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Charles Wolf, directeur France de SANOFI, est l'invité de Face à Thomas. Il revient sur la place de l'innovation dans son entreprise, sur le rôle de la prévention et sur la souveraineté sanitaire française.
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00:0428 minutes de face à face avec Charles Wolf, bonjour.
00:07Bonjour.
00:08Bienvenue, vous êtes le directeur France de Sanofi, vous êtes également président d'initiative Pharma, on y reviendra un peu
00:13plus tard.
00:14Je commence par poser le décor, en quelque sorte, quelques chiffres sur le groupe Sanofi au niveau mondial.
00:1943,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires 2025, près de 75 000 salariés dans le monde au 31
00:26décembre de cette année 2025
00:27et près de 8 milliards d'euros de vente de vaccins.
00:32Et la France, que pèse la France en termes de salariés, de chiffre d'affaires ?
00:36La France, elle pèse un grand poids, déjà historiquement c'est notre ancrage, c'est l'ancrage de Sanofi, c
00:41'est là qu'il y a notre siège mondial, etc.
00:42On a à peu près 30% de tous nos emplois R&D qui sont en France, on a 25
00:48% de tous nos emplois, toute activité confondue en France,
00:52quasiment 40% de notre production est faite depuis la France pour le monde, donc c'est considérable.
00:57En termes d'empreintes du groupe en France par rapport à l'échelle mondiale, par contre le chiffre d'affaires
01:02est relativement petit, 3%,
01:04ça a beaucoup baissé cette partie pourcentage du chiffre d'affaires de la France dans Sanofi,
01:09mais aussi en général dans l'industrie pharma, ça c'est pour des raisons sélectorielles d'érosion,
01:14mais globalement ce qu'il faut retenir c'est que Sanofi a fait le choix de la France,
01:18on a une vingtaine de sites en France et on a à peu près un tiers de toutes nos activités
01:23en France,
01:23R&D, production, on a aussi, et ça c'est très important de le souligner,
01:28trois accélérateurs digitaux qui sont basés en France, qui visent à mettre à disposition les dernières avancées de l'IA,
01:34à la fois sur la partie R&D, à la fois sur la recherche et développement, accélérer le développement pour
01:39les patients,
01:39à la fois sur la partie efficience de nos usines, et puis également sur l'accélération de l'accès au
01:45marché pour les patients.
01:46Alors justement on va ouvrir ce premier chapitre consacré à l'innovation, je rebondis sur ce que vous venez de
01:50nous dire sur la part de l'IA,
01:53c'est relativement récent, il y a une accélération dans le rôle de l'IA qui progresse à toute vitesse
02:00dans vos process ?
02:02Oui, il y a une vraie accélération, alors c'est pas nouveau, ça fait plus de deux ans qu'on
02:06s'y intéresse,
02:07il y a une accélération je dirais sur deux axes, sur des choses extrêmement spécifiques,
02:12comment on utilise l'IA pour aller plus vite sur des dossiers cliniques,
02:16comment on va utiliser l'IA pour être plus pertinent dans les patients qu'on va sectionner dans les études
02:21cliniques,
02:21et donc aller plus vite, comment on va utiliser l'IA également à Vitry,
02:25j'étais avec des équipes il y a quelques mois, ils nous montraient comment l'IA nous permettait d'aller
02:31plus vite dans la sélection des protéines
02:32qu'on allait utiliser sur le développement de futurs médicaments,
02:38et également sur l'IA au quotidien comme pour tous les employés, pour être plus rapide, plus efficace,
02:44l'objectif c'est quand même au final d'aller plus vite pour trouver des solutions pour nos patients.
02:49C'est peut-être, il y a tout un débat sur l'accélération de l'IA et peut-être le
02:54coup de frein qu'il faudrait donner,
02:56je suis sûr que si on fait un sondage, le domaine dans lequel tout le monde est prêt à dire
03:00il faut continuer à accélérer, c'est la santé.
03:01Je pense que sur la santé, quand vous regardez le vieillissement démographique, qui est une bonne nouvelle,
03:08on vit plus longtemps et en bonne santé, c'est magnifique,
03:11pour affronter par contre, pour que ce soit effectivement une vraie avancée pour la société,
03:16il faut qu'on soit capable d'accompagner ça,
03:19et pour ça ça veut dire des innovations qui permettent de mieux vieillir plus longtemps,
03:24c'est aussi pour les professionnels de santé, je pense que ça peut apporter beaucoup de choses dans le diagnostic,
03:29il y a une application qu'on a développée notamment sur les maladies rares,
03:33qui s'appelle Accelerer, qui permet, avec quelques questions pour un professionnel de santé,
03:39de faire un pré-diagnostic sur une centaine de maladies rares,
03:43c'est que c'est des maladies qui sont très difficiles à diagnostiquer,
03:46donc avoir cet outil permet d'avoir plus de succès dans les diagnostics pour les professionnels de santé.
03:51Je reste sur ce thème de l'innovation,
03:53parce que vous travaillez évidemment dans beaucoup de secteurs différents,
03:57l'immunologie, les vaccins de diabète de type 1, les maladies respiratoires,
04:01comment vous choisissez les domaines thérapeutiques dans lesquels vous décidez
04:05peut-être de mettre encore un peu plus de moyens humains et matériels ?
04:10En fait, ça c'est une excellente question,
04:12parce que c'est le choix qu'on a fait, je dirais en 2019,
04:16avec le virage vers l'innovation de Sanofi.
04:20La décision qu'on a prise à ce moment-là,
04:23c'est de n'aller que sur les aires thérapeutiques,
04:25où on ferait une vraie différence.
04:26Une vraie différence, c'est quoi ?
04:28C'est une solution sur une pathologie pour laquelle il n'y en a pas,
04:32ou une solution qui va apporter une vraie avancée par rapport aux solutions existantes.
04:37Pourquoi ? Parce que déjà,
04:39c'est la différence que vous êtes capable de faire pour les patients,
04:41et je vais vous donner un exemple ensuite.
04:42La deuxième, c'est que dans le monde concurrentiel dans lequel on est,
04:47il n'y a que ça qui nous permet ensuite d'avoir une valorisation de l'innovation
04:51et donc d'être capable de réinvestir en R&D.
04:53Je vais donner un exemple très concret et qui est une grande fierté pour les équipes Sanofi,
04:57c'est la broncholite.
05:00Broncholite, première cause d'hospitalisation pour les bébés.
05:03On avait des plans blancs,
05:04donc des parents qui avaient quand même des situations qui étaient assez dramatiques.
05:08En 2023, on a lancé,
05:10et la France a été précurseur dans le monde là-dessus,
05:13le premier programme de prévention des broncholites à large échelle.
05:18Et au final, on a réduit de 80% les hospitalisations
05:21avec un anticorps monoclonal qui s'appelle Befortus,
05:25et on a réussi à faire une révolution en pédiatrie.
05:28C'est-à-dire qu'aujourd'hui, quand je discute avec des chefs de service
05:31dans les hôpitaux pédiatriques,
05:33ils me disent qu'il y avait un avant et il y avait un après.
05:36Là, c'est exactement le type, je dirais,
05:38de différence qu'on veut faire pour les patients
05:41et pour, je dirais, le parcours de soins.
05:43Pour bien comprendre, c'est quoi ?
05:44C'est un outil de prévention ?
05:45C'est un outil de prévention, en fait, c'est un anticorps monoclonal
05:47que vous injectez au début de la saison,
05:51c'est-à-dire à peu près en septembre.
05:52D'accord.
05:52C'est en ce moment, d'ailleurs.
05:53Donc là, la campagne vient de démarrer.
05:56La campagne vient de démarrer.
05:56Et qui permet de protéger les bébés tout l'hiver.
06:00Et donc, ils ne vont pas avoir de broncholite.
06:01Donc, il y a une efficacité qui est à 80%,
06:03qui a été reconnue par l'HAS
06:05et qui permet, quelque part, de désengorger les hôpitaux,
06:08de faire en sorte que les parents n'ont pas, je dirais,
06:11à déposer, à gérer la maladie de leurs enfants.
06:15Et à ce jour, il y a eu déjà un million de bébés,
06:18un million de bébés protégés par cet outil fourni par le Salofi,
06:22cet anticorps monoclonal de prévention en France.
06:26Est-ce que le réflexe prévention, il est si facile à avoir ?
06:30Parce que, là, vous nous dites, finalement, on a travaillé,
06:33on a innové, c'est un enjeu de santé publique majeur.
06:35Bon, très bien.
06:36Mais est-ce que les parents se l'approprient si facilement que ça ?
06:39Alors, très bien.
06:40Sur ce coup-là, très bien.
06:41Je pense que ça a été une réussite.
06:42Il y a eu un taux d'asésion extrêmement fort.
06:46Néanmoins, je pense qu'on peut aller encore plus loin.
06:48Il y a une très bonne adhésion.
06:49Ensuite, il faut que tous les effecteurs,
06:51donc les professionnels de santé, les médecins généralistes,
06:54les sages-femmes, les pédiatres, bien sûr,
06:59prennent en main ce programme de prévention
07:01qui est recommandé par les autorités.
07:03Et ça, c'est beaucoup de communication.
07:05Aujourd'hui, concrètement, si on regarde l'année dernière,
07:09sur les petits bébés, il y a eu effectivement des bons taux d'immunisation,
07:13au-delà des 60-70 %.
07:14Par contre, sur les bébés un peu plus gros,
07:17ceux qui ont 6 mois, 8 mois,
07:18qui font quand même des bronchialites,
07:19y compris avec des hospitalisations,
07:20la moitié des hospitalisations,
07:22c'est les bébés qui sont nés avant la saison.
07:25C'est les bébés qui font actuellement un peu plus gros.
07:28Il y en a un sur deux qui avaient été immunisés en dernière année.
07:30Donc cette année, on espère faire beaucoup mieux.
07:32C'est aussi un objectif partagé avec les autorités,
07:34puisque c'est de l'efficience pour le système de soins.
07:37Évidemment, et c'est des économies qu'on va faire ensuite.
07:40On l'a bien compris.
07:41C'est une vraie question, l'acceptation ou l'appropriation,
07:46notamment d'un vaccin, on le voit avec la grippe.
07:49Je crois, en préparant l'émission,
07:51j'ai trouvé ces chiffres, 56-57 % des plus de 65 ans qui sont vaccinés.
07:56On a un objectif qui est plutôt les trois quarts de cette population.
07:59Comment vous expliquez les cas ?
08:01Il y a toujours des craintes, il y a toujours des...
08:04Moi, je pense qu'il faut qu'on soit beaucoup plus intentionnels
08:09dans nos objectifs nationaux sur la vaccination.
08:13Il y a beaucoup de déclarations.
08:15Il y a des efforts qui sont faits par beaucoup de parties prenantes.
08:19Mais néanmoins, d'ailleurs, le rapport qui a été présenté
08:22par le député Isaac Sybil il y a deux semaines le montre très bien.
08:27On a effectivement beaucoup d'initiatives isolées,
08:32mais très diluées.
08:34Il faut qu'on soit beaucoup plus incitatifs pour atteindre les 75 %.
08:37Pourquoi ?
08:38Parce qu'en fait, la prévention,
08:41c'est la seule initiative qui permet d'avoir des avancées pour les patients
08:49et des économies pour notre système de santé.
08:51Il y a des études qui démontrent que si vous mettez la France
08:54au meilleur niveau de l'OCDE en termes de prévention,
08:58vous pouvez gagner plus de 15 milliards d'euros par an.
09:02Dans la situation budgétaire de la France,
09:04aujourd'hui, on n'a pas d'autre choix.
09:06Donc aujourd'hui, il ne faut pas être dans...
09:07L'an dernier, on a gagné sur la grippe,
09:08on a gagné 2-3 points de couverture.
09:10Très bien.
09:12Mais là, on ne peut plus se permettre d'être moyen.
09:15Quand on a un tel difficile de la sécurité sociale,
09:17il faut qu'on soit excellent sur la prévention.
09:20Et le bon exemple, c'est qu'il y a eu des décisions qui ont été prises,
09:23en tout cas des recommandations de l'HAS sur l'obligation vaccinale,
09:26notamment pour les procédures de santé en EHPAD, etc.
09:30Qu'est-ce qu'on fait pour mettre en musique ça tout de suite ?
09:33Parce qu'en fait, chaque fois qu'on attend,
09:35on creuse un peu plus le difficile.
09:37En vous entendant, je pense à un invité qu'on a eu
09:39il y a quelques jours dans une autre émission,
09:42le docteur, le professeur David Smadja,
09:44qui disait que la prévention, c'était le parent pauvre
09:47de la santé en France.
09:50C'est presque une des mentalités
09:52ou une logique générale de notre système de santé à revoir ?
09:56Est-ce que vous allez jusque-là ?
09:57Je n'irai pas jusque-là,
09:58parce qu'il y a une prise de conscience aujourd'hui
10:01que la prévention, elle serait un vrai gain
10:03pour notre système de santé.
10:04Moi, par contre, là où je pense qu'il faut qu'on aille
10:06beaucoup plus loin, c'est dans la capacité
10:09à est-ce que c'est le ministère de la Santé uniquement ?
10:12Probable, peut-être.
10:14Mais en tout cas, la capacité du gouvernement
10:16à faire un plan extrêmement ambitieux
10:21sur l'augmentation des taux de prévention
10:25sur tous les éléments,
10:26sur la prévention, par les cancers,
10:28pour les cancers, sur les diagnostics,
10:31sur des maladies qui peuvent être mieux traitées
10:33si on les donne les cytos.
10:35Il n'y a pas de maladies qui ne sont pas concernées
10:37par l'avantage ou l'intérêt d'un plan de prévention ?
10:41Non, quasiment toutes sont exactes.
10:44À chaque fois que vous êtes capables de mieux prévenir,
10:46vous êtes capables d'être beaucoup plus efficients.
10:48Et aujourd'hui, on ne peut pas se permettre,
10:49dans un système aussi tendu,
10:51de ne pas avoir une vraie ambition.
10:53Et le problème, c'est qu'aujourd'hui,
10:54il y a beaucoup de paroles,
10:55beaucoup d'initiatives qui sont partagées,
10:57mais il n'y a pas une ambition très forte
10:59en disant que la France, dans trois ans,
11:00doit être numéro un de l'OECDE en termes de prévention.
11:03Et c'est tout à fait atteignable.
11:04Les Français ne sont pas du tout anti-prévention ou anti-vax.
11:08Ça pourrait être un beau projet
11:10pour des candidats à la présidentielle.
11:12Vous avez évoqué le mur du vieillissement tout à l'heure.
11:15Je vais vous citer, c'était il y a quelques jours
11:17dans une interview au journal Le Monde,
11:19vous disiez qu'il va falloir investir dans la santé.
11:21Nous n'affronterons pas le mur du vieillissement
11:23avec une vision d'un système de soins pour tous.
11:25Ça dépend, ce qu'on se tente.
11:26Qu'est-ce que vous voulez dire par là ?
11:28Que notre modèle social,
11:30il est en train de devenir un peu obsolète,
11:32qu'il faut le voir ?
11:33Aujourd'hui, l'équation, elle n'est plus tenable.
11:38Il y a des dizaines de rapports
11:40qui l'expliquent très bien.
11:43Du coup, c'est cette réalité du vieillissement.
11:45Il faut investir maintenant
11:49pour faire en sorte que ce soit
11:52un vieillissement qui permette
11:53d'être en bonne santé plus longtemps
11:55et d'avoir une force de frappe démographique.
11:58Ça va être quand même un enjeu stratégique.
12:00Je pense qu'on est très, très loin
12:02du seul débat de l'écosystème de la santé.
12:06Je pense que c'est un débat
12:08qui est plus, je dirais, sociétal
12:13et même, je dirais, de cohésion sociale.
12:16En fait, on se pose toujours la question,
12:18PLFSS, combien on va investir ?
12:20Projet de loi de financement de la sécurité sociale.
12:22C'est l'année prochaine, combien, l'État ?
12:24En fait, je pense que la vraie question,
12:26c'est si on n'investit pas maintenant,
12:29combien ça va nous coûter
12:30dans 5 ans, dans 10 ans économiquement ?
12:32Je vais vous donner un exemple très simple
12:35sur les cancers du col du laitérus.
12:37Sans intérêt, puisque Sanofi n'a pas
12:39de vaccins dans ce domaine-là.
12:42Aujourd'hui, il faut dépenser,
12:44mais vous allez gagner dans 10 ans, dans 20 ans.
12:46Si vous ne dépensez pas pour augmenter
12:48la couverture sur ces maladies-là,
12:51dans 10 ans, 20 ans, combien vous allez perdre ?
12:54Aujourd'hui, vous avez l'Australie,
12:56ils sont quasiment en éradication de ces cancers.
12:58Qu'est-ce qu'ils ont fait pour ça ?
13:00Ils sont beaucoup plus incitatifs.
13:02Vous avez même des incitations, je dirais,
13:04financières pour les personnes
13:06qui ont un programme de prévention qui est complet.
13:10Je pense qu'on n'a plus le choix.
13:11Et c'est l'investissement,
13:13la même façon qu'on investit
13:16dans la défense,
13:20pour se dire que si on n'investit pas,
13:21on perd complètement notre autonomie stratégique.
13:24De la même façon, sur la santé,
13:26il faut investir face au vieillissement,
13:28il faut investir dans l'autonomie stratégique,
13:29dans la santé, ça c'est un autre sujet.
13:31Vous avez vu les équilibres
13:32qui sont en train de bouger,
13:33au niveau Chine, au niveau US.
13:36Il est impératif que la France et l'Europe
13:38se réveillent.
13:39On va reparler de souveraineté,
13:40mais pour rester sur cette question
13:43de prévention de murs du vieillissement.
13:46Est-ce qu'il y a des acteurs
13:47qu'on peut mieux ou plus mobiliser ?
13:49Les pharmaciens, les médecins généralistes,
13:51à quel point ils sont partenaires
13:53d'une entreprise comme Sanofi ?
13:55Alors, aujourd'hui,
13:57les premiers effecteurs
13:58sur la vaccination antigrippale
13:59sont les pharmaciens.
14:01Ensuite, je pense qu'il y a eu
14:02un vrai succès dans l'élargissement
14:05du nombre d'effecteurs
14:07pour que les Français,
14:08je dirais, aient une facilité
14:11à se vacciner.
14:12Donc ça, c'est bien.
14:13Mais il faut aller beaucoup plus loin
14:15sur la communication au grand public
14:16de la part du ministère de la Santé.
14:19Si on prend les bronchiolites,
14:20ce qui a très bien marché
14:20la première année,
14:21c'était une communication d'État
14:22sur un programme d'État.
14:24Et là, ça a été très vite.
14:26Très, très vite.
14:27Donc, ça veut dire
14:27qu'une campagne d'affichage,
14:29campagne de publicité à la télé,
14:30d'informations à la télé.
14:32Tout à fait.
14:33Vous, vous en financez aussi
14:36quand vous lancez un produit comme ça ?
14:37Parce que c'est un enjeu
14:38de santé publique
14:39et c'est aussi un enjeu
14:40de business pour Sanofi.
14:42Alors nous, on sensibilise,
14:43mais il y a deux choses.
14:44C'est qu'on sensibilise, bien sûr,
14:47dans le cadre des recommandations
14:49de la HAS
14:50et avec des communications
14:51qui sont validées par la NSM.
14:54Mais on veut bien faire l'effort
14:56et on est en effort
14:57avec un partenariat.
14:58Néanmoins, là où on est
14:59le plus efficace,
14:59c'est quand ce sont les autorités
15:01elles-mêmes qui disent
15:02c'est l'intérêt de mon système de santé.
15:04Est-ce que c'est au secteur privé
15:05de dire que c'est l'intérêt
15:06du système de santé
15:07de faire de la prévention ?
15:08Je dirais que ce n'est pas
15:08le plus efficace.
15:10Néanmoins, nous,
15:11on est complètement associés
15:12à cette démarche.
15:13Et on est en discussion
15:17avec les autorités
15:17pour toujours leur dire
15:18communiquer plus,
15:19communiquer mieux.
15:20on leur partage aussi
15:21des études,
15:22par exemple,
15:23on leur partage
15:23des études sur
15:25quel est le niveau
15:26d'information
15:26de certains professionnels
15:27de santé
15:27sur des outils de prévention.
15:29Et on voit qu'il y a un gap
15:30énorme.
15:30Il y a des surprises ?
15:31Bien sûr.
15:32Vous avez des procédures de santé
15:33qui sont au courant
15:34à 50%
15:35du programme VRS
15:37dans certaines situations.
15:38Le programme VRS,
15:39c'est la bronchiolite.
15:39Et du coup,
15:40c'est absolument nécessaire
15:41que les autorités
15:43de santé compétentes
15:44soient informées de ça
15:45pour corriger le tien.
15:47Comment vous mesurez
15:48le succès
15:48d'une campagne de vaccination ?
15:50C'est le nombre
15:50de doses vendues ?
15:51Non, c'est le taux
15:52d'immunisation,
15:53le taux de pourcentage
15:53d'immunisation
15:54ou de vaccination.
15:54C'est ça qu'on regarde.
15:56Vendre des doses
15:57pour qu'elles restent
15:58dans un placard,
15:58ça ne nous intéresse pas.
16:00Vendre des doses
16:00pour qu'il y ait
16:01un taux d'immunisation
16:01et que ça démontre
16:02l'efficacité
16:03de notre programme
16:03et du coup,
16:04que ça permette
16:04de démontrer
16:05que ce produit,
16:06que ce vaccin,
16:07il a un vrai impact
16:08sur la santé en France
16:10et du coup,
16:10ça nous permet ensuite
16:11de partager ces données
16:13avec d'autres pays.
16:13C'est ça qui nous intéresse.
16:14Comment vous réussissez,
16:15parce que vous nous avez
16:16donné les chiffres tout à l'heure,
16:17à faire le lien
16:18avec le nombre
16:19d'hospitalisations évitées ?
16:21C'est assez simple,
16:22vous prenez une année
16:23avec ou une année sans ?
16:25Vous avez des données,
16:26vous pouvez utiliser
16:27la base de données,
16:29il y a une base de données
16:29des données de santé
16:30qui s'appelle
16:31la base SNDS
16:32qui est anonymisée.
16:33C'est la base
16:34de la sécurité sociale
16:36pour faire simple.
16:37Et cette base de données
16:38permet d'effectuer
16:40des études en vie réelle.
16:42C'est-à-dire que vous allez
16:42regarder dans la population
16:45ceux qui ont été hospitalisés,
16:46est-ce qu'ils avaient été vaccinés,
16:47est-ce qu'ils n'avaient pas été vaccinés.
16:48Et avec ça,
16:49vous êtes capables
16:49de sortir des données
16:52en vie réelle
16:53d'efficacité du programme.
16:54Et donc,
16:55c'est ce qu'on fait,
16:55c'est ce que font aussi
16:56les autorités
16:57et c'est là qu'on voit
16:58qu'il y a tout le temps
17:00une confirmation
17:01sur la vaccination
17:02de l'impact positif
17:04pour le système de santé,
17:05pour l'économie,
17:07pour l'économie,
17:08pour les patients,
17:09bien entendu.
17:10Mais ça,
17:10c'est quelque chose
17:11qui est une constante
17:13dans ces données en vie réelle.
17:15Oui.
17:15Alors,
17:15je le disais
17:16en vous présentant,
17:17vous êtes également
17:17le président
17:18d'Initiative Pharma
17:19qui regroupe
17:20sept entreprises
17:21représentant plus de 36 000 emplois,
17:23plus de 30 sites industriels,
17:24plus de 4 milliards
17:25de recherche
17:26et développement annuel
17:26en France.
17:27et je vais donner
17:28pour ouvrir ce chapitre
17:31des chiffres
17:31sur le marché mondial
17:33du médicament
17:33et ce que la France
17:34y représente.
17:35La France,
17:35c'est environ 3%
17:37du marché mondial
17:37du médicament
17:40et c'est ça
17:41qui est peut-être
17:41le plus intéressant,
17:42seulement 9%
17:43des nouveaux médicaments
17:44approuvés en Europe
17:46viennent de France
17:47contre 24%
17:48en Allemagne.
17:49Alors,
17:49on va reprendre
17:49les deux chiffres.
17:50D'abord,
17:50quand on pèse 3%
17:52du marché mondial
17:52du médicament,
17:53est-ce que
17:55c'est inquiétant ?
17:57Un,
17:57et deux,
17:57est-ce que c'est suffisant
17:58pour peser
17:59dans les décisions
18:00d'investissement
18:01des grands limbeaux ?
18:03L'attractivité d'un pays,
18:04ce n'est pas que
18:05sur la taille
18:05de son marché,
18:06c'est important,
18:07mais c'est aussi
18:08sur les capacités
18:09de lancer rapidement
18:11sur un territoire.
18:12Ce que je vous expliquais
18:13tout à l'heure,
18:14sur la capacité
18:15de générer des données
18:15pour démontrer
18:16que ce programme
18:16marche en France,
18:17donc les autres pays
18:19devraient suivre.
18:20Il y a un côté
18:21un peu leadership
18:22du pays qui est important.
18:23Aujourd'hui,
18:23on a beaucoup
18:24de compétences techniques
18:24en France,
18:25on a beaucoup
18:25d'expertise.
18:26Nous,
18:27on a fait le choix
18:27de ce pays-là
18:28historiquement
18:28et on est très fiers
18:29et on continue
18:30de le faire.
18:32Néanmoins,
18:32quand on a effectivement
18:33des innovations...
18:34Moi,
18:34j'étais à Vitry,
18:35un des centres
18:36de R&D de Sanofi
18:37en France.
18:38Je partageais
18:39avec un chercheur
18:40qui avait développé
18:40une molécule
18:41sur le cancer,
18:42molécule qui était disponible
18:43partout,
18:44mais pas en France.
18:45Son voisin était venu
18:46le voir exactement
18:47sur la pathologie
18:49qui concerne ce médicament
18:51et en fait,
18:51il ne pouvait pas lui dire
18:52de le prendre en France,
18:53il ne pouvait pas avoir accès.
18:54Alors,
18:54bien sûr,
18:55on va me dire
18:55que c'est une question
18:55de délai,
18:56etc.
18:56Oui,
18:57mais quand vous avez
18:57deux ans d'attente
18:59entre la validation
19:00par l'Europe
19:00d'un médicament
19:01et sa mise à disposition
19:02en France
19:03versus même pas deux mois
19:04en Allemagne,
19:05vous n'êtes pas compétitif.
19:07Dans la course
19:08ça, ça explique ce décalage
19:09des 9% des nouveaux médicaments
19:11en France.
19:12Le décalage et la valorisation
19:13et la valorisation
19:14de l'innovation en France.
19:14Vous avez des prix
19:15des médicaments en France
19:16qui sont très nettement
19:16inférieurs à ceux de l'Europe.
19:18Vous ne seriez pas capable,
19:20si vous mettiez
19:21des prix français
19:22partout dans le monde,
19:23d'avoir de la R&D
19:24dans la pharma.
19:26Donc,
19:27quand on était dans un monde
19:28je dirais complètement ouvert,
19:30là on est dans un monde
19:31qui est très différent.
19:32La Chine,
19:33les Etats-Unis
19:34sont des hyperpuissances
19:35qui voient le vieillissement
19:36de la population.
19:37Et par rapport à ça,
19:38eux se disent
19:39je veux contrôler
19:40cette chaîne de valeur
19:40sur mon territoire.
19:43Si vous avez un bloc européen
19:45qui est très faible
19:46et qui,
19:47je dirais,
19:49ne vise pas
19:50à créer un environnement
19:50compétitif
19:51qui permet de tirer
19:53sur l'innovation
19:54et la souveraineté.
19:55C'est-à-dire
19:55d'attirer plus
19:56de centres R&D
19:57et plus d'usines
19:58sur son territoire.
19:59Qu'est-ce qui va se passer ?
20:02Les aimants vont fonctionner
20:03et petit à petit
20:04notre filière
20:04va perdre en poids
20:05dans le monde.
20:06Et c'est comme ça
20:06qu'on s'est retrouvé
20:07à 9% des nouvelles molécules
20:08qui sont produites
20:10je dirais en France
20:11alors que 24% en Allemagne.
20:13Que vous compreniez bien
20:13le cycle de vie du médicament.
20:15Vous faites le développement clinique
20:17et à peu près
20:17au milieu du développement clinique
20:20c'est là où vous dites
20:21que cette molécule
20:22elle a beaucoup de chances de marcher.
20:23Je vous rappelle
20:24une molécule
20:25c'est 10 ans de développement
20:26à 3 milliards d'euros
20:27de développement
20:27de coûts.
20:29Quand vous êtes à peu près
20:30au milieu du chemin
20:31là vous vous dites
20:32où est-ce que je vais
20:33produire cette molécule ?
20:35Où est-ce que je vais
20:36mettre en place
20:37les technologies ?
20:39Si à ce moment-là
20:40vous avez un marché
20:42tout petit
20:43vous avez une capacité
20:44de lancement plus tard
20:45et en parallèle de ça
20:47vous avez des méga puissances
20:48qui vous disent
20:49il faut absolument
20:50que vous ayez
20:51de l'empreinte industrielle
20:52chez nous
20:53vous allez perdre
20:54en compétitivité
20:54en capacité de décision
20:56donc c'est ça
20:56qu'il faut changer
20:57aujourd'hui je vois
20:58beaucoup
20:58beaucoup de prises
20:59de conscience
21:00de ce que je veux dire
21:01tout le monde se rend compte
21:02mais il n'y a pas d'actes
21:03pour l'instant
21:03alors il y a quelques avancées
21:05qui
21:08que nous avons suggérées
21:10à travers ce syndicat
21:11qui n'est pas d'ailleurs
21:11de sept entreprises
21:12mais neuf
21:12il y a de nouvelles entreprises
21:13européennes
21:14qui nous rejoignent
21:14il y a quelques avancées
21:16dans la Corka
21:17qui permettent
21:18notamment on a poussé
21:19l'idée d'un prix
21:20à trois étages
21:21donc un prix
21:22qui permet aussi
21:23de reconnaître
21:24pas que la valeur clinique
21:25mais la production en France
21:26les centres R&D en France
21:27les essais cliniques en France
21:29donc on a quelques avancées
21:30mais néanmoins
21:31c'est un tout début
21:32qu'est-ce qu'il faudrait faire
21:33de plus
21:34pour que justement
21:35ce marché français
21:37reste attractif
21:37qu'on continue d'y produire
21:39des médicaments
21:39je pense que de la même façon
21:40je pense qu'il faut
21:41tout simplement se dire
21:43qu'il faut investir
21:44dans la souveraineté
21:45et c'est un investissement
21:46qui est immédiatement rentable
21:48on a fait le calcul
21:49ces neuf entreprises
21:50on a regardé
21:51combien on coûtait
21:51à la sécurité sociale
21:52et combien on rapportait
21:53à l'État
21:55alors la sécurité sociale
21:56nous achète à peu près
21:574 milliards de médicaments
22:00qui ont des bénéfices
22:00pour les patients
22:01ou qui ont des bénéfices
22:02pour le système de santé
22:02mais de l'autre côté
22:04chaque année
22:05on rapporte près de
22:068 milliards
22:07de charges patronales
22:10d'impôts sur les sociétés
22:11etc.
22:12donc quand vous créez
22:13ce cercle vertueux
22:14en fait vous allez
22:15auto-financer
22:16votre système de santé
22:18tandis que si vous êtes
22:19que dans l'importation
22:21vous avez que les 4 milliards
22:22de dépenses
22:22vous n'avez pas les 8 milliards
22:23et pour moi
22:25tout est très lié
22:26avec le vieillissement
22:27parce que si
22:28on veut
22:29ce vieillissement de la population
22:30il y aura
22:30donc il y a plus de patients
22:32à soigner
22:33il y a plus de personnes
22:34qui ont des maladies chroniques
22:35dans la société
22:36c'est un fait
22:38pour financer ça
22:40est-ce qu'on peut augmenter
22:41la dette ?
22:42je crois que c'est fini
22:43est-ce qu'on peut augmenter
22:45l'impôt ?
22:45bon tout le monde va vous dire
22:46et je ferai le premier
22:47à vous dire
22:48on est le pays
22:49qui fiscalise le plus
22:51donc finalement
22:53la seule chose
22:53qui reste à faire
22:55c'est d'augmenter
22:57l'assiette de l'impôt
22:58de créer plus de richesses
23:00de créer plus de richesses
23:01et pour créer plus de richesses
23:03il faut produire plus
23:04il faut vraiment
23:05que la France
23:06l'Europe
23:07passe d'un réflexe
23:08de consommateur
23:10à producteur
23:11mais il y a quand même
23:12je reviens à ce décalage
23:13entre la France
23:14et l'Allemagne
23:14la réglementation européenne
23:16elle est la même
23:16pour les deux pays
23:17donc ça veut dire quoi ?
23:18ça veut dire que nous
23:20on empile
23:20des réglementations
23:21en plus
23:22c'est ça ?
23:23alors on empile
23:23des réglementations
23:24en plus
23:24et puis l'Allemagne
23:27a quand même
23:28historiquement
23:29sur la pharma
23:30un peu moins de mal
23:32à avoir
23:33une vraie vision industrielle
23:34je parle au niveau étatique
23:36et du coup
23:37par rapport
23:38aux grands équilibres
23:39qui ont changé
23:39dans les deux dernières années
23:40on a vu l'Allemagne
23:41réagir sur un certain
23:42nombre de paramètres
23:43si vous avez
23:44des études cliniques
23:45avec 5% de patients
23:47en Allemagne
23:48vous avez
23:49un processus
23:51accéléré en Allemagne
23:51alors c'est ce qu'on a poussé
23:52aussi dans l'accord cadre
23:53et c'est ce qui commence
23:54à bouger un petit peu
23:55en France
23:56aujourd'hui c'est beaucoup
23:57plus long en France
23:58qu'en Allemagne ?
23:58ah oui
23:59pour l'étude clinique
24:00alors pour l'étude clinique
24:02ça s'est aligné
24:02mais pour le processus
24:04entre l'autorisation
24:05de mise sur le marché
24:06et la commercialisation
24:07c'est un rapport
24:08à 1 à 10
24:09de 1 à 10 ?
24:10de 1 à 10
24:1050 jours
24:11500 jours
24:1250 jours
24:13500 jours
24:14c'est énorme
24:15c'est énorme
24:15mais c'est un peu
24:16comme la prévention
24:17quand vous avez
24:18un pays
24:19qui a un niveau
24:19de déficit
24:20très élevé
24:21qui a un vieillissement
24:22de la population
24:22et qu'il va falloir
24:23soigner les Français
24:24sinon il va falloir
24:24leur dire
24:25que vous vieillirez
24:26moins longtemps
24:27ou en moins bonne santé
24:28il y a un moment
24:28ça va être une réalité
24:31il est impératif
24:33d'être le meilleur
24:34sur la prévention
24:35il est impératif
24:36d'être le meilleur
24:37sur la création de valeur
24:38parce que ça vous permettra
24:39de mieux financer
24:40votre système de santé
24:41ça ce sont des constantes
24:42il n'y a pas besoin
24:43d'attendre
24:44une nouvelle majorité
24:46au Parlement
24:47il n'y a pas besoin
24:47d'attendre
24:48un nouveau programme
24:49pour le décider
24:50ça ce sont des choses
24:51qui font beaucoup consensus
24:53donc il faut avancer
24:54maintenant
24:54mais est-ce qu'on peut
24:56financer
24:57beaucoup plus de prévention
24:58accélérée sur la prévention
24:59et garder
25:00le système
25:01de remboursement
25:04des frais de santé
25:06le fait que personne
25:08ne paye
25:08quand il rentre
25:09dans une pharmacie
25:09etc
25:10c'est vrai qu'après
25:11de fausse gratuité
25:12après 12 ans
25:14à l'étranger
25:14je suis rentré
25:15en 2022 en France
25:16c'était fait
25:17assez magique
25:18de la carte vitale
25:19qui rentre à la pharmacie
25:20et qui donne
25:22cette fausse impression
25:23que ça ne coûte pas
25:24en fait
25:25un médecin
25:26une infirmier
25:27un médicament
25:28il coûte forcément
25:30et c'est quelque chose
25:32qu'il faut qu'on
25:32collectivement
25:33on ait conscience
25:36pour pouvoir
25:37dans cette période
25:39budgétaire difficile
25:40en tirer les conséquences
25:41pour chacun
25:42et chacune
25:42que effectivement
25:43c'est un acte
25:44de responsabilité
25:44la prévention
25:45c'est un acte
25:47de responsabilité
25:47quelqu'un qui n'est pas
25:49à l'heure
25:49de tous ces programmes
25:50de prévention
25:51et effectivement
25:52il est un fardeau
25:54pour les autres
25:54à terme
25:55potentiellement
25:57donc ça je pense
25:57qu'il faut quand même
25:58bien avoir conscience
25:59que cette responsabilisation
26:00elle doit être très forte
26:01sur la prévention
26:03sur les décisions
26:05sur les politiques publiques
26:06du médicament
26:06si on ne prend pas
26:07des décisions
26:08en faveur des médicaments
26:09innovants et souverains
26:10en fait le cercle vertueux
26:11de création de valeur
26:12sur lequel
26:13va s'inverser
26:14il est déjà
26:16on est déjà
26:16à un point bas
26:17il est temps
26:18de redémarrer
26:19ça veut dire
26:20et on va terminer
26:20là-dessus
26:22si Sanofi
26:23n'était pas
26:23une entreprise
26:24française
26:25à l'origine
26:25elle produirait
26:28moins en France
26:29elle innoverait
26:30moins en France
26:32ce 3%
26:3330%
26:34il est unique
26:36et vous regardez
26:37dans plein d'autres secteurs
26:38j'écoutais
26:39Siemens
26:40Lojon
26:40etc
26:41quand vous avez
26:42une histoire en France
26:43essentiellement
26:43vous avez un ratio différent
26:44si vous partez
26:45d'une feuille blanche
26:45ce serait très différent
26:46par contre moi je suis convaincu
26:47que dans notre pays
26:48on a tous les atouts
26:49tous les atouts
26:50technologiques
26:51scientifiques
26:51vous avez des partenariats
26:52type OPSCC
26:54par exemple
26:55auxquels plusieurs
26:56laboratoires
26:57d'initiatives
26:57par map
26:59contribuent
27:00où vous réunissez
27:01les cliniciens
27:02Gustave Roussy
27:03les start-up
27:05pour aller plus vite
27:06sur la recherche
27:06ça on a des centres
27:07d'expertise mondiaux
27:08la question c'est
27:09comment
27:11on continue
27:13sur ce cercle
27:14d'expertise
27:16à valoriser
27:16toute la chaîne
27:17de l'écosystème
27:18plutôt que de se dire
27:19en fait on va faire
27:20des coups de rabot
27:20à court terme
27:21et on va
27:23tuer
27:24quelque part
27:25un système
27:25qui était plutôt vertueux
27:26merci beaucoup
27:27Charles Wolf
27:28et à bientôt
27:28sur
27:29Bsmart for Change
27:30merci à toutes et à tous
27:31de votre fidélité
27:33à la chaîne des affaires
27:33à la chaîne des audacieuses
27:35et des audacieux
27:35je vous dis à très vite
27:36salut