28de la démocratie locale.
04:29Plus de 1000 contributions ont été analysées et à retrouver dans un bulletin municipal.
04:33À quoi va ressembler ces futurs conseils de quartier ?
04:36Réponse avec Julien Ougarouz, adjoint au maire chargé du renouveau démocratique.
04:42Ils ressembleront à des espaces de dialogue, d'ouverture, d'écoute, mais aussi de construction sur des sujets.
04:49Par exemple, l'éducation, les aménagements urbains, la sécurité.
04:54Il y aura un élu, deux élus, voire trois élus qui suivront de manière exclusive chaque quartier pour toute la
04:59durée du mandat.
05:00Et les membres des conseils de quartier auront des budgets de fonctionnement pour pouvoir se former auprès des services,
05:06au fonctionnement municipal, à la prise de décision collective, à pouvoir communiquer, à pouvoir s'organiser,
05:11à avoir un local notamment, un peu à la manière d'une association.
05:14Il y aura aussi des budgets participatifs dont le montant est encore en discussion
05:17pour permettre aux conseils de quartier d'oeuvrer concrètement sur leur quartier.
05:22Des horaires aménagés, les soirs évidemment, les samedis matins pour que tout le monde puisse participer.
05:27Des espaces de garderie pour les enfants.
05:29On peut être un résident étranger et venir participer à son conseil de quartier.
05:33Tout le monde est le bienvenu.
05:34Et une association souhaite aussi profiter de ses conseils de quartier pour se faire entendre.
05:39Place aux piétons Loire-Sud espère désormais être entendue pour faire évoluer les chemins piétons dans la ville de Saint
05:46-Etienne.
05:46Entre escaliers, passages cachés, raccourcis oubliés, le quartier de Lacotonne cache par exemple des itinéraires piétons originaux,
05:53mais souvent inconnus et surtout attendent un meilleur balisage.
05:57Aurélien Sellette vous les fait découvrir.
05:59C'est difficile, il y a des petits trottoirs, il n'y a aucune vue.
06:02Alors que la voie verte, si on la faisait continuer juste un peu plus loin, vers où était l'entreprise,
06:09ça serait une bonne solution.
06:10Pour Anne et Jacques, entretenir sa santé, c'est d'abord une pratique de tous les jours.
06:15Et pas forcément dans une salle de sport.
06:17Ces marcheurs militent auprès des jeunes dans les écoles pour valoriser les parcours pédestres dans la ville de Saint-Etienne.
06:23Traboule, voie verte, doigts verts, coursives.
06:26Pour Jacques, qui habite Lacotonne depuis 53 ans, pas de raison de se risquer sur les trottoirs de la ville
06:32avec la pollution et des voitures,
06:33quand on peut profiter de la nature en ville.
06:36On est à l'origine avec une équipe de marcheurs du vendredi,
06:40à la découverte d'un petit parcours de la voie verte qui allait de Lacotonne, Puy-Couriau, Mont-Salsan et
06:47Retour.
06:47Et la voie verte est juste derrière. Il suffit de faire un escalier ou un truc comme ça.
06:54Le risque aujourd'hui, c'est la circulation intense et les trottoirs non adaptés sur les parcours piétons.
07:00Grâce aux analyses de l'association et à l'expertise des riverains,
07:03les parcours malins proposés semblent plus logiques et sécurisés.
07:07Au moins six fiches parcours sont établies sur Saint-Etienne.
07:10On a envoyé ces fiches à chaque correspondant des conseils de quartier futur,
07:15qui vont commencer dans quelques jours.
07:16Et on leur a proposé que dans les semaines, dans les mois à venir,
07:20on puisse accompagner des marches découvertes, comme on fait ce matin spécialement pour vous,
07:24pour leur montrer ces parcours, qu'ils puissent après les refaire.
07:27Et la mairie devrait s'emparer rapidement du sujet.
07:30C'est le 12 octobre prochain que démarreront les conseils de quartier.
07:33Il y a déjà plus de 40% des trajets sur la ville de Saint-Etienne qui se font à
07:38pied,
07:38même si je crois que c'est 40% dans la métrovol.
07:39Et encore plus sur la ville de Saint-Etienne.
07:41Il y a énormément de personnes qui se déplacent à pied.
07:44Et faire que ce soit le plus agréable et le plus de sécurité possible,
07:47effectivement, ça fait partie de nos priorités.
07:49Alors, si vous connaissez des parcours malins,
07:52vous aussi venez participer au conseil de quartier pour les identifier et les valoriser.
07:57Tout autre chose.
07:58Les Restos du Coeur ont lancé leur campagne départementale ce vendredi.
08:03Pendant tout ce week-end, les bénévoles de l'association seront disposés
08:06dans une cinquantaine de magasins du département.
08:09Brigitte Maestrassi a assisté au début de cette collecte.
08:13Habillées de roses, les bénévoles des Restos du Coeur
08:15organisent la grande collecte pour la prochaine campagne hivernale.
08:19Comme chaque année, cette collecte est importante
08:21et l'association demande une grande mobilisation
08:24pour obtenir tous les produits dont ils ont besoin.
08:27Tout ce qui est produits d'hygiène,
08:29tout ce qui sert pour le petit-déjeuner,
08:32café, cacao, céréales, de l'huile, de la farine, du sucre, des pâtes, du riz.
08:39Tout les denrées non-périssables.
08:41On essaie d'avoir une grosse collecte pour refaire nos stocks
08:45qui, avant la campagne d'hiver,
08:48qui a démarre en mi-novembre, le 19 novembre.
08:51L'année dernière, c'est 70 tonnes qui avaient été récoltées lors de cette collecte.
08:55Les Restos du Coeur espèrent faire de même cette année,
08:58même s'ils savent que la situation est compliquée.
09:00Mais ils peuvent aussi compter sur le soutien des magasins
09:03qui jouent le jeu et mettent tout en place pour les aider.
09:06Ils préparent, ils achètent des produits de première nécessité
09:10pour les revendre, les mettre en rayon visible.
09:16Et après, il y a au niveau national des partenariats
09:20avec certaines chaînes qui, eux, reversent au Restos du Coeur au niveau national.
09:25Les Restos du Coeur achètent à peu près 60% des marchandises.
09:30La collecte a lieu jusqu'au 4 octobre.
09:33Les bénévoles des Restos du Coeur sont trouvables
09:35dans une cinquantaine de magasins du département.
09:39La 64e édition des Journées de la Fourne et des Côtes du Forêt,
09:43c'est du 3 au 4 octobre, au programme défilé, démonstration et surtout dégustation.
09:49Et justement, c'est l'occasion de parler de l'état de la filière
09:52après un été chaud et sec.
09:53Hubert Dubien, le président du syndicat de la Fond de Montbrison,
09:57qui est avec nous en plateau pour répondre à toutes nos questions.
10:02Alors, quel impact, déjà, tout simplement, a eu cette canicule,
10:05vous, sur votre filière de la Fond de Montbrison ?
10:07Oui, comme tous les agriculteurs,
10:10les agriculteurs de la filière Fond de Montbrison
10:12ont souffert de cet événement climatique majeur,
10:16jamais connu jusqu'à présent, il faut le dire,
10:18autant par les températures que par le manque de pluviométrie.
10:23Donc oui, c'est un effet sur les stocks,
10:25sur les pâtures qui n'ont pas poussé, entre autres.
10:27Pas forcément sur la qualité ou la quantité de la production de cette année ?
10:30Non, on a toujours produit autant de fournes,
10:33dans la mesure où on a profité des fourrages
10:35qui avaient été récoltés au printemps.
10:37Donc les animaux, bien sûr, ont eu...
10:38Les animaux sont là, ils ont eu à manger normalement.
10:42Donc on a produit autant de lait.
10:43Ni forcément, du coup, sur le coût pour les éleveurs,
10:47ou en tout cas, le coût pour le client, après ?
10:49Le coût, il va être pour les éleveurs, sur la seconde partie,
10:53après l'automne, l'hiver, où on va être obligé d'acheter des fourrages,
10:58puisqu'on n'en a pas suffisamment.
10:59Donc le coût, il va être là pour nous.
11:01Comment vous êtes adapté alors ?
11:02Cet été, concrètement, vous avez dû vous déplacer ?
11:06Pour aller chercher des fourrages, oui, c'est en cours.
11:09Ce n'est pas terminé.
11:09C'est en cours, on va chercher des fourrages,
11:11malheureusement, à l'extérieur de la zone,
11:13ce qui nous impose d'avoir une modification temporaire de cahier à décharge.
11:15C'est-à-dire qu'on demande à l'État l'autorisation
11:20de pouvoir aller acheter des fourrages hors zone.
11:24Surtout que ces épisodes vont se répéter.
11:27Vous attendez encore que ce qui s'est passé l'été dernier
11:30soit une moyenne à l'avenir ?
11:31Ce qui vient de se passer, oui, on se dit que…
11:34Ce n'est pas nous qui…
11:35On observe les tendances, et c'est l'été 2050
11:40qui s'est produit cette année.
11:41Donc oui, il va falloir trouver des leviers d'adaptation,
11:43ça, c'est évident.
11:44Est-ce qu'il y a déjà des discussions, des pistes ?
11:46Oui, les discussions, elles ont démarré après l'été 2003,
11:48de toute façon, donc on a lancé des pistes déjà,
11:50notamment en essayant d'identifier les fourrages
11:53qui seraient disponibles sur la zone,
11:54qui nous évitent de déroger, pour le coup.
11:58Et ensuite, il va falloir être en capacité de stocker,
12:00parce qu'il y a des périodes aussi où ça pousse,
12:01et ça pousse beaucoup.
12:03Et donc là, il faut qu'on soit capable de stocker,
12:06non pas pour un hiver, mais peut-être pour deux,
12:07voire pour trois.
12:08Ce qu'on comprenne bien, en fait, ce fourrage est typique
12:11pour la fonte de Montbrison.
12:12C'est essentiel, ça fait partie vraiment de l'ADN du produit,
12:16donc pour nous, c'est absolument pas une satisfaction
12:18que d'être obligé d'aller chercher des fourrages à l'extérieur.
12:20Au-delà du coût, de la question du coût,
12:22il y a la question du savoir-faire et pour le produit.
12:26Est-ce que ces épisodes, ça décourage quand même
12:28peut-être des producteurs, on pense notamment à la jeunesse ?
12:31Ça met beaucoup de pression sur tous les agriculteurs,
12:33parce que forcément, c'est de l'investissement,
12:36c'est des factures en plus qui arrivent pour tous les agriculteurs,
12:39et ce n'est pas de gaieté de cœur.
12:40Quel avenir alors pour la fourme ?
12:42On ne doit pas s'inquiéter quand même,
12:43alors qu'il y a les journées qui se fêtent ce week-end ?
12:46On est sur les fêtes de la fourme,
12:48et j'espère que ce sera un bon week-end,
12:50qu'on rencontrera beaucoup de consommateurs,
12:52qu'on prendra le temps, qu'on trouvera le temps
12:54de leur expliquer tout ça aussi,
12:55à ceux qui voudront bien nous entendre.
12:58Mais je redis, c'est adaptation,
13:00il y a des leviers, il va falloir qu'on les mobilise.
13:02Très bien, merci Hubert Dubien,
13:04président du syndicat de la Fondre de Montbrison,
13:06d'avoir pu répondre à toutes mes questions.
13:08Donc à l'occasion, je vous rappelle,
13:10les journées de la fourme et des Côtes du Forêt,
13:12le 3 et 4 octobre à Montbrison.
13:15Voilà, c'est tout pour cette édition.
13:17Votre journal revient ce vendredi,
13:20ce lundi prochain, pardon.
13:22Mais en attendant, retrouvez toute l'actualité de la Loire
13:25en continu sur nos réseaux sociaux
13:27et sur tl7.fr.
13:29Merci de nous avoir suivis.
13:30– Sous-titrage FR –