- il y a 2 semaines
Dans le cadre de l'opération « Jouons Ensemble », Laurence Pécaut-Rivolier, membre du collège de l’Arcom, échange avec Marie-Amélie Le Fur, présidente du Comité Paralympique et Sportif Français. Un dialogue passionnant qui explore l'importance, pour tous, de médiatiser le parasport face à l'engouement croissant du public depuis les Jeux Paralympiques de Paris 2024, à la volonté des médias de retransmettre ces compétitions et aux contraintes techniques liées à leur couverture. Garante de la cohésion sociale au sein des médias audiovisuels, l’Arcom s’assure de la juste représentation de la société française à la télévision et à la radio, afin de rendre visible la population dans son ensemble, sa diversité et sa richesse.
Découvrez l’opération 2026 de « Jouons Ensemble » : https://www.arcom.fr/actualites/jouons-ensemble-2026-loperation-pour-mediatiser-le-parasport
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00:00Marie-Amélie Le Fur, merci infiniment d'être venue pour initier une série de podcasts que l'Arcom lance.
00:08Et le premier d'entre eux, c'est à l'occasion de notre événement Jouer Ensemble qui est dédié au
00:13Parasport.
00:14Alors vous êtes une athlète française mondialement connue, vous avez énormément de médailles à votre actif,
00:22vous avez porté la flamme aux derniers Jeux Paralympiques, mais en plus vous avez toute une série d'engagements.
00:31Et notamment depuis 2018, vous présidez le Comité Paralympique et Sportifs Français.
00:37Alors est-ce que vous pouvez nous expliquer un peu les missions de ce comité ?
00:41Alors bonjour à toutes et à tous, bonjour Laurence, moi je suis ravie d'être parmi vous pour ce lancement
00:46de podcast.
00:46Remercier déjà l'Arcom pour tout son engagement en faveur du Parasport qui je crois est un thème que nous
00:52allons développer ensemble aujourd'hui.
00:55Donc moi je m'appelle Marie-Amélie Le Fur, je suis une athlète, para-athlète.
00:59J'ai débuté l'athlétisme à l'âge de 6 ans.
01:02Je n'avais pas ambition à ce moment-là de devenir une athlète de haut niveau, j'étais passionnée par
01:06le sport.
01:06Le sport a pris une place très importante dans ma vie.
01:10Et à l'âge de 15 ans, j'ai été victime d'un grave accident de la route.
01:14Ça en est suivi une amputation de la jambe et derrière le sport est apparu comme un moteur de reconstruction
01:20pour moi.
01:22Et j'en ai fait mon métier.
01:23Je lui ai fait à 4 reprises les Jeux paralympiques.
01:26J'ai eu l'immense honneur et chance de le gagner à 3 reprises.
01:31Et puis comme vous l'avez justement souligné, mes premiers Jeux paralympiques,
01:35enfin en tout cas mon premier titre paralympique, a engendré chez moi une volonté de changement.
01:40Une volonté de ne plus gagner ses médailles uniquement pour mon propre égo personnel.
01:45Mais de faire en sorte que ces médailles aient un impact plus grand et favorisent l'accès au sport des
01:50autres personnes en situation de handicap.
01:52Qui est un sujet encore à développer.
01:55Et à ce moment-là, je vais prendre quelques fonctions institutionnelles jusqu'à ce point d'orgue.
02:00En 2018, sous l'impulsion de la précédente présidente du Comité paralympique, Emmanuelle Assemane,
02:06je vais présenter ma candidature pour devenir présidente du Comité paralympique.
02:10Et c'est désormais chose faite depuis 2018.
02:13Donc j'ai eu l'immense chance effectivement de vivre en tant que présidente les Jeux de Paris 2024.
02:18Et là, on prépare ardemment, je vais le dire comme ça, les Jeux de 2028 et les Jeux de 2030.
02:24Mais c'est important aussi de rappeler que le Comité paralympique n'agit pas uniquement sur le sport de haut
02:29niveau.
02:29Notre but en tant que représentant de l'ensemble des fédérations françaises,
02:34c'est vraiment de développer l'accès au sport des personnes en situation de handicap.
02:38Que ce soit un sport loisir, compétitif.
02:40Et on va beaucoup échanger sur la sémantique de parasport.
02:43Et ça me tient à cœur parce que le parasport, c'est toutes les formes de pratiques pour toutes les
02:47typologies de handicap.
02:49Et c'est aussi quelque chose que nous avons vraiment à cœur au sein du Comité paralympique.
02:52que c'est de travailler pour toutes les formes de handicap, quelle que soit leur typologie.
02:58Alors merci beaucoup parce que la question sémantique est effectivement importante.
03:01Et quand on interroge sur les freins de la médiatisation du parasport, on a souvent la réponse.
03:06On a trop peur de faire des gaffes, de mal à en parler.
03:09Donc voilà, on a notre terme, c'est parasport.
03:12Et je pense qu'effectivement, ça fluidifie aussi la discussion.
03:17Alors, Paris 2024, je crois que c'était complètement inattendu que ça prenne cet engouement-là.
03:25Et que tous les Français soient devant leur télévision à s'extasier devant les disciplines
03:30qu'un mois avant, pour la plupart d'entre nous, on ne connaissait pas forcément.
03:35Ça a été énorme.
03:36Ça a donné une visibilité au parasport, aux problématiques de handicap aussi, au sport en général.
03:45L'expérience prouve que très souvent, au moment des Jeux paralympiques, il y a effectivement un regain d'intérêt,
03:52qu'on se dit ça y est, c'est parti, et puis que ça a tendance à redescendre après.
03:57Est-ce que vous pensez que ça va être pareil pour la suite de Paris 2024 ?
04:01Ou est-ce que quand même, il y a un cap qui a été franchi et normalement, celui-là, on
04:05l'a atteint ?
04:06Non, un cap a indéniablement été franchi par les Jeux de Paris 2024, parce que, par rapport à la question
04:13que vous posez,
04:14nous, ce n'est pas que l'exposition médiatique, elle redescendait entre les Jeux.
04:18C'est qu'en fait, on disparaissait totalement du paysage médiatique.
04:22Donc, il y avait vraiment un enjeu, effectivement, à faire en sorte que le lien entre les Jeux paralympiques
04:28et les Françaises et les Français se fassent de façon beaucoup plus continue.
04:31On aura toujours un pic au moment des Jeux paralympiques d'été, des Jeux paralympiques d'hiver,
04:37parce que c'est le fonctionnement du sport qui est inhérent à ça.
04:40Mais on a besoin que le lien à ces disciplines, que le lien aux sportifs du haut niveau paralympique,
04:46il ne soit pas inexistant entre les Jeux.
04:48Et donc ça, c'est vraiment quelque chose qu'on a beaucoup travaillé avec les médias en amont de Paris
04:532024.
04:54On a travaillé à la fois sur la quantité de parasports qui pouvaient irriguer le paysage audiovisuel,
05:01mais aussi la qualité avec laquelle ça devait être réalisé.
05:06Donc sur la quantité, on a essayé de raconter des récits nouveaux.
05:10On a essayé de donner à connaître de nouveaux rôles modèles, de nouveaux champions,
05:15parce qu'on sait aussi que la dynamique d'approche dans le sport de haut niveau,
05:19elle passe avant tout parce qu'on va connaître tel ou tel athlète.
05:23Et on se rendait compte qu'à l'amorce des Jeux de Paris 2024,
05:26les Françaises et les Français étaient quasiment incapables de citer des noms d'athlètes paralympiques.
05:31Donc on avait besoin de travailler cet engagement, cette acculturation par des rôles modèles.
05:37Et ça, c'est tout le travail qu'on a fait avec les journalistes.
05:40C'est de donner finalement les grandes têtes d'affiches qui feraient résonance sur ces Jeux de Paris 2024.
05:48Après, on a beaucoup travaillé aussi sur l'approche qualitative.
05:52Et l'approche qualitative, j'ai envie de la résumer sur un objectif qui était de faire en sorte
05:56que les sportifs paralympiques ne fassent plus les pages de société, mais fassent bien les pages sportives.
06:02Parce que les sportifs paralympiques, ce sont avant tout des sportifs de haut niveau.
06:06Et donc, ce qu'ils doivent avant tout nous raconter, ce n'est pas la survenue de leur handicap,
06:10ce n'est pas la façon dont ils vivent au quotidien leur situation de handicap,
06:15c'est bel et bien de nous raconter leur performance, leur engagement dans leur sport,
06:19leur objectif sportif, en mettant aussi en lumière et en exergue la singularité que c'est d'être un athlète
06:25paralympique.
06:26Mais pas d'avoir 90% de l'article qui traite de la situation de handicap en tant que telle.
06:33Et ça, on l'a beaucoup travaillé avec les différentes rédactions.
06:36Nous, on a souhaité, Comité paralympique et sportif français, se rapprocher du monde audiovisuel
06:42bien en amont des jeux et de les accompagner dans cette transformation éditoriale.
06:47On parlait tout à l'heure de la sémantique, on les a aussi beaucoup accompagnés en faisant paraître des guides
06:54pour savoir quel angle je peux utiliser, quelle sémantique je dois utiliser,
06:58partant du principe que je pense qu'il n'y avait pas de mauvaise volonté de la part des journalistes.
07:03Il n'y avait pas de volonté de ne pas faire, mais qu'il y avait une volonté de bien
07:08faire les choses.
07:08Après, on se rend compte aussi dans nos discussions régulières que les médias manquent d'informations
07:13sur les compétitions parasportives.
07:15Donc, charge à nous aussi, finalement, que les médias accèdent plus facilement
07:19aux résultats des différentes compétitions.
07:22Et ça, c'est un projet dans lequel on s'est lancé dans la perspective des Jeux de 2028.
07:27Mais moi, j'ai peut-être une question pour vous, Laurence.
07:29C'est que moi, je parle de ce que j'ai vu en termes d'évolution en qualité de présence
07:34du Comité paralympique.
07:35Moi, j'ai vu effectivement une évolution. Est-ce que vous, et peut-être plus sur la qualité que la
07:41quantité,
07:42est-ce que vous avez vu une évolution sur l'offre qualitative faite par les médias dans le champ du
07:47parasport depuis Paris 2024 ?
07:50Tout ce que vous dit résonne, parce qu'on a fait un certain nombre d'études et ça correspond exactement
07:55à ce que vous dites.
07:56à savoir qu'il y a une vraie volonté des médias de représenter le parasport et un certain nombre de
08:03freins
08:04qui ne sont pas seulement, malheureusement, de la sémantique parce que ça s'arrangerait peut-être plus facilement.
08:08Il y a aussi, et on va reparler, il y a les problématiques de financement parce que du coup,
08:13il y a un certain nombre de terrains qui sont peu accessibles pour le coup pour les médias.
08:18Il y a une méconnaissance d'un certain nombre de journalistes et puis il y a cette question de comment
08:26intéresser au parasport
08:27et ça s'est fait beaucoup par cette mise en avant des rôles modèles dont vous parliez,
08:35qui est essentielle, vous l'avez dit, parce qu'effectivement, si on veut faire rentrer les gens dans le parasport,
08:40il faut qu'il y ait à un moment donné une identification, une admiration pour certains athlètes
08:44et pour ça, il faut les présenter personnellement. Mais les accidents de la vie, ce n'est pas tout
08:49et à un moment donné, il faut arriver à ce qu'on parle des résultats sportifs.
08:54Les médias en sont conscients, je pense que le travail que vous avez fait apportait ses fruits.
08:59On a quand même un problème quantitatif aussi puisque juste avant les Jeux de 2024,
09:06on s'est rendu compte que quand il y avait des émissions de commentaires sportifs,
09:09en moyenne, il y avait 10% du temps qui était consacré à parler du parasport.
09:16Donc il faut déjà, en termes quantitatifs, augmenter et il faut arriver à être en capacité
09:23de parler du sport lui-même. Il faut parler des athlètes, on a besoin de ça encore,
09:28mais il faut parler du sport lui-même. Et pour ça, et c'est une grande question,
09:31il faut être qualifié pour le faire. C'est-à-dire, il faut être en capacité d'expliquer
09:35les différentes disciplines et de pouvoir en parler en connaissance de cause.
09:40Donc je pense que le travail que vous avez commencé est essentiel.
09:43Nous, de notre côté, on en discute beaucoup avec les médias.
09:47Et puis, on a notre outil étude qui permet de mettre en évidence certains mouvements.
09:55Et ces études vont dans un sens positif, c'est évident, avec la nécessité toujours
10:00de ramer entre les moments de Jeux olympiques et paralympiques pour maintenir l'équilibre.
10:11Et bien, justement, on va y arriver à ces nouveaux Jeux.
10:15Vous avez dit, on a 2028 Los Angeles, on a 2030 les Alpes.
10:22Qu'est-ce qu'on va pouvoir faire pour remettre cette dynamique
10:26ou faire en sorte que vraiment, on puisse retrouver cet intérêt particulier
10:32qui a été porté en 2024 ?
10:34Alors, pour nous, ces Jeux de 2028, on va les prendre de façon croissante.
10:38On a un enjeu sur 2028, on a un enjeu un peu différent sur 2030.
10:42Pour nous, 2028, ça va être très intéressant parce que c'est les premiers Jeux
10:46depuis Paris 2024 qui vont se dérouler dans un fuseau horaire différent.
10:50On a pu, en fait, mesurer sur les Jeux de 2026 le fait qu'il y a désormais
10:55un véritable engouement.
10:57On a des très, très bonnes audiences sur les Jeux de Milan Cortina.
11:01Mais c'est des Jeux, en fait, qui n'étaient pas touchés par le décalage horaire.
11:04Donc là, on va vraiment voir, finalement, à quel point, ça y est,
11:07les Français y sont engagés dans les Jeux paralympiques.
11:11Et est-ce que, à l'instar de ce qui se fait sur le temps olympique,
11:14on va autant regarder les Jeux avec des horaires décalés ?
11:17Donc ça, c'est ce qu'on va devoir étudier ensemble à postériori des Jeux.
11:21Ce qui est sûr, c'est qu'on doit avoir un plan d'action collectif en amont des Jeux.
11:26Donc, qu'est-ce qu'on doit faire ?
11:28Déjà, c'est de continuer, effectivement, à valoriser nos athlètes,
11:33nos rôles modèles dans la perspective de 2028.
11:36Sur ce point-là, les différents Jeux ont apporté des améliorations.
11:402012, ça a été l'arrivée de la médiatisation du parasport, des Jeux paralympiques,
11:45mais sous couvert de l'héroïfication.
11:48Et ça, ce n'est pas la bonne ligne éditoriale,
11:50parce qu'on se rend compte qu'on va utiliser la sémantique du courage,
11:55la sémantique de l'abnégation.
11:57Oui, mais ça fait passer, en fait, les athlètes pour des super-héros.
12:01Non, ce sont juste des athlètes extraordinaires.
12:03Paris 2024 nous a permis de rentrer dans une justesse sémantique.
12:07Et moi, j'ai vraiment à cœur que dans la perspective de 2028-2030,
12:11on soit bien dans cette justesse sémantique,
12:14non pas du super-héros, mais de l'athlète de haut niveau,
12:17de l'athlète qui réalise de grandes performances.
12:19Pourquoi c'est important pour nous ?
12:21Parce qu'avec cette sémantique, on permet de faire rêver le grand public,
12:25on permet émotionnellement d'engager le grand public,
12:28mais on permet aussi quelque chose qui est essentiel pour nous,
12:31c'est un message envers les autres personnes en situation de handicap.
12:35Et qu'en fait, quand vous avez une justesse sémantique,
12:38vous permettez aussi aux personnes en handicap de rêver leur pratique sportive
12:42et elles-mêmes de s'engager.
12:44Parce que c'est aussi ça l'enjeu de la médiatisation,
12:46c'est bien évidemment de valoriser les performances,
12:48de valoriser les athlètes de haut niveau,
12:50mais c'est aussi de porter tout un système dans son évolution.
12:54Donc ça, ça va être essentiel pour nous.
12:57Et on a besoin aussi de créer des rendez-vous réguliers.
13:00À un moment donné, si vous ne faites pas la promotion d'un film
13:03lorsqu'il sort au cinéma, personne ne va aller le voir,
13:05personne ne va aller le regarder.
13:07Et bien, c'est exactement la même chose avec les Jeux paralympiques.
13:10Donc il faut, et ça je trouve que ça s'est plutôt bien installé
13:13derrière Paris 2024, parler régulièrement des Coupes du Monde,
13:17des championnats du monde qui se tiennent dans le champ paralympique
13:20et pas uniquement quand ils se tiennent en France.
13:22C'est-à-dire qu'il faut aussi avoir une couverture internationale
13:25dans tous les médias des athlètes et des compétitions régulaires.
13:29Donc ça, c'est, j'ai envie de dire, on continue notre plan d'action
13:33dans la perspective de 2028.
13:35Et surtout, on continue à parler d'une diversité de disciplines sportives.
13:40On ne parle pas uniquement des athlètes qui sont médaillés.
13:42On ne parle pas uniquement des athlètes dont le handicap est visible.
13:45D'accord ?
13:46Donc, chers médias, n'hésitez pas aussi à la télé
13:48à parler des athlètes dont le handicap est totalement invisible.
13:51Parce que c'est ça aussi la réalité de notre handicap.
13:54Et au travers des explications, au travers des paroles aussi
13:57que vont avoir nos sportifs de haut niveau,
13:59on pourra expliquer pourquoi le handicap est invisible.
14:02Donc ça, c'est aussi cette diversité des disciplines,
14:05bien qu'elles soient pour certaines plus méconnues,
14:08bien que le handicap ne se voit pas,
14:10il faut aussi mettre le focus sur ces disciplines-là.
14:12Pour les Jeux de 2030, on a un enjeu là, effectivement,
14:16d'aller sur des disciplines qui sont, je crois,
14:18encore plus méconnues que les Jeux paralympiques d'été,
14:22même si Milan a commencé cette première appropriation par les Français.
14:26Il faut accélérer.
14:27Et pourquoi il faut accélérer ?
14:28Parce que 2030, souvenez-vous, les Jeux, ils reviennent chez nous.
14:31Et donc, au-delà de l'enjeu d'avoir des gens
14:34qui vont regarder derrière leur télé ces Jeux paralympiques,
14:38on a aussi un enjeu de billetterie,
14:40tout comme on avait sur Paris 2024.
14:41Et donc, on a un besoin,
14:44au travers de la médiatisation de la discipline,
14:46au travers du lien qu'on va créer
14:48avec nos athlètes paralympiques d'hiver,
14:50de donner envie aux Françaises et aux Français
14:52de venir dans les enceintes sportives.
14:55Parce que des Jeux paralympiques,
14:56ils seront réussis si nos athlètes français y performent,
14:59mais ils seront aussi réussis si on arrive,
15:01à l'instar de Paris 2024,
15:03à avoir des enceintes qui sont pleines.
15:06Donc, c'est vraiment, nous, notre enjeu, effectivement,
15:09pour ces Jeux de 2028 et 2030.
15:12Mais moi, cher Laurent, j'ai envie de vous dire,
15:14cet enjeu, on ne doit pas le réussir tout seul.
15:16Enfin, on a aussi envie d'avoir des partenaires à nos côtés.
15:19Et je crois que ce partenariat,
15:22l'Arcom, il l'a embrassé il y a maintenant quelques années.
15:25Donc, voilà, est-ce que vous pouvez peut-être
15:26un petit peu nous parler de vous, ce que vous faites ?
15:29Comment vous engagez les acteurs du champ audiovisuel,
15:32finalement, dans cette meilleure médiatisation
15:34du parasport et des Jeux paralympiques ?
15:38Alors, c'est vrai que c'est un très gros défi
15:41et que, pour l'Arcom, c'est vraiment un sujet extrêmement important.
15:45L'Arcom a en charge de veiller à ce que les médias
15:50soient représentatifs de la diversité de la société française.
15:54Donc, pour ça, on a un outil qui est le baromètre de la diversité
15:59qui nous permet de mesurer quelle est la représentation
16:02pour un spectateur moyen qui est devant son écran
16:06de différents types de populations.
16:08Et ça concerne aussi bien le sexe, les âges
16:11et évidemment la représentation du handicap.
16:14Et ça, pour nous, c'est très important.
16:16Et dans cette question du handicap,
16:18on a bien compris, et des femmes aussi d'ailleurs,
16:20on a bien compris que le sport,
16:22c'était vraiment quelque chose de très, très important.
16:24Justement, parce que ça englobe plein de choses.
16:27Ça englobe l'identification, ça englobe la pratique amateur.
16:30Enfin, c'est tout ce qu'on veut essayer de pousser
16:32pour que la société française soit intéressée et multiple.
16:40Mais les chaînes ont une totale liberté éditoriale.
16:44Ça n'est pas l'Arcom qui décide quels sont les programmes
16:47qui sont mis sur les antennes.
16:48Et heureusement, et croyez-moi, on ne le demande pas.
16:51Donc, dans les conventions, il n'y a pas d'obligation
16:54sauf à la marge pour France Télé,
16:57qui va largement au-delà d'ailleurs,
16:59et pour la chaîne L'Équipe, pour les raisons qu'on imagine,
17:02d'avoir quand même une représentation dédiée au parasport.
17:06Pour les autres, c'est liberté totale.
17:07Donc, pour nous, c'est incitatif
17:12que d'aller les voir et de leur dire
17:14c'est très important le parasport.
17:16Ils en sont convaincus,
17:17mais ils ont tellement d'objectifs à respecter
17:19qu'il faut essayer de le remettre sur le devant de la scène
17:22pour être encore plus dans le présent.
17:27Justement, il y a l'événement Jouons Ensemble, par exemple.
17:30C'est depuis 2021.
17:32Donc, une semaine par an,
17:34on dit aux chaînes,
17:36c'est le moment de...
17:39C'est toujours le moment, évidemment, toute l'année.
17:41Mais là, il y a un moment spécial
17:43où on va valoriser les parasportifs,
17:46on va valoriser le parasport,
17:48on va parler du parasport,
17:49on va re-raconter les disciplines,
17:51on va remettre en avant les athlètes et les événements.
17:55Et vraiment, les médias jouent le jeu.
17:56Pendant une semaine, on en parle beaucoup.
17:58C'est aussi un moment où on les rencontre
18:00et on remet sur le devant de la scène
18:02les difficultés, les projets, les objectifs.
18:05Et c'est vraiment comme ça qu'on essaye d'avancer.
18:08Et on a vraiment besoin de travailler ensemble,
18:11justement, à ce que ces objectifs
18:14pour les différents acteurs soient mis en avant.
18:17Jouons ensemble une semaine par an.
18:19Et après, qu'est-ce qu'on fait les 51 autres semaines ?
18:22C'est vraiment ce qu'on doit discuter ensemble.
18:25C'est évidemment donc le sport.
18:29C'est aussi du coup,
18:31même si je fais un pas de côté là,
18:32en disant ça, la vision du handicap.
18:35qui est très, très importante pour nous
18:38dans son espace médiatique.
18:42Moi, j'ai vraiment vécu les Jeux Paris 2024
18:45comme une révélation.
18:46Je le dis très franchement.
18:48Je suis allée assister aux événements
18:52et j'ai eu l'impression
18:54que vraiment, le regard sur le handicap
18:56avait à ce moment-là un peu changé.
18:58Est-ce que c'est aussi votre impression
19:00et est-ce que ça tient dans la durée ?
19:03Oui, oui.
19:04Indédiablement, ça tient dans la durée.
19:06Après, attention, je pense qu'on ne peut pas résumer
19:08l'évolution du regard
19:10à la tenue des Jeux paralympiques de 2024.
19:12Ça serait magnifique.
19:14Mais il faut quand même être réaliste
19:16qu'on est aussi dans une évolution sociétale
19:18plus globale
19:19et qui dépasse l'enjeu du sport.
19:22Mais indédiablement,
19:23Paris 2024 a été un catalyseur en ce sens.
19:26Peut-être sur trois grands pliés,
19:28trois grands sujets,
19:29selon ma vision.
19:30Le premier, c'est l'évolution déjà
19:32et on en parle depuis tout à l'heure
19:34de tout le champ audiovisuel.
19:35Enfin, sincèrement,
19:36je crois qu'il y a eu une volonté d'engagement
19:38beaucoup plus fort.
19:39Il y a eu aussi une prise de maturité
19:41des rédactions
19:42à la fois dans la sensibilisation
19:46qu'on peut avoir d'un journaliste
19:47à aller sur le champ du parasport,
19:50à bien en parler,
19:50mais aussi, et ça c'est essentiel,
19:52à la place désormais que l'on fait aussi
19:54aux personnes en situation de handicap
19:56dans les rédactions.
19:57Et nous, ce qu'on a beaucoup vu aussi évoluer
20:00dans le cadre de Paris 2024,
20:01et peut-être que c'est aussi un modèle
20:03qu'on devrait reproduire pour 2028 et 2030,
20:06c'est la place que l'on donne aux consultants.
20:09Moi, je suis consultant parasport,
20:11enfin pas moi en tant que tel,
20:12vous comprenez que je parle de façon généraliste,
20:14mais j'ai mon expertise.
20:16Je l'ai été, effectivement.
20:17Ça a été une très belle expérience, par ailleurs.
20:20Mais je pense que cette place,
20:21elle est essentielle parce qu'on a le vécu,
20:24on a le recul,
20:25on a l'explication,
20:26on a l'expertise.
20:27Donc, on peut avoir ce binôme très intéressant,
20:29journaliste et consultant en situation de handicap.
20:32Et je pense qu'il y a aussi un enjeu
20:34à faire évoluer l'accès au journalisme
20:37des personnes en situation de handicap.
20:38Et ça, je pense que ça donne aussi
20:40une justesse sémantique,
20:42ça donne une approche un petit peu nouvelle.
20:44Et donc, moi, j'encourage vraiment
20:45à ce qu'on continue dans cette voie-là.
20:47Deuxième transformation du regard,
20:49c'est le regard que porte la société
20:51sur la situation de handicap.
20:53Et j'ai envie de vous dire,
20:54c'est quasiment nous, en tant que représentants
20:56du comité paralympique international,
20:58une des missions qui nous ont conféré.
21:00En fait, le but, c'est que les Jeux
21:02dépassent les Jeux,
21:03qu'en fait, les Jeux aient un véritable impact sociétal,
21:06à la fois sur la transformation
21:08du bâti de notre société en tant que telle,
21:11mais aussi sur la transformation du regard
21:13que l'on peut porter sur une personne
21:14en situation de handicap au sein d'une société.
21:17Et en ce sens, il y a une étude
21:19qui a été menée par le comité paralympique international,
21:21je crois, un an derrière les Jeux de Paris 2024,
21:24dans 11 pays, pour monitorer l'impact de ces Jeux
21:27sur la perception du handicap.
21:30Et on se rend compte que plus de 80%
21:32des personnes interrogées,
21:34après les Jeux de Paris 2024,
21:35parce qu'ils ont regardé les Jeux,
21:37se sentent plus à l'aise
21:38avec la situation de handicap.
21:40Donc déjà, c'est que quand on donne à connaître,
21:42quand on donne à voir,
21:43notamment au travers du sport,
21:45on se rend compte qu'on laisse des a priori,
21:47on lève des appréhensions
21:48et on rend les gens plus à l'aise
21:51dans la rencontre d'une personne
21:53en situation de handicap.
21:54Ça, c'est le premier point.
21:55Deuxième point intéressant de cette étude-là,
21:57c'est qu'on se rend compte que
21:59par le biais sportif,
22:01par le biais de la performance,
22:03les personnes interrogées voient
22:04les personnes en situation de handicap
22:06comme des personnes plus capables d'eux,
22:08comme des personnes qui ont des capacités
22:11et comme des personnes qui ont des compétences.
22:13Et ça, j'ai envie de vous dire,
22:14dans notre société,
22:16dans la société française,
22:17c'est absolument essentiel.
22:18Pourquoi ?
22:19Parce qu'on voit toujours le handicap
22:20comme quelque chose qui est un moins,
22:22comme le fait qu'on a perdu quelque chose,
22:25mais jamais comme une capacité d'adaptation
22:28dont vous êtes doté
22:29et qui vous donne,
22:30alors pas forcément une force supérieure,
22:32sinon on revient sur les réuifications,
22:34mais en tout cas,
22:35qui vous donne une vision de la vie
22:36et une approche différente
22:38et donc qui peut nourrir
22:40la performance d'un collectif.
22:41Et plus on va se nourrir
22:43de cette dynamique-là,
22:44plus on va renforcer
22:45ce regard positif
22:46et meilleure sera l'inclusion,
22:48notamment dans le milieu professionnel.
22:52Et ça, c'est un enjeu
22:53pour les personnes
22:53en situation de handicap.
22:55Dernier pilule de la transformation du regard,
22:57c'est vis-à-vis des personnes
22:59en situation de handicap elles-mêmes.
23:01Je pense que c'est important
23:02que ces personnes,
23:02elles aient conscience d'elles-mêmes,
23:05qu'elles aient confiance en elles,
23:06qu'elles sentent que l'objet sportif aussi
23:09leur est ouvert.
23:10Et je pense que c'est tout le message
23:12qui est passé au travers des Jeux de Paris 2024.
23:15Nous, on l'a ressenti,
23:16dans le taux de pratique sportive
23:18des personnes en situation de handicap,
23:20il y a eu un engagement
23:20beaucoup plus fort
23:21dans la pratique sportive.
23:23et ça, c'est des effets
23:26particulièrement positifs.
23:27Donc, moi, je dirais que oui,
23:29indéniablement,
23:29il y a une transformation du regard,
23:31mais ça nous démontre aussi
23:33qu'il faut qu'on la continue,
23:35cette médiatisation.
23:35Il faut qu'on continue
23:36à parler des Jeux paralympiques,
23:38à parler du parasport
23:39de façon quotidienne.
23:41Et ce que nous renvoie peut-être
23:43parfois certaines rédactions,
23:45c'est le niveau d'adaptation
23:47que ça leur demande,
23:48le coût financier aussi
23:49que ça peut représenter
23:51de traiter le parasport.
23:53Est-ce que vous,
23:54côté Arcom,
23:56il y a des dispositifs
23:57d'accompagnement financier ?
23:58Qu'est-ce que vous diriez
23:59à une rédaction
24:01qui a des questionnements,
24:02des inquiétudes
24:03sur le financement
24:04que cela requiert
24:05de parler des Jeux paralympiques
24:07ou du parasport ?
24:09Alors, on en a largement conscience
24:11puisque c'est mis en avant
24:12effectivement beaucoup
24:14par les éditeurs.
24:17Il y a quand même
24:18un certain nombre
24:18de dispositifs de financement
24:20qui existent.
24:23notamment, on va citer un que je pense
24:25que vous connaissez très bien,
24:27celui de l'Agence nationale du sport
24:28qui existe depuis 2014
24:30et qui porte les projets audiovisuels
24:34et qui a mis dans son plan d'action
24:35tout particulièrement les projets
24:37qui sont en lien avec le parasport
24:42et le sport féminin.
24:43Donc, ça veut dire concrètement
24:44qu'une fédération ou un club
24:45qui a envie de porter un projet
24:47qui va permettre de mettre en avant
24:50une discipline du parasport
24:51ou un événement dans son club
24:54sur une production audiovisuelle,
24:56enfin, en lien avec l'audiovisuel,
24:57va pouvoir s'adresser
25:00à ce fonds de soutien
25:01et être aidé.
25:03Et c'est effectivement
25:04absolument fondamental.
25:05Et on mettra sur le site de l'ARCOM
25:07les différentes possibilités d'aide
25:10qu'on a repérées
25:11et qui peuvent être en la matière
25:12parce que, vous avez raison,
25:14il y a une question de financement.
25:17et une fois qu'on lance les choses,
25:19qu'il y a des projets qui sont lancés,
25:21ça change tout, ça change le regard
25:23sur la pratique, y compris amateurs.
25:25Je crois qu'on est tous
25:26très, très sensibles à ça.
25:29Et on a vu, par exemple,
25:32il y a quand même une discipline
25:33qui a émergé en parasport
25:35de manière assez éblouissante,
25:38c'est le cécifoot.
25:40L'Euro 2026, pour le coup,
25:42on est sortis des Jeux olympiques
25:44et paralympiques.
25:45On retrouve ça.
25:46Parce que pendant les Jeux paralympiques,
25:47on l'a vu.
25:48C'est cifoot, discipline reine.
25:50Et puis, Euro 2026,
25:51on le retrouve.
25:53Donc, on se dit,
25:54là, pour le coup,
25:56il y a un vrai succès.
25:59Est-ce que vous avez une explication
26:00sur pourquoi ce succès ?
26:02Et est-ce que cette recette,
26:05peut-être,
26:05peut servir à d'autres parasports
26:08et du coup,
26:09conduire à des projets audiovisuels
26:11un peu moteurs ?
26:13Moi, j'en suis convaincue.
26:14Pour nous,
26:14je crois que l'Euro de Cessifoot
26:16qui s'est déroulé cet été
26:17est un cas d'école.
26:18Déjà, ça nous démontre quoi ?
26:20Ça nous démontre que,
26:21dès l'instant que vous avez mis
26:22les bons ingrédients,
26:23et c'est marrant
26:24ce qu'on utilise la même sémantique,
26:25vous parlez de recettes,
26:26moi, je parle d'ingrédients.
26:27Donc, on est totalement raccord.
26:29Mais dès l'instant
26:29qu'on met les bons ingrédients,
26:31en fait,
26:32le sport paralympique
26:33est tout autant un produit d'appel
26:35que le sport olympique.
26:36Donc, dès l'instant
26:37qu'on arrive à ajouter
26:40quelques points comme ça,
26:42des points forts,
26:43les gens ne font pas de différence
26:44entre le sport olympique
26:45et le sport paralympique.
26:46Ils le consomment
26:47de la même façon.
26:48Les ingrédients du succès,
26:50pour nous, c'est quoi ?
26:51Pour moi, il y en a trois.
26:52Le premier,
26:53et je pense qu'il ne faut pas
26:56minorer l'impact de ça,
26:57c'est que cet Euro de Cessifoot,
26:58il s'est tenu en France.
27:00Et on sait très bien
27:00qu'un championnat
27:01qui se déroule
27:01dans notre pays,
27:03ça a un effet porteur,
27:04ça a un effet moteur,
27:05c'est aussi plus simple
27:07pour les médias
27:07d'y accéder, etc.
27:09Donc, déjà,
27:10c'est donner vraiment
27:12des coups de projecteur
27:13sur tous les championnats,
27:15tous les coupes du monde,
27:16toutes les compétitions
27:18qui se déroulent
27:18de façon régulière en France.
27:21Deuxième ingrédient
27:22de ce succès
27:22de l'Euro de Cessifoot,
27:23c'est une équipe qui gagne.
27:25À un moment donné,
27:26on aime aussi raconter
27:27des performances
27:28quand elles se passent bien.
27:29Ce n'est pas la réalité
27:30de tous les sports.
27:32Mais je pense que
27:33ce qui a été porteur,
27:34c'est que très rapidement,
27:35effectivement,
27:36cette équipe,
27:36elle est en réussite.
27:38En plus,
27:39elle est tenante
27:40du titre paralympique,
27:42donc on a envie de la foire,
27:43on a envie de savoir
27:43si elle va concrétiser
27:45deux ans derrière les Jeux.
27:46Donc, indéniablement,
27:47on ne peut pas couper
27:50la réussite des équipes
27:51de France
27:51et donc, indirectement,
27:53les moyens aussi
27:54qu'on donne
27:54à ces athlètes
27:55de réussir
27:56du fait que cette discipline,
27:57elle doit être médiatisée.
27:58Donc, nous,
27:59il faut vraiment,
28:00en tant qu'institution,
28:02qu'on continue
28:02à accompagner
28:03cette émergence
28:04de la performance
28:06parasportive
28:06dans de nombreuses disciplines
28:07parce qu'on sait
28:08que c'est un des ingrédients
28:09pour faire en sorte
28:10qu'elle soit diffusée.
28:12Et c'est pour ça
28:12que, malheureusement,
28:13on diffuse peut-être
28:14un petit peu moins
28:15du basket
28:17parce qu'on n'a pas
28:18d'équipe de France
28:18qui, aujourd'hui,
28:20ont des résultats
28:21aussi probants
28:21que l'équipe de France
28:22de ses six foot.
28:23Dernier ingrédient,
28:25c'est le protagoniste,
28:27le rôle modèle,
28:28l'aspérité de l'équipe
28:29qu'on a envie de suivre
28:30parce qu'on adore
28:31sa personnalité,
28:32parce que c'est quelqu'un
28:33qui, tant sur le terrain
28:34en dehors,
28:35est extraordinaire.
28:36Je vois très bien.
28:37Voilà, je crois
28:38qu'on voit la même personne.
28:39Et là, apparaît Frédéric.
28:41Frédéric Villeroux,
28:44c'est le but gagnant
28:45de la finale de Paris 2024.
28:47C'est cette entrée
28:48à l'Euro de ses six foot
28:51magistrale
28:51contre l'équipe d'Angleterre.
28:53Et en fait,
28:54on a une histoire
28:54à raconter.
28:55On a un parcours de vie
28:56à suivre.
28:57On a une personnalité
28:59attachante.
28:59Et pas parce qu'elle est
29:00en situation de handicap,
29:01mais parce qu'on l'aime.
29:02On aime ce qui dégage
29:03sur le terrain,
29:04mais on aime ce qui dégage
29:05en dehors.
29:06Et on voit bien
29:07que bon nombre
29:08de disciplines
29:08ont émergé
29:10parce qu'il y a eu
29:11cette tête d'affiche.
29:12Pourquoi on parle
29:13autant du biathlon ?
29:14Parce qu'à un moment donné,
29:15il y a eu Martin Fourcade.
29:17Voilà, donc on a besoin
29:18de ces figures
29:19qui émergent.
29:20Et dans le parasport,
29:21c'est exactement
29:21la même chose.
29:22Donc, bien évidemment,
29:23que c'est transposable
29:24à d'autres disciplines sportives
29:26et charge à nous
29:27effectivement d'organiser
29:28des compétitions en France.
29:30Charge à nous
29:30d'accompagner ce modèle
29:32de haute performance
29:33et charge à nous
29:34de donner à connaître
29:35aux médias
29:36les bons champions
29:37à connaître
29:38et à suivre.
29:38Et n'attendons pas
29:39qu'ils soient champions
29:40paralympiques
29:40pour les découvrir.
29:42Aurélie Aubert,
29:42ça aurait été tellement bien
29:43qu'on la découvre
29:44avant les Jeux de Paris 2024.
29:45Voilà, donc ça,
29:46c'est aussi tout un travail
29:47de proximité
29:48qu'on doit travailler
29:50avec les médias.
29:51Moi, ça m'interpelle
29:52peut-être sur un sujet
29:53où depuis tout à l'heure,
29:54effectivement,
29:56et je voudrais savoir
29:57à quel point mon regard,
29:58il est peut-être
29:58trop utopiste.
29:59C'est que moi,
30:00je vois à quel point,
30:02à l'échelle de ma petite vie
30:03personnelle dans le parasport,
30:04on a de plus en plus
30:05d'expositions.
30:06Voilà, on voit de plus en plus,
30:08je trouve, le parasport,
30:09on en parle de plus en plus
30:10régulièrement.
30:11mais aujourd'hui,
30:12en 2026,
30:14quelle est la proportion
30:15de représentation
30:16du handicap
30:17dans le champ audiovisuel ?
30:19Est-ce que ça a progressé ?
30:20Est-ce que véritablement,
30:22et on le rappelle,
30:23les personnes sans handicap,
30:24c'est 15% de la population française
30:26et de la population mondiale ?
30:27Est-ce que finalement,
30:28on est à la hauteur
30:29de cette représentativité
30:30dans le champ audiovisuel ?
30:33Bon, là,
30:33le sujet est un peu plus difficile.
30:38C'est un peu compliqué.
30:39Les chiffres sont bas.
30:41On ne va pas se le cacher.
30:42Il ne décolle pas beaucoup.
30:45Il faut tenir compte,
30:47évidemment,
30:48de la particularité
30:49de la mesure du handicap.
30:50Parce que notre mesure
30:51de la représentation,
30:53c'est en fait
30:54de se mettre à la place
30:55du téléspectateur
30:56et d'écrire ce qu'on voit.
30:58Donc, ça veut dire
30:58qu'on passera à côté
30:59de tous les handicaps invisibles
31:01et on passera à côté
31:03dans les chiffres
31:03des personnes
31:04qui ont un handicap
31:05mais qui n'ont pas envie
31:06de le montrer à l'antenne.
31:08Et heureusement
31:08qu'il y a un certain nombre
31:09de personnes ayant un handicap
31:10qui sont à l'antenne
31:12pour tout à fait autre chose.
31:13Et donc,
31:14voilà,
31:15ce n'est pas visible
31:16parce que ça n'a aucun intérêt
31:17et que ça n'est pas
31:19directement le sujet.
31:21Donc, le chiffre,
31:22évidemment,
31:22il est sous-estimé.
31:23Mais il est quand même
31:24très très bas.
31:25Et surtout,
31:27malgré les efforts
31:28des chaînes
31:29pour essayer
31:30de promouvoir
31:31des émissions,
31:32pour essayer
31:33d'avoir
31:35une amélioration
31:37de ce chiffre-là,
31:39on ne sait pas pourquoi
31:39on n'arrive pas tellement
31:41à le faire augmenter.
31:42Alors,
31:42on a quand même
31:43de plus en plus
31:44quand même
31:45des séries
31:46cultes
31:48qui donnent
31:48une image
31:49du handicap
31:50qui est plus du tout
31:51celle que vous décriviez
31:52sur juste quelque chose
31:54en moins.
31:55on a un certain
31:56nombre d'émissions
31:57qui sont animées
31:59par des personnes
32:00ayant un handicap
32:00et qui le disent
32:02parce qu'elles ont
32:03envie de le dire.
32:04Donc, on voit bien
32:05quand même
32:05que les médias
32:06font des efforts
32:06et que le regard
32:07peut changer.
32:08Maintenant,
32:08je vous rejoins
32:09sur ce que vous disiez
32:10tout à l'heure.
32:11Il y a ce qu'on peut
32:12impulser
32:13avec les chiffres,
32:16le nemenchème
32:17qu'on met
32:17sur le devant
32:18de la scène
32:18au moment où
32:19on sort le baromètre,
32:20la volonté des médias.
32:21Mais en fait,
32:22il faut que dans les équipes
32:23et notamment
32:24dans les équipes
32:26éditoriales,
32:27il y ait des personnes
32:28qui le portent
32:30naturellement.
32:31Et donc,
32:31plus on va avoir
32:32de la diversité
32:33dans les équipes
32:34de rédaction
32:34et plus,
32:35et ça,
32:36c'est scientifiquement
32:37prouvé,
32:37on va avoir
32:38la même chose,
32:39la diversité
32:40qui va aussi
32:41se reproduire
32:42dans les émissions,
32:43aussi bien les séries,
32:44les divertissements
32:45que les émissions
32:46d'information.
32:47Donc,
32:48ça,
32:48c'est vraiment
32:49quelque chose
32:49de très important
32:50et on y pousse
32:52beaucoup
32:52et on espère
32:53que ça aussi,
32:54ça va progresser.
32:55Mais vous le disiez,
32:56on sent quand même
32:57que ça bouge
32:58de ce côté-là
33:00et on l'a vu
33:01à l'occasion des Jeux.
33:03Moi,
33:03j'ai peut-être
33:04envie d'aller
33:05un petit peu plus loin
33:05et de vous relancer
33:06de façon complémentaire.
33:08On a parlé
33:09beaucoup,
33:10effectivement,
33:11du rôle
33:12que jouent
33:12les médias,
33:13de la place
33:14que doivent avoir
33:14les personnes
33:15sans handicap
33:15au sein des médias.
33:17Mais c'est aussi
33:18l'engagement
33:18du grand public
33:19en situation
33:20de handicap.
33:21Comment,
33:21eux,
33:22on les engage
33:22pour qu'ils soient
33:23derrière la télé,
33:24pour qu'ils suivent
33:25les programmes ?
33:27On sait qu'il y a aussi
33:28des besoins spécifiques
33:29selon les typologies
33:30de handicap.
33:31Quand on a
33:31un handicap cognitif,
33:33quand on a
33:33un handicap sensoriel,
33:34on n'accède pas
33:35à l'information
33:36de façon identique
33:38qu'une personne
33:39qui n'est pas porteuse
33:40d'une situation
33:40de handicap.
33:40est-ce que
33:41sur ce champ-là,
33:43c'est-à-dire
33:43l'engagement
33:44du public
33:45à besoin particulier,
33:46est-ce qu'il y a
33:47un véritable engagement
33:48des diffuseurs ?
33:49Est-ce que vous,
33:50l'ARCOM,
33:50vous aidez un petit peu
33:51sur ce sujet-là ?
33:52Est-ce qu'on a progressé
33:53sur les dispositifs
33:54d'accessibilité
33:55à l'information
33:56côté audiovisuel ?
33:58Alors ça,
33:59c'est à la fois
34:00un peu plus facile.
34:02Évidemment,
34:03ça reste difficile.
34:04C'est plus facile
34:04parce que pour le coup,
34:06les éditeurs,
34:06les médias traditionnels,
34:08que ce soit les télévisions
34:09ou les radios,
34:10ont des engagements,
34:12donc des obligations
34:13en termes d'accessibilité.
34:15Donc ça,
34:16non seulement
34:17ça les oblige
34:19à avoir
34:19un certain nombre
34:20de dispositifs
34:21en la matière,
34:21mais ça nous permet
34:22à nous
34:22de le contrôler
34:24et on le contrôle
34:26quantitativement
34:26parce qu'il y a
34:27des obligations chiffrées
34:28et qualitativement
34:29parce que les éditeurs
34:30signent une charte
34:32avec nous
34:32sous le contrôle
34:34d'un certain nombre
34:34d'associations d'usagers
34:35pour que cette qualité
34:37soit à la hauteur
34:39des enjeux.
34:40Ça marche très bien
34:41pour le sous-titrage
34:43parce que c'est ancien
34:45et surtout,
34:45il faut le dire,
34:46parce qu'il y a
34:47de plus en plus
34:47d'automatisation
34:48et par conséquent,
34:50c'est beaucoup plus simple
34:51de mettre un sous-titrage
34:52et là-dessus,
34:53on a vraiment augmenté
34:54en volume
34:55de manière très manifeste
34:57sans atteindre,
34:58me semble-t-il,
35:00la qualité.
35:01C'est plus difficile
35:02sur les dispositifs
35:03qui sont plus coûteux
35:04parce qu'ils font appel
35:05à l'humain
35:07et que cet humain
35:08est indispensable
35:09pour assurer
35:09la qualité du dispositif.
35:11Je pense évidemment
35:12à l'audiodescription.
35:14Je pense aussi
35:15à la langue des signes
35:16parce qu'il faut savoir
35:17que dans les conventions,
35:19ce qui est obligatoire
35:20pour les éditeurs,
35:22c'est de mettre en place
35:23un dispositif
35:24pour les personnes
35:24qui sont malintendantes
35:26et qu'ils ont le choix
35:27du dispositif.
35:28Donc évidemment,
35:29on va aller plus
35:29sur le sous-titrage
35:30que sur la langue des signes
35:32alors que ça peut être
35:35quand même une difficulté
35:36notamment pour les plus jeunes
35:39de passer uniquement
35:40par le sous-titrage
35:41et on pousse beaucoup
35:42par exemple
35:43pour que les cérémonies
35:43d'ouverture des jeux
35:44soient accessibles
35:47par la langue des signes.
35:48Donc sur ces dispositifs-là,
35:49c'est plus coûteux
35:50mais la bonne nouvelle,
35:52c'est que les engagements
35:54augmentent pour les éditeurs
35:56et que non seulement
35:56ils les tiennent
35:57mais souvent
35:59ils les dépassent
36:00par eux-mêmes.
36:01Et puis,
36:02l'autre bonne nouvelle,
36:03c'est que les éditeurs
36:04sont eux-mêmes souvent
36:05des initiateurs
36:07de nouveaux dispositifs
36:09et on l'a vu
36:10pour ce dispositif
36:12absolument exceptionnel
36:13qui est devenu
36:14l'oralisation
36:14des événements sportifs.
36:16Au jeu paralympique,
36:17on avait 7 heures par jour
36:18d'oralisation
36:20des événements sportifs
36:21c'est-à-dire
36:21de récits en direct
36:22de ce qui se passait
36:23sur le terrain
36:24ce qui est quand même
36:25assez formidable
36:26et on a des tout petits clubs
36:28qui viennent nous présenter
36:29à l'ARCOM,
36:30des initiatives
36:31qui sont à leur mesure
36:33mais qui changent aussi
36:34la vie du spectateur.
36:36Par exemple,
36:38venir sur un terrain
36:40pour des personnes malvoyantes
36:42et avoir en direct
36:43par les écouteurs
36:44le récit
36:45de ce qui se passe
36:45sur le terrain.
36:46Donc,
36:46le double aspect
36:48qui permet
36:49de vivre l'événement
36:50en direct.
36:50Donc,
36:51pour ça,
36:52moi je suis
36:52extrêmement positive
36:55parce que
36:57les dispositifs
36:58s'améliorent
37:00et les éditeurs
37:01sont très volontaires
37:02à créer
37:03et à initier
37:03de nouvelles choses.
37:06Mais ça,
37:07c'est ce qu'on voit
37:07quand on est
37:09devant son poste
37:10de télévision
37:11un petit peu
37:11quand on arrive
37:12à se déplacer
37:12sur un terrain
37:13mais sur l'accessibilité
37:15il y a évidemment
37:15tout le reste
37:16c'est-à-dire
37:17l'accessibilité physique
37:20et ça,
37:20c'est un autre enjeu
37:22peut-être encore
37:24plus complexe.
37:25Est-ce que vous pensez
37:26vous que là-dessus
37:27aussi ça s'améliore
37:29et il y a
37:31des nouvelles
37:33possibilités
37:34d'action ?
37:35Alors,
37:36oui,
37:36je pense que sur l'enjeu
37:37de l'accessibilité
37:37c'est quelque chose
37:38qui est de plus en plus
37:39à appréhender.
37:41Après,
37:42je crois qu'il nous faudrait
37:43trois heures de podcast
37:43pour vraiment faire
37:44un bilan de la situation.
37:46Donc,
37:46mon propos va être réducteur
37:47parce qu'on a quand même
37:48des timings à tenir
37:49mais peut-être déjà évoqué
37:50cette notion
37:51de l'accessibilité universelle.
37:53Ça,
37:53c'est quelque chose
37:54qui a beaucoup tenu à cœur
37:57en tout cas
37:58qui a été porté
37:59en tant qu'ambition
37:59dans le projet
38:00de Paris 2024
38:01parce qu'une accessibilité
38:03elle doit s'adresser
38:04à toutes les formes
38:05de handicap
38:05et ça,
38:06c'est essentiel
38:07et à un moment donné
38:08il y a effectivement
38:08la question du handicap moteur
38:10mais il y a aussi
38:11la question du handicap physique
38:12il y a aussi la question
38:13du handicap sensoriel
38:15cognitif
38:16et l'accessibilité
38:17en fait c'est
38:20faciliter la vie
38:21de toutes ces personnes-là.
38:22Donc,
38:22si je veux être un petit peu
38:23réductrice dans mon propos
38:25et pour rebondir
38:26sur ce que vous disiez
38:27juste avant
38:29au sein de Paris 2024
38:30il y avait une volonté
38:31d'améliorer
38:32l'expérientiel
38:33de l'événement sportif.
38:35Voilà,
38:35comment quand moi
38:36je suis spectateur
38:36en situation de handicap
38:38je peux bien vivre
38:39l'événement sportif ?
38:40Et bien la première des choses
38:41c'est ce que vous disiez
38:42tout à l'heure
38:42déjà c'est d'être en capacité
38:44de me rendre
38:44à cet événement-là
38:45de pouvoir accéder
38:47au stade
38:48au lieu de pratique
38:50et donc ça nécessite
38:51d'avoir un dispositif
38:52de mobilité
38:53un dispositif de transport
38:54qui est adapté
38:55à mes besoins.
38:56Donc sur ça
38:56il y a eu effectivement
38:57beaucoup de choses
38:59qui ont été faites
39:00par Paris 2024
39:01sur les bus
39:03sur une flotte
39:04de transports dédiés
39:05sur l'accessibilité
39:06des taxis.
39:07Alors oui
39:07on n'a pas totalement
39:09révolutionné le métro historique
39:10on ne l'a malheureusement
39:11pas beaucoup bougé
39:12mais il y a quand même
39:13des choses ad hoc
39:14qui ont bougé
39:15encore une fois
39:16sur les mille taxis accessibles
39:17sur les navettes dédiées
39:19et ça c'est des bons réflexes
39:21et si ça a été possible
39:22sur le temps des jeux
39:23par une municipalité
39:24comme la ville de Paris
39:26ça veut dire
39:26que c'est transposable
39:27dans d'autres pays
39:29et dans d'autres villes
39:30pardon
39:30de notre pays
39:31et qu'il faut utiliser
39:33ces bonnes pratiques.
39:35Après il y a un enjeu
39:37de une fois que je suis
39:38sur le stade
39:38comment je peux avoir accès
39:40à tout l'expérientiel
39:42c'est-à-dire que
39:42je ne fais pas simplement
39:44sur mon siège
39:45et puis je regarde
39:46non c'est
39:47il faut que je puisse accéder
39:48à la restauration
39:49il faut que je puisse accéder
39:50aux toilettes
39:50et puis il faut que je puisse
39:51accéder à l'émotion
39:53du temps sportif
39:54et là encore une fois
39:55on a vu que
39:56grâce à Paris 2024
39:57il y a des innovations
39:59qui ont été permises
40:00vous expliquez tout à l'heure
40:01la question
40:02de la description en direct
40:04bah oui
40:05quand je suis malvoyant
40:06non voyant
40:06le fait qu'on me raconte
40:08ce qui est en train
40:08de se passer sur le terrain
40:09c'est extraordinaire
40:10on a vu aussi
40:11des tablettes tactiles
40:12apparaître
40:13et qui permettent
40:14à des personnes aveugles
40:15de pouvoir toucher
40:17et suivre en fait
40:18le positionnement
40:18des joueurs sur le terrain
40:20il y a tout l'enjeu aussi
40:21du handicap cognitif
40:22se repérer
40:24ne pas avoir de rupture
40:25de signalétique
40:25c'est essentiel
40:26quand vous avez
40:27un handicap cognitif
40:29et ça
40:29ça nécessite
40:30un haut niveau d'exigence
40:31et Paris 2024
40:33et toutes les parties
40:34prenantes engagées
40:35ont eu
40:36ce nouveau niveau
40:37d'exigence
40:37et ce que nous
40:38on a souhaité
40:38en tant que comité paralympique
40:40c'est que
40:41tous ces efforts
40:42tous ces engagements
40:43qui avaient été faits
40:44par les parties prenantes
40:45de Paris 2024
40:46ne tombent pas
40:47aux oubliettes
40:47et donc on en a fait
40:48un guide
40:49de recueil
40:50comme ça
40:50des bonnes pratiques
40:51qui est vraiment
40:52un guide opérationnel
40:53stratégique
40:54qui peut être utilisé
40:56par tous les organisateurs
40:57d'événements
40:58pour délivrer
40:59finalement
41:00une organisation
41:01de l'événement
41:02le plus adapté
41:03aux spectateurs
41:04en situation
41:05de handicap
41:05puis après
41:06il y a l'enjeu
41:06effectivement
41:07de l'accessibilité
41:08universelle
41:09de nos villes
41:10et nous
41:11on va beaucoup
41:12travailler sur la question
41:13de l'accessibilité universelle
41:14ça nous dépasse tous
41:15des équipements sportifs
41:16à un moment donné
41:17en fait
41:17l'erreur
41:18qu'on fait encore
41:19aujourd'hui en France
41:20c'est
41:21de penser
41:21les équipements
41:22leur construction
41:24leur rénovation
41:25uniquement
41:25par la norme
41:26et nous
41:27on aura de cesse
41:27de le répéter
41:28la norme
41:29est une chose
41:30l'usage
41:31en est une autre
41:32et c'est important
41:33quand on conçoit
41:34quand on pense
41:35un bâtiment
41:36que ce soit
41:37la construction
41:37que ce soit
41:38la rénovation
41:38de se tourner
41:40vers des experts
41:41d'usage
41:41qui vont vous dire
41:43finalement
41:44comment doit être
41:45pensé
41:46le bâtiment
41:47dans son cheminement
41:48dans sa signalétique
41:49pour correspondre
41:50bien aux différents
41:52besoins des personnes
41:53en situation de handicap
41:54et typiquement
41:54désormais
41:55vous voyez
41:56dans certains équipements
41:57sportifs
41:57la réparition
41:58de salles de répit
42:00parce que les salles
42:00de répit
42:01elles sont importantes
42:02pour les personnes
42:03qui sont porteurs
42:04d'une forme
42:06d'autisme
42:06parce que ça va leur
42:08permettre d'aller
42:08se mettre au calme
42:09de ne plus être
42:10en contact
42:12avec l'environnement
42:13ambiant
42:13qui peut être stressant
42:14et derrière
42:15elles se posent
42:16elles se régénèrent
42:17dans ces salles-là
42:18et après
42:19elles peuvent retourner
42:20sur le temps sportif
42:21mais si on ne le pense
42:22pas au début
42:23en fait on n'a pas
42:24le local qui est dédié
42:25alors si on y pense
42:26dès le début
42:27ça ne coûte pas plus cher
42:28et c'est des bons
42:29réflexes à avoir
42:30donc quand on pense
42:32accessibilité universelle
42:33on pense usage
42:34on pense personnes concernées
42:36et surtout
42:36on pense à les embarquer
42:38très tôt
42:39dans le processus
42:40et dans le dispositif
42:41ça c'est absolument
42:42essentiel
42:43après
42:44il y a quelque chose
42:45aussi qui est important
42:46et peut-être que nous
42:47on doit travailler
42:48sur ça
42:48auprès de nos fédérations
42:50c'est que
42:51il y a aussi
42:52une accessibilité
42:52de l'offre de pratique
42:53à avoir
42:54et accéder à l'offre
42:56de pratique
42:56c'est aussi
42:57accéder à l'information
42:58et donc c'est
42:59travailler la question
43:01de l'accessibilité
43:02numérique
43:02moi je sais que
43:04dans le champ sportif
43:05on est très très en retard
43:06sur ce sujet-là
43:07est-ce que vous
43:08de votre côté
43:08il y a des dispositifs
43:10de mise en accessibilité
43:11numérique
43:12où vous en êtes
43:13un petit peu
43:14sur ce sujet-là ?
43:16alors il est venu
43:17plus tardivement
43:18nécessairement
43:19mais on a
43:20des nouveaux textes
43:21qui sont entrés
43:22en vigueur
43:22et notamment
43:23et c'est très important
43:24je crois de le dire
43:25sous l'impulsion européenne
43:26qui impose
43:27des
43:28alors c'est des normes
43:29mais les normes
43:30parfois on en a besoin
43:31en tout cas pour démarrer
43:32le processus
43:33à tous les pays d'Europe
43:34et par exemple
43:36un des points les plus importants
43:37depuis juin 2025
43:39c'est que
43:40pour les éditeurs
43:41de médias audiovisuels
43:42qui sont sur internet
43:43ou sur le téléphone portable
43:45il y a l'obligation
43:46de rendre accessibles
43:47les interfaces
43:48autrement dit
43:49pour un utilisateur
43:50d'avoir la possibilité
43:51de pouvoir choisir
43:52son programme
43:53de manière facile
43:54fluide
43:55et compatible
43:56avec son handicap
43:57c'est pas simple du tout
43:59parce que ça suppose
44:00effectivement
44:00un certain nombre
44:01de mécanismes
44:03qui tiennent compte
44:04des différents handicaps
44:05c'est rentré en vigueur
44:06en juin 2025
44:07c'est les équipements
44:09qui doivent donc
44:10être modifiés
44:10et également
44:11les interfaces
44:12qu'on voit sur internet
44:13du côté
44:14des éditeurs
44:15ils ont préparé
44:16le terrain
44:17et pour la plupart
44:18même s'il y a encore
44:18des petits défauts
44:20que l'Arcom contrôle
44:21ça fonctionne
44:22plutôt bien
44:23les opérateurs aussi
44:24il y a quelques
44:26appareils
44:27qui sont pas
44:27encore aux normes
44:28mais ça c'est vraiment
44:29en train de se mettre
44:30en place
44:31et franchement
44:32je pense que
44:33pour l'utilisateur
44:34ça change un peu
44:35les choses
44:37on va continuer
44:38à être derrière
44:39évidemment
44:41je pense que ça
44:42nous amène
44:42à la question
44:45on arrive à la fin
44:46peut-être
44:46de notre discussion
44:48du coup
44:49des questions
44:49peut-être
44:50plus personnelles
44:51d'une certaine façon
44:52qu'est-ce que
44:53vous attendez
44:54de nos équipes
44:54en 2028
44:56et en 2030
44:58pour que
45:00allez
45:00on puisse espérer
45:02des succès
45:03comme on en a eu
45:04sur ces 4 dernières années
45:05je pense que c'est
45:06de continuer
45:07l'engagement
45:08tout le travail
45:09qui a été
45:11réalisé
45:11de vraiment
45:13être curieux
45:14peut-être que c'est ça
45:15que je vais attendre
45:16c'est une plus grande
45:17curiosité
45:17une plus grande
45:19volonté
45:19d'aller chercher
45:20l'information
45:21parce que cette curiosité
45:24elle va aussi
45:25amener à traiter
45:26peut-être le sujet
45:27de façon différente
45:28avec des angles nouveaux
45:29avec des angles
45:30que nous
45:31institutions du sport
45:32on n'aurait pas imaginé
45:33donc moi j'ai vraiment
45:34envie que
45:35on fasse binôme
45:36qu'on ait de plus en plus
45:38de gens qui se sentent
45:39concernés
45:39qui soient impliqués
45:40et d'aller titiller
45:42ce sentiment
45:43de curiosité
45:44il y a vraiment
45:45un enjeu
45:46à sortir de ce dogmatisme
45:48du handicap visible
45:50ça je pense
45:50qu'il faut vraiment
45:51vraiment qu'on progresse
45:52sur ça
45:52et que
45:54on valorise
45:55toutes les formes
45:55de handicap
45:56et puis je le disais
45:57tout à l'heure
45:58c'est de faire monter
45:59à bord les personnes
45:59concernées
46:00soit sur le rôle
46:01de consultant
46:02soit aussi
46:03en qualité
46:04de journaliste
46:05voilà
46:05moi c'est ce que
46:06je vais attendre
46:07de ces jeux
46:07et puis après
46:08j'ai envie de vous dire
46:09nous aussi
46:10on doit faire
46:10notre part du marché
46:11on doit agir
46:12pour ces jeux
46:13et l'ambition
46:14qu'on a
46:14pour ces jeux
46:15de 2028
46:16elle est grande
46:17on a effectivement
46:18cette ambition
46:19du top 5
46:20on le rappelle
46:21top 8
46:21aux jeux de Paris
46:222024
46:2375 médailles
46:2419 en or
46:25si à Los Angeles
46:26on veut atteindre
46:27le top 5
46:28c'est 25 médailles d'or
46:29qu'il faut viser
46:30donc c'est une ambition
46:32énorme
46:33mais je pense
46:34qu'on en est capable
46:35parce que cette équipe
46:36de France
46:36elle a un très beau potentiel
46:38parce qu'on a une nouvelle
46:39discipline aussi
46:40qui rentre
46:40aux jeux paralympiques
46:42c'est la parée escalade
46:43et là je peux vous dire
46:45qu'on a une très très belle
46:46équipe de France
46:48et j'espère que
46:49ces jeux paralympiques
46:50ne nous feront pas démentir
46:51parce qu'on a vraiment
46:52de très beaux sportifs
46:54les derniers championnats du monde
46:55ont été très positifs
46:56pour l'équipe de France
46:58donc on a beaucoup
46:59d'espoir
46:59sur ces athlètes là
47:01et bien évidemment
47:02aussi on a des disciplines
47:03qui n'ont fait que confirmer
47:06leur qualité
47:06leur potentiel
47:07je parle par exemple
47:08du paracyclisme
47:09là on sort tout juste
47:10des championnats du monde
47:11voilà donc on sent
47:12que cette équipe
47:13elle a un capital
47:14très fort
47:15mais
47:16et ça va être en lien
47:17avec ce qu'on attend
47:18finalement des médias
47:19on a aussi besoin
47:20que la relève
47:20elle se crée
47:21et on sait que la relève
47:22elle se crée
47:23si derrière
47:24on encourage des talents
47:25on ouvre le champ
47:27des possibles
47:27et c'est pour ça
47:28que moi je crois vraiment
47:29à ce besoin
47:30effectivement
47:31de médiatisation
47:32et que c'est essentiel
47:33pour nous
47:34donc ça c'est
47:35mes attentes à moi
47:36mais du coup
47:37je retourne la question
47:38quelles sont
47:40vos attentes
47:41vous de votre côté
47:42côté Arcom
47:42peut-être aussi
47:43côté plus largement
47:44sur tout le champ
47:45audiovisuel
47:46de ces jeux
47:47de 2028
47:48voire même
47:48de ces jeux
47:49de 2030
47:49il ne faut pas
47:50qu'on lâche la pression
47:52il faut vraiment
47:53que le mouvement
47:54lancé
47:56il peut avoir
47:56des petits soubresauts
47:58mais qu'il aille
47:58dans une continuité
48:00vers le haut
48:01il se trouve que
48:02dans le cadre
48:02de cet événement
48:03jouant ensemble
48:03on a une réunion
48:05comme on a chaque année
48:06avec l'ensemble
48:07des éditeurs
48:07mais pas seulement
48:08les éditeurs
48:09parce qu'évidemment
48:10et vous avez raison
48:11il faut y associer
48:12les parties prenantes
48:13donc on a les associations
48:14d'usagers
48:15on a le CNCPH
48:17qui est le comité consultatif
48:20pour les personnes
48:21ayant un handicap
48:22qui vient vraiment
48:23nous aider
48:23et nous conseiller
48:25parce que les éditeurs
48:26nous disent
48:26voilà
48:27nous en fait
48:28on a envie
48:29mais voilà
48:30quelles sont les difficultés
48:31qu'on a
48:32voilà les engagements
48:33qu'on est prêt à prendre
48:35comment est-ce qu'on peut
48:35dépasser telle ou telle chose
48:37et ils se confrontent
48:38directement aux associations
48:39qui leur disent
48:40non mais ça
48:40c'est pas audible
48:41ce que vous venez de nous dire
48:42ou au contraire
48:42on peut améliorer
48:44on a vraiment le sentiment
48:45et ça rejoint
48:46tout ce qu'on s'est dit
48:47qu'il y a une volonté
48:49qu'on sent maintenant
48:51parce que jusqu'à présent
48:52on nous disait
48:53oui mais ça
48:53ça intéresse pas
48:54les spectateurs
48:55ça c'est fini
48:56on peut plus le dire
48:56ça les intéresse
48:58qu'il faut qu'on change
48:59un tout petit peu
49:00les équipes
49:01pour qu'il y ait
49:02une meilleure connaissance
49:03des disciplines
49:03du parasport
49:05qu'on soit en capacité
49:06d'expliquer
49:07parce que pour s'intéresser
49:08à un sport
49:08il faut le comprendre
49:10et puis
49:11il y a
49:12toutes ces questions
49:13de priorisation
49:15donnée
49:15pour qu'il y ait
49:16des lieux aussi
49:17et vous le disiez aussi
49:18de pratiques sportives
49:19qui soient adaptées
49:20pour les parasportifs
49:22mais aussi
49:23ça a l'air tout bête
49:24mais pour les médias
49:25qui ont besoin
49:26d'avoir des lieux
49:26qui soient compatibles
49:28avec les retransmissions
49:29donc tout ça
49:30on va en discuter
49:32j'espère qu'on sortira
49:33de là
49:33tous renforcés
49:34et que ça permettra
49:37d'avancer encore plus
49:40et du coup
49:41est-ce que vous auriez
49:42vous
49:42un message
49:43que vous voudriez
49:44qu'on fasse passer
49:45à l'occasion
49:45du 25 septembre
49:46à nos médias
49:47moi le message
49:48que j'ai envie
49:48de faire passer
49:50aux médias
49:50et justement
49:51c'est qu'on est
49:52dans une démarche
49:53partenariale
49:54nous on n'est pas là
49:54pour dire
49:55vous ne faites pas assez
49:56vous ne faites pas bien
49:57on est là pour dire
49:58si vous avez des besoins
50:00nos portes sont ouvertes
50:01on a développé
50:02des outils
50:02je parlais tout à l'heure
50:04on a le guide
50:04de la sémantique
50:05comment je parle
50:06du parasport
50:06on avait mis en place
50:08des journées
50:09de sensibilisation
50:09de formation
50:10on va les reprendre
50:11dans la perspective
50:12des jeux de 2028
50:14mais plus on sera nourri
50:15de la demande
50:16et du besoin
50:17des médias
50:18plus nous on pourra
50:20aussi finalement
50:20développer une boîte
50:21à outils utile
50:22donc j'ai vraiment envie
50:23qu'on s'engage
50:23dans cette démarche
50:25partenariale
50:26et on sait très bien
50:27que quand ce n'est pas fait
50:29ou que ce n'est pas fait
50:30exactement dans la justesse
50:31de ce que nous on attend
50:32ce n'est pas de la mauvaise foi
50:33ce n'est pas de la mauvaise volonté
50:34donc il ne faut pas
50:35simplement critiquer
50:36il faut accompagner
50:37et nous c'est vraiment
50:38la posture
50:39qu'on a décidé
50:39d'embrasser
50:41et sur laquelle
50:42on travaille
50:42au sein du comité paralympique
50:44Est-ce que vous avez
50:45par exemple
50:46des noms
50:47d'experts
50:49que vous pourriez
50:50suggérer
50:50à nos médias
50:51qui sont souvent
50:51à la recherche
50:52de consultants
50:54parce qu'ils sont
50:56confrontés au fait
50:57que la plupart
50:57des excellents
50:58athlètes
50:59sont sur le terrain
51:00et donc ne peuvent pas
51:01être à commenter
51:02ce qui se passe
51:03est-ce que ça
51:04par exemple
51:05c'est quelque chose
51:05qui pourrait discuter
51:07avec vous ?
51:07Oui ça c'est quelque chose
51:08que l'on fait
51:09depuis très longtemps
51:10puisqu'on le rappelle
51:11France TV
51:12est le diffuseur
51:13officiel des Jeux
51:14et notamment
51:15en amont
51:16de chaque Jeux paralympiques
51:17on travaille
51:18avec France TV
51:19sur l'équipe
51:20des consultants
51:21pour que ce soit
51:22la bonne personne
51:23au bon endroit
51:24pour accompagner
51:25le journaliste
51:25donc on est tout à fait
51:27en capacité
51:27de le faire
51:28on connait
51:29les profils généralistes
51:30on connait
51:30les sportifs spécialistes
51:33on sait aussi
51:34ceux qui sont capables
51:35de prendre un peu
51:37de hauteur
51:37et de dimensionnement
51:38et d'aller sur les enjeux
51:39sociétaux
51:40du parasport
51:41donc voilà
51:42donc on a tout un catalogue
51:43effectivement
51:43d'athlètes
51:44d'anciens athlètes
51:45de dirigeants
51:46en capacité
51:47de parler
51:48et je pense que
51:49c'est aussi une fierté
51:50ça c'est important
51:51de le dire
51:52des athlètes
51:53ou des dirigeants
51:54qu'on puisse leur donner
51:55cette parole
51:56qu'ils puissent avoir
51:57cette reconnaissance aussi
51:58en qualité de consultant
52:01parce que
52:01c'est des personnes
52:02qui aiment transmettre
52:04mais souvent
52:05ils le font
52:05de façon un peu cachée
52:07et là
52:08le fait de le faire
52:08au travers des médias
52:09c'est aussi revendiquer
52:11cette expertise
52:11donc n'hésitez pas
52:13à nous solliciter
52:13que ce soit
52:14sur un temps compétitif
52:15ou même
52:16sur des sujets
52:17plus sociétaux
52:18qui attraient
52:18au parasport
52:20et bien écoutez
52:20restons en contact
52:21avec plaisir
52:22et merci infiniment
52:24d'avoir participé
52:25à ce podcast
52:25merci à vous